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الإثنين, 30 تشرين2/نوفمبر -0001 00:00

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TUNISNEWS

10ème année, N°3834 du `21.11.2010

archives : www.tunisnews.net


AISPP: Procès du 20 noembre 2010
Liberté et Equité: Nouvelles des libertés
Coulombia Journalism Review: Has Tunisia Mesmerized Journalists? Tunisia is one of the world’s worst places for journalists—but you wouldn’t know it
AC Franchise: La loi sur la franchise en Tunisie mentionne t'elle toutes les obligations ?
Tunivisions: La loi, l’héritage et Fethi Mouldi
Le Temps: Hommage aux herbes sauvages?
Aljazeera: The Muslim Brotherhood in flux

Association International de Soutien aux Prisonniers Politiques
43 rue Eldjazira, Tunis
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Tunis, le 20 novembre 2010
 Procès du 20 noembre 2010


·         Aujourd’hui, samedi 20 Novembre 2010, la quatrième chambre criminelle du Tribunal de première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami, a examiné l’affaire n°21108 dans laquelle sont déférés Nasreddine Ben Salah Ben Abdallah Chahlaoui, né le 7 novembre 1988, Ameur Ben Hédi Ben Ameur Sghaïer, né le 3 mars 1981, Foued Ben Salem Ben Amor Bouguetf, né le 5 octobre 1978,Abdelhamid Ben Ahmed Ben Belgacem Ben Gouta, né le 3 mai 1980, Salah Ben Mohammed Ben Moawiya Nsir, né le 1er avril 1979, Ghazi Ben Taoufik Ben Hassen Toumi, né le 21 novembre 1980, Anis Ben Tahar Ben Mohammed Jaballah, né le 13 janvier 1983, tous en état d’arrestation, pour adhésion à une organisation et à une entente en relation avec les infractions terroristes, et pour le premier, incitation à la commission d’infractions terroristes et à l’adhésion à une organisation terroriste, mise à disposition d’un local pour les réunions des membres d’une organisation et d’une entente, et des personnes en relation avec les infractions terroristes. L’audience d’aujourd’hui a été consacrée aux plaidoiries de la commission de la défense composée de Maîtres Abdelfattah Mourou, Noureddine Bhiri, Kamel Sahnoun, Samir Ben Amor, Rached Mohammed à l’issue de la lecture de l’acte d’accusation et l’interrogatoire des jeunes déférés lors de l’audience précédente. La défense à demander à ce qu’ils soient innocentés en l’absence d’éléments matériels ou de pièces saisies. A l’issue des plaidoiries, la séance a été levée pour le délibéré et le prononcé du jugement. La majorité des jeunes déférés dans cette affaire habitent dans la région de Sousse.

·         Aujourd’hui samedi 20 novembre, la quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami, a également examiné l’affaire n°21496 dans laquelle sont déférés Mondher Ben Béchir Ben Mohammed Bejaoui, né le 3 décembre 1978, Ramzi Ben Béchir Ben Zahani Zaatour, né le 9 août 1971, Mohammmed Ben Toumi Hassen Ben Mohammed Chihaoui, né le 25 février 1982, Anouer Ben Hédi Ben Abdelhafidh Elouni, né le 2 décembre 1985, Saber Ben Sadok Ben Amor Jebri, né le 2 juillet 1985, Sami Ben Moussa Ben Mohammed Boughanmi, né le 3 juin 1983, tous en état d’arrestation, pour adhésion à une organisation et à une entente en relation avec les infractions terroristes, non révélation d’informations en leur possession, tenue de réunions non autorisées, mise à disposition d’un local pour les membres d’une organisation, d’une entente et de personnes en relation avec les infractions terroristes. Le tribunal a décidé de reporter l’affaire au 11 décembre à la demande de la commission de la défense composée de Maîtres Imad Mnasri, Abdelfattah Mourou, Lassaad Lakhal, Salah Barakati, Jamel Riahi et Faïçal Zennati. La majorité des jeunes déférés dans cette affaire habitent dans la région de la cité Tadhamoun […]
Pour la commission de suivi des procès politiques
Le secrétaire général
Maître Samir Ben Amor
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 

Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité
Organisation Indépendante de Droits Humains
33 Rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
Tel/fax : 71 340 860
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Tunis, le 20 Novembre 2010
Nouvelles des libertés
 


1)   Ali Kli’i, prisonnier d’opinion, est en butte à la prison de Borj El Amri au harcèlement et à la violence perpétrés par l’agent dénommé Nabil Zemzemi qui use de procédés humiliants. Bien qu’il ait déposé plusieurs plaintes à l’administration de la prison, cette dernière ne fait rien. La famille de Kli’i craint qu’une affaire ne soit montée contre leur fils qui n’a plus que trois mois à effectuer sur les quatre ans auxquels il a été condamné.

2)   Le citoyen Hafedh Ben Mohammed Nasri, détenteur de la carte d’identité nationale n°05676500 a été victime le jour de l’Aïd, le 16 novembre vers dix heures du soir d’une agression rue d’Espagne à Bizerte perpétrée par un agent de police secours alors qu’il rentrait chez lui avec son frère Sahbi Nasri. […] le policier l’a roué de coups et l’a contraint à monter dans la voiture [….] ce qu’il a refusé. Il a menacé de monter contre lui une affaire […]

3)   Le citoyen Amor Ben Mohammed Romdhane détenteur de la carte nationale d’identité n°01412409, a été agressé dimanche 14 novembre vers deux heures de l’après midi par le responsable de la garde nationale alors qu’il revenait de son travail sur une charrette tirée par un cheval. La voiture de la garde n°16030 a failli écraser le cheval avenue Bourguiba à Bizerte […]

Liberté et Equité
(traduction d’ extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
 

Has Tunisia Mesmerized Journalists?
Tunisia is one of the world’s worst places for journalists—but you wouldn’t know it
 



Tunis, Tunisia—The first time I heard the word “Tunisia” was as a child watching The Cosby Show. In one episode, the show’s affable hero, Cliff Huxtable, tries to secure an original vinyl recording of Charlie Parker’s song, “Night in Tunisia.”

If Cliff Huxtable was enamored of it, Tunisia had to be a special place. When the episode was over I left the TV room to fetch my family’s globe. After some time, I located this small country squeezed into North Africa, and resolved to visit someday, even though the outpost was quite far from my hometown of St. Petersburg, Fla.
I wouldn’t learn about Tunisia’s highly disturbing human rights record, though, until I was in college. Put simply, Tunisia was, and is, one of the worst places for political rights I could’ve eyed on my family’s globe—but many journalists have overlooked this. “News and analyses emanating from the Tunisian media and the foreign press…are always stunningly positive,” Arezki Daoud wrote in 2009 in Global Journalist. “When reading most, if not all, of the press reports from Tunisia, positive perceptions and upbeat statements dominate.”

When Tunisia’s current president, Zine el-Abidine Ben Ali, was elected to a fifth term in 2009 with nearly 90 percent of the vote, USA Today didn’t question the incumbent’s legitimacy other than to say Ali’s opponents were “largely cosmetic.”

One New York Times piece observed that “Tunisia is known for its golden beaches, sunny weather, and affordable luxuries.” Yes, it is, thanks to reporting like this. To be fair, this was written in a New York Timestravel blurb. Still, Freedom House assigns Tunisia roughly the same overall human rights score as Zimbabwe and Iran. I doubt that a Times travel clip on Iran would omit all mention of political suppression.

Gilded beaches aren’t the only distractions that have led journalists to give the Tunisian regime a pass. The country’s economy is a non-oil-driven success story in the Arab world and the country is routinely listed as the Arab leader on women’s rights, positives that deserve praise. Tunisia banned polygamy fifty-four years ago, while other mostly progressive Arab nations like Jordan and Egypt still embrace the practice in the twenty-first century. Tunisia scores the highest of any non-oil-blessed Arab nation on the 2010 U.N. Human Development Index.

And yet the country’s record on free speech and political rights is abysmal. Publicly criticizing President Ben Ali can lead to persecution and imprisonment. Opposition parties are almost nonexistent, and elections are structured to give every possible advantage to the entrenched powers. As Freedom House reports: “The government’s efforts to control the 2009 election process were evident in restrictions imposed on the media, retaliation against journalists and bloggers, and a concerted bid by official media to discredit critical coverage.”

As you might expect, Tunisia is one of the worst places on earth for journalists. Dissident voices can face surveillance, harassment, imprisonment, deportation, and more. Reporters without Borders lists the country as among the world’s twelve worst repressors of Internet speech (I’d provide you the link to this information, but the Tunisian government blocks websites of Freedom House, Committee to Protect Journalists, Reporters without Borders, and other human rights advocates. Expecting as much, I brought dozens of reports on Tunisia’s human rights record with me on a flash drive—a device that is less likely to be found and searched by police than a laptop). The Tunisian government began blocking YouTube in 2007 and, as of this writing, still does.
There is no guarantee that the situation would improve if outside journalists paid it more atte
ntion. “[A]n editorial in The New York Times or Washington Post [used to be] enough to mobilize public opinion against repressive governments,” Mort Rosenblum wrote in his thoughtful book, Little Bunch of Madmen. “Now bringing pressure is far more complex.” There is some truth to this. I live in Egypt, ruled by a regime which recently accelerated its stampede atop journalists just before parliamentary elections, and the Mubarak machine smugly ignored outside editorial objections.
Still, the unexamined dictatorship never changes. An observable pattern in economics is that if you subsidize a certain behavior, you get more of the same. This is also true in journalism; heap fondness or inattention on a crooked regime, and it’s likely to maintain or intensify its grip. Too many journalists have subsidized Tunisia with coddling coverage of its economic success, gleaming shores, and espresso-scented sidewalks. It’s tempting, I know. I’m writing on a sunny hotel balcony overlooking a street that could be Rome’s.

But this is the Bill Cosby version of Tunisia, not the unvarnished one, and the people that live in the real Tunisia deserve more critical eyes on their handlers.
 
Source: “Coulombia Journalism Review” Le 19-11-2010
Lien: http://www.cjr.org/behind_the_news/has_tunisia_mesmerized_journal.php
 

AC Franchise Tunisie :
 La loi sur la franchise en Tunisie mentionne t'elle toutes les obligations ?


La loi sur la franchise fut votée le 21 juillet 2009. L'influence des milieux d'affaires et la nécessité pour la Tunisie de respecter ses engagements internationaux fut déterminante, tout autant que la volonté du gouvernement de moderniser le commerce et de le rendre plus compétitif et exportable... Notons qu'il s'agit en fait d'une loi sur la modernisation du commerce qui parle plus de la grande distribution que de la franchise et dont l'objectif est l'ouverture prudente et mesurée du marché sans mettre en danger les intérêts légitimes des tunisiens.
Le représentant du ministère du Commerce et de l’Artisanat a pu dire lors du premier salon de la franchise en décembre 2009 que ce texte de loi n’est qu'une étape. D'aucuns ont pu dire que ce ne serait que la partie visible de l’iceberg. Des textes seraient prévus en 2011 pour encadrer les contrats de franchise et les rapports entre  franchiseur et franchisés.
La loi du 21 juillet 2009 oblige le franchiseur à remettre des informations permettant au franchisé de prendre la décision de signer ou non un contrat de franchise. Raisonnablement, il s'agit là d'un dispositif qui a fait ses preuves en France avec la loi dite "Doubin" du 31/12/1989 et plus récemment en Belgique avec la loi dite "Laruelle". La Tunisie est particulièrement "sage" d'avoir cherché au niveau international les lois qui fonctionnent et qui sont adaptées ou adaptables à la franchise tunisienne.
Cette loi protège le futur franchisé contre les éventuels mensonges, omissions et excès d'optimisme de certains franchiseurs indélicats ou peu expérimentés (des promesses, des promesses, même de bonne foi...) mais elle protège surtout le franchisé contre lui-même en l'obligeant à attendre 20 jours avant de se précipiter pour signer un contrat de franchise en écoutant ses rêves plutôt que sa raison. Cette loi vise aussi à donner à chacun le temps de lire le contrat, d'étudier les chiffres, de réfléchir.
Les franchisés ont parfois tendance à signer des accords en se disant qu'on pourra toujours les renégocier plus tard ce qui n'est pas aussi facile que cela en fait. Pourquoi ? Je veux ici insister sur le fait que le franchisé et le franchiseur qui signent ensemble un contrat se créent des obligations réciproques mais aussi à l'égard des tiers. Oui, des tiers ! Lesquels ?
En signant un contrat de franchise, le franchisé s'engage notamment à respecter et à appliquer le concept suivant les régles fixées par le franchiseur dans le contrat de franchise. Or ces régles sont nécessaires pour que la promesse faite par le franchiseur aux consommateurs (tel type de produit à tel niveau de prix dans des magasins de tel style placés dans tel genre de rues avec tel type de service, etc...) soit respectée par le franchisé. Car dans la franchise, c'est bien le franchisé qui tient les promesses du franchiseur !
Le franchisé a donc des obligations vis-à-vis des consommateurs mais aussi vis-à-vis des autres franchisés ! Comment cela est-il possible puisque le franchisé ne signe pas de contrat avec les autres franchisés mais uniquement avec le franchiseur ? Eh bien, imaginons qu'un franchisé de La Marsa prenne quelques libertés avec le concept et vende de la pâtisserie tunisienne dans une franchise de restauration mexicaine. Il modifie le concept, trouble l'image que le consommateur a de l'enseigne et affaiblit donc le pouvoir d'attraction de la franchise sur le consommateur. Il cause donc un préjudice à son voisin franchisé du même réseau à Tunis centre.
Enfin, le franchiseur est responsable de l'application du concept par son réseau vis-à-vis de chaque franchisé. Il doit défendre chaque franchisé contre les dérapages évenutels du franchisé voisin car c'est son devoir de faire en sorte que le franchisé puisse exploiter et profiter d'un concept attractif....comme prévu....auprès des consommateurs.
Comme on le voit, le contrat de franchise n'est pas que l'affaire d'un seul franchisé avec son franchiseur. Pour que la franchise fonctionne bien il faut que le réseau suive des régles précises, bien étudiées et acceptées par chaque franchisé avant de signer le contrat. Il faut donc que le franchiseur puisse imposer certaines régles...tout en maintenant l'indépendance juridique et de gestion du franchisé.
Alors, on a pu lire dans certains médias que la loi du 29 juillet 2009 ne serait qu'une première pierre à l'édifice de la modernisation du commerce tunisien et au succès des entrepreneurs de Tunisie et serait incomplet. Mais il ne faut pas oublier que le décret d'application de 2010 dont le rôle est de préciser la loi et il faut surtout souhaiter que les réglementations complémentaires qui seraient à venir ne seront pas des freins à la performance des réseaux et aux intérêts des consommateurs.
En Tunisie comme dans la plupart des pays, le danger existe d'un excès de protectionnisme qui conduirait à légiférer excessivement pour protéger le franchisé tunisien contre le franchiseur étranger en oubliant que ces lois doivent surtout laisser le commerce assez libre pour que la Tunisie construise des concepts performant, très performants et donc potentiellement exportables.
Source : « AC Franchise » Le 20-11-2010
Lien:
http://www.ac-franchise.com/ma/actualite-affaires-ac+franchise+tunisie-1227_5132.html
 

 La loi, l’héritage et Fethi Mouldi


 
”La femme doit hériter au même titre que l’homme selon Fethi Mouldi”
 
Le jeudi 09 novembre, le juriste et chroniqueur de télévision Fethi Mouldi a défrayé la chronique en intervenant sur les ondes de la radio Shems FM, dans l’émission Binetna.
Tout au long de l’émission, M. Mouldi est revenu sur son parcours, et avec une certaine nostalgie, il a évoqué sa jeunesse et sa carrière. Mais ce qui a un peu irrité les auditeurs, c’est son discours où il préconisait l’égalité entre les femmes et les hommes par rapport a l’héritage. Un collectif s’est constitué sur Facebook, et mène actuellement une campagne farouche contre M. Mouldi.

En sa qualité de juriste, il déclarait que puisqu’en Tunisie, on a pu abroger la polygamie malgré les préceptes de l’islam qui tolère quatre femmes, alors pourquoi pas instituer l’égalité dans l’héritage entre l’homme et la femme. L’animatrice lui a toutefois rappelé avec pertinence que la majorité des textes juridiques sont tirés bien du Coran et de l’Islam qui demeurent les références pour un pays musulman comme la Tunisie, et que le juriste qu’il est, est sensé prendre cette donnée en considération avant de se prononcer. Mais M. Mouldi a préféré outrepasser cette remarque, et a argué du fait que la Tunisie est pionnière en matière de droits et de liberté de la femme, et que celle-ci travaille et assume autant de responsabilités que l’homme (voire plus), alors il n’y a pas de raison pour que l’avantage soit accordé aux hommes.
Ces propos ne sont pas tombés dans une oreille de sourd, puisqu’un collectif s’est érigé pour protester contre les propos du juriste, ou du « transgresseur de la loi divine » selon ce groupe.

Un communiqué a même été publié par ce groupe pour contrecarrer le juriste. Le communiqué en question s’appuie sur des versets coraniques, la tradition musulmane et des (hadiths) du prophète, relatifs à l’héritage, et à la place de la femme dans l’islam.

Encore une fois la polémique ne fait que commencer, dans une société qui se cherche encore, et qui semble du moins pour le moment, perdue entre l’orient et l’occident, entre le passé et l’avenir.

(Source: “Tunivisions” Le 21-11-2010)
Lien: http://www.tunivisions.net/la-loi-l-heritage-et-fethi-mouldi,10754.html
 

Hommage aux herbes sauvages?
 


Nul ne peut nier- à moins qu’il soit de mauvaise foi – que l’environnement et son entretien jouissent dans notre pays d’une attention particulière…. C’est comme le Grand Prix du Président de la République pour la protection de la nature et de l’environnement ou celui décerné par le Chef de l'Etat à la Municipalité la plus soucieuse de la santé environnementale des citoyens et ce pour commémorer une journée nationale, celle du 11 juin, consacrée à la propreté et la préservation de l’environnement… C’est beau… C’est grand… C’est généreux… pour emprunter des qualificatifs connus

La chose, lancée depuis 2003, ne s’est pas arrêtée à un encouragement de façade. Une administration entière fut créée pour assurer une politique d’hygiène sociétale opérant tant au niveau du cadre de vie que de son esthétique non seulement dans la capitale mais aussi dans les bourgs et bourgades de l’intérieur. Bien plus. 1,2% du PIB furent réservés au développement d’un cadre de vie propre avec une moyenne respectable d’espaces verts… Qu’ à titre d’exemple, la municipalité de Sfax d’après des communiqués officiels, plante d’un coup 500 arbres et crée 7 mille m2 d’espaces verts supplémentaires tout en adoptant de nouvelles méthodes  d’irrigation à distance pour améliorer l’esthétique de la ville, il y a de quoi pavoiser. Ces efforts ont contribué à l’augmentation à 15.5 m2 le pourcentage des espaces verts par habitant . Avouez que ceci légitime la dénomination de notre pays dans la mémoire populaire comme étant « la Tunisie verte »…

Que cette dénomination vienne de l’hameçon lancé par les Fatimides aux 70 ou 200 mille Hilaliens (nous n’étions pas à un millier près) dont 50 mille guerriers pour qu’ils décampent de la Haute-Egypte et viennent au XI siècle installer leurs tentes et planter leurs épées dans notre pays afin de réprimander les Zirides pour leur velléité d’indépendance… Ou que ceci vienne de la réalité réelle telle que les marges de la connaissance racontent sur notre pays du temps de la Kahina avant qu’Hassan Ibn al-Nu’man ne l’oblige à se réfugier dans l’amphithéâtre d’El Jem pour la décapiter à Bir al-Kahina… Que ceci ait été ou que cela soit advenu, notre pays est reconnu par sa « verdoyance ».

Vivent les plantes libres

C’est ainsi que je me souviens comment, dans mon jeune âge, le maître nous emmenait pour que chaque élève plante un arbre le jour de la « fête de l’arbre »… Plus de cinquante ans après, je passe dans la petite forêt au nord du ksour dans le Nord-Ouest… mais chaque pièce à son revers. Et bien que son entretien soit laissé entre les mains du Seigneur et les minauderies de la météo, j’y pénètre des fois à la recherche de l’arbre que j’aurais planté. Certes, c’est idiot et débile de ma part de chercher une aiguille dans une botte de foin un demi siècle plus tard. Mais vous savez, la nostalgie c’est comme une soif subite. Il vous faut l’assouvir au plus vite… Rien qu’en voyant les mauvaises herbes pousser partout avec la candeur d’une adolescente bien convaincue d’être une belle plante, je me convaincs réellement que ce sont là des verdures dont nous étions caractérisées et qu’il nous fallait entretenir pour en augmenter la verdure…

Cette question d’herbes mauvaises n’est pas aujourd’hui si mauvaise que cela. Car, à bien y regarder de loin comme de près d’ailleurs, on remarque aisément que la verdure dont se parent nos rues et ruelles, dans nos villes comme dans nos villages, provient principalement, et non uniquement et nécessairement, de cette volonté qu’ont les mauvaises herbes à pointer leurs feuilles n’importe où. Que ce soit au pied d’une plaque de signalisation ou dans les interstices d’un mur laissé pour compte de chaux, que ce soit au pied d’un bâtiment neuf mais non encore occupé ou celui tout aussi neuf mais bien occupé, que ce soit dans les anciens quartiers dont seuls les décorations signalent la splendeur passée ou dans les nouveaux quartiers « dortoirs », vous trouverez ces chères plantes sauvages qui – comme tous les Tunisiens - ne demandent rien d’autre que de vivre en paix, elles qui ne demandent ni eau ni bichonnage, ni bèche ni sécateur… rien qu’on leur foute la paix.

Contrairement à ce qui se passe ailleurs, au nord de notre Méditerranée, nos plantes sauvages à nous sont libres de pousser où elles veulent et là où elles le désirent. Elles nous appartiennent et nous en sommes habitués. Elles et nous faisons un couple que nul marchand de défoliants ne peut séparer… D’ailleurs, passez voir ces marchands non loin du Bab Dzira et vous les verrez occupés à vendre des poissons rouges et des mort-aux-rats que des produits pour luter contre les adventices.

Verdure, vous avez dit verdure !

Vous ne trouverez personne penchée sur des pousses d’orties bien portantes dans une rue bien fréquentée de notre capitale. On le prendrait pour un zinzin. Ailleurs, on y prendrait soin et on irait les rempoter dans un jardin des plantes quand, chez nous, respectueux des désirs de la nature, nous les laissons croître en faisant un peu attention à ne pas nuire à leur identité.

Vous ne trouverez pas non plus un quidam muni de son arrosoir en train de faire acte charitable sur une masse bien verdâtre accrochée au pied d’un palmier bien mort que la municipalité – bien chargée par ses charges -  n’a pas eu le temps nécessaire de s'occuper... Loin s’en faut. Ce tronc rugueux mort est laissé là exprès auprès d’un tas de poubelle pour être un tuteur pour ces plantes qui viennent n’importe comment, sans honneur ni orgueil et poussent entre les sacs noirs des déchets organiques… Cette humilité est faite pour agrémenter gratuitement la vision de tout un chacun parmi nous qui traînerait ses savates aux quatre points cardinaux à la recherche improbable de son âme sœur…

Si ailleurs, dans les pays dits modernes et civilisés où non seulement le soleil fait défaut, les droits des plantes sauvages ne sont pas respectés en plus. On oublie dans ces pays que souvent les mauvaises herbes ne sont pas si méchantes que ça. La civilisation leur a fait oublier que ces pousses libres rendent bien service à l’humanité. Chez nous, dans notre vert pays, elles alimentaient la pharmacopée traditionnelle. Mais modernes que nous voulons être, nous préférons un cachet d’aspirine à une gluée d’orties bien appliquée sur les tempes…

Que soient ici remerciées en mon nom propre de citoyen qui n’a rien à faire sauf se trimballer entre les rues et ruelles à la recherche du temps perdu, toutes les municipalités de notre verte Tunisie qui sont tellement chargées par servir le citoyen, qu’elles offrent une chance de plus à ces herbes dites mauvaises de rendre service à l’humanité nationale rien qu’en absorbant le CO2 des innombrables caisses qui vous encaissent et d’égayer un peu le regard d’une fraîche verdure face à des immeubles qui n’ont d’humain que les tas de gravas qui les entourent… Pourquoi, dans notre pays, n’en veut-on pas aux mauvaises herbes ? Va savoir ! 


Source: ”Le Temps” (Quotidien -Tunisie)  le 21-11-2010)
Lien: http://www.letemps.com.tn/article.php?ID_art=49754

 

The Muslim Brotherhood in flux
As Egypt's vote nears, the largest opposition group has ignored allies' boycott calls and will run candidates
 

 
Egypt is on the cusp of dramatic change. For the first time in three decades, the country will soon have a new president, either through election in 2011 - which would be unprecedented in Egyptian history - or through the death of the ailing 82-year-old president Hosni Mubarak, an event that has the potential to set off the most significant civil unrest in the Middle East since the 1979 revolution in Iran.

The Egyptian government reportedly has a detailed plan to shut down the country if Mubarak dies, including such details as the "mournful Quranic verses" that will play on state television. The black-clothed and plain-clothed security forces, well experienced in using their batons to squelch dissent, would be mobilised en masse.

Still, it is impossible to predict what would happen if, despite Egyptians' reputation for political lethargy, opposition groups managed to put tens of thousands of followers into the streets of Cairo to protest what many expect will be an attempted handover of power to Mubarak's son, Gamal.

The key to any roadblock on the path to such "republarchy" lies with the Muslim Brotherhood, the world's most influential Islamist movement and far and away the largest and best-organised counterweight to Mubarak's National Democratic Party (NDP). Change in Egypt, for better or worse, does not materialise without the Brothers.

When former International Atomic Energy Agency chief and Nobel Prize winner Mohamed ElBaradei - the great hope of Egypt's secular leftists - returned home this year and launched a petition drive to demand the government lift its most onerous national security laws and reform electoral practices, his National Association for Change gathered 106,661 signatures in support by early September. The Muslim Brotherhood came up with more than 650,000.
The Brotherhood has 88 seats in parliament, compared to the 34 politicians representing all other non-NDP parties.

Protest groups such as the Egyptian Movement for Change, or Kifaya, which became a Western media darling during the 2005 election, rely on the Brotherhood to put thousands of supporters into the streets.

Yet with Egypt's November 28 parliamentary elections approaching, the Brotherhood finds itself in flux.

Long repressed by authorities and still technically outlawed, the group is coming off a landmark five-year term in which it served as the largest-ever minority bloc in Egypt's short multi-party political history and the loudest critic of Mubarak's 30-year authoritarian rule.

But the Brothers have bucked their best allies in the opposition by refusing calls for an election boycott, which some say is the most effective way to counter Egypt's gerrymandered electoral system. This, even as the Brotherhood itself believes it is about to suffer a rigged defeat at the polls that will reduce its representation in parliament by more than half.

Some Brotherhood members have said publicly that the choice to participate is a mistake, with others calling it a missed opportunity that reflects the group's internal strife and indicates the dearth of creative strategic thinkers in the conservative, 82-year-old organisation.

Others see the practical advantage to be had by holding even a slimmed parliamentary presence, while the group's leadership insists that their course is set by broad consensus and does not shift with the political winds.

As the Brotherhood is pulled inexorably toward a post-Mubarak world in which it figures to be a major player, nobody knows quite where it is headed.
The Brotherhood, five years on
 
Essam al-Arian, a member of the Brotherhood's cabinet and its unofficial spokesman, is a wanted man. On a recent night in Cairo, he was juggling calls from multiple journalists on his mobile phone, dealing with Egyptian television networks hungry for the group's opinion in the run-up to the election.
 
Even with many predicting the Brotherhood will win only 20 or 30 seats and be overtaken by the liberal but regime-friendly Wafd party, Arian said the Brotherhood is prepared to press forward.
 
"It is clear to all observers that we are going on [with] our strategy to participate politically," he told Al Jazeera. "Some people want us to be out of the seats, but ... we struggle [against] any attempt to exclude us from the political scene."
 
The Brotherhood, he said, is satisfied with its performance in parliament over the past five years, despite the suffocating effect of the NDP's majority hold on government.
 
In 2005, with the Bush administration publicly pressuring Mubarak to hold free and fair elections, the Brotherhood swept into parliament, winning nearly 20 per cent of the 444 seats up for the vote (10 deputies are appointed directly by Mubarak).

The Brotherhood's 88 victorious politicians officially ran as independents, since religious political parties are banned in Egypt, but their real affiliation was well known, and their campaign posters featured the group's slogan: "Islam is the solution."

Despite the tagline, the Brotherhood operated along straightforward reformist lines in parliament.
 
In a 2006 paper, Samer Shehata and Joshua Stacher examined the Brotherhood's new political life and noted several achievements: mobilising politicians to oppose the renewal of emergency laws in place since the assassination of Anwar al-Sadat and vowing to publish the names of those who voted in favour; protesting and calling for a no-confidence vote against Mahmoud Abu al-Layl, the justice minister many held responsible for allowing fraud in the 2005 vote; and raising awareness about and criticising the government's response to the H5N1 or "bird flu" virus.

Predictably, though, the Brotherhood's practical efforts to actually write, change or annul laws have been stifled.
 
"Of course we are now lacking freedom, we are lacking democracy, we are now suffering a lot from restrictions on the media," Arian said. "The regime is more old, more rigid, more [of a] dictatorship. All of this is changed backwards, not forwards."
Still on the scene
 
Since the election, the regime has cracked down. According to the Brotherhood, around 600 of its membershave been arrested since the announcement in October that the group would participate in the 2010 vote but challenge only 30 per cent of the seats.

The government has struck at the Brotherhood's finances as well: in 2007, Khairat al-Shater and Hassan Malik, two Brotherhood members said to play prominent roles funding the group, were tried and convicted on money laundering and terrorism charges in a military court along with 25 other members.
 
According to the Carnegie Endowment for International Peace, the Brotherhood will field only 107 candidates for the upcoming vote, even as parliament has increased to 508 seats with the addition of 64 spots reserved for women. The Brotherhood at first put forward 135 candidates - a drop from the 160 they nominated in 2005 - but government officials disqualified 28.
 
Some outside observers have speculated that the result of a Brotherhood internal cabinet election last year signalled a power shift from so-called "moderates" like Arian, who reportedly favour challenging the regime at the ballot box, to "conservative" leaders, including current leader Mohammed Badie, who reportedly want to put more emphasis on the Brotherhood's traditional and quieter areas of expertise: social work and proselytising.
 
The December election for the 16-member executive bureau, called the Guide's Office, saw defeats for leading Brotherhood reformists such as Abdelmonem Abulfotouh and deputy general guide Mohammed Habib, though Arian retained his seat. The following month, Badie was elected the new General Guide - the Brotherhood's top leadership position.
 
Marc Lynch, an associate professor at George Washington University and an Egypt watcher, wrote on theForeign Policy website after the cabinet vote that it "likely signals both a withdrawal from political engagement and possibly some serious internal splits".
 
"Such an internal retreat from democratic engagement has seemed increasingly likely ... as regime repression and political manipulation slammed the door in the face of [Brotherhood] efforts to be democrats,"he wrote.
 
But Arian claimed that analysis missed the mark. The Brotherhood remains eager to use the political arena to promote its Islamist solutions to Egypt's quagmire, he said.
 
"That is our duty now, to make the link between the social and economic problems and the ultimate political reform," he said. "To explain such issues to the people and to create the link in their minds between poverty, unemployment, the constitutional crisis and the political situation."
Dissent in the ranks
 
But Abdelrahman Ayyash, a 21-year-old Brotherhood blogger, said that choosing to participate in the election this year was a mistake that has created a schism between the Brotherhood and reform leaders such as ElBaradei and Ayman Nour, the former presidential candidate for the secular Ghad party who was imprisoned and reportedly mistreated during the 2005 election.
 
Ayyash, a computer engineering student who said he sees a role for "liberal Islamists" in reforming Arab societies, faulted the Brotherhood's new conservative leadership for trying to "build a bridge" to the regime and said that reformist voices were being excluded.
 
"The Muslim Brotherhood now has no strategic point of view, in my opinion," he said.
 
Although Badie claimed that a survey of the group's parliament, or Shura Council, yielded 98 per cent support for participating in the election, Ayyash pointed to statements made by Hamid Ghazali, a Cairo University professor and former advisor to previous general guide Mohammed Akef, who said that no more than 52 per cent of the council agreed.
 
"The organisation will benefit a little from participating in the election, but what I'm worried about is the loss of the other parties, or of the other Egyptian activists or politicians, who will lose a lot," he said. "What we can make or gain by boycotting the election will be more" than what the Brotherhood can achieve in parliament.
'The opposition lost an opportunity'

The Brotherhood's decision to run may spring mostly from a simple desire to ensure its immediate survival, said Michele Dunne, a senior associate at the Carnegie Endowment and former US government Middle East analyst.
 
"As a banned organisation that's constantly under the threat of being closed down ... I think they feel that having deputies in the assembly who have parliamentary immunity and who have a public platform to criticise any measures taken against the Brotherhood and who are in the media day in and day out, this is of some value for them," Dunne said.
 
Earlier this year, a group of Egypt's secular minority parties, including the Wafd, socialist Tagammu, liberal Democratic Front, and the nationalist Nasserists, put together a list of demands that they presented to the government. They asked for some electoral reforms - "simple stuff," Dunne said - and threatened a boycott if their demands were not honoured.
 
"They were stiffed, 100 per cent," she said. The Democratic Front party and Nour's Ghad party are the only groups that have followed through on boycotts.
 
But the Democratic Front is a new party and holds no seats in parliament, and other opposition groups, such as Baradei's National Association for Change and the April 6 Movement, are not parties and have nothing to lose when they make passionate calls for boycotts, Dunne said.
 
Shadi Hamid, the director of research at the Brookings Institution's branch in Qatar and a close observer of the Muslim Brotherhood, said he understood the Brotherhood's rationale but still disagreed with their decision.
 
"This was the time to boycott," he said. "The opposition really lost an opportunity."
 
Hamid, who has written recently about free but "meaningless" elections in the Arab world, sees little actual progress for opposition groups when regimes find ways to exclude candidates on technicalities and maintain upper houses of parliament with veto power over lower houses.
 
In a mostly overlooked June election for Egypt's upper house, the Shura Council, which was marred by reported vote-buying, police interference and violent clashes, the Muslim Brotherhood won no seats, while the NDP won 80 of 88.
 
Regimes like Egypt's rely on the facade of democratic freedom to appease their allies and sponsors in the West, Hamid said, and a full opposition boycott would have undermined this claim.
 
But the Brotherhood continues to preach patience, looking at their decades of work and seeing history on their side. "What makes sense for the Brotherhood might not make sense for the future of Egypt's democracy," Hamid said.
 
Built for the long haul
 
If the Brotherhood's behaviour toward Egypt's progressives seems questionable, it is worth remembering that the group is not really a political party, and that it has deep roots as a religious and social movement that many join simply to become better Muslims.
 
Even Hamid acknowledges that with at least 300,000 dedicated members, a "massive bureaucracy," and a constituency that is more conservative than its leadership, the Brotherhood should not be expected to make fast political adjustments.
 
"We have solidarity, not individuality," Arian said.
 
But that might be a problem if rifts in the group become serious, said Andrew Albertson, the executive director of the Project on Middle East Democracy.
 
"There aren't a lot of high-level leaders who everyone respects," he said. "If you don't have someone who everyone commonly respects, it's hard to defuse the tension in a movement like this."
 
Working in the Brotherhood's favour, however, are its structure and elections system, which are arguably more democratic than Egypt's own.
As Hamid describes it, each member belongs to a local osra, or family. With around 10 to 20 other members, they meet every week and share an Islamic educational curriculum. Fifty families make up a sha'aba, or branch, and 10 branches make up a district. Multiple districts comprise governorates, which do not necessarily correspond to the 29 that make up the official Egyptian state.
 
Since 2004, the Brotherhood has held leadership elections at every level of its organisation, Hamid said.
The Brotherhood's parliament is similarly elected, though there have been allegations that supposedly secret ballots were compromised when members have visited others at home to apply pressure to vote a certain way. Egypt's repressive security situation also means that not every member is able to cast a vote, as reportedly occurred during the recent Guide's Office election. 
 
Such measures have ensured the Brotherhood's survival, even its flourishing, in a political environment that is, to say the least, a harsh place for opposition elements to survive. Around two million Egyptians cast their vote for Brotherhood candidates in 2005, Arian claimed.
 
Though Brotherhood candidates are almost assuredly going to fare poorly this year, and the organisation will probably undergo an internal debate over its ideology in the post-election shakeout, its participation and the sliver of representation that will come from it grants the group a continued voice and legitimacy. It also means they retain a rhetorical right to complain about electoral procedures.
 
"Unless someone goes out and participates, it's going to be hard to point out the flaws in the system," Albertson said.
 
By contrast, the Brotherhood's political party in Jordan - the Islamic Action Front (IAF) - chose to sit out this year's parliamentary vote, anticipating - as Hamid wrote - that even a multi-party, "fair" election for the lower house would be meaningless and rigged. Hamid supported the boycott, but Albertson said the IAF will probably regret being unable to participate in parliament. Boycotting the vote is not likely to affect Jordanians' views of their government's legitimacy one way or the other, he said.
'Liberal Islamists' in an age of Islamophobia
 
By holding on to seats in parliament, the Egyptian Brotherhood also knows that its members will enjoy the general immunity from prosecution granted to elected officials and will be able to participate in official government meetings with representatives from the US, even if such contacts are not supposed to include discussion of Brotherhood-specific issues.
 
US embassy personnel sometimes meet behind the scenes with Brotherhood members, and there are no rules that say US diplomats cannot talk to the Brotherhood when they happen to bump into members at international gatherings, Hamid said. But whatever discussions the Brotherhood has had with the US do not seem to have resulted in any payoff with the Obama administration.
 
In a speech delivered in Cairo in 2009, Obama vowed to support democracy and the rule of law, calling them "human rights," but his effort on such issues in Egypt has been tepid. The Bush administration, which eventually walked back from its vigorous programme of democracy promotion after a Hamas victory in Palestine, was more outspoken before the 2005 Egyptian election. Many believe this led to the initial opening that allowed the Brotherhood to gain so many seats in the first round of voting.
 
The Brotherhood is constantly insecure about its perception in the West, Hamid said, fearing that in a post-September 11 age of Islamophobia, it will be lumped in with al-Qaeda.
 
"We won't be another Iran," Ayyash insisted, adding that he believes Islamists will support US national security interests. "The Islamists in general are trying to find the way between the liberal values of equality and citizenship and to put them in action, but from the Islamic aspect."
 
The role of women and members of other religions, especially whether a woman or a Coptic Christian, for instance, should be allowed to assume an elected position of power, remains a source of heated debate within the Brotherhood, Dunne said. The same goes for homosexuality, sexual liberty and drug and alcohol use. But the Brotherhood has reached general consensus on the principle that the ultimate authority in Egyptian society should be derived from the people, not religion, Dunne and others say.
 
"I believe that moderate Islamists will give the freedom for parties to form even if these parties are fighting their ideology," Ayyash said. "If the people say yes to homosexuality, for instance, if I were in power I think that I would leave power ... and I'll be in the opposition to try to convince people that this is wrong."
 
"But," he added, "I think Egyptians at this moment will refuse that because it is against the Quran."
Obama lays low
 
Despite such paeans to democracy, the Brotherhood remains officially unsupported and unprotected by the US.
 
Though the US state department did issue a statement about the upcoming parliamentary vote this week, employing the familiar rhetoric of "free and transparent" elections, Dunne said that the "few things" Obama officials have tried so far to promote democracy in Egypt "have not been all that successful".
 
But the administration's comparative caution is an improvement, said Brian Katulis, a senior fellow at the Center for American Progress and a Middle East specialist.
 
"I don't think the Bush administration was all that smart in trying to advance its freedom agenda," he said. "I don't think it led to any openings at all, and in fact it elicited the sort of response that led to a retrenchment."
 
The Bush model involved sending secretary of state Condoleezza Rice to "scream from the rooftops," Katulis said. (In 2005, Rice delivered a speech at the American University in Cairo in which she said that "for 60 years, the United States pursued stability at the expense of democracy in the Middle East, and we achieved neither".)
 
"What [the Obama administration is] trying to do is be much more effective at figuring out what would create the space for those reformers who want to push forward pragmatic change," Katulis said.
 
In his view, that should mean not picking favourites, whether they might be ElBaradei or the Muslim Brotherhood.
 
"We always look for the Nelson Mandela-like figure," he said. "What's more important than individual leaders is building a system that sustains itself."
 
By most accounts, Egyptians today are both discouraged and disengaged with their country's political process. Even if one assumes the government's turnout numbers are accurate, only around 9 per cent of the total population cast a vote in the presidential race in 2005. And observers are nearly unanimous in their belief that democratic evolution will not proceed in Egypt without the Brotherhood.
 
"There was a certain group that we saw had a dominant voice under the Bush administration - neoconservatives who felt that you could have democracy without Islamists," Katulis said. "I think those people haven't spent much time on the ground in places like Egypt."
 
To deny the Muslim Brotherhood a strong role in government, as Mubarak seems intent on doing, means a huge swath of Egyptian society remains voiceless.
 
"It's hard to imagine a process of democratisation in Egypt that does not involve the pious middle class, which the Muslim Brotherhood so ably represents," Albertson said.
 
Obama should engage directly with the Brotherhood, said Hamid, adding that he believes Gamal Mubarak would be even more hostile to them.

"Liberals and leftists unfortunately can't bring people to the streets in the Arab world," Hamid said. Islamists have the benefit of an existing infrastructure for disseminating their message - the mosque - and political discourse in the region has historically circled around Islam, because "this is the language that people have".
 
Or in Ayyash's words: "The Arab people are very emotional and a very religious people, and they are more affected by the speech of the moderate Islamists than the regimes."

(Source:”Aljazeera.net” Le 21-11-2010)
Lien
: http://english.aljazeera.net/indepth/2010/11/2010111681527837704.html


 

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