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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2494 du 21.03.2007
 archives : www.tunisnews.net
Le comité du soutien du professeur Rachid Chemli: Communiqué médical
Reuters: Tunisie - Ben Ali dénonce "l'extrémisme" qui guette la jeunesse
Reuters: Tunisia sees "extremism" threat to youth
AP: Jacques Chirac souhaite un partenariat "exemplaire" entre la France et la Tunisie
Mokhtar Yahyaoui: Le Dîner des tyrans pour les députés européens
Mehdi Alami: Pensée humaine et Droit
Mizaanoun: Le 20 mars 2003,c’était le début de l’invasion de l’Irak…La « Tempête du Désert » premier acte d’un génocide
Amid LARTANE : L'Envol du faucon vert
Washington Post : Top-Secret Torture: What's stopping the Democrats in Congress from investigating?
AP: La CIA aurait maltraité des détenus soupçonnés de terrorisme, selon un rapport confidentiel de la Croix Rouge
AP: Red Classified Red Cross report says U.S. detainees reported abusive treatment in CIA custody
AFP: L'armée américaine dément avoir administré un sédatif à Hicks
ATS : A Rheineck (Saint Gall - Est de la Suisse):: Naturalisations de 25 musulmans à nouveau refusées

Le comité du soutien du professeur Rachid Chemli

Communiqué médical

Rapport médical des médecins qui suivent l’état de santé de Monsieur Rachid Chemli, en grève de la faim depuis le 1er mars, exigeant la liberté de la recherche scientifique.

 

Communiqué médical

Au 21ème jour de la grève de la faim de Monsieur Rachid Chemli, nous avons constaté une baisse importante du poids du professeur estimée à 18 kilogrammes (son poids a passé de 101 kgs à  83 kgs).

Par ailleurs, nous avons constaté l’apparition d’une  asthénie, des palpitations et des troubles digestifs.

Nous estimons que l’état de santé de Mr Rachid Chemli est critique, et que la poursuite de la grève de la faim menace sérieusement son état de santé.

Pour le comité médical

Dr Abdelmagid Mselmi et Dr Hamida Dridi

 

Tunisie - Ben Ali dénonce "l'extrémisme" qui guette la jeunesse

Reuters, le 20 mars 2007 à 18h24
TUNIS, 20 mars (Reuters) - Le président Zine al Abidine ben Ali s'est dit résolu mardi à détourner la jeunesse tunisienne des sirènes de l'islamisme en créant davantage d'emplois et en développant encore l'initiative privée.
Réputée pour avoir jugulé l'islamisme sur son territoire dès les années 1980, la Tunisie a démantelé en janvier un réseau de salafistes tunisiens qui prévoyaient des attentats dans la région de Tunis.
Dans un discours à l'occasion du 51e anniversaire de l'indépendance du pays, le président Ben Ali a estimé que son pays devait mieux se consacrer à l'épanouissement de sa jeunesse.
"De la même façon que nous mettons un point d'honneur à protéger la personnalité de notre jeunesse contre les dangers de l'aliénation et de la perte d'identité, nous cherchons à la prémunir contre les courants de l'extrémisme, du fatalisme et du terrorisme", a-t-il dit.
"Nous réaffirmons la nécessité d'être en contact constant avec les jeunes pour être attentifs à leur point de vue et à leur vision, et pour répondre à leurs ambitions et à leurs aspirations", a déclaré le président tunisien.
Quatorze islamistes armés ont trouvé la mort les 23 décembre et 3 janvier dans des affrontements avec les forces de sécurité dans la région de Tunis avant d'avoir pu mener à bien des attentats contre des ambassades et des diplomates étrangers.
Cette rare résurgence de l'islamisme dans un pays devenu aujourd'hui un havre pour touristes a été revendiquée par un groupe jusque-là inconnu du nom de la "Jeunesse tunisienne pour l'unité et le djihad".
Une forte recrudescence des attentats islamistes, notamment contre des étrangers, a été constatée durant la même période en Algérie, d'où s'étaient infiltrés six des islamistes tunisiens neutralisés.
Au Maroc, parallèlement, la police est sur le qui-vive après la mort la semaine dernière d'un jeune kamikaze qui préparait une série d'attentats, notamment contre des hôtels, et s'est fait sauter lorsqu'il a été démasqué.
Cette recrudescence de l'islamisme armé dans les trois pays fait suite de l'allégeance à Al Qaïda de l'ancien Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien.
Les derniers maquisards algériens issus de l'insurrection de 1992 semblent vouloir fédérer la mouvance islamiste régionale sous le vocable de l'Organisation Al Qaïda au Maghreb islamique.
Ces diverses attaques mettent en lumière l'attrait qu'exerce le discours djihadistes sur nombre de jeunes Maghrébins impressionnables et souvent désoeuvrés, même lorsqu'ils sont diplômés.
A l'occasion de l'anniversaire de l'indépendance de la Tunisie, Ben Ali a reçu du président algérien Abdelaziz Bouteflika un message sur la nécessité  d'"éradiquer le mal à la racine" grâce à une coopération commune dans le domaine de la sécurité.

REUTERS
 



Tunisia sees "extremism" threat to youth
 
Reuters, le 20 mars 2007 à 15h44
TUNIS, March 20 (Reuters) - Tunisia, hit by rare clashes some three months ago between gunmen and security forces, must guard against extremism partly by providing more jobs to young people, President Zine al-Abidine Ben Ali said on Tuesday. North African states are increasing security cooperation to try to stifle attempts by radical Islamist groups to coordinate attacks on targets both in the region and in Europe.
Ben Ali said in a speech to mark the 51st anniversary of the country's independence from France that his nation of 10 million must take more interest in developing its youth.
"In the same way as we are keen on protecting our youth's personality against the dangers of alienation and loss of identity, we seek to safeguard them against the currents of extremism, fatalism and terrorism," he said. "We reassert the need to be constantly in touch with young people to be attentive to their views and visions, and to interact with their ambitions and aspirations."
Fourteen gunmen were killed in clashes with security forces in and around Tunis on Dec. 23 and Jan. 3, which were rare serious disturbances in a Mediterranean Arab country most Europeans know only as a sleepy holiday destination.
A previously unknown group calling itself "Tunisian Youth for Unity and Jihad" said the gunmen were its members. The authorities have said no such group existed but acknowledged that the gunmen were radical Islamists who were carrying details about foreign embassies.
In Algeria, Islamist rebels, stepping up a bombing campaign, have attacked foreigners working in the oil and gas exporting nation's lifeline energy sector twice in recent months.
In Morocco, police have held 18 people for questioning following the death of a suspected suicide bomber who blew himself up at an Internet cafe in Casablanca on March 11.
The attacks have focused attention on radical religious groups preaching holy war to impressionable youngsters from both poor and more affluent backgrounds around north Africa.
Ben Ali said it was vital to create jobs for Tunisian graduates in order to offer them better living standards. "The employment of young people, particularly university
graduates, will always rank first among our priorities, prompting us to devise further ways and means to create more jobs and enhance private initiative," he said.
Graduates make up a large slice of the 80,000 job seekers entering the job market each year. In a message to Ben Ali marking Tunisia's independence day,
Algerian President Abdelaziz Bouteflika said no country could tackle the region's recent security incidents by itself and it was important to "remove the evil at the root".

(Additional reporting by Lamine Chikhi)

REUTERS

Jacques Chirac souhaite un partenariat "exemplaire" entre la France et la Tunisie

Associated Press, le 20 mars 2007 à 16h15

TUNIS (AP) -- Le président Jacques Chirac a fait part de son souhait que le partenariat franco-tunisien soit "exemplaire", dans un message adressé à son homologue tunisien Zine El Abidine Ben Ali à l'occasion du 51e anniversaire de l'indépendance de la Tunisie célébré mardi.
"Je suis confiant en la volonté de nos deux pays de poursuivre et d'enrichir encore ce partenariat que nous voulons exemplaire", écrit le chef de l'Etat français dans son message diffusé par l'agence de presse tunisienne TAP.
M. Chirac se félicite de voir le dialogue entre Paris et Tunis "trouver son prolongement dans une concertation utile et constructive sur les grands dossiers internationaux et, notamment, sur le processus euro-méditerranéen, qui constitue un enjeu fondamental pour la Tunisie comme pour la France".
La France est le principal partenaire économique de la Tunisie, son premier client et fournisseur, ainsi que le premier investisseur avec plus de 1.000 entreprises françaises ou à participation française implantées dans ce pays.

Associated Press

 

Le Dîner des tyrans pour les députés européens

Mokhtar Yahyaoui

En recevant les députés socialistes européens (1) qui ont tenu à rencontrer les représentants de la société civile et de l’opposition Tunisienne en marge de leur séjour en Tunisie pour la tenu de la troisième session de l'assemblée parlementaire euro méditerranéenne (APEM), Mr Mustapha ben Jaafar dont le local de son parti a abrité la rencontre à voulu s’excuser pour la modestie du lieu (un simple appartement de 2ème étage à la rue d’Angleterre) en faisant ironiquement la comparaison avec la tour de l’avenue Mohamed V qui abrite le parti au pouvoir (RCD). Le contraste est certes frappant et ne laisse aucun besoin à plus d’argumentations sur le rapport inégal qui continu à dominer le paysage politique Tunisien. Mais si ça ne tenait qu’a cela, le RCD lui-même ex parti destourien a fait ses débuts dans un local aussi modeste à la rue du tribunal de la médina de Tunis.

La vraie différence qui mérite d’être souligné et que les députés européens n’ont pas eu besoin de la leur faire remarquer n’été ni à l’intérieur du local ni aussi loin à l’avenue Mohamed V mais dehors. Dans la rue d’Angleterre, devant le local et partout disséminées sur les trottoirs les costumes civils des agents de la police politique n’ont pas servi à les confondre dans la foule des passants. Tellement nombreux et trahissant une nervosité et une fixation sur la porte d’entré et ceux qui en sortaient que personne ne peut douter de leurs véritables identités.

Les dix députés européens qui ont tenu à faire le déplacement pour cette rencontre ce dimanche matin étés pourtant les invités officiel du pouvoir pour assister à une assemblé parlementaire dont il font partie avec des député RCD Tunisiens. Italiens, espagnols, portugais, roumains et maltais, ils étés presque tous comme me la dit ce dernier « à Malte on n’a aucune idée de ce que je viens de constater, chez nous on n’a qu’une seule idée de la Tunisie : celle que vos officiels nous ont décrit ». Le parti du Forum De Travail et des Libertés est un parti légal et officiellement reconnu. il fait partie de l’internationale socialiste autant que l’RCD et dont font partie aussi tous les députés européens qui sont venues. Objectivement la police politique n’a rien à faire ici. En agissant ainsi ses responsables ne font que salir l’image du pays. Ils n’ont fait que rappeler à ces témoins de premier plan les temps obscurs des dictatures que leurs pays ont aussi connues dans leur passé. C’est peut être le plus marquant fait concret qu’il vont garder de leurs séjours dans notre pays.

Mme Pasqualina NAPOLETANO vice présidente du groupe socialiste au parlement européen et membre de la délégation parlementaire pour les relation avec les pays du Maghreb qui m’accompagnait en direction de la Marsa pour le dîné qui a été prévue et commandé dans un restaurant de Gammarth me disait qu’elle connaissait la Tunisie depuis 20 ans et qu’elle est arrivée la première fois dans notre pays le lendemain de la destitution de Bourguiba « c’était le 8 novembre 1987, la radio diffusait à longueur de journée la déclaration du changement de pouvoir que j’ai fini par apprendre par cœur le passage ou il est dit plus d’injustice après aujourd’hui, plus de présidence à vie et que le peuple tunisien est digne d’une véritable démocratie ». Nous étions filés par une voiture qui nous suivait depuis notre départ et le temps pressait pour joindre les autres partis en compagnie de Dr Ben Jaafar et de Dr Khalil Zaouia. Ils n’avaient réellement pas de temps pour ce repas et de notre part c’été le moindre geste qu’on pouvait proposait mais on n’imaginaient pas tous qu’en arrivant au restaurant on va trouver que la police c’été chargé de décommander la réservation auprès du restaurant.

Parfois on se trouve dans des situation qu’on sent la honte pour la bassesse de certains comportement. Ce dimanche là j’ai senti cette honte amèrement pour mon pays ; j’ai eu honte de sa police politique et de ceux qui la gouvernaient. En plus de l’affront d’avoir à mener des activités assiégés par la police et à la merci de son arbitraire et de sa tyrannie comme l'a subi Ziad Doulatli exclu par la police de la permission d’assister à la réunion on se trouve pour la première fois dépendant aussi de la discrétion de la police pour pouvoir convier quelqu’un à un diner dans un restaurant.

Yahyaoui Mokhtar – 20 Mars 2007

(1) Parmi les députés européens présents à cette rencontre :

Mme Pasqualina NAPOLETANO Italie, vice-présidente du groupe socialiste au parlement européen
Mme Jamila Madeira Portugal
M Carlos Carnero Gonzalez, PSO Espagne
M Raimon Obiols I Germà, PSO Espagne
M Radu Podgorean PSD Roumanie
M Louis Grech, PT Malte
Mme Tana Zulueta, PV Italie Vice présidente de la commission des affaires étrangères du parlement Italien

(Source : le blog « TunisiaWatch » de M. Mokhtar Yahyaoui, le 20 mars 2007 à 13h05)
Lien : http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2007/03/20/le-dîner-des-tyrans-pour-les-députés-européens.html



Pensée humaine et Droit

Mehdi Alami

Persuant to article 9, the following elements of crime shall assist  the court in the interpretation and application of article 6,7 and 8 consistent with the statute. the provisions of the statute, including article 21 and the general principles set out in part 3, are applicable to the elements of crimes.
Crime against humanity of biological experiments 8(2)(a)(ii)-3 and of inhuman treatment 8(2)(a)(ii)-2
Crimes against humanity: since article 7 pertains to international criminal law consistent with article 22.
article 7(1)(f) : crime against humanity of torture the perpetrator inflicted severe physical or mental palu or suffering upon one persons (including inhuman treatment)

L'intuition est une connaissance immédiate, une vision, on entend par intuition sensible, la connaissance immédiate que donnent les organes de sens.

On parle de l'intuition mystique, du tact de l'homme du monde ou de l'intuition divinatrice.Le raisonnent se distingue de l'intuition parceque le raisonnement exige ses démarches. ces détours, ces médiations que précisément l'intuition exclut. tandis que l'intuition nous revele des realités singulires, des étres concrets, le raisonnement circule à travers des concepts.
Un concept se caractérise à la fois par sa comprehension et par son extension.

Le raisonnement portant sur des concepts exige le language, il est appelé connaissance discursive, le raisonnement est formel tandis que l'intuition porte sur un contenu.Dans les sciences de la nature l'intuition apporte à la connaissance une matiere et le raisonnement s'exerce à partir de données fournies par l'intuition, la deduction est une operation par laquelle on conclut rigoureusement d'une ou plusieurs propositions prises pour prémisses à une proposition qui en est la conséquence necessaire, en vertu des regles logiques.
Le raisonnement par analogie n'est pas un raisonnement, il s'agit d'une simple association mentale.
L'induction ressemble au raisonnement analogique, mais elle parait plus valable car au lieu d'extrapoler une observation unique, c'est à partir de l'observation d'un grand nombre de faits quelle affirme une loi generale.l'induction releverait beaucoup plus d'une illusion phsycologique que d'un raisonnement logique.
L'experience de la figure déssinée en tant qu'experience ,ne fonde aucunement l'intuition et la pensée qui portent sur l'essence geométrique, l'intuition des essences fournit les ultimes fondements.

L'activité du mathematicien est décrite comme une vision empirique ou intellectuelle, comme une comptemplation passive, l'opposition de l'empirisme et de l'idealisme doit etre aujourd'hui dépassé dans le cadre de la theorie operatoire des mathematiques, les mathematiques remplacent les manipulations materielles par des manipulations symboliques de plus en plus abstraites.
Le raisonnement mathématiques repose sur la déduction et la tautologie et la fécondité du raisonnement mathématique s'explique par son caractere operatoire ceci vient du fait que les principes des mathematiques sont les definitions, les axiomes, les postulats et l'axiomatique.
Les postulats sont des propositions indémontrables, que le mathématicien demande à son auditeur d'accorder.

Les axiomes sont exigences purement logiques s'imposant dans tous les domaines de la mathématique, s'imposant meme  à tout esprit en n'importe qu'elle operation mentale et seraient absolument evidents.
L'axiome revet une signification fondamentale, il est considéré comme une regle operatoire, on ne se preoccupe plus guére de son essence, de sa nature, c'est parcequ'ils ont la meme fonctionopératoire que les axiomes et les postulats ne sont plus distingués.un systéme d'axiome constitue une axiomatique, c'est l'ensemble des principes posés au début d'une science déductive quelconque, les axiomes doivent etre compatibles, independants et suffisants, c'est ainsi qu'on enonce cinq groupes d'axiomes, l'appartenance, l'ordre, la congruence, le parallelisme et la continuité.

On doit considerer le role des mathematiques dans la connaissance de l'univers, on parle des principes mathématiques de la philosophie naturelle, ce qu'il ya d'incompréhensible, c'est qu'on parle de l'harmonie du monde.

Ethymologiquement le mot psychologie signifie science de l'ame, la science des phenomenes interieurs.
Pour la psychologie il faut un objet observable analysable, si possible mesurable, c'est le comportement des individus aux prises avec les situations où ils se trouvent, la psychologie scientifique moderne se presente volontier comme l'etude des rapports entre situations et  comportements.
Une situation psychologique peut s'analyser comme une somme de "stimulus" bien definissable, la reaction de l'individu vivant à ces stimulis n'etant elle meme qu'une somme de reflexes simples.
La psychologie est l'etude des reactions objectivement observables qu'un organisme execute en riposte aux stimulis eux aussi objectivement venant du milieu.
La rationalisme, est une doctrine d'apres laquelle la raison formerait un systéme rigide de principes et de categories inherents à la structurede l'esprit humain et aurait donc pour l'homme une valeur absolue.

Le realisme est une doctrine d'apres laquelle les concepts de la science ne seraient pas de pures formes de l'esprit mais des proprietés physiques de l'univers dont l'esprit rend compte à sa maniere.
La phenoménologie d'apres laquelle nous pouvons avoir l'experience immediate, est l'intuition de certaines essences ideales, le sacre, le divin.

L'arithémitica universalis est une méthode plus qu'une theorie qui s'efforce de ramener les phenoménes quantitatifs, reduire toute chose, fait physique, physiologique ou psychologique à desvariations mathématiques, le point d'application sont la vie mentale et le language.
On utilise les analyses mathématiques, de l'algebre et de la geométrie afin de les appliquér sur les recheches sur l'intellect.

Parceque les savants sont des intellectuels épris avant tout de verité, qu'il ya le desir de la curiosité inquiete. l'esprit geométrique, nous prouve que la geométrie est incapable de definir les mots primitifs, c'est à dire " espace, temps, mouvement, égalité, majorité, diminution, tout et le nombre, le coeur sent qu'il ya trois dimensions dans l'espace, meme les propositions geométriques deviennent sentiments.

Les méthodes statistiques dont il a été question jusqu'ici se proposaient les sentiments en principes et de resumer une serie détérminée et limitées d'observations effectivement realisées, diffrents aspects de l'information contenue dans cette observation etaient ainsi  mis en evidence par un mode, une entropie, une moyenne, une droite ou au plan de regression, un facteur, qui etaitentierement détérminé par la serie limitée des observations effectives dont le psychologue disposait.
Il faut remarquer le caractére variable des conduites, les variations fortuites et les variations systématiques.

Les sources de variations et l'analyse statistique et le poids des sources de variation à effets fortuits, laisse parler de resumés statistiques au niveau des echelles ordinales et au niveau des echelles cardinales, on calcule l'ordination des sensations, l'ordination des images mentales, l'ordination des performances et des sujets dans les tests, la psychologie differentielle et theorie operatoire de l'intelligence.

Les sciences mathematiques sont hypothetico- déductives, le mathematicien se donne un systéme de definitions et d'axiomes et de ces hypothéses, il deduit toute une serie de consequences, il luisuffit que les axiomes de départ soient independants et compatibles et que les theorémes qu'il en deduit soient correctement déduits.Le mathématicien n'a affaire qu'a des conventions qu'il a lui meme posées et qu'aux enchainements logiques de sa propre pensée.Les axiomes mathematiques sont des schemas opératoires issus en leurs origines lointaines d'opération couvertes effectuées dans l'espace.Le mathématicien qu'il suive l'ascension degré par degré, des verités du discontinu ou qu'il démele l'enchevetrement des formes geométriques où qu'il poursuive dans leurs meandres les plus subtils, les caprices des lois continues qui relient une quantité à une autre, exerce. une activité mentale superieure.
On a montré que si les concepts d'un même systéme, c'est à dire de choses limitées, ne s'adaptent pas à la realité, ils sont pourtant indispensable pour la decrire, c'est à dire pour faire oeuvre descience.

Pour le rationalisme doctrine d'aprés laquelle, la raison formerait un systéme rigide de principes et de catégories inherents à la structure de l'esprit humain et aurait donc pour l'homme une valeurabsolue.pour le realisme, doctrine d'apres laquelle les concepts de la science ne seraient pas de pures formes de l'esprit, mais des proprietes physiques de l'univers, dont l'esprit rend compte à sa maniére.

20 mars 2007
 

Un problème technique somme toute banal nous a empêché de publier ce texte dans notre livraison du 20 mars 2007. Nous nous en excusons auprès de l’auteur et de nos lecteur


 Le 20 mars 2003,c’était le début de l’invasion de l’Irak…
La « Tempête du Désert » premier acte d’un génocide

 Mizaanoun
 
Le 17 janvier 1991 avait commencé l’opération dite « Operation Desert Storm » ou Opération Tempête du Désert avec comme objectif la récupération des puits de pétrole situés à moins d’une heure de route de la ville de Bassora. Certains, par réalisme plus que ce suspect, par antagonisme à la vérité, veulent appeler ça la « libération du Koweït ».  En tout cas, à côté de montagnes de mensonges et de supercheries monumentales, une authentique et gigantesque coalition armée, de l’envergure de celle qui aurait confronté l’Union Soviétique au reste du monde était mise sur pied. À cette coalition, avaient pris part tous les pays occidentaux les plus significatifs avec des centaines de milliers de soldats, des flottes composées de centaines d’avions de guerre de toutes les dimensions, des centaines de chars de tout tonnage et tout l’équipement de guerre le plus sophistiqué. Mais le tragi-comique dans cette coalition, c’est la présence de tous ces figurants que sont, les pays arabes tels que l’Égypte du même Moubarak, le Maroc de la même famille Alaouite, la Syrie de la même famille Asad et les pays musulmans tels que la Turquie des mêmes militaires gardiens de l’héritage Atatürk, le Pakistan des mêmes généraux d’où est issu le sinistre Parvez, le même Bangladesh qui fournit les contingents des casques bleus et ironie de l’histoire le même Congo qui se faisait appeler à l’époque Zaïre. Une de ces réalités reconnue par toutes les instances, les mêmes instances qu’on dit « internationales » et qui a finalement et tristement succombé à la vérité qui est vigueur.  Au total 34 pays avec 660.000 militaires avaient pris part dans cette opération. Le 18 février 1991, soit un mois après que toutes les infrastructures principales de l’Irak aient été détruites, et, ce qui restait des forces armées irakiennes – après les huit ans de guerre contre l’Iran – ait été  tout simplement anéanti, la guerre s’était momentanément arrêtée ou avait, comme on le sait, changé de rythme. On avait parlé officiellement de 25.000 morts du côté irakien contre 345 du côté des alliés. La «dynastie» Assabah a été rétablie sur son trône et le monde, ou plus exactement le monde occidental tout court a repris son souffle. Les saoudiens, comme convenu avec les américains et les autres, se sont chargés de régler toutes les factures concernant les frais  du déplacement, de séjour et des services rendus. Bien qu’il ait été question de plus de cent milliards de dollars de l’époque, ce qui équivaudrait aujourd’hui, à au moins le double, le chiffre exact reste dans le secret des dieux. Quant aux membres de la famille Assabah, ils ont à leur tour réparti des cadeaux de reconnaissance et de reconnaissance à presque tous les participants : Les États-Unis de Bush père ont reçu 13 milliards 500 millions de dollars, l’Angleterre et la Turquie 1 milliard 400 millions de dollars, pour chacun, l’Égypte de Moubarak 970 millions de dollars, la France 250 millions de dollars, le Zaïre 20 millions de dollars et ainsi de suite avec un total de 25 milliards 280 millions de dollars[1]. Une bagatelle pour des gens habitués à recevoir des commissions qui se chiffrent en centaines de milliards. 

L’avènement de Bush fils, acte II.

Les choses auraient pu s’arrêter là. Mais les intentions de certains usaméricains qu’on appelle les « néocons », écartés de la Maison Blanche après la victoire de Bill Clinton, allaient beaucoup plus loin. Et ce n’est que partie remise en attendant la «victoire» du deuxième Bush. Une victoire insolite, attribuée non pas au scrutin en lui même, sinon à la décision du Tribunal Suprême des États-Unis. C’est plus beau que le suffrage. Dans la mesure où l’histoire finira à régler les comptes de tout un chacun. Après sa prise du pouvoir, le 20 janvier 2001, et sept mois avant 11-S, lors d’une conférence de presse, Bush avait déjà exprimé son ardent désir d’achever le travail laissé par son père, arriver à Bagdad, renverser le gouvernement en place et finalement occuper le pays ou plutôt la mer de pétrole dans son sous-sol. Une mer beaucoup plus importante que celle qui se trouve à côté, dans la Péninsule Arabe. L’histoire des arguments ou des alibis des armes de destructions massives, des laboratoires mobiles de fabrication d’armes chimiques, des relations avec Al Qaeda etc. Tout va s’avérer faux et archifaux. Et finalement contre l’avis de ses pairs occidentaux et en marge de la légalité internationale, Bush II décidé d’avance, amasse ses troupes au Koweït devenu, par la force des choses et à part l’ensemble des puits de pétrole, une énorme base militaire sans être pour autant la seule dans la région, car tous les émirats de la région se trouvent – comme d’habitude – au service de leur grand protecteur et le ciel, la mer, la terre et ainsi que les coffres forts  dans lesquels, ils accumulent les milliards qu’ils reçoivent en commissions, le tout est  à la  disposition de leur «Big Brother.»

Bien avant et durant plus de douze ans l’Irak sera soumis à un bombardement sélectif quotidien et un embargo total auquel ont participé non seulement tous les pays occidentaux, mais aussi tous les régimes arabes et musulmans sans la moindre exception. L’ONU avait inventé – pour des raisons humanitaires ! –  un plan de gestion de l’argent du pétrole contre aliment. Un plan qui a fait plusieurs millionnaires dont le propre Hosni Moubarak, le fils de Kofi Annan, Koji Annan, des suisses, des hollandais, des allemands et bien sûr beaucoup d’usaméricains. Ce même plan a fait pendant les douze ans plus de 2.000.000 de morts dont la grande majorité, sont des enfants. Les enfants irakiens décédés sont des enfants en chair et en os et non pas les imaginaires bébés prématurés  que les soldats irakiens les avaient jetés à même le sol pour s’approprier des appareils qui les maintenaient en vie dans les hôpitaux de la ville de Koweït. Une histoire, un mensonge gigantesque, minutieusement préparée par une agence publicitaire usaméricaine et dont le rôle de « témoin oculaire » avait été joué par une « innocente » petite fille de 10 ans qui va s’avérer par la n’être ni plus ni moins que la fille de l’ambassadeur des Assabah à Washington et qui n’était même pas au Koweït au moment des faits supposés. Les images de la petite fille en pleurs et sanglotant devant les sénateurs usaméricains apparemment pétris de compassion, à l’écoute des détails qui sortaient de sa bouche, avaient fait le tour du monde y compris le monde arabe et musulman. Ce n’était qu’une monumentale mise en scène qui reste dans les archives de l’histoire et qui servira sans aucun doute de pièce à conviction parmi toutes les autres antérieures et postérieures qui n’exempteront personne de ses responsabilités. Tout au contraire.  Au cours des douze ans d’embargo et à un moment où le chiffre d’enfants morts, atteignait déjà, les 600.000, à la question qui a été posée à l’ancienne Secrétaire d’État Madeleine Albright, à savoir, s’il était juste que des enfants innocents meurent par centaines de milliers à cause de l’embargo, elle avait répondu, sans tituber, oui et que pour le but à atteindre, ça valait bien le prix !  

20 mars 2003 : Le Tournant irréversible de l’histoire

C’est donc dans ces terribles conditions que traversait la population en Irak que Georges W Bush en tant commandant général des forces armées usaméricaines a donné, le 20 mars 2003, l’ordre de commencer l’invasion par un déluge de feu et de bombes, qui est entré dans l’histoire sous le nom de «Shoks and Awes», Choc et Terreur. Le 9 avril 2003 Bagdad est tombé. Quand à la question sur la durée de cette guerre, la deuxième après celle de l’Afghanistan, qui a été posée à l’ancien Secrétaire d’État à la Défense, ou tout simplement l’ancien chef du Pentagone ou le patron de l’usine des guerres usaméricaine, Donald Rumsfeld, il a répondu avec son arrogance aveuglante et mondialement célèbre : « Ça pourrait durer six jours ou six semaines. Je doute fort que ça pourrait durer six mois.» Eh bien le genre d’empire auquel le monde en général et le monde arabe et musulman font face, n’a rien de comparable avec tous les empires qui l’ont précédé. Il est vrai, qu’il a toutes les capacités létales jusqu’à l’élimination de la vie même, non pas seulement de la planète, mais bien de plusieurs à la fois. Mais c’est tout et rien d’autre. Un empire de l’espèce forcément n’a aucune chance de durer.

Nous sommes au quatrième anniversaire de l’invasion et le bilan est ce qu’il est : A part ce qu’on appelle la «Zone Verte» à Bagdad, un authentique bunker, dans lequel résident, sous une inimaginable protection multiforme y compris un mur réel de béton et plusieurs autres électroniques, les membres d’un gouvernement ( un gouvernement nommé par l’occupant en dépit des prétentions électoralistes de Nouri Maliki, ses antécesseurs et ses éventuels successeurs, tous ils ne restent rien d’autres que des collaborateurs avec l’occupant comme tous les autres dans l’histoire), les diplomates occidentaux, les généraux et d’autres éminences, la vie dans le reste de la ville est un film de terreur, tel comme l’écrit John Carlin[2], qui dure les vingt quatre heures du jour et  tous les jours de la semaine sans fin. Vue de tous les côtés, la situation ne fait qu’empirer. Pour le citoyen normal, la vie n’est qu’un cauchemar dont la seule issue reste la mort. Sur les cents personnes qui perdent violemment la vie tous les jours, la moitié le doit à la simple mal chance de rencontrer la mort en se rendant au travail ou en allant au marché sous l’explosion de l’une de ces énormes bombes qui font trembler tout Bagdad avec la même fréquence que les accidents de voiture qui ont lieu dans n’importe quelle ville européenne. Bien que la revue anglaise «Lancet Medical Journal» avait chiffré, en octobre 2006, le nombre des morts depuis l’invasion seulement à plus de 655.000, une étude récente faite par l’université usaméricaine « University Johns Hopkins» au Baltimore, élève le chiffre à 15.000 irakiens tués par mois depuis l’invasion. D’autre part Le National Intelligency, l’organisme qui agroupe 16 Services secrets dont la CIA et le FBI est revenu sur son rapport de 2004 dans lequel il estimait qu’au pire des cas l’invasion finira par une guerre civile. À présent dans son rapport de 2007, il est question de quatre ou cinq guerres qui se déroulent en même temps. John McLaughlin, un ancien directeur de la CIA dans une interview donnée au journal The New York Times[3] affirme que la guerre civile serait un jeu de dames ou un damier à côté de ce qui se passe réellement et qui est un jeu d’échec sanglant, du jamais vu encore, entre – comme le dit Georges W Bush – les forces du Bien dont lui-même en serait le représentant et les forces du Mal incarnées par Oussama Ben Laden. Il est bien clair qui est en train de gagner la partie. Il se peut que ce dernier –  en vivant dans des grottes situées entre les frontières du Pakistan et de l’Afghanistan – ne jouisse pas du confort comme Georges W Bush dans la Maison Blanche, mais il est sûr qu’il s’en dort chaque nuit avec une grande sensation de satisfaction. Le 11-S tel qu’il a été orchestré par Ben Laden, ressemble de plus en plus à un piège dans lequel sont tombés les États-Unis avec des conséquences catastrophiques sans antécédent dans l’histoire. D’autre part on retrouve presque la même conclusion chez Zbigniew Brzezinski l’ex conseiller pour la Sécurité Nationale du président Jimmy Carter. Il affirme dans son dernier livre « Three Presidents and the Crisis of American Superpower » dans lequel il considère que la « guerre en Irak a été un désastre géopolitique » ce qui pourrait entraîner les États-Unis dans une crise inévitable. « Rien ne pourrait être pire pour les États-Unis …que la politique étatsunienne soit perçue dans le monde comme impériale et arrogante à une époque post impériale, enveloppée dans un retour au colonialisme à un moment post colonial, égoïstement indifférente face l’interdépendance globale et sans précédent, et culturellement pharisienne dans un monde de diversité religieuse. La crise du super pouvoir étatsunien sera alors terminale.» 

Bush avait déclaré dans un discours prononcé en août 2002 dans son ranch à Crawford, son village natal, au Texas que son pays est « la plus grande force du Bien de l’histoire.» Sept mois plus tard il a envahi l’Irak et ainsi il a déclenché la précipitation d’une chaîne d’évènements qui ont conduit inévitablement aujourd’hui à cet antagonisme entre l’Islam et le monde occidental sans pareil depuis les Croisades… Bush non seulement a fait du sergent Ben Laden un efficace recruteur d’Al Qaeda sinon il a multiplié le nombre de personnes dans le monde entier, croyants et non croyants qui signalent les États-Unis comme le plus grand danger pour l’humanité, beaucoup plus que les terroristes qui ont perpétré l’attentat le plus sanglant de l’histoire[4]… Selon les services secrets de Washington (qui sont généralement plus fiables quand il s’agit de mauvaises informations que de bons pronostics) le réseau global d’Al Qaeda est plus uni que jamais et se trouve directement sous le contrôle de Ben Laden et de son numéro deux, Ayman Al Dhawahiri. L’Irak est aujourd’hui  un « Apocalypses Now». Comment est-on arrivé là ? – Comment a-t-on commis ce que l’ancien vice-président Al Gore qualifie de la pire erreur stratégique de l’histoire des États-Unis. Plusieurs facteurs se sont superposés : Le facteur pétrole ; l’agenda idéologique du clan des néocons dans l’Administration de Bush, la soif de vengeance des usaméricains pour le 11-S ; le complexe d’Œdipe de Georges Bush fils… Avec le temps on voit tout ça et on verra encore plus. De toute manière la première responsabilité retombe sur les votants usaméricains qui ont élu – non seulement une fois mais deux – à un homme, dont les capacités sont tellement limitées, qu’il se serait trouvé en difficulté même en tant que simple vendeur de voitures d’occasion dans son village natal de Crawford. Aussi bien Bush que la plupart des usaméricains sont programmés de telle manière qu’ils se voient dans le monde comme le Bon Cowboy, le pistoleur au chapeau blanc, des films de John Wayne. Le film commence toujours avec les scènes où les Mauvais maltraitent et agressent les Bons. La fin satisfaisante qui est toujours prévisible est la même. Le chef des Bons poursuit les Mauvais jusqu’à ce qu’il attrape leur chef et le tue.

Quand on parle de facteurs superposés ou d’erreur stratégique, en réalité on se sert d’euphémismes pour éviter de signaler les choses par leurs noms propres. Ce sont des crimes purement et simplement. Car pendant moins d’un an, pour lui seul, Paul Bremer, celui que Bush avait envoyé à titre de régent ou vice roi, soit disant chargé de la reconstruction, a détruit toutes les institutions d’un état et dilapidé des quantités d’argent astronomiques au moment où la population qui ne mourrait pas sous les bombes mourrait de faim et de maladies les plus variées. Entre mai 2003 et juin de 2004 s’est déroulée une opération de transfert d’argent de la Reserve Federal Bank de New York, jamais vue encore dans l’histoire, vers un pays déchiqueté par les bombes. 12.000.000.000 de dollars en billets de banque. Durant cette année-là une flotte d’avions DC- 10 a transporté de New York à Bagdad 363 tonnes comme poids et 281 millions en billets. Et comme l’écrit L.Napoleoni[5] on n’est pas là devant un jeu de casino, mais bien devant le résumé d’actes notariés du Comité de la Chambre des Représentants présidée par Henry Waxman, qui était chargée d’examiner – la reconstruction de l’Irak se trouvant sous les ordres de Paul Bremer. Une fois parti, il n’a laissé derrière lui aucun document concernant la distribution des fonds par, ce qui était appelé les Autorités Provisoires de la Coalition… Les « entrepreneurs » étaient payés directement des arrières des camionnettes. Des milliers d’employés fictifs recevaient des salaires en liasses de billets. De sous la voûte de l’APC disparaît un million de dollars et personne ne s’en préoccupe. Des mêmes lieux un retrait de 500 millions de dollars a été dépensé sous la simple dénomination « TBD », ce qui veut dire en anglais « To be determined », autrement dit à déterminer. Une obscure entreprise de comptabilité, de San Diego aux USA, était chargée de la distribution certifiée de l’argent. Jamais elle n’a réalisé un auditorat interne comme il est tipulé dans le contrat. Le conseiller financier de Bremer, l’amiral en retraite David Olivier, paraît surpris pour la préoccupation du comité, comme si les milliards de dollars qui se sont évaporés n’étaient pas de l’argent vrai, mais monnaie de singe. Quand un journaliste de la BBC lui a posé la question sur les conséquences qui résultent de la disparition des milliards de dollars sans laisser de traces, il a répondu qu’il n’était point important de savoir où est parti cet argent, d’autant plus que c’est de l’argent irakiens et non du contribuable usaméricain. Effectivement les 12.000.000.000 de dollars venaient des biens irakiens congelés, bloqués  ou sous embargo depuis la première guerre du Golfe et du reste des payements du programme du Pétrole pour Aliment de l’ONU. Tout cet argent n’est pas inclus dans les 400.000.000.000 de dollars dépensés dans la guerre depuis 2003. Pourtant les processus qui consistent à décongeler politiquement  des biens bloqués sont longs, durent des années et exigent l’accomplissement de plusieurs conditions légales. Dix ans a duré la bataille légale pour libérer une partie des fonds appartenant à Cuba. Dans les caisses de la Federal, il y a toujours de l’argent iranien sous embargo depuis 1978, depuis l’époque du Chah Reza Pahlevi. Et aussi de l’argent de l’Ouganda de l’époque d’Idi Amin etc. Pourtant les biens irakiens – par miracle –  ont été libérés en moins de deux mois. Un processus éclair et par-dessus le marché avec le soutien de l’ONU. Finalement ces masses colossales qui ont disparu, sans pour autant n’avoir ni rétabli, le courant électrique, ni l’eau potable aux millions des citoyens auraient permis – si elles étaient tout simplement distribuées telles quelles – à chaque irakien, homme, femme et enfant de recevoir 15.000 dollars. Et l’auteur de l’article d’ajouter : C’est du pur surréalisme le fait de penser que le gouvernement des USA ait senti l’urgence d’envoyer des centaines de tonnes d’argent à un pays occupé par ses troupes qui sont avérées incapables d’empêcher le pillage des banques, des musées et des hôpitaux… Paul Bremer avait justifié cette urgence en prétendant que le système bancaire avait cessé d’exister et que l’économie en Irak ne fonctionnait plus qu’avec de l’argent en espèces. Donc finalement même si l’argent était irakien, les preuves pour démontrer que l’APC insistait à gaspiller tout avant la nomination d’un Gouvernement composé par des irakiens. Le gros lot de cet argent est allé dans les caisses de la fameuse entreprise Haliburton, celle qui avait l’objet d’enquête sur les falsifications multiples de factures millionnaires et dont la suite est restée à nos jours inconnue, et, pour cause. Jusqu’à janvier 2006 cette compagnie aurait jouit d’un total de contrats de « reconstruction » de l’Irak d’un montant de 16.000.000.000 de dollars. Non seulement cette compagnie était dirigée jusqu’à l’an 2000 par le vice-président US, le moribond Dick Cheney qui y détient toujours 443.000 actions, mais selon « Wikipedia » le propre Georges W Bush y est aussi un de ses grands actionnaires. D’ailleurs pour échapper à toute future et hypothétique enquête au niveau des institutions usaméricaines, comme le Sénat ou le Congrès, cette compagnie vient de décider le transfert de son siège social au « paradis fiscal » le plus sûr : A Dubaï, aux Émirats Arabes Unis des Sept Cheikhs qu’avait pilotés le « pieux » Zayed ben Sultan El Nahyan, mort en 2004. Celui-là même dont Richard Clarke avait loué sa prompte disposition d’ouvrir les ports et aéroports pour les troupes usaméricaines quand il l’avait rencontré en août 1990, lors des préparatifs de guerre pour la récupération des puits de pétrole du Koweït.  Des flottes entières de F16 et F18 décollaient des aéroports d’Abou Dhabi pour larguer leurs bombes sur l’Irak et revenir se poser[6] en toute sécurité. Pendant plus d’un mois un tapis de bombes pleuvait sur tout l’Irak. Sur un seul des aéroports offerts par le Cheikh Zayed 200 avions militaires  y étaient stationnés. Haliburton et ses dirigeants, des authentiques gangsters à col blanc, se trouveraient nécessairement beaucoup plus en sécurité à Dubaï qu’à Houston au Texas.  

Il reste bien clair, écrit encore Napoleoni, que si l’objectif réel était bien la reconstruction du pays, l’Administration US auraient nommé des personnes compétentes pour diriger l’APC et les 12.000.000.000 auraient servi à financer une espèce de « Plan Marshall » dans lequel chaque centime aurait été comptabilisé. L’objectif réel était autre. C’est bien évident.     

Au quatrième anniversaire de la plus violente, la plus barbare, la plus destructrice contre les arabes et les musulmans, avec comme épicentre, cette fois-ci, l’Irak et que la plupart des consciences vives dans le monde,  qualifient dorénavant de génocide et de crime contre l’humanité avec toutes les conséquences de justice que cela devrait entraîner dans le futur pour les auteurs intellectuels et politiques ainsi que leurs subordonnés et acteurs directs. Toutes les analyses coïncident en tout cas, au moins, sur un point : Toutes les sorties devant les plus de 250.000 débarqués, toutes professions de tueur confondues sont bouchées. Selon plusieurs analystes et observateurs et indépendamment du rapport Baker – Hamilton les scénarios qui se présentent devant l’Administration US seraient les suivants[7] :

1 -  Continuer à tirer sur tout ce qui bouge. Évidemment Bush persiste à croire à « sa mission divine » et refuse de faire marche arrière. Il refuse aussi d’établir un calendrier de retrait comme le recommandait le rapport Baker- Hamilton. Il pense avec les 21.500 soldats supplémentaires à déployer à Bagdad gagner la partie. Mais la plupart des observateurs admettent qu’avec un déploiement massif pareil, les opérations de la résistance pourraient diminuer dans un premier temps, mais  reprendront de plus belle par la suite.

2 – Se retirer dans le chaos. Tout comme au Vietnam, il n’est pas prévisible que Bush ordonne un tel retrait, mais celui qui lui succédera en 2009 le ferait. Entre temps le problème se serait compliqué davantage avec le risque – au milieu d’une guerre civile – d’une répartition du pays par la force. Ce qui poussera les turcs, les iraniens, les syriens et d’autres à intervenir. Aucun d’eux ne les intéresse de voir naître un État kurde indépendant, même si une telle situation pourrait laisser le champ libre devant l’Iran dans la partie chiite. Mais la grande différence en comparaison avec Saigon en avril 1975, c’est que le Vietnam avait peu d’importance pour le reste du monde. L’Irak est énormément plus important pour ses immenses réserves de pétrole et aussi pour la question religieuse.

3 – Retrait échelonné. C’est ce que recommande aussi le plan Baker – Hamilton  et d’autres avec le retrait des brigades de combats en excluant les troupes nécessaires pour l’autoprotection. La date échéance serait le 1er septembre 2008 avec l’espoir que les irakiens finissent par s’occuper eux- mêmes de leur sécurité. Mais les forces de sécurité irakiennes sont tellement noyautées par les diverses milices qu’elles sont devenues une partie du problème et non la solution. Ce retrait exigerait un accord international et celui des principales puissances régionales et voisines de l’Irak, c’est la sortie que tente d’impulser les Saoudiens de peur que les États-Unis n’arrivent plus à tenir et abandonnent finalement l’Irak tout en plongeant toute la région dans le chaos total.

 4 – Sortie partielle. Une variable qui fait que les troupes ne se retirent pas complètement, sinon elles continuent dans leur présence avec un nombre plus ou moins limité, mais non exposées sinon dans des bases permanentes. C’est une option partagée par une partie de l’Administration actuelle et les Démocrates avec à leur tête Hillary Clinton. De telle manière qu’elles pourront continuer à combattre Al Qaeda dit-elle. Ainsi il y aura une présence militaire usaméricaine permanente dans une région que les États-Unis considèrent cruciale pour leurs intérêts.

5 – L’Escalade régionale. Et au lieu de se retirer élargir la guerre à la Syrie et à l’Iran. Chose qu’on ne peut exclure. De toute manière cette dernière option semble convenir surtout aux israéliens.

Le 21ième Siècle Usaméricain,  « The American Century ».

Depuis la disparition de l’Union Soviétique et en l’espace de moins de dix ans, les dégâts causés par l’unilatéralisme ou la domination occidentale sur le reste du monde ou ce qu’on appelle  par euphémisme la mondialisation avec comme épicentre les États-Unis, sont considérables. Sur le plan humain la moitié des 6 milliards de la population mondiale vit avec moins de 2 dollars par jour. Presque un milliards d’être humains se trouvent en permanence dans la faim totale. Aux États-Unis mêmes, on est passé de 36 millions de pauvres à presque 50 millions aujourd’hui et la dévastation de la planète, malgré les grandiloquents discours et les conférences pompeuses, continue pratiquement au même rythme et rien n’indique que ça vas changer à court ou moyen terme. Car personne ne va croire que les mille familles les plus riches de la planète vont renoncer à augmenter l’année prochaine leurs colossales fortunes. Les lois en vigueur, comme elles sont établies dans les normes de la « mondialisation » ne laissent pas d’alternative ni devant les uns ni devant les autres. Les riches et les pauvres. Les premiers sont « condamnés » – au risque de disparaître au moins de la liste de Forbes – à augmenter leurs fortunes et les pauvres sont tout simplement condamnés à disparaître d’une manière encore plus rapide et de plus en plus massive. Dans sa dernière tournée en Amérique du Sud au début de ce mois, Georges W Bush a, entre autres, fait escale au Mexique, le pays voisin. Et comme tout le monde le sait ce pays traverse continuellement les crises sociales d’une manière permanente. Le chômage galopant, les injustices sociales, les crimes les plus divers 24h/24, le gros problème de Chiapas et évidemment la question de l’émigration vers le pays de Bush que Samuel Huntington considère comme un danger non seulement économique, mais aussi et surtout culturel pour la société usaméricaine. Bien que le mur en construction entre les deux pays pour, soit disant, limiter le flux migratoire non désiré, soit senti comme une offense par les mexicains, l’amphitryon de Bush, le présidant mexicain élu dernièrement dans des circonstances qui continuent à soulever des contestations sur la transparence des suffrages, n’a reçu que des promesses de régularisation des mexicains se trouvant illégalement aux États-Unis. Dans ce tableau où se trouvent des millions de désespérés mexicains à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, l’homme le plus riche du Mexique et le troisième du monde, Carlos Slim Hélu, a vu sa fortune passer de trente milliards de dollars à 49 milliards par rapport à l’année 2005. 19 milliards de plus en un an. Il n’y a pas un seul mexicain qui n’apporte pas quotidiennement un ou plusieurs pesos (traduits par la suite en dollars) à la fortune de Slim[8]. Les mexicains fument ses cigarettes, naviguent sur Internet en utilisant ses compagnies de téléphones fixes et mobiles, voyagent dans ses avions, circulent sur ses autoroutes, mangent dans ses restaurants, s’approvisionnent dans ses magasins, payent leurs factures dans ses banques etc. Donc pratiquement il n’y a aucune limitation à l’enrichissement ni devant Slim ni devant tous les autres, comme il n’y a aucune limitation à la pauvreté. C’est la « mondialisation » et qu’elle soit bénite ! Sous le titre « Le capitalisme contre la planète », sur une série d’articles, publiés durant le mois de février et début mars 2007, José Vidal-Beneyto [9] écrit entre autres : Le capitalisme anglo-saxon dont les États-Unis sont aujourd’hui le paradigme par excellence, a déplacé le capitalisme rhénan-européen partout dans le monde… La dimension principale de ce capitalisme est la financiarisation de l’économie partout sur la planète… Les grandes entreprises qui s’enrichissent en se vendant et s’achetant entre elles-mêmes ont fini par imposer, sur le plan planétaire, une économie de casino qui alimente à son tour une nébuleuse financière mondiale qui donne l’impression que tout le monde est en train de s’enrichir. Ce qui, en dépit des sorcelleries des gérants des institutions mondiales en commençant par la Banque Mondiale, le Fond Monétaire International, l’Organisation du Commerce Mondiale, l’ONU etc. est loin de correspondre à la réalité. C’est tout à fait le contraire. De toute manière il n’est pas un hasard que la Banque Mondiale soit dirigée par Paul Wolfowitz, celui-là même qui a planifié l’invasion de l’Irak, plusieurs années avant d’arriver avec l’équipe de Bush II à la Maison Blanche en 2000. Et citant le  professeur d’économie Naredo auteur, entre autres, de : « Les racines économiques de la détérioration écologique et sociale » Vidal-Beneyto écrit que la suprématie des finances – de l’argent papier – a fini par générer une asymétrie entre l’économie réelle et les dimensions financières gigantesques. Ceci se reflète dans la croissance annuelle des actifs financiers qui – à un rythme annuel moyen –  duplique celui des rentes nationales. D’où un volume des opérations financières dans les bourses qui dépassent de plus de cinquante fois le montant réel de tous les échanges de biens, des produits et des services. Le volume d’argent échangé en un seul jour dans la bourse de New York, équivaut à l’ensemble des réserves dans toutes les banques centrales du monde. Et l’auteur de conclure, que les États-Unis dont l’importance économique est très inférieure à son importance financière sont  passés de la position de premier pays créditeur à la condition de pays débiteur, le plus endetté du monde avec sept trillions de dollars de dette. En résumé et indépendamment des chiffres de pauvreté et de détérioration écologique et sociale, les fortunes qui font « fonctionner » l’économie mondiale que ça soient celles des 415 usaméricains – avec 1,36 billion de dollars (1.360.000.000.000.$) face à 2,1billion pour le reste du monde (2.1000.000.000.000.$) – sur les 946 milliardaires dans le monde recensés par la revue Forbes ou du mexicain Slim et les autres se trouvent financièrement parlant gonflées dans leurs dimensions réelles à plus de cinquante fois.

Dans une situation financière aussi vertigineuse considérée comme la colonne vertébrale du capitalisme dominant, il n’y a aucun doute sur la fragilité du système mondial. La moindre fausse alerte dans la bourse de New York, de Tokyo, de Frankfort ou de Pékin aura éminemment  plus de répercussions négatives sur l’économie mondiale que dix Tsunamis faisant des millions de victimes. Le simple fait de l’explosion d’une voiture dans la rue de n’importe quelle ville occidentale soit dû à un problème mécanique ou à un acte de violence prémédité – indépendamment des victimes – change totalement la donne.  C’est dire à quel point se trouve la fragilité d’un système alors qu’en apparence il présente toutes les garanties de solidité à toute épreuve. Non seulement l’Administration de Bush, mais toute autre Administration usaméricaine – tant que le système économique actuel ou la mondialisation – ne change pas se trouve dans l’obligation de maintenir la stabilité, c'est-à-dire, le statu quo mondial. Et il n’y a pas d’autres moyens de le faire  que par la force. Il ne se trompe pas Bush quand il parle de « justice infinie » ou de « liberté durable ». Traduit dans le langage du système, cela veut dire que les guerres et les invasions sont devenues un impératif constant du système. Si demain le système s’écroule, il est sûr que la situation des pauvres dans le monde ne changera pas tout de suite, mais les fortunes colossales si, qu’elles se réduiront d’un seul coup à la même proportion de leur hypertrophie actuelle qui est de plus cinquante fois. Donc toutes ces immenses sommes de dollars-papiers dans le monde continuent à avoir de la valeur tant que la machine militaire fonctionne d’une manière ou d’une autre et tant que les ondes de « Shoks and Awes » continuent  à avoir leurs répercussions sur les esprits si jamais il a été le cas. Puisque malgré tout, la résistance en Irak ne donne aucun signe d’affaiblissement quelconque. Ni même en Afghanistan. Tout à fait le contraire.

Le Bien et le Mal.

Indépendamment de qui représente le Bien et qui représente le Mal, la partie est déjà engagée et telle comme la situation se présente après six années de guerre en Afghanistan et en Irak, sans parler de la Palestine, du Liban, de Somalie et d’ailleurs, il n’y a rien qui indique que l’empire du Bien soit en train de gagner. A ce stade je vais recourir à Jean Baudrillard qui écrivait en novembre 2001 : « ... Nous croyons naïvement que le progrès du Bien, sa montée en puissance dans tous les domaines (sciences, techniques, démocratie, droits de l’homme), correspond à une défaite du Mal. Personne ne semble avoir compris que le Bien et le Mal montent en puissance en même temps, et selon le même mouvement. Le triomphe de l’un n’entraîne pas l’effacement de l’autre, bien au contraire. On considère le Mal, métaphysiquement, comme une bavure accidentelle, mais cet axiome, d’où découlent toutes les formes manichéennes de lutte du Bien contre le Mal, est illusoire. Le Bien ne réduit pas le Mal, ni l’inverse d’ailleurs : Ils sont à la fois irréductibles l’un à l’autre et leur relation est inextricable. Au Fond, le Bien ne pourrait faire échec au Mal qu’en renonçant à être le Bien, puisque, en s’appropriant le monopole mondial de la puissance, il entraîne par là même un retour de flamme d’une violence proportionnelle… Donc pas de suprématie de l’un sur l’autre. Cette balance est rompue à partir du moment où il y a extrapolation totale du Bien (Hégémonie du positif sur n’importe quelle forme de négativité, exclusion de la mort, de toute force adverse en puissance – triomphe des valeurs du Bien sur toute la ligne). À partir de là, l’équilibre est rompu, et c’est comme si le Mal reprenait alors une autonomie invisible, se développant désormais d’une façon exponentielle. »  

Et enfin pour sortir de la métaphysique de Baudrillard qui explique à sa façon, bien logique d’ailleurs, la nature de l’évènement  et revenir à la réalité du ce qui est terre à terre, il est fort possible que d’autres scènes de guerre se préparent ailleurs, comme par exemple au Soudan, ou en Iran, mais en tout état de cause et pour le moment toujours dans le monde arabe et musulman, il n’y a rien qui indique que l’empire du Bien ait bien commencé Son Siècle, un siècle qui a tous les attributs d’être trop court.

 …La date de la fin de l’empire –  aussi invraisemblable que cela puisse paraître aux yeux de l’infime minorité de ces « arabes et de ces musulmans », telle qu’elle est composée, de féroces dictateurs, de leurs tortionnaires et de leurs criminels associés, tous répartis un peu partout, pêle-mêle sur un vaste territoire qui regorge d’immenses richesses, alors la plupart des populations croulent, depuis des générations, dans la faim, les maladies, avec tous les fléaux qui les accablent et surtout les maintiennent bien enchaînées en permanence et ancrées dans un effroyable immobilisme et dans une incompréhensible apathie  comme condamnées sans appel à demeurer dans la préhistoire et sans aucune perspective de progrès propre à l’horizon, ces assassins armés et soutenus justement par le même ennemi, qu’il s’appelle Bush, Reagan, Blair, Chirac, Meckel, ou n’importe lequel de ces diables en service, finalement cette classe d’individus génétiquement préparée pour jouer le rôle de la trahison ahurissante qui leur est attribué avant même d’arriver au monde, n’ont jamais imaginé la vie au-delà des vils et  plus bas  instincts qui puissent motiver un être humain à une telle besogne – cette date se trouve au plus proche tournant de l’histoire.        

[1] Voir El Pais du 01 novembre 1998.
[2] Voir el Pais EP(S) du 04 mars 2007
[3] Idem.
[4] Voir El Pais EP(S) du 04 mars 2007
[5] Voir El Pais du 4 mars 2007
[6] Contre tous les ennemis – Richard Clarke.
[7] Voir El Pais du 18 mars 2007
[8] Voir le quotidien espagnol La Avanguardia du 14 mars
[9] Voir El Pais du 03-02/10-02/17-02 /24-02 et 03-03.
 
ECRIT PAR UN « INITIE », VOICI UN LIVRE EXCEPTIONNEL QUI MET A NU LES MECANISMES DU REGIME EN ALGERIE !!!


L'Envol du faucon vert

Amid LARTANE

Dans les années 1990, le jeune Oulmène, fils d’un notable du régime algérien et cancre notoire, rêve de créer une banque privée et une compagnie aérienne. Il n’a pas de capitaux, mais son projet délirant va curieusement rejoindre ceux, beaucoup moins naïfs, des plus hautes sphères des "décideurs de l’ombre" qui contrôlent le pouvoir à Alger. Dès lors, une machine implacable se met en branle.

Oulmène réalisera son rêve, sans toujours comprendre le rôle qu’on lui fait jouer dans un univers glauque aux acteurs étranges : intermédiaires douteux, banquiers véreux ou honnêtes, islamistes manipulateurs ou manipulés, généraux tireurs de ficelles et assassins sans scrupules.

Un roman noir librement inspiré d’une affaire qui a défrayé la chronique en France en 2002 et 2003, avant de se solder par l’un des plus grands scandales financiers de l’Algérie d’aujourd’hui.

Écrit par un initié des sombres arcanes du pouvoir algérois, ce livre nous emmène à la découverte d’un pays étrange, où la vérité ne se découvre pas, mais s’invente…

214 p. 9,5 €
ISBN 978-2-86424-606-0


Chapitre premier
L'Envol du faucon vert

Amid LARTANE

 Alger, mars 1998. Prudent, le préposé de la Sécurité militaire nota dans son rapport que la réunion “d’ordre privé” qui s’était déroulée au domicile du général à la retraite Lamine Boutramine avait été “régulièrement sécurisée”. Comme d’habitude, dix agents chargés de la protection des personnalités avaient été mobilisés dans quatre véhicules pour assurer une couverture générale du site. Aucun mouve­ment suspect n’avait été observé. Aucun barbu en gandoura n’avait eu l’idée saugrenue de venir dire les louanges du Seigneur dans les parages. À la retraite et sans fonctions officielles, l’omnipotent général avait ostensiblement pris du champ, il gérait son affaire de boulangerie industrielle. Fonctions officielles ou non, Lamine Boutramine continuait de tirer les ficelles du régime.

Des individus imberbes que les Services considèrent, par prudence, par principe et jusqu’à preuve avérée du contraire, comme des barbus déguisés, passèrent sans éveiller l’atten­tion. Les voitures stationnées avec des hommes en costume sombre et à la mine peu engageante les incitaient plutôt à presser le pas.

Une ronde de police avait eu l’outrecuidance de deman­der leurs papiers à deux agents du dispositif postés au nord de la villa. “La situation a rapidement été clarifiée”, pré­cisait le rapport. Les connaisseurs apprécièrent l’humour de la concision. Les pauvres flics, en tenue ou en civil – le rap­port présentait la faille de ne pas le préciser –, avaient dû subir un chapelet de commentaires fielleux sur leur ascendance douteuse, leur descendance de tarés et le fait indubitable qu’ils risquaient leur vertu s’ils ne remballaient pas fissa…

L’autorité ne s’use que si on ne la fait pas respecter. La Sécurité militaire – la sm pour tout un chacun en Algérie –, qui avait une haute idée d’elle-même et se considérait comme le tuteur général de la populace, ne se privait pas de l’exercer en toute occasion. Des transfuges expliquèrent plus tard que tous les agents n’étaient pas des rustres, mais que cette attitude faisait partie des orientations générales sur la manière d’agir avec les autres forces de Sécurité. Beaucoup d’agents le faisaient dans les limites de la correction, mais certains aimaient en rajouter. Cela allait parfois jusqu’à la brutalité gratuite, au plaisir pervers d’humilier. Les trans­fuges s’abstenaient toutefois de tout commentaire trop précis sur le sujet – ils n’aimaient pas trop évoquer l’époque où certains d’entre eux pratiquaient avec délice cet usage du pouvoir. Les policiers, eux, se rattrapaient sur l’habitant sans grade ni uniforme.

L’auteur du rapport avait multiplié volontairement les détails, comme pour en compenser le vide. Le généra­lissime n’était pas nommément cité, le rapport le désignait sous son nom de code, “Le Lion”, pseudonyme dont l’avait affublé la Sécurité militaire. Lamine Boutramine connaissait cette appellation… contrôlée. Dans la communauté sm, on pensait qu’il l’avait choisie lui-même. Certaines intelligences du Service, qui avaient miraculeusement conservé une capacité à penser de manière autonome, avaient trouvé ce nom de code plutôt grandiloquent, d’autres pensèrent qu’il était incon­sciemment révélateur. Le Lion, cela évoque la jungle… Mais ils prirent bien garde de le dire, le général aurait pu en prendre ombrage – bien qu’ils fussent plutôt enclins à penser qu’il en serait flatté. Le préposé au rapport consigna scru­puleusement que la soirée s’était terminée à 23h13.
Après le départ des invités, le dispositif de sécurité avait été allégé. Seuls deux agents qui se défonçaient à la cigarette améliorée restèrent sur place. Ils contemplaient avec une fixité douloureuse le grand portail vert et les hauts murs surmontés de caméras de surveillance.

La maison de Si Lamine le Lion n’avait pas vraiment besoin de surveillance, elle était plus inaccessible que les coffres de la Banque centrale nationale. Ils demeurèrent cependant sur les lieux pour la nuit, car ils savaient que le Lion surveillait la surveillance. Faire le pied de grue devant la maison d’un responsable est la corvée la plus ennuyeuse du service. Elle est la plus risquée aussi. Rien à voir avec les moments de délicieuses jouissances qu’offre la profession, spécialement lors des missions de contrôle des élites. À 23h20, ils virent le Lion sur un des balcons loucher dans leur direction. Instinctivement, ils se redressèrent sur leurs sièges, un garde-à-vous en position assise. L’un des hommes alluma une nouvelle cigarette, non par envie, mais juste pour signaler qu’ils étaient sur le qui-vive.

– Putain de travail, ne put s’empêcher de lâcher un des agents. Le juron était proféré entre les dents, à voix basse, comme si son auteur craignait que, du haut du balcon, le Lion qui contemplait la baie d’Alger avec la satisfaction du propriétaire ne l’entende…


1

Alger vue des hauteurs est un spectacle émouvant pour les romantiques et pour les poètes. Pour les spéculateurs ?de l’immobilier également. Cette ville qui descend à flanc de collines pour se jeter dans le bleu de la mer a conservé, malgré le passage du temps et de la rapine, le charme subversif des rebelles.

On peut s’y morfondre, ne savoir qu’y faire: capitale déchue, elle n’offre ni promenades ni loisirs. On peut douter même de son statut de ville avec son centre réduit à deux grandes avenues, ses bars miteux où on vient se défoncer, pleurer cette chienne de vie, la saloperie du destin, et défendre, bière au poing, l’existence de Dieu et de Mohamed son ultime Prophète. On peut être heurté par la transformation insidieuse de ses habitants, qui ont tous l’air d’être à deux doigts de l’explosion, prêts à s’entre­tuer.

À Alger, c’est connu, aux premières secondes d’une prise de bec, l’un des protagonistes d’une bagarre a déjà proféré à sept reprises, dans des hurlements à s’exploser les jugulaires: “Je vais t’égorger, toi et ton bon Dieu!” Le second aura égorgé lui aussi, durant le même laps de temps, sept fois le “bon Dieu de sa mère” de l’autre.

Et, accessoirement, ceux qui veulent arranger les choses et calmer les esprits ne se privent pas, en séparant virilement les deux zigues aveuglés par la colère, d’en rajouter en proclamations blasphématoires associées au couteau sacri­ficiel. Le tout sous le regard de barbus horrifiés devant ce festival de bondieuseries à rebours, mais qui, conscients d’avoir perdu la partie pour longtemps, se contentent de murmures désapprobateurs ou d’une prière muette appelant un cataclysme définitif qui emportera tout ce monde, les bons, les méchants et le reste.

On peut être choqué par ces chauffards qui conduisent leurs voitures comme des armes et abreuvent de jurons salaces les “caves” qui croient au code de la route en particu­lier et aux lois en général. Il faut dire que cette catégorie de naïfs ayant la foi dans la loi s’est considérablement rétrécie et que la plupart des piétons veillent à rester vivants et indemnes sans se soucier du respect des règles, considérant les voitures assassines comme une fatalité aussi naturelle qu’un séisme ou une inondation.

On peut être aussi imprégné d’un halo de tristesse en contemplant ces jeunes filles qui portent le voile comme une armure, mais aussi pour contenir un élan vital dans les limites rassurantes d’une enveloppe de tissu. Dans les rues, les jeunes filles ont toujours l’air d’avoir une destination, de savoir avec précision où elles se dirigent – tout le contraire des garçons qui déambulent nonchalamment en bombant le torse, crachant leur ennui dans des commentaires peu amènes sur les formes féminines.

La ville est aussi submergée par les ordures, les déchets de toute nature jonchent le sol. La saleté est partout, envahis­sante, elle déploie ses miasmes dans toutes les rues, transformées avec indifférence en dépotoirs généralisés. C’est la seule chose, avant le téléphone portable, qui se soit vraiment démocratisée. Même les quartiers d’apparence huppée ont réclamé et obtenu leur dû de saleté. Les Algérois sont pourtant des gens propres, l’intérieur des maisons et des appartements est parfaitement tenu. Mais ils ont décidé ensemble, par un accord tacite qui a résisté à toutes les épreuves, de salir la rue du beylik – l’État oppresseur de la période ottomane. Mais à cette lointaine époque, il existait un vrai service de voirie…

Même le citoyen le plus blasé, le plus hermétique à la douleur d’autrui, est révulsé, la nuit venue, à la vue d’une cohorte de femmes bannies du domicile conjugal, venues s’installer, avec marmaille, balluchons et cartons, sous les arcades, à l’arrière du Palais censé abriter la justice. Dans l’obscurité, la ville livre sans retenue le sordide qu’elle voile pudiquement le jour. Le square Port-Saïd, en plein jour, c’est la vraie Bourse du pays: la valeur de la monnaie locale s’ajuste à celle des devises étrangères, sans que les courtiers n’accordent la moindre attention au cours fixé par la Banque centrale nationale.

Port-Saïd, très tôt le matin, c’est le marché aux esclaves. Celui des Sud-Sahariens qui vendent, pas cher, leur force ?de travail à des constructeurs de villas-bunkers, de bâtisses de quatre étages – dont le rez-de-chaussée sert invariable­ment de magasin –, de grands garages en sous-sol destinés à entreposer et distribuer la camelote et la bimbeloterie de tout l’univers. C’est ainsi que des villes anarchiques, que l’esprit le plus déviant n’aurait pu imaginer, se sont édifiées en un rien de temps sur des terres fertiles, grâce à la sueur de cette force de travail noire, corvéable à merci et payée au lance-pierre. Des cubes de ciment nu hérissé de ferraille à perte de vue, au milieu de cloaques ou de nuages de pous­sière selon les caprices du temps. Aucune route ne mène à ces zones grises, où les transactions se règlent par l’échange de la main à la main de sacs de plastique noirs bourrés de dinars dévalués ou d’euros.

C’est dans ces métastases suburbaines que l’État et les barbus armés ont conclu dès le début de la guerre une trêve qui a résisté à toutes les épreuves, où les négociations commerciales se ponctuent parfois de coups de feu sans distinction d’origine. C’est toujours sans conséquence grave, le bazar continue de fonctionner, loin des regards du fisc; les travailleurs d’Algérie et les Africains en transhumance poursuivent l’extension de villes sans queue ni tête, érigées dans la foi du dinar et de l’entourloupe.

Architecture confuse et urbanisme flou, semblable aux rêves que les Africains d’au-delà du désert ont en commun avec leurs frères en désespoir autochtones: rejoindre un jour les pays blancs; rêves piégés en capitale barbaresque où l’on végète pendant des années, où l’on meurt parfois, avant de s’en retourner bredouille vers la misère originelle.

Le quartier Port-Saïd, la nuit, offre une vision de la géhenne, les drames futiles d’âmes mortes, des filles perdues subissant l’emprise de macs insatiables et impitoyables qui vendent dans des rues borgnes des bonheurs malades, sexuellement transmissibles. De riches homos honteux en maraude dans de belles voitures en quête d’un gamin pour la nuit. Des gamins, déjà accros au shit, aux cachets et à la colle Patex, qui négocient la nuit ou la passe. Des jeunes qui surveillent le port afin de trouver le moment propice pour se faufiler dans la nuit et sauter dans un navire en partance pour le Nord. Des femmes récemment répudiées qui découvrent, dans une indicible terreur, les lois de la jungle urbaine. Elles devront vite rengainer les restes d’une dignité qu’elles pensaient pouvoir préserver, apprendre les codes de la nuit, découvrir que les territoires sont occupés et qu’elles doivent impérativement, si elles tiennent encore à la vie, se trouver des protecteurs. Certaines ne résistent pas et choi­sissent une rampe face à une mer sereine et font en silence l’ultime plongeon. D’autres se résignent, vaincues par la nécessité. Ni Dieu ni douar, seule règne la peur du mac.

Il n’est pas rare de rencontrer dans ces cloaques des cinglés aux gestes incohérents en train de haranguer un public de fantômes, citant Victor Hugo et proférant des insanités très cohérentes sur le pouvoir, les traîtres et les salauds. Seul le silence de la nuit leur fait écho, tandis que la ville, consciente de sa déchéance et de l’incurie de ses maîtres de l’heure, se cadenasse derrière ses méchantes portes blindées et ses hideuses grilles de fer forgé.

Mais Alger vue des hauteurs se disculpe par son élégance. Elle se réconcilie avec la mer au lieu de lui tourner le dos. Elle se réinvente des histoires de marins, chébecs sous le vent, elle résonne des polyphonies andalouses qui ont bercé ses nuits embaumées de jasmin.

Parfois, fatiguée d’être si maltraitée par des sous-janis­saires qui ne connaissent pas son infinie délicatesse, elle semble implorer le retour salvateur de son saint patron, le Ouali Dada. Celui dont les invocations ont provoqué la tempête qui ruina l’expédition de Charles Quint en 1541. Quelques coups de bâton du saint homme avaient suffi à déchaîner les flots contre les navires de l’expédition chré­tienne. Ah, Ouali Dada, si tu pouvais revenir et nous faire don d’une tempête qui emporterait tout et nous permettrait de tout recomposer, de vider la ville de sa léthargie, de sa soumission !

Alger a tout de même de beaux restes. Sous le soleil qui surgit triomphalement après les orages, souvent brefs et violents, elle se défend de la laideur qui s’est installée dans ses entrailles. Elle réveille la beauté dans les cœurs et les esprits. Elle conforte les amours. Elle est la muse de la joie de vivre, la douceur de ses lignes incite à la paix, à l’harmonie, à la musique. Alger vue des hauteurs est un chant de volupté, une princesse au corps élancé, danseuse assoupie et jeteuse de charmes.

Lamine Boutramine, le Lion de la ménagerie sm, lui, n’aimait pas Alger. Du haut de son balcon qui dominait la ville et la baie, il l’observait avec mépris – et lui qui feignait en toutes circonstances une attitude policée, presque obsé­quieuse, n’hésitait pas à expulser ses crachouillis le plus loin possible en direction de la ville, comme l’aurait fait un vieil amateur de tabac à chiquer. Lui qui venait d’Oued Qlil, bourg poussiéreux d’une steppe monocorde livrée au vent et à l’alfa, n’aimait pas les contrastes du bleu marin avec les bouffées vertes d’une végétation coiffant les collines, ni la lumière vive, cette lumière d’Afrique adoucie par la mer ancienne. Il n’aimait surtout pas ses habitants, ceux qui se prétendent algérois et qui ont conservé cette manie ancestrale de se moquer de tout avec l’exubérance des Méditerranéens.

Cette ville, il l’avait soumise, mais elle ne se résignait pas à l’admettre; elle le défiait en bruissant de rumeurs sur son compte. Nul n’osait, dans les salons où l’on complote ou dans les rédactions locales où l’on papote, se permettre le moindre commentaire sur sa personne, son pouvoir ou son influence.

Mais la ville se moquait bien de tous ces ronds de jambe, elle jasait, elle racontait, elle cancanait. Elle inventait. Elle donnait libre cours à son imagination, elle croyait dur comme fer que la vérité en cette contrée opaque ne se découvre jamais mais s’invente toujours. Elle le désignait, lui, le sultan du moment, comme le maître architecte de la laideur qui l’accable. Elle le condamnait sans rémission, sans tenir compte du fait qu’il était artiste émérite dans l’art de ne laisser aucune preuve derrière lui, de ne commettre aucun écrit dont il serait comptable un jour.

“Des envieux, des jaloux!” C’est ce qu’il s’était dit en attendant ses invités. La veille, il était encore au bled, à Oued Qlil, loin des vanités de la capitale. Cela faisait plusieurs mois qu’il ne s’y était pas rendu. Ah! Retrouver enfin des paysages aimés et des gens simples, sans intention perfide. Ses gens. Il s’était rendu sur la tombe de son père, un petit bachagha du temps de la France. Il était resté debout, pensif, devant le marbre sous lequel reposait le paternel dans le carré familial de la zaouïa Qadoussiya – l’une de ces confréries maraboutiques pratiquant un islam initiatique et considérées par nombre d’Algériens comme des sectes obscurantistes.

Dans le silence du cimetière vide sécurisé par ses gardes du corps, il avait ressenti une profonde exaltation. Il s’était souvenu de son père, obligé de subir les sarcasmes de l’administrateur colonial qui se moquait de son français approximatif et de son accent prononcé. Il en eut un petit rictus féroce. Regardant avec fierté la tombe, il avait dit à voix haute, avec une rage contenue: “Voila, père, tu es vengé!” On aurait dit que l’administrateur colonial s’était réincarné, dans l’esprit de Boutramine, dans ces Algérois intenables qui lui déplaisaient tant.

Ce qu’il aimait à Alger, c’était sa maison. Il aimait recevoir des gens sélectionnés avec soin, en particulier les correspondants des journaux étrangers émoustillés à l’idée de pénétrer le Saint des Saints. Il aimait ordonner sans en avoir l’air. Il aimait le cérémonial de l’obséquiosité et des marques d’allégeance qui se déroulait dans son palais. Ses obligés, il les attendait de pied ferme. 

(Source : le site des éditions-metailie (France), visite du 21 mars 2007)
lien : http://www.editions-metailie.com/indoc/cata_premier.asp?ID=888

 
Top-Secret Torture
What's stopping the Democrats in Congress from investigating?

Tuesday, March 20, 2007; A18

KHALID SHEIK Mohammed's cold-blooded confession of responsibility for the attacks of Sept. 11, 2001, and other horrific crimes before a tribunal in Guantanamo Bay got a lot of attention when the Pentagon released a partial transcript last week -- and understandably so. But another set of disclosures by the al-Qaeda leader that could also be sensational received almost no attention. That's because the Pentagon swiftly classified a document submitted by Mr. Mohammed in which he detailed the torture he says he suffered. The rationale is that disclosure of those allegations would harm national security. In fact, the harm the Bush administration's abuse of prisoners has already done to this country's ability to combat Islamic extremism will only be compounded if it succeeds in making this shameful record a state secret.

The administration claims it has not used torture on prisoners such as Mr. Mohammed. Yet it has been working aggressively to ensure that he and 13 other accused terrorists formerly held in secret CIA prisons are never allowed to reveal how they were treated. In addition to classifying Mr. Mohammed's statement, the administration is making the surreal argument in court that in being subjected to "alternative" interrogation methods, al-Qaeda detainees were receiving top-secret information -- and so may be prohibited from ever discussing their experience, even to the defense attorneys seeking to represent them.

The government claims that this looking-glass policy is necessary to prevent al-Qaeda members still at large from learning of the CIA's methods so that they can train against them. Yet some of the harshest action taken against Mr. Mohammed has already been widely reported: He was treated to "waterboarding," or simulated drowning, an ancient torture method that every U.S. administration prior to this one has considered illegal. CIA detainees are also known to have been subjected to temperature extremes and sleep deprivation. The administration has assured Congress that it has dropped some of these methods, including waterboarding. If that's true, Mr. Mohammed's statement will not alert future detainees, but it will open a debate about whether the CIA's past practices were legal or morally justifiable.

That is what the administration is really trying to stop. If al-Qaeda members are allowed to talk about the abuse they suffered, President Bush's frequent contention that no one was tortured will come under question; so will his determination to maintain the CIA's secret detention "program." If the administration strategy succeeds, much of the trials and appeals of the al-Qaeda suspects will have to be conducted in secret -- something that will strip the proceedings of credibility and legitimacy.

Two senators who attended Mr. Mohammed's Guantanamo hearing, Carl Levin (D-Mich.) and Lindsey O. Graham (R-S.C.), issued a statement calling for an investigation of the torture charges. Yet any administration investigation -- especially one conducted in secret -- will almost certainly conclude that the waterboarding was approved by senior administration officials. What's needed is a genuinely independent investigation, one that airs Mr. Mohammed's charges and tests the administration's claim that the CIA's actions were legal. Mr. Levin -- as chairman of the Senate Armed Services Committee -- could conduct such a probe in cooperation with the Intelligence or Judiciary committees. What's stopping him?

(Source : EDITORIAL du « Washington Post » (Quotidien - USA), le 20 mars 2007)
 


La CIA aurait maltraité des détenus soupçonnés de terrorisme, selon un rapport confidentiel de la Croix Rouge

Associated Press, le 21 mars 2007 à 05h00
par Katherine Shrader

 WASHINGTON (AP) -- Des terroristes présumés détenus dans des prisons secrètes de la CIA ont subi des conditions de détention et d'interrogatoire indignes, selon un rapport confidentiel du Comité international de la Croix Rouge, basé sur des entretiens avec des détenus qualifiés de "grande valeur" par les autorités américaines.

 Selon la Croix Rouge, les 14 prisonniers interrogés ont fait état de techniques dégradantes telles que la privation de sommeil, l'obligation de rester debout et autres "positions stressantes", particulièrement dures à supporter lorsqu'elles étaient conjuguées.
Les prisonniers jusque-là sous contrôle de la CIA, ont été transférés en septembre dans une prison de la base navale américaine de Guantanamo Bay, à Cuba.

 La CIA utiliserait ce type de méthodes de détention pour mater les détenus et favoriser leurs confidences lors des interrogatoires. Selon les organisations de défense des droits de l'Homme, les conditions de détention extrêmes pratiquées par la CIA et les techniques d'interrogatoires sous la contrainte constituent des actes de torture.

 Ce rapport est le premier compte-rendu indépendant des griefs exprimés par les détenus à l'égard de la CIA depuis le début de leur détention et du programme d'interrogatoires auquel ils sont soumis depuis 2002.

 Des responsables américains proches du dossier, s'exprimant sous couvert d'anonymat car le document très sensible n'a pas été rendu public, ont affirmé que le rapport est basé sur des compte-rendus d'entretiens avec les détenus et n'a pas fait l'objet de vérifications.

 Les allégations de mauvais traitements sont le fait de terroristes présumés qui pourraient être accusés de la mort de civils innocents, a observé l'un d'eux.

 Selon le porte-parole de la Croix Rouge, Simon Schorno, les visites du comité aux 14 détenus avaient deux objectifs: évaluer leurs conditions de détention actuelles et leur donner l'opportunité de s'exprimer à propos de leur détention passée.

 "Nous ne souhaitons pas communiquer publiquement sur les conclusions de ce rapport. Il s'agit d'un document confidentiel", a déclaré lundi Schorno.

Associated Press
 




Red Classified Red Cross report says U.S. detainees reported abusive treatment in CIA custody

By KATHERINE SHRADER, Associated Press Writer
Associated Press, le 20 mars 2007 à 23h31
WASHINGTON (AP) _ Terror detainees once held in the CIA's secret prisons were kept and questioned under highly abusive conditions, the International Committee of the Red Cross says in a confidential report based on interviews with high-value terror suspects.

The Red Cross said the techniques reported by the 14 prisoners, including sleep deprivation and the use of forced standing and other so-called "stress positions,"
were particularly harsh when used together. The prisoners were transferred in September from CIA custody to a prison on a U.S. naval base at Guantanamo Bay, Cuba.
The CIA is said to use such detention methods to soften detainees and make them more likely to talk during interrogation. Human rights organizations say the CIA's extreme conditions of detention and the coercive questioning techniques constitute torture.
The report is the first independent accounting of the detainees' allegations against the CIA since its detention and interrogation program began in 2002.
U.S. officials familiar with the report, who spoke on condition of anonymity because the highly sensitive document has not been released, said it is based on accounts from interviews with detainees and has not been verified. One official noted that the claims were made by terror suspects who could be charged in the deaths of innocent civilians.
Red Cross spokesman Simon Schorno said that the committee's visits with the 14 detainees served two purposes: to assess their current conditions in detention and to give them an opportunity to talk about past detentions.
"We do not comment on our findings publicly. The report is a confidential document," Schorno said Monday. CIA spokesman Mark Mansfield would not comment on any ICRC reports, citing the organization's practice of keeping its findings confidential.
Speaking generally of the CIA interrogation program, Mansfield said the United States does not practice or condone torture. "CIA's terrorist interrogation program has been conducted lawfully, with great care and close review, producing vital information that has helped disrupt plots and save lives," he said.
The chairman of the Intelligence Committee in the House of Representatives, Democrat Silvestre Reyes, said he has gotten a general briefing on the ICRC report but has not read it. "There are allegations that are made by these 14, and they are vehemently denied by General Hayden and the intelligence folks," he said, referring to CIA Director Michael Hayden.
Not long after the March 2002 capture of top al-Qaida operative Abu Zubaydah, the CIA began setting rules for its detention and interrogation program. The CIA decided it would need to hold high-value terrorists such as Zubaydah for extended periods in an effort to extract information. They began using some "enhanced interrogation techniques" _ or "EITs" in CIA-speak _ with success. Those widely reported practices include openhanded slapping, induced hypothermia, sleep deprivation and, perhaps most controversially, waterboarding. In that technique, a detainee is made to believe he is being drowned.
Buttressed by at least one classified legal opinion from the Justice Department, the CIA believed it was operating lawfully in detaining and interrogating roughly 100 suspected terrorists at locations from Southeast Asia to Europe.
"The (interrogation) procedures were tough, and they were safe, and lawful, and necessary," President George W. Bush said in September when he announced that all the CIA's remaining detainees had been moved to military custody at Guantanamo Bay.
Asked last month if the prisons were still empty, a CIA official would not comment.
The military held a hearing this month to review the detention status of one of the 14 prisoners: the CIA's most prized capture, Khalid Sheikh Mohammed, alleged mastermind of the Sept. 11, 2001, attacks on the United States. He confessed involvement in 31 plots since the 1993 World Trade Center truck bombing. He also said he was tortured. Two senators present for Mohammed's March 10 hearing _ Senate Armed Services Chairman Carl Levin, a Democrat, and Republican Sen. Lindsey Graham_ confirmed the tribunal was presented with a written statement from Mohammed that alleged mistreatment before his arrival at Guantanamo, which was made part of the confidential record. The senators said the military panel will submit the allegations to the appropriate authorities. "Allegations of prisoner mistreatment must be taken seriously and properly investigated," Levin and Graham said in their statement. "To do otherwise would reflect poorly on our nation."
A U.S. official said the allegations raised by Mohammed were forwarded to the CIA's inspector general, which has been monitoring the agency's interrogation program for years.
In an interview Tuesday, Levin said he also will be investigating Mohammed's claims of abuse, starting with his classified statement. Asked if the review by the CIA's top
watchdog would be enough, Levin said he was not sure it would be sufficient. "They have a responsibility to look at it. That doesn't mean that no one else does," he said.
Levin said he has given a summary of the ICRC report but would not comment on its contents.
Many of the techniques that detainees reported to the ICRC are consistent with published reports about the CIA's interrogation program and its enhanced interrogation techniques.
Yet U.S. counterterrorism officials long have cautioned that al-Qaida members are likely to lie about conditions during captivity, and they cite an Islamic militants' training manual obtained by British authorities during a raid on an al-Qaida member's home. The Justice Department made portions of the document public in December 2001, including a lesson on prisons and detention centers that encourages claims of mistreatment.
The ICRC has a policy of not releasing reports on its visits with prisoners. The Geneva-based organization believes that allows its officials to get repeated and unrestricted access to prisoners. When necessary, the organization urges the detaining authorities to make improvements.
"The price of this is a policy of confidentiality, taking up the problems only with the people directly concerned," according to a policy statement on its Web site. The ICRC says it will break its silence only in extreme cases, such as when the condition of prisoners has not improved.
A Pentagon spokesman, Navy Cmdr. Jeffrey Gordon, would not comment on details of the ICRC report. He said the 14 high-value detainees now in military custody receive food, shelter, clothing and medical care, among other provisions.

Associated Press
 



L'armée américaine dément avoir administré un sédatif à Hicks

AFP, le 20 mars 2007 à 19h48
WASHINGTON, 20 mars 2007 (AFP) - L'armée américaine a démenti mardi avoir administré un sédatif à l'Australien David Hicks, détenu à Guantanamo (Cuba), comme l'avait affirmé la veille son avocat militaire.

"Les affirmations selon lesquelles M. Hicks s'est vu administrer de force un sédatif sont complètement fausses", a déclaré le capitaine Robert Durand, porte-parole militaire au centre de détention de Guantanamo.

Le commandant Michael Mori, l'avocat militaire de David Hicks, surnommé le "taliban australien" et détenu depuis plus de cinq ans à Guantanamo, a affirmé lundi que son client s'était vu administrer un sédatif contre son gré, juste avant qu'on l'inculpe, alors qu'il avait demandé un médicament pour soigner des douleurs à l'estomac.

Selon le capitaine Durand, le médicament était un mélange d'antiacide liquide et d'anesthésiant, qui "peut avoir à la fois un léger effet dopant et un léger effet sédatif et permet de lutter contre la nausée et de contrôler la douleur".

Le même jour, M. Hicks a aussi reçu du Benadryl, un traitement contre les allergies qui peut aussi avoir un léger effet sédatif, a précisé le porte-parole dans un courriel.

"Il a été vu le jour suivant et il a dit que le médicament avait réduit ses douleurs d'estomac. Il n'a pas mentionné d'effets secondaires", a-t-il ajouté.

Quand David Hicks a entendu les chefs d'inculpation contre lui, il a demandé quand il recevrait la prochaine dose de médicaments pour ses douleurs d'estomac, a affirmé le capitaine Durand.

"Il n'a pas mentionné d'effets secondaires et est apparu lucide et a compris ce qui se passait autour de lui, conversant et posant des questions sur les chefs d'inculpation", a-t-il ajouté.

David Hicks, 31 ans, avait été capturé en décembre 2001 en Afghanistan où il aurait combattu aux côtés des talibans. Il a été le premier détenu à être inculpé en vertu d'une nouvelle loi américaine autorisant les tribunaux d'exception destinés à juger les détenus de Guantanamo.

Il doit être présenté la semaine prochaine devant un tribunal d'exception mais son procès ne devrait avoir lieu qu'à l'été.

AFP
 


A Rheineck (Saint Gall - Est de la Suisse):
Naturalisations de 25 musulmans à nouveau refusées

ATS, le 20 mars 2007 à 13h03
Rheineck SG (ats) Les citoyens de Rheineck (SG) ont à nouveau refusé lundi soir d'accorder la naturalisation à 25 personnes de religion musulmane. Tout comme lors du premier vote en mars 2005, ils n'ont que partiellement motivé le rejet de ces demandes.

L'assemblée communale a pris ses décisions à une "nette majorité", indique la commune dans un communiqué publié mardi. Certains refus ont été motivés, d'autres pas, a précisé à l'ATS le greffier communal Elmar Hürlimann. La demande de naturalisation d'un candidat de religion catholique a en revanche été acceptée.
 
Une citoyenne a annoncé qu'elle ferait recours.

C'est suite à un recours également que l'assemblée communale a été contrainte de revoter sur les dix demandes de naturalisation des 25 ressortissants musulmans. Le gouvernement st-gallois, puis le Tribunal administratif avaient estimé que les refus étaient Insuffisamment motivés.

(Source : www.romandie.com , le 20 mars 2007)

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