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TUNISNEWS
6 ème année, N° 2138 du 30.03.2006
 archives : www.tunisnews.net
Imed Daimi: Renvoi d'étudiants et violence à Sfax
Pr. Moncef Ben Salem: Communiqué
Luiza Toscane: Le rideau est tombé sur Mohammed Abbou
IPI: The Middle East and North Africa - Breaking Through the Red Lines of Censorship
Kalima : Infos brèves
Webmanagercenter.com : La politique de l’hors jeu a été fatale à France Telecom
Khedija Cherif évoque avec Kalima : la situation politique, le 18 octobre, la place des Islamistes dans un projet démocratique.
Tunisie, Réveille-toi : Nos Islamistes seront-ils différents ?
Tunisie, Réveille-toi : Le Consommateur Final Par Kara Mosli Karim
Tunisie, Réveille-toi: Alexandre Milinkevitch: Le dictateur qui règne depuis douze ans par la peur
 

 ALERTE -- URGENT :

 

Renvoi d'étudiants et violence à SFAX

 

de très graves évènements sont en train de se dérouler à l'instant même (jeudi 30 mars à 17h30) dans l'enceinte de la faculté des sciences de Sfax. un grand nombre de forces de police et des agents civiles viennent juste de pénétrer dans la faculté pour arrêter les 3 étudiants que se sont vus notifier cet après-midi (verbalement) la décision de leur renvoi définitif de l'Université tunisienne à cause de leur activités politiques et syndicales ainsi que quelques dizaines d'étudiants venus leur soutenir (en pleine vacances ..).

 

Les 3 étudiants renvoyés sont :

 

- Oussama Ben Salem , fils de l'éminent docteur Moncef Ben Salem, et membre du conseil scientifique de sa fac;

- Bassem Nasri et Ali Omar représentants des étudiants indépendants dans ce même conseil..

 

Ils se sont rassemblés en sit-in depuis ce matin avec leurs amis devant le bureau du Doyen Abdelhamid Ben Salah où se déroulait le conseil de discipline de la fac.

 

Ils ont décidé dès l'annonce de la décision du renvoi définitif d'entamer une grève de la faim et un sit'in contenu au sein même de l'administration de la fac.

 

Pr. Moncef Ben Salem, harcelé en permanence depuis plusieurs années, a décidé de sa part de lancer une grève de la faim illimité en solidarité avec son fils et ses amis et pour demander de lever toutes les mesures d'intimidation et de harcèlement quotidien qu'il subit ainsi que tous les membres de sa famille.

 

Imed Daimi

Responsable du site du CPR


 

COMMUNIQUE

 

Par Professeur Moncef BEN SALEM

Tél. : +216 74 274 053

 

Sfax, le : 30 Mars 2006

 

 

Plus de 19 ans se sont écoulés entre geôles,  torture, assignation à résidence, coupure de ligne téléphonique et privation des droits les plus élémentaires (droit au travail, assurance-maladie, passeport et droit à la libre circulation au moins sur le territoire tunisien).

 

Un long et épouvantable calvaire qui n’a pas apaisé la rancune de la dictature, ni rassasié sa soif à plus d’intimidation et d’acharnement.

 

En effet, les autorités tunisiennes ont étendu leur bras de fer à mes enfants pour leur affliger les pires atrocités et ce en mépris du principe universel de droit interdisant la vengeance et prônant l’individualisation de la sentence.

 

A la faculté des sciences de Sfax, que j’ai œuvrée à fonder en 1986, ma fille Meriem a subi l’harcèlement quotidien, durant trois années consécutives, de la part d’une bande d’étudiants appartenant au RCD (parti au pouvoir). Les répercussions de cet harcèlement sont aujourd’hui perceptibles sur son état psychologique ainsi que sur sa scolarité dont le parcours est quasiment brisé. Ceci étant prouvé par le témoignage d’un membre de cette bande qui a avoué avoir accompli leur crime sous le commandement de leurs responsables.

 

Aujourd’hui, c’est le tour de mon fils Oussama qui, à deux mois de son diplôme de maîtrise, est condamné à quitter l’université suite à un licenciement abusif et illégal.

Le motif réel de ce licenciement n’est que son élection démocratique, en tant que délégué dans le conseil scientifique de la faculté, même si les motifs déclarés préfèrent la mise en avant d’accusations mieux audibles et plus à la mode, tels : réunion non autorisé, manifestations illégales, prosélytisme et perturbation des cours, destruction des biens d’autrui …etc.

Heureusement, il a pu échappé cette fois à des lourdes accusations passibles de peines très sévères (allusion faite à celles de terrorisme et menace à l’ordre public …) qui ont profité aux groupes de Zarzis et d’Ariana !

 

Il n’est pas sans rappeler, dans ce cadre, la tragédie subie par mon fils Abbas qui était victime, en 1996, d’un accident étrange de circulation dont aucune enquête n’a été engagée.

Abbas souffre aujourd’hui d’un handicap permanant et nous supportons, sans aucune couverture médicale, des frais de soin colossaux.

 

Ceci étant, je me trouve aujourd’hui acculé, ainsi que ma famille, à entamer une grève de la faim, seul moyen restant à notre portée, pour contester contre les abominables atrocités que nous subissons et ce depuis le coup d’Etat du 7 novembre 1987.

 

Cet appel est lancé pour informer l’opinion publique nationale et internationale de notre propre calvaire et de la situation effrayante des droits de l’Homme en Tunisie.

 

Ma détermination à recouvrir nos droits est inépuisable et votre soutien nous serait d’un apport inestimable.

 

 

 Le rideau est tombé sur Mohammed Abbou

 

Jour de visite aujourd’hui pour Mohammed Abbou, prisonnier d’opinion, enlevé le 1er mars 2005, incarcéré au Kef, et en grève de la faim depuis le 11 mars dernier.

 

La semaine dernière, soit le 23 mars, Samia Abbou, son épouse, accompagnée de ses trois enfants et de sa belle-mère, n’avait pu rendre visite à son mari, sans que cette interdiction ne lui soit justifiée.

 

Aujourd’hui, elle s’est rendue à la prison du Kef, accompagnée de son seul fils, Jamaleddine, âgé de treize ans et demi, de la belle-mère de son mari, et d’Abderrazak Kilani, avocat et membre du conseil.

 

Au terme d’un trajet ponctué de contrôles policiers et d’une arrivée devant une prison encerclée par la police, Samia Abbou a pu voir son mari, très affaibli par sa grève, ne pouvant marcher qu’en prenant appui, ne tenant pas debout.

 

Le 19 mars dernier, parce qu’il avait demandé son transfert vers une autre cellule et refusé de réintégrer sa cellule où il subit toutes sortes de brimades de la part de ses co-détenus de droit commun, il a été battu, torturé par les agents pénitentiaires ; suite à quoi, il a été obligé de rentrer dans sa cellule où le matelas avait été retiré. Il ne lui reste que la paillasse en fer.

 

Il a suffit que Mohammed Abbou prononce le mot de « battu », pour que les agents pénitentiaires tirent un rideau le séparant de sa femme et de son fils, les obligeant tous à crier pour se faire entendre. C’est ainsi que s’est déroulée la visite pendant encore cinq minutes jusqu’à ce qu’il perde connaissance et tombe; elle n’aura pas duré plus de sept à huit minutes…

 

Mohammed Abbou a demandé avait demandé à consulter un médecin en prison. Ce dernier est bien venu mais ne l’a pas ausculté. Il s’est contenté de dire qu’il pouvait bien marcher. Il ne lui a prescrit aucun médicament et prodigué aucun soin.

 

Luiza Toscane, 30 mars 2006

 


 IPI International Press Institute

IPI, the global network of editors, media executives and leading journalists, is dedicated to the furtherance and safeguarding
of press freedom, the promotion of the free flow of news and information, and the improvement of the practices of journalism

Press Release
Vienna, 30 March 2006
IPI World Press Freedom Review 2005

THE MIDDLE EAST AND NORTH AFRICA: Breaking Through the Red Lines of Censorship

In the Middle East and North Africa, governments persist on marking "red lines" around issues they demand journalists stay away from. In 2005, many journalists and media workers refused to observe these boundaries and pushed through them to report on matters of public interest. In retaliation, dozens were intimidated, harassed, beaten, detained and arrested. Twenty six journalists in the region paid the ultimate price and were killed last year.
In Iraq, the world's deadliest place to practice journalism, 23 people were killed. All but one were Iraqi, showing that it is local journalists who carry the heaviest burden in keeping world audiences informed of the ongoing conflict. Different from previous years, fewer of those killed were caught in crossfire and over 70% of deaths occurred when journalists were assassinated by insurgents groups.
In Lebanon, the assassination of two prominent journalists and near death of another from car bomb attacks had a chilling effect on a press that has long held the title as one of the most vibrant and diverse in the region. In Libya, the gruesome death, by torture, of an outspoken journalist highlighted the severe steps authorities in that country will take to silence any criticism of their repressive rule.
In Iran, Tunisia and Syria, where the ongoing crackdown on the independent press has meant that very little freedom to report can be exercised, journalists are turning to the Internet as a forum to cover news and promote public debate. The increased use of the penal code to detain and imprison cyber dissidents, at times with lengthy periods of incarceration, shows that throughout the region, authorities are intent on silencing the last vestiges of the independent press.
"Authorities in each country in the Middle East and North Africa attempt to silence journalists from reporting on sensitive topics such as religion, internal security or state affairs," said IPI Middle East and North Africa Press Freedom Advisor Catherine Power. "The level of pressure ranges from subjecting news to government censors to imposing a complete blockade on independent reporting. No country is without its challenges and throughout the region harsh and disproportionate penalties are too often handed out as restrictive press laws are kept firmly in place."
"Journalists carry out their professional role to act as Watchdogs of public institutions with dedication and, quite often, with fear for their personal safety. Their voices are under siege as they report from the region of the world where press freedom is most uniformly restricted," Power said.

For further information contact Catherine Power, IPI coordinator for the Middle East and North Africa, Tel:+431-512 90 11

NEWS

Committee to Protect Journalists

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Phone: (212) 465­1004     Fax: (212) 465­9568     Web: www.cpj.org     E-Mail: عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

http://www.cpj.org      Contact: Abi Wright    
e-mail:
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CPJ welcomes release of Jill Carroll

New York, March 30, 2006—The Committee to Protect Journalists welcomes today’s release of Jill Carroll, a freelance reporter on assignment for The Christian Science Monitor who had been held captive in Iraq for nearly three months. Carroll was freed at mid-day in Baghdad. She was reported in good health and told reporters that she was treated well and was not harmed.

“We are overjoyed that this ordeal has finally ended and that Jill Carroll has been returned safely,” CPJ Executive Director Ann Cooper said. “We continue to call for the release of other remaining captives in Iraq, and we urge armed groups to stop targeting innocent civilians.â€