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TUNISNEWS
8 ème année, N°  2783 du 06.01.2008
 archives : www.tunisnews.net

C.R.L.D.H. Tunisie: Non à cette politique de persécution

The Arab Program for Human Rights: Tunisia’s Activists are banned from Free Movement

Yahyaoui Mokhtar: Tiraillement politico-sportif sur fond de déséquilibre régional flagrant

AFP: Maroc: peines de prison pour "terrorisme" dans le procès de 51 islamistes

AFP: Bush au Proche-Orient: Al-Qaïda appelle ses militants à l'accueillir par des bombes

 


 

C.R.L.D.H. Tunisie

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme

 

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  - Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34

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 Non à cette politique de persécution

Le CRLDHT exprime ses vives inquiétudes quant aux graves atteintes de droits et les persécutions quotidiennes que subissent des prisonniers  tunisiens, victimes de torture et de punitions de tout genre, bafouant leurs droits les plus élémentaires à l’intégrité physique et morale et à la sécurité.

M. Mohamed Amine Jaziri, 28 ans, étudiant en 3ème cycle de droit et père d’un bébé de quelques mois, est détenu dans le cadre de la loi antiterroriste de décembre 2003 et poursuivi pour participation aux affrontements armés qu’a connu le pays et qui remontent à la fin de l’année 2006, il fait partie de ce qu’on appelle « Groupe de Soliman ». Il a été condamné la nuit du 29 décembre 2007 dans l’affaire n°4/14502 par la  4e chambre du Tribunal de première instance de Tunis, présidée par Mehrez Hammami à 30 ans de prison ferme pour «  appartenance à une organisation ayant adopté le terrorisme comme moyen de réaliser ses desseins ».

Cette lourde condamnation a été prononcée à la suite d’un procès inique dont les irrégularités ne se comptent plus à commencer par les  violentes agressions policières de la brigade d’intervention rapide qui ont été perpétrées contre les 30 prévenus dans la salle d’audience le 15 décembre 2007, sous le regard indifférent du juge Mehrez Hammami ou les graves  atteintes aux droits de la défense, marginalisée, empêchée de jouer son rôle et acculée au retrait à plusieurs reprises. …Ce procès a été dénoncé par tout le mouvement autonome des droits humains et notamment la LTDH, le CNLT, l’ALTT, l’AISPP et Liberté-Equité. 

 

M. Mohamed Amine Jaziri a été arrêté le 24 décembre 2006 et maintenu au secret pendant  près d’un mois. Sauvagement torturé, la police politique a procédé en outre à la falsification de la date de sa garde à vue sur le procès verbal où est notée la date du 22 janvier 2007, pour ne pas dépasser la durée maximum de six jours. 

 

Lors de la visite familiale du 31 décembre 2007, soit 36h après sa condamnation, Mohamed Amine Jaziri a avoué à son père que l’administration de la prison pénitentiaire de Mornaguia le prive depuis près de deux mois d’un lit  et d’un matelas et qu’il dormait cet hiver à même le sol… Inquiets, le père et la sœur ont demandé de rencontrer le directeur de la prison Ibrahim Mansour qui a nié les faits et agressé le père et la sœur pour avoir insisté sur le droit de leur enfant à des conditions de vie humaines.

 

En réalité, ce directeur et son adjoint Ali Jelassi ont décidé de punir ce prisonnier en raison de la plainte pour torture qu’a déposé Maître Raouf Ayadi, au nom de la famille auprès du procureur  de la République au Tribunal  de Mannouba  et enregistrée le 10 novembre 2007 sous le n° 17657.

 

L’affaire remonte aux horribles crimes de torture et de mauvais traitements perpétrés  par ces deux responsables sus-indiqués ainsi que d’autres tortionnaires sous leurs commandements, à l’encontre de ce groupe de détenus le 15 octobre 2007 pour avoir entamé ce jour même une grève de la faim illimitée dénonçant ainsi leurs conditions inhumaines de détention et demandant l’arrêt de violences et de mauvais traitements qu’ils subissent au quotidien.  A la tombée de la nuit, ils ont été extirpés de leurs cellules, mis à nu, passés à tabac et piétinés. Les uns ont été suspendus au plafond après avoir  subi des séances de simulation de mise à mort, les autres autres ont été  violés en introduisant des bâtons dans leurs anus ou/et ligotés par une corde puis traînés devant les différentes cellules de la prison. Les yeux bandés et la tête cachée dans un sachet noir, Mohamed Amine Jaziri a été piétiné….Un an après son arrestation, ce prisonnier garde jusqu’à aujourd’hui les traces de la torture.

 

Le CRLDHT rappelle les autorités Tunisiennes de leurs responsabilités à garantir à tous les prisonniers, en toutes circonstances, leur intégrité physique et psychologique, en se conformant aux traités et conventions internationaux relatifs aux droits humains et notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui dit que « toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine » et à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus.

 

Il exprime son indignation face à ces pratiques  odieuses de torture et de mauvais traitements que subissent des centaines de jeunes tunisiens dans les différentes prisons tunisiennes et notamment celle de Mornaguia.

 

Il exige la poursuite judiciaire de ces criminels qui punissent  et torturent en toute impunité, forts de l’attitude complice des autorités policières nationales.

 

Il exprime au victime ainsi qu’à ses proches tout son soutien face à l’insupportable et pour qu’il bénéficie du droit à l’intégrité physique et à la dignité humaine.

Paris, le : 06/01/2008

 


 

 

The Arab Program for Human Rights
 
Cairo 3/1/2008

Urgent 
Tunisia’s Activists are banned from Free Movement
 

            In a continuous political and permanent strategy adopted by the Tunisian authorities towards human rights activists, the Tunisian Embassy in the U.S.A refused to issue Mr. Kamal Al Obeidi a passport to replace his lost one in spite of his recurrent attempts for the past six months.  Mr. Obeidi is a renowned journalist and a prominent legal activist, a consultant of the international committee of the protection of journalists in the Middle East and North Africa, and the former coordinator of the educational programs of human rights in the aforesaid region in Amnesty  International.  Al Obeidi filed an application to the Tunisian Embassy to issue him a passport on the 17th of last July; and up till now he has not been issued one on the pretext that the embassy is awaiting the approval of the Tunisian Ministry of Interior.  It is worth mentioning that Al Obeidi has been a resident of the U.S.A. for the past years to avoid the permanent persecution he is subjected to in Tunisia because of his legal activities.    
           
            The Arab Program for Human Rights announces its complete and unlimited solidarity with the activist, Kamal Al Obeidi, and is astounded to see that a state gears its capabilities to fight and to persecute this legal activist, whose only weapon is his opinion and peaceful activities that promote the implementation of the principles and the values of the International Convention of Human Rights that Tunisia cosigned.  Subsequently, those principles become binding towards the international community to implement its articles and to respect them.  It is beyond doubt that non issuance of a passport for Al Obeidi is a blatant violation by the Tunisian Authorities of the right of movement that is guaranteed by article (12) of the International Convention of Civil and Political Rights; it is also a violation of the Tunisian Constitution itself, and there is no reason to rob Al Obeidi of this right except as a means of persecuting him due to his political activities.  It is also meant to terrorize anyone who might entertain the idea of adopting the same activities.  This is a characteristic that is noticed on a daily basis in Tunisian daily newspapers that persistently promote the achievements and the success of authorities, and we barely see any criticism of it. 
           
            The Arab Program of Human Rights Activists sees that the right of movement is one of the basic personal rights, and no one should be robbed of it under any circumstances.  Subsequently, APHRA requests from the Tunisian Authorities to promptly issue a new passport for Al Obeidi unconditionally and to conduct an investigation to find out why he has not been issued a new passport since last July the 17th; in addition to holding those responsible accountable for this illegitimate delay.

            The Arab Program also pleas all Arab and International organizations to levy pressure on the Tunisian government to expedite the issuance of a passport and to alleviate pressures it exerts on human rights activists and independent journalists in the Republic of Tunisia.

Write to the Tunisian President, “Zain El Din Bin Ali”:
Telephone: 00216 71565400 – Fax: 00216 71562378

Ministry of Justice and Human Rights in Tunisia:
Telephone: 00216 71561400 – Fax: 00216 71562210

 


 

Chers lecteurs,

Le numéro 43 de Mouwatinoun organe du Forum Démocratique est maintenant disponible chez votre marchand de journaux.

Vous pouvez visualiser la totalité de son contenu à partir de dimanche soir en cliquant sur ce lien : http://www.fdtl.org/IMG/pdf/mouwatinoun_43.pdf

Pour les internautes se connectant depuis la Tunisie, il est fort possible que l'accès à notre site soit bloqué pour les raisons connues par tous. Dans ce cas la seule manière de se procurer notre hebdomadaire est de le demander à votre marchand de journaux. Vous contribuerez ainsi à aider financièrement notre parti qui en a besoin dans ces temps difficiles.

Cordialement,

Le webmaster du FDTL (www.fdtl.org)

 

 


 
Voici le numéro 88 d'EL KHADRA.

 

POUR UN DEBAT PUBLIC ET PLURALISTE SUR L’ISLAMOPHOBIE

Le 08 janvier 2008 à 19h00 au CICP 21 ter rue Voltaire 75011 Paris

L’ISLAMOPHOBIE : « Haine ou crainte de l’islam et des musulmans.

L’islamophobie peut prendre prétexte d’une hostilité à l’égard de l’intégrisme musulman, et se traduire, dans les pays où une communauté musulmane importante est établie, par une xénophobie de caractère raciste » (Dictionnaire Culturel d’Alain REY)

 

L’islamophobie est, hélas, une réalité encore contestée en France. Elle n’a pas, pour ainsi dire, « droit de cité » dans le paysage médiatique, intellectuel et politique français.

Une réalité tout d’abord, qui se manifeste à travers des actes racistes visant des personnes musulmanes ou supposées l’être en raison de leurs origines culturelle, ethnique ou religieuse. Cela peut se rapporter à des discours véhiculés par les médias, et plus généralement des publications stigmatisant les musulmans « incapables de faire preuve d’intégration dans l’espace républicain », « par essence (théologique) inti-démocratiques et anti-laïques », etc. Des musulmans auxquels il est reproché un obstiné refus de se laisser fondre dans le « moule du droit commun » et qui, depuis une dizaine d’années au moins, font « ostensiblement » entendre leur particularisme et leur différence irréductibles. Ce qui les placent, de facto, dans une posture d’Altérité qui ne cesse de se radicaliser.

Cette réalité est cependant contestée, pour ne pas dire carrément niée. Elle est, selon certains « nouveaux réac » et autres « néo con français », purement « construite ». Elle est « pécheresse » car elle contrevient aux principes républicains, notamment dans leur dimension anti-communautariste. Reconnaître la réalité de l’islamophobie conduirait forcément, selon ce schéma annihilateur, à admettre, voire même encourager, le communautarisme dont serait principalement bénéficiaire l’islam. Or, celui-ci est réduit (non sans une particulière mauvaise foi) à l’islamisme versant dans l’intégrisme, versant à son tour dans le terrorisme. C’est le triptyque caricatural et mensonger faisant office de croquemitaine à toute prise en compte sereine et rationnelle du phénomène.

Complètement à l’opposé de cette attitude « négationniste » nous observons la présence d’une certaine expression de l’islam « inquisitrice » à l’égard de la moindre critique visant la religion musulmane. L’« islamophobie » se transforme alors en « épouvantail » anti-réflexion, dissuadant les uns, terrorisant les autres en prétextant d’une fallacieuse immutabilité de l’islam pour contraindre au silence tout esprit libre et critique.

Tout en rejetant et l’une et l’autre position pareillement idéologiques, nous prônons une approche phénoménologique de la question, qui prendrait au sérieux l’« islamophobie » afin d’en identifier les manifestations et en comprendre les soubassements. Nous inscrivons notre démarche dans le cadre de la lutte pour une égalité effective des droits, anti-discriminatoire et anti-raciste.

Le phénomène n’étant pas limité à la France mais s’étendant sur pratiquement toute l’Europe (les dernières élections helvètes nous le confirme, après l’Autriche, l’Italie, la Belgique et la Hollande...), nous adopterons par conséquent une approche comparative afin de déterminer avec autant de précision que possible les éventuels recoupements, divergences, ressemblances, etc. dans les différentes expériences envisagées.

FILIGRANES (Association membre de la FTCR) et la FTCR

 


 

Tiraillement politico-sportif sur fond de déséquilibre régional flagrant

Yahyaoui Mokhtar

Le déséquilibre régional en Tunisie n’est plus une simple impression. Entre le littoral et l’arrière pays, entre le nord et le sud on n’a plus besoin de se faire attirer l’attention pour le remarquer après cinquante ans d’état indépendant. Pourtant c’est l’un des sujets tabou dont il est interdit de parler sous peine d’être taxé de régionalisme et de chercher à déstabiliser l’ordre établit. Pourtant il devient flagrant que cet ordre s’est établit sur des règles sectaires et injustes aux service de certains au dépend des autres (Voir