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11 ème année, N°4162 du 21.11.2011
archives : www.tunisnews.net

20 minutes: Cérémonie houleuse en hommage aux "martyrs de la révolution"
Business News: Silence le peuple, on partage le gâteau d’abord !
AfricanManager: Tunisie : 2012 sera-telle l’année de la relance du tourisme ?
La Voix Du Nord: Lomme : témoignage d'un photographe nordiste sur la révolution tunisienne
Kapitalis: Tunisie. Ghannouchi en Algérie pour rassurer ses hôtes
Liberte d’Algerie: El-Ghannouchi à Alger : erreur de casting ou de protocole ?
L´Expression: Ghannouchi: l'Etat tunisien sera reconstruit sur des bases démocratiques

Cérémonie houleuse en hommage aux "martyrs de la révolution"



Une cérémonie dédiée aux "martyrs de la révolution" qui ont chassé l'ex-président tunisien Ben Ali en janvier a été perturbée dimanche par les protestations de parents qui réclamaient "la vérité sur les assassins", a constaté l'AFP.
Des centaines de personnes étaient conviées à cette cérémonie organisée par l'instance indépendante des élections (Isie) à la coupole du Stade d'El Menzah, à Tunis, avec la participation de personnalités politiques et de plusieurs artistes.
Mais la cérémonie, qui prévoyait musique et poésie avec remise de blasons aux noms des "martyrs", a rapidement tourné au meeting avec des discours de protestation et des expressions de colère contre la lenteur des enquêtes sur la mort des "martyrs" et "l'indifférence des autorités", selon des participants.
Lorsque le président de l'Isie, Kamel Jendoubi, a commencé un discours de présentation, la tribune a été envahie par des proches de "martyrs" venus de Tunis et de plusieurs régions du pays.
"Comment peut-on nous inviter à faire la fête lorsque nous n'avons pas fait notre deuil", s'est étonnée Sihem Jeffel, une femme de 37 ans dont le mari Tahar a été abattu le 13 janvier dans un quartier près du Palais présidentiel de Carthage.
"Merci à M. Jendoubi, rendre hommage à nos martyrs est un bon geste", a en revanche affirmé Manoubia, la mère de Mohamed Bouazizi, le vendeur ambulant qui s'est immolé par le feu le 17 décembre à Sidi Bouzid (centre-ouest), et dont le geste a déclenché l'insurrection qui a fait fuir Ben Ali le 14 janvier en Arabie Saoudite.
Quelque trois cents personnes ont trouvé la mort durant le soulèvement, selon l'Onu, un bilan qualifié de sous-estimé par des associations.
Une commission d'enquête sur les "dépassements" durant le soulèvement a été mise en place en janvier mais n'a pas encore rendu son rapport.
Source : « 20 minutes » Le 20-11-2011
Lien : http://www.20minutes.fr/monde/tunisie/826736-tunisie-ceremonie-houleuse-hommage-martyrs-revolution
 

Silence le peuple, on partage le gâteau d’abord !


Par Mounir Ben Mahmoud

Les indiscrétions parvenues aux médias et au public sur l’avancement des négociations à propos de la formation du nouveau gouvernement n’ont porté que sur le différend autour du nom du Président de la République ; poste brigué aussi bien par Mustapha Ben Jaâfar que Moncef Marzouki.

Trop de fuites, mais rien d’officiel n’a filtré des travaux des trois dites commissions tripartites, formées entre les experts des trois partis, sauf l’acceptation par le CPR du principe d’une Constituante en une année, après avoir longtemps défendu une durée de plus de deux ans pour commencer à réaliser les objectifs de la révolution.
Le poste de président de la République s’avère donc trop alléchant pour que le CPR change d’avis, voire même de logique de gouvernement car l’on voit mal comment le gouvernement promis va pouvoir commencer à réaliser les objectifs de la révolution même par une année difficile. Les observateurs du monde entier ont donc raison de dire que les chaises participent infailliblement au changement des hommes politiques et cette transformation est immédiate.

Pour ce qui est de Mustapha Ben Jaâfar, son parti n’a fait que subir la loi du plus fort, victime qu’il est de son faible score électoral et conscient qu’Ennahdha et le CPR peuvent bien se limiter à une alliance entre eux pour gouverner. Les 89 sièges d’Ennahdha et les 29 du CPR assureraient une majorité confortable de 118 sièges sur les 217 de la Constituante.

En plus, sans le dire ou, du moins du bout des lèvres, Ennahdha a fait comprendre à Ettakatol que le CPR et Marzouki mériteraient, eu égard au verdict des urnes, le siège de la présidence. Mais, en suivant une telle logique de gouvernance, où place-t-on l’intérêt national et l’impératif de la compétence, piliers, nous a-t-on souvent raconté, de ces choix fondamentaux pour la Tunisie ? Il paraît que ces recettes ne sont valables que lorsqu’on est en dehors du pouvoir ou bien lors de la phase des promesses électoralistes. Du moins, c’est ce que la pratique nous apprend, même du côté d’Ennahdha. Il suffit de se rappeler les propos de Jebali sur le 6ème califat éclairé pour comprendre le prototype d’État de droit chez les nahdhaouis.

Ainsi donc, et hormis les slogans généraux de lutte contre le chômage et le développement régional, d’indépendance de la magistrature et des médias, aucun programme politique n’a été, jusque-là, annoncé entre les partis qui vont gouverner. Et une telle situation ne peut éloigner un risque de dérapage démagogique, pouvant nous rappeler d’autres belles promesses faites aux Tunisiens, désormais soucieux de programmes plus terre à terre.

Par ailleurs, l’on s’interroge légitimement sur le mode d’emploi du nouveau gouvernement concernant le budget 2012. Les observateurs ne comprennent pas pourquoi aucun parti n’a jusque-là avancé une quelconque proposition sur la préparation du budget 2012 qui aurait été déjà mis au point, en plus de la Loi de finances, par le gouvernement provisoire de Béji Caïd Essebsi. C’est dire toutes les limites de nouveau gouvernement qui n’aura, probablement, pas le temps matériel de présenter un projet d’alternative. Dans ce cas, il aura à appliquer un programme et un budget économique et social dont il n’est pas le concepteur.

Même le CPR, trop à cheval pourtant sur l’exclusion des ministres ayant déjà composé avec les régimes déchus et le gouvernement de transition, ne s’est pas prononcé sur ce projet de budget. Il est en phase d’observation. Pourtant, ce budget 2012 est déterminant pour les projets que le gouvernement compte mettre en place pour lutter contre les maux de société.
Donc, c’est un autre sujet que le CPR et les autres feignent d’ignorer, occupés qu’ils sont par la répartition des portefeuilles ministériels. Ils veulent donc occuper les postes. Quant au mode d’emploi, on s’y intéressera plus tard. Une telle logique ne saurait être assimilée qu’à un gâteau à partager.

Cerise sur le gâteau, et dans un moment aussi délicat pour l’avenir de la Tunisie, l’UGTT brandit l’arme des grèves pour rappeler qu’elle reste toujours une force avec laquelle il faut compter. Il a fallu que la justice interdise son secrétaire général, Abdessalem Jrad, de voyager, pour que la machine syndicale bouge et rappelle à qui aime bien l’entendre, qu’il y a des intouchables, même après le 14 janvier. L’indépendance de la magistrature et la justice transitionnelle peuvent attendre… l’UGTT ne veut pas qu’on lui marche sur les pieds.

Ce manque d’engagement pratique des partis de la coalition gouvernante et des acteurs de la société civile, UGTT en tête, laisse planer des doutes sur l’efficacité du programme de redressement économique et social envisagé par le prochain gouvernement et ce pour plusieurs raisons. D’abord, la singularité de l’état des lieux, cultivée au sein d’une réalité inédite en Tunisie, dans la mesure où il se déploie avant même la formation d’un cabinet censé mener le pays vers la stabilité, la transparence dans les transactions et le consensus.
Ce qui est en train de se passer sur l’échiquier politique tunisien fait dire aux observateurs et aux analystes, et même au commun des mortels que le pays est encore loin des équilibres souhaités, économiquement, socialement et politiquement. Pourtant, l’on pensait que la Tunisie, une fois les élections du 23 octobre soldées par des résultats transparents et équitables, allait voir enfin le bout du tunnel.

Or, il est de plus en plus clair que le tableau de bord est encore flou en Tunisie et que la dissipation des nuages n’est pas pour demain, ce qui fait courir au pays un risque de flottement. La classe politique née du scrutin de la Constituante cherche encore sa voie, sans savoir où pouvoir et devoir aller, soit par inexpérience, soit sous l’effet d’un conflit d’ambitions des principaux partis vainqueurs de l’élection du 23 octobre.

Ce faisant, on doit percevoir à travers cet épisode un avant-goût de ce qui attend les Tunisiens s’ils choisissent le régime parlementaire avec une assemblée constituante à la composition hétéroclite et dont la maîtrise de la chose politique n’est pas encore évidente.
Par ailleurs, à cette réalité politique, vient se greffer une situation sociale marquée par une explosion des grèves, sit-in et autres mouvements déclenchés pour des raisons, assez souvent, futiles, et dont les conséquences sont plutôt dévastatrices.
Des grèves programmées depuis longtemps, affirme néanmoins la centrale syndicale pour les justifier. Mais, on ne s’empêche nullement de se demander si c’est vraiment le moment d’enfoncer encore plus l’économie du pays déjà meurtrie par les précédentes agitations sociales, et qui est appelée à subir la crise secouant les pays de l’Union européenne, partenaire économique et commercial majeur et incontournable de la Tunisie.

Il est donc clair que le calme n’est pas pour demain et que la Tunisie doit se contenter, pour le moment, d’installer un gouvernement issu d’une Constituante élue. Autrement dit, on partage le gâteau d’abord, la stabilité et le redressement économique, donc les vraies préoccupations du peuple, peuvent attendre encore !
(Source : « Business News » Le 20-11-2011)
Lien : http://www.businessnews.com.tn/Tunisie-%E2%80%93-Silence-le-peuple,-on-partage-le-g%C3%A2teau-d%E2%80%99abord-!,519,27730,1

 

Tunisie : 2012 sera-telle l’année de la relance du tourisme ?

Le tourisme tunisien continue de connaître des baisses, au terme des dix premiers mois de 2011, dans tous ses paramètres à savoir, les entrées (-33%), les recettes (-37%) et les nuitées (-43%).

Ce bila a nourri la réflexion des participants à un colloque sur la promotion du tourisme tunisien sur les marchés émetteurs internationaux pour l’année 2012.

Habib Ammar, directeur général de l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT), estime, cependant, que ces scores reflètent, malgré ces écarts négatifs, la solidité du secteur touristique au regard des évènements qui ont marqué le pays depuis janvier dernier.

Il a appelé les intervenants dans le secteur à œuvrer davantage pour que l’année 2012 soit celle de la relance d’un secteur vital.

Pour ce faire, il est nécessaire, selon M. Ammar, de lancer une communication qui renseigne sur la nouvelle réalité de la Tunisie afin de restaurer la confiance des touristes étrangers et de renouer ainsi avec la performance.

Pour sa part, Mohamed Belajouza, président de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH) a mis l’accent, de son coté, sur la nécessité de rompre avec le passé et de redresser l’image de la Tunisie pour rassurer les partenaires étrangers et au-delà les clients.

Il a, en outre, précisé que le tourisme tunisien n’évolue pas aujourd’hui au même rythme que le tourisme mondial, d’ou la nécessité de redresser la situation, d’autant plus que le secteur aura à bénéficier des rallonges budgétaires nécessaires à même d’asseoir une politique promotionnelle efficace.

A cet égard, Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme, a annoncé que les marchés à fort potentiel émetteur bénéficieront d’un effort particulier, tel que le marché russe dont le budget de promotion connaîtra une évolution de 250% au cours de l’année 2012.

(Source: AfricanManager 21-11-2011)
Lien: http://www.africanmanager.com/articles/136609.html#
 

Lomme : témoignage d'un photographe nordiste sur la révolution tunisienne


dimanche 20.11.2011, 05:21- La Voix du Nord
La Maison Folie Beaulieu de Lomme accueille jusqu'au 10 décembre une exposition photos consacrée à la révolution tunisienne. Nous avons rencontré, hier, l'auteur de « 14 jours en Tunisie », le photojournaliste nordiste Olivier Touron. Entretien.

PAR GILLES CONTRAIRE
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- Quand êtes-vous arrivé en Tunisie ?

« Le 14 janvier, le jour de la fuite de Ben Ali. J'y suis resté 14 jours, d'où le titre de l'exposition, alors que j'étais parti pour y rester trois jours. Mais j'ai été tellement interpellé par les événements... D'habitude je travaille "sur commande", et là je suis parti sur un coup de tête. Je me suis dit qu'il se passait un truc dans le Maghreb. Pour moi, c'est un peu du même ordre que la chute du Mur de Berlin ».

- Qu'est-ce qui vous a le plus marqué là-bas ?

« D'abord, il y a les Tunisiens. Nous avons rencontré des gens qui avaient retrouvé la parole, ils venaient directement nous parler, nous raconter ce qu'ils avaient vu, donner leur avis. On n'est pas habitués à ça. Nous sentions que nous étions dans une situation exceptionnelle, que la société était en ébullition. il y avait une énergie pas banale. L'autre point, ce fut le décès de Lucas Dolega (photojournaliste français mort en Tunisie le 17 janvier). En partant de France, j'avais les numéros de deux photographes déjà sur place. L'un des deux était celui de Lucas, que je ne connaissais pas. Je l'ai vu le jour de mon arrivée, alors qu'une manif' se dispersait. Quelques heures après, on a entendu la rumeur de la mort d'un photographe. Quand la nouvelle a été confirmée, tous les photographes ont posé leur boîtier, c'était terrible. C'est une expérience humaine redoutable. » - Quel sens voulez-vous donner à votre exposition ? « Une idée m'est venue assez vite. Il y a un livre qui raconte la révolution bolchevique de 1917, et qui s'appelle Les Dix jours qui ébranlèrent le monde. J'ai eu le sentiment d'être le témoin d'un moment historique qui va changer la face d'un pays, d'une région, voire plus. Mon idée était de raconter comment ça s'est passé, les manifestations, les portraits de salariés, de blogeurs, de personnes de l'opposition... » - Vous accompagnez votre expo de sons enregistrés sur place...

« Oui, je prenais des sons comme j'ai pris des photos. J'ai enregistré des bruits de tirs dans les manifestations, d'hélico qui passaient au-dessus de nous... J'ai aussi posé des questions dans les rues. Cela recrée un univers qui remet dans l'ambiance. Je trouve que photos et sons vont très bien ensemble. » - Vous avez organisé, avec le club de la presse régional, un débat sur le métier de photojournaliste. Le considérez-vous en danger ?
« Vous voyez, pour moi cette expo permet aux gens de voir ce qu'est notre métier ; l'importance de donner du temps pour donner à voir et à comprendre. Personnellement, je me vois comme un transmetteur. Je dis aux gens : "voilà ce que j'ai vu". Nous avons plus que jamais un rôle à jouer, un rôle d'éclairage avec des partis pris assumés, sinon on tue le message. Après, oui, il y a une précarité grandissante dans le photojournalisme. C'est pour ça qu'il faut se réinventer en permanence et être vigilant sur nos acquis. » •

Tunisie. Ghannouchi en Algérie pour rassurer ses hôtes



Par Imed Bahri

Rached Ghannouchi, effectue depuis samedi, une visite de trois jours à Alger, la seconde depuis la chute de Ben Ali. Il cherche à rassurer ses hôtes sur la continuité des relations entre les deux pays.

La première visite du leader du parti islamiste Ennahdha à Alger remonte à l’été dernier. Il avait pris part aux obsèques de l’ex-président de l’Association des oulémas musulmans d’Algérie, Abderrahmane Chibane. Ghannouchi avait alors été reçu par Abdelaziz Belkhadem, représentant officiel du président Abdelaziz Bouteflika.

Un accueil digne d’un représentant officiel

Au cours de sa seconde visite, M. Ghannouchi, auréolé du succès de son parti à l’élection de l’Assemblée constituante, le 23 octobre, «a bénéficié d’un accueil digne d’un représentant officiel de la Tunisie alors qu’il n’a aucune fonction dans le gouvernement», notent nos confrères de ‘‘Liberté’’. Qui trouvent dans cet accueil «un cadeau à l’islamisme» et «un geste malvenu» de la part de l’Algérie.

Cette visite, dont le programme comprend un dîner officiel avec le président algérien, intervient après la double rencontre récemment, à Doha, entre le président Bouteflika et Mustapha Abdeldjalil, chef du Conseil national de transition (Cnt) libyen. Ce «qui apparaît comme l’expression d’une volonté [officielle algérienne] de recomposer la scène politique à la lumière des ‘‘révolutions’’ détournées», note encore ‘‘Liberté’’.

«En agissant avec autant d’égards et de protocole avec le leader islamiste [tunisien], les autorités algériennes réorientent et recadrent leur position de manière surprenante puisqu’elles lancent un véritable signal aux islamistes, à ceux de la ligue des Frères musulmans. Un signal que ne manquera pas de capitaliser et d’exploiter les islamistes algériens de cette mouvance, eux qui sont à l’affût, prêts à s’engouffrer dans la moindre brèche», souligne le même journal, proche des milieux laïcs et de l’armée. Il ajoute que Bouteflika «semble succomber à la mode qui fait le distinguo entre islamistes extrémistes et modérés pour accepter d’intégrer, sans risque, les seconds dans le jeu politique démocratique et ouvert.»

Dissiper les inquiétudes algériennes

Ghannouchi a déjà séjourné à Alger dans les années 1980. C’est en Algérie qu’il a trouvé refuge après sa fuite de Tunisie en 1991, mais il n’a pas tardé à être invité à quitter ce pays pour se rendre à Londres, en Grande-Bretagne, où il a maintenu des contacts avec le Front islamique du salut (Fis) algérien, alors en pleine ascension.

«Les cadres d’Ennahdha ont séjourné plusieurs fois à Alger lors de la campagne électorale pour l’assemblée constituante. Ce qui est un indice de plus du recentrage de la position officielle algérienne vis-à-vis de la mouvance islamiste», écrit encore ‘‘Liberté’’.

Vue de Tunis, cette visite de Ghannouchi vise à dissiper les inquiétudes algériennes face à l’arrivée aux affaires d’un gouvernement dirigé par une coalition conduite par Ennahdha. Il est à parier que la première visite à l’étranger de Hamadi Jebali, prochain Premier ministre, sera aussi à Alger. La date aurait même peut-être déjà été discutée entre Ghannouchi et ses hôtes algériens. Wait and see…

(Source: ”Kapitalis”Le 20-11-2011)
Lien: http://kapitalis.com/fokus/63-maghreb/6922-tunisie-ghannouchi-en-algerie-pour-rassurer-ses-hotes.html
 

Le leader islamiste tunisien invité officiel
El-Ghannouchi à Alger : erreur de casting ou de protocole ?


Un geste “malvenu” qui apparaît comme l’expression d’une volonté de recomposer la scène politique à la lumière des “révolutions” détournées.

Le leader islamiste tunisien, Rached El-Ghannouchi, effectue depuis hier une visite de trois jours à Alger, la première depuis la chute de Ben Ali et depuis l’élection de l’assemblée constituante où son parti a remporté la majorité des sièges.

Selon une source diplomatique algérienne, le chef islamiste, qui n’a pas de fonction officielle, vient à Alger pour “une visite d’amitié”. Durant son séjour algérois, il sera accompagné par Abdelkader Bensalah, le président du Conseil de la nation.

L’on ne sait toutefois pas s’il est officiellement invité à Alger malgré le fait qu’il soit reçu par le deuxième homme de l’État. Sur le plan protocolaire, El-Ghannouchi a bénéficié d’un accueil digne d’un représentant officiel de la Tunisie alors qu’il n’a aucune fonction dans le gouvernement.
À quel titre est-il alors venu à Alger ? Après l’épisode de Doha qui a créé une polémique autour de la double rencontre entre le président Bouteflika et Abdeldjalil du CNt libyen, ne sommes-nous pas devant un cas similaire avec ce représentant des frères musulmans tunisiens ?

Encore un cadeau à l’islamisme
Après le cadeau offert, et dans quelle circonstance, à l’islamiste libyen, l’Algérie semble accorder un autre à son semblable tunisien. Cela alors que ce pays voisin vient de désigner ses responsables officiels, président et Chef du gouvernement.
En agissant avec autant d’égards et de protocole avec le leader islamiste, les autorités algériennes réorientent et recadrent leur position de manière surprenante puisqu’elles lancent un véritable signal aux islamistes, à ceux de la ligue des Frères musulmans. Un signal que ne manquera pas de capitaliser et d’exploiter les islamistes algériens de cette mouvance, eux qui sont à l’affût, prêts à s’engouffrer dans la moindre brèche. Le président de la république semble succomber à la mode qui fait le distinguo entre islamistes extrémistes et modérés pour accepter d’intégrer, sans risque, les seconds dans le jeu politique démocratique et ouvert.

Recentrage de la position officielle vis-à-vis de l’islamise
Un geste “malvenu” dans ce contexte de volonté et de désir de changement vers plus de liberté et de démocratie dans le monde arabe et au Maghreb. Ce qui apparaît comme une volonté de recomposer la scène politique à la lumière des “révolutions” détournées en accordant un peu plus d’espace aux islamistes pour renforcer leurs rangs dans la région. Partant de cela, c’est une chance inespérée pour les frères musulmans algériens éparpillés et en hibernation de se réveiller à l’approche d’une importante échéance électorale.
Une réanimation qui va donner des ailes à la ligue et son président El-Karadaoui. Sans oublier Rached El-Ghannouchi qui est son vice-président. El-karadaoui réside depuis des années à Doha d’où il distille des fetwas à la tête du client, selon les intérêts de son pays hôte.
El-Ghannouchi a déjà séjourné à Alger, durant les années 1980, mais son exil algérien n’a pas été accepté en 1991 lorsqu’il a été invité à quitter l’Algérie pour se rendre à Londres où il n’a pas cessé ses activités en prodiguant ses conseils au Fis dissous en pleine ascension et surtout franchement disposé à “muter” la société algérienne.
Les cadres d’Ennahda ont séjourné plusieurs fois à Alger lors de la campagne électorale pour l’assemblée constituante. Ce qui est un indice de plus du recentrage de la position officielle algérienne vis-à-vis de la mouvance islamiste.
On s’en est “débarrassé” en 1991, année du début des problèmes algériens dont on connaît la suite, El-Ghannouchi revient par une porte quasi officielle en 2011, à Alger, où il est reçu comme un chef d’état.
À quoi joue alors Bouteflika ?
(Source : « Liberte d’Algerie » Le 20-11-2011)
Lien : http://www.liberte-algerie.com/actualite/el-ghannouchi-a-alger-erreur-de-casting-ou-de-protocole-le-leader-islamiste-tunisien-invite-officiel-166373
 

Ghannouchi: l'Etat tunisien sera reconstruit sur des bases démocratiques


Dimanche 20 Novembre 2011

Le président du mouvement tunisien Ennahda, M. Rached Ghannouchi, a affirmé dimanche à Alger que l'Assemblée constituante devant se réunir dans deux jours en Tunisie, permettra la reconstruction d'un Etat tunisien sur de «véritables bases démocratiques» reflétant la «volonté du peuple».

Ce nouveau parlement tunisien permettra la reconstruction d'un Etat tunisien «sur de véritables bases démocratiques qui reflètent la volonté du peuple», a indiqué M. Ghannouchi à l'issue de sa rencontre avec le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), M. Bouguerra Soltani.

La Tunisie, a-t-il dit, «attend cette phase importante de reconstruction de l'Etat qui verra la formation d'un gouvernement d'entente conduit par le mouvement Ennahda avec deux autres partis importants (le parti du Congrès pour la République de Moncef El Marzougui et le Ettakatol de Mustapha Abou Djaffar) ».

M. Ghannouchi a par ailleurs rappelé que M. Hamadi Djabbali, le numéro deux du parti, sera le chef du premier gouvernement d'entente nationale de la Tunisie post-révolution.

Il a estimé que cette alliance ne datait pas d'aujourdÆhui car Ennahda militait, a-t-il rappelé, «aux côtés de ces deux formations contre la dictature».

«La Tunisie veut édifier un modèle de société dans laquelle l'Islam n'est pas synonyme de terrorisme, de fanatisme, d'extrémisme ni d'hostilité à la démocratie».

«Le modèle pour lequel la nation tunisienne milite à travers ses mouvements de réformes depuis le 19e siècle, est un modèle qui concilie Islam, modernité et démocratie», a-t-il encore soutenu.

Il a souligné que sa visite en Algérie intervenait dans cette conjoncture «sensible et importante» que traverse la Tunisie pour tirer profit de l'expérience démocratique algérienne et qu'elle visait à «renforcer les liens de fraternité unissant les peuples algérien et tunisien». M. Ghannouchi a entamé samedi une visite en Algérie.

(Source: "L´Expression" (Quotidien - Algerie) le 20 novembre 2011)
Lien: http://www.lexpressiondz.com/linformation_en_continue/143062-ghannouchi-l-039-etat-tunisien-sera-reconstruit-sur-des-bases-democratiques.html