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الأحد, 31 كانون2/يناير 2010 09:28

9 ème année, N° 3540 du 31 janvier 2010

 

9 ème année, N° 3540 du 31.01.2010
 archives : www.tunisnews.net 

AFP: Tunisie: Ben Brik renvoyé en prison par décision politique selon ses avocats
Le Telegramme: Tunisie. Le procès du journaliste Ben Brik vire à l'affaire politique
Xinhua:  Tunisie : les investissements dans l'environnement s'élèvent à 3,56milliards de dollars
Slim Bagga: Leïla Trabelsi arnaque JAJA: Couvrez-moi cette femme que je ne saurais voir
Samy Garbaa: Pétition pour la préservation des institutions Bouabdelli
El Watan: Mohamed Bouebdelli: "Dans les universités publiques de Tunisie, toute protestation est sévèrement réprimée"
Le Temps: Enseignement supérieur : Retrait de l'autorisation d'une université privée
Comité National de Soutien aux Populations du Bassin Minier: Date fixée pour le procès d'Hassen Ben Abdallah
Abdel Wahab Hani: Les anciens Ministres Chedly Ayari et Sadok Ben Jomâa nommés Sénateurs
Mizaamoun: Gloire à Ben Brik. À bas le dictateur et sa terreur
Taïeb Moalla: Mohamed Guelbi n’est plus


 
Tunisie: Ben Brik renvoyé en prison par décision politique selon ses avocats
 

AFP 30.01.2010, 12h14

Le journaliste tunisien correspondant de médias français, Taoufik Ben Brik, a été condamné samedi en appel à six mois d'emprisonnement par la Cour d'appel de Tunis pour violences contre une femme, à l'issue d'un procès décrit comme un affaire politique.
"C'est un verdict scandaleux, une décision politique", a protesté l'avocate militante des droits de l'Homme, Radhia Nasraoui, qui annonçait à la presse le verdict, confirmé peu après de source judiciaire officielle.

La Chambre correctionnelle près la Cour d'appel de Tunis a "confirmé le jugement de première instance à six mois de prison pour coups et blessures volontaires, dégradation des biens d'autrui et atteinte aux bonnes moeurs", est-il indiqué officiellement.
Taoufik Ben Brik (Zoghlami), 49 ans, réincarcéré à Siliana (130 km de Tunis) après sa comparution le 23 janvier devant cette cour, était absent du tribunal samedi.
"Il restera détenu à Siliana, sauf mesure de grâce présidentielle ou pourvoi en cassation possible dans les dix jours", a indiqué Me Nasraoui.
"Encore une fois nous avons une décision d'Etat et non de justice", a réagi son épouse Azza Zarrad, affirmant vouloir "porter l'affaire devant les Nations unies".
Taoufik Ben Brik a répété être la cible d'un "procès politique" dans le cadre d'une "affaire fabriquée par les services spéciaux" pour le punir de ses écrits hostiles au régime du président Zine El Abidine Ben Ali.
"J'ai été arrêté deux heures après la parution d'une interview imaginée" avec le président, au moment de sa candidature pour sa réélection en octobre dernier, déclarait-il à la Cour samedi dernier.
Auteur d'écrits satiriques ciblant le chef d'Etat tunisien dans les médias français, Taoufik Ben Brik avait été arrêté le 29 octobre et condamné le 28 novembre, à la suite d'une plainte déposée contre lui par une femme d'affaires.
Rym Nasraoui, 28 ans, l'accuse d'avoir délibérément embouti sa voiture et de l'avoir frappée et insultée devant deux témoins. Mais elle était absente tout comme les deux témoins tout au long de la procédure.
En première instance, son avocat avait écarté toute manipulation assurant que sa cliente n'avait pas de rapport avec la politique.
Les avocats du journaliste ont pourtant plaidé "une affaire montée de toutes pièces" et souligné que leur client n'a pu être confronté ni à la plaignante, ni aux témoins à charge.
"Le caractère politique de l'affaire est manifeste", a affirmé à l'AFP Me Nejib Chebbi, autre avocat, déplorant que la justice "n'ait même pas tenu compte du mauvais état de santé" de M. Ben Brik atteint d'une maladie de déficience immunitaire.
Son procès, dénoncé en France comme un "procès d'opinion", a suscité des tensions diplomatiques. Son épouse avait été reçue au Quai d'Orsay et au Parlement européen, alors des voix s'élevaient en France pour demander l'intervention du président Nicolas Sarkozy.
A Paris, les réactions ont été vives samedi.
La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) et l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) ont conjointement exprimé leur "consternation" et dénoncé "un contexte de recul sans précédent de la liberté de la presse en Tunisie".
FIDH et OMCT demandent "instamment aux autorités tunisiennes de faire en sorte que ces soins lui soient apportés, et exige(nt) sa libération dans les plus brefs délais".
Pour l'organisation Reporters sans frontières (RSF), "rien ne justifie" qu'il reste en prison.
M. Ben Ali avait laissé entrevoir avant le premier procès une possibilité de grâce, en réponse à un appel de l'éditorialiste Jean Daniel du Nouvel Observateur, un hebdomadaire auquel collabore M. Ben Brik.
Le journaliste est par ailleurs confronté à une autre affaire de "violence" instruite en France sur plainte d'une Tunisienne, un autre "traquenard", selon ses avocats français

Tunisie. Le procès du journaliste Ben Brik vire à l'affaire politique


Le journaliste tunisien correspondant de médias français, TaoufikBen Brik, a été condamné, hier, en appel à six mois d'emprisonnement par la cour d'appel de Tunis pour violences contre une femme. «C'est un verdict scandaleux, une décision politique», a protesté l'avocate militante des droits de l'Homme, Radhia Nasraoui. Taoufik Ben Brik (Zoghlami), 49ans, a répété être la cible d'un «procès politique» dans le cadre d'une «affaire fabriquée par les services spéciaux» pour le punir de ses écrits hostiles au régime du président Zine El Abidine Ben Ali. «J'ai été arrêté deux heures après la parution d'une interview imaginée» avec le président, au moment de sa candidature pour sa réélection en octobre dernier, déclarait-il à la cour, la semaine dernière.

Tensions diplomatiques avec la France

Auteur d'écrits satiriques ciblant le chef d'Etat tunisien dans les médias français, Taoufik Ben Brik avait été arrêté le 29octobre et condamné le 28novembre, à la suite d'une plainte déposée contre lui par une femme d'affaires. Son procès, dénoncé en France comme un «procès d'opinion», a suscité des tensions diplomatiques. Son épouse avait été reçue au Quai d'Orsay et au Parlement européen, alors des voix s'élevaient en France pour demander l'intervention du président NicolasSarkozy.
(Source: Letelegramme.com le 31 janvier 2010)
 
  Tunisie : les investissements dans l'environnement s'élèvent à 3,56milliards de dollars


Publié le 2010-01-31 08:50:14 |

TUNIS, 30 janvier (Xinhua) -- Le volume des investissements alloués au secteur de l'environnement en Tunisie s'élèvent à 4,6 milliards de dinars (3,56 milliards de dollars) à la fin 2009, a déclaré samedi un ministre tunisien.
Au cours de la 15e édition de la commission nationale du développement durable, le ministre tunisien de l'Environnement et du Développement durable, Nadhir Hamada, a souligné que ce volume a été d'environ 2,6 milliards de dinars (2,01 milliards de dollars) en 1987.
Devant des représentants des partis politiques, des organisations nationales et un nombre de ministres, M. Hamada a mis l'accent sur les acquis réalisés par le secteur en 2009. Il a évoqué la consolidation des différents indices environnementaux et notamment le renforcement des surfaces vertes dans le milieu urbain qui ont atteint 16,23 mètres carrés pour chaque habitant, à la fin 2009, et de renforcer le taux de la couverture végétale passée de 7% en 1987, à 13,04% à la fin 2009.
Au cours de la même réunion, cinq commissions ont été créées en vue de mettre en place un programme d'action relatif au secteur de l'environnement et du développement durable, et ce, dans le cadre de la concrétisation des objectifs du programme présidentiel " Ensemble relevons les défis (2009-2014)".
Ces commissions ont pour mission de promouvoir l'environnement urbain(qualité de la vie), la mise à niveau environnementale, l'économie verte, garantir la préservation et la promotion des ressources naturelles, outre la sensibilisation quant à l'importance du développement environnemental.
 

Leïla Trabelsi arnaque JAJA: Couvrez-moi cette femme que je ne saurais voir


 

Slim BAGGA

Il n'y a pas de petite arnaque: Chez les Trabelsi, et même chez la première du clan, mettre la main à la poche est un exercice qui ressemble aux légendaires Travaux d'Hercule.
Tout le monde doit encore avoir en mémoire la spectaculaire tentative d'arnaque de la Maison de couture Dior au milieu des années 2000, lorsque Zinochette avait fait son marché, faisant l'acquisition de manteaux d'une valeur de 30 000 euros (60 000DT). La Maison de couture avait expédié la facture à l'ambassade, et l'ambassadeur de l'époque, Moncer Rouissi, fit la sourde oreille. Téléphonant à Carthage pour réclamer la dette, la comptabilité de Dior a entendu ce qu'elle a entendu.
Les arnaques de ce genre se comptent par centaines et sont du plus bel effet pour la respectabilité et l'image de marque de la Tunisie. Mais enfin, qu'y pouvons-nous? Ces gens-là, comme dirait le poète éternel, sont une race à part: ça vole les bâteaux de personnalités sans connaitre un jour de prison; ça trafique des voitures de luxe sur la côte d'Azur notamment; ça deale de la drogue et en blanchit l'argent; ça fait passer des clandestins vers l'Europe comme les 130 kurdes de Syrie jetés sur les rives corses pour une somme entre 2500 et 10 000 euros la tête de...miséreux. Tout le monde sait et tout le monde se tait ou alors lève lève ses bras au ciel...impuissant!

Le fisc chez JAJA

Alors vint récemment le tour de jouer un mauvais tour à JAJA- Couture. Célèbre pour fournir des robes de mariées, de confectionner des habits féminins haut de gamme, JAJA a pour clientèle la crème des femmes fortunées de Tunisie, et bien sûr Hayet Ben Ali, soeur de Zinochet entre autres.
La maison de couture fait des affaires juteuses; mais chez JAJA, on n'avait pas encore réalisé que si l'on a fait des bénéfices, c'est grâce à la toute puissance des Trabelsi. On a dû oublier cela, et on le paye au prix fort aujourd'hui.
L'affaire commence lorsqu'en été, Leïla commanda 3 caftans pour sa fille Nesrine, épouse le pieux gominé Sakhr Materi, pour la petite dernière Halima et pour elle-même. La styliste effectua même deux passages à Paris pour s'approvisionner en pièces manquantes en Tunisie pour ces joyaux de princesses et "leur reine-mère". Coût des 3 caftans: 35 000DT (18 000 euros).
La commande est essayée, puis livrée. Trois mois plus tard, la comptabilité de JAJA ne vit rien venir. Sans doute un oubli, ou des problèmes de trésorerie chez Madame Ben Ali.
Alors, on expédie la facture à l'intéressée. Et l'intéressée déteste les factures: ce n'est pas sa lecture favorite. Au lieu de chercher son chéquier et de griffonner une signature, elle décrocha son téléphone et somma le fisc de faire une descente chez JAJA. Sympa, non? Parions qu'on trouvera sûrement quelques poux dans la tête de la styliste.

Le fiasco américain

A la décharge de la belle Leïla, concédons-lui qu'elle a quelques raisons de se trouver en colère et de regarder par deux fois avant de débourser les pécules qu'elle a mis 20 ans à voler au peuple et à amasser dans les paradis fiscaux. N'est-elle pas récemment allée dare-dare, toujours accompagnée de sa fllle Nesrine, à New-York pour s'enquérir de l'état de ses placements qui ont fait pschitt?
Pour l'Histoire, le propriétaire de l'hôtel George V à Paris, un certain Walid Ben Talel, grand ami du producteur Tarek Ben Ammar devant l'Eternel, lui avait conseillé d'effectuer quelques placements chez Robert Madoff, le plus gros escroc du monde qui a mis sur la paille des centaines de familles américaines, en flambant 50 milliards de dollars. Après les commissions d'Orascom parties en fumée dans des investissements à Dubaï qui a connu son crash boursier (près de un milliard de dollars), voilà Madoff qui se met lui aussi de la partie pour percer le panier de Zinochette. Un sou étant un sou, alors JAJA et ses 35 000 dinars, c'est déjà ça pour renflouer la caisse.
C'est ce qu'on appelle une femme avisée...Et je suis personnellement torturé à l'idée qu'elle va bientôt nous manquer à tous.

Encore des projets

Elle va peut-être nous manquer, mais résolument optimiste, Zinochette est encore la seule à croire s'éterniser au pouvoir dans cette Tunisie exsangue. Et elle a plein de projets: Remarquez que de source certaine, il s'est trouvé que cette tentative de fermeture de l'Université libre de Tunis, appartenant à Mohamed Bouebdelli entre dans le cadre d'arrière-pensées à but lucratif.
On a beaucoup parlé, dans cette affaire, de la vengeance du couple présidentiel et de l'acharnement contre un couple qui ne se soumet pas aux passe-droits car pour les Bouebdelli, on ne triche pas avec l'Education et l'enseignement.
Mais il se trouve que derrière les méthodes contestables et les prétextes fallacieux d'un larbin de ministre aux ordres, il y a bel et bien une volonté de Leïla Trabelsi d'ouvrir dans le Lac de Tunis une Ecole privée de formation d'ingénieurs en coopération avec une Ecole française. C'est du Leïla, c'est du Trabelsi pur jus!
Et c'est pour cela que passée l'indignation face à ces pratiques mafieuses de spoliation des libres entrepreneurs, il faut bien que sonne enfin le glas de la justice et que vienne l'heure de chasser cette pègre d'apprentis "ingénieurs" déguisée en caftans impayés...

 



 

Pétition pour la préservation des institutions Bouabdelli

 


 

Bonjour à tous et surtout à ceux qui croient en l'impartialité de la justice en Tunisie et au futur d'une bonne partie de vos progénitures.
 
J'ai suivi avec grand intérêt l'affaire Bouabdelli, pour son obligation à la fermeture du Lycée Louis Pasteur, de l'éviction de Madame Bouabdelli comme Directrice, du Mutisme de la France envers sa compatriote au vu des intérêts financiers, de l'article sur internet de Monsieur Bouabdelli et enfin à la décision de la fermeture de l'ULT.
En tant qu'ancien élève d'une de ses institutions, connaissant le couple Bouabdelli, qui sans eux je ne serais rien qu'un pauvre citoyen peut être au chomage en Tunisie, je m'élève contre cette décision décidée par le Ministère de tutelle.
C'est grace à la rigueur, à leur méthodes d'enseignement, aux matières étudiées instaurées dans ces écoles, que j'ai pu m'affirmer socialement et avoir eu la joie de ma vie proffessionnelle actuelle.
Quand je suis sorti diplomé de cette école les recruteurs sur le marché de l'emploi m'ont affirmé qu'ils préféraient de loin une personne sortie d'une institution Bouabdelli que celle d'une institution etatique (je ne remet pas là en question l'éducation etatique loin de moi cette idée mais je ne fait que rapporter des faits vécus).
Je me pose alors la question:" Pour tous les élèves désireux de continuer chez Bouabdelli, ou a leur parents qui désirent assurer à leurs enfants une bonne réussite sociale, que va t'il leur arriver ?", "Pour tous ces etrangers Africains qui viennent parfaire leurs études que vont ils faire ?" (sachant que ces etudiants Africains sont une source de revenus en Devise pour notre état !!!!)
Quand je vois qu'on accorde des micro crédits (2121) pour des futurs entreprises sans connaitre ce qui peut leur arriver alors que celle des Bouabdelli sont sur les rails bien huilées et bien rodées et qui sont la fine fleur des institutions privées Tunisienne reconnues mondialement ne se fourre t-on pas le doigt dans l'oeil ?
Quand je vois que des bacs + 6 aujourd'hui ne savent pas aligner une phrase correcte en Français que dois je penser du niveau acquis ?
En tant qu'ancien employeur dans le commerce international je n'aurais jamais pu engager même un bac + 18 s'il le faut ayant une telle lacune dans le moyen de communication le plus vital dans le commerce qui est la langue Française.
Ce que je pense c'est l'erreur monumentale que fait cette décision Ministérielle car elle ampute une partie du système éducatif (et qu'elle partie !!!), elle accule les enfants de la future génération à ne plus avoir le choix que dans le système etatique qui lui est déjà branlant et qui implique donc plus de dépenses à ses institutions (bannir le privé c'est devoir assurer l'étatisation !!! c'est aussi s'auto amputer)
Vous êtes vous posé la question pourquoi les générations 70-80 ont ils pu s'affirmer à l'Etranger (pays Francophones)? une partie de la réponse est parcequ'ils maitrisent le Français.
à l'heure ou le taux de chomage bas son plein en Tunisie 14% de diplomés d'aprés ce qu'on dit ce ministère ne va pas hésiter à en mettre plus de personnes du corps enseignant sur le marché de l'emploi donc pense t'on à la pérenité de nos citoyens ? à ce que je vois pas du tout.
 
Il est fort désolant de voir qu'on en arrive là par des décisions aux motifs abstraits et j'en appelle à tous ceux qui pourront lire mon article de signer une pétition pour une révision de cette décision Ministérielle et cette pétition est juste une pétition morale pacifique qui appelle à la raison, aux futurs de nos enfants.
 
Monsieur Bouabdelli je suis de tout coeur avec vous.
 
cette pétition n'a rien à voir avec la politique de notre pays, je suis apolitique mais je déteste l'injustice, je respecte mes educateurs et leur vient en aide s'il le faut.
 
Merci d'avance pour vos signatures

 

Samy Garbaa
 


 

                                                                                                Mohamed Bouebdelli, Fondateur de l’Université libre de Tunis:
                                                          "Dans les universités publiques de Tunisie, toute protestation est sévèrement réprimée"

 


 

Une commission consultative relevant du ministère de l’Enseignement supérieur a décidé lundi dernier d’interdire l’exercice de l’Université libre de Tunis pour les trois ans à venir. Mohamed Bouebdelli, son fondateur, réagit.
 
  Comment a commencé cette affaire ?
Ma comparution devant la commission consultative d’octroi et de retrait des agréments des établissements privés d’enseignement supérieur est la résultante d’une série d’évènements qui remontent à 2004. Par le biais de cette commission, le pouvoir en place a pris sa revanche, n’ayant pas pu assouvir ses sombres desseins de mainmise depuis 2004 sur nos biens personnels (l’école occupe un terrain de plus d’1 ha, avenue Mohammed V à Tunis, l’avenue la plus prisée). En décembre dernier, nous avons fait l’objet d’une inspection approfondie qui n’a relevé que de simples observations considérées comme mineures et qui, dans des conditions normales, n’auraient pas justifié une comparution devant la commission.

  Vous accusez le pouvoir d’avoir voulu vous sanctionner pour la publication, fin 2009, de votre livre « Le jour où j’ai réalisé que la Tunisie n’est plus un pays de liberté… »
Oui. Il s’agit là d’une décision arbitraire purement politique qui n’est pas le fruit du hasard mais qui relève « du fait du prince » et qui est la sanction pour la publication de cet ouvrage dans lequel j’ai voulu révéler les dérives du pouvoir en place et le harcèlement dont je continue de faire l’objet depuis la tentative de fermeture en 2004 de l’école Jeanne d’Arc et la fermeture en 2007 du lycée Louis Pasteur gérés par la Fondation Bouebdelli.

  Que s’est-il passé à Jeanne d’Arc et à Louis Pasteur ?
Suite au refus de l’école de revoir la décision d’un conseil de classe parfaitement fondée et régulière concernant le refus du passage au cycle supérieur d’une élève dont la famille était proche du pouvoir en place, la machine répressive a alors été mise en place à une vitesse implacable pour des motifs fallacieux contre l’Ecole Jeanne d’Arc : destitution de la directrice, mon épouse, blocage des comptes bancaires, nomination pour une durée illimitée d’un nouveau directeur-administrateur détaché de l’enseignement public, campagne de dénigrement dans les journaux affiliés au pouvoir, contrôles fiscaux, sociaux, sanitaires, menaces de représailles au niveau de l’Université. Ce ne fut que grâce à l’ampleur de la mobilisation des 1400 élèves et leurs parents et du corps enseignant qui contestèrent la décision arbitraire de limogeage de la directrice que le pouvoir s’est trouvé contraint de revenir sur sa décision. En 2007, le lycée Louis Pasteur, créé en 2005 en collaboration avec l’institut français de coopération pour la préparation des examens français, a été fermé. Notre lycée faisait de « l’ombre » à l’école internationale de Carthage créée à la même date par Mme Ben Ali et Mme Arafat. Cette décision inique a suscité auprès de l’opinion publique tunisienne et internationale une vive émotion. En vain, ce lycée est toujours fermé à ce jour.

  De quel harcèlement faites-vous l’objet ?
Ouverture du courrier, suppression des e.mail, fouille systématique à l’aéroport (départ et arrivée), filature policière, menaces de mort sur des sites tels que Biladi ou Bilmalkchouf…

  Quand on parle de répression des libertés en Tunisie, on pense d’abord au bâillonnement des journalistes et de la justice.. Mais comment les choses se passent-elles dans les universités ?
Dans les universités publiques, selon les rapports internationaux dont ceux du Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie, il n’existe aucune liberté de parole, aucune association crédible, aucun dialogue possible, toute protestation étant sévèrement réprimée.

  L’état du journaliste emprisonné Taoufik Ben Brik, en grève de la faim, empire dans l’indifférence du gouvernement et malgré la solidarité internationale. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
La situation de Monsieur Ben Brik est alarmante et l’issue incertaine nous fait craindre le pire.
 
Par Mélanie Matarese
 
 (Source: "El Watan" (Quotidien - Algerie) le 29 janvier 2010)
 

 



 

Proximités
Enseignement supérieur : Retrait de l'autorisation d'une université privée



On apprend de source digne de foi que suite à des plaintes concernant le non respect de l'université privée de Tunis (Etablissement Bouebdelli) de la loi portant organisation de l'enseignement supérieur privé, le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a ordonné une inspection.
Le rapport de l'inspection a fait état de graves dépassements pédagogiques et administratifs affectant la crédibilité de la formation et touchant notamment le non respect du régime des études d'ingénierie, l'inscription d'étudiants dans les filières non autorisées ainsi que l'indisponibilité administrative du directeur. En conséquence, il a été décidé de retirer pour trois ans l'autorisation de l'université privée de Tunis.
Afin de préserver les droits des enseignants et des étudiants, toutes les mesures réglementaires ont été prises pour garantir le bon fonctionnement de l'institution.
Il est prévu qu'un administrateur judiciaire connu pour sa compétence scientifique et administrative sera incessamment désigné conformément aux procédures en référé parmi les professeurs universitaires pour assurer, sous contrôle judiciaire, la direction de l'institution dans les meilleures conditions durant la période de retrait de l'autorisation.
 
(Source: "Le Temps " (Quotidien - Tunisie) le 30 janvier 2010) 
 
Comité National de Soutien aux Populations du Bassin Minier
30 janvier 2010
 Date fixée pour le procès d'Hassen Ben Abdallah
 
Monsieur Hassen Ben Abdallah, titulaire du CAPES depusi 2004,chômeur et  militant au sein du comité local des chômeurs et du mouvement de protestation de Redeyef, sera déféré devant la Cour d'Appel le 23 février et devant le Tribunal de première instance le 24 février 2010. Ses avocats ont fait opposition au jugement par défaut prononcé à son encontre le 4 février 2009, avec les dirigeants du mouvement de protestation pacifique de Redeyef, et le condamnant à dix ans d'emprisonnement.
[...]
L'état de santé de Djemaa Hajji, l'épouse du syndicaliste Adnane Hajji, nécessite toujours un suivi car aux variations de tension, s'ajoute une anémie. Madame Hajji doit être transfusée à l'hôpital régional de Gafsa.
Comité National de Soutien aux Populations du Bassin Minier

(traduction d'extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
 

Gloire à Ben Brik. À bas le dictateur et sa terreur

Mizaamoun                                                                                                                                                                                                                                                                                             

Comme il est attendu, sans surprise aucune, la condamnation de Taoufik Ben Brik est malheureusement maintenue. Cet acharnement contre tout citoyen qui ose défier le régime incite à plusieurs réflexions et une prise de position. Même si on reconnaît que les moyens dont on dispose, comparés à ceux du régime sont – à moins qu’on ne se situe sur un autre terrain que le sien, le moral ou le symbolique – sont réellement insignifiants. Mais l’histoire ne cesse de nous rappeler que les forces brutales, dans les dimensions aussi gigantesques soient-elles, comme celles dont disposent les dictateurs, n’ont jamais réussi à venir à bout de la volonté des peuples. La bataille n’a pas commencé avec Ben Ali. Elle dure depuis plus d’un demi-siècle. Tout dernièrement un livre, «  La Main Rouge  », signé Antoine Melero[1], paru en France dévoile à quel point le premier dictateur était satisfait de l’assassinat du leader syndical Farhat Hached en 1952. Dans une interview donnée à la chaine de télévision Aljazeera, l’auteur affirme, entre autres, «Bourguiba savait bien qu’on allait assassiner le dirigeant syndical Farhat Hached. Ça l’arrangeait et ça arrangeait la France. La France voulait un ami et on a choisi Bourguiba.»[2]. Et qui ne sait pas ce que veut dire être l’ami de la France ou l’ami des États-Unis d’Amérique ? – Un ami de l’un ou de l’autre dans n’importe quel endroit de l’hémisphère Sud ne veut pas dire autre chose que dictateur. Un dictateur au service de la domination occidentale.

1- Le président (sur le plan officiel du moins) Zine El Abedine Ben Ali n’a jamais été élu sous aucune forme que ça soit. Ni par la forme traditionnelle qui consiste à ce que la société désigne, par un processus quelconque, une personne pour son savoir, ses connaissances, son mérite ou tout un ensemble de qualités à la plus haute fonction pour servir le peuple. Ça n’a pas été le cas. Ni par la procédure occidentale, c'est-à-dire d’une manière démocratique. À travers des élections libres et transparentes. Ce monsieur, à la connaissance de tout le monde, a fait sa carrière dans les labyrinthes et les méandres du « ministère de l’intérieur » du premier dictateur. Personne ne lui connait le moindre ouvrage susceptible de renseigner sur ses véritables capacités intellectuelles lui ouvrant la voie vers une aussi haute fonction. Ce que j’écris n’est en aucun cas nouveau ni un secret pour personne. Tout le monde connaît le niveau intellectuel réel du dictateur et les apologies, les louanges et les éloges des hagiographes et des plumes mercenaires sur la place, ne changent rien à la médiocrité totale du personnage.  Il est arrivé au pouvoir à la faveur d’un chaos et une désintégration physique et morale de son patron, le premier dictateur. Les services secrets de l’une des puissances occidentales, italiens, français, US ou tous ensembles sont à l’origine de ce qu’on appelle désormais le coup d’état médical du 7 novembre 1987. Les versions diffèrent un peu, mais ne laisse aucun doute à ce sujet. En tout cas aucune de ces puissances ne pouvait rester les bras croisés devant l’écroulement du dictateur à l’époque. Ils ont donc organisé la passation du pouvoir plus ou moins « pacifique » et ont installé le deuxième dictateur. Le troisième dictateur, à n’en pas douter, est parfaitement connu auprès de ces mêmes services occidentaux. Et les pronostics vont bon train. Toutes les mascarades et farces électorales, comme la toute dernière d’octobre dernier (2009) n’ont jamais été, avec le consentement et l’appui de ces mêmes puissances occidentales, autre chose, qu’une mise à jour de la dictature et une reconduction du dictateur. Ben Brik avait eu un courage infini et dans son style parfaitement décrit cette parodie de très mauvais goût, mais qui coûte énormément de sang et de sueur à la population. Pourtant le dictateur aurait pu, à travers tant de plumes-mercenaires à son service répondre à Ben Brik et s’ils étaient capables réfuter tous ses arguments et le ridiculiser. Aucun dictateur et tous les mercenaires à son service n’ont jamais été capables d’être à la hauteur d’une critique qui dévoile leurs hideux visages et leur nature abjecte et ont toujours employé la terreur comme réponse. Alors on a recouru dans ce cas, comme tant d’autres à la falsification et au mensonge. Il faut être réellement naïf pour croire que Ben Brik ait été condamné pour délit de droit commun. De toute manière à l’ombre des dictateurs, il n’y a jamais eu de justice, ni de juges dignes d’une telle fonction…    

Partout où on regarde dans le monde arabe ou autre on trouve les mêmes scénarios. Omar Bango au Gabon a été remplacé par Ali Bango, son fils. Hafez Asad en Syrie a été remplacé par son fils Bachar. Moubarak d’Égypte et Kadhafi de Libye chacun prépare le sien, la succession dans la Péninsule Arabe (Arabie Saoudite par la volonté des anglais et des usaméricains) est parfaitement assurée par plus de 18.000 prétendants au trône, puisque cette famille, les descendants d’Abdelaziz Ibn Saoud, s’est appropriée, au nom de leurs  protecteurs anglo-saxons, de tout un continent, les émirs du Golfe à chacun son fils héritiers etc. 

2-Dans tous les pays arabes, aussi nombreux comme ils le sont par la résolution de Sykes-Picot et Cie, afin que les choses fonctionnent comme le souhaite l’Occident, et, dans son intérêt exclusif, on a placé des dictateurs. Les uns sous la dénomination de présidents, d’autres d’émirs, de sultans ou de rois. Tous agissent de la même manière. C'est-à-dire férocement. Je dis pays arabes comme j’aurais pu dire pays « d’Amérique Latine » d’Afrique ou d’Asie. Car jusqu’à preuve du contraire, même si nous nous exprimons dans plusieurs langues occidentales, cela ne veut pas dire pour autant que nous sommes des occidentaux, c'est-à-dire des citoyens de première classe. Bien que  pour certains, leur identité arabo-musulmane reste un peu floue, une chose est sûre, certaine et irréversible : on n’est ni français, ni italien, ni occidental même si on insiste en s’agenouillant. Et dans ces conditions, aux yeux de l’Occident et dans les faits de leurs représentants, les dictateurs, on est des citoyens de deuxième, troisième ou quatrième catégorie. Quant aux yeux de leurs protégés les sanguinaires colons israéliens on n’est même pas des êtres humains tout court. Par conséquent on est bien sous la domination de ces puissances occidentales, qui veulent perpétuer leur domination coûte que coûte. Ils y sont à pied d’œuvre et sans relâche afin de maintenir leur projet de domination qui dure depuis plus de cinq siècles et comme la définit parfaitement le journaliste uruguayen Eduardo Galeano[3] en «la division du travail dans le monde qui consiste à ce que des pays [Les pays occidentaux bien sûr] se spécialisent à gagner et d’autres [Tous le reste des pays du monde, bien entendu] à perdre 

Il n’y a pas un seul dictateur qui ne soit pas soutenu par les occidentaux tant qu’il serve et veille à leurs intérêts et au maintien de cette division de travail. À part la férocité de tous ces dictateurs arabes, une de leurs caractéristiques fondamentales, il y a une deuxième qu’ils doivent aussi à leurs commanditaires occidentaux : celle qui consiste à reproduire, chacun dans la parcelle qui lui est attribuée, le système occidental dans ses composantes, d’exploitation, d’appropriation illicite des biens des autres  et finalement celle de la redistribution de ce que les occidentaux daignent laisser des richesses pillées. Et par conséquent les dictateurs, sur le plan local de chacun, ne peuvent que reproduire exactement l’équation sociale d’une minorité de riches et d’un océan de misérables, la copie de l’équation, sur le plan mondial, qui fait que  l’Occident qui ne représente qu’à peine 12% de la population mondiale, une minorité, dispose des plus de 80% de toutes les richesses de la planète. À moins de se trouver en conflit ouvert avec l’Occident, aucun pays arabe n’échappe à cette équation. D’ailleurs l’Occident avec tous ses spécialistes, ses experts, ses analyses continuelles et ses recherches veillent à ce qu’aucun élément, aussi insignifiant soit-il ne viennent perturber cette équation.

Tout en restant des consommateurs parasitaires au plus haut degré possible, les dictateurs et leurs élites respectives doivent fournir toutes les matières premières y compris celles humaines, qui se trouvent sur ou dans le sous-sol de la parcelle qui leur a été confiée. Les arguments qu’ils avancent et martèlent sans interruption pour justifier leur félonie en brader ces énormes ressources sont partout les mêmes et invariables : On n’a pas d’autre choix que de se laisser dépouiller par l’Occident. Lui seul, pour être avancé technologiquement, est capable d’extraire, par exemple le pétrole brut et disposent des industries pour en tirer les innombrables produits finis. Les dictateurs se considèrent partenaires de l’Occident!

3- Ben Ali et tous les autres dictateurs arabes ou non doivent non seulement être critiqués en prose ou en poésie, comme l’avait fait jusqu’à présent Taoufik Ben Brik, mais combattus par tous les moyens, je dis parfaitement tous les moyens. Les dictateurs ne renoncent jamais de leur propre gré. Ou c’est la volonté populaire qui les abat ou c’est la volonté de l’Occident qui les remplace par le pire. Pour le cas de Ben Ali, cette affaire ou plutôt cette injustice effroyable à l’égard de Ben Brik, confirme bien que la France , et, derrière elle d’autres puissances occidentales comme l’Italie et l’Allemagne au moins, appuient ou continuent d’appuyer ce dictateur. Car ils le considèrent comme une garantie pour leurs intérêts et enfin de compte pour la perpétuation de leur domination. J’évoque cette question, parce que beaucoup ont pensé que des pressions vont s’exercer de part et d’autre du monde occidental et spécifiquement de la part de la France et du Parlement européen de Strasbourg, afin que Ben Ali finisse par lâcher du lest et libérer le journaliste Ben Brik et les autres. Eh bien aujourd’hui on voit qu’il n’en est rien de tout cela. Car la question n’est pas une question de pressions ou non, c’est la question de la domination qui est en jeu. Si l’emprisonnement de Ben Brik pour encore trois mois de plus met en jeu cette domination, les ordres auraient été donnés et Ben Ali n’aurait eu aucun choix pour obtempérer. Donc les ordres ne sont pas venus, parce les experts occidentaux ne sont pas arrivés encore à la conclusion que la continuité du dictateur Ben Ali au pouvoir pourrait mettre en danger leurs intérêts.

4- La mine pour l’Occident en Tunisie est bien représentée par le RCD, le même parti politique créé par le premier dictateur, celui que la France avait préféré à Farhat Hached. De cette pépinière qu’on mime avec tous les soins, sortiront les futurs dictateurs. N’oublions pas que l’Occident avec toutes « ses valeurs morales, humaines et démocratiques »  n’a jamais dit un seul mot au sujet des citoyens emprisonnés de la même manière arbitraire que Ben Brik depuis des décennies, comme c’est le cas du docteur Sadok Chourou et beaucoup d’autres de ses compagnons. Et que l’on sache aucune délégation ou familier de tous ces milliers d’innocents appréhendés par la dictature et envoyés dans les horreurs des geôles pour des années n’a jamais pu se rendre ni France, ni en Europe pour rencontrer  leurs hautes personnalités politiques et les supplier de faire pression sur le dictateur.

Il est humain que dans les moments de détresse, tel que le fait d’avoir son père, son frère ou un cher familier détenu dans les effroyables conditions qu’on imagine et celles qu’on ne peut même pas imaginer, qu’on s’accroche au moindre espoir, à n’importe quoi pour le faire libérer, mais s’adresser à l’Occident avec toutes ses organisations, ses mensonges humanitaires, son hypocrisie, son cynisme et toutes ses fausses valeurs morales, c’est franchement se tromper de porte. Là on frappe à la porte des puissants protecteurs des Bourreaux. Tout en espérant que Taoufik Ben Brik puisse, d’une manière ou d’une autre, recouvrer le plus tôt possible la liberté je termine ma réflexion par une autre citation de Galeano : « Tout contact avec l’homme blanc, continue d’être aujourd’hui encore pour les indigènes [et pour tous les peuples du Sud] le contact avec la mort.»       


 

 

[1] Antoine Melero: La Main Rouge , Editions du Rocher. France. Collection Document. 

[2] http://www.dailymotion.com/video/xbzg3x_aveu-assassinat-farhat-hached_news

[3] Eduardo Galeano, Les Veines Ouvertes d’Amérique Latine..


 


 

Les anciens Ministres Chedly Ayari et Sadok Ben Jomâa nommés Sénateurs  

 سي الشادلي العياري و سي الصادق بن جمعة بمجلس المستشارين  

Remarques à chaud sur le travail sénatorial..

 


   

Par Abdel Wahab Hani

Comme nous l'avons écrit auparavant, la Chambre des Conseillers / Sénat vient de pourvoir à ses deux sièges vacants, sur le cota du tiers présidentiel. Messieurs Chedly Ayari et Sadok Ben Jomaâ, ancien Ministres des gouvernements successifs de feu Habib Bourguiba, remplacent respectivement feu Jaafar Majed et Chakib Dhaouadi, pressenti pour diriger notre Ambassade auprès de l'autorité palestinienne à Ramallah.

Si Chedly Ayari et Si Sadok Ben Jomaâ maitrisent sont connus pour leur maîtrise reconnue des dossiers économiques, financiers et sociaux. La Chambre haute profitera certtainement de leur expérience. Leur non appartenance à aucune des écuries idéologiques, familiales, clientélistes ou népotiques fait de leur entrée au Sénat un bon signe.

Ces deux nominations de deux vétérans de la construction de l'Etat tunisien moderne, après l'Indépendance, permet au Sénat de profiter des compétences nationales avérées et intègres. Elle permet de corriger l'image d'une Chambre où certains Sénateurs font de la figuration. En témoigne les débats, où certais excellent, exclusivement, soit dans l'éloge redondant, soit même dans la poésie lyrique, soit dans les remarqus linguistiques déplacées et sans aucune profondeur ni lien avec le sujet. La maîtrise avec laquelle un Rachid Sfar, ancien Premier Ministre, traite des sujets comme un Seigneur, tranche avec l'amateurisme, l'arrogance et le ridicule de certains barons du clientélisme.

Par mémoire de militant observateur-actur de la vie nationale, les Sénateurs les plus efficaces, les plus sérieux et les plus assidus sont les anciens commis d'Etat qui ont un sens aigü du devoir. Le suivi d'une séance parlementaire au Sénat permet de distinguer le sérieux du clientélisme. Les débats du Sénat sont archivés et disponibles au public, sur son site: http//www.chambredesconseillers.tn . Elles offrent une matière de suivi pour le public, mais aussi un outil efficace d'évaluation du travail parlementaire accompli par les Sénateurs.

Ceux de nos compatriotes qui s'intéressent au travail parlementaire et à l'évaluation de l'action publique et des personnalités nationales, loin de l'invective, de la diggamation, des ragots, de l'intox et de la désinformation, peuvent se délicter de la qualité médiocre de certains de nos Sénateurs, surtout les barons du clientélisme parmieux, qui remplissent, d'arrogance, les plateaux de télévision et nivellent vers le bas le débat et l'espace pubics.

A titre d'exepmle, la 26e et dernière réunion de la quatrième session sénatoriale ordinaire 2008-2009, du 30 juillet 2009, disponible dans la rubrique Qaïdat Al Bayanat Moudawalat Al Majlis (Base de données / Travaux de la Chambre), en arabe, est un outil d'évaluation d'une très grande importance. Six projets de Li sétaient en discussion, touchant notamment les domaines très sensible de la jutice, des droits de l'homme, de la sécurité routière et du commrce, ainsi que les haituels discours de clôture de la session annuele..

Certains Barons du clientélisme y ont excellé par leur arrogance, leur ridicule, leurs remarques déplacées, leur incosistance, leur connaissance ultra-superficielle et sur-aérienne des projets soumis. Certains ministres maîrisant leur sujet, notamment l'ancien Garde des Sceaux, en ont fait une bouchée et ont tourné lesdits Barons en dérision.

Le porte drapeau de ces derniers, issu d'une culture politique très peu démocratique et protégé de Monsieur l'ancien Ministre des Affaires étrangères, y est allé par toute son incosistance pour exiger qu'une Loi de la République, à savoir le Code de la route, ne soit pas porté à la connaissance du public. Parce que dans sa Cité mythique rêvée, le public est un danger, à maintenir dans l'ignorance..

Un autre Baron du clintélisme, représentant du Patronat, membre, à l'insu de nos Institutions et de nos concitoyens, d'une sombre Assemblée mondiale des parlementaires sionistes, s'est même permis de s'adresser à la Chambre, intégralement, dans une langue autre que l'Arabe, langue nationale et officielle de l'Etat, inscrite dans l'âme de la Nation et dans le corps même de la Consitution.

A titre de coparison, un Sénateur français qui s'exprimeait en Allemad, devant la Chambre, serait somé de prsenter ses excuss immédiates devant la France et la Navarre, les Français de la métropole, de Corse et des territoires et déparement d'outre merre, de toute  la Fracophonie réunie, de tous les francophones de la planète entière, du Maghreb et d'Afrique et jusqu'au contrées les plus lontaines.

Le compte-rendu de ladite séance témoigne de ce manque de respect de l'un des Parlemenaires qui font la Loi en notre nom. Il doit y répondre d'un rappel à l'ordre, du Breau dla Chambre et de son Président, ainsi que pour ses déplacements insultants et nuisibles aux Intérêts de la Nation.

Ledit baron, Joseph Roger Bismuth, s'était illustré par sa visite, hautement médiatisée, au chevet du criminel de guerre Ariel Sharon, alors et toujours plongé dans le coma, après avoir plongé, des decennies durant, nos frères palestiniens dans un océan de sang. 

Le nécessaire respect des clauses d'Incompatibilité du Code électoral:

La constatation de la vacance à la Chambre des Conseillers et la rapidité avec laquelle il en a été pourvu sont à mettre au Crédit du Bureau de la Chambre et de son Président ainsi que du Chef de l'Etat. Ce dernier a nommé, en outre, des personnalités hautement qualifiées, ce qui est une très bonne décision.

Cette nomination et le récent discours présidentiel vantant les mérites et l'importance de la critique constructive et des propositions émanant des citoyens épris de Justice, d'Egalité et de Légalité, nous encourage à persister dans la revendication de mettre fin aux cas de cumul non toléré par la Loi. Et notamment l'Incomaptibitlité insonstitionnelle de la présence des Banquiers au Parlement, dans ses deux Chanbres haute (Conseillers) et basse (Députés).

En effet, le Code électoral, comme amendé par la Loi du 14 juin 2004, "portant organisaion du travail de la Chambre des Députés et de la Chambre des Conseillers et fixant les relations entre le deux Chambres", interdit cette confusion et cete collusion entre le Pouvoir législatif et le Pouvoir financier.

Son Art. 40 est en ne peut plus précis:

"L'exercice d'une fonction de direction dans les établissements publics ou les entreprises publiques ou l'exercice d'une fonction de direction ou de contrôle dans les sociétés à caractère purement financier et faisant appel à l'épargne, au crédit et à la participation, sont incompatibles avec le mandat de député ou de conseiller."

Son Art. 41 est plus explicte: 

"Il est interdit à tout membre de l'une des deux chambres d'accepter au cours de son mandat toute fonction dans les établissements ou entreprises publics ou dans les sociétés mentionnées dans la présente loi."

Son Art. 44 précise cette, en outre, la saie et nécessaire séparation entre les activités de Représenant dupeuple et toute autre, financière,industrielle ou commerciale:

"Il est interdit à tout membre de l'une des deux chambres, de faire ou de laisser figurer son nom suivi de l'indication de sa qualité dans toute publicité relative à des projets financiers, industriels ou commerciaux."

Et la Loi républicaine ne reste pas das l'énoné théorique des principes de séparation, mais le Législateur a tenu à corriger les situations non conformes et  y mette fin, comme le précise l'Art. 45, qui ordonne dans des termes claires et sans équivoque:

"Le député ou le conseiller qui, lors de son élection ou de sa désignation, se trouve dans l'un des cas d'incompatibilité visés à la présente loi est considéré dès que les résultats des élections deviennent définitifs ou dès qu'il accepte sa désignation à la chambre des conseillers, démissionnaire d'office de ses fonctions incompatibles avec son mandat ou placé d'office dans la position de disponibilité spéciale s'il est titulaire de l'un des emplois publics."


Le paragraphe 2 dudit Art. 45 ordonne soit la Démission volontaire soint le licenciement d'office de la Chambre:

"Tout membre de l'une des deux chambres qui a été nommé au cours de son mandat à l'une des fonctions prévues à l'article 77 du code électoral, et aux articles 38, 39 et 40 de la présente loi, ou qui accepte une fonction incompatible avec son mandat ou qui a méconnu les dispositions des articles 41 et 43 de la présente loi, est licencié d'office sauf s'il démissionne volontairement. Dans l'un et l'autre cas, il sera pourvu à son remplacement selon le cas conformément aux articles 108 et 136 du code électoral."

Le paragraphe 3 précise les conditions de ce Licenciement d'office et en attribu la resposabilité au Président de la République, garant des Insttutions, ou du Bureau de la Chambre:

"Le licenciement d'office ou la démission est prononcé, par l'une des deux chambres selon le cas, et ce, à la demande du Président de la République ou du bureau de la chambre concernée."


Et le simple parcours des noms des Cnseillers permet de retrouver les deux Banquiers Mohamed Moncef Matri et Mohamed Azizi Miled, membres du Conseil d'Administration de la Banque Zitouna (le pemier en ses qualités de repsentant de la Holding Princess Matri et le scond en son nom propre), jeune établissement "à caractère purement financier et faisant appel à l'épargne, au crédit et à la participation", donc tombant sous le coup de Loi. Cette Incompatibilité a été soulignée par nos soins la veille des élections générales du 25 octobre dernier.

Notre ami le journaliste Zied El Héni a écrit aux autorités compétentes au sujet du Banquier-Sénateur Mohamed Aziz Miled et du Gendre-Banquier-Député Fahd Mohamed Sakhr Matri.

Nous voudrions préciser qu'il s'agit là, semble-t-il, d'un manque de vigilance, en atteste la nomination aux débuts du Sénat en 2005 de Madame Zeineb Abdelkhalek Chelayfa, directrice à la Banque Nationale Agricole (BNA), membre de la chambre des conseillers, avant son remplacement lors du renuvellement partiel de la Chambre.

Rappelons aussi d'autres cas d'Incompatibilité, énumérés à l'Art. 39:

"L'exercice des fonctions conférées par un Etat étranger ou une organisation internationale gouvernementale ou non-gouvernementale et rémunérées sur leurs fonds est incompatible avec le mandat de député ou de conseiller."

Al-Mustachar / Sénateur Kamel Ayadi, Président de la Fédération mondiale des Organisations d'Ingénieurs (FOMI) la Naïbah / Députée Saïda Agrébi, dirigente de plusieurs ONG et résaux internationaux, notamment omme Vice Présidente de l'Organisation Mondiale de la famille (OMF), fait planer le doute d'une éventuelle Incompaibilité s'ils était (Ayadi; Agrébi) rémunérés sur les fonds desdites ONG.

A ce titre et à titre d'exemple de Droit électoral comparé, le Législatuer français, par exemple, exige que exige que le Parlementaire (Député ou Sénateur) déclare toutes ses activités et ses revenues au Bureau de la Chambre.

Voila une réforme qui pourrait inspirer nos parlementaires, le Conseiller Législation du Premier Ministre, le Secrétaire général du Gouverement et le Conseiller juridque du Chef de l'Etat.


Paris, le 30 janvier 2010
Abdel Wahab Hani

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JORT n°: 008 du 26/01/2010

 

Par décret n° 2010-88 du 22 janvier 2010.
Monsieur Chedly Ayari est désigné membre de la chambre des conseillers en remplacement de feu Mohamed Jâafer Majed.


La désignation de Monsieur Chedly Ayari membre de la chambre des conseillers porte sur la période restante du mandat de feu Mohamed Jâafer Majed.

 

Par décret n° 2010-89 du 22 janvier 2010.
Monsieur Sadok Ben Jemâa est désigné membre de la chambre des conseillers en remplacement de Monsieur Chekib Dhaouadi.


La désignation de Monsieur Sadok Ben Jemâa membre de la chambre des conseillers porte sur la période restante du mandat de Monsieur Chekib Dhaouadi.

  رائد عدد : 008 بتاريخ 26/01/2010

بمقتضى أمر عدد 88 لسنة 2010 مؤرخ في 22 جانفي 2010.

يعين السيد الشادلي العياري عضوا بمجلس المستشارين عوضا عن المرحوم محمد جعفر ماجد.

يكون تعيين السيد الشادلي العياري عضوا بمجلس المستشارين للمدة المتبقية من عضوية المرحوم محمد جعفر ماجد.
 

بمقتضى أمر عدد 89 لسنة 2010 مؤرخ في 22 جانفي 2010.

يعين السيد الصادق بن جمعة عضوا بمجلس المستشارين عوضا عن السيد شكيب الذوادي.

يكون تعيين السيد الصادق بن جمعة عضوا بمجلس المستشارين للمدة المتبقية من عضوية السيد شكيب الذوادي.

 


 
Mohamed Guelbi n’est plus

Mohamed Guelbi, un des plus grands journalistes tunisiens, vient de s’éteindre à Tunis, en ce triste 31 janvier 2010 des suites d’une longue maladie.

 

Dans la mémoire collective du pays, Si Mohamed restera toujours associé à la fameuse Harboucha (pilule), chronique publiée dans les années 1970 dans le journal Echâab de l’UGTT.

 

Ses écrit lui ont valu l’emprisonnement ainsi que d’effroyables tortures à la suite du Jeudi noir du 26 janvier 1978. Les plus jeunes se souviendront également de sa Lamha publiée dans le quotidien Assabah. En quelques phrases rimées et bien tournée et avec un humour décapant, le journaliste mettait le doigt sur les problèmes de la société.

 

En 2001, j’ai eu le privilège de présenter ce grand monsieur au journal Le Monde qui lui a consacré l’article qui suit en reprenant mon expression le qualifiant « d’honneur du journalisme » en Tunisie.

 

Voici l’article du Monde suivi de quelques-unes de mes traductions maladroites des Lahmat (écrites en arabe) du journaliste Mohamed Guelbi, paix à son âme.

 

Taïeb Moalla

Québec

31-1-2010

 

Mohamed Guelbi, l'"honneur" d'un journalisme en quête d'indépendance

LE MONDE | 05.04.01 | 13h36


TUNIS de notre envoyée spéciale


De lui, certains n'hésitent pas à dire qu'il est "l'honneur du journalisme" en Tunisie. De taille moyenne, très mince, le visage mangé par des lunettes fumées et une petite barbe, Mohamed Guelbi passerait inaperçu s'il n'y avait son regard.
L'homme, âgé d'une cinquantaine d'années, est malicieux. Tout sourit en permanence chez lui, ses yeux autant que sa bouche. Son billet quotidien dans les colonnes d'Es-Sabah, l'un des rares journaux tunisiens d'expression arabe qui ne soient pas portés sur les scandales et les calomnies, a fait de lui un modèle en Tunisie.


Quand il cesse d'écrire, les ventes d'Es-Sabah chutent. Et ses confrères de se répandre aussitôt en rumeurs : "on" a muselé Mohamed Guelbi, "on" a décidé de le faire taire... Rien de tout cela n'est vrai, paraît-il, même s'il est probable que ses billets - écrits en arabe et en prose rimée, truffés de jeux de mots - valent de temps à autre à la direction de son journal de sérieuses remontrances de la part des "orthodoxes" du pouvoir, ceux qui restent opposés à l'avènement d'une presse tunisienne libre et de qualité.

"GRIGNOTER UN ESPACE CHAQUE JOUR"

 

" C'est la lecture des écrits de Robert Escarpit autrefois. J'ai appris de lui à travailler la chute, le dernier mot. Que ce soit toujours une surprise. J'écris à l'envers, d'ailleurs ! Je choisis le sujet, il faut qu'il se prête à un peu d'humour. Et puis, je cherche la chute. Et enfin, j'écris le billet !", raconte-t-il. Ni dénonciateur ni donneur de leçons, ce journaliste farouchement indépendant se contente d'évoquer des petits faits de la vie quotidienne en Tunisie, sur le mode de l'interpellation et de l'humour.


Le 8 mars, Journée internationale des femmes, il s'est adressé directement aux Tunisiennes, pour souhaiter à chacune d'entre elles de trouver "un homme, un vrai !", sous-entendu "aussi courageux" qu'elles. Fin mars, Mohamed Guelbi s'est étonné de la décision de la municipalité de Tunis de pourchasser les petits marchands ambulants - officiellement pour lutter contre le commerce parallèle - tout en épargnant les gros bonnets qui inondent le pays de leur contrebande en toute impunité.


A ceux qui le félicitent, le journaliste d'Es-Sabah répond qu'il n'a pas plus de courage que les autres, mais qu'il dispose d'un atout : la capacité d'écrire au second degré. "Au premier degré, mes écrits pourraient tomber sous le coup de la loi, pas au second. Il n'empêche que mes messages sont très clairs, parfois même très osés, mais ils passent !" Il dit avoir à de nombreuses reprises "atteint, et même dépassé, la ligne rouge" qui entrave la presse en Tunisie, mais, précise-t-il, "on ne m'a pas sanctionné."


Entre le tout ou rien - déserter le journalisme ou collaborer - Mohamed Guelbi est l'un des rares à avoir trouvé un moyen terme : chaque jour il apporte une pierre à la construction de l'édifice liberté en Tunisie. "Est-ce que j'ai peur ? Parfois, oui, un peu, mais j'ai aussi un immense plaisir : celui de grignoter quotidiennement un espace, et puis de lutter pour le conserver. Ces acquis, j'y tiens et je les garde précieusement. Ce sont des butins que j'emporte avec moi pour repartir chaque fois un peu plus loin..."


Fl. B. 
 

Quelques traductions en vrac et dans le désordre

Assabah (Tunisie), 30-1-2009, Lamha

 

Renvoi

 

À la ministre qui s'en prend aux journaux / J'envoie ces petits mots rapido presto,

 

Si vous pensez, Madame, que parler des manquements / est à toutes fins pratiques une sorte de dénigrement,

 

Et que vous préférez que l'on insiste uniquement / sur les articles vous louangeant,

 

Sachant cependant que ceci ne fait pas partie des tâches régulières des journalistes libres /

 

Je me permets de vous renvoyer gentiment vers le secteur de la publicité au lieu de celui des scribes.

 

Assabah (Tunisie), 12-11-2005

 

Une discussion numérique

 

Dernièrement, tout est devenu "numérisé". L'éducation, la culture, les trains et même la sécurité. 

 

Le "numérique" a conquis tous les domaines et a séduit les esprits. Qui ne parle pas sa langue est - de nos jours - un parfait abruti.

 

Ceci dit, il est bien normal que le numérique occupe tout. Puisque de "sacrés numéros" se multiplient un peu partout.

 

 

Mohamed Guelbi 

Assabah (Tunisie), 10-04-2004

 

 

Bien vivante

 

La feuille de route " n’est pas morte ", cher Kofi Annan ? ! Mille merci. Nous voilà pleinement rassurés. Nous avions eu peur que la pauvre soit bien morte et déjà expédiée au septième ciel.

Mais, cher Secrétaire, si la " feuille de route " est vivante toujours, peu importe que des dizaines de Palestiniens meurent tous les jours !
 

Assabah (Tunisie), 26-07-2004

 

Sharon

 

Sharon est un fou. Et après ?

Le voilà, le bougre, réalisant ses objectifs

Voici que son esprit malade "commande" les Américains

et inquiète le reste du monde.

 

Sharon est fou ?

Ah, s'il avait, parmi les arabes, une dizaine de "collègues"

Car notre plus grande "catastrophe" est que la plupart des leaders arabes

sont très "raisonnables"

  Assabah (Tunisie), 02-07-2002 (Mise en contexte : Une coupure d’électricité a privé les Tunisiens de la deuxième mi-temps de la finale de la Coupe du Monde, en 2002)

 

 

La Coupe de la STEG

 

Le Brésil est-il le seul à avoir le droit à inscrire son nom dans le mondial de foot ? L'événement est mondial, alors pourquoi d'aucuns ne seraient tentés "d'apparaître" selon leurs possibilités et capacités ?  

La STEG, par exemple, n'a-t-elle pas le droit de se faire un nom lors de la finale..en réalisant une chose unique dans les "annales" (en français dans le texte)

 

Et elle l'a fait ! Certes, le Brésil a gagné dimanche la coupe footballistique mais le STEG, pendant le match, a gagné la "coupe...circuit"

 

 

Assabah (Tunisie). 28-08-2001 (Mise en contexte : Comme en 1988, Guelbi évoque la nouvelle horloge de la place du 7 novembre (qui a coûté la bagatelle de 4.5 millions de dinars !)

 

Régulation ( TAADIL)

 

Peu importe si « El mongala » est belle ou non car les goûts ne se discutent pas.


Le plus important pour les gens c’est l’horaire qu’elle leur indiquera et non point le métal de ses aiguilles même si ces derniers sont en diamants.


Est ce que son horaire va être aligné sur celui du peuple ou bien seront-nous obligés de régler nos « montres » sur son ancien horaire ?

 

Assabah (Tunisie), 08-12-2005

La ville

 

Selon des sources bien renseignées, / une « ville de la culture » devrait être bientôt édifiée.

 

Un comité a même été formé / pour étudier tous les besoins humains et financiers.

 

À ce propos, j'aimerais attirer l'attention dudit comité / sur ce qui me semble être une priorité.

 

Pour que le nouveau projet devienne la Mecque des Tunisiennes et des Tunisiens / De grâce, n'oubliez surtout pas de le remplir de « fast-food » et de pizzerias

 

Assabah (Tunisie), 9 mars 2007

 

La langue coupée

 

Parce que le jeune élève parlait trop / la maîtresse d'école italienne lui a coupé la langue avec des ciseaux,

 

N'eût-été l'intervention rapide des infirmiers / le petit serait resté définitivement muet,

 

La professeure a évidemment été punie / et c'est très bien qu’il en soit ainsi,

 

Cela dit, imaginez un instant que cette histoire se déroule dans un pays arabophon* / auquel cas, la maîtresse serait sûrement nommée à la tête du ministère de l'information.

 

* Un "e" muet pour respecter la rime.

 

Assabah (Tunisie), 7 mars 2008

 

Désapprobation

 

Le Syndicat des journalistes national / s'est fortement indigné du bas niveau d'un journal,

 

Il lui reproche d'atteindre à la réputation des gens / par la vulgarité, l'insulte et la diffamation,

 

Je me suis étonné devant ce point de vue exprimé, plutôt hors-sujet / le journal étant loin d'être un cas unique dans nos contrées,

 

Je trouve le communiqué du Syndicat bien faible quant au fond / le blâme devant d'abord s'adresser à ceux chargés d'appliquer la législation.

  Assabah (Tunisie), 19-2-2008

 

La promesse  

Il fut un temps pas si éloigné / pendant lequel les frais de la redevance télé étaient pleinement justifiés,

 

Mais aujourd'hui, de grands bouleversements ont été opérés / à la radio comme à la télé,

Et les entrées d'argent s'accumulent grâce à la publicité,

 

Alors pourquoi l'État ne supprimerait- il pas tout simplement ces taxes imposées?,

 

Nous lui promettons, en retour, d'arrêter de nous "régaler"* avec ses émissions radio et télévisées.

 

* Jeu de mot intraduisible entre Istimta3 (se régaler) et Istima3 (suivre (une émission)).

 

 

Assabah (Tunisie), 22 avril 2005 (remarque préliminaire : Aoun peut se traduire par « agent » ou par « aide »)


Les bonnes intentions


Michel Aoun se dit prêt à être le prochain président libanais !...Qu'il soit ici bien remercié.

Et puis le Liban se trouve effectivement à la croisée des chemins. Pour ne pas courir à sa perte, il a besoin de tous ses hommes de bonne foi.


La candidature du bonhomme, c'est vraiment "cool". Reste juste à savoir de qui Michel est le..."Aoun" ?

 

Assabah (Tunisie), 31-12-2004, (quelques jours après le Tsunami

La plus grande catastrophe


Plus de cent mille morts sans compter les disparus et les blessés. Les
tombes sont encore ouvertes pour accueillir d'autres damnés.
  

Imaginez-vous l'ampleur de cette catastrophe, vous qui suivez les informations. ..ce qu'elle représente de malheur, de misère et de perdition ?

 

Oui, cent mille personnes sont passées de vie à trépas. C'est ce que les nouvelles répètent depuis l'occupation de l'Irak il y a un an et quelques mois.

Assabah (Tunisie), 13-1-2005

 

Gazouillis 

Les Américains auraient déterminé l'emplacement de Ben Laden grâce à un gazouillement, apparemment entendu lors du dernier enregistrement.

 

Il serait quelque part entre le Pakistan et l'Afghanistan, dans un endroit où un type bien terminé d'oiseaux gazouille allégrement.

 Grâce à cet indice, les Américains cherchent, en ce moment, dans les grottes et les vallées. Mais quelque chose me dit, qu'à l'heure de leur arrivée, l'oiseau se sera déjà envolé !

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