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TUNISNEWS
8 ème année, N° 3150 du 06.01.2009
 archives : www.tunisnews.net  
FIDH & OMCT: Tunisie: Campagne de diffamation à l'encontre de Mme Sihem Bensedrine
AFP: Attentat de Djerba: l'ombre de Khalid Cheikh Mohammed sur la cour d'assises
Le Monde: Christian Ganczarski avait été repéré par la police allemande
Sihem Bensedrine: L’épreuve de Gaza et la faillite de la « communauté internationale »
Taïeb Moalla: Gaza  - « Ils sont coincés comme des rats »
Taïeb Moalla: Gaza en quelques mots
Le Monde: Nouvelle expansion pour l'Hollywood tunisien
AFP: L’Algérie déplore le caractère “politique” du secrétariat de l’UPM
 

Liste actualisée des signataires de l'initiative du Droit de Retour :
http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html

Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l'initiative :
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APPEL URGENT - L’OBSERVATOIRE

TUN 001 / 0109 / OBS 001

Campagne de diffamation / Harcèlement

Tunisie

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en Tunisie.

Description des faits :

L’Observatoire a été informé de sources fiables d’actes de harcèlement et d’une campagne de diffamation menée à l’encontre de Mme Sihem Bensedrine, porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) et rédactrice en chef du journal en ligne Kalima.

Selon les informations reçues, le 11 décembre 2008, United Press International a publié dans une dépêche des accusations portées par un ancien journaliste de Kalima qui aurait subi des pressions pour rallier une entreprise de déstabilisation de Kalima et du CNLT qui serait orchestrée et financée par l’Agence tunisienne de communication extérieure (ATCE). Ce journaliste accuse notamment Mme Bensedrine “d’extorsion et de spéculation sur les droits de l’Homme”, de percevoir des sommes d’argent qui dépassent le demi-million d’euros de diverses parties étrangères et de mener un “groupe d’opportunistes qui infectent le paysage des droits de l’Homme en Tunisie”. Ces accusations ont ensuite été relayées dans divers journaux tunisiens (Quotidien, Al Chourouq, Al Hadeth, Likollennas, Assarih, Al Mulahedh, etc.), arabes (Al Charq au Liban, La Gazette du Maroc, Rose El Youssef en Egypte, etc.) et européens (TDG blog en Suisse, Middle East Online à Londres, Africa live en Allemagne, etc.) ainsi que par des chaînes de télévision libanaises.

L’Observatoire craint que cette nouvelle campagne de diffamation à l’encontre de Mme Bensedrine soit menée en représailles suite à sa participation, comme témoin, au procès mené devant la Cour d’assises du Bas Rhin contre M. Khaled Ben Saïd, ancien Vice-consul à Strasbourg et ancien commissaire de police à Jendouba, reconnu coupable d’avoir donné l’instruction de commettre des crimes de torture et des actes de barbarie et condamné le 15 décembre 2008 à huit ans de prison par contumace.

L’Observatoire rappelle en outre que Kalima et ses collaborateurs ont régulièrement fait l’objet d’actes de harcèlement. Toutefois ceux-ci se sont intensifiés depuis octobre 2008. Le 8 octobre 2008, le site de Kalima hébergé en Europe a été piraté et vidé de son contenu. Le 27 octobre, Mme Néziha Rjiba, également rédactrice en chef de Kalima, a été convoquée devant le Procureur de la République après avoir mis en cause les services tunisiens suite à la destruction du site web de Kalima. M. Dhafer Otay, coordinateur de Radio Kalima, et Mme Faten Hamdi, journaliste à Radio Kalima, ont également été interpellés et violentés par des policiers au cours de novembre 2008. M. Omar Mestiri, le directeur de la rédaction de Kalima, a quant à lui reçu en novembre une injonction d’exécuter une décision de redressement fiscal de 33 000 dinars tunisiens. Ce redressement porte sur une période pendant laquelle M. Mestiri n’avait aucun revenu, ayant été soumis à une assignation à résidence dans le district de Tunis sur une période de deux ans suite à une décision du juge d’instruction émise en mai 1999, en relation avec ses activités en tant que secrétaire général du CNLT. Enfin, le 10 décembre 2008, M. Lotfi Hidouri, secrétaire de rédaction de l’édition écrite du journal, a été interpellé à l’aéroport de Tunis alors qu’il se rendait au Forum de la presse arabe à Beyrouth.

L’Observatoire réaffirme sa préoccupation quant à la poursuite de la répression par les autorités tunisiennes de toute personne qui promeut et défend les droits de l’Homme, et rappelle que conformément à l’article 1 de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”.

Actions demandées :

L’Observatoire vous prie d’écrire aux autorités tunisiennes et de leur demander de :

i. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et morale de Mme Sihem Bensedrine et de l’ensemble des collaborateurs de Kalima ;

ii. Mettre un terme immédiat à toute forme de harcèlement, y compris judiciaire, à l’encontre de Mme Sihem Bensedrine, de l’ensemble des collaborateurs de Kalima ainsi qu’à l’encontre de tous les défenseurs des droits de l’Homme tunisiens ;

iii. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, et plus particulièrement à son article 1 susmentionné, ainsi que son article 12.2, qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration” ;

iv. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la Tunisie.

Adresses:

· M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République, Palais de Carthage, 2016 Carthage, Tunisie, Fax : +216 71 744 721 ou +216 71 731 009

· M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministre, Secrétariat Général du Gouvernement, Rue de la Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 562 378

· M. Rafik Belhaj Kacem, Ministère de l’Intérieur et du Développement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Fax : ++ 216 71 340 888 ; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

· M. Kamel Morjane, Ministère de la Défense Nationale, Avenue Bab Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 561 804

· M. Bechir Tekkari, Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 568 106 ; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

· Ambassadeur de la Tunisie devant les Nations Unies à Genève, Mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, 58 Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 Genève 19, Suisse, Fax : +41 22 734 06 63 ; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

· Ambassade de la Tunisie à Bruxelles, 278 avenue de Tervueren, 1150 Woluwe-Saint-Pierre, Belgique, Fax : + 32 2 771 94 33 ; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

***

Paris - Genève, le 6 janvier 2009

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

 

L’Observatoire a été lauréat 1998 du prix des Droits de l’Homme de la République Française.

 

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :

E-mail : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 20 11 / 33 1 43 55 18 80

Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29

Attentat de Djerba: l'ombre de Khalid Cheikh Mohammed sur la cour d'assises

 AFP Publié le 06 janvier 2009
L'ombre de Khalid Cheikh Mohammed, figure d'Al Qaïda et grand absent du procès ouvert lundi pour complicité dans les attentats contre une synagogue de Djerba en 2002, a plané mardi sur la cour d'assises spéciale de Paris.
Accusé d'en avoir été l'instigateur et le donneur-d'ordre, le Pakistanais, considéré comme le cerveau des attaques du 11 septembre 2001, est actuellement jugé par la justice militaire américaine à Guantanamo, devant laquelle il plaide coupable et risque la peine de mort.
Dans l'affaire de Djerba, il n'a pas été entendu par le juge d'instruction Jean-Louis Bruguière, n'a fourni aucun témoignage et il n'a jamais été question qu'il puisse comparaître devant la cour composée de sept magistrats et présidée par Yves Jacob.
C'est ce que regrette l'autre principal accusé, l'Allemand converti à l'islam, Christian Ganczarski, lui aussi accusé de complicité avec le kamikaze Nizar Nawar, qui a tué, en faisant exploser son camion piégé contre la synagogue, 21 personnes, dont 14 Allemands, 5 Tunisiens et 2 Français.
"Les victimes et moi-même avons le droit de connaître la vérité", a-t-il dit. "Il s'agit d'assassinat, je suis mis en cause dans une affaire dont je ne suis pas l'auteur (...) Khalid Cheikh Mohammed est la personne qui sait des choses sur cet attentat, mais elle n'est pas entendue".
Christian Ganczarski est accusé d'avoir donné le feu vert à l'attentat lors d'un coup de fil que lui a passé le kamikaze. Il avait ensuite tenté de contacter Khalid Cheikh Mohammed quelques minutes avant de se faire sauter.
"Je ne souhaite pas qu'il vienne ou que l'on organise une vidéo-conférence, je souhaite qu'il fasse une déclaration écrite", a ajouté Christian Ganczarski, 42 ans, qui a ajouté: "Il faut que ce témoin important puisse témoigner d'une façon ou d'une autre".
Son défenseur, Me Sébastien Bono, et celui du troisième accusé, Walid Nawar, frère du kamikaze, ont demandé au président Jacob de décider un report du procès, en attendant de trouver un moyen d'interroger celui que les Américains désignent par ses initiales en anglais, KSM.
"C'est peut-être la seule personne vivante qui sache tout de cet attentat", a plaidé Me Bono, qui suggère l'organisation d'une liaison en vidéo-conférence avec Guantanamo. "Il va être exécuté aux Etats-Unis. Si vous ne demandez pas son témoignage, la cour sera privée de l'unique témoin", a fait valoir l'avocat.
Mais pour l'avocat général Christophe Tessier et pour Me Georges Holleaux, le principal défenseur des parties civiles (parents d'un touriste français tué dans l'explosion), le procès peut et doit avoir lieu en l'absence de KSM.
"Tout le monde sait", a lancé Christophe Tessier, "que les déclarations faites à Guantanamo sont obtenues dans des conditions qui vous mettraient, Monsieur le président, dans des conditions difficiles..."
"Et une vidéo-conférence", a-t-il ajouté, "n'est pas une solution: "Khalid Cheikh Mohammed est accusé et tout accusé doit selon la loi assister à tous les débats. Il peut être jugé par défaut, puisque bien évidemment il ne peut pas venir à l'audience".
Et pour Me Holleaux, "nous avons deux accusés présents, nous avons des familles depuis sept ans dans la souffrance... Qu'on ne nous dise pas qu'il faut renvoyer le procès ! Un co-accusé qui ne se présente pas peut être jugé, le code le prévoit. Ce procès doit se tenir".
Le président Jacob a ordonné un "sursis à statuer", assurant qu'il prendrait rapidement une décision sur la demande de report du procès, et ordonné que commence l'interrogatoire des témoins.


 

Compte rendu
Christian Ganczarski avait été repéré par la police allemande
 

Sa barbe est longue, mais pas très fournie, et une tâche brune apparaît sur son front, provoquée par d'intenses séances de prières. Christian Ganczarski, 44 ans, arbore les marques de sa foi. Cet Allemand né en Pologne comparaît depuis lundi 5 janvier devant la cour d'assises de Paris. Assis dans le box, les yeux fermés, il psalmodie. Un interprète franco-allemand assure la traduction.

Christian Ganczarski est accusé d'avoir coorganisé l'attentat au camion piégé contre une synagogue de Djerba, en Tunisie, le 11 avril 2002. Ce, en compagnie de Khaled Cheikh Mohamed, considéré comme le numéro trois d'Al-Qaida, (le Monde du 6 janvier). La présence de deux Français - Paul Sauvage, 75 ans, et Mohamed Fatmi, 50 ans - parmi les 21 tués lors de cette attaque, avait entraîné l'ouverture d'une information judiciaire à Paris, instruite par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière. Cette enquête avait mis au jour les complicités dont avait bénéficié sur le territoire national le kamikaze qui conduisait le camion, le Tunisien Nizar Naouar.
En revanche, c'est le travail de la police allemande qui a permis de confondre Christian Ganczarski. A la suite des attaques du 11 septembre 2001, ce militant islamiste avait été placé sur écoute. L'une d'elles, du 11 avril 2002, quelques heures avant l'attentat de Djerba, prouve qu'il était en relation avec Nizar Naouar. Interrogé à dix-huit reprises par les enquêteurs, Christian Ganczarski avait pourtant été relâché. Le parquet fédéral, qui avait demandé un mandat d'arrêt à son encontre, n'avait pas été suivi par la Cour suprême. Pour la haute juridiction d'outre-Rhin, ces écoutes ne constituaient pas une charge suffisante. A cette époque, le code pénal allemand ne réprimait pas les personnes ayant des liens avec des organisations terroristes étrangères.
Christian Ganczarski échappe à la justice allemande et se rend en Arabie saoudite avec un visa de pèlerin. Il y est interpellé en mars 2003, après l'expiration de son visa. Deux mois plus tard, les autorités saoudiennes l'expulsent officiellement vers l'Allemagne, mais sur un vol Air France avec une escale à Roissy. Entretemps, les policiers allemands ont transmis à leurs collègues français leurs informations sur Ganczarski. Les lois antiterroristes en vigueur en France - notamment l'incrimination d'association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste - permettent de poursuivre le suspect. Ce qui est fait le 3 juin 2003, lorsque l'avion à bord duquel Ganczarski avait été placé se pose à Roissy. L'Allemagne n'a pas réclamé l'extradition de son ressortissant. Depuis, outre-Rhin, l'arsenal juridique contre le terrorisme a été renforcé.
Yves Bordenave
(Source:  "Le Monde" (Quotidien - France) le 7 janvier 2009)
 
 

L’épreuve de Gaza et la faillite de la « communauté internationale »

Publié par Sihem Bensedrine dans Actuel, Janvier 04, 2009

Il est de ces conflits armés dont la particularité est d’emporter avec eux non seulement des vies humaines et des espoirs déçus, mais aussi l’honneur de communautés ou d’institutions qui s’y sont compromises. Celui qui oppose aujourd’hui les Palestiniens de Gaza à la machine de guerre israélienne qui a transformé, depuis maintenant 7 jours, le ciel de Gaza en couvercle de projectiles crachant la mort, est de cette nature.
Dans cette épreuve à laquelle est soumis un peuple spolié de sa terre et de tous ses droits élémentaires depuis maintenant 60 ans, on ne peut que constater la déconfiture de ce que l’on nomme communément la « communauté internationale », un concept supposé recouvrir l’ensemble des Etats influents de la planète sensés représenter la « conscience » du monde ; une « communauté internationale » qui a tourné le dos à son référentiel, la déclaration universelle des droits de l’homme, qui, ironie de l’histoire, a elle aussi 60 ans.

 

 Un Etat voyou face à l’impuissance collective
Après avoir renié les Accords d’Oslo et bloqué toute issue à une négociation de paix juste, Israël n’a eu de cesse d’étendre ses colonies, de multiplier les provocations et de grignoter la maigre bande de territoire qu’il concédait à une « Autorité palestinienne » (AP) privée de tout attribut de souveraineté et dont les dirigeants étaient réduits à quémander des laissez-passer aux militaires israéliens pour se déplacer en dehors de leur « Bantoustan ».  Ce faisant, il balisait la route à la montée des radicalismes, l'extrémisme appelant l'extrémisme, et ne laissait d’autre choix à une population excédée par les humiliations répétées que de s’en remettre à ceux qui savaient exprimer ses ressentiments.

C’est ainsi que le mouvement islamiste du Hamas arrive au pouvoir à l’issue d’élections démocratiques en janvier 2006 ; élections dont la régularité avait été supervisée par l’Union Européenne, faut-il le préciser.  Mais Israël n’assume pas les conséquences de sa politique de la terre brûlée et ne se remet pas de l’arrivée au pouvoir du Hamas ; il parvient à imposer sa politique à l’UE comme aux USA qui s’alignent sur sa politique sans états d’âmes ; A leur tour ils ne reconnaissent pas les résultats du scrutin et coupent brutalement les vivres à l’AP vivant  sous perfusion européenne. Ici la démocratie n’a plus cours et l’Etat « voyou » impose sa loi.
Israël serre encore plus l’étau sur les Palestiniens et soumet La Cisjordanie et Gaza - cette bande longue de 45km et profonde de 10 km et dont plus du tiers est confisqué par les colonies israéliennes - à un régime de bouclage le plus sévère qu’ait connu l’histoire contemporaine.

Après avoir presque achevé la construction d’un mur trois fois plus haut et deux fois plus large que le mur de Berlin (près de 700 km), Israël annexe une partie substantielle de la Cisjordanie, procède à un énième déplacement de palestiniens (28 000 en 3 ans), après avoir détruit les maisons et arraché les oliveraies ; tout cela en violation de l'arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) émis le 9 juillet 2004, qui a jugé ce mur illégal et « contraire au droit international ».
Non seulement Israël ne démantèle pas le mur, mais il va resserrer davantage les barrages militaires autour des villes palestiniennes, y enfermant efficacement ses habitants et les transformant en autant de prisons à ciel ouvert, dont les prisonniers purgent une peine indéfinie pour un crime défini, celui d’être Palestiniens.

 Selon l’Office des Nations unies pour les Affaires humanitaires dans les territoires occupés (OCHA) il existe en mars 2008 pas moins de 546 obstacles physiques  entre check points, barrages routiers et portails. Faut-il préciser que ce bouclage des territoires anéantit l’économie palestinienne et réduit 50% de la population à vivre en dessous du seuil de pauvreté, selon les estimations de la Banque Mondiale.

Gaza ne cesse de payer le prix fort pour avoir voté pour un gouvernement qui n’a pas les faveurs de la « communauté internationale » ; Israël opte pour la politique de la mort lente en empêchant tout ravitaillement de Gaza en biens essentiels, ne laissant d’autre choix à la population que l’insurrection. Etouffés, les Gazaouis franchissent en juillet 2008 la frontière avec l'Egypte au poste de Rafah pour se ravitailler. Au plus fort des bombardements sur Gaza à la fin décembre, ce poste restera désespérément fermé par l’Égypte, qui a achevé ainsi de se déshonorer, ajoutant à l’impuissance, la complicité avec la puissance occupante israélienne.

Quant à l’attitude de la Ligue des Etats arabes, il est tout simplement superflu de l’évoquer ; avait-elle besoin de cette guerre pour achever de se discréditer, ne parvenant même pas à convoquer un sommet?  L’occupation de l’Irak l’avait déjà reléguée au statut de pièce de musée dont le rôle est de témoigner du degré de soumission à la volonté impériale.
 
Débâcle diplomatique et complicité ouverte
 

 

 
 

 

A la catastrophe humanitaire, répond la débâcle diplomatique de ce qu’il est convenu d’appeler la « communauté internationale » qui s’était donné pour tâche, rappelons-le, de résoudre le conflit israélo palestinien !

Sans surprise, l’administration Bush condamne les tirs de roquette du Hamas, oubliant jusqu’à l’existence même des bombardements israéliens. Le président américain , dans une allocution diffusée samedi 3 janvier, « impute au Hamas l'entière responsabilité de la situation actuelle et refuse un «cessez-le-feu unilatéral» qui ne serait pas assorti de mécanismes de contrôle et qui permettrait au Hamas de continuer ses tirs de roquettes sur Israël à partir de la bande de Gaza ». Comment appeler ce comportement irresponsable de la part de la première puissance mondiale, sinon un blanc seing donné à Israël pour qu’il poursuive ses massacres !

Plus lisse, la présidence de l’Union Européenne renvoie dos à dos bourreau et victime ; elle commencera par dénoncer « la poursuite des tirs de roquettes visant le territoire israélien à partir de Gaza » tout en déplorant « le très grand nombre de victimes civiles. Se bornant à condamner « l’usage disproportionné de la force ».
Jamais autant que sous la présidence française, Israël n’a eu de tels privilèges avec l’UE qui vient d’accorder le statut avancé à Israël dans le cadre de la politique européenne de voisinage (PEV). Le 9 décembre dernier et sous l’impulsion de la présidence française, le principe de « rehausser » les relations entre Israël et l’Union européenne a été accepté.

Ce statut place Israël au niveau de quasi membre de l’UE. Il est désormais associé aux consultations de l’UE sur les problèmes stratégiques ; Il participe aux réunions des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne ; les responsables du ministère des affaires étrangères israéliens seront invités régulièrement aux comités pour la politique et la sécurité de l’Union. Les experts israéliens seront invités systématiquement dans les comités travaillant notamment sur le processus de paix, les droits humains, l’antisémitisme, la lutte contre le terrorisme et le crime organisé ;  les responsables israéliens seront également associés à la politique étrangère et de sécurité de l’Union européenne et participeront aux réunions du conseil de l’Europe sur l’économie, les finances, les transports, la sécurité, l’énergie et l’éducation.

Ce statut privilégié était supposé donner à l’UE les moyens d’agir sur le conflit israélo-palestinien, c’est du moins ainsi qu’il avait été vendu. On sait aujourd’hui qui influe sur qui et combien l’Union européenne est impuissante à agir sur la politique israélienne qui ne lui laisse que le rôle de pompier chargé de reconstruire laborieusement ce que l’armée israélienne aura détruit pour la énième fois.

Faut-il noter que ce « statut avancé » a été accordé le même jour où l’expert de l’ONU sur les droits humains dans les territoires palestiniens, Richard Falk, Déclarait « Au minimum, un effort urgent devrait être mis en œuvre par les Nations Unies pour appliquer la norme de la 'responsabilité de protéger' une population civile soumise à une punition collective équivalent à un crime contre l'humanité », estimant que « la CPI devrait enquêter sur cette situation afin de déterminer si les dirigeants civils et militaires israéliens responsables du siège de Gaza ne devraient pas être inculpés et poursuivis pour violation du droit pénal international. »

Quant à l’ONU qui a collectionné le plus grand nombre de résolutions sur la Palestine restées lettres mortes et dont les bâtiments à Gaza avaient été la cible des bombardements israéliens, elle ne sera même pas capable d’adopter une résolution du Conseil de sécurité présentée par le groupe arabe condamnant les violences des deux côtés ! Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon déclarera « J'ai condamné, à mainte reprises les tirs de roquettes du Hamas visant Israël. Tout en admettant le droit à l'auto-défense d'Israël, je condamne aussi Israël pour avoir recouru à la force de manière excessive dans la bande de Gaza ». On est loin de la fermeté des propos du rapporteur spécial sur les droits humains dans les territoires palestiniens et gageons que rien ne sera entrepris avant l’extermination d’une grande partie de ce qui reste de population à Gaza avec l’attaque terrestre.

Aujourd‘hui la « communauté internationale » a achevé de se déshonorer et ne peut plus prétendre à représenter la conscience du monde ; Heureusement que cette conscience existe encore et s’est exprimée à travers les manifestations d’hommes et de femmes libres, qui sont sortis ce samedi 3 janvier dans les rues des principales villes du monde, pour dire non à ce crime contre l’humanité.

Les peuples n’ont plus foi dans les institutions officielles qui régissent la planète et cette situation est extrêmement dangereuse pour la stabilité et la paix dans le monde. Est-ce que ceux qui président aux destinées de l’Europe et des USA sont conscients qu’ils ne sont pas en train de défendre leurs intérêts, ni ceux de la «communauté internationale», mais ceux d’une poignée d’extrémistes du Likoud ?

(Source: le site de "Kalima" le 4 janvier 2009)

Lien: http://www.kalimatunisie.com/fr/11/actuel/169/

 


 

Gaza
« Ils sont coincés comme des rats »

Depuis le 27 décembre, date du début de la vaste offensive israélienne dans la bande de Gaza, Marie-Claude Tadros Giguère, 72 ans, se sent aussi triste que désespérée.

La québécoise d’origine palestinienne est scotchée devant son téléviseur à longueur de journée. Elle se tient également informée en téléphonant à un de ses neveux qui réside à Jérusalem. « Il me raconte à quel point les gens de Gaza manquent de tout. Ils sont coincés comme des rats et ils ont très peur. C’est l’occupation israélienne dans toute sa splendeur », ironise la retraitée qui a reçu le Journal, lundi, dans son domicile du secteur de Sainte-Foy.

Même si aucun membre de sa famille proche ne réside actuellement à Gaza, l’offensive israélienne rappelle de mauvais souvenirs à la québéco-palestinienne. « En 1948, ma famille a été expulsée de la ville de Jaffa (un territoire aujourd’hui israélien). Depuis plus de 60 ans, c’est la même histoire d’occupation militaire qui se répète », clame-t-elle, au bord des larmes.

Interrogée à propos des roquettes lancées régulièrement par la branche armée du Hamas contre les villes israéliennes limitrophes de Gaza, Marie-Claude Tadros Giguère se montre catégorique. « Ce n’est rien en comparaison avec les incursions militaires israéliennes et avec la violence quotidienne que représente l’occupation d’un territoire », réplique-t-elle.

Rejetant du revers de la main le grief israélien selon lequel les activistes du Hamas se camouflent parmi la population civile de Gaza, elle lance que « les militants de cette mouvance ne se cachent pas. Ils font partie du peuple et ils ont été élus démocratiquement (lors des élections législatives de janvier 2006) ».

De confession catholique, Mme Tadros Giguère n’hésite pas à afficher sa sympathie envers le mouvement islamiste. « Je suis sûre que tout le monde dans les territoires occupés est pour le Hamas. Moi même si j’étais là bas, je leur serais favorable, confesse-t-elle. On est rendu à un point où celui qui résiste nous donne l’espoir. Avant, c’était l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) et le Fatah de Yasser Arafat qui incarnaient la résistance. Aujourd’hui, c’est le mouvement islamiste qui la représente. »

La Coalition de Québec pour la paix se réunit ce lundi soir pour décider d’éventuelles actions de protestation en ville. « Un communiqué de presse, une pétition ou une manifestation ne changeront probablement rien à la situation sur place, souffle Marie-Claude Tadros Giguère. Mais au moins, on aura réussi à exprimer notre solidarité. »
(Source: "Le Journal de Quebec" le 5 janvier 2009)
 


 
 

Proche-Orient
 
Gaza en quelques mots


Taïeb Moalla

Au cours des dernières années, l’étroite bande de Gaza, dont la superficie est d’à peine 365 km2, est au cœur de l’actualité du Proche-Orient.
Sous contrôle égyptien entre 1948 et 1967, Gaza est occupée militairement par Israël après la guerre éclair des Six jours qui opposa l’Égypte à l’État hébreu. Au fil des années, des milliers de colons juifs s’y installent progressivement. En 2005, après 38 ans d’occupation, Israël décide d’évacuer ses colonies.
Aujourd’hui, ce territoire compte 1,5 million d’habitants et est un des plus densément peuplés au monde. Il est dirigé par le mouvement islamiste Hamas qui a remporté les élections législatives de janvier 2006 et qui a pris le contrôle complet de la bande après une lutte fratricide qui l’a opposé au Fatah (le parti du président palestinien Mahmoud Abbas), à l’été 2007.
À partir de cette date, Israël a qualifié ce territoire « d’entité hostile ». Les responsables de l’État juif déplorent les roquettes qui sont tirées à partir de Gaza sur des villes israéliennes.
Depuis le 27 décembre 2008, l’armée israélienne a lancé une vaste offensive aérienne, navale et terrestre contre Gaza. L’opération « plomb durci » vise officiellement à faire cesser les tirs de roquettes sur les localités israéliennes.
« Je ne crois pas à ce prétexte, réfute Rachad Antonius, professeur de sociologie à l’UQÀM et spécialiste du Proche-Orient. Le but premier d’Israël est de d’affaiblir militairement et politiquement le Hamas. Aussi, à l’approche des élections israéliennes (le 10 février), les politiciens veulent montrer qu’ils sont tough en n’hésitant pas à sacrifier quelques centaines de Palestiniens au nom de la défense d’Israël. »
Au dixième jour des attaques, quelque 555 Palestiniens, dont plusieurs civils, ont été tués. Côté israélien, on déplore quatre décès, dont un soldat.

(Source: "Le Journal de Quebec" le 5 janvier 2009)

Nouvelle expansion pour l'Hollywood tunisien

Homme d'affaires cosmopolite, producteur de cinéma et de télévision, patron de chaînes, le Tunisien Tarak Ben Ammar, 59 ans, apporte un soin particulier au fait de devenir un partenaire incontournable comme prestataire de services. Déterminé à faire des affaires avec Hollywood tout en maîtrisant le marché européen, la conquête des marchés de l'industrie cinématographique du Maghreb est tout aussi cruciale à ses yeux. Il s'était ainsi promis de planter des studios pharaoniques dans son pays natal. Il installa d'abord un vaste complexe, l'Empire Studios, à Hammamet : 10 hectares dévolus aux films bibliques, fictions religieuses, péplums, avec bâtiments antiques, ateliers de costumes, de décors, d'accessoires... C'est là que furent tournés Le Messie de Rossellini, Les Aventuriers de l'arche perdue de Spielberg, Jésus de Nazareth de Zeffirelli, La Dernière Légion de Doug Lefler ou Pompéi, Néron, Saint Pierre, des biographies d'empereurs, nombre de séries télévisées italiennes pour les chaînes de son associé Silvio Berlusconi. Actuellement en tournage, un Saint Augustin. Et, bientôt, un remake de Ben-Hur.

Ben Ammar, patron de l'imposant Quinta Communications Group, qui distribua La Passion du Christ, de son ami Mel Gibson, vient maintenant d'ouvrir un nouveau studio à Benarousse, à dix minutes de Tunis, sur un espace de 3 hectares prêté par l'Etat, une ancienne usine désaffectée. Giuseppe Tornatore vient d'y tourner Baaria, en y reconstituant la petite ville sicilienne où il passa son enfance. Une rue de 500 mètres reproduite à l'identique, 100 000 m3 de remblais : le décor a coûté plus de 15 millions d'euros. Quelque 30 000 figurants ont été mobilisés pour ce film produit par Quinta et Medusa Films (société de la fille de Berlusconi). Kila Nabil, son directeur de production, et Taoufik Guiga, son homme de main en Tunisie, se félicitent de la ressemblance physique de nombre de leurs concitoyens avec les Italiens. Et proposent des coûts défiant toute concurrence. Ici, la main-d'oeuvre coûte presque dix fois moins cher qu'ailleurs.

Pendant les Journées cinématographiques de Carthage, du 25 octobre au 1er novembre 2008, un riche producteur indien est venu visiter ces sites. Le nouvel atout de Quinta, qui détient le monopole des laboratoires français après le rachat de LTC et d'une partie d'Eclair, est le troisième site sur lequel il s'est installé, un magnifique terrain prêté par le Vatican. Il s'agit d'un laboratoire de développement, étalonnage, mixage, doté de machines dernier cri pour l'image, le son, les effets spéciaux. Il compte bien attirer là-bas des entrepreneurs du monde entier, et, grâce à son groupe qui contrôle toute la filière, des industries techniques à la distribution, devenir un acteur-clé de l'audiovisuel mondial.

Jean-Luc Douin
 
(Source:  "Le Monde" (Quotidien - France) le 6 janvier 2009)
 
L’Algérie déplore le caractère “politique” du secrétariat de l’UPM

Le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci a critiqué le caractère “politique” et pléthorique du secrétariat de l'Union pour la Méditerranée (UPM) suite aux décisions prises par les chefs de la diplomatie des pays membres en novembre à Marseille. Au cours d'un entretien lundi soir à la radio internationale algérienne rapporté par l'agence APS, M. Medelci a affirmé que les rôles au sein du secrétariat de l'UPM ont été “généreusement répartis” au cours de cette réunion. “Au lieu d'un secrétariat technique et compte tenu du choix des pays, on s'est retrouvé avec un secrétariat politique”, a-t-il dit, ajoutant: “Nous sommes sortis avec de nouvelles ambitions à Marseille qui nous ont parues   extravagantes”. “Au lieu d'un secrétariat léger et technique tel que décidé au sommet de   Paris”, qui a donné naissance en juillet dernier à l'UPM, la réunion de Marseille a décidé d'un “secrétariat composé de sept secrétaires généraux adjoints”, a relevé le ministre. Deux de ces postes ont notamment été attribués à l'Autorité palestinienne et Israël. M. Medelci a aussi déploré que le secrétaire général de l'organisation ne soit pas encore désigné - poste auquel l'Algérie “n'est pas candidate”- alors que la déclaration de Paris prévoyait qu'il serait opérationnel au 1er janvier 2009. Un consensus ministériel s'était dégagé à Marseille pour que l'UPM siège à Barcelone et que la Ligue arabe en soit membre à part entière en contrepartie d'un secrétariat général adjoint pour Israël. L'UPM comprend les 27 pays de l'Union européenne et douze partenaires du sud méditerranéen : Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Syrie, Autorité palestinienne, Tunisie, Turquie et Libye en qualité   d'observateur, ainsi que cinq Etats riverains du nord de la Méditerranée: Albanie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro et Monaco. AFP

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