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06Juillet11f

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TUNISNEWS
11 ème année, N°4061 du 06.07.2011
archives : www.tunisnews.net
 

Marche pour la liberté et contre la violence Avenue Mohamed V à partir de la place Pasteur

African Manager: Tunisie: 3C Etudes: Ennahdha aurait 14% des voix

France 24: Tunisie : retour de la censure en ligne ?

Jeune Afraique: Tunisie : Nadia el-Fani, sans dieu ni maître

Mediapart: Une révolte ne fait pas le printemps

WMC: Tunisie: Rabii Tounes s’invite dans le débat national

Tunisie Numerique: Que fait le drapeau suisse sur le Palais présidentiel de Carthage ?

Kapitalis: Pourquoi l’Algérie cherche-t-elle à déstabiliser la Tunisie?


 
Marche pour la liberté et contre la violence Avenue Mohamed V à partir de la place Pasteur
COMMUNIQUE DE PRESSE

Les Partis Politiques, Associations de la Société Civile, et Initiatives, déclarent vouloir dénoncer les dépassements observés sur la scène politique, sociale et publique, exercés aussi bien sur les militants politiques et associatifs que sur les simples citoyens, et en appellent à la mobilisation la plus large possible pour exprimer le rejet de la violence, utilisée systématiquement par des groupes organisés d’individus, dont la composition hétéroclite pose des questionnements, qui se servent de slogans religieux extrémistes, excluant tout débat démocratique.
La Tunisie post 14 janvier 2011, aspirant à l’édification d’un pays moderne, tourné résolument vers une coexistence des citoyens bâtie sur le droit à la différence et le débat contradictoire, et duquel seront bannis tous les réflexes pouvant ranimer l’idée même de la suprématie d’une catégorie sur une autre, ne peut accepter l’imposition des idées par la contrainte et la force, ainsi que par la peur.
Le rejet ferme de la violence sera exprimée par la mobilisation lors de la manifestation pacifique annoncée pour le jeudi 07 juillet à 18 h, réunissant les citoyens tunisiens, unis dans leur volonté de décider librement de leurs choix politiques et sociaux, ainsi que de l’exercice de leurs libertés individuelles et collectives.
HALTE A LA VIOLENCE / OUI A NOS LIBERTES
تعمل القوى الرجعيّة على إشعال الفتنة بين فئات الشعب التونسي بالعنف والترهيب، قصد إخماد الأصوات المخالفة لها من مفكرين ومبدعين.
ولقد قامت ثورتنا من أجل إرساء الحرية التي هي كل لا يتجزأ، ويحق لكل التونسيين ممارستها في معتقداتهم وتفكيرهم وتعبيرهم.
وحتى نتصدّى لأعداء الحرية ونعبّر عن رفضنا للخضوع لترهيبهم، ندعو مختلف الشرائح التونسية، نساء ورجالا، أحزابا ومنظمات، لمسيرة سلمية صامتة، وبلباس أبيض وأحمر، للتعبير عن تشبثنا بحرية التونسيين، وذلك يوم الخميس 7 جويلية على الساعة السادسة مساء بشارع محمد الخامس انطلاقا من ساحة باستور.
فالخوف عدو الحرية، والتعصب لن يمرّ في تونس الثورة.
 
القطب الديمقراطي الحداثي
جمعية لمّ الشمل
حركة التجديد
الحزب الاشتراكي اليساري
حزب الوفاق الجمهوري
حزب المواطنة والعدالة
طريق الوسط
آفاق تونس
المبادرة المواطنية
18:00 - 20:00 يوم الخميس 7 جويلية
لشارع محمد الخامس انطلاقا من ساحة
باستور

                                                                                 Tunisie: 3C Etudes: Ennahdha aurait 14% des voix  

Selon 3C Etudes, et en ce qui concerne le sondage d’opinions sur les partis politiques en Tunisie du 15 juin 2011, environ 2 tunisiens sur 3 ne savent pas pour qui ils voteraient, 14% déclarent avoir l’intention de voter Ennahdha, 5% PDP, 2 %FDTL et 1% pour le CPR et le PCOT, l'abstention serait de 4%.
Signalons à ce propos que ce sondage a été réalisé auprès d’un échantillon construit selon la méthode des quotas, représentatif de la population tunisienne âgée de 18 ans et plus, les variables de contrôle sont l’âge, le genre, la région, le milieu (urbain ou rural) et une pondération selon la taille et la CSP.

Ennahdha est le parti que les tunisiens connaissent le plus 71% d’entre eux le citent en spontané, viennent ensuite le PDP 25%, Ettajdid 12.5%, le PCOT 12.3%, Al Watan 6.3%, Ettakattol, FDTL 6.2% et le MDS 6.0%, Al Majd 3.9%, le RCD 3.6%, le congrès pour la république 3.3%.
Quand on leur demande de citer les dirigeant de partis qu’ils connaissent, ils sont 57% à citer Rached Ghannouchi de manière spontanée suivi de Ahmad Nejib Chebbi 30%, Hamma Hamami 21% , Ahmed Brahim 16% , Moncef Marzouki 14%, Mustapha Ben Jaafar 6.3% et Maya Jribi 6.3% et Amed Inoubl i4%.
En notoriété globale (spontanée et assistée), les interviewés affirment connaitre Ennahdha à hauteur de 93%, le PDP de 69%, Ettajdid 60%, PCOT44%, Al Watan 37%, Attakatol 29%, Al Majd 26. Et 13% ne connaissent aucun nom de parti même quand on les leur cite, Précise –t-il.

En ce qui concerne le volet des intentions de vote, 67% des tunisiens sont indécis. En effet 36% ne savent pas pour qui ils vont voter et 31% affirment ne pas connaitre suffisamment les partis pour pouvoir choisir.
Lors de son intervention , le directeur général de 3C Etudes a indiqué que son institut ne cesse d’attirer l’attention du grand public sur le fait que les sondages d’opinion peuvent être manipulateurs de l’opinion avec un effet multiplicateur quand les méthodologies canoniques ne sont pas respectées.
Il a ajouté que l’institut a commencé par proposer de mettre en place une réglementation du secteur et un contrôle à tous les stades de la réalisation de sondages d’opinion politique, mais, «ne percevant aucun pas fait dans ce sens en Tunisie, il a appelé à l’interdiction de la publication des sondages d’opinion politique dans les médias en les limitant à l’usage privé de leurs commanditaires.»
Signalons à ce propos que l’institut 3C Etudes opère en tant qu’institut d’études en full service en Tunisie, au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique et en tant que société de terrain d’études pour le marché français et pour certains pays d’Europe occidentale et de l’Est.

Il intervient dans plusieurs domaines tels que l’agroalimentaire, la pharmaceutique, la santé, la distribution, les banques et assurances, le transport… » .
Source: "African Manager" Le 06-07-2011
Lien: http://www.africanmanager.com/articles/134313.html

                                                                                                  Tunisie : retour de la censure en ligne ?

Rendez-moi mon porno ! », s’insurge l’internaute Adam Jerbi sur le site Nawaat. Un billet publié à la suite d’une décision de la justice tunisienne visant à interdire l’accès aux sites pornographiques dans le pays. Une mesure prise à la suite d’une plainte déposée par trois avocats qui considèrent que ces sites sont contraires aux valeurs musulmanes et représentent un danger pour la jeunesse. Depuis la levée de la cybercensure en Tunisie, sept sites X auraient en effet fait leur apparition dans la liste des 100 sites Internet les plus visités dans le pays.
Et leur filtrage passe mal auprès des internautes locaux qui craignent un retour de la censure en ligne. Ainsi, sur ce blog collaboratif né de la révolution tunisienne, un utilisateur y voit déjà les prémisses d’une nouvelle forme de dictature.
D’autant plus que le mois dernier, l’armée avait déjà ordonné le blocage de plusieurs pages Facebook jugées trop critiques vis-à-vis de l’institution militaire. En signe de protestation, le blogueur Slim Amamou avait démissionné de son poste de secrétaire d’Etat à la jeunesse et aux sports.
L’Agence tunisienne d’Internet refuse pourtant de poursuivre le filtrage qu’elle est chargée de mettre en œuvre. Elle a ainsi fait appel du jugement imposant le blocage des sites pornographiques. Dans une interview à l’ONG Reporters sans frontières, son président Moez Chakchou s’explique.
La justice doit se pencher une nouvelle fois sur ce dossier à partir du 4 juillet prochain. En attendant, le débat continue de faire rage sur la Toile.
Obama 2012 : la campagne est en marche
Depuis plusieurs semaines, il semble que l’équipe de campagne de Barack Obama a passé la vitesse supérieure en vue de la réélection pour un second mandat en 2012 de l’actuel président des Etats-Unis. Son arme principale pour préparer le terrain : le web.
Dans une vidéo récemment mise en ligne, Mitch Stewart, l'homme en charge de réunir les militants, explique la stratégie de recrutement des équipes locales de campagne. Le but : rassembler dès aujourd'hui la base pour être prêt, en septembre 2012, à mener des actions décisives sur le terrain partout aux Etats-Unis. Un recrutement de forces vives pour la campagne à venir qui passe également par le site officiel d’Obama sur lequel les volontaires peuvent s’inscrire dès maintenant pour aider le président à être réélu l’an prochain.
Une campagne qui accordera une fois encore une large place aux réseaux sociaux. Twitter et Facebook seront en effet mis à contribution pour communiquer avec les citoyens. Mais l’interactivité y sera plus importante puisque la Maison Blanche a annoncé que Barack Obama postera lui même régulièrement des messages sur le site de microblogging à destination de ses 8 millions et demi de supporters. Et sur Facebook aussi, l’équipe du président est en train d’opérer un changement en transformant sa page officielle Facebook, jusqu’alors simple vitrine de ses activités, en véritable outil d’information en temps réel sur l’évolution de la campagne.
Et si l’heure est essentiellement à la constitution d’équipes de volontaires, il faut également préparer les esprits aux enjeux majeurs de la campagne parmi lesquels l’économie occupe une place prépondérante. L’organisation progressiste « Move On » qui soutient Barack Obama a ainsi mis en ligne cette vidéo dans laquelle Robert Reich, l’ancien secrétaire d'état au travail de Bill Clinton fait de la pédagogie et expose sa vision des solutions aux problèmes économiques du pays.
France : un tétraplégique alerte le gouvernement sur Internet
C'est avec un article publié sur son blog que Louis van Proosdij, un tétraplégique de 43 ans, a attiré l'attention du gouvernement français sur son sort. La semaine dernière, cet entrepreneur du Web a ainsi rédigé un billet pour dénoncer la rudesse de son nouveau régime de soins infirmiers. La douche quotidienne, par exemple, s'est transformée en toilette partielle hebdomadaire. Son récit a ému les internautes qui ont décidé d'alerter les autorités. Pris à partie sur Twitter, plusieurs ministres se sont emparés de cette affaire et se sont engagés à rencontrer Louis van Proosdij.
Recherche par images sur Google
Un nouvel outil de recherche par l’image. Les Internautes peuvent donc désormais trouver des informations à partir de clichés disponibles en ligne ou même en utilisant une de leurs propres photos de voyage. A noter que le géant américain rend également disponible la recherche vocale.
Source: "France 24" Le 06-07-2011

Lien: http://news.google.com/news/search?cf=all&ned=fr&hl=fr&q=tunisie&cf=all&start=10


                                                                                                            Tunisie : Nadia el-Fani, sans dieu ni maître  

La réalisatrice tunisienne est la nouvelle cible des islamistes radicaux. Ses « crimes » : poser la question de la place de la religion dans son dernier film et, surtout, s’être déclarée athée. Inquiétant…

Elle est celle par qui le scandale arrive ; en osant réclamer une place pour la laïcité, Nadia el-Fani s’attire la hargne des islamistes. Son dernier documentaire, Ni Allah, ni maître ! déclenche une violente polémique. Le 26 juin, lors de l’événement « Touche pas à mes créateurs » organisé par le collectif associatif Lam Echaml, une centaine de salafistes du mouvement (non autorisé) Hizb Ettahrir ont saccagé la salle CinemAfricArt, sauvagement attaqué son directeur et menacé le public pour empêcher la projection du film, où la réalisatrice se met en scène en train de discuter avec des Tunisiens sur la place de la religion dans la société.

Depuis la révolution, qui les a soustraits à la chape de plomb du régime Ben Ali, les islamistes les plus radicaux affichent clairement leur profonde hostilité envers l’art et, plus généralement, toute forme de liberté d’expression. Après l’agression, en avril, du réalisateur Nouri Bouzid – frappé à la tête avec une barre de fer peu après avoir appelé à l’inscription de la laïcité dans la Constitution –, c’est donc au tour de Nadia el-Fani de cristalliser la vindicte des salafistes.

Fille d’un ex-dirigeant du Parti communiste tunisien, cette quinquagénaire n’en est pas à sa première provocation ; dans ses courts-métrages tels que Fifty-fifty, mon amour, elle a osé aborder des thématiques aussi taboues que le corps et l’homosexualité. Fin avril dernier, elle a affirmé haut et fort, sur la chaîne Hannibal TV, son athéisme. Depuis, le crâne dégarni – conséquence d’une chimiothérapie pour lutter contre un cancer du sein –, elle persiste et revendique la liberté de conscience. Cependant, face à la polémique, elle a préféré changer le titre de son film, rebaptisé… Laïcité, Inch’Allah.

Subversif

Dans le contexte confus et tendu de la transition vers la démocratie, le thème de la laïcité, mal expliqué et mal perçu, cristallise toutes les attentions. D’autant que, comme les événements du CinemAfricArt le prouvent, les salafistes ne se contentent plus de donner de la voix. Toutefois, le 26 juin, ils se sont trompés de cible ; la salle projetait en même temps un documentaire consacré au penseur égyptien Nasr Hamed Abou Zayd (décédé en 2010), condamné pour apostasie, mais qui continua, en exil, à développer et à exposer ses exégèses controversées du Coran. Bien plus subversif…

Source: "Jeune Afraique" Le 07-06-2011

Lien: http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2634p019.xml0/cinema-tunisie-islamisme-religiontunisie-nadia-el-fani-sans-dieu-ni-maitre.html

                                                                                                                         Une révolte ne fait pas le printemps

Une révolte populaire ne fait pas toujours le printemps des peuples.

On a beaucoup comparé, ici et là, les révoltes en Tunisie et en Egypte, à la Révolution française de 1789. Il y a certes quelques points communs dans la situation qui a précédé ces mouvements : le marasme économique, l’absence de libertés publiques, les privilèges exorbitants de l’oligarchie, et son impunité. Et les revendications des révoltés tunisiens et égyptiens recoupent également celles des révolutionnaires français : en gros, plus de liberté, de justice, d’égalité – et du travail.

Mais, dès l’adoption de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le 26 août 1789, puis de la Constitution de 1791 (et de celles qui lui ont succédé), on voit bien qu’un point fondamental sépare la Révolution française des « révolutions » tunisienne et égyptienne : l’opposition à une religion absolutiste prétendant régir l’existence des individus et encadrer la vie de la nation.

La Révolution française, puis la République, se sont largement faites puis construites contre le catholicisme romain, religion d’Etat en France depuis Clovis. La loi de 1905 sur la laïcité, si elle n’est pas encore appliquée sur tout le territoire (Alsace et Moselle), témoigne de ce combat, aux accents de guerre civile, qui fut long et douloureux.

Les Tunisiens et les Egyptiens vont-ils imiter leurs lointains prédécesseurs français ? Sont-ils prêts, par exemple, à supprimer dans leur future Constitution la référence à l’islam comme religion d’Etat ? Sont-ils prêts à sacrifier l’islam à la liberté de conscience et de religion ? Sont-ils prêts à poser la liberté de conscience comme cadre dans lequel la foi religieuse (par exemple l’islam) pourra s’exprimer ? Et non plus, à l’inverse, poser l’islam comme le cadre auquel est subordonnée la liberté de conscience, rendant celle-ci illusoire ?

Rappelons que le préambule de la Constitution tunisienne de 1959 stipule : « Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux, nous, représentants du peuple tunisien […], proclamons la volonté de ce peuple de demeurer fidèle aux enseignements de l’Islam […]. » Quant à la Constitution égyptienne de 1971, elle prévoit dans son article 2 : « L’Islam est la religion de l’Etat […]» et va jusqu’à soumettre l’Etat à la religion : « Les principes de la loi islamique constituent la source principale de la législation. »

C’est donc sous le sceau de la religion d’Etat que sont placées aujourd’hui la Tunisie et l’Egypte. Or il ne peut y avoir de liberté de conscience et d’opinion sans liberté de religion (et de non-religion), incompatible à l’évidence avec l’affirmation d’une religion d’Etat. Il ne peut y avoir de véritables libertés publiques, et donc de démocratie, si l’on est contraint d’épouser et de pratiquer une religion, et si la citoyenneté est subordonnée à l’appartenance religieuse.

Par conséquent, sans remise en cause de l’islam comme religion d’Etat, je ne vois pas qu’on puisse comparer ce « printemps arabe » au bel été français de 1789. Mais les constituants tunisiens, appelés bientôt à se réunir, préparent peut-être un automne flamboyant. Souhaitons que la parité hommes-femmes de la future Assemblée constituante en soit déjà l’augure.
Source: "Mediapart" Le 06-07-2011

Lien: http://blogs.mediapart.fr/blog/jonas-ekhr/060711/une-revolte-ne-fait-pas-le-printemps


                                                                                                        Tunisie: Rabii Tounes s’invite dans le débat national  

Deux mois après son lancement officiel en France, ce think tank, dirigé par Mounir Beltaifa, a organisé une première conférence à Tunis, en partenariat avec l’Association NOU-R, présidée par Maher Kallel.


Mounir Beltaifa n’est pas médecin. Pourtant, cet expert en management est très à l’aise dans le diagnostic et la recommandation du traitement, à ses yeux nécessaire pour… remettre la Tunisie sur les rails. Le président du think tank Emergens/Rabii Tounes en a fait la démonstration lors d’une conférence mardi 5 juillet à la Cité des Sciences par cette organisation en partenariat avec l’Association NOU-R (Forum pour une Nouvelle République), présidée par Maher Kallel, autour du thème «pour que le bien-être du citoyen soit la finalité de la nouvelle Tunisie». Une manifestation qui se tenait près de deux mois après le lancement officiel de Rabii Tounes à Paris, en présence de deux membres du gouvernement tunisien (Jaloul Ayed et Mehdi Houas).

Pour Mounir Beltaifa, «l’avenir de la Tunisie ne sera pas construit par un petit groupe». Et le think tank qu’il dirige veut contribuer à cette construction par des «choses simples», c’est-à-dire des programmes politiques et économiques qu’il désire «partager». A l’image de ce que sont en train de faire d’autres Tunisiens, de «l’intérieur», comme Radhi Meddeb –patron de Comete Engineering- et de «l’extérieur», à l’instar de Elyès Jouini, vice-président de l’Université Paris Dauphine.

Evidemment, Mounir Beltaifa n’a pas la prétention de détenir la réponse à la question de savoir ce qui fait le bonheur des êtres humains en général et des Tunisiens en particulier. Toutefois, il sait qu’«on fait progresser les choses lorsqu’elles sont mesurables». Donc, soumettre la Tunisie à l’index «Gross National Happiness» peut aider à y voir plus clair.

Estimant que «notre nouvelle Tunisie sera forcément meilleure que celle qui nous a vu naître et grandir», les deux partenaires admettent qu’ils ne savent «pas encore comment ni avec quels moyens» le bonheur du Tunisien deviendra l’objectif suprême des politiques futures. D’autant que la révolution a démontré que les Tunisiens étaient moins -beaucoup moins- heureux que la propagande officielle ne le faisait croire sous Ben Ali.

Les Tunisiens n’étaient pas très heureux notamment «parce qu’on ne se pose jamais la question sur ce que le développement rapporte au citoyen» et parce que «les banques et les entreprises sont les premiers» à avoir leur part du gâteau.

Mais pour atteindre le bonheur, la Tunisie et les Tunisiens doivent, selon le président d’Emergens, remplir d’autres conditions. D’abord, nous devons «nous rassembler» car «la dispersion est ce qui peut nous arriver de pire».

Constatant qu’«en Tunisie, nous avons des idées et des perceptions différentes», Mounir Beltaifa appelle les Tunisiens à essayer «d’apporter ce que nous avons en commun et de respecter nos différences». Et ce qui «nous sépare» selon cet expert, ce sont «les démarches, qui diffèrent selon les hommes, plus que les objectifs».
Source: "wmc" Le 06-07-2011
Lien: http://www.webmanagercenter.com/management/article-107753-tunisie-rabii-tounes-s-invite-dans-le-debat-national

                                                                                    Que fait le drapeau suisse sur le Palais présidentiel de Carthage ?

Un drapeau d’un pays étranger est installé sur l’un des immeubles du Palais présidentiel de Carthage. Cette information a été dévoilée par Monji Khadhraoui, membre du Bureau exécutif du Syndicat national des journalistes tunisiens qui a effectué une visite avec d’autres journalistes lundi dernier au Président par intérim M. Foued Mbazaa dans le Palais.

Selon des agents qui travaille dans le palais, l’immeuble est le villa de résidence de son Excellence l’ambassadeur de Suisse. Il y accède par les portes du Palais présidentiel et habite sous le toit du Palais du peuple tunisien depuis une période inconnue.

Une vérité qui atteste une transgression de toutes les coutumes et les protocoles des pays. L’ironie, c’est que l’ambassadeur de Suisse bénéficie de tous les privilèges pour accéder à ce Palais, alors que depuis 23 ans et 6 mois, des milliers de Tunisiens ont été terrifiés du simple fait de s’approcher du Palais.

Autre élément intrigant, c’est le silence des anciens et actuel ministres de cette présence inhabituelle d’un drapeau étranger sur le Palais d’un pays indépendant.

Source: "Tunisie Numerique" Le 06-07-2011

Lien: http://www.tunisienumerique.com/2011/07/que-fait-le-drapeau-suisse-sur-le-palais-presidentiel-de-carthage/


Pourquoi l’Algérie cherche-t-elle à déstabiliser la Tunisie?




   Les services algériens cherchent-ils à déstabiliser la Tunisie en laissant transiter des éléments armés à travers la frontière et en distillant des informations infondées pour noircir la situation sécuritaire dans notre pays?
Depuis deux semaines, des médias algériens colportent des informations totalement infondées sur de prétendues agressions sexuelles subies par des touristes algériennes en Tunisie. On est en droit de nous interroger sur l’identité des commanditaires de ces campagnes d’intox et sur leurs desseins secrets.
Rien de vérifié, rien de précis, rien d’officiel
Sous le titre alarmiste, ‘‘Des Algériens fuient la Tunisie’’, le blog
‘‘Algérie Info’’, hébergé par le très sérieux site du ‘‘Nouvel Observateur’’, parle de «plusieurs familles algériennes [qui] ont fait l’objet d’agressions, vol d’argent et de véhicules dans la capitale et dans plusieurs autres villes tunisiennes.»
L’auteur, utilement anonyme, évoque des «informations sur des agressions sexuelles qui ont été rapportées par plusieurs personnes et relatées par divers médias». Ces «informations», dont on appréciera l’imprécision, auraient été «confirmés par des sources sécuritaires».
A la vérité, l’auteur n’avance rien de vraiment vérifié, rien de précis, rien d’officiel… Son unique source, c’est «un quotidien arabophone ‘‘Annasr’’», qui citerait, de son côté, des «sources sécuritaires». Quelles sont ces sources? Algériennes ou tunisiennes? Y a-t-il eu des communiqués officiels relatifs à des faits aussi graves (agressions, vol d’argent et de véhicules, agressions sexuelles…)?
Les lecteurs avisés n’auront pas de mal à débusquer l’approximation caractéristique de la désinformation. Mais la grande masse des lecteurs, qui n’est pas outillée intellectuellement pour faire le tri entre une bonne information et une manipulation, risque d’avaler ces contre-vérités, sans discernement, et sans soupçonner la volonté de manipulation sinon la campagne de dénigrement dont elles participent.
Le pseudo-journaliste, honnêtement et courageusement anonyme, parle non pas d’un cas isolé d’agression, ce qui aurait été plausible, mais de «plusieurs cas d’agressions sexuelles sur des femmes algériennes […] enregistrés sur le territoire tunisien». Il va jusqu’à en désigner les auteurs: «des agents de sécurité tunisiens et des groupes de malfaiteurs». Les premiers, on le sait, ont bon dos: on peut tout leur attribuer, et parfois même, n’importe quoi. Quant aux seconds, ci-devant qualifiés de «malfaiteurs», on aurait beaucoup de mal à les identifier et à les débusquer. Et pour cause: ce sont des fantômes nés de l’imagination d’un désinformateur professionnel.
La Tunisie est-elle devenue un pays dangereux pour les Algériens?
«A leur retour sur le territoire algérien, plusieurs femmes ont indiqué qu’elles avaient fait l’objet d’agressions sexuelles mais refusent de porter plaintes, craignant la réaction violente de leur époux et de leurs parents, a indiqué la source», écrit encore ‘‘Algérie Info’’. Les «femmes algériennes» (ainsi au pluriel) témoignent mais, curieusement, ne portent pas plainte! Si elles craignent vraiment «la réaction violente de leur époux et de leurs parents», pourquoi parlent-elles, et si elles ont réellement parlé, à qui ont-elles raconté leur mésaventure? Pas à leurs époux ou parents. Et encore moins à la presse. Et si elles ont confié leur mésaventure à des sources sécuritaires, algériennes dans ce cas, pourquoi ces sources gardent-elles le silence sur des abus aussi graves?
L’auteur n’indique pas, par ailleurs, si les femmes soi-disant agressées voyageaient seules en Tunisie, ce qui aurait été très étonnant, eu égard aux habitudes de nos frères (et sœurs) algériens. Si elles étaient accompagnées de leurs maris ou parents, ce qui serait plus crédible, il aurait été difficile à des «agents de l’ordre» ou à des «malfaiteurs» tunisiens de les «agresser sexuellement», sans que cela provoque une grave crise diplomatique entre les deux pays.
Le journal ‘‘Annasr’’, cité par ‘‘Algérie Info’’, évoquait également – tant qu’on y est, pourquoi se priver? – «le cas d’une femme originaire de l’est algérien qui a été enlevée alors qu’elle était en compagnie de son mari. La jeune femme a été séquestrée pendant deux jours avant d’être jetée dans la rue.»
Dans un autre article intitulé
‘‘Une jeune mariée enlevée à Sousse’’, le même ‘‘Algérie Info’’ raconte l’aventure qu’un couple de nouveaux mariés originaires de la Wilaya de Sétif aurait vécu dans la ville balnéaire de Sousse: l’épouse S. Fatima, 26 ans, enlevée par des inconnus, et l’époux S. Chadli, 35 ans, agressé à l’arme blanche jusqu’à en perdre conscience !
Des terroristes infiltrés par la frontière algérienne
La Tunisie étant ainsi devenue un pays très dangereux, particulièrement pour les Algériens – car, à l’exception des Algériens, il n’y a pas eu de ressortissants d’autres pays qui se seraient plaints d’avoir été agressés dans notre pays –, «le même quotidien a indiqué qu’une autre femme âgée de 37 ans originaire d’Annaba a été enlevée alors qu’elle se promenait dans la capitale tunisienne.»
Cette dernière information publié par le tabloïd algérien ‘‘Al-Khabar’’, et reprise sans vérification par des médias tunisiens, a obligé le ministère tunisien de l’Intérieur à rendre public un démenti formel. «Nous avons mené notre enquête partout et non seulement à Sousse et il n’y a eu aucun enlèvement. C’est totalement infondé. C’est une rumeur, voire une campagne orchestrée contre la Tunisie et notre tourisme», a affirmé à Kapitalis un responsable dudit ministère.
Comment expliquer cet acharnement de certains médias algériens, qui s’échinent à vouloir noircir davantage la situation sécuritaire en Tunisie? Seule explication plausible: ce sont les services de renseignement algériens qui distillent ces rumeurs infondées via les médias qui lui sont inféodés.
L’Algérie officielle, celle du gouvernement Bouteflika et des généraux de l’Armée nationale populaire, ont, il est vrai, de bonnes raisons d’appréhender tout changement démocratique en Tunisie, car cela pourrait donner de «mauvaises idées» aux Algériens. La crainte de l’effet de contagion démocratique semble avoir incité cette Algérie là, dont on soupçonne les velléités d’ouverture démocratique, à multiplier les actes inamicaux (c’est un euphémisme) en direction de la Tunisie.
Parmi ces actes, on pourrait citer l’infiltration, par la frontière algérienne, d’éléments terroristes affiliés à Al-Qaïda, dont deux ont été tués à Rouhia et d’autres arrêtés dans d’autres régions. Une quantité d’armes a aussi transité par la frontière, que les services de sécurité tunisiens ont découverte dans des caches dans les régions frontalières du sud et du sud-ouest.
La campagne de désinformation sur la situation sécuritaire en Tunisie et sur les vraies fausses agressions à l’encontre de touristes algériennes participe de cette même volonté de déstabiliser la Tunisie et de noircir davantage l’idée que l’opinion algérienne se fait de la situation dans le pays. L’objectif visé: dissuader les Algériens de passer leurs vacances en Tunisie, comme ils ont l’habitude de le faire, et aggraver ainsi la situation économique dans notre pays.
On peut parier que la Tunisie, qui a toujours eu une place dans le cœur des Algériens, restera toujours, pour ces derniers, un havre de paix, chaleureux et accueillants. Les régimes passent, les peuples restent: et ce sont eux qui forgent leur histoire.

Source: "Kapitalis" Le 06-07-2011
Lien: http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/4737-pourquoi-lalgerie-cherche-t-elle-a-destabiliser-la-tunisie.html