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الأربعاء, 31 أيار 2000 13:04

31 mai 2000

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Le journaliste tunisien Aouididi "très affaibli" par sa grève de la faim

LONDRES, 31 mai (AFP) - Le journaliste tunisien Nourredine Aouididi a indiqué être "très affaibli" mercredi au 29ème jour de sa grève de la faim, qu'il poursuit à son domicile dans le nord de Londres pour protester contre le "harcèlement" subi par sa famille en Tunisie.

"J'ai perdu 12 kilos, mon coeur a un peu souffert et je suis très affaibli, mais ça va encore", a-t-il dit dans une interview téléphonique à l'AFP.

Nourredine Aouididi, qui a fui la Tunisie en 1994, bénéficie depuis 1997 du statut de réfugié politique en Grande-Bretagne.

Le journaliste a indiqué qu'il était possible qu'il arrête sa grève de la faim "dans deux ou trois jours". "Je suis fatigué", a-t-il reconnu, et son médecin l'a prévenu que sa santé commençait à se détériorer sérieusement.

Noureddine Aouididi, ancien rédacteur en chef du journal Al-Akhbar, a déclaré avoir fui son pays pour échapper à la répression des autorités tunisiennes, après avoir donné la parole à des représentants de mouvements d'opposition et avoir écrit sur la détérioration de la situation des droits de l'Homme en Tunisie.

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Journalist  Noureddine Aouididi 
Contact: (0044) (0) 7803 594 620
               (0044) (0) 2088 454 537
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IPI-Tunisie                                  AFP  May 31 14:11

   L'IPI condamne l'attitude "intolérable" de Tunis envers les
médias

   VIENNE, 31 mai (AFP) - L'Institut international de la presse
(IPI) a qualifié d'"intolérable" l'attitude du gouvernement tunisien
à l'égard des médias dans un communiqué rendu publique mercredi.
   L'organisation, dont le siège est à Vienne, s'est déclarée "très
préoccupée" par l'état de santé du journaliste tunisien Noureddine
Aouididi, qui a entamé mercredi son 29e jour de grève de la faim.
   Cet ancien rédacteur en chef du journal Al-! Akhbar, s'est mis en
grève de la faim le 2 mai "pour protester contre le traitement cruel
infligé aux membres de sa famille en Tunisie", rapporte l'IPI.
   Le journaliste a fui la Tunisie en 1994 pour la Grande-Bretagne
afin d'"échapper au courroux du gouvernement après avoir écrit des
articles sur la détérioration de la situation des droits de l'homme
en Tunisie", selon l'IPI.
   Depuis, son père a été maltraité par la police tunisienne tandis
que son frère a été torturé et emprisonné pendant cinq mois et demi,
selon le communiqué.
   Arrêtée en novembre 1996, sa soeur Radhia a été condamnée en 1998 à trois
ans et demi de prison, ajoute l'IPI qui demande sa
libération et des passeports pour tous les membres de la famille
Aouididi.
   Dans une lettre adressée au président de la Tunisie, Zine El
Abdine Ben Ali, l'IPI demande également que les auteurs de "la
tentative d'assassinat" dont a été! victime l'ancien journaliste
tunisien Riadh Ben Fadhel, soient traduits en justice.
   M. Ben Fahdel a été blessé par balles le 24 mai près de son
domicile dans la banlieue de Tunis.
   Il avait publié récemment dans le quotidien français le Monde un
article intitulé "En finir avec le syndrome de Carthage", dans
lequel il critiquait la manière avec laquelle l'affaire du
journaliste tunisien Taoufik Ben Brick avait été gérée par
l'administration tunisienne.
   Créé en 1950, l'IPI regroupe plus de 2.000 dirigeants des médias
dans plus de cent pays et défend les droits de la presse et de
l'information indépendante.
  
AFP
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La lettre adressée à ben ali:

His Excellency Zine al-Abidine Ben Ali
President
Republic of Tunisia
c/o His Excellency The Ambassador to London

Vienna, 31 May 2000

Your Excellency,

The International Press Institute (IPI), the global network of editors and journalists, is deeply concerned at the Tunisian government’s readiness to extend retribution to family members of journalists, and its tolerance of the climate of hate which is encouraging others to attack the media.

On 2 May, the Tunisian journalist, Noureddine Aouididi, former editor-in-chief of the Al-Akhbar newspaper, commenced a hunger strike in protest at the cruel and unnecessary treatment of his family members in Tunisia. Aouididi is now on his 29th day without food and is suffering a grave deterioration in his health. He is displaying all the signs of under nourishment, including, exhaustion, lack of concentration, severe headaches and an increased heart rate. Since the start of his hunger strike he has lost ten kilograms in weight.

We understand that Aouididi has gone on hunger strike in order to protest the failure of the government to release his sister, Radhia Aouididi, from imprisonment and to allow her a passport so that she may join her husband in France. He is also seeking passports for other members of his family who have suffered mistreatment at the hands of the government.

Resident in the United Kingdom since 1994, Aouididi fled Tunisia to escape the government’s anger at articles critical of the deterioration of the human rights situation in Tunisia. In 1997, he was granted asylum in the UK. Four years after his exile in the UK, he was sentenced by the Tunisian courts, in absentia, to life imprisonment and five year’s administrative control.

Since his flight from Tunisia, the family of Aouididi have been punished for his articles. His father has been maltreated by the Tunisian police and his brother tortured and imprisoned for five and a half months. In November 1996, his sister Radhia was arrested and sentenced in 1998 to three and a half years in prison and five years of administrative control. 

In the belief of IPI, the harassment and intimidation of journalist’s families is a callous attempt to seek retribution for the alleged "wrongdoings" of the journalist. Moreover, the persecution of journalists and their families is creating a climate of hate which is actively encouraging others to come forward and vent their anger at the media.

A glaring example of the climate of hate may be seen in the case of Ben Fadhel, former editor of the Arabic edition of Le Monde. On 23 May, Fadhel was shot by two unknown assailants; he suffered wounds to his shoulder, neck and chest. During the attack, one of the assailants, in an allusion to his articles, called him a "traitor dog". The attack occurred three days after the publication of an article by Fadhel criticising the government’s treatment of Taoufik Ben Brik, the journalist who carried out a 43 day hunger strike to protest at the parlous state of press freedom in Tunisia. 

IPI regards your government’s attitude towards the media to be intolerable. No democratic society can expect to thrive without objective and informed criticism of the government processes. Furthermore, IPI reminds Your Excellency that according to article 13 (2) of the Universal Declaration of Human Rights, "everyone has the right to leave any country, including his own, and return to his own country".  

In addition, Article 19 of the aforementioned Declaration states, "every person has the right to freedom of opinion and expression; this right includes freedom to hold opinions without interference and to seek, receive, impart information and ideas through any media regardless of frontiers". IPI urges you to adhere to these principles and allow journalists to carry on with their profession free of intimidation.

Therefore, in view of the harassment of Aouididi’s family, the imprisonment of his sister and the attempted murder of the journalist, Ben Fadhel, IPI calls upon you to release the sister of Noureddine Aouididi, and give her and the other members of his family a passport. Furthermore, we ask you to do everything within your power to ensure that the perpetrators of the attempted assassination of Ben Fadhel are brought to justice immediately.

We thank you for your attention.

Johann P. Fritz
Director

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Liberté-algérie du 31 mai 2000

RAPPORT DE L'ONU SUR LES DROITS DE L'HOMME EN TUNISIE
Ben ali compte répondre

Dans son dernier numéro, la revue Jeune Afrique a publié un rapport de l'ONU
sur la situation des droits de l'homme en Tunisie. Un document accablant qui
se situe aux antipodes du discours officiel. La presse n'est pas encore
libre et hésite à critiquer le gouvernement, alors que les partis politiques
ont du mal à s'organiser librement. Le rédacteur du rapport, M. Abid
Hussein, expert indien recommande la désignation d'une commission d'enquête
indépendante pour examiner toutes les allégations dont il a rendu compte.
Pour sa part, le gouvernement tunisien ne compte pas se laisser faire. Selon
nos sources, il envisage de publier dans les prochains numéros de Jeune
Afrique une mise au point de 4 pages pour répondre à la mission de l'ONU.
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el watan 31 mai 2000

Un Tunisien disparu en Algérie

Le comité de soutien à Taoufik Ben Brik a annoncé hier, dans un communiqué,
la disparition en Algérie de l'avocat tunisien Khalfaoui Rafik.

Le communiqué indique que les amis de l'avocat se trouvant en Tunisie
redoutent que celui-ci «ne fasse l'objet de tractations entre les autorités
algériennes et tunisiennes» tout en se disant préoccupés par son sort. Le
disparu a fait ses études en Algérie mais sans pouvoir exercer son métier en
raison de sa situation d'exilé.
L'avocat a été condamné en 1992 par contumace à 11 mois de prison pour
appartenance à une association de malfaiteurs, en fait à l'OCV (Organisation
communiste révolutionnaire, non reconnue). Il a écopé de cette sentence en
même temps que Jallal Zoghlami, frère de Taoufik Ben Brik. Khalfaoui Rafik
est membre du comité de soutien du journaliste, ce! qui laisse supposer que
les deux affaires sont liées. La disparition de l'avocat remonte au 23 mai
dernier après qu'il eût envoyé un fax à l'ambassade de Tunisie à Alger pour
réclamer un passeport. Ce n'est que dimanche dernier que les membres du
comité de soutien ont été informés de cette disparition. L'avocat devait
rencontrer des amis le week-end dernier lors du congrès du FFS comme il
devait également être présent au congrès des avocats arabes. Le communiqué
indique que «les ONG humanitaires séjournant à Alger ont été prévenues de
cette disparition».

Par Ahmed Mesbah
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TUNISIE PRESSE FADHEL                        APF  May 31 15:39 

   La Ligue tunisienne des droits de l'Homme réclame l'arrestation des ag! resseurs de Riad Ben Fadhel

   TUNIS (AP) -- La Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH) a
demandé mercredi que "les enquêtes, toutes les enquêtes nécessaires"
soient menées en "toute transparence" pour "mettre la main sur les
agresseurs" du journaliste tunisien Riad Ben Fadhel et les traduire
en justice.
   Ancien rédacteur en chef de la version arabe du mensuel "Le Monde
diplomatique", M. Ben Fadhel affirme avoir fait l'objet d'un
"attentat" le 23 mai dernier près de son domicile à Carthage (15km
au nord de Tunis). Selon lui, deux personnes en voiture auraient
ouvert le feu sur lui, tiré deux à deux reprises avant de prendre la
fuite. Le journaliste a été blessé par balles mais ses jours ne sont
pas en danger.
   Dans un communiqué publié mercredi par la presse tunisienne, la
LTDH dont le président Taoufik Bouderbala et le trésorier Fadhel
Ghendamsi ont rendu visite à Riad Ben F! adhel à la clinique, qualifie
cette agression de "grave" et demande que "l'opinion publique soit informée"
du déroulement et des conclusions des enquêtes. C'est la
première réaction d'une organisation non gouvernementale depuis que
l'affaire a éclaté il y a une semaine.
   A sa sortie de la clinique dimanche dernier, M. Ben Fadhel avait
été reçu en compagnie de son frère, le Dr Slim Ben Fadhel, pendant
une heure et demie par le président tunisien Zine el Abidine Ben Ali
qui l'avait assuré que "tous les moyens sont mis en oeuvre pour
rétablir la vérité" dans cette affaire.
   Par ailleurs, Ismaïl Boulehya, secrétaire général du Mouvement
des démocrates socialistes (MDS), principal parti d'opposition, a
dans une déclaration au quotidien indépendant "Le Temps" de Tunis
souligné mercredi que cette agression constitue "une première" en
Tunisie qui est "un pays stable et doit le demeurer". AP

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!

alhayat: Aouididi; Ben Fadhel; elections municipales...

 http://alhayat.sitecopy.com/pages/05-31/31P06.pdf


 

 


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