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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3331 du 06.07.2009
 archives : www.tunisnews.net  

Liberté et Equité: Wissem Gasmi, prisonnier d’opinion a été agressé violemment

AFP: Tunisie: 11 personnes condamnées pour adhésion à une organisation islamiste
Reuters: Tunisia arrests 9 men over plot to kill US soldiers
Reuters: L'armée algérienne mise en cause pour la mort de moines français
AFP: Mort de l'évêque d'Oran en 1996 : un général français met en cause Alger
Le Figaro: Moines de Tibéhirine: un général français dénonce une « bavure »
AFP: Mali: "accrochages très meurtriers" avec Al-Qaïda (armée)
AFP: Coup de balai en Egypte contre des islamistes français présumés
Europe 1: Chine : des émeutes au Xinjiang font 156 morts
AFP: Xinjiang: Ankara "consternée", demande que justice soit faite
Reuters: L'armée turque rejette une loi sur des procès civils de soldats
AFP: L'armée turque exprime ses inquiétudes au président à propos d'une loi
Reuters: Quatre soldats étrangers tués dans le nord de l'Afghanistan
AFP: Taliban bomb near NATO base, two Afghans killed: army
leJJD.fr: Iran: Le "plan B" d'Israël


 
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté et Equité
Organisation indépendante de droits de l’homme
33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
Tel/Fax : 71 340 860
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Tunis, le 6 juillet 2009
Wissem Gasmi, prisonnier d’opinion a été agressé violemment

Le prisonnier d’opinion Wissem Ben Moncef Ben Dhaou Gasmi, originaire de Sidi Bouzid, a été violemment agressé par des agents de la prison de Sfax, pour avoir refusé de séjourner dans les sanitaires d’une cellule surpeuplée. Depuis son arrivée à la prison de Sfax début juillet, il est en butte aux mauvais traitements des gardiens de sa nouvelle prison.
Sa famille s’est également vu interdire de visite à deux reprises au prétexte qu’il était sanctionné. Sa sœur qui a la charge de six sœurs depuis l’emprisonnement de son frère unique, -leur père étant défunt et remarié-, sa sœur Hajer Gasmi travaille comme éducatrice pour les enfants à Tunis pour un salaire insignifiant et est le soutien de sa sœur étudiante à la faculté de littérature de même qu’elle est le soutien d’une autre sœur, bachelière, et de jumelles de huit ans. Sans compter qu’elle pourvoit aux besoins de son frère prisonnier, qu’elle doit se rendre à la prison de Sfax et faire face aux dépenses du trajet et du couffin, pour être interdite de visite…
Moncef Gasmi a été condamné par la Cour d’Appel de Tunis dans l’affaire n°13080 le 30 mai 2009 à une peine de trois ans d’emprisonnement pour des accusations en relation avec la la loi inconstitutionnelle sur le terrorisme.
[…]
 
Le Président
Maître Mohammed Nouri
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Tunisie: 11 personnes condamnées pour adhésion à une organisation islamiste

AFP 06  luillet 2009 08:08:00
 
TUNIS- Onze Tunisiens ont été condamnés à des peines allant de 11 à 14 mois de prison ferme pour "appartenance à une organisation islamiste étrangère", a-t-on appris lundi auprès de leur avocat.
   Agés de 30 à 45 ans, les prévenus ont été inculpés pour adhésion à une organisation dite "Altahrir" (libération), créée en Jordanie et prône l'instauration du califat dans le monde arabo-musulman.

   Ils ont été jugés samedi par le tribunal de première instance de Tunis en vertu de la loi antiterroriste en vigueur depuis 2003 en Tunisie, a indiqué l'avocat Samir Ben Amor.

   Les membres du groupe, dont la plupart originaires de la région de Mnihla, près de Tunis, leur a été notamment reproché des réunions illégales, a ajouté Me Ben Amor.

   Par ailleurs, deux tunisiens soupçonnés d'avoir envisagés une attaque contre des officiers américains de passage en Tunisie dans le cadre de la coopération militaire tuniso-américaine.

   Ces deux officiers tunisiens de l'armée de l'air, affectés à la base aérienne de Bizerte, à 60km au nord de Tunis, ont comparu samedi devant un juge d'instruction à Tunis, a indiqué Me Ben Amor.

   A la demande de la défense, l'examen de cette affaire a été repoussé à une date non précisée.

Tunisia arrests 9 men over plot to kill US soldiers
 
 
Reuters, le 5 juillet 2009 à 16h57

    TUNIS, July 6 (Reuters) - Tunisian police have arrested nine men, including two officers, and charged them with plotting to kill U.S. servicemen taking part in joint military exercices in the North African country, a defence lawyer said on Monday.
Tunisia has been clamping down on radical Islamists over the past few years and has jailed more than 1,000 people, many of whom planned to join insurgents in Iraq to fight U.S.-led forces there and. Most are still in prison.
"A report by police investigating the case said the suspects planned to carry out an attack against the American officers during the joint exercices as part of military cooperation between Tunisia and the U.S.," Samir ben Amor told Reuters.
Two of the suspects are army officers from a Tunisian military base in the coastal town of Bizerte, 60 km (37 miles) north of Tunis, he said.
They were charged with attempting to steal weapons and explosives from the base and use them to attack the U.S. servicemen, ben Amor said.
The suspects will probably face trial next month, he said. He did not say when the attack was due to be carried out.
Tunisia is a staunch ally of the United States and the two countries have had close military ties since the early 1960s.
Tunis government officials were not immediately available for comment.

 

COMMUNIQUÉ SPECIAL URGENT N ° 16:
06.07.2009

Hend Harouni
-Tunisie


Non seulement les conventions universelles et arabes ainsi que les déclarations des droits de l'homme appellent-elles pour la protection de la liberté et de la dignité de l’être humain, notre Créateur Allah est le premier à avoir donné la définition de l’ensemble des droits humanitaires sur cette terre et appelé à les  respecter et à les défendre... et donc  le respect de ces règles est un devoir.

Allah dit dans Son Saint Coran, la Sourate 17. Al-Isra '. (Le Voyage Nocturne):
70.
Certes, Nous avons honoré les fils d'Adam. Nous les avons transportés sur terre et sur mer, leur avons attribué de bonnes choses comme nourriture, et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures.


Prenant l'exemple du droit  convenu à l’unanimité : la protection de la vie privée et sacrée des personnes et de leur sécurité personnelle doivent être garanties, nous en tant que famille Harouni vivons toujours sous le siège de la police civile comme c'est le cas actuellement: en dépit de mes communiqués quotidiens urgents depuis le 1er Juin , 2009.
La surveillance par la police civile stricte, étroite et à distance est toujours en place, par exemple, aujourd'hui, le 6 Juillet: au moins 3 voitures de la police civile et des agents civils sont alternativement remarqués ...


Par conséquent, j’appelle vivement toutes les parties et les personnes qui sont conscientes de l'obligation de procurer une garantie pour la pratique des nobles valeurs des droits de l'homme afin d’intervenir pour que ces harcèlements policiers à notre égard soient éliminés de notre vie, immédiatement et à jamais. /.

URGENT SPECIAL RELEASE N° 16 :

06.07.2009

Hend Harouni-Tunisia

Not only do universal and arab human rights conventions and declarations call for protection  of  the human being freedom and dignity ; our Creator ALLAH is the First to have defined and called for respect and defense of our entire rights as human beings… and compliance with such rules is a duty.

Allah says in His Holy Quran, in Surah 17 of. Al-Isra'. (The Night Journey) :

70. We have honoured the sons of Adam; provided them with transport on land and sea; given them for sustenance things good and pure; and conferred on them special favours, above a great part of our creation.

Taking the example of the unanimously agreed upon right : the individuals’ sacred private lives protection and their self security freedoms are to be guaranteed; we Harouni family  are living under everlasting civil police control sieges like the present one : despite my daily urgent releases since june 1st, 2009.

The civil police strict close and remote surveillance is still taking place for instance today July 6th : at least 3 civil police cars and civil agents are alternately noticed !...

Consequently, I strongly call all sides and persons who are conscious of the requirement of providing guarantee for practice of the noble human rights values to intervene so that such police harassment be taken out of our life both immediately and for ever./.


L'armée algérienne mise en cause pour la mort de moines français
 
Reuters - Thierry Lévêque
 
De nouvelles dépositions font penser que sept moines français assassinés en Algérie en 1996 ont été victimes non pas des islamistes mais d'une "bavure" de l'armée algérienne, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
 
Comme l'ont révélé le Figaro et Mediapart, un général à la retraite, François Buchwalter, a déclaré le 25 juin dernier au juge d'instruction antiterroriste Marc Trévidic que, selon ses informations, les moines avaient été tués par erreur lors d'un raid aérien de l'armée algérienne sur un bivouac.
Attaché de défense en Algérie à l'époque, entre 1995 et 1998, le militaire dit avoir obtenu ces informations à l'époque d'un gradé algérien et en avoir informé le ministère de la Défense et l'ambassade. Rien n'avait jamais filtré jusqu'ici. Le gouvernement était à l'époque dirigé par Alain Juppé.
La procédure, ouverte en 2004, pourrait relancer la polémique entre Alger et Paris sur cette affaire jamais élucidée. Alger a imputé officiellement le crime à la guérilla islamiste.
Une demande de levée du secret défense en France et les auditions de responsables du gouvernement de l'époque vont être sollicitées par les parties civiles, a dit à Reuters leur avocat, Me Patrick Baudoin.
L'ex-Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin a qualifié la nouvelle version des faits de "très troublante" lundi sur LCI.
"Je pense qu'il faut lever le secret défense, il faut qu'on connaisse vraiment ce qui s'est passé. C'est une affaire très douloureuse, c'est une cicatrice que nous gardons tous au coeur", a-t-il dit.
AUTRES SOUPÇONS SUR LES ALGÉRIENS
Les sept moines français avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère de Tibéhirine situé près de Médéa, à 100 km d'Alger, dans les montagnes de l'Atlas.
Leur mort avait été annoncée par un communiqué du Groupe islamique armé (GIA) le 21 mai. Le 31 mai, les médias algériens avaient fait état de la découverte de corps.
Une autre déposition recueillie par le juge Marc Trévidic accrédite l'idée d'une dissimulation post-mortem.
Le père Armand Veilleux, qui était le "procureur général" de l'ordre cistercien, a en effet déclaré au magistrat que, lorsqu'il est venu à Alger après la mort des moines, il avait dû insister auprès de l'ambassade de France pour faire ouvrir les cercueils plombés où avaient été placés leurs restes.
Ce n'est qu'alors qu'il s'est rendu compte qu'il n'en restait que les têtes. Il pense qu'il s'agissait de dissimuler leurs blessures car, selon la déposition de François Buchwalter, les moines ont été victimes d'armes lourdes embarquées sur des hélicoptères ayant détruit en mai 1996 un bivouac du Groupe islamique armé où ils se trouvaient.
"Ils ont tiré sur le bivouac (...) Une fois posés, ils ont découvert qu'ils avaient notamment tiré sur les moines. Les corps des moines étaient criblés de balles", dit-il selon les extraits de sa déposition repris par Le Figaro et Mediapart.
L'instruction pourrait aussi tenter d'éclaircir un autre élément trouble de cette affaire, à savoir l'identité des auteurs de l'enlèvement des moines.
Il est jusqu'ici attribué aux islamistes, mais des témoignages d'anciens militaires algériens se succèdent dans la presse pour affirmer que l'armée algérienne aurait utilisé des "faux" islamistes qu'elle manipulait pour cet enlèvement.
Il s'agissait selon cette thèse de punir ou d'envoyer un avertissement aux moines, à qui il était reproché d'accueillir dans leur monastère des maquisards islamistes blessés.
"Sur les circonstances de la mort, nous avons désormais une version très crédible et convaincante, il faut poursuivre certaines investigations et auditions", a dit Me Baudoin.
"Il subsiste d'autres questions : qui a enlevé les moines, où ont-ils été détenus ? Tout cela conforte ce que nous soutenons depuis le départ, la version officielle n'est en aucun cas crédible, on nous dissimule des choses et ça nous conforte dans notre recherche de vérité", a-t-il ajouté.
Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

 
   Mort de l'évêque d'Oran en 1996 : un général français met en cause Alger

AFP, le 6 juillet 2009 à 17h22
   
    PARIS, 6 juil 2009 (AFP) - Un ancien attaché militaire français à Alger, entendu dans l'enquête sur le massacre des moines de Tibehirine, a indirectement mis en cause Alger dans la mort en 1996 de l'évêque d'Oran (ouest), Pierre Claverie, selon des sources proches du dossier.
    Dans sa déposition le 25 juin devant le juge antiterroriste Marc Trévidic, que l'AFP a pu consulter, le général François Buchwalter impute indirectement cet assassinat aux autorités algériennes.
    Agé de 58 ans, Mgr Claverie a été tué le 1er août 1996 étrangères Hervé de Charette.
    Placée près de la grille d'entrée de la cour du diocèse d'Oran, la charge  avait été déclenchée au moment où la voiture de l'évêque, accompagné de son chauffeur algérien qui a également été tué, entrait dans la cour.
    "Les autorités n'appréciaient pas sa liberté de ton tant à l'égard des islamistes que du pouvoir algérien", a affirmé le
général Buchwalter, attaché militaire à Alger de 1995 à 1998.
    Selon lui, Mgr Claverie, un Algéro-Français partisan du rapprochement islamo-chrétien, "pensait à l'implication du pouvoir algérien" dans la mort des sept moines de Tibehirine au printemps 1996.
    Le jour-même de sa rencontre avec Mgr Claverie, le ministre français avait effectué une visite impromptue sur la tombe des sept moines au monastère de Tibehirine, au sud d'Alger.
    "Je pense qu'il y a un lien entre l'insistance d'Hervé de Charette à aller à Tibehirine et cet assassinat (de Mgr Claverie,
ndlr). J'ai été témoin de la fureur du ministre algérien des Affaires étrangères quand au soir à Oran par une charge explosive reliée à une bombonne de gaz quelques heures après avoir rencontré à Alger le ministre français des Affaires Hervé de Charette a modifié le planning
prévu pour aller à Tibehirine", a déclaré François Buchwalter au juge, ajoutantc: "Les Algériens ont bataillé des heures et des heures pour s'opposer à ce déplacement".
    "Pour les autorités algériennes, Hervé de Charette venait renouer les relations, passer l'éponge, repartir sur de nouvelles bases. Ils ont dû mobiliser d'importants moyens pour organiser cette visite impromptue à Tibehirine et ils ont eu l'impression que la demande était liée à des objectifs de politique intérieure française", a estimé M. Buchwalter.
   

 
   Mort de l'évêque d'Oran en 1996 : un général français met en cause Alger

AFP, le 6 juillet 2009 à 17h22
   
    PARIS, 6 juil 2009 (AFP) - Un ancien attaché militaire français à Alger, entendu dans l'enquête sur le massacre des moines de Tibehirine, a indirectement mis en cause Alger dans la mort en 1996 de l'évêque d'Oran (ouest), Pierre Claverie, selon des sources proches du dossier.
    Dans sa déposition le 25 juin devant le juge antiterroriste Marc Trévidic, que l'AFP a pu consulter, le général François Buchwalter impute indirectement cet assassinat aux autorités algériennes.
    Agé de 58 ans, Mgr Claverie a été tué le 1er août 1996 étrangères Hervé de Charette.
    Placée près de la grille d'entrée de la cour du diocèse d'Oran, la charge  avait été déclenchée au moment où la voiture de l'évêque, accompagné de son chauffeur algérien qui a également été tué, entrait dans la cour.
    "Les autorités n'appréciaient pas sa liberté de ton tant à l'égard des islamistes que du pouvoir algérien", a affirmé le
général Buchwalter, attaché militaire à Alger de 1995 à 1998.
    Selon lui, Mgr Claverie, un Algéro-Français partisan du rapprochement islamo-chrétien, "pensait à l'implication du pouvoir algérien" dans la mort des sept moines de Tibehirine au printemps 1996.
    Le jour-même de sa rencontre avec Mgr Claverie, le ministre français avait effectué une visite impromptue sur la tombe des sept moines au monastère de Tibehirine, au sud d'Alger.
    "Je pense qu'il y a un lien entre l'insistance d'Hervé de Charette à aller à Tibehirine et cet assassinat (de Mgr Claverie,
ndlr). J'ai été témoin de la fureur du ministre algérien des Affaires étrangères quand au soir à Oran par une charge explosive reliée à une bombonne de gaz quelques heures après avoir rencontré à Alger le ministre français des Affaires Hervé de Charette a modifié le planning
prévu pour aller à Tibehirine", a déclaré François Buchwalter au juge, ajoutantc: "Les Algériens ont bataillé des heures et des heures pour s'opposer à ce déplacement".
    "Pour les autorités algériennes, Hervé de Charette venait renouer les relations, passer l'éponge, repartir sur de nouvelles bases. Ils ont dû mobiliser d'importants moyens pour organiser cette visite impromptue à Tibehirine et ils ont eu l'impression que la demande était liée à des objectifs de politique intérieure française", a estimé M. Buchwalter.
   

Moines de Tibéhirine: un général français dénonce une « bavure »

Christophe Dubois

EXCLUSIF - Un général français vient d'affirmer aux juges parisiens que l'armée algérienne était à l'origine de la mort des moines trappistes en 1996.

Les militaires algériens ont-ils abattu les sept moines français de Tibéhirine, morts dans les montagnes de l'Atlas en 1996 ? Un témoignage inédit, recueilli par le juge d'instruction antiterroriste Marc Trévidic le 25 juin dernier, vient de relancer ce dossier. Dans sa déposition, que Le Figaro a pu consulter, un général français, aujourd'hui à la retraite, révèle sous serment au magistrat que ces «assassinats» seraient, en fait, le résultat d'une terrible bavure. Cet officier de l'armée de terre, attaché de défense à Alger au moment du drame, avait alerté sa hiérarchie, mais on lui avait intimé de garder le silence pour ne pas nuire aux relations entre la France et l'Algérie. Au bout de treize ans, l'homme a décidé de briser le secret. Un secret-défense. «C'est difficile pour moi car c'est une chose dont on m'a demandé de ne pas parler», précise-t-il au cours de sa confession.

L'homme par qui le scandale arrive s'appelle François Buchwalter. Âgé de 65 ans, formé à Saint-Cyr, il est un pur produit de l'armée française. Son CV est éloquent : employé au sein des services secrets au Sdece, l'ancêtre de la DGSE (Direction générale des services extérieurs), puis à la DGSE avant d'être nommé attaché de défense en Turquie, au Sahara, puis en Algérie entre 1995 et 1998. C'est à ce poste que le général Buchwalter raconte avoir recueilli les confidences d'un ancien officier de l'armée algérienne, dont le frère était chef d'une escadrille d'hélicoptères affectée à la Ire  région militaire en Algérie. Pour des raisons de sécurité, il a refusé de révéler son nom à la justice.

Selon Buchwalter, ce «monsieur X» lui a raconté peu de temps après les obsèques des moines qu'en mai 1996 son frère patrouillait en hélicoptère entre Blida et Médéa dans le cadre d'opérations anti-islamistes. Au cours d'une de ces missions dans cette zone désertée par la population, ils ont aperçu un bivouac qui ressemblait à un groupe djihadiste armé. «Ils ont donc tiré sur le bivouac. Ils se sont ensuite posés (…). Une fois posés, ils ont découvert qu'ils avaient tiré notamment sur les moines, a expliqué Buchwalter au juge. Les corps des moines étaient criblés de balles.» Les militaires ont immédiatement prévenu leur PC de commandement à Blida.

Sérieux démenti à la version officielle

La version officielle de l'armée algérienne est très différente. Selon elle, les corps des religieux trappistes qui avaient été enlevés quelques semaines plus tôt par le Groupe islamique armé (GIA), des terroristes algériens, ont été découverts dans un champ près de Médéa. En fait de corps, ce sont des têtes qui ont été rendues aux familles. Le père Armand Veilleux, procureur général de l'Ordre cistercien trappiste, aujourd'hui partie civile dans le dossier, avait exigé de voir les dépouilles afin de les identifier. Il a alors rencontré de nombreuses résistances et a dû insister auprès de l'ambassadeur de France pour obtenir gain de cause. Ce dernier lui a expliqué, sous le sceau du secret, que seules les têtes avaient été retrouvées : «Il voulait que je lui promette de ne rien dire, en arguant du fait que ce serait un déshonneur pour l'Algérie.» À l'hôpital, le père Veilleux a fait ouvrir les cercueils pour identifier les religieux. Il a constaté qu'il n'y avait que les têtes, « omme momifiées», dont l'une «n'avait pas de menton». Les corps des moines auraient-ils été mutilés pour maquiller la bavure ? Les autorités françaises ont-elles couvert les militaires algériens ? Pour Me Patrick Baudoin, avocat de la partie civile, ce témoignage apporte en tout cas un sérieux démenti à la version officielle : «Nous allons demander à la France la levée du secret-défense sur les rapports de son attaché militaire et, à l'Algérie, la restitution des corps des moines. Ces propos démontrent que la raison d'État a prévalu dans ce dossier.»

De son côté, le général Buch­walter explique avoir rendu compte par écrit du mitraillage des moines au ministère de la Défense, à l'état-major des armées et à l'ambassadeur de France alors en poste à Alger, Michel Levêque. «Il n'y a pas eu de suites, ils ont observé le black-out demandé par l'ambassadeur», assure-t-il. Interrogé par les juges d'instruction, Michel Levêque n'a jamais évoqué cet épisode.

Pour étayer son récit, émanant d'une source indirecte, Buchwalter raconte dans son procès-verbal d'audition que les bases d'hélicoptères situées à Blida et à Boufarik étaient équipées d'hélicoptères MI7, MI17 et MI24 avec des paniers de roquettes et des canons de petit calibre 20 millimètres. Des munitions capables de faucher des hommes.

 

Tibérihine menace les relations franco-algériennes

Christophe Dubois

Dès 1996, les services secrets algériens ont été soupçonnés d'avoir manipulé les islamistes du GIA.

Les révélations du général Buchwalter pourraient contribuer à envenimer les relations diplomatiques entre la France et l'Algérie. Car la thèse d'une bavure de l'armée s'accompagne d'une possible mise en scène sordide, décidée au plus haut niveau du pouvoir.

Depuis 1996, le dossier des moines de Tibéhirine est marqué du sceau de la complexité. Ce nouveau témoignage n'éclaire pas les conditions de l'enlèvement, ni l'identité des auteurs du rapt. Officiellement, le pouvoir algérien attribue cet enlèvement aux islamistes du GIA (Groupe islamique armé). Le gouvernement français s'est, lui, montré particulièrement confus au moment des négociations menées après l'enlèvement des moines.

Deux équipes de négociateurs, aux approches différentes, sont entrées en action. La première, mandatée par Alain Juppé, le chef du gouvernement français et une seconde, celle du ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua, et de son ami, Jean-Charles Marchiani, un ancien du Sdece, proche des services de renseignements militaires algériens. Juppé a désavoué publiquement en Conseil des ministres les tractations menées par le réseau «parallèle» de Pasqua. Ces errements n'ont pas contribué à la sérénité nécessaire pour élucider cet enlèvement. Le seul contact établi avec un émissaire du GIA qui s'est rendu à l'ambassade de France à Alger a été rapidement perdu.

Un témoin capital

La justice française ne s'est pas montrée non plus d'une parfaite limpidité. L'information judiciaire ouverte en France en 2004 n'a guère permis de faire avancer l'enquête. Une commission rogatoire internationale, exécutée en Algérie alors que le juge Jean-Louis Bruguière était en charge de ce dossier, a validé la thèse officielle : les moines ont été liquidés par les islamistes.

Cependant, les confidences d'anciens officiers algériens accréditent l'idée d'une éventuelle manipulation des islamistes par le pouvoir algérien. De sérieux doutes pèsent sur la personnalité d'«Abou Abderrahmane Amine», alias Djamel Zitouni, chef du Groupe islamique armé (GIA), qui a revendiqué l'enlèvement, puis la mort des moines de Tibéhirine le 21 mai 1996. D'anciens membres des services algériens estiment qu'il était manipulé par le pouvoir algérien.

Un témoin capital, Abdelkader Tigha, ancien du DRS (Département du renseignement et de la sécurité, l'ex-Sécurité militaire), a affirmé à plusieurs reprises dans la presse que les services algériens avaient joué un rôle dans l'enlèvement en manipulant le GIA. Cet ex-officier assure notamment que les moines auraient été aperçus dans une caserne de Blida après leur rapt. Ce témoin n'a toujours pas été entendu par la justice française.

 

Tibérihine : les dates-clés de l'enquête

- 27 mars 1996 : enlèvement des sept moines du monastère de Tibéhirine.

- 18 avril 1996 : dans un premier communiqué, le GIA (Groupe islamique armé) revendique le rapt et propose un échange de prisonniers.

- 21 mai 1996 : dans un second communiqué, le GIA annonce avoir «tranché la gorge des sept moines».

 

- 30 mai 1996 : leurs seules têtes sont retrouvées dans la région de Médéa. Les corps sont introuvables.

- Décembre 2003 : une plainte contre X est déposée en France par la famille de l'un des moines et par le numéro deux de l'ordre cistercien.

- 10 février 2004 : une information judiciaire pour «enlèvements, séquestrationset assassinats en relation avec une entreprise terroriste» est ouverte. Le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière est chargé de l'enquête.

- 25 juin 2009 : audition par le juge Trévidic du général François Buchwalter, qui évoque une «bavure».

Le dossier Tibérihine confié à un expert de l'antiterrorisme

Mathieu Delahousse

Chargé de l'enquête sur l'assassinat des moines français en Algérie, Marc Trévidic a la réputation d'être un «gros travailleur, très méthodique».

L'affaire des moines de Tibéhirine mais aussi l'enquête sur l'attentat de la rue Copernic, le dossier du génocide rwandais ou encore les sensibles investigations sur l'attentat anti-Français de Karachi en 2002 : ces instructions, toutes confiées au juge Marc Trévidic, connaissent aujourd'hui des développements importants. Nommé en juin 2006 au pôle antiterroriste, âgé de 42 ans, ce fervent partisan du maintien du juge d'instruction dans le système judiciaire français est qualifié de «gros travailleur» par ceux qui l'ont approché dans des enquêtes récentes mais surtout, de «méthodique».

Plusieurs affaires ont montré qu'il avait repris patiemment les éléments de procédure déjà accumulés dans le dossier pour tenter de les faire aboutir. Saisi - avec Yves Jannier, premier juge d'instruction antiterroriste - de plusieurs dossiers ouverts avant 2006 par Jean-Louis Bruguière, Marc Trévidic s'était spécialisé dans la connaissance des groupes islamistes lorsqu'il était en poste au parquet antiterroriste, de 2000 à 2003. Il avait ensuite rejoint Nanterre, où il était chargé des affaires financières, puis la Réunion. Récemment, dans le cadre des débats sur la suppression du juge d'instruction, il confiait que si «on sait bien que le terrorisme est très lié à la politique», la mission du juge, dans cette matière, est précisément de conserver «un traitement judiciaire et non un traitement politique».

(Source : « Le Figaro » (Quotidien – France), le 5 et 6 juillet 2009)

Lien : http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/05/01003-20090705ARTFIG00169-tibehirine-un-temoin-denonce-une-bavure-.php



Mali: "accrochages très meurtriers" avec Al-Qaïda (armée)
AFP: 06.07.09
 
Des "accrochages très meurtriers" se sont déroulés vendredi et samedi entre une patrouille de l'armée malienne et des éléments d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans le nord-ouest du Mali, a indiqué lundi le ministère malien de la Défense.
"Une patrouille des forces armées et de sécurité engagées dans des missions de contrôle dans la bande sahélo-saharienne, a eu des accrochages très meurtriers avec des groupes armées salafistes les 3 et les 4 juillet, dans le secteur du nord-ouest", précise un communiqué du ministère.
"Après des combats très violents, des pertes ont été enregistrées de part et d'autres", poursuit le texte sans donner de bilan précis.
"Les forces armées et de sécurité continuent les opérations de poursuite sur le terrain", selon le ministère.
Plusieurs sources locales avaient rapporté samedi à l'AFP un "accrochage" entre l'armée et des éléments d'Al-Qaïda, sans toutefois faire état de "pertes".
"C'est hier (dimanche) que nous avons pu établir un bilan. Il y a eu plus de morts dans les rangs des ennemis que chez nous", a précisé lundi à l'AFP le capitaine Ali Diakité, de l'état-major de l'armée à Gao (nord).
Le 17 juin, l'armée malienne avait annoncé avoir tué 26 "combattants islamistes" en attaquant, pour la première fois, une base de la branche maghrébine d'Al-Qaïda sur son sol. Ce bilan n'avait toutefois pas été confirmé de source indépendante.
L'opération avait été menée dans l'extrême nord du Mali, à la frontière avec l'Algérie, sur le territoire de la localité de Garn-Akassa, à l'ouest de l'oasis de Tessalit.
Cette offensive avait eu lieu un peu plus de deux semaines après l'assassinat pour la première fois d'un otage occidental, le Britannique Edwin Dyer, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique.
Il avait été capturé en janvier au Niger voisin, en même temps que trois autres touristes. Un Suisse, Werner Greiner, reste actuellement aux mains des ravisseurs, les deux autres ont été libérés.

Coup de balai en Egypte contre des islamistes français présumés
 
AFP, le 4 juillet 2009 à 18h54

Par Alain NAVARRO
LE CAIRE, 4 juil 2009 (AFP) -  L'Egypte a donné un coup de balai dans les rangs de la communauté musulmane fondamentaliste française au Caire, expulsant en un mois plus d'une vingtaine de présumés extrémistes.
"Une vingtaine de musulmans extrémistes français qui avaient été arrêtés lors de l'enquête sur l'attentat au Caire en février, qui a coûté la vie à une jeune française, ont été peu à peu expulsés", a déclaré à l'AFP un responsable des services de sécurité égyptiens, sous couvert de l'anonymat.
Aucune charge, en relation ou non avec cet acte terroriste, n'a été retenue contre eux, a-t-il précisé. Mais ces Français ont été catalogués comme des extrémistes indésirables en Egypte.
Sur les plus de vingt Français, principalement d'origine maghrébine mais aussi des Français de souche convertis, pris dans cette rafle, seuls quatre à cinq ont été relâchés sans être inquiétés, a précisé la source des services de sécurité.
Les expulsés ne reçoivent pas un ordre formel de quitter le territoire mais sont tenus de déguerpir en France à leurs frais, a-t-on précisé de même source.
L'Egypte avait annoncé fin mai avoir arrêté les membres de la cellule présumée responsable de l'acte terroriste perpétré le 22 février près de Khan al-Khalili, le grand souk du Caire, dans lequel une Française de 17 ans avait péri et 24 autres personnes avaient été blessées.
Parmi les membres égyptiens et étrangers de cette cellule présentée comme affiliée à Al-Qaïda figurait une Française d'origine albanaise, Dodi Hoxha, qui avait été inculpée elle de participation à un acte terroriste.
Interrogé par l'AFP, le consulat de France a seulement indiqué "qu'un certain nombre de Français ont été arrêtés parmi d'autres étrangers" et "qu'ils ont été invités à quitter l'Egypte à leurs frais et sans poursuite judiciaire".
Les autorités consulaires françaises ont pu voir ces personnes, parmi lesquelles quelques femmes, avant leur départ mais pas sur leur lieu de détention. Les deux-tiers d'entre eux n'avaient que des visas de tourisme.
C'est la première fois qu'autant de Français, extrémistes religieux présumés, sont expulsés en une vague, même si les autorités en prient très régulièrement de retourner chez eux.
"On peut estimer en moyenne que quatre sont invités chaque mois, sans poursuite judiciaire, à partir en prenant l'avion du retour", a affirmé à l'AFP une source proche du dossier qui a requis l'anonymat.
En décembre 2006, 11 Français, dont des convertis, et deux Belges, soupçonnés d'avoir cherché à gagner, via l'Egypte, l'Irak pour y mener "le jihad" contre les troupes américaines, avaient été ainsi expulsés.
En quelques années, c'est une vaste communauté française "salafiste", partisans d'un islam rigoriste, de près d'un millier de personnes qui s'est constituée au Caire, résidant notamment dans le quartier de Medinat Nasr.
Les hommes, barbe, calotte et tunique blanche jusqu'aux genoux, et les femmes et fillettes, en voile intégral sombre, le niqab ou burqa, viennent ici apprendre l'arabe et pratiquer plus aisément qu'en France un islam ultra-orthodoxe.
Pour les experts, il existe de tout dans cette communauté fondamentaliste qui croit trouver en Egypte une terre d'élection. Mais seulement une minorité d'entre eux sont des radicaux à tendance jihadiste et tout amalgame doit être évité, selon eux.
Etroitement surveillés par les services de sécurité, peu appréciés par la population, et sans aides sociales, certains finissent par regagner la France au bout de quelques mois ou quelques années.
Mais pour ceux qui seraient désormais tentés de revenir en France, le débat lancé fin juin dans le pays sur le port du voile intégral, signe ostentatoire du courant salafiste, pourrait peser dans la balance.
Alors que des députés vont enquêter pendant six mois sur le port de la burqa, le président Nicolas Sarkozy a déclaré qu'elle n'était "pas la bienvenue sur le territoire de la République".


Chine : des émeutes au Xinjiang font 156 morts
 
Europe 1 le 06/07/09 - Dernière mise à jour à 21h10

Le régime accuse la dissidence ouïghoure en exil d'avoir orchestré les émeutes qui ont éclaté, dimanche, à Urumqi.
 
  156 morts et plus de 800 blessés. C’est le bilan provisoire communiqué par l’agence de presse Chine Nouvelle, suite aux violentes émeutes qui ont éclaté, dimanche, à Urumqi, capitale régionale du Xinjiang, situé dans le nord ouest de la Chine. A plus de 1.000 km de là, la police chinoise a dispersé lundi "plus de 200 émeutiers" qui tentaient de se rassembler devant la principale mosquée de la ville de Kashgar, toujours dans la province du Xinjiang.
Les heurts à Urumqi ont impliqué des membres de l'ethnie ouïghoure, musulmans et turcophones, qui supportent mal la présence chinoise dans la région et les contrôles culturels et religieux imposés par le Parti communiste chinois. Des centaines de personnes ont été arrêtées après les violences qui ont éclaté dimanche soir, dont "plus de dix personnalités-clef qui ont attisé les troubles dimanche", a affirmé Chine Nouvelle citant le département de la Sécurité publique.
Des images saisissantes ont été diffusées, lundi, par la télévision centrale CCTV. La chaîne a diffusé des vidéos, montrant de nombreux civils ensanglantés, gisant à terre. Les images de victimes alternent avec les plans de voitures et bus en flammes ou déjà carbonisés jusqu'au châssis.
Regardez les images diffusées lundi matin :

Pékin a attribué la responsabilité des émeutes à la dissidence ouïghoure en exil, et notamment au Congrès mondial ouïghour de Rebiya Kadeer, arrivée en mars 2005 aux Etats-Unis après une détention en Chine de presque six ans et son exil forcé par Pékin.
"Nous regrettons profondément les pertes humaines", a déclaré Ian Kelly, porte-parole du département d'Etat américain. Il a ajouté que les Etats-Unis appelaient "toutes les parties au calme et à la retenue".
Ces violences antichinoises ne sont pas sans rappeler les émeutes du Tibet de mars 2008 quand des Tibétains s'en étaient violemment pris à des chinois de souche à Lhassa, la capitale du Tibet, faisant 21 morts, selon le parti chinois.
 

Xinjiang: Ankara "consternée", demande que justice soit faite

AFP, le 6 juillet 2009 à 15h01

ANKARA, 6 juil 2009 (AFP) - La Turquie s'est dite "consternée" lundi par les troubles ethniques à Urumqi, capitale régionale du Xinjiang majoritairement peuplé de musulmans turcophones, et a appelé le gouvernement chinois à faire en sorte à ce que les incidents ne se répètent pas.
"Nous attendons que justice soit faite, lorsque les responsables des événements seront trouvés", souligne le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Présentant les condoléances de la Turquie à "tout le peuple chinois, avec en premier lieu le peuple de la province autonome Ouïghour du Xinjiang", la Turquie se dit "convaincue que la Chine prendra les mesures nécessaires pour empêcher la répétition d'incidents similaires".
Au moins 140 personnes ont été tuées et plus de 800 autres blessées dimanche dans des émeutes ethniques à Urumqi, capitale régionale du Xinjiang, province située dans l'extrême nord-ouest chinois et majoritairement peuplée de musulmans turcophones. Des Ouïghours accusent Pékin de répression politique et religieuse.
La Turquie a indiqué à plusieurs reprises soutenir la souveraineté chinoise et rejeter tout séparatisme turcophone.
Le chef de l'Etat turc, Abdullah Gül, a effectué fin juin une visite officielle en Chine pour notamment développer les relations commerciales entre les deux pays. Il a, à cette occasion, visité le Xinjiang.

AFP

 
L'armée turque rejette une loi sur des procès civils de soldats

 
 
par Daren Butler
ISTANBUL, 5 juillet (Reuters) - Les forces armées turques ont estimé que la loi en vertu de laquelle un militaire sera jugé désormais devant un tribunal civil en temps de paix et non plus devant une cour martiale était anticonstitutionnelle et elles l'ont fait savoir au chef de l'Etat Abullah Gül, ont rapporté dimanche des médias turcs.
Cette loi, qui vise à se conformer aux critères d'adhésion à l'Union européenne, alimente les tensions entre l'armée et les islamistes du parti AKP au pouvoir.
"La politique va entrer dans les casernes", lit-on en titre de page de "une" du journal libéral Milliyet, qui détaille les objections de l'état-major général de l'armée à cette loi,laquelle doit encore être approuvée par le président Gül.
L'armée turque, la deuxième plus importante de l'Otan, a chassé du pouvoir quatre gouvernements en un demi-siècle et se
considère comme la gardienne de la laïcité de la république. Son pouvoir a toutefois été quelque peu réduit par des réformes
mises en œuvre par le pouvoir islamique ces dernières années.
Selon les militaires, la loi est une atteinte à l'inviolabilité des domaines touchant à l'armée et elle débouchera sur des querelles entre celle-ci et le système judiciaire civil. L'armée s'est insurgée contre la façon dont la loi a été adoptée par le parlement en fin de soirée, un jour de fin juin, alors qu'aucun responsable du ministère de la Défense ne se trouvait plus à l'assemblée.
AFFAIRE ERGENEKON
Le président Gül consulte actuellement le gouvernement, l'armée et le pouvoir judiciaire à propos de la loi avant de décider s'il doit la signer ou non d'ici la date butoir du 10 juillet. S'il ne le fait pas, il peut renvoyer la loi au parlement pour qu'elle y soit réexaminée.
"Dans ce cas, certains cercles proches du gouvernement pourraient objecter qu'il y a entrave aux mesures de démocratisation", écrit l'éditorialiste du journal Radikal, Murat Yetkin, en ajoutant qu'une nouvelle version de la loi pourrait prendre forme en septembre ou en octobre.
Cette loi prévoit que les tribunaux civils jugent les membres des forces armées qui sont accusés de crimes comme menaces à la sécurité nationale, violations de la Constitution, organisation de groupes armés et tentatives de renversement du gouvernement.
La rivalité entre l'armée et le gouvernement est montée d'un cran en juin avec l'annonce d'un complot ourdi par une frange des forces armées pour fragiliser le gouvernement. Le chef des forces armées a assuré que ces accusations relevaient d'une campagne de diffamation destinée à diviser l'institution militaire.
Un procureur militaire avait estimé que l'on manquait d'éléments pour ouvrir une enquête sur ce complot présumé, mais le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, s'est engagé à ce que l'affaire soit confiée à des procureurs civils.
La justice turque enquête actuellement sur le réseau d'extrême droite "Ergenekon", accusé d'avoir organisé un complot contre l'exécutif. Des officiers à la retraite ou d'active ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête.
REUTERS

 
L'armée turque exprime ses inquiétudes au président à propos d'une loi

AFP, le 6 juillet 2009 à 16h26
ANKARA, 6 juil 2009 (AFP) - L'armée turque, préoccupée par un amendement législatif qui permet aux tribunaux civils de juger les militaires, a transmis ses inquiétudes au chef de l'Etat Abdullah Gül, qui doit se prononcer sur l'affaire, a indiqué lundi une source proche du dossier.
Cette loi, demandée de longue date par l'Union européenne à laquelle la Turquie souhaite adhérer, a été votée à la hâte fin juin au Parlement, attisant les tensions entre le gouvernement islamo-conservateur, l'armée et l'opposition pro-laïque.
"Il y des aspects de l'amendement qui inquiètent" les militaires de l'état-major, a souligné cette source à l'AFP qui a requis l'anonymat. "Ils ont transmis leur vues au département des affaires juridiques de la présidence", a-t-on indiqué de même source, sans d'autres détails.
Le journal Milliyet a indiqué lors du week-end que l'armée juge l'amendement à la loi contraire à la Constitution ainsi qu'à l'inviolabilité des zones militaires.
L'état-major pense que la loi sera source de polémique entre procureurs civils et militaires, selon le quotidien.
Elle ouvre la possibilité pour les tribunaux civils de juger des militaires en temps de paix pour tentative de renversement du gouvernement, atteinte à la sécurité nationale, crime organisé ou violation de la Constitution.
Elle délègue également aux tribunaux civils la faculté de juger des civils en temps de paix pour des délits relevant aujourd'hui du code pénal militaire.
Le président de la République a en principe jusqu'au 14 juillet pour décider s'il approuve ou rejette la loi. De l'avis général il devrait se prononcer cette semaine.
Cet amendement controversé intervient en plein regain de tensions entre l'armée et le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) après la publication le mois dernier dans un quotidien d'un présumé document interne de l'armée, faisant état d'une volonté de discréditer l'AKP.
L'armée, qui a renversé quatre gouvernements depuis 1960, a annoncé que le document est un faux et a dénoncé une "campagne de diffamation" la visant alors que l'AKP a saisi la justice civile.
L'officier supposé avoir rédigé ce plan a été arrêté la semaine dernière par une Cour d'Istanbul avant d'être libéré moins de 24 heures après, pour manque de preuves.



 

Quatre soldats étrangers tués dans le nord de l'Afghanistan

Reuters- 06 juillet 09

Quatre soldats étrangers de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) ont été tués dans l'explosion d'une bombe à Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan, rapportent un porte-parole de l'Otan et un responsable de la police afghane.

Au total, six personnes, dont deux civils afghans, ont été tuées par l'engin qui a explosé au passage des militaires, selon le chef de la police de Kunduz. "Il s'agit d'une patrouille commune de la police et de l'Otan qui a été touchée par une bombe à l'est de la ville", a-t-il précisé.

Le porte-parole de l'Alliance n'a pas fourni plus de détails sur les circonstances de l'attaque et n'a pas précisé la nationalité des victimes.

L'Allemagne a déployé quelque 3.700 soldats en Afghanistan, dont la plupart sont basés à Kunduz et dans d'autres provinces du Nord.

A Berlin, un porte-parole du ministère allemand de la Défense a déclaré que les soldats tués étaient sans doute américains et non allemands. Aucune confirmation n'a été fournie par l'état-major américain en Afghanistan.

Il s'agit de l'agression la plus meurtrière de ces dernières semaines visant des troupes étrangères dans une région considérée comme relativement sûre par rapport au sud et à l'est du pays, fiefs des taliban. Trois soldats allemands avaient été tués au mois de juin dans une embuscade près de Kunduz.

Bureau de Kaboul, version française Pierre Sérisier


 

 

Taliban bomb near NATO base, two Afghans killed: army

KANDAHAR, Afghanistan (AFP) — A suicide car bomb has exploded near the main gate of a massive NATO military base in the southern city of Kandahar, killing two Afghans and wounding 13, according to an army general.

The insurgent Taliban movement said the attack was carried out by one of its followers and the target had been US vehicles entering the Kandahar Air Field about 10 kilometres (six miles) outside the city.

The vast complex houses thousands of international troops, including some of the US reinforcements sent by US President Barack Obama this year as part of his new strategy to defeat the Taliban, as well as Afghan soldiers.

General Shair Mohammad Zazai said the bomber had not intended to attack the base but blew himself up at a nearby Afghan army checkpoint for vehicles en route into the city. Police said however his target was not clear.

"Twelve civilians and two Afghan National Army soldiers were wounded," said Zazai, the Afghan army corps commander for the southern region. One of the civilians died later and another person was killed outright, he said.

The attacker had blown himself up in a group of vehicles waiting to be searched before entering Kandahar city on a road from the border with Pakistan, the general said.

The regional border police commander, General Safiullah Hakim, said one of the dead men was a truck driver. It could not be ruled out that the attacker was targeting the base, he said.

An AFP reporter at the scene said the explosion took place about 50 metres (yards) from the first gate into the base. Two vehicles trying to enter were damaged -- one carrying concrete barriers and the other loaded with armoured vehicles.

The NATO-led International Security Assistance Force confirmed the explosion but said its troops were not affected.

Taliban spokesman Yousuf Ahmadi claimed the attack on behalf of his organisation, and said a dozen US soldiers were killed. Taliban information about death tolls is often incorrect or exaggerated.

The hardline Islamic insurgents have carried out a wave of suicide bombings in the past four years as part of a growing campaign against the internationally backed government of Afghan President Hamid Karzai.

The Kandahar air field is one of the biggest bases in Afghanistan for the tens of thousands of foreign soldiers deployed to help the fragile Afghan government fight the extremists.

About 4,000 troops flooded into Taliban strongholds in adjacent Helmand province on Thursday, as part of Washington's new strategy to turn the tide on the insurgency.

Their aim is to drive out insurgents and establish security so Afghans can vote in August presidential and provincial council elections.

AFP- Le 06 juillet 2009


 

Iran: Le "plan B" d'Israël

 

Lundi 06 Juillet 2009

Par Marianne ENAULT

 

Selon les médias israéliens, l'Etat hébreu a demandé à ses alliés, Etats-Unis en tête, de passer au "plan B" dans le dossier du nucléaire iranien. Interrogé sur ABC, le vice-président américain, Joe Biden, a estimé qu'Israël pouvait "déterminer par lui-même ce qui est dans son intérêt". Barack Obama n'est pas vraiment de cet avis: il a une nouvelle fois rappelé son intention de négocier.

 

"Israël recherche un 'plan B' dans le cas où les pourparlers Etats-Unis-Iran échoueraient". Dans son édition de lundi, le quotidien israélien Haaretz rapporte les inquiétudes israéliennes, après la réélection contestée du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad. Selon le journal, Israël aurait donc demandé à ses partenaires - les Etats-Unis, bien sûr, mais aussi l'Allemagne, la France, la Russie et le Japon -, de préparer "un plan B" si l'offre de dialogue proposée par Washington à Téhéran venait à échouer. Celui-ci devrait, selon l'Etat hébreu, inclure des "sanctions paralysantes". Selon le Haaretz, après les récents événements en Iran, "les services secrets israéliens pensent que les chances que le dialogue commence sont proches de zéro". Reste à savoir si cela implique des frappes sur le territoire iranien. Selon le Sunday Times, l'Arabie saoudite aurait, dans cette hypothèse, donné son accord tacite au gouvernement israélien pour un survol de son territoire. Israël a démenti cette information.

Sur ce sujet, le vice-président américain Joe Biden a tenu des propos ambigus dimanche sur la chaîne ABC. "Israël peut déterminer par lui-même, c'est une nation souveraine, ce qui est dans son intérêt et ce qu'il décide de faire vis-à-vis de l'Iran et de quiconque", a-t-il ainsi déclaré. "Que nous soyons d'accord ou non. Ils ont le droit de le faire (...) Nous ne pouvons dicter à une autre nation souveraine ce qu'elle peut faire et ne pas faire, quand elle décide, si elle décide, qu'elle est menacée dans son existence", a-t-il encore ajouté. Des propos interprétés à Téhéran comme un blanc-seing donné à l'armée israélienne pour bombarder les installations nucléaires iraniennes, que la communauté internationale soupçonne de visées militaires. "Les Etats-Unis et Israël savent tous deux la conséquence qu'aurait une décision erronée", a ainsi commenté le chef du comité parlementaire sur la sécurité nationale Aladdin Broujerdi, rapporte le Jerusalem Post. Et de promettre des actions "réelles et décisives" en cas d'attaque.

Obama croit toujours au dialogue

Officiellement toutefois, les Etats-Unis soutiennent toujours la voie diplomatique pour régler la question du nucléaire iranien. Dans un entretien accordé au New York Times et publié dimanche, Barack Obama fait part de sa détermination à mener à bien les négociations. "Nous avons offert à l'Iran une voie pour rejoindre la communauté internationale", rappelle-t-il, estimant qu'elle est toujours valable en dépit de la répression des manifestants qui contestent le résultat de l'élection présidentielle du 12 juin dernier. Et d'ajouter qu'il attend des progrès d'ici à la fin de l'année, faute de quoi il n'exclut pas "une gamme de mesures" à l'encontre de Téhéran.

Mais selon le quotidien Haaretz, les négociateurs américains auraient fait part à des officiels israéliens de leur scepticisme sur les chances de succès du dialogue. Problème pour les Etats-Unis, ils peuvent difficilement adopter un ton plus ferme, du moins dans l'immédiat, au risque de voir leur offre de dialogue considérée par Téhéran comme n'ayant jamais été sérieuse. Interrogé dans l'émission Fox News Sunday, le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, a lui estimé qu'une attaque visant les installations nucléaires iraniennes pourrait s'avérer "extrêmement déstabilisante". "Il est impossible de prédire les conséquences", a-t-il ajouté, estimant toutefois que l'option militaire ne devait pas être écartée. Pour le moment, le gouvernement Ahmadinejad II est resté plutôt discret sur ses intentions.

 

(Source: "leJDD.fr" (hebdomadaire- France) le 06 juillet 09)

lien: http://www.lejdd.fr/cmc/international/200928/iran-le-plan-b-d-israel_226547.html

 
 
 


 

 

 

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