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الإثنين, 31 تموز/يوليو 2006 13:53

7 ème année, N° 2261 du 31 juillet 2006

 

 
7 ème année, N° 2261 du 31.07.2006
 archives : www.tunisnews.net

Luiza Toscane: Adel Tebourski : retour à la case prison ?
Mustapha Tlili : 26éme jour de greve de la faim de Abderrahmane Tlili
L'éditorial de l´Audace: Lettre ouverte a l’opposition tunisienne
Dr Moncef Marzouki: Ce qui pourrait  détruire Israël
AFP: Israël condamné après le drame de Cana, nombreux appels à une trêve
AFP: Les leaders du monde musulman en colère face au "massacre" de Cana
Sami Ben Abdallah: «  Coup d’Etat » au Club Africain - « des  élections libres  seraient nuisibles» 
Réalités: Où en est la Tunisie dans l’économie du savoir ?
Mouvement des indigènes de la république : "Le Monde" offre deux pages à la propagande militaire sioniste
Prospect Magazine : Interview with Tariq Ramadan
 
 Cliquez ici pour accéder au reportage exceptionnel de l'AISPP sur la catastrophe humanitaire
des prisonniers politiques Tunisiens
   
 
Adel Tebourski : retour à la case prison ?

 

 

 

 

 

Libéré le 22 juillet de la prison de Nantes après cinq années d’incarcération pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, Adel Tebourski, de nationalité tunisienne (1), a été conduit directement au centre de rétention du Mesnil Amelot, en région parisienne, dans l’attente de son renvoi en Tunisie puisqu’il avait reçu quasi simultanément notification d’un arrêté ministériel d’expulsion (2). Lundi 24, Adel Tebourski déposait une demande d’asile, qui devait suivre un traitement prioritaire (3) puisque déposée depuis un centre de rétention. Le surlendemain, Adel Tébourski, fut informé qu’il rencontrerait les services consulaires tunisiens le vendredi suivant, alors qu’il était encore demandeur d’asile… L’issue de la procédure était-elle connue d’avance ?

 

Mercredi 26 juillet, la CIMADE et l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) déposaient un recours auprès du Comité contre la Torture des Nations Unies, lequel enjoignait dès le lendemain à la France de surseoir à l’exécution du renvoi de M. Tebourski en Tunisie  “ en raison des risques de torture et de mauvais traitements encourus par ce dernier en cas de retour dans son pays d’origine ». Le ministre de l’Intérieur décidait de passer outre et dès réception de la réponse négative à sa demande d’asile vendredi 28, Adel Tebourski était conduit au Consulat de Tunisie à Paris pour que ce dernier lui délivre un laissez-passer. Adel Tébourski eut alors la désagréable surprise de constater que les gendarmes du Mesnil-Amelot avaient transmis aux services consulaires le rejet de sa demande d’asile, en toute illégalité. Les risques de torture en cas de retour s’en trouveront accrus.

 

Adel Tebourski, sans illusion aucune sur le sort qui lui serait réservé en Tunisie, entamait le jour même une grève de la faim et de la soif.

 

On voit mal en effet comment il pourrait échapper à la torture devenue systématique dans les affaires de terrorisme, ou à l’arsenal législatif tunisien, qui dispose de trois articles punissant les activités terroristes commises à l’étranger (4). C’est en vertu de ces lois que plusieurs Tunisiens s’étant vu refuser l’asile en Europe sont aujourd’hui incarcérés en Tunisie (Tarek Belkhirat, Taoufik Selmi ou Adel Rahali, pour ne citer qu’eux, ces deux derniers ayant été atrocement torturés après leur descente d’avion). C’est toujours en vertu du code des plaidoiries et sanctions militaires qu’une cour militaire a condamné le réfugié Salem Zirda, expulsé des Etats-Unis en Tunisie, à une peine de sept ans d’emprisonnement…. Et ce sont les services du ministère de l’Intérieur tunisien qui ont systématiquement torturé, dans une période toute récente, des centaines de personnes lors de leur garde à vue dans des affaires de terrorisme. C’est dans ce cadre que Moncef Louhichi a perdu la vie à l’issue de sa garde à vue en juin 2005.

 

Samedi 29 juillet, le tribunal administratif de Paris a rejeté le second référé liberté déposé contre l'expulsion de M. TEBOURSKI contestant le choix de la Tunisie comme pays de destination. Aucune mention n'a été faite de la décision du Comité contre la torture des Nations Unies. Jeudi 4 août, ce sera le tour du référé suspension d’être examiné par ce même tribunal. Les autorités françaises attendront-elles cette échéance ? Assurance a été donnée par un conseiller du ministre de l’Intérieur aux associations qui suivent l’affaire qu’Adel Tebourski ne serait pas renvoyé avant l’examen des référés. (5) Mais après ? Dans un communiqué, l’ACAT et la CIMADE expliquent que leurs craintes ne sont pas basées sur des hypothèses : « Nous rappelons qu’en 2002, l’ACAT-France avait déjà tout fait pour sauver M. BRADA d’une expulsion, ce qui n’avait pas abouti. M. BRADA, algérien qui avait fui son pays après avoir été torturé pour refus de porter les armes, avait été, contre toute attente, expulsé, et ce, malgré la mobilisation des associations. Il a été réceptionné à l’aéroport par les services de police puis sauvagement torturé. A la suite de cette affaire, l’Etat français avait été condamné pour violation des articles 3 et 22 de la Convention contre la torture. Faudra-t-il recommencer avec M. TEBOURSKI ? “ (5)

 

 

 

Luiza Toscane

 

 

 

(1) Il avait reçu notification de sa déchéance de nationalité française la veille.

 

(2) Se reporter à « Adel Tebourski, de la prison à la rétention », www.nawaat.org et  www.tunisnews.net du 24 juillet 2006.

 

(3) L’Office Français pour la Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) rend alors sa décision dans les quatre vingt seize heures qui suivent.

 

(4) Que ce soit le code pénal, le code des plaidoiries et sanctions militaires ou la loi anti terroriste, appliquée de façon rétroactive.

 

(5) Sophie Crozet, de l’ACAT, sur Radio France Internationale, Samedi 28 juillet

 

(6) Communiqué de presse, 31 juillet 2006

 

Tunis le 31 juillet 2006

 

 

26éme JOUR DE GREVE DE LA FAIM DE ABDERRAHMANE TLILI

 

Autorisée à ce jour à lui rendre visite, la mère de Abderrahmane TLILI a constaté que son fils poursuit sa grève de la faim entamée le 6 juillet 2006 pour revendiquer son droit à des soins appropriés au diabète et autres maladies dont il est atteint depuis des années.

 

Selon sa mère, l’état de santé de Abderrahmane TLILI s’est détérioré depuis sa dernière visite du jeudi 27 juillet 2006.

 

Ce même constat très préoccupant est partagé par un médecin spécialiste, le professeur Khmais Nagati, qui a pu l’ausculter samedi 29 juillet 2006. Celui-ci a tenu à expliquer à Abderrahmane TLILI les dangers qu’il encourt à poursuivre sa grève de la faim, mais en vain. Ce dernier continue donc une grève de la faim illimitée avec pour unique revendication celle de se faire reconnaître son droit à des soins appropriés.

 

Mustapha TLILI

Tel. : 0021622027700


 L' Audace du mois d'aout est dans les kiosques parisiens voici l'éditorial

 

LETTRE OUVERTE A L’OPPOSITION TUNISIENNE

 

 

Par Slim Bagga et Khaled Ben M'Barek

 

Mesdames, messieurs, le peuple vous en veut ! Oui, il vous en veut autant que vous vous en voulez à vous-mêmes ; il vous en veut à plus d’un titre. Et d’abord, d’être à ce point incapable de trouver un terrain d’entente minimal (un « SMIC démocratique »), qui vous confère un poids que vous ne pouvez atteindre autrement. Il vous en veut ensuite, et par conséquent, pour l’image d’unique possible pour la Tunisie que votre comportement grégaire confère au général Ben ali. Votre peuple vous en veut parce que vous êtes son seul espoir et son unique déboire. Combien de fois vous avez donné l’impression de fouler aux pieds ses plus ardentes aspirations en vous agrippant les uns au cou des autres à chaque fois qu’il vous a été donné de vous retrouver. Cela a été la règle depuis le milieu des années 1990 et les meetings unitaires du CRLDHT jusqu’au puissant mouvement du 18-Octobre, en passant par l’occasion en or d’Aix-en-Provence.

 

A chacun de ces rendez-vous manqués, vous aviez rétabli un contact, brisé un tabou, abattu un mur, jeté un pont entre vous, avant de vous effaroucher, de ruer les uns contre les autres et de tout ramener à la case départ ; comme si la force nouvellement acquise vous effrayait plus qu’elle n’inquiétait votre ennemi.

De fait, ce dernier se comporte comme seul joueur sur le terrain. Pensez donc : il nomme Ganzoui ambassadeur en Allemagne, Habib Ammar président du Comité d’organisation des Jeux méditerranéens, puis du SMSI… Regardez-y de près, vous verrez que ces actes de défiance à votre égard et à l’endroit de vos soutiens extérieurs vont de pair avec les succès que vous réalisez : en 1995, les visites de Ben Ali à Genève et à Paris ; au début des années 2000, les scandales mondiaux de Habib Ammar et Abdallah Kallel, et jusqu’au stade ultime d’un président suisse – pourtant invité d’honneur - censuré en direct, en passant par les désormais innombrables résolutions du Parlement européen sur le cas tunisien.

La dernière en date, votée le 16 juin dernier, a donné lieu pour la première fois à une forme de contestation implicite, mais indéniable, de l’article 2 de l’Accord d’association entre l’Union européenne et la Tunisie. Cette clause relative au respect des droits de l’homme est, en effet, la première référence du PE dans ses textes sur la Tunisie. Tunis voudrait donc simplement la supprimer…

Mais il n’y a pas que cela. Le gouvernement de Ben Ali remet en cause dans la pratique ses engagements internationaux. Le Comité contre la torture et le Comité des droits de l’homme attendent depuis longtemps les rapports en retard parfois depuis une décennie, de façon qu’il ne sera plus possible de les soumettre.

 

Face à une telle situation, comment l’opposition[1] tunisienne peut-elle se dire étonnée de ce qu’aucune voix audible ne s’élève pour contrer l’impérialisme dévastateur et dévorant d’un général sénilissant, mais toujours aussi nuisible.

Pour cela aussi, chers compatriotes, le peuple vous en veut, car là également vous cherchez à évacuer votre responsabilité. Chacun dans son coin, vous le savez bien, vous ne valez pas grand-chose. Unis, au moins en majorité - vous en avez eu plusieurs fois la preuve - vous pouvez peser sur la situation politique, voire faire vaciller le pouvoir. Gageons encore une fois que cet été, lourd et interminable, verra l’aboutissement des conciliabules nécessaires à une rencontre de l’opposition - la vraie - au grand complet. D’autant que ses rangs seront renforcés par la nouvelle ATFD issue du 7ème congrès tenu le 11 juin. Désormais présidée par l’infatigable Khedija Chérif, cette association promet de re-prendre la place qui lui revient dans une société civile tout entière orientée vers la reconquête des libertés.

 

Mesdames, Messieurs, le peuple tunisien n’a rien fait pour mériter les désillusions, les manquements et les promesses non tenues que vous lui faites depuis qu’il espère en vous.

A quand donc votre sursaut salutaire ?

Avant ou après 2009, c’est-à-dire demain ou jamais ??


 

[1]  Ce vocable englobe toutes les structures, socioprofessionnelles et associatives, ainsi que les personnalités qui se veulent indépendantes du pouvoir et qui sont soucieuses du bien public tunisien actuel et à venir. Il est donc à la fois illusoire et inutile de s’amuser à citer des noms. En revanche, au moment où un processus se mettra en marche, nous n’hésiterons pas à dénoncer tout acte parasite ou hostile, d’où qu’il vienne et qui tenterait de l’entraver.

 
(Source: L´Audace  numéro 137- 138  aout 2006)
 

 

Ce qui pourrait  détruire Israël

 

Moncef Marzouki*

 

La guerre que livre actuellement  l’Etat hébreu aux palestiniens et aux libanais est jugée par beaucoup d’observateurs, y compris les plus favorables à la cause  sioniste, comme étant totalement disproportionnée. C’est le moins qu’on puisse dire au regard de véritables crimes de guerre , d’ailleurs ainsi qualifiés par ‘’Human Rights Watch’’.

 Ils répètent, qu’au regard de ses  causes, à savoir le kidnapping de trois soldats, l’usage  que fait Israël de  la force  est excessif. Des centaines  de civils arabes tués et des milliers de   blessés, un acharnement sur les infrastructures nécessaires à la vie de millions de gens …. Tout se passe comme si la vie de tant d’Arabes ne pèse rien face à celle de trois Israéliens.

Le problème c’est que cette attitude faite d’arrogance, de mépris et d’extrême brutalité n’est pas nouvelle. C’est même la seule image qui s’impose à l’esprit de tous les Arabes  quand le mot honni d’Israël est prononcé. Et pour cause, Ils n’ont connu depuis plus d’un demi siècle qu’usage extrême de la force, sur- représailles, extrême dureté  et absence totale de sens de la négociation et du dialogue. Cela s’explique certainement par le traumatisme de la Shoah, mais cela n’excuse en rien le transfert.

Brutalité et mépris , voilà  le seul mode  de fonctionnement que l’Etat d’Israël est capable d’entretenir avec la région où il veut en plus se faire accepter.

l’odieuse propagande de 1967 faisait rimer lâche et Arabe  . la même propagande stupide  fait rimer  aujourd’hui arabe et terroriste. Mais nul ne songe à se poser la question : qu’est ce qui pousse des gens à aller se faire exploser.

Ah si , il y a ce grand esprit qu’est Georges Bush qui s’est posé une fois la question et qui y a répondu ( authentique) parce qu’ils n’aiment pas la liberté.  

Rien n’est peut –être plus profondément ancré dans la mentalité israélienne que la croyance mille fois répétée que les Arabes  ne comprennent que la force.

C’est cette fausse évidence qui a nourri les attitudes et les comportements de tous les    gouvernements israéliens décidés à  imposer à leurs voisins  des droits’’ d’un peuple sans terre sur  une terre sans peuple’’

Le problème, c’est que cette assertion est absolument stupide, car, primo  les Arabes comprennent autre chose que la force ; secundo parce que  la force même excessive loin de les plier renforce en cette vieille et orgueilleuse nation  sa  détermination   à résister.

 Les dirigeants israéliens ne comprennent pas que la poigne de fer  qui ne détruit pas l’ennemi une fois pour toutes,  le renforce par  des mécanismes dont l’histoire des hommes et de la nature donne d’innombrables exemples.

Or ni les Palestiniens, encore moins les trois cent millions d’Arabes, ne sont  passibles de destruction pure et simples comme le furent les Amérindiens ou les Tasmaniens.

On me permettra ici une comparaison de médecin et peu importe que les malins en rient en suggérant que  c’est moi qui compare les miens  aux bactéries.

En fait je suis frappé  depuis longtemps par le fait que la machine militaire israélienne joue au proche orient, sans le savoir,  le rôle que joue une molécule  d’antibiotiques sur  une colonie bactérienne.

Plus l’antibiotique est puissant plus il détruit de  germes … plus ils sélectionnent les formes  résistantes, qui ont vite fait de reconstruire de  nouvelles populations. Il faut tout de suite recommencer et faire usage d’une ‘’force’’ plus grande. Le même mécanisme recommence à jouer et c’est de nouvelles bactéries encore plus résistantes qui vont germer. Tout cela jusque à ce que s’épuise la technique même d’opposer un antibiotique à un être vivant capable de s’adapter à tout.

Depuis plus d’un demi siècle la machine militaire israélienne, poursuit dans un incroyable aveuglement  la sélection  des forces capables un jour de la neutraliser et de la détruire.

Le Hezbollah n’est qu’une étape d’un implacable processus de sélection naturelle, où l’on est passé des Bédouins de 48 mal armés et mal préparés, aux combattants palestiniens de Karameh , aux fantassins égyptiens de 73 surprenant les invincibles guerriers.

 Après le Hezbollah et quelque soit l’issue de la bataille en cours ,  la réponse arabe se fera encore plus adaptée , plus incisive et plus ‘’ efficace’’.

Ici seul le facteur temps joue , et il joue pour les Arabes .

Se trouvera-t-il parmi les Juifs éclairés et les vrais amis de ce peuple malheureux et dispensateur de tant de malheurs , des  sages pouvant  ramener les dirigeants israéliens à une approche moins pathologique de la politique  , et ce faisant éviter à la région et au monde d’irrémédiables catastrophes.

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(Source: L´Audace  numéro 137- 138  aout 2006)

 
Israël condamné après le drame de Cana, nombreux appels à une trêve
 
AFP- 31 juillet 2006 - 05:42
 Israël a été généralement condamné après la mort dimanche d'au moins 52 civils dont 30 enfants, dans le bombardement du village de Cana, dans le sud du Liban, qui a entraîné l'annulation d'une visite de Condoleezza Rice à Beyrouth et une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu.
Les appels se sont multipliés en faveur d'une cessation des hostilités qui ont fait 750 morts au Liban depuis le 12 juillet selon Beyrouth.
Le Haut représentant pour la politique étrangère de l'UE, Javier Solana, a exprimé sa "consternation", soulignant que "rien ne peut justifier" de telles pertes civiles.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a dénoncé une "agression barbare" et l'Organisation de la conférence islamique un "crime de guerre".
Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a demandé aux 15 membres du Conseil de sécurité réunis d'urgence à New York de "condamner cet acte dans les termes les plus fermes", estimant qu'Israël exerçait son droit à l'autodéfense à "une échelle inacceptable". Il a "supplié" les Etats membres de surmonter leurs divergences pour mettre fin au conflit.
Le bombardement de Cana a contraint Washington, principal allié d'Israël, à admettre la nécessité d'une cessation rapide des hostilités. "Je pense que ce qu'il est temps de faire, c'est de parvenir à un cessez-le-feu", a déclaré, en visite à Jérusalem, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, se disant "profondément attristée".
Un porte-parole de la Maison Blanche, Blaine Rethmeier, a cependant souligné que la position des Etats-Unis n'avait pas changé et s'est borné à observer que Washington "continue de demander à Israël de faire preuve de retenue".
Israël a exprimé ses "regrets", ordonné une enquête et a promis de permettre l'acheminement d'une aide humanitaire à Cana, mais a fait montre d'une détermination inchangée.
"En dépit de cet incident pénible, je ne demanderai pas aux forces de défense de stopper le feu ou de modifier leurs opérations. Nous continuerons à agir sans hésitation contre le Hezbollah. Nous ne cesserons pas cette opération", a averti le Premier ministre israélien, Ehud Olmert.
Des responsables militaires israéliens ont en outre émis des doutes sur l'origine de l'explosion qui a causé la mort des civils à Cana.
Le carnage a entraîné l'annulation d'une visite au Liban de Mme Rice, qui devait rentrer lundi à Washington.
"Il n'y a pas de place pour des discussions en cette triste journée", a déclaré le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, exigeant "un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel avant toute chose" et accusant Israël de "terrorisme d'Etat" et de "crimes contre l'Humanité".
La France, dont le président, Jacques Chirac, a condamné une "action injustifiable", a indiqué avoir diffusé au Conseil de sécurité un projet de résolution demandant la cessation immédiate des hostilités et détaillant les modalités d'une force internationale.
Les Etats-Unis et leur allié britannique ont pour leur part souligné rechercher un "cessez-le-feu durable".
Washington "voudrait éviter une répétition de cette situation où l'on se contente de mettre un sparadrap sur quelque chose", car "des jours, des semaines ou quelques mois plus tard la violence recommence", a déclaré le secrétaire d'Etat adjoint Nicholas Burns, plaidant pour la constitution d'une force de paix capable de neutraliser le Hezbollah.
La situation est "absolument tragique", a déclaré le Premier ministre britannique Tony Blair, "mais nous devons nous assurer que (...) les négociations que nous conduisons vont mener à une réelle cessation des hostilités d'une manière qui assure qu'elles ne se reproduisent pas".
A Beyrouth, où des milliers de personnes ont manifesté pour dénoncer le massacre de Cana, le siège local de l'ONU a été saccagé.
Le Hezbollah a promis que "cet horrible massacre, comme d'autres, ne restera pas impuni", promettant "des réactions contre le monde, muet et complice, qui doit assumer ses responsabilités".
A Gaza, le Hamas a déclaré que "toutes les options étaient ouvertes pour les résistances palestiniennes et libanaises" après Cana.
La branche militaire du mouvement palestinien Jihad islamique a promis des "attentats suicides" contre Israël, et les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, groupe armé issu du Fatah, ont annoncé considérer désormais comme cible "les Etats-Unis et certains pays occidentaux".
Le président palestinien Mahmoud Abbas a accusé Israël d'avoir perpétré un "crime" et a appelé l'Onu à instaurer un cessez-le-feu immédiat.
La Chine a "fermement condamné", et a demandé un "cessez-le-feu immédiat".
La Finlande, qui préside l'UE, s'est dite "choquée" et a appelé à "une cessation immédiate des hostilités".
Madrid a exprimé "sa plus profonde consternation" et appelé à un cessez-le-feu, tout comme Berlin.
L'Italie est "profondément troublée", a déclaré le chef du gouvernement italien Romano Prodi.
Le Premier ministre irlandais Berthie Ahern s'est dit "choqué et consterné", et le ministre suédois des Affaires étrangères, Jan Eliasson, a estimé qu'il était "temps de mettre un terme à cette folie".
La Suisse a appelé à un cessez-le-feu et la Grèce s'est dite "atterrée" par cette "tuerie massive".
L'Egypte a condamné une "attaque irresponsable" et exigé un "effort international (...) pour arrêter les attaques militaires immédiatement". Le roi Abdallah II de Jordanie a dénoncé "l'agression criminelle" d'Israël et les Emirat arabes unis un "horrible massacre".
Des protestations auxquelles se sont joints le Brésil, l'Inde, le Pakistan, l'Afghanistan, le Maroc, l'Algérie et la Tunisie, qui a décrété un deuil national de trois jours.
La Turquie a condamné un usage "disproportionné et aveugle" de la force au Liban, et l'Arabie saoudite a dénoncé une "action sauvage".
Le président syrien Bachar al-Assad a dénoncé un "horrible carnage" relevant d'un "terrorisme d'Etat".
Le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottakia déclaré que son pays qu'il tenait pour "responsables" les Etats-Unis "et les pays qui soutiennent le régime sioniste".
Au Venezuela, le vice-président José Vicente Rangel, a déclaré au nom du gouvernement vénézuélien que "l'assassinat de dizaines d'enfants et de femmes n'a aucune justification".
Il a réclamé "la cessation immédiate de l'action de l'Etat d'Israël contre des peuples désarmés", contre "les habitants de Gaza et du Liban", et dénoncé "l'abus du recours aux moyens militaires disproportionnés".
De son côté, le Mexique a condamné "dans les termes les plus énergiques" le bombardement de Cana, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le gouvernement mexicain soutient "résolument" l'appel du secrétaire général de l'Onu Kofi Annan à "une cessation immédiate des hostilités", ajoute le communiqué.

 
 
Les leaders du monde musulman en colère face au "massacre" de Cana
 

 AFP | 31.07.06 | 12h55

Le bombardement israélien sur le village libanais de Cana, qui a causé la mort de plus de 50 personnes, a suscité une vague de protestations chez les dirigeants arabes et les leaders religieux musulmans.
Dans un communiqué publié dimanche, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a fermement condamné "l'agression barbare contre la ville de Cana", demandant "l'ouverture d'une enquête internationale sur cette tuerie".
Au moins 52 civils, dont 30 enfants, ont été tués dimanche au Liban sud dans le bombardement nocturne du village de Cana, la frappe la plus meurtrière depuis le début de l'offensive de l'Etat hébreu au Liban.
L'Organisation de la conférence islamique (OCI) a déclaré que "le dernier massacre israélien est un crime de guerre et montre qu'Israël fait fi (...) de la 4e convention de Genève sur la protection des civils en temps de guerre".
Le président égyptien Hosni Moubarak, dont le pays participe aux efforts diplomatiques pour mettre fin à la crise, a qualifié le bombardement israélien d'acte "irresponsable" et a réitéré ses appels pour un cessez-le feu immédiat.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit a convoqué l'ambassadeur israélien au Caire afin de lui faire part de "la colère de l'Egypte".
Selon le gouvernement libanais, 750 personnes, principalement des civils, ont été tuées au Liban depuis le début du conflit le 12 juillet et plus de 2.000 ont été blessées.
L'Arabie Saoudite, également médiateur régional, a dénoncé "cette action sauvage" selon les termes d'un porte-parole officiel saoudien, rapportés par l'agence officielle Spa.
Il a appelé à "un cessez-le-feu immédiat" au Liban, tout en avertissant que "l'agression israélienne" risquait d'"élargir le cercle de violence et rendre la situation incontrôlable".
La Jordanie a également fermement condamné "l'agression criminelle", selon les termes du roi Abdallah II de Jordanie, qui a affirmé qu'il s'agissait d'"une violation flagrante des lois internationales".
Les régimes arabes les plus modérés avaient jusqu'à présent critiqué l'offensive israélienne, mais avaient également fait porter la responsabilité de la crise sur le Hezbollah libanais, qui a enlevé deux soldats israéliens le 12 juillet.
La Tunisie a décrété un deuil national de trois jours alors que le roi du Maroc Mohammed VI a condamné "les agressions d'Israël" au Liban et dans les territoires palestiniens, dans un discours radio-télévisé à l'occasion du 7ème anniversaire de son intronisation.
Le gouvernement bahreïni a dénoncé "l'épouvantable massacre" perpétré par Israël à Cana, selon un communiqué officiel.
Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abderrahmane Al-Attiyah, a également condamné le bombardement de Cana et appelé les Etats-Unis à "entreprendre des mesures pratiques et rapides pour arrêter l'effusion du sang au Liban".
L'Iran a demandé pour sa part à l'Onu de "traduire en justice" les dirigeants israéliens pour "crimes contre l'humanité" après ce bombardement meurtrier, selon les termes chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki.
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas a également condamné le bombardement, annonçant avoir convenu avec le gouvernement libanais qu'il ne pourrait plus y avoir de négociations en l'absence d'un cessez-le-feu au Liban et dans la bande de Gaza.
"On ne peut plus avoir de négociations alors que de tels crimes sont perpétrés. Il faut qu'il y ait un cessez-le-feu, après quoi il y aurait un accord sur un processus de négociations", a déclaré à l'AFP. M. Abbas, en visite en Arabie saoudite.
Israël a également lancé une offensive meurtrière contre Gaza après la capture par des groupes palestiniens d'un soldat israélien le 25 juin.
Les Emirats Arabes unis se sont également joints au concert des protestations.
Israël "utilise ses armes de destruction pour tuer sans distinction et sans tenir compte des conventions internationales qui protègent les civils", a déclaré le ministre émirati des Affaires étrangères Abdallah ben Zayed al-Nahyane.
Le Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi a pour sa part qualifié l'attaque d'"horrible massacre terroriste".
Le Premier ministre pakistanais Chawkat Aziz a pour sa part qualifié le bombardement d'"agression injustifiée". A l'appel de partis islamistes, une manifestation a eu lieu à Karachi à cette occasion.
En Egypte, la puissante confrérie des Frères musulmans a condamné le "carnage" de Cana. Son leader, Mohamed Mehdi Akef, a affirmé que cette attaque était la preuve de la "haine que porte Israël et de l'administration américaine qui la soutient, pour les Arabes et les musulmans.

 

 
«  Coup d’Etat » au Club Africain :
 « des  élections libres  seraient nuisibles»
 

Le lundi 26 Juillet 2006, M. Kemel Idir a été reconduit dans ses fonctions de président du Club Africain, grand Club de la capitale, au terme d’une Assemblée Générale « élective » qui n’a pas connu d’élections. Et pour cause ! 3 jours avant, les journaux de la place avaient annoncé qu’il avait été « désigné officiellement » comme président du Club Africain. Si les Autorités et les cinq ou six grands supporters du Club ont choisi leur candidat et l’ont imposé, mettant la majorité des Supporters devant le fait accompli, ces derniers ne cachent plus leur amertume et leurs critiques se font de plus en plus virulentes. Ils veulent choisir leur président suite à des élections libres. C’est une première en Tunisie pour  des supporters d’un Club sportif.

Par Sami BEN ABDALLAH

Au Club Africain, le « système » de choisir le président du Club est celui qui prévaut dans tous les autres Clubs sportifs. Les autorités et  cinq ou six grands supporters qui forment souvent le comité des sages s’accordent sur un Candidat.  Un système qui a longtemps prévalu dans le Club.  Et ce n’étaient pas les prétextes qui manquaient. On disait que cela se justifiait par le fait que ces grands Supporters étaient les principaux pourvoyeurs de fonds pour le Club et qu’en cette qualité, ils avaient le droit de  décider de l’avenir du Club.

Les supporters ne croient plus les mensonges…

Mais au Club Africain, ces arguments-prétextes se sont écroulés comme un château de cartes. Plus de dix ans sans gagner un  Championnat ou une Coupe ont fini par convaincre les supporters de l’urgence de choisir un Candidat avec un projet. Les dettes  qui ne finissent pas en dépit du Budget modeste du Club (presque la moitié des autres grands Clubs Sportifs) ont ouvert les yeux aux supporters quant au manque de crédibilité de cet argument : « la survie du Club dépendrait de l’apport des grands supporters ». Et pour cause, l’examen du rapport financier officiel publié  confirme la démagogie de cet argument : les grands supporters contribuent à hauteur de 8% au budget du Club, les fonds qu’ils avancent sont souvent déduits de leurs déclarations d’impôts quand les petits supporters y contribuent à hauteur de 23% ! Paradoxe du système : les petits Supporters contribuent au budget plus que les grands supporters, la Présidence de la République et le ministère du sport réunis (19% selon les chiffres officiels).  Néanmoins,  en dépit du fait qu’ils sont les principaux actionnaires du Club,   on leur interdit de choisir leur président.

 A ces arguments techniques s’ajoutent la détermination et l’audace de la majorité des Supporters qui ne demandent qu’une chose : organiser des élections libres et choisir leur président. Il est vrai que M. Kemel Idir avait  provoqué leur colère en les méprisant. Dans une interview accordée au magazine Univers Sport, il avait rejeté le principe des élections au profit de celui de  la nomination par les autorités et les grands Supporters. Et quand un journaliste lui pose une question sur les raisons de la mise à l’écart d’un autre candidat, le président du Club  sombre dans des justifications contradictoires. Ainsi il a soutenu comme l’a rapporté le journaliste Iskandir Hadded de La Presse que  « les candidatures au poste de président devaient être déposées par les postulants six mois avant la tenue de l’assemblée générale, ce qui n’a pas été fait par les éventuels candidats » contredisant ainsi un Communiqué officiel du Club qu’il avait signé lui même, publié dans les journaux tunisiens quelques jours auparavant  et qui précisait : « Le délai de dépôt de candidatures pour les postes de président et de vice-président pour la saison 2006/2007 est prorogé au 15 juillet 2006 ».

 « Des  élections  seraient nuisibles » !  Réponse des Supporters : « [Ils] nous prennent pour des cons » !

On ne saura donc pas qui a menti : était-ce M. Kemel Idir le président du Club ou le Communiqué officiel que le même M. kemel Idir a signé ! Mais une chose est sûre, cette mascarade est à l’origine de la révolte des supporters.

 L’un d’eux rappelle le cas du Club  Espagnol de Barcelone comme pour mesurer la différence entre ce dernier et le Club Africain. Il  écrit : « Aujourd'hui j'ai regardé quelque chose à la télévision et là,  j'ai vraiment détesté encore et encore Monsieur Kemel Idir:  Laporta,  le président du FC; Barcelone (Club espagnol) a démissionné malgré que tout le monde (supporter et joueurs) veuille de lui comme président, mais pourquoi? Parce qu'il faut faire des élections, alors il a démissionné et après il va présenter sa candidature pour la présidence de ce club et il y aura des élections le mois prochain et là il sera de nouveau président, mais élu par les supporter. Vive la démocratie ! Les élections du FC Barcelone vont être préparées dans un mois alors que M. Kemel Idir a déclaré que les élections au Club Africain nécessitaient beaucoup de temps ! Le président du F.C. Barcelone renouvelle sa candidature et organise des élections en  moins d'un mois alors que M. Kemel Idir  a déclaré  que les candidats pour la présidence du Club Africain devaient présenter leurs candidatures  6 mois à  l’avance. »

Une opinion que partagent plusieurs des supporters qui se sont exprimés sur les forums sportifs. Un premier écrit « On peut dire que le système n'est pas juste, on peut dire que le système actuel ne permet pas d'élire le bon président ou le président voulu par le public mais de là à nous faire imposer un candidat par [des grands supporters] ça ne fait que [diminuer] le Club Africain ».

 Un deuxième souligne  « C'est tout a fait clair là, et pas besoin d'en dire plus, c'est du foutage de gueule ni plus ni moins. (..)je crains vraiment le pire pour notre club pendant les deux prochaines saisons »

Un troisième écrit « Comme tu le sais déjà le président du Club Africain M. Kemel Idir  a pris les commandes du Club suite a une décision politique (réunion des [grands Supporters]  chez le gouverneur de Tunis. (…) ce genre de décision ne s’annule qu’avec une autre décision du même genre et pas démocratiquement suite a des élections ».

Et quand un  participant  rappelle que « la désignation des présidents des Clubs est la règle dans tous les Clubs en Tunisie », un autre supporter s’insurge et écrit « on a été toujours les précurseurs donc ca ne nous serait pas étranger, on n’est pas obligé de suivre le troupeau,(..) il ne faut jamais faire peur aux gens en disant que plusieurs candidats nuirait à la marche du club ou encore à son futur, on a déjà compté sur les choix des [grands supporters] pendant toute notre histoire, les dernières années ont montré que leur vision n'est plus bénéfique pour le club, et pour cause, la situation dans laquelle on baigne. Essayons au moins de prendre notre destin entre nos mains et de laisser la voie ouverte à tous ceux qui sont motivés pour servir le Club. Le nom de notre président devrait sortir des urnes. Et puis même si ce n'est pas pour cette fois, on doit œuvrer pour que ça soit une tradition dans le club et pour changer les mentalités. Jusqu’à quand on restera à la traîne, regardez les clubs égyptiens pour ne pas parler des clubs européens ».

Il ajoute « d'autres part, tant que le président est désigné d'en haut ou d'en bas ou par les côtés, peu importe pourquoi tout ce cinéma, pourquoi ouvrir la voie aux candidatures ? Pourquoi commercialiser les cartes d’adhérents, y en a marre de nous prendre pour des aliénés ».

 Une quatrième supporter écrit « des candidats, il y en a eu tant au niveau de la présidence qu'au niveau de la vice-présidence. On leur a refusé ce DROIT, pourtant ils avaient un programme, moi je le confirme dès lors où j'ai tout suivi à travers la presse et non pas ce que rapportent les pseudo-journalistes mais les candidats eux mêmes. Donc ne nous cachons pas derrière un voile. Quant aux outils,(…) nous les avons, ce sont les actions : Encore une fois parler et protester sur les forums ou à travers les journaux n'est que "'discours" qui s'oubliera. Aujourd'hui notre Légendaire  Club Africain  a besoin de recouvrer  son image (..). Et seul le mal est là pour guérir le mal. Sommes nous capables de souffrir pour notre Club . Moi je suis prête»

Un cinquième souligne « notre soutien au club sera inconditionnel quelque soit le président, mais de là à accepter qu'on nous prenne pour des dupes, ça fait trop, je ne vois pas pourquoi au cas ou plusieurs candidats existent, ne pas organiser des élections, [à la limite] disons 50% des voix on les laisse aux sages et les 50% restantes seront celles des adhérents »

Et un sixième qui critique l’attitude des grands supporters. Il écrit «  Ce classement entre  [Grands supporters]  et «[ petits supporters] devrait être rayé de notre vocabulaire , il n'y a jamais eu de [grands Supporters] et il n y en aura jamais , ces gens là, en majorité des nouveau riches , n'ont rien à voir avec le foot . Des gens qui ont pris le Club africain  en otage et qui ne donnent aucune importance aux supporters ne devraient pas être assimilé a des [grands supporters]. Je ne vois pas où sont nos [ Grands supporters]pendant ces dix dernières années des années noires dans l'histoire du club , des années ou les couleurs rouges et blanches ont été humiliées et ternies par des gens qui n'ont aucune relation avec le foot , des gens qui sont au-devant de la scène juste pour se faire un nom et pour relancer leurs affaires .
Je reste consterné et triste devant la réaction de ces gens-là qui se présentent comme les protecteurs de cette emblème qu'est le CA et qui en fait n’en sont que des destructeurs »..

Traîtres au Club Africain, traîtres à la patrie !

Conscient de ne disposer d’aucune légitimité, M. Kemel Idir avait compté dans un premier temps sur le soutien du site officiel du Club (www.clubafricain.net).  Sur le forum de discussion, les administrateurs (aucun d’eux n’avait le courage de se  présenter publiquement, tous voulaient rester anonymes) avaient essayé de modérer les réactions des supporters dans un premier temps avant de  censurer toutes les critiques et de bannir les participants. Et de publier un Communiqué dans lequel ils s’expliquent : « Nous nous sommes toujours efforcés de faire de notre forum ce qu'il est, la 1ère source d'information concernant notre CA, et un lieu de libre _expression dans le cadre du respect des règles de civisme les plus basiques …(…)…Nous sommes supporters inconditionnels d'un club qui s'est vu refuser sa licence parce qu’il portait le rouge et blanc (notre fierté), nos couleurs nationales, et parce que son président fondateur était un tunisien et non un colon. (..)Alors, si être patriote est synonyme de lèche-culs chez certains, alors non seulement nous le sommes, mais encore fiers de l'être. ..(..)… [notre] seule loyauté est acquise pour le Club Africain et qu'on n'acceptera jamais que des haineux viennent sur ses travées déverser leurs ordures sur notre patrie qu'est la Tunisie ».

Jouer sur la fibre du patriotisme et une énième campagne de dénigrement contre le Club Africain, contre M. Kemel Idir  ou contre la Tunisie ! pour faire taire toutes les critiques. Cela n’a convaincu aucun des supporters qui ont déserté le site officiel pour s’exprimer massivement sur le site indépendant lancé par des jeunes Supporters bénévoles www.forza-ca.com. Le staff de ce dernier avait pris l’engagement, à la grande joie des Supporters, de les  laisser  s’exprimer en toute liberté et de ne censurer aucune des participations.

M. Kemel Idir, c’est une question d’honneur !

Un choix audacieux qui s’est avéré juste au vu de la suite des événements. Aux dernières nouvelles, le président du Club M. Kemel Idir a décidé de venir répondre aux questions des internautes sur ce site. Que va-t-il dire à la majorité des Supporters qui presque d’une seule voix réclament « des élections libres ». « S’il les gagne, nous l’applaudiront » souligne un Supporter avant d’ajouter, « mais gagner des vraies élections, pas une mascarade ! ». 

« Aura-t-il le courage de le faire ? Aura-t-il le courage de démissionner et d’organiser des « élections libres » » s’interroge un dernier Supporter qui rappelle  à l’actuel président du Club Africain, M. Kemel Idir, que « c’est une question de crédibilité …et surtout d’honneur! ».


Sami BEN ABDALLAH
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Où en est la Tunisie dans l’économie du savoir ?
 

La Tunisie s’est engagée depuis des années dans une stratégie volontariste de développement pour drainer des IDE : promouvoir notre site, investir dans les ressources humaines, former et encadrer des compétences et surtout démontrer une importance majeure accordée au “ savoir ” en tant que facteur indispensable de croissance économique. Ce dernier point a fait l’objet d’un rapport annuel sur l’économie du savoir édité par l’Institut d’Economie Quantitative (IEQ), sous la tutelle du Ministère de Développement et de la Coopération Internationale.

Présenté lors des travaux de la 8ème édition du Forum de Carthage sur l’Investissement, le rapport 2005 se place dans la continuité du rapport réalisé en 2004. Il s’agit d’une analyse développée pour entreprendre l’évaluation de la progression du concept de l’économie du savoir en Tunisie en comparaison avec d’autres économies.

Evaluation de l’économie du savoir

L’expression “ économie du savoir” ou “économie de la connaissance” désigne “ une économie caractérisée par une accélération du rythme de l’innovation, par une utilisation sans cesse accrue de connaissances et compétences et par une croissance massive de leur diffusion grâce aux TIC ”.

En se basant sur la définition retenue dans le rapport 2004, qui identifie ce concept en le reliant à quatre domaines, à savoir les ressources humaines, les TIC, la R&D et les systèmes d’innovation et d’organisation, l’approche consiste à synthétiser ces domaines dans un seul indicateur, censé mesurer le degré de pénétration de l’économie du savoir au niveau sectoriel et aussi à l’échelle de l’entreprise.

Le rapport a montré qu ‘en s’appuyant sur les données disponibles, un indicateur de l’économie du savoir a été développé. Il regroupe trois facteurs, le capital humain, la R&D et les Nouvelles Technologies.

Les résultats obtenus à partir du calcul de l’indice et le regroupement des activités ont permis d’établir une typologie de l’économie du savoir, propre à l’économie tunisienne. L’une des principales conclusions que l’on peut tirer à partir de ces résultats est que les industries manufacturières apparaissent parmi les activités à niveau de savoir faible, à l’exception de l’industrie pharmaceutique ( niveau élevé).

Il ressort de même que les activités de niveau de savoir élevé sont constituées principalement par les services (postes, électricité, télécoms), les services financiers et informatiques, le transport maritime et les services de R&D. L’industrie du ciment, la branche des équipements mécaniques , l’édition et la reproduction d’enregistrements sont classées parmi les activités à niveau de savoir moyen.

Il est à noter aussi que cette typologie, bien que sujette à amélioration, a servi de base à l’analyse de la contribution de l’économie du savoir à la croissance économique, à la création d’emplois et surtout à la compétitivité.

Une avancée vers l’économie du savoir

Le rapport 2005 a montré que la pénétration de l’économie du savoir en Tunisie a été perçue à partir de deux axes. Le premier réside dans le suivi de l’évolution d’indicateurs dits “de savoir” et de positionner la Tunisie par rapport à d’autres pays, alors que le second permet ,sur la base de la typologie mentionnée, d’analyser la contribution des secteurs à niveau de savoir élevé à la Valeur Ajoutée et à la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF).

Si on s’appuie sur les données de comparaison internationale pour la formation, l’éducation, l’Enseignement supérieur, les TIC ... en termes d’investissement et de résultats, on se rend compte que la Tunisie est très bien placée au niveau de ces fonctions de base de production du savoir.

Par ailleurs, l’analyse de la dynamique du système productif en matière d’économie de savoir à travers la décomposition de la valeur ajoutée selon le niveau de savoir a permis de faire des constats.

En effet, bien que la contribution des secteurs à niveau de savoir élevé soit la plus faible en comparaison avec le poids des autres groupes, il y a lieu de signaler qu’en termes dynamiques, la contribution de ces secteurs a augmenté durant la période 1997-2004 aux dépens des contributions des autres groupes. De même cette dynamique des secteurs à niveau de savoir élevé se confirme si l’on se réfère à la structure de la FBCF par groupe de niveau de savoir. Leur contribution à l’investissement est en fait relativement élevée.

Ces constats ont permis de tirer comme conclusion que les secteurs à économie du savoir contribuent davantage à la dynamique de la croissance de l’économie tunisienne. C’est ainsi, dans la phase de mise à niveau en termes d’économie de savoir, que le système de production a progressé. Cependant, des efforts consistants sont encore à fournir par des entreprises tunisiennes en matière d’innovation et d’investissements dans le savoir.

Tendances vers l’appropriation du savoir

Le processus de l’appropriation du savoir est une impulsion relativement complexe. Faisant l’objet de diverses recherches, ce concept dépend de plusieurs agents interdépendants, dont notamment le stade de développement du pays, les caractéristiques productives et structurelles des secteurs, la dynamique de la pénétration sectorielle de l’économie du savoir et enfin la nature et le ciblage des incitations.

Avec une économie semi- industrialisée, la Tunisie tente de s’orienter progressivement vers les services .Dans cette phase transitoire , l’appropriation du savoir jouera un rôle très important dans la mesure où la recherche et développement et les actifs intangibles occuperont une place centrale dans la stratégie de l’entreprise.

Selon le rapport 2005, l’analyse de la progression du degré d’appropriation du savoir par les agents économiques permettront d’établir un éclairage sur l’aptitude de notre économie “ de passer de l’étape actuelle, caractérisée par un stade avancé de mise à niveau en matière d ‘économie du savoir, vers l’étape d’émergence à laquelle cette économie devrait progresser dans la période à venir ”.

En s’appuyant sur l’indice de l’économie du savoir présenté dans le rapport 2005, les recherches menées au sein de l’IEQ ont montré que bien que la plupart des entreprises tunisiennes se donnent les moyens pour renforcer davantage leurs capacités et leurs compétences humaines à maîtriser les nouvelles technologies, elles n’ont pas encore développé de capacité d’innovation et de création. “ Le poids associé à la composante R& D est très faible, soit 13%, par rapport aux poids associés aux composantes capital humain, (soit 44%) et utilisation des NTIC (43%) ”

Par ailleurs, il ressort de l’évolution des rangs des différents secteurs entre 1997 et 2002, selon toujours l’indice de l’économie du savoir, que “ les activités du secteur financier et celles du secteur de l’électricité ont connu une certaine avancée vers l ‘appropriation du savoir à une vitesse relativement rapide. ”.

Quant au secteur des hydrocarbures et des transports par conduites, ils ont gagné respectivement dix et soixante- dix points dans le classement entre 1997 et 2001. Ces résultats traduisent des efforts en termes d’investissements en connaissance dans ces secteurs . En revanche, une stagnation totale et confirmée a été observée dans les industries manufacturières, comme le textile, qui se trouve en bas de l’échelle , alors que d ‘autres secteurs ont connu une dégradation dans leur classement.

L’économie tunisienne se caractérise par une progression lente vers l’économie du savoir. Ce progrès est perceptible à travers les investissements dans le “ savoir ” qui ont amélioré les indicateurs de pénétration et d’appropriation de l’économie du savoir par les agents économiques publics et privés. Cependant , il faut signaler que certains points n’ont pas été traités dans le rapport 2005. Ces points sont essentiellement “ les relations compétitivité- économie du savoir et productivité- économie du savoir ” et “ les réallocations intersectorielles des ressources productives induites vers l’économie du savoir ”. 
 
Khadija Chouikha
 
(Source: Réalités du 27-07-2006)
 
"Le Monde" offre deux pages à la propagande militaire sioniste

Apologie de crimes de guerre
 
 

Le Monde, quotidien objectif, responsable, de gauche, quelle blague ! Passons sur les dessins nauséabonds d’un Plantu. Notons plutôt l’éditorial qui se félicite de l’alignement de la France sur l’axe Washington-Tel Aviv : « M. Chirac, traditionnel allié des pays arabes, a donc décidé de doser sa diplomatie : un appel à la retenue israélienne d’un côté, une détermination à en finir avec le problème du Hezbollah de l’autre. Cette politique est sans aucun doute la plus légitime. Elle est la seule à même de préserver une ligne commune avec les Etats-Unis et un embryon de consensus international. » [1]

Notons également le numéro du Monde qui annonçait : "Israël s’empare de Bent Jbeil". Imprudence ou désinformation ? On a plutôt tendance à penser que la deuxième hypothèse est la bonne. Certes, ce quotidien donne aussi la parole à des opposants à l’agression israélienne mais la part belle est faite à ceux qui défendent sans nuance cet Etat colonialiste.

Ainsi, Bernard Henri Levy s’est vu accordé deux pleines pages pour déverser sa haine des Arabes et des musulmans et son appui inconditionnel à Israël. Un article où il ose inverser les rôles et comparer Israël à la république espagnole menacée par les troupes fascistes de Franco !

Citons juste l’introduction particulièrement scandaleuse : "C’est, aujourd’hui, lundi 17 juillet, l’anniversaire du déclenchement de la guerre d’Espagne. Cela fait soixante-dix ans, jour pour jour, qu’eut lieu le putsch des généraux qui donna le coup d’envoi à la guerre civile, idéologique et internationale voulue par le fascisme de l’époque. Et
je ne peux pas ne pas y penser, je ne peux pas ne pas faire le rapprochement, tandis que j’atterris à Tel-Aviv. La Syrie dans la coulisse... L’Iran d’Ahmadinejad à la manœuvre... Ce Hezbollah dont chacun sait qu’il est un petit Iran, ou un petit tyran, qui n’a pas hésité à prendre en otage le Liban... Et puis, en fond de décor, ce fascisme à visage islamiste, ce troisième fascisme, dont tout indique qu’il est à notre génération ce que furent l’autre fascisme, puis le totalitarisme communiste, à celle de nos aînés...Dès mon arrivée, oui, dès les premiers contacts avec les vieux amis que je n’avais, depuis 1967, jamais vus si tendus ni si anxieux, dès ma première conversation avec Denis Charbit, militant du camp de la paix qui ne doute pas de la légitimité de cette guerre d’autodéfense imposée à son pays..."

Si la justice jouait son rôle, cet article justifierait que son auteur et le quotidien qui l’a publié soient poursuivis pour apologie de crimes de guerre.

[1] "L’inflexion française", LE MONDE | 18.07.06.

 
PROSPECT MAGAZINE
A confident, modern Islam must challenge the victim mentality of western Muslims and a crisis of authority across the faith, says Tariq Ramadan. But can you be a gay Muslim?

24 July 2006
par Ehsan Masood, David Goodhart , Adair Turner

Question : Why do you think that after more than 40 years of significant Muslim immigration to Europe, no Islamic reform movement has emerged here?

Answer : Well, there is nothing very visible yet. In a way that is not surprising, these things take time. But I believe a silent revolution is taking place-things are evolving very fast. Muslims are now talking about national citizenship in a more confident way. Women are much more involved in the process. There are pockets of resistance to change, especially among the elder generation, but this is not the only reality: there are new leaders, new understandings, new trends.

Q : You often say in your lectures that liberal democracies like Britain are more Islamic than many undemocratic Islamic countries. What do you mean by that-that concepts like the rule of law and equal citizenship and democracy are strongly endorsed by Islam?

A : Protection of religion, life, intellect, family, goods and dignity is much more a reality in the west than under the Arab Islamic countries. Nothing is ideal, but we have to acknowledge these facts.

Q : You always stress to Muslim audiences the importance of feeling at home here. But there are many organisations, including the Muslim Council of Britain, that benefit from stressing a distinctive Islamic identity and pursue goals such as state funding for Muslim schools that can contribute to ghettoisation. Is that wrong?

A :  I would prefer social mixing and mutual contribution. I’m not against Islamic schools in principle, and I have seen some good ones here in Britain. I am also aware that even in the mainstream system you often get a lot of plain old segregation, with 80 to 95 per cent of pupils coming from one group, and this we have to fight against too. Muslims should, of course, have the same right to faith schools as Christians and Jews. But there is a danger that self-segregation could be the result. So, it’s legally right, but Muslims should not necessarily take up the right.

Q : What about the role of the Muslim councils that now exist all over Europe? Do they reinforce a sense of separateness? Should Muslim citizens take their political and social problems to councillors and MPs, rather than the local representative of the MCB?

A : There is a contradiction here. European governments want to see the emergence of leaders who can speak in the name of Muslims. In France, they have even set up Muslim bodies. But at the same time, they do not want to encourage too much identity politics.

Q:  So you hope that in the future there will be less of a role for Europe’s Muslim councils?

A : Yes, it should just be a religious role. The state should deal with citizens.

Q : In terms of representation you are calling for a recognition of the separation of religion and politics-something which most Muslims, perhaps even in Europe, see as fused together.

A : I’m just saying that we must follow the rules in the countries in which we live. We should not confuse everything and Islamise social problems. Social problems are social problems and we have to deal with them as citizens claiming our rights, not as Muslims defending their religion. It is true that there are some special problems that Muslims face, certain kinds of discrimination or prejudice based on faith, that we call Islamophobia. But most problems that Muslims face are faced by other citizens too.

Q : There is no agreed definition of Islamophobia. What does this word mean to you?

A : At first I was cautious about using it. But we have to distinguish between two things. To criticise the religion and Muslims is not Islamophobia; a critical attitude towards religion must be accepted. But to criticise someone or discriminate against them only because they are Muslim-this is what we can call Islamophobia, this is a kind of racism.

Q : You may accept the idea of criticism of religions but many devout Muslims will not (the film The Da Vinci Code has even been banned in many Muslim countries). Your distinction between legitimate criticism of a religion and condemnation of discrimination might put you in a minority among Muslims.

A :  I don’t know if I am in a minority or a majority. But I think you are right that there is a great deal of confusion and some very emotional reactions in these difficult times. We need some intellectual critical distance.

Q :  How much of a problem is Islamophobia in Britain? Is there much evidence for it? Clearly after events like 7/7 there will be some backlash, but Britain has been reasonably calm.

A : I agree it’s not too bad, especially compared to some other European countries. The BNP has been doing well and they are overtly anti-Muslim, but mainstream politics is relatively immune. I think that British Muslims have a sense that they are quite privileged compared to Muslims in Europe.

Q : It is often said that Muslims are more troubled about living in western societies than other religious minorities-Hindus, Sikhs and so on. People say that there is something in the history of Islam as a great world civilisation, and a proselytising religion, that makes it harder for Muslims to adapt, or perhaps gives them greater expectations about the degree of adaptation of the host society. Is that true?

A :  I think it’s a fact. Things are harder for Muslims in secular societies. The whole intellectual and religious apparatus of Islam perceived itself as not of the west, and tended to see the west as a monolithic entity. Also, the experience of colonisation is something we cannot forget. In north Africa, India and Pakistan, it runs deep. Then on the western side there is the feeling that Muslims are especially difficult to integrate because of the indivisibility of religion and politics; that Islam is monolithic. We have to try to deconstruct these perceptions on both sides, perceptions that can be self-segregating. It’s not easy.

Q : The French banned headscarves in schools. But they also banned crucifixes. The ban is on overt religious symbols of all kinds. Surely Muslims should respect France’s tradition of laicite, according to which all religious beliefs should be put aside in public places. Do you have any sympathy with that sort of strong French left-wing secular tradition?

A :  In theory you are right. But the practice of laicite dates back to a law of 1905. If a law already exists, why a new law in 2004? This is because crucifixes were accepted under the old law. The new law was passed because of France’s Muslim presence. The reality is that France’s secular tradition is being adapted to target a specific group. French society is going through something of an identity crisis. I have told all French girls that, if they have to make a choice between going to school and wearing the headscarf, they must choose school. Just go. This is the law. But at the same time, being a democrat means that you continue to discuss the merits of the law and call for change.

Q : Would you say that what is happening in France with the headscarf ban is Islamophobia?

A : No, I would say it is a kind of discrimination.

Q : Strictly speaking, Islamophobia means fear of Islam, but in common parlance it is taken to mean animus against Muslims, which is slightly different. Many leading British Muslims do believe that we live in an Islamophobic world. You would disagree?

A : It is dangerous to nurture this feeling. Very dangerous. It is nurturing a victim-mentality, the idea that everyone is against us.

Q : You say that any woman ought to be able to wear a headscarf if she wants to. Would you also agree that a country such as Iran ought to allow any woman not to wear a headscarf?

A : To force a woman to wear a headscarf is against Islamic principles and human rights. That’s it.

Q : A key theme in your writings and talks is that the practice of Islam must become less literalist. So, for example, whereas the majority of Muslims are taught that every word in the Koran has to be obeyed, you argue differently. You say that the Koran should be read in its historical context.

A : What I say is firmly rooted in the Islamic tradition. Islam is constructed on a number of principles that cannot change. They are: belief in God, in the Prophet, the books of revelation, and so on. These are immutable. Then there is the practice of Islam: praying, fasting, and so on. Here also there is agreement, among both Shia and Sunni traditions. But there is a third level that deals with Islamic ethics. In this field there are immutable principles and there are implementations that have to take history and societies into account. The answers here come from intellectual creativity, from ijtihad. And this idea is also firmly rooted in the Islamic tradition. But we do need a shift in the sources of authority. People who have power to make Islamic rulings are what I would call "ulama [scholars] of the text." What we now need is more of what I would call "ulama of the context." These are people who are aware of modern knowledge and who can help the scholars of the text to be more creative in their answers. This requires is an acknowledgement that there is a role for modern knowledge in Islamic law and jurisprudence, but that this need not betray the ethic of Islamic teachings.

Q : Can you give an example of such an ethic-an example of something that is subject to changing interpretations?

A : The need for such a new applied ethic is quite clear when we deal with medical sciences: Muslim scholars must work together with medical doctors when they tackle the issues of cloning or euthanasia. It must be exactly the same when we deal with economics or any human sciences.

Q : Are you saying that it is possible to treat the Koran as being something which was actually written by a particular person, at a particular time, in a particular historical context, and that you need to understand that context to understand the Koran’s place in the modern world? Or are you saying that the book is the uncreated word of God?

A : For me, the Koran is the very word of God. It is a revelation and this belief is a fundamental pillar of Islam (arkân al-imân). It was revealed over 23 years, but often as a kind of answer to a specific situation. Whether it is created or uncreated had in fact nothing to do with the question of how to read the Koran. It is the very word of God, revealed in a specific period of time: the great majority of the scholars agree that there are immutable principles and teachings and other lessons that we have to contextualise. Even the eternal teachings require human intellect to be rightly enforced in a new environment.

Q : How would you say the Koran should be read? For many Muslims, for example, the verses that call on the wives of the Prophet to cover up are seen as a commandment for Muslim women to wear the headscarf. But would it also be possible to read these verses as general guidance to dress modestly; or to respect women and not see them in a sexualised way?

A : There are two things here. First, all Islamic schools interpret these verses as being an Islamic prescription for women to cover their hair. But at the same time, what we are seeing in most Islamic-majority countries is that this interpretation is contributing to the seclusion and segregation of women. So, the headscarf is an Islamic prescription and I agree that modesty needs to be protected. That’s fine. But some scholars of Islam go on to conclude that women do not have the right to work. For me this is wrong and is against women’s rights. And we can actually go back to the scriptural sources in order to promote the struggle for women’s rights. We have two main problems at the present time. The literalist reading, which is: there is no history, there is no contextualisation. The other is when we read the Koran through our own cultures. This is also a problem.

Q : Parts of the Koran are clear about accepting other people of the book, the Jews and Christians. But other parts are pretty intolerant of anybody who is, say a polytheist, and by implication anybody who is an atheist. You have said that the acceptance of Jews and Christians should now be extended to others too.

A : In the Koran we have very strong verses against polytheists and, in some situations against Jews or Christians. But, again, we have to put things into context. We have to ask: why was it so in this particular situation? Was it because the Prophet was resisting oppression? Remember that the Prophet himself had connections with polytheists all his life. When he had to flee Mecca for Medina, he was guided by a polytheist. The emissary of peace he sent from Medina back to Mecca was a polytheist. His close uncle, [Abu Talib who had raised him as a child] chose not to become a Muslim, but the Prophet never said: "I’m going to kill you because you are a polytheist." So here we have freedom of speech and freedom of conscience for a close member of his family who decided that he did not want to become a Muslim.

Q : What about apostasy? What happens if you are born and educated a Muslim but then say: I have now decided that Islam is not for me. Would you accept that someone born into a Muslim family has a right to say that they no longer believe, and that families and communities must respect that?

A :  I have been criticised about this in many countries. My view is the same as that of Sufyan Al-Thawri, an 8th-century scholar of Islam, who argued that the Koran does not prescribe death for someone because he or she is changing religion. Neither did the Prophet himself ever perform such an act. Many around the Prophet changed religions. But he never did anything against them. There was an early Muslim, Ubaydallah ibn Jahsh, who went with the first emigrants from Mecca to Abyssinia. He converted to Christianity and stayed, but remained close to Muslims. He divorced his wife, but he was not killed.

It is different for someone who becomes a Muslim during a war with the purpose of betraying Muslims. They are committing treason. This is why the context is so important because the Prophet never killed anyone because he changed religion. From the very beginning, Muslim scholars understood this. Islam does not prevent someone from changing religion because you feel that this is not right for you, or if you are not happy. There are two records of the Prophet saying that someone changing religion should be killed. But both sources are weak. The most explicit one-"He who changes his religion, kill him"-was not accepted as being authentic by Imam Muslim, [one of the top six biographers of the life of the Prophet].

Q : But what you say is not accepted in many predominantly Muslim countries.

A : No, you are right, it’s not the majority position. It has not been the majority position for centuries. But now in our situation we have scholars and people more and more speaking about that. I wrote 15 years ago saying: this is not the only position we have in Islam.

Q : Following on from that, who is to decide which Koranic verse should be accepted in its literal sense, and which verse should be read in historical context? Can ordinary Muslims decide? Should it be religious scholars? How are the "scholars of the context" to be chosen, from where do they derive legitimacy?

A : There is a problem today. In the Sunni tradition we have a crisis of authority. The Muslim scholars are no longer considered as an asset. And you cannot have people just organising themselves, as it will lead to chaos. There is a crisis of authority. We do have some authority figures. But are we happy with them? I don’t think so. Do we need a platform of scholars, at least at the national level? We need scholars at different levels. In Britain, we need people who know the country, come from the country, are raised in the country, who know the fabric and the culture, the language and the whole collective psychology. We need people who come from diverse readings of the Koran. We need a platform which will give direction, and this is missing today. This is for national issues and we may think of another platform for international issues.

Q : Who will construct such a platform? Where and how will it derive legitimacy among Muslims, especially since history tells us that, after Islam’s earliest years, a theological consensus uniting the different strands of Islam was impossible in practice?

A : Some attempts have already being made with continental bodies (Fiqh Council in the US, the European Council for Fatwa and Research in Europe, and the International Council of Muslim Scholars). These are first steps, but I think that Muslim scholars and leaders in every single European country must take the lead and create pluralistic platforms beyond their respective and closed schools of laws and thought. We need time but I cannot expect the Muslims to remain blind in front of such imperative challenges... for the time being, Muslims are too passive and continue to blame "the others" for their own mismanagement.

My own position on many things may well be a minority position among Islamic scholars. But I can tell you that on the great majority of the issues, my position is mainstream among the new generations of Muslims in the west. On being European, on being a citizen, on being part of society, and on dealing with discrimination, this is all mainstream. Go and speak with the new generations. Their questions are being answered in a new way.

Q : Presumably you would like it to be the mainstream in Egypt, in Saudi Arabia, in Pakistan as well.

A : I think that this will happen. But it will be a long process. In Islamic-majority countries, religion is instrumentalised by both sides: the government and the opposition. There is no freedom, no democracy.

Q : But realistically, how far can you go in a non-literalist interpretation of the Koran? Let’s take the issue of whether someone can be both gay and Muslim. In Christianity you’ll get a variety of answers. Broadly speaking, in Catholicism homosexuality is a sin. But like all other sins in Catholicism, a little bit of penance can get you out of it before judgement day. In some versions of evangelical Protestantism, homosexuality is a complete sin because evangelicals tend to be literalists. But in the Church of England there are a large number of openly gay Anglican clergy. The argument being that the Old Testament has to be contextualised. Is it possible to have a similar reading of the Koran? Or is it that homosexuality is simply wrong. Could you imagine there ever being a homosexual imam in the same way that the Anglican church in the US has just consecrated a homosexual bishop? Would that be possible?

A : It could happen if such an imam did not declare that he was homosexual. You cannot expect to see homosexuality being promoted within the Islamic tradition. Homosexuality is not perceived by Islam as the divine project for men and women. It is regarded as bad and wrong. Now, the way we have to deal with a homosexual is to say: "I don’t agree with what you are doing, but I respect who you are. You can be a Muslim. You are a Muslim. Being a Muslim is between you and God." I am not going to promote homosexuality but I will respect the person, even if I don’t agree with what they are doing.

Q : Can you be a Muslim and not pray ?

A : The moment you declare the shahada-"I believe there is no god but God and Muhammad is His Messenger"-that makes you a Muslim. Whether or not you pray is your responsibility, but if you believe in God you are a Muslim. This was the logic employed in a debate on this topic that took place in the 9th century between the founders of two of Islam’s major schools of thought, Ash Shafi’i and his student Ahmad Ibn Hanbal. Ash Shafi’i asked Ibn Hanbal whether someone who doesn’t pray is outside Islam because this was what ibn Hanbal was preaching. Ash Shafi’i replied that once you proclaim the shahada you are a Muslim. No one has the right to put you outside the realm of Islam.

Q : Can an Islamic state define who is Muslim or who is not? Or is it a matter of individual conscience?

A : There are norms, of course, but it is a question of individual conscience.

Q : But in Muslim majority countries, it is the state that often defines who is or isn’t a Muslim.

A : The problem is not that states want to define who is a Muslim. What they want today is to be seen to be protecting the rules of Islam even though everything around is hypocritical. Hypocrisy is the heart of the matter. As long as you say that you are Muslim, this should be respected.

Q : A striking feature in the long history of Islam is that in its first four or five centuries it was ahead of western Christendom in scientific and philosophical endeavour and in economic development. And then from about the 12th, 13th centuries, long before colonialism, things changed. King Abdullah of Jordan said recently that this is because ijtihad, making decisions based on rational thinking, was disallowed, which led to today’s dominant, literalist form of Koranic interpretation. Is this right?

A : Yes. Historically it is. If we study the history of Islamic civilisation, around the 13th, 14th and 15th centuries, something happened. Muslims and Muslim scholars perceived that they were at risk from being dominated by the west. Before, they were dominant and creative. Now, they try to protect themselves from being dominated by the other.

The first thing that you protect when being under threat of domination is morality, ethics, laws and rules. And this is what happened. So Muslims were less creative, much less confident and more defensive. This is what we have had for centuries now. I have never said that ijtihad was closed, because I think it never happened like that.

Q : What you are saying is that at no time did a national or juridical authority say: from this day forth, there will be no more rational inquiry in Islam?

A : Yes. By and large, this is the picture. I always tell western Muslims that they should be confident. This is the only way. I tell them that you cannot become creative if lacking in self-confidence. This is important. This is why I always say we have to be cautious about projecting a victim mentality, which is what I see from some of the fatwas of an organisation of imams and scholars called the European Council for Fatwas and Research. They are about fear. They say: you need to protect yourself, be careful, we are being attacked from everywhere, so it’s all about being defensive.

Q : Defensiveness and a lack of creativity is understandable among marginalised communities from the developing world, for example. But among British-born Muslims. Among professionals? Academics?

A : You have to understand that even for people in their late thirties, early forties, there is a fear that we are working under an oppressive state with an oppressive foreign policy. There is the view that the principal function for a Muslim academic or a Muslim in this society should be to just rail against this and to deconstruct it endlessly. I think there are three reasons for this. The first is because of the experience of growing up in Muslim homes. You are told by the first generation of migrants that there is "you" and there is the "west," which is the "other," and that the two cannot be the same. The second has to do with international policies: Iraq, Palestine, and so on. The third reason is the socioeconomic reality that the great majority of Muslims living in this country are not in the mainstream.

Q : But what about those who are in the elite? What about those who have been to public schools, to top universities?

A : Regardless of this, there is a reality; there is a perception among students that in this society, we are not liked; and that there is pressure against Islam. The whole discourse on Islam is not positive in Europe today. Educated people feel this too. This is why it is really important to have an Islamic discourse rooted in the tradition, which says: be confident in your identity, your multiple identities, your responsibilities to society. It is good to show concerns towards Palestine but what about here? The real political involvement of Muslims, not just as a minority, will be a long process but it is already becoming a reality.

Q : The British establishment seems to have fallen in love with you. But in France they think you are quite extreme. One criticism is that you engage in what is called "double discourse." That is, you talk about how Islam should change when you address non-Muslim audiences, but you are more conservative and gradualist when appealing to Muslim audiences. Is this true?

A : For years I have heard people saying: "Be careful with Tariq Ramadan because he has one message in French; and a different one for when he speaks Arabic in the suburbs." Go and try to speak Arabic in the suburbs of France and you won’t have an audience because they don’t know Arabic.

My problem in France is not one of double-talk, but one of double-hearing. When I talk with non-Muslims, I use different levels of language, different words, references, and so on. When I speak to Muslims, however, my references are mainly coming from within the Islamic tradition.

But if you are telling me the content is different, I would say that is not true. If this was the case, I ought to have few problems with Muslims, or with Muslim countries. But I am not allowed to enter countries such as Tunisia, Egypt and Saudi Arabia.

Q : Why can’t you go to Tunisia, Egypt or Saudi Arabia?

A : Why? Because they know exactly what I am saying. I criticise the fact that they are dictatorships and that the Saudi government is betraying Islamic teachings. When I called for a moratorium on Islamic punishments (death penalty, corporal punishment and stoning) I said it on French television when 6m people were watching, as well as in Islamic majority countries.

Q : Why do you want this moratorium? Why not simply say that stoning to death is just plain wrong?

A : I have said that I am against the implementation of stoning, death penalties and corporal punishments. In Islamic-majority countries, this is a minority position. What we cannot deny is that these punishments are in the texts. What I am saying to Muslim scholars is that today’s conditions are different, so in this context you cannot implement these punishments. So we have to stop. This is the moratorium. Let Muslim scholars come together and we’ll have three main questions that need clear answers: what is in the texts, what conditions should apply to these punishments and what about the context in which these would be implemented.

Q : How flexible can broader aspects of Shari’a be? Should women, for example, be able to inherit the same as men?

A : The Koranic texts are quite clear as to inheritance and once again it is related to a global understanding of family and the respective roles of women and men. To implement these rules literally today without taking into account social realities is plain injustice. Some mothers find themselves alone with five or six kids to look after, the husbands have left, and nobody is helping them get the inheritance they should be entitled to. We need a holistic approach and the state must think of financial support and compensation for the women. Without such procedures it means that we are betraying the teachings of Islam through a literalist implementation. It is plain injustice and has nothing to do with the objectives of the Shari’a I have mentioned.

Q : You are popular among younger Muslims in Europe. But what sort of reception awaits you when you speak in Muslim-majority countries?

A : It is very good, positive and open in north Africa, Turkey and Asia and many Arab countries.

Q : Is that because you are addressing what is essentially a hand-picked audience? Or is it because people can come off the street and listen to you?

A : It is both. It is clear to me that people, from students to scholars, are closely following what is happening with regards to Muslims in the west. The Arabic translations of my books, such as Western Muslims and the Future of Islam, have been read by many people in Islamic-majority countries. They know about my work: I am criticised but this is good as well.

Q : Since your arrival in Britain you have become very engaged with the government, which relies on you for advice on Islamic affairs. You were asked to join a task force set up in the aftermath of the 7th July bombings. You are also part of a government-approved "roadshow" of scholars being sent to speak to audiences of young people. Don’t you think that by being so closely allied to the government, your reform project might be in danger of being seen as an extension of British foreign policy?

A : I believe that I am involved in something which is important: a task force to act against terrorism is important. I will sit with everyone, any government, even the American government, to talk and discuss, but there are conditions. I must be free to speak my mind, and this is what I am doing everywhere. I said from the very beginning that the British have great responsibilities as to the domestic situation of Muslims, when dealing with violence and exclusion. I strongly criticised the new British security policies. I continue to say that the Iraq war was a mistake, or that the British army shouldn’t have been involved, or that it was wrong for Tony Blair to deny any link between Iraq and the 7th July bombings. But let me tell you something: if we constantly worry about misperceptions within the Muslim communities, we will never do anything. When my US visa was revoked, I became a hero to some Muslims, and then, when I called for a moratorium, I was criticised and accused of working for the US administration. Muslims are too emotional, unfortunately. I don’t work for the British or any other government. I am open to any kind of dialogue as long as the rules are clear: free to speak out, free to criticise, free to resist and free to support when it is right. Muslims should stop thinking that to talk is to compromise, but the black and white approach is often the reality of Muslims today.

Q : As an adviser to the British government, what will you suggest if asked for your views on the Islamist group Hizb ut-Tahrir? The government is still deciding whether to ban this group. Should it go ahead?

A : Let us be clear. I am not an adviser to the British government. As to Hizb ut-Tahrir, I disagree with them but I think that as long as they are not speaking illegally, they must be free to speak and the society and Muslims should be free to respond. Hizb ut-Tahrir is not calling Muslims to kill or to act illegally, so it must be heard and challenged. To ban is the wrong way.

Q : How confident are you about the future for Muslims in the long term, say, the next three decades? Not just in western Europe, but in Pakistan, in Iran and in Saudi Arabia? What sort of Islamic society do you think we will see? A more open one; or one that is more closed to outside influences?

A : I don’t know about 30 years, but I am quite optimistic about the long run, about one or two generations from now. I believe that the change taking place at the periphery of the Islamic world, in countries such as Indonesia, Malaysia and the west, is going to make an impact elsewhere. The European and American experiences are also going to have tremendous impact on Islamic majority countries in the near future. What is happening is not on the margins of Muslim communities in the west. It is much more mainstream.

Source : Prospect Magazine

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