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الثلاثاء, 31 تموز/يوليو 2007 13:02

8 ème année, N° 2625 du 31 juillet 2007

 

8 ème année, N° 2625 du 31.07.2007
 archives : www.tunisnews.net
 
 
Amnesty International: Tunisie. Des libérations bienvenues, mais des réformes sont nécessaires
AP: U.S. welcomes Tunisia's release of prisoner who compared prisoner abuse to Abu Ghraib
Réponse de Tom Casey, porte-parole du Département d’Etat à Washington à une question par le journaliste “SAMIR”
AFP: Tournoi international - la Tunisie remporte la finale face à l'Algérie
Said Kilani :Question à propos de Monsieur Goumani
Abdel Wahab Hani: Patronat - Vers la réintégration de Moncef Khémakhem (version corrigée)
Mohamed Charfi: L'insupportable défaite de juin 67
AFP: J ordanie: les islamistes se retirent des municipales pour "fraude"
AFP: ONU: la Libye critiquée après avoir pris la tête d'un comité anti-racisme
AFP: Turquie: le Conseil supérieur des élections confirme la victoire de l'AKP
Reuters: Turquie/Présidence - L'état-major campe sur ses positions
AFP: L'armée Turque redit qu'elle souhaite un président attaché à la laïcité
AFP: France: un ordinateur et de l'argent volés au domicile de Ségolène Royal
 
Index AI: MDE 30/007/2007     26 Juillet 2007
AMNESTY INTERNATIONAL
Déclaration publique
Index AI : MDE 30/007/2007 (Public)
Bulletin n° : 142
ÉFAI


Tunisie. Des libérations bienvenues, mais des réformes sont nécessaires
 


Amnesty International salue la libération récente du prisonnier d'opinion Mohammed Abbou et de 21 autres prisonniers politiques condamnés à de longues peines en Tunisie. Des centaines d'autres personnes continuent à purger des peines prononcées à l'issue de procès inéquitables. Notre organisation demande aux autorités tunisiennes d'abroger ou de modifier tous les textes de loi permettant de condamner une personne à la prison pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d'expression et d'association.
Ces 22 prisonniers ont tous été libérés par grâce présidentielle ce 24 juillet, pour marquer le 50ème anniversaire de la république de Tunisie. Toutes ces libérations sont conditionnelles. Tout ancien prisonnier qui ne respecte pas les conditions de sa libération peut être de nouveau arrêté et forcé de purger le reste de sa peine par décision du ministre de la Justice, sans procédure judiciaire, ou encore être placé en résidence surveillée pendant la même période.
Le défenseur des droits humains et avocat Mohammed Abbou a été libéré après avoir purgé vingt-huit mois de sa peine de trois ans et demi, imposée en avril 2005 à l'issue d'un procès inéquitable, observé par Amnesty International. Mohammed Abbou a été condamné pour avoir dénoncé la torture en Tunisie dans un article qu'il avait diffusé sur Internet en 2004, et pour avoir prétendument agressé une collègue en 2002. Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a adopté l'opinion, en novembre dernier, que sa détention était arbitraire, mais Mohammed Abbou continue d'être détenu à la prison d'El Kef, où il a été harcelé à plusieurs reprises par l'administration pénitentiaire, et les visites de son épouse ont souvent été interrompues ou limitées.
La plupart des 21 autres prisonniers politiques libérés étaient emprisonnés depuis plus de 14 ans pour leur appartenance à l'organisation islamique interdite Ennahda (Renaissance), après des procès inéquitables devant les tribunaux militaires de Bouchoucha et Bab Saadoun en 1992. Plusieurs prisonniers, dont Sahbi Atig et Mohamed Gueloui, ont été condamnés à la prison à vie.
Quelque 30 autres prisonniers appartenant à Ennahda, dont son ancien président Sadok Chourou, également condamnés après des procès inéquitables au début des années 1990, n'ont pas été libérés. Ils sont toujours détenus dans diverses prisons tunisiennes. Certains seraient en mauvaise santé et auraient un besoin urgent de soins médicaux en raison de mauvais traitements en détention et de la dureté des conditions de vie carcérale, notamment la détention à l'isolement prolongée pendant de nombreuses années. Parmi ces prisonniers figurent Ridha Boukadi, Mondher Bejaoui et Wahid Serairi.
En outre, les autorités tunisiennes continuent de détenir un millier de prisonniers aux termes des textes de loi de 2003 sur le contre-terrorisme ; ces personnes auraient essayé d'aller combattre en Irak, ou appartenu à une organisation ou association terroriste ou interdite. Beaucoup de ces personnes se sont vu imposer de lourdes peines à l'issue de procès inéquitables. Certaines personnes renvoyées par la force en Tunisie depuis un pays étranger ont également été détenues en lien avec des chefs d'inculpation pour terrorisme. Ces personnes ont été inculpées aux termes des textes de loi anti-terroristes ou du code de justice militaire.
Malgré ces libérations, d'anciens prisonniers politiques continuent d'être soumis à des mesures arbitraires qui leur refusent le droit de travailler, de se déplacer, ou d'avoir accès à des soins médicaux. Lassad al Jouhri, ancien prisonnier politique et militant des droits humains, se voit refuser une carte d'identité depuis 1998, et les autorités refusent de délivrer des passeports à sa femme et ses enfants. Lassad al Jouhri a été harcelé à maintes reprises, pour l'intimider. En juin 2007, il a été arrêté et placé en détention pendant plusieurs heures ; il lui a été demandé de signer un engagement écrit selon lequel il abandonnait son travail en faveur des prisonniers politiques et de leurs familles, ce qu'il a refusé.
D'autres anciens prisonniers politiques ont été soumis à un contrôle administratif, peine supplémentaire par laquelle les autorités peuvent choisir leur lieu de résidence et le changer quand il leur semble bon. D'anciens prisonniers soumis à ce contrôle administratif ne peuvent pas quitter sans autorisation la résidence qui leur a été assignée. Cette pratique a souvent été utilisée de façon manifeste comme prétexte de persécution. Abdallah Zouari, ancien prisonnier politique et journaliste à Ennahda's al Fajr, a été soumis à cinq ans de contrôle administratif après avoir purgé sa peine de onze ans de prison pour appartenance à Ennahda. Après sa libération, il a été forcé de résider à Lakhriba, un village excentré près de la ville méridionale de Zarzis, à quelque 500 kilomètres au sud de Tunis, où vit sa famille. Abdallah Zouari est sous étroite surveillance, avec une voiture et une moto de la police garées devant sa maison ; il est suivi en permanence. Ses demandes de visite à sa femme et ses enfants à Tunis ne recevaient généralement aucune réponse. Cette période de contrôle administratif, qui devait prendre fin en juin 2007, a été prolongée de vingt-six mois supplémentaires, sans justification des autorités.
Amnesty International demande au gouvernement tunisien de respecter les obligations du pays aux termes du droit national ainsi que du droit international relatif aux droits humains et de ses normes, en levant les restrictions imposées arbitrairement aux anciens prisonniers politiques. Notre organisation demande également aux autorités tunisiennes de modifier ou d'abroger tous les textes de loi qui continuent d'autoriser les peines de prison pour l'exercice pacifique du droit à la liberté d'expression, d'association ou de réunion.
 


U.S. welcomes Tunisia's release of prisoner who compared prisoner abuse to Abu Ghraib
Associated Press, le 30 juillet 2007 à 20h20

WASHINGTON (AP) _ The United States welcomed on Monday Tunisia's release of a lawyer-rights activist who was jailed after he wrote an online article that compared Tunisia's treatment of prisoners to what American troops did to inmates at Abu Ghraib prison in Iraq.

Mohammed Abbou had served more than two years of a 3 1/2-year sentence. An Irish rights advocacy watchdog group, Front Line, had drawn attention to Abbou's plight in an appeal last week. The Irish group had been contacted by Abbou's wife, Samia.

"This is an important step forward, we believe, for the cause of human rights and freedom of expression in Tunisia," State Department deputy spokesman Tom Casey said.

Front Line said Abbou had been jailed in El Kef prison 150 miles (250 kms) from North African nation's capital, Tunis. He was arrested in March 2005 and sentenced a month later to 3 1/2 years in prison.

The Tunisia Monitoring Group, which focuses on abuses in that country, said Abbou had written on the Internet an article equating Tunisia's abuse of political prisoners with American treatment of detainees at Abu Ghraib. That is the prison outside Baghdad where photographs were taken showing male and female U.S. military guards mistreating Iraqi prisoners in late 2004 and early 2005, which later
were publicized by media in the United States and around the world.

Speaking of Abbou's release, Casey said, "We welcome this development again and would urge the Tunisian government to continue to take steps that are consistent with its own declared intentions to pursue democratic reform."
______________
On the Net:
Front Line: http://action.humanrightsfirst.org/campaign/Abbou3/explanation


Réponse de Tom Casey, porte-parole du Département d’Etat à Washington à une question par le journaliste “SAMIR” concernant la libération de Me Mohamed ABBOU
 

Daily Press Briefing
Tom Casey, Deputy Spokesman
Washington, DC
July 30, 2007

Samir.

QUESTION: Do you have any comment on the release from prison of Tunisian activist lawyer Mohamed Abbou last week?

MR. CASEY: Just for you, Samir, we do.

QUESTION: Thank you.

MR. CASEY: I do want to -- I did -- and thank you for giving that to us a little earlier. We did look into this. And I do want to tell you that the United States welcomes the release of activist lawyer Mohamed Abbou by the Tunisian Government on July 24th and his release marks the end of his imprisonment for more than two years. This is an important step forward, we believe, for the cause of human rights and freedom of expression in Tunisia. And we welcome this development again and would urge the Tunisian Government to continue to take steps that are consistent with its own declared intentions to pursue democratic reform. And certainly, allowing greater freedom of expression is one of the hallmarks of that.

QUESTION: Thank you.

(Source: le site official du Département d’Etat américain, le 30 juillet 2007)
Lien : http://www.state.gov/r/pa/prs/dpb/2007/jul/89688.htm


AFP, le 30 juillet 2007 à 14h27
Tournoi international - la Tunisie remporte la finale face à l'Algérie
 

TUNIS, 30 juil 2007 (AFP) - L'équipe de Tunisie "cadets" de volley-ball a remporté le "tournoi international de l'amitié" en battant l'Algérie juniors 3 sets à 1 (25/23, 25/23, 20/25, 25/17),
en finale durant le week-end à Kélibia (nord-Est).

En demi-finales, la sélection algérienne juniors avait battu la Bulgarie 3 à 0 et la Tunisie "cadets" s'était imposée devant la Russie 3 à 2.

En match de classement pour la 3e place, la Russie a battu la Bulgarie 3 sets à 1 (25-20, 25-14, 29-31, 25-13).

Selon un classement publié lundi, le Tunisien Ismail Moalla a été élu meilleur joueur, le Russe Dimitry Shcherbinin meilleur contreur, l'Algérien Taoufik Mahjoubi, meilleur attaquant, le Bahreini Ali Hassen Morhoum, meilleur serveur, le Tunisien Saddam Hmissi (sélection Tunisie A), meilleur libéro, et l'Algérien Aberrahmane Massaoued, meilleur passeur.

Classement final :

1. Tunisie "Cadets"
2. Algérie
3. Russie
4. Bulgarie
5. Tunisie Minimes
6. Bahrein
7. Arabie Saoudite

AFP
 


Question à propos de Monsieur Goumani
 


Sur al Mawquif,
http://www.nawaat.org/forums/index.php?showtopic=14647
 

مرحبا بالفارح وشكرا للقوماني
في إطار سُنة التداول على المسؤوليات تسلم الأخ الشاذلي الفارح المسؤولية الإدارية والمالية في "الموقف" خلفا للأخ محمد القوماني. وأسرة التحرير إذ ترحب بالأخ الفارح الوجه النقابي والسياسي المعروف وتتمنى له التوفيق في مهمته، تتوجه بالشكر الخالص للأخ محمد القوماني على صبره ومثابرته على مسؤولية إدارية كهذه في ظروف صعبة، وتحيي ما اتصف به من دقة وصرامة في التسيير المالي ساهمتا في ضمان التوازن للصحيفة
.
 
 

Sur Kalimatunisie.com dirigée par Sihem Bensedrine
http://www.kalimatunisie.com/article.php?id=584
on peut lire une information totalement inverse
 

استقالات
استقال السيد محمد القوماني من إدارة جريدة الموقف
استقال الدكتور فتحي التوزري من الهيئة التنفيذية للحزب الديمقراطي التقدمي
استقال مراد حجي من منصبه كاتبا عاما لجامعة بنزرت للحزب الديمقراطي التقدمي ومن عضوية الجامعة.
استقال الدكتور مالك كفيف من هيئة 18 أكتوبر
 
 

En plus al mawquif ne publie rien sur la démission annoncée de Monsieur Fathi Touzri.
Compte tenu de la contradiction de ces deux informations, qui croire?


Respectueusement

Said Kilani


 
Patronat:
Vers la réintégration de Moncef Khémakhem
 
par: Abdel Wahab Hani
 
 
Le Conseil régional de l'UTICA (Union Tunisienne de l'industrie, du Commerce et de l'artisanat) à Sfax (deuxième ville et capitale économique du pays) s'est réuni ce matin, dans sa deuxième session ordinaire depuis le dernier congrès. Une éventuelle réintegration de Moncef Khémakhem est à l'ordre du jour.
 
Le retour de Moncef Khémakhem, ancien président de la très puissante Union régionale de Sfax, s'est imposé à la centrale patronale, dirigée par Hédi Jilani, l'homme du Palais et des clans maffieux agglutinés autour de la Première Drame et de son imposante tribu des Trabelsi.
 
Moncef Khémakhem s'est illustré tout au long de la période électorale (toute l'année 2006) par sa dénonciation méthodique des conceptions archaïques du président, de l'UTICA s'entend, son recours aux méthodes de dénigrement, de désinformation et de perversion, ainsi que l'absence de débats démocratiques au sein de la centrale patronale.
 
La sentence de Jilani et de ses alliés des Trabelsi ne est pas faite attendre. Le très populaire président de l'Union régionale de Sfax, de loin la plus dynamique, s'est vu débarquer, puis limoger. C'était courant 2006. Puis le 14e congrès de l'UTICA n'a pu éviter le "cas" Khémakhem qui a refait surface, tant le combat de ce dernier n'était motivé par des considérations personnelles mais se basait sur un constat et des souhaits partagés par une large minorité.
 
Depuis, le président ripoux Jilani et le clan maffieux des Trabelsi peinent à colmater la brèche et à éteindre les feux de la critique et de la grogne au sein même du Patronat. Les hommes d'affaires lésés, la détérioration de la confiance et son terrible impact négatif sur l'investissement, la dérive de plus en plus affairiste du système, sont autant d'éléments qui alimentent le mécontentement des entrepreneurs tunisiens.
 
L'accélération du bradage des pans entiers de l'économie nationale au profit d'inconnus étrangers, à la santé financière plus que discutable, rend les observateurs économiques plus perplexes.
 
Il est largement admis que les nouveaux riches, parents, proches et alliés de la Première Drame et de son clan des Trabelsi n'ont rien apporté à l'économie tunisienne, si ce n'est un le vol caractérisé au grand jour, le népotisme et le nivellement vers le bas.
 
Il est de notoriété publique qu'aucune logique ni de bon sens, ni de bonne gestion, ni de bons choix économiques, ni de positionnement stratégique, ne peuvent expliquer les récentes concessions de l'aéroport d'Ennfiha, à une petite compagnie turque, mais surtout le cadeau fait, aux mêmes turcs, de la gestion de l'aéroport de Monastir. Comme si la Tunisie n'a plus de gestionnaires dignes de confiance ! Une insulte à des générations de nos valeureux cadres des finances et de la gestion qui se sont distingués, en Tunisie même, mais aussi dans le monde arabe, en Afrique et qui ont essémé de par le monde.
 
Les ventes à prix bas des cimenteries nationales, puis des banques, les licences accordées à volonté, puis la vente de l'opérateur historique de téléphonie, géant à 4 millions d'abonnés absorbé par un nain de 4.500 abonnés !!! Tout cela rend l'addition amer sinon imbuvable.
 
Seule logique derrière tout cela, des alliances maffieuses et des ententes troubles, sur le dos des tunisiennes et des tunisiens et des générations d'avenir.
 
Après avoir mis à pas l'économie tunisienne, le clan des Trabelsi, sous la conduite de la Première Drame et de ses hommes et femmes de main et de paille, tel ce Jilani, allié d'argent et de sang, cherchent à sécuriser leurs jours, si un jour les règles de la Biologie (celle des êtres vivants) décide d'intervenir pour sauver l'actuel président de sa femme et de sa tribu, ou si la Biologie (celle des êtres historiques) se décide à sauver la Tunisie de ses prédateurs les plus avides, les plus minables et les plus corrompus de son histoire.
 
C'est ainsi que France Télécom, Vivendi Universal et avant eux Saudi Telecom et Telephonica ont jeté les éponges, après avoir compris que seule une logique étrange à la logique était derrière les règles "transparentes" des faux appels d'offre à enveloppes, bien transparentes!
 
Et pour couronner le tout, Samaa Dubaï (Ciel de Dubaï), aux alliances troubles avec la Première Drame, vient assombrir le Ciel de Tunis, par des investissements démesurés qui, le Premier ministre ayant beau s'en expliquer devant la représentation nationale, auront fait sauter en éclats les derniers pré-carrés de la souveraineté nationale.
 
La Tunisie a bâtit son économie, non sur la démesure et l'extravagance des pétrodollars, mais sur la sueur de ses ouvriers et des entrepreneurs.
 
L'ouvrier tunisien est réputé bosseur, intelligent, mais aussi exigent quant à la jouissance de ses droits individuels, sectoriels, mais aussi nationaux, sous l'égide de la glorieuse UGTT, qui eût, jadis, un programme, quasi-gouvernemental, couvrant les aspects socio-économiques.
 
Mais nous avons tous l'image de ces entrepreneurs sfaxiens, tunisois, sahéliens, nabeuliens, djerbiens, kérkenois, gabésois, kasserienois, médeninois, gafsois, bizertins, béjis, kéfois.. qui bâtirent l'économie tunisiennes à la sueur de leur front, avec très peu de moyen.
 
Les Abdeljelil Zaouche, M'Hammed Chenik, Hédi Nouira, Mansour Moalla, Abdelwahab Ben Ayed.. pour ne citer que quelques uns, ont appris à des générations entières d'entrepreneurs tunisiens le sens de la mesure et la culture des moyens, mais aussi un sens patriotique de l'Entreprenariat.
 
Ce sens patriotique passe aujourd'hui par l'exigence de plus de TRANSPARENCE, des procédures pas des enveloppes (!) dans la passassion des marchés publiques, plus de DÉMOCRATIE, dans le pays, mais aussi au sein même du Patronat; plus d'équité, pour que les travailleurs puissent bénéficier dignement des fruits de leur travail; plus de JUSTICE, plus de JUSTICE, plus de JUSTICE, pour que tous soient égaux devant la Loi et que tout en chacun puisse ester devant les tribunaux, y compris les hommes et femmes d'affaires lésés dans leurs intérêts légitimes par la maffia galopante et que seule la Loi puisse régler les litiges; plus de LIBERTÉ DE LA PRESSE, plus de LIBERTÉ DE LA PRESSE, plus de LIBERTÉ DE LA PRESSE, pour que soit pleinement consacré le droit à l'Information; plus de COURAGE pour que le Patronat assumes son rôle, aux cotés de la centrale syndicale et des autres partenaires sociaux, économiques et institutionnelles, dans la préparation de la Tunisie et de son économie à affronter ce monde qui change.
 
En évoquant cette responsabilité, trois figures et deux journalistes me viennent à l'esprit:
 
Celle du leader Zaouche, militant de la première heure de la cause nationale, entrepreneur infatigable, réformateur actif, et sans doute l'un des premiers militants écologistes de la Tunisie (L'écologie n'est pas un sous - produit intellectuel du stalinisme soit dit au passage, ni un produit de flicage et de décor politique), avec la première association de protection de l'arbre. Pourquoi Zaouche? Parce que, contrairement à la folie des grandeurs du Texas, de Dubaï et autres Frankenstein économiques, point de salut économique en dehors du respect de la nature..
 
Celle du leader M'Hammed Chenik, dont sa petite fille, notre amie Safia Mestiri épouse Chebbi, a consacré une imposante étude biographique. Chenik fût un Homme d'Etat remarquable, par sa détermination, sa modération, sa foi en la destinée nationale, son sens du compromis et de la synthèse, mais aussi un Entrepreneur. M'Hamed Chenik est le modèle même de l'Entreprenariat tunisien. En démarrant en bas de l'échelle sociale, il grimpe les échelons et fonde l'une des premières banques tunisiennes, "La coopérative tunisienne de crédit", et met toute son énergie dans la création d'un réseau commercial tunisien autonome. Chenik s'intéresse aussi à l'agriculture, donnant ainsi une grande leçon à ses compatriotes, de ne pas abandonner l'agriculture et de la moderniser.
 
Celle du Hédi Nouira, militant et avocat de la cause nationale, puis Homme politique de premier rang. Fondateur de la Banque centrale de Tunisie, le leader Hédi Nouira a toujours gardé son activité d'agriculteur et ne s'est jamais départagé de ces terres à Beni Khalled, malgré la marée touristique qui déferlait su le Cap Bon des années 1970. Premier Ministre, il tenait les tunisiens pour adultes, en annonçant régulièrement et publiquement les chiffres de l'économie tunisienne. Une sorte de transparence et de maturité de l'action gouvernementale qui laisse rêver aujourd'hui.
 
Celle de Faouzi Aouam, acnien directeur de La Presse de Tunisie, organe du gouvernement, qui gère, aujourd'hui, les structures au sein de la direction centrale du parti au pouvoir. Malgré son appartenance au parti au pouvoir et son adhésion aux choix de son président, Faouzi Aouam a été limogé, par le Ministre de la propagande, alors Ministre conseiller à la Présidnece, porte - parole officiel de la Présidence (..), de la direction de La Presse, où il fût apprécié par tout le personnel, y compris les journalistes indépendants.
 
Le Propagandier national et désinformateur en chef, le Ministre Ab Ab, Ettabbou, Stayyech de son petit-nom, avait alors estimé que le Directeur d'un journal, fût-il celui du gouvernement, n'avait pas le droit de critiquer le travail d'une organisation dirigée par un proche de la famille, et surtout de la "belle"-famille, présidentielle. Aouam estimait que l'UTICA de Jilani ne devrait pas se muer dans l'attentisme et le soutien des pouvoirs publics mais quelle se devait au contraire d'anticiper les effets de la mondialisation et du démantèlement des privilèges...
 
Aouam faisait certainement eco du mécontentement grandissant au sein du Patronat. Mais cela n'a pas plus au Ministre de la Propagande, qui défend d'autres intérêts qui ne fleurissent que dans l'obscurité et la désinformation, et qui passait pour être le vrai maître des décisions présidentielles, avant de céder sa place à son alter ego, le Ministre DirCab présidentiel aux méthodes dangereuses d'entrisme et de noyautage du Baas arabe.
 
Et pourtant, le rôle de la presse, y compris et surtout celle proche d'un gouvernement, est d'attirer son attention sur les vrais problèmes du pays, les dérapages de sa propre action, les anomalies, les dangers des béni oui-oui et les dysfonctionnement, sans excès d'auto-satisfaction, menant souvent, tout droit, à la catastrophe.

Les critiques de Faouzi Aouam m'ont été confirmées par un ami, fin connaisseur des rouages du Forum économique de Davos, en Suisse. Le gourevenemt tunisien a payé la participation d'une délégation de ce qu'on appelle couramment "hommes d'affaires", dirigée par l'affairiste en chef , Hédi Jilani, proche du clan Trabelsi, tout en souhaitant qu'à la prochaine session ces créatures allaient payer elles-mêmes leur participation, comme des grands mais surtout comme tous les autres patronats du monde entier.. L'année d'après, aucun "homme d'affaires" n'a montré sa tranche à Davos... Il n'y a pas pire en matière d'assistanat..
 
L'injustice que Faouzi Aoum avait subite, l'a renvoyé au second rang, assumant un rôle d'exécution, flanqué d'un indicateur durant tout le règne du Chaouach Ali sur le parti au pouvoir. Alors que le coupable dans cette affaire, le Propagandier national, a été récompensé à la tête d'un Ministère de souveraineté, Affaires étrangères, en pôle position pour sa très probable future carrière d'Homme d'Etat et de potentiel successeur à l'actuel chef de l'Etat, si le pays ne mette fin aux ambitions et aux desseins de ce liberticide manipulateur en chef.
 
Un autre journaliste, Si Moncef Ben M'Rad, a fait les frais de la politique de maintien du statu quo du Ministre de la Propagande. Son journal, Akhbar Al-Joumhouriyya (Les Nouevelles de la République), hebdomadaire, est toujours privé de publicité des entreprises publiques et de publicité tout court. Mais avec le soutien du lectorat, le doyen des journalistes tunisiens continue son combat pour éclairer la vérité. Son édito "Nous voulons la vérité" consacré aux affrontements de Hammam-Lif / Soliman de décembre 2006 janvier 2007 est resté gravé dans les mémoires.
 
Mais aussi son Appel, "La Crise de confiance", au Premier Ministre pour rétablir la confiance, aujourd'hui minée. "Comment voulez-vous que les hommes d'affaires puissent investir alors qu'ils ne se sentent pas protégés par la justice et les Lois du pays. Cela risque d'inhiber l'activité d'entreprendre et de détruire le climat de confiance", en allusion a l'affaire des Pick-Up Isuzi de l'Homme d'affaire Atrous, puni par le clan de la Première Drame.
 
Même s'ils ont souffert, les entrepreneurs Khémakhem et Atrous, mais aussi Bouebdelli ont réussi à prendre à témoin l'opinion publique et à dénoncer les abus. D'autres n'ont pas eu soit le temps soit le courage de la faire. A l'instar de l'homme d'affaire, Mohamed Kémal Hamzaoui, membre à l'époque du Comité central du parti au pouvoir, maire de Foussana et président du Club sportif de Kasserine qui a faillit perdre la vue en prison par les suites d'une punition décidée par l'ancien Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur, le tortionnaire en chef et fugitif Abdallah Kallal, poursuivi par le justice helvétique pour crimes de torture. Ce tortionnaire est toujours Trésorier du parti au pouvoir (où il utilise les mêmes méthodes d'extorsion de fonds que celles utilisées pour l'extorsion d'aveux, la contrainte!) et préside, aujourd'hui, le Sénat. Ce qui let met tout juste en seconde position, de ballotage très favorable, en cas de vacance à la tête de l'Etat!!! 
 
Son collègue de l'Assemblée, Mebazzaa, n'est pas jugé sûr par le clan de la Première Drame. Il risque de "ne pas être joignable" si le clan Trabelsi et les services de propagande en décident. Nous reviendrons avec plus de détail dans un article appropiré sur les enjeux de "la succession compliquée en Tunisie" pour reprendre les mots de de l'Editorial de Pierre Rousselin, dans le Figaro du 13 avril 2007 !
 
En ces moments décisifs où l'Union régionale du Patronat à Sfax est en phase de renverser la tendance, de rétablir la Démocratie interne, par la réhabilitation de celui qui en fera son cheval de bataille et du redressement moral du Patronat son combat personnel, nous ne pouvons que souhaiter bon rétablissement démocratique et patriotique à l'UTICA. Qu'elle puisse se débarrasser, enfin, des ripoux et des pourris, qu'elle puisse être une force vers la transition démocratique, qu'elle puisse reprendre le combat des Pères fondateurs, pour une Tunisie libre, juste et prospère.
 
Paris, le 30 juillet 2007
Abdel Wahab Hani
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L'insupportable défaite de juin 67
 

Mohamed Charfi

Le 5 juin 1967, dès la diffusion des nouvelles de l’attaque israélienne, des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Tunis pour crier leur colère. Plusieurs autres capitales arabes ont réagi de la même manière. Tous les Arabes se sentent alors touchés par cette guerre, d’autant que son issue fait apparaître au grand jour la question palestinienne. Désormais, le drame de ce peuple sans État devient le leur. Un sentiment de colère et de frustration, un rejet de l’Occident qui va alimenter la montée de l’islamisme.

Comment en est-on arrivé là ? Un point de comparaison est éclairant : celui avec l’expédition de Bonaparte et ses effets sur le monde arabe. L’expédition d’Égypte de 1798 a produit un choc salutaire dans la mesure où il a entraîné le début d’un réveil et d’une renaissance. Les Arabes ont subitement découvert leur retard par rapport à l’Occident et ont cherché les moyens de le rattraper. La solution a été trouvée dans l’ouverture sur les autres cultures afin de bénéficier d’un développement à la fois scientifique et économique.

Face à ce mouvement de réformes, les théologiens ont accepté les apports occidentaux en matière scientifique et technologique. L’évolution dans les domaines politiques, culturels et sociaux était autrement plus difficile à accepter. Elle suppose une révision des schémas traditionnels ; elle ne peut donc être que lente et déchirante.

A la fin du xixe et au début du xxe siècle, le problème s’est trouvé considérablement compliqué par le phénomène colonial : l’Occident est devenu l’envahisseur, donc l’ennemi à combattre. Dès lors les élites dirigeantes réformatrices ont dû se battre sur deux fronts : contre les tenants de la tradition, généralement de vénérables chefs religieux, et contre le colonisateur, opprimant les peuples et les exploitant.

Avec l’acquisition de l’indépendance au milieu du xxe siècle, on pouvait espérer que l’Occident redevienne le modèle que l’on peut imiter, le cœur léger. Dans tous les pays arabes, les premiers dirigeants de l’ère de l’indépendance ont été, dans les discours et dans les faits, favorables à l’Occident, pensant que, après la fin des combats, il fallait tourner la page et entamer une politique de coopération.

Mais intervient en 1948 la création d’Israël, perçue comme une nouvelle agression de l’Occident contre le monde arabe en même temps qu’une séquelle de la période coloniale. Jusqu’en 1967, les dirigeants arabes du Machrek pensent pouvoir libérer toute la terre de Palestine. Déçus par l’attitude des Occidentaux, ils adoptent, sur le plan extérieur, une politique dite « anti-impérialiste », se tournant vers l’URSS. Mais cela ne les empêche pas, sur le plan intérieur, de poursuivre les réformes de modernisation.

C’est aussi le temps du rêve de l’unité arabe, le panarabisme, développé par les baasistes (dont deux partis arrivent au pouvoir en Syrie et en Irak dans les années 1960) puis par Nasser. Ce nationalisme arabe est fondé sur l’idée de nation, elle aussi importée d’Occident. L’unité de langue et de civilisation est appelée à être le ciment de l’union des peuples arabes, remplaçant ainsi l’unité de religion – l’abolition du califat par Atatürk en 1924 à Istanbul y avait mis un terme. Par définition, le nationalisme arabe est laïc.

C’est à tout ce courant modernisateur, porté par le panarabisme, son dernier avatar, que la guerre des Six-Jours a mis fin. L’expédition d’Égypte avait produit ce qu’on pourrait appeler « le choc de l’espoir». La guerre de 1967 a été un tournant qui a eu exactement l’effet inverse : elle a conduit au « traumatisme du désespoir ». La catastrophe militaire a été totale. La faiblesse arabe a été mise à nu ; ces nations qui se croyaient développées ont découvert l’ampleur de leurs manques face à la puissance israélienne. La politique menée par Nasser a abouti à un fiasco. La déception entraîne une révision déchirante.

Les peuples se défient de leurs gouvernements. On peut entendre sur Radio-Tunis, le 15 septembre : « Les leaders arabes encouragent leurs peuples dans leurs désirs et leurs rêves et leur dissimulent tout ce qui pourrait provoquer leur colère, jusqu’à ce qu’un inévitable nouvel échec se produise. » Et on peut lire dans un journal koweitien : « Nous avons été amenés à croire (par la propagande arabe) que nous pouvions liquider Israël en trois heures, alors que soudainement en trois heures, Israël nous a rendus honteux[1]. »

L’échec de 1967 va donner des ailes au mouvement intégriste. Ce dernier, dont on peut faire remonter l’apparition à la création, en 1928 en Égypte, de la confrérie des Frères musulmans par Hassan El Banna, était jusque-là resté marginal. Il va désormais pouvoir devenir un refuge. En témoigne l’itinéraire de Rached Ghannouchi, aujourd’hui le principal leader islamiste tunisien : cet admirateur de Nasser se convertit à l’islam politique après la guerre des Six-Jours, dont il dit lui-même qu’elle a représenté le moment-clé de son basculement.

Les islamistes combattent l’idée de la défaite, proprement insupportable, par le déni des faits, le refus de l’avenir, le retour au passé[2][i]. Les maigres acquis de modernité sont sacrifiés. Les femmes reprennent le voile. Les hommes se remémorent l’âge d’or de l’Islam et se remettent à chanter les gloires du passé.

1967 n’est qu’une étape peut-être, mais elle est décisive : elle marque le divorce à la fois avec l’Occident, avec la modernité, avec la laïcité. De ce rejet, l’islamisme tire tous les bénéfices.

Avant même la guerre des Six-jours , dès 1965, c’est-à-dire à un moment où la Cisjordanie, Gaza, le Golan et Jérusalem-Est n’étaient pas encore sous occupation israélienne, le président tunisien Habib Bourguiba a appelé, dans son discours de Jéricho, à une solution de paix négociée avec Israël. Tout en affirmant que la création de l’État hébreu était liée au fait colonial, il appelait ses frères arabes à l’adoption d’une politique pragmatique fondée sur une appréciation exacte du rapport des forces et susceptible d’aboutir à une solution équilibrée.

Bourguiba n’était certes pas un démocrate. Mais, avec les démocrates, il partageait l’idéal d’un individu affranchi de la dictature de l’État et des pressions que la société exerce au nom de la religion. Il avait conscience de l’énormité du retard accumulé et des réformes nécessaires pour le rattraper. Il tenait le discours de la raison, un discours inévitablement dérangeant. Les gouvernants et les opinions publiques du Machrek l’ont abondamment insulté.

Du côté palestinien aussi la débâcle de 1967 a eu des effets dévastateurs. Toute l’ancienne Palestine passe sous le contrôle israélien, tandis que des Juifs installent des colonies dans les territoires occupés. La cause du peuple palestinien recule avec la création de colonies sur les territoires occupés. Les dirigeants palestiniens doivent se rendre à l’évidence : la seule solution est la création de deux États coexistant en paix. Il faudra cependant attendre 1993, avec les accords d’Oslo, pour qu’Israéliens et Palestiniens se reconnaissent mutuellement et mettent au point une autonomie progressive des seconds.

A l’exception des islamistes et notamment du Hamas, la majorité des gouvernants et des opinions publiques ont accueilli favorablement les nouveaux espoirs d’une paix fondée sur un compromis. Cependant les Israéliens et les Palestiniens n’en finissent pas de négocier. Et les négociations ont fini par échouer à Taba en septembre 1995, alors qu’on pensait que les deux parties étaient sur le point de conclure.

Depuis l’an 2000 et la seconde intifada, les violences ont repris, de plus en plus meurtrières dans les relations israélo-palestiniennes. Et l’armée américaine a envahi l’Irak sans aucune raison valable. Tous les soirs, ou presque, les peuples arabes regardent à la télévision des images de Palestiniens et d’Irakiens tués.

Le résultat est encore plus catastrophique qu’au lendemain de la guerre des Six-Jours. L’horizon est bouché, le désespoir est total. Cela ne peut servir qu’une seule cause : l’islamisme. Les Palestiniens ont eux-mêmes élu un parlement à majorité islamiste. La plupart des régimes arabes, déjà autoritaires, prennent prétexte de cette poussée pour retarder toute libéralisation, alors que les peuples arabes réclament la démocratie. Le monde arabe n’a pas fini de payer le prix de sa terrible défaite de 1967.

[1] Cité dans P. Hazan, 1967, « la guerre des six jours », Bruxelles, 1988, réédité en 2001 p. 64.

[2] Dans un livre paru récemment sous le titre (arabe) de « Malade d’Occident », le penseur franco-syrien Georges Tarabichi cite de multiples exemples de ce déni de la réalité dans les œuvres d’auteurs islamistes.

[i]. Dans un livre paru récemment sous le titre (arabe) de Malade d’Occident, le penseur franco-syrien, Georges Tarabichi, cite de multiples exemples de ce déni de la réalité dans les œuvres d’auteurs islamistes.

(Source : le site « Perspectives Tunisiennes », le 6 juillet 2007)
Lien : http://www.perspectivestunisiennes.net/

Jordanie: les islamistes se retirent des municipales pour "fraude"
 
AFP, le 31 juillet 2007 à 14h41
AMMAN, 31 juil 2007 (AFP) - Le principal parti d'opposition islamiste de Jordanie a annoncé son retrait mardi des élections municipales, accusant en plein scrutin le gouvernement de fraude. Le Front de l'Action islamique (FAI), émanation des Frères musulmans a dénoncé des "cas de fraudes gouvernementales officielles claires" qui "constituent une trahison et une atteinte à la dignité de notre patrie".
"Il s'agit d'un massacre de la démocratie et d'une catastrophe qui affecte la nation et le peuple", indique un communiqué au ton particulièrement virulent.
Le FAI évoque les votes des militaires "manipulés à l'avantage des candidats non islamistes" et les "votes multiples", qualifiés de "manipulation bon marché et de farce, qui ne nous laissent pas d'autre choix que de retirer tous nos candidats de la course". Vingt-cinq candidats représentent le FAI et la confrérie, selon un député islamiste, Zouhair Abou el-Ragheb. Au total 33 candidats islamistes se présentaient, les huit restants sont des indépendants.
Pour le Premier ministre jordanien Maarouf Bakhit, ce retrait "est illégal et contraire aux procédures en cours. Les lois sont claires, tout retrait doit avoir lieu un jour avant la date du scrutin et non pas alors que, dans certaines régions, le taux de participation a atteint 50%".
"Nous considérons donc que les candidats islamistes sont toujours dans la course", a ajouté M. Bakhit devant la presse. Pour sa part, le porte-parole du gouvernement Nasser Jawdeh a déclaré à l'AFP que les islamistes "avaient exprimé des doutes sur les élections avant même le processus d'enregistrement dans une manoeuvre claire car ils ont réalisé que les chances de leurs candidats étaient minimes".
M. Jawdeh a souligné que le vote des militaires était "transparent" accusant les islamistes "d'utiliser des prétextes". "A l'approche des législatives (de novembre) les islamistes usent de ces manoeuvres dans une tentative de gagner de la popularité", a-t-il dit.
Le ministre de l'Intérieur Eid al-Fayez a pour sa part affirmé que les municipales "se déroulaient normalement et dans le calme". Le porte-parole de la police, le commandant Bachir Daajeh, a affirmé qu'"aucune plainte n'avait été enregistrée. Il y a eu quelques frictions entre des délégués de candidats, mais sans grande importance".
Il s'agit des premières élections depuis l'introduction d'une nouvelle loi garantissant aux femmes un quota d'élues. Quelque 1,9 million d'inscrits sont appelés à choisir entre 2.686 candidats, dont 361 femmes, qui se disputent 965 sièges. La nouvelle législation garantit l'attribution de 20% des sièges à des femmes.

AFP
 

ONU: la Libye critiquée après avoir pris la tête d'un comité anti-racisme
AFP, le 31 juillet 2007 à 09h46

Par Aude MARCOVITCH

GENEVE, 31 juil 2007 (AFP) - Les organisations de défense des droits de l'homme sont choquées par la désignation de la Libye à la présidence d'un comité des Nations unies chargé de préparer une nouvelle conférence internationale contre le racisme.

La conférence, prévue pour 2009, doit passer en revue les mesures adoptées depuis la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance tenue à Durban (Afrique du Sud) en 2001 et qui avait été critiquée pour ses débordements antisémites.

Le comité de préparation dirigé par la Libye comprend 20 Etats et tiendra sa première session du 27 au 31 août à Genève. Deux autres réunions préparatoires seront organisées en 2007 et 2008 pour cette conférence dont le lieu n'a pas encore été choisi.

La Libye a été désignée par consensus en juin, sur sélection du groupe africain, par ses pairs du comité préparatoire. L'Arménie, qui avait présenté sa candidature, l'a retirée au dernier moment. Cette désignation est passée inaperçue à l'époque, mais pour Antoine Madelin, de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), elle n'est pas "une bonne nouvelle".

"La Libye n'est pas connue pour le respect des droits de l'homme, y compris le respect des normes contre le racisme. Il y a des pogroms contre des minorités noires venues travailler en Libye, de véritables chasses à l'homme", a-t-il indiqué à l'AFP.

Le rapport d'Amnesty international de 2007 sur la Libye souligne également les mauvais traitements infligés aux étrangers: "les étrangers arrêtés parce qu'ils sont en situation irrégulière sont souvent frappés ou soumis à d'autres formes de mauvais traitements durant leur détention".

"Ils sont expulsés lors d'opérations collectives, sans être autorisés à rencontrer un avocat ni bénéficier d'un examen individuel de leur cas", note le rapport d'Amnesty.

Lors de sa libération, le médecin d'origine palestinienne condamné avec cinq infirmières bulgares après avoir été accusé d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants, a relevé que "seuls des étrangers ont été accusés dans cette affaire".

En 2003, la nomination de la Libye à la présidence de la Commission des droits de l'homme de l'ONU (remplacée par le Conseil des droits de l'homme) avait déjà provoqué l'ire des défenseurs des droits de l'homme.

Cette nomination avait également servi d'argument, parmi d'autres, pour saborder la défunte Commission, qualifiée d'organe "décrédibilisé".

La Conférence de Durban avait également essuyé d'âpres critiques.

"Il y a eu une politisation de cette conférence qui a tourné principalement autour de deux enjeux, d'une part le conflit israélo-arabe et d'autre part la dette postcoloniale", a relevé Antoine Madelin de la FIDH.

"On y a vu le monde dans tout ce qu'il pouvait ramasser de contestation et d'extrémisme", a-t-il ajouté. "Au forum des ONG et sur son site internet, il y a eu des propos racistes contre les juifs, des caricatures de juifs dignes de l'époque de la deuxième guerre mondiale."

Selon un représentant des Nations unies, l'ONU avait alors été fustigée par les Etats-Unis et Israël qui l'avaient accusée de s'être "laissée déborder".

AFP



Turquie: le Conseil supérieur des élections confirme la victoire de l'AKP
 
AFP, le 30 juillet 2007 à 17h13
ANKARA, 30 juil 2007 (AFP) - Le Conseil supérieur des élections (YSK) turc a a publié lundi les résultats définitifs officiels des élections législatives organisées le 22 juillet, confirmant la large victoire du Parti de la justice et du développement (AKP) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

L'AKP, une formation issue de la mouvance islamiste mais qui se définit désormais comme démocrate et conservateur, a obtenu 341 des 550 sièges de l'Assemblée unicamérale, a déclaré à la presse Muammer
Aydin, le président du YSK.

Les autres formations représentées au Parlement sont le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) avec 112 sièges et le Parti de l'action nationaliste (MHP, nationaliste) avec 70 sièges.

Le MHP a en fait remporté 71 sièges, mais un de ses élus a péri dans un accident de voiture la semaine dernière et ne sera pas remplacé, a rappelé M. Aydin, dont l'allocution était retransmise par plusieurs chaînes de télévision.

Aucun autre parti n'a franchi le seuil électoral de 10% requis au niveau national pour pouvoir envoyer des représentants au Parlement.

Vingt-six députés indépendants -dont 21 élus kurdes affiliés au Parti pour une société démocratique (DTP), qui a choisi de soutenir des "indépendants" pour contourner le seuil de 10%, complètent la composition de la nouvelle Assemblée.

M. Aydin, qui n'a pas donné d'indication sur le nombre de voix obtenues par les différents partis, a indiqué que le taux de participation avait atteint 84,25%, avec 36,06 millions de votants et 35,05 millions de bulletins validés.

Des résultats officieux donnaient 46,4% des voix à l'AKP, 20,8% au CHP et 14,2% au MHP.
 
La nouvelle Assemblée se réunira samedi pour une cérémonie de prestation de serment. Les députés devraient ensuite inviter M. Erdogan à former un nouveau gouvernement.

AFP



Turquie/Présidence - L'état-major campe sur ses positions
 
Reuters, le 30 juillet 2007 à 21h28
par Paul de Bendern et Selcuk Gokoluk

ANKARA, 30 juillet (Reuters) - Huit jours après le triomphe de l'AKP aux législatives, le général Yasar Buyukanit a réaffirmé lundi que l'armée souhaitait que le prochain président défende les valeurs de la laïcité.
"Nous maintenons ce que nous avons dit (...) Nous l'avons dit avec conviction", a déclaré le chef d'état-major de l'armée turque, alors que des journalistes lui demandaient s'il maintenait les déclarations qu'il avait faites le 12 avril concernant la désignation du prochain président. Buyukanit avait alors déclaré "nous espérons que le prochain président sera une personne véritablement attachée aux valeurs fondamentales de la
République, dont la laïcité, et pas quelqu'un qui ne fera qu'y souscrire en paroles".
Il s'agit de la première intervention publique du puissant état-major turc depuis la victoire triomphale de l'AKP du Premier ministre Tayyip Erdogan, issu de la mouvance islamiste, aux élections législatives du 22 juillet.
Erdogan a convoqué ces élections anticipées car l'opposition laïque, encouragée par l'état-major, avait empêché l'élection à la présidence de son candidat, le chef de la diplomatie, Abdullah Gül.
Le Parlement doit se réunir samedi et le principal dossier figurant sur son ordre du jour sera la désignation du successeur du président Ahmet Necdet Sezer, un farouche défenseur de la laïcité.
L'élite laïque de Turquie, attachée aux valeurs héritées du kémalisme, s'est opposée à la candidature de Gül qu'elle jugeait dangereuse pour la séparation entre la religion et l'Etat, mettant notamment en avant son passé islamiste et le fait que sa femme porte le voile.
Mais conforté par sa victoire aux législatives, l'AKP semble de plus en plus tenté de présenter à nouveau la candidature de Gühl à la présidence de la République, au risque d'un nouveau bras de fer avec les militaires.
Erdogan, qui a affirmé que le président serait issu des rangs de son parti, a dit vouloir éviter une nouvelle confrontation sur ce dossier et s'est engagé à consulter l'opposition sur le choix du successeur de Sezer.
Gül, s'il était élu président, serait le chef de l'armée et aurait le pouvoir de nommer les plus hauts juges et les présidents d'universités. Il dément vouloir mettre en œuvre une politique à caractère islamiste.

REUTERS

L'armée Turque redit qu'elle souhaite un président attaché à la laïcité
 
AFP, le 30 juillet 2007 à 20h42
ANKARA, 30 juil 2007 (AFP) - L'armée turque veut que le prochain président soit loyal aux valeurs républicaines et à la laïcité, a affirmé lundi le chef d'état-major des forces armées, le général Yasar Büyükanit.

"Le point de vue de l'armée ne varie pas d'un jour à l'autre", a déclaré le général cité par l'agence Anatolie.

Il faisait référence à ses déclarations du mois d'avril dans lesquelles il affirmait que l'armée voulait que le prochain président de la République, qui doit être élu en mai par le Parlement, soit loyal aux valeurs Républicaines, dont la laïcité, "dans la pratique et non pas seulement en paroles".

L'armée, qui a renversé quatre gouvernements depuis 1960, avait lancé le   27 avril une mise en garde au gouvernement contre toute remise en cause de la  laïcité, principe fondateur de ce pays peuplé officiellement à 99 % de musulmans.

Une grave crise constitutionnelle avait éclaté au printemps entre le Parti de la justice et du développement (AKP) et le camp pro-laïc, lorsque Le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gül, un ex-islamiste s'était porté candidat à la présidence. Cette crise avait entraîné l'organisation d' élections anticipées qui se sont déroulées le 22 juillet.

Elles ont été largement remportées par le Parti de la justice et du développement (AKP) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. L'AKP, formation issue de la mouvance islamiste mais qui se définit désormais comme démocrate et conservatrice, a obtenu 341 des 550 sièges de l'Assemblée unicamérale, a indiqué lundi le conseil supérieur des élections.

La nouvelle Assemblée se réunira samedi pour une cérémonie de prestation de serment. Les députés devraient ensuite inviter M. Erdogan a former un nouveau gouvernement.

Abdullah Gül a laissé entendre, le 25 juillet, qu'il demeurait candidat à la présidence.

AFP


France: un ordinateur et de l'argent volés au domicile de Ségolène Royal
 
AFP, le 31 juillet 2007 à 10h27
PARIS, 31 juil 2007 (AFP) - Ségolène Royal, ancienne candidate socialiste à la présidentielle française, a été victime d'un vol à son domicile de Boulogne-Billancourt, près de Paris, dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Les voleurs ont emporté un ordinateur portable et une petite somme d'argent "a priori sans effraction", a-t-on précisé de même source.

"Le vol s'est déroulé sur très peu de temps", a-t-on ajouté. C'est un des fils de Ségolène Royal qui a découvert le vol. Mme Royal, battue en mai par Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, avait déjà été victime d'une intrusion à son domicile l'année dernière alors qu'elle s'était déclarée candidate à la présidentielle.

AFP

 


 

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