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TUNISNEWS 
  10 ème année, N° 3849 du 06.12.2010
 archives : www.tunisnews.net 
Associations Tunisiennes: 9 Décembre 2010 Ensemble contre la torture en Tunisie
L’ATFD, l’AFTURD et la LTDH : Lettre au Ministre des Affaires Etrangères et à l'ambassadeur de l'UE
OMCT: Cas Taoufik Houimdi Allégations de torture et autres mauvais traitements/ Absence de soins médicaux adéquats/ Crainte pour l’intégrité physique et psychologique
Afef Bennaceur & Luiza Toscane: Jeune de solidarité avec Fahem Boukaddous JEUNE
Kalima: Le bureau légitime des juges empêché d’assister aux congrès internationaux
Kalima: Des activistes de l’Union des étudiants à Sousse poursuivis en justice
Kalima: Le ministère de la Jeunesse incite à exhorter Ben Ali à rester en 2014
 FTCR:  En hommage à Claire Villiers
GNET: Tunisie, mort de Taieb Sahbani, ancien homme politique
GNET: Tunisie, décès d’Abderrahman Hifian, spécialiste du Coran
DNA: WIKILEAKS//Bouteflika à propos du Maroc : « Je ne suis pas Jésus Christ et je ne tendrai pas l’autre joue pour être frappé »
STOP TORTURE IN TUNISIA, NOW !
 
التعذيب أدات حكم النظام في تونس
 
9 Décembre 2010
Ensemble contre la torture en Tunisie


La torture est un des crimes des plus odieux contre l'humanité. Elle est organisée par l'Etat tunisien et pratiquée de façon systématique et massive dans des dizaines de locaux à travers tout le territoire tunisien (commissariats de police, prisons, Ministère de l'Intérieur…).

Ces dernières années des centaines de jeunes tunisiens ont été victimes de cette pratique barbare au nom de la lutte contre le terrorisme, sur la base de la loi de 10 décembre 2010. Le même traitement a été réservé aux militants du bassin minier de Gafsa suite au mouvement social de l’année 2008.
La dernière victime en date est l’étudiant Ali Ben Aoun qui a été torturé pour « avoir pensé à ressusciter une association interdite », en l’occurrence le Mouvement politique ENNAHDHA.

Pour célébrer la journée internationale de droits de l’Homme, et protester contre la pratique systématique de la torture en Tunisie, les associations signataires appellent à un :
 
 

Rassemblement au rond point Schuman, Bruxelles.
Le Jeudi 09 décembre 2010 à 10h30
Mobilisons-nous contre la torture en Tunisie
afin que cesse l’impunité des tortionnaires
 
 

Signataires :

-       Solidarité Tunisienne
-       Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
-       Association Ez-zeitouna en Suisse
-       Association Voix Libre
-       Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives
-       Commission Arabe des Droits de l’Homme
-       International Campaign for Human Rights in Tunisia
-       SOS Tunisien
-       Conseil Nationale des Libertés
 
 
 
Cher(e)s ami(e)s
Je vous envoie ci joint une lettre rédigée par l'ATFD, l’AFTURD et la LTDH et envoyée au Ministre des Affaires Etrangères et à l'ambassadeur de l'UE à Tunis en réponse à l'invitation (plutôt les invitations) pour assister à une journée d'information sur le "statut avancé». Cette lettre annonce notre non participation à cette journée pour  protester contre l'imposition à la LTDH d'une représentation  qui ne respecte pas son autonomie.
Il faut noter qu'après l'envoi de cette lettre, le président de la LTDH a reçu une nouvelle invitation, la 3eme, livrée par porteur du MAE à son adresse personnelle. Elle est  libellée comme suit: «Maitre Mokhtar Trifi, Président du Comité Chargé de la préparation du Congrès de la LTDH». Cette invitation s'ajoute à celles envoyées auparavant par le MAE le 1er decembre avec :"Maitre Mokhtar Trifi" et celle envoyée le 2 dec par l'UE avec":Mokhtar Trifi, Président  LTDH" .Après consultation nous avons considéré que cette 3ème invitation ne change rien à notre position.
Amitiés
Mokhtar Trifi
 


L’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD)
L’Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le Développement (AFTURD)
La Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme(LTDH)
Tunis le, 03 décembre 2010

Monsieur Le Ministre des Affaires Etrangères
 Monsieur l’Ambassadeur, Chef de la Délégation de l’UE à Tunis



Vous avez eu l’amabilité d’inviter Mme Sana Ben Achour en sa qualité de Présidente de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) et Mme Radhia Belhaj Zékri Présidente de l’Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le Développement (AFTURD) à participer à « une Journée d’Information et de Consultation sur le Statut Avancé » prévue le 06 décembre 2010 à l’hôtel Acropole, Les Berges du Lac à Tunis.

M. Mokhtar Trifi a reçu le 01 décembre 2010, une première invitation remise à son adresse personnelle par porteur du MAE.
Cette invitation ne mentionne pas la qualité de Président de la Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme(LTDH). Le lendemain, M. Trifi reçoit de la part de la Délégation de l’Union Européenne, une seconde invitation mentionnant cette qualité.

Nous avons appris qu’une invitation similaire à celle délivrée par le MAE à M. Trifi, a été remise à M. Chédly Ben Younes. M. Trifi et M. Ben Younes auraient été mis sous la rubrique « LTDH ».
La note de présentation accompagnant l’invitation, stipule que cette journée est organisée afin « d’impliquer davantage les parlementaires et les universitaires ainsi qu’un certain nombre d’institutions de l’Etat… et d’autres associations, notamment celle de la société civile…» pour « … un échange de vue aussi bien sur l’état actuel des relations Tunisie – UE que sur les principaux enjeux d’un approfondissement de ces relations dans différents domaines ».

L’ATFD, l’AFTURD et la LTDH soussignés notent qu’autant elles sont soucieuses de participer avec sérieux et efficacité à tout ce qui a trait aux affaires nationales, à l’avenir des relations de la Tunisie avec ses différents partenaires et surtout l’Union Européenne, elles insistent sur le fait que la désignation des associations de la société civile de leurs représentants à ce genre de dialogue est un droit essentiel dévolu aux dirigeants et aux structures de ces associations et ne peut en aucun cas être décidée par d’autres, tant que ces associations restent autonomes. Le fait d’ignorer la qualité de M. Trifi en tant que Président de la LTDH  et de l’inviter à titre personnel dans un premier temps, et d’inviter  M. Chédly Ben Younes au même titre, en les mettant tous les deux sous la rubrique « LTDH » porte une grave atteinte à l’autonomie de cette association, et représente une intervention flagrante dans ses affaires intérieures puisqu’au moment où toutes autres associations et institutions représentées par leurs premiers responsables, la LTDH se voit imposer une représentation sans rapport avec ses structures.

Ceci étant exposé, nous protestons contre cette ingérence intolérable dans les affaires de la LTDH et le fait de lui avoir imposé une représentation qui ne respecte pas son autonomie, nous sommes dans le regret de vous annoncer  notre non participation à cette journée d’information et de consultation.

Veuillez agréer Monsieur Le Ministre, Monsieur l’Ambassadeur l’expression de notre considération.

- L’ATFD : La Présidente : Sana Ben Achour
- L’AFTURD : La Présidente : Radhia Bel Haj Zékri
- La LTDH : Le Président : Mokhtar Trifi
 
 

Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)

 Cas TUN 021210

Allégations de torture et autres mauvais traitements/ Absence de soins médicaux adéquats/ Crainte pour l’intégrité physique et psychologique


   

Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) requiert votre intervention urgente dans la situation suivante en Tunisie.

 

Description des faits

 

Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna International, une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, des allégations de torture et de mauvais traitements dont ont été victimes M. Ramzi Romdhani, 33 ans, détenu à la prison de Mornaguia, et M. Taoufik Houimdi, un ouvrier de 32 ans détenu à la prison de Messadine.

 

Selon les informations reçues, M. Ramzi Romdhani a été victime de torture et de mauvais traitements à plusieurs reprises entre septembre et octobre 2010 par des gardiens de la prison de Mornaguia, où il purge une peine de vingt-neuf ans d’emprisonnement prononcée contre lui au titre de la loi antiterroriste de 2003. Lorsque sa famille a pu lui rendre visite en septembre 2010, M. Ramzi Romdhani s’est plaint que deux gardiens de la prison l’avaient frappé avec des bâtons, roué de coups de pieds et piétiné. Sa famille a remarqué qu’il avait le visage tuméfié, le nez qui saignait et des ecchymoses sur le dos. Il s’est également plaint de problème d’audition suite à des coups reçus à l’oreille. Il aurait aussi été privé de la nourriture amenée par sa famille lors des visites. En octobre 2010, M. Ramzi Romdhani aurait été à nouveau tabassé par un des gardiens de la prison. Son état de santé serait inquiétant d’autant plus qu’il n’aurait toujours pas reçu des soins médicaux adéquats.

 

M. Ramzi Romdhani a déjà subi à plusieurs reprises des actes de torture et de mauvais traitements. En décembre 2009, il aurait été transféré au Ministère de l’Intérieur à Tunis où il aurait été grièvement blessé aux yeux

Selon les mêmes informations reçues, du 20 au 27 novembre 2010, M. Taoufik Houimdi, qui a été condamné à 30 ans de prison dans l’affaire dite de « Soliman » en février 2008[1], a entrepris une grève de la faim pour protester contre les conditions très mauvaises de détention à la prison de Messadine, où il a été transféré en 2009. En vue de le sanctionner, M. Taoufik Houimdi aurait d’abord été placé au cachot, les pieds et les mains enchaînés (il aurait été enchaîné durant deux jours), avant qu’il ne soit alimenté de force. Il n’aurait ensuite été autorisé à se rendre aux toilettes qu’une fois par jour alors qu’il est diabétique. A l’heure de diffuser cet appel urgent, M. Taoufik Houimdi se trouve toujours détenu dans le cachot. Il n’aurait été sorti de ce dernier que pour être présenté à une audience et rencontrer son avocat, le 30 novembre 2010[2].

 

En août 2010, M. Taoufik Houimdi avait été agressé par le directeur de la prison et menacé de mort. Il aurait par la suite fait une tentative de suicide. Depuis sa mise en détention, M. Taoufik Houimdi aurait été sujet à toutes formes de harcèlement et de mauvais traitements. Récemment, il a été accusé notamment d’agression sur un autre détenu ce qu’il réfute. Une audience est prévue le 15 décembre 2010. Par ailleurs, les visites de sa famille sont régulièrement restreintes (y compris le jour de l’Aïd).

 

En Tunisie, malgré les discours du Gouvernement, la torture et les mauvais traitements continuent d’être utilisés par les agents de police et de l’administration pénitentiaire que ce soit contre des personnes critiquant la politique gouvernementale ou accusées de terrorisme ou d’extrémisme religieux (la torture et les mauvais traitements sont systématiques dans ces cas) ou bien dans le cadre d’affaires pénales de droit commun (la torture et les mauvais traitements sont fréquents dans ces cas) [3].

 

L’OMCT est particulièrement préoccupée quant à l’état de santé et les conditions de détention de MM. Ramzi Romdhani et Taoufik Houimdi et prie les autorités de Tunisie de garantir en toutes circonstances leur intégrité physique et psychologique, conformément au droit international et régional pertinent, et notamment aux dispositions de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

 

L’OMCT demande également aux autorités tunisiennes compétentes de leur garantir immédiatement un traitement médical adéquat conformément entre autres, à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies.

 

Enfin, l’OMCT rappelle qu’en vertu de leurs obligations sous les traités mentionnés ci-dessus, les autorités tunisiennes doivent veiller à ce que les autorités compétentes procèdent à une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale sur les allégations de torture et autres mauvais traitements, dont les conclusions seront rendues publiques, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi.

 

Actions requises 

Merci d’écrire aux autorités de la Tunisie, afin de leur demander de:

 

1.       Garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique de MM. Ramzi Romdhani et Taoufik Houimdi;

2.       Garantir l’accès inconditionnel à leurs avocats et aux membres de leur famille ainsi que garantir un examen médical immédiat par un médecin de leur choix et un traitement médical approprié, conformément, entre autres, à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies;

3.       Garantir une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale sur les allégations de torture et autres mauvais traitements, dont les conclusions seront rendues publiques, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi;

4.       Déclarer irrecevables les éléments de preuve ou les déclarations extorqués sous la torture ou les mauvais traitements;

5.       Déclarer la nullité des jugements fondés sur des éléments de preuve obtenus par la torture ou d’autres contraintes;

6.       Garantir un recours effectif et une réparation adéquate, y compris l’indemnisation et la réhabilitation à MM. Ramzi Romdhani et Taoufik Houimdi;

7.       Garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales à travers le pays selon les lois nationales et les instruments internationaux des droits de l’homme.

 

Adresses   

Ø      M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République, Palais de Carthage, 2016 Carthage, Tunisie, Fax: +216 71 744 721 ou +216 71 731 009

Ø      Ministre de l'Intérieur, Rafik Belhaj Kacem, Ministère de l'Intérieur, Avenue Habib Bourguiba

Ø      1000 Tunis, Tunisie, Fax : + 216 71 340 888

Ø      Ministre de la Justice et des Droits de l'homme, Lazhar Bououni, Ministère de la Justice et des Droits de l'homme, 31, boulevard Bab Benat, 1006 Tunis - La Kasbah, Tunisie, Fax : + 216 71 568 106

Ø      Ridha Khemakhem, Coordinateur général des droits de l'homme, Ministère de la Justice et des Droits de l'homme, 31, boulevard Bab Benat, 1006 Tunis - La Kasbah, Tunisie

Ø      Mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, 58 Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 Genève 19, Suisse, Fax : +41 22 734 06 63; Email: عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

 

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de la Tunisie dans vos pays respectifs

***

Genève, le 2 décembre 2010.

Par Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)

 
Communiqué
Gafsa-Paris
 
JEUNE DE SOLIDARITE AVEC FAHEM BOUKADDOUS

Le 6 décembre 2010
Fahem Boukadous, journaliste tunisien a été condamné à une peine d’emprisonnement de quatre ans pour avoir couvert le mouvement de protestation du bassin minier de 2008. Il effectue sa peine d’emprisonnement à la prison de Gafsa dans des conditions inhumaines. Atteint d’asthme, il devrait être soigné et sa place est à l’hôpital et non en prison.
Chaque lundi, son épouse, Afef Bennaceur, lui rend visite en prison.
Nous annonçons que nous observons, comme chaque lundi, une nouvelle journée de jeûne aujourd’hui, lundi 6 décembre, et tous les lundis qui suivront jusqu’à sa libération.
Faten Khlifa, Ahlem Ben Jaffal, Najoua Rezgui, Monia Abid, Radhia Nasraoui, Zina Nooman, Najet Hosni, Samia Abbou et Marguerite Rollinde, ont annoncé qu’elles se joindraient à cette action en observant aujourd’hui une journée de jeûne de solidarité.
Afef Bennaceur,  (00 216) 23 696 300
Luiza Toscane, (00 33) 06 77 80 68 80

Le bureau légitime des juges empêché d’assister aux congrès internationaux

Proposé par redaction le Vendredi 03 décembre 2010
Ahmed rahmouni, président du bureau légitime de l’AMT ainsi que sa secrétaire générale, Keltoum Kennou, n’ont pas pu répondre à l’invitation qui leur avait été adressée par l’Association de juges Italiens pour assister à son congrès qui s’est déroulé en Italie du 26 au 27 novembre.
Les deux magistrats n’ont pas reçu d’autorisation de leur ministère de tutelle pour voyager !
C’est maitre Anouar Kousri qui a pris la parole en leur nom au congrès pour rappeler la situation des juges après le coup de force orchestré contre le bureau légitime et l’acharnement dont ils sont victimes.
 Rappelons que le bureau légitime a reçu plusieurs autres invitations qu’il n’a pas pu honorer, à l’instar de celle adressée par la commission exécutive de l’Association des Juristes démocrates le 11 novembre, pour assister à une réunion à Sofia en Bulgarie.
Les membres du bureau légitime n’ont pas pu répondre à ses invitations, faute d’autorisation du ministre de la Justice, comme ils n’ont pas pu prendre part aux travaux du congrès de l’Union internationale des magistrats qui a eu lieu à Dakar du 6 au 11 novembre dernier.

(Source: Le site de "Radio Kalima" le 3 novembre 2010)
Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-sid--Le-bureau-legitime-des-juges-empeche-d-assister-aux-congres-internationaux-354.html
 

Des activistes de l’Union des étudiants à Sousse poursuivis en justice


Proposé par redaction le Vendredi 03 décembre 2010
Quatorze syndicalistes comparaitront devant le tribunal de première instance de Sousse, le 1 décembre, suite aux événements qui se sont produits dans le restaurant universitaire Sehloul en 2007, pour répondre aux accusations « d’entraves à la liberté du travail, occupation d’un lieu par la force, et constitution d’une bande pour le vol de produit alimentaires. »
L’affaire remonte à décembre 2007, lorsque des activistes de l’Union générale des étudiants (UGET) ont organisé un sit-in à la faculté des lettres et sciences humaines, pour protester contre le retard de virement de la bourse. Les étudiants avaient refusé de payer les tickets de restaurant universitaire. Six étudiants ont été arrêtés, puis relâchés quelques mois plus tard. Les étudiants poursuivis dans cette affaire risquent jusqu’à six ans de prison ; il s’agit de Wael Naouar, Ahmed Chekir Ben Dhia, Rachid Othmani, Karima Boussetta, Mohamed Amine Ben Ali, Fawzi Hmidete, Jawaher Chena, Farid Slimani, Majdi Houas, Ali Al Ghabiri, Abdallah Al haj Ali, Abdelwahed Jabalah, Abd Anaib Messoudi et Zyad Abbas.

(Source: Le site de "Radio Kalima" le 3 novembre 2010)
Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-sid-Des-activistes-de-l-Union-des-etudiants-a-Sousse-poursuivis-en-justice--353.html

 

Le ministère de la Jeunesse incite à exhorter Ben Ali à rester en 2014


Proposé par redaction le Vendredi 03 décembre 2010
Le ministère de la Jeunesse et des Sports a adressé des notes aux directions des associations sportives et de jeunes pour leur demander d’adresser des messages de reconnaissance et de remerciements au président Ben Ali, dans les quel ils doivent exprimer leur satisfaction quant aux actions menées par le président au profit de la jeunesse et des sports à l’issue de la rencontre de ce dernier avec le ministre de la jeunesse et des sports le 25 novembre.
Kalima a appris que les associations concernées ont reçu, via les délégations régionales de la jeunesse et des sports à travers toutes les régions du pays, un texte unique qui devrait être le contenu du message qui sera envoyé au président Ben Ali.
Les associations devraient seulement rajouter leur nom et le signer. Le texte du télégramme contient aussi, selon une copie que Kalima a reçue, un message pour réitérer la confiance en le président Ben Ali et un appel de se présenter aux prochaines élections en 2014.

(Source: Le site de "Radio Kalima" le 3 novembre 2010)
Lien: http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-sid-Le-ministere-de-la-Jeunesse-incite-a-exhorter-Ben-Ali-a-rester-en-2014-352.html
 
 

 
Notre amie Claire Villiers est partie emmenée par une longue et terrible maladie, contre laquelle elle lutta de toutes ses forces avec dignité. La FTCR et ses militantEs présente à sa famille, ses camarades et ses amiEs leurs sincères et douloureuses condoléances.  En cette période dangereuse pour les droits des discriminés, des immigrés et des issus 2 la FTCR perd une amie sure et une camarade de combat.
En hommage à Claire et sur suggestion d'un camarade de la FTCR nous publions à nouveau son magnifique texte à contre-courant des hypocrites qu'elle exécrait.
Repose en paix Claire nous ne t'oublierons pas.
Tarek BEN HIBA
président de la FTCR
 

 

Carton rouge aux démagogues ! Sifflons la fin d’un psychodrame aux relents douteux !


 

Qui dérape ? Supportrices et Supporters de la Tunisie qui soutiennent leur équipe en sifflant le symbole de l’équipe adverse ou celles et ceux qui attisent les ressentis et les haines par la violence et la démagogie de leurs propos ?
A-t-on seulement demandé aux supporters de la Tunisie , et avant eux aux supporters du Portugal, de l’Italie, de l’Algérie, du Maroc – pour la très grande majorité Français-e-s ou vivant-e-s en France –  ou même de Bastia en finale de Coupe de France, les raisons de leurs sifflets ? Surtout pas ! Au risque d’apprendre qu’ils expriment ainsi leur exaspération d’une société qui ne tient pas ses promesses : une majorité d’entre eux supportait l’équipe de France « black-blanc-beur » de 1998. Ce formidable élan n’a rien transformé : aujourd’hui encore, en 2008, chômage, inégalités, discriminations ethniques et raciales sont le quotidien de beaucoup de ces personnes vivant en France et pour l’immense majorité de nationalité Française (et pour cause !).
Comme le dit l’historien Sébastien Ledoux (Libération 13 Octobre), « siffler la Marseillaise est l’expression d’un ressentiment réel à l’égard de la nation française accusée de ne pas avoir tenu ses promesses en matière de politique de la ville, d’intégration ».
Exaspération aussi contre une société qui refuse toujours à des hommes et des femmes vivant et travaillant dans ce pays le droit de voter et donc d’être des citoyennes et citoyens à part entière et pas entièrement à part.
Qui dérape, si ce n’est François Fillon qui ne se rend pas compte que ce sont les discriminations et l’accroissement des inégalités qui sont véritablement « insultantes pour la France  », en plein XXIème siècle ? Cette France qui n’assume pas les principes de sa propre Constitution : droit à l’emploi, à des moyens convenables d’existence, à la dignité…
  Qui dérape, si ce n’est Bernard Laporte qui, avec des formules aux symboles qui pourraient rappeler la période coloniale, stigmatise les populations ayant des origines des trois pays du Maghreb en laissant entendre, avec des accents colonialistes caractérisés, qu’ils ne sont pas civilisés et qu’ils ne sont pas « sains » ?
Qui dérape si ce n’est le député des Yvelines Jacques Myard auquel il faudrait expliquer que « les petits merdeux » des stades ont aussi droit au respect ?
Qui dérape si ce n’est le député UMP des Alpes-Maritimes Lionel Luca qui reprend des antiennes d’extrême-droite, enjoignant les supporters de la Tunisie de « faire leur valise pour réintégrer le pays de leurs origines » sans que personne de la majorité ne s’en démarque ? Pas même Jean-François Coppé, chef des députés UMP, qui refuse de condamner ces propos (7/9 de France-Inter, 16 octobre 2008) !

Que les démagogues de tout poil se taisent
et que l’on s’affaire aux vrais problèmes de notre société, que la crise économique renforce et qui minent dangereusement le vivre-ensemble ! Que l’on cesse donc de jeter de l’huile sur le feu, avec ces discours extrémistes et ces incessants contrôles au faciès ! Que l’on agisse enfin pour concrétiser les aspirations à l’égalité et à la dignité qui animent le plus grand nombre !
Il en va de la démocratie. 

Agir pour l’égalité et contre les discriminations, pour notamment renforcer la démocratie en Ile-de-France, tel est le sens de mon engagement quotidien au sein du Conseil Régional Ile-de-France.

 

Claire Villiers, Alternative Citoyenne et Vice-Présidente du Conseil Régional Ile-de-France
 

 


Tunisie, mort de Taieb Sahbani, ancien homme politique


Le militant Taieb Sahbani est mort dimanche à l’âge de 85 ans. Le défunt est né le 9 mars 1925 à Tunis, et est diplomate de carrière. Feu Taieb Sahbani était affecté en tant qu’ambassadeur dans plusieurs pays étrangers : Rabat, le Caire, Bulgarie, Yougoslavie, et Rwanda, et était désigné en 1965 en tant que directeur du cabinet présidentiel de Habib Bourguiba, Premier Président de la Tunisie. 

Il était, avant sa mort,  président du Conseil consultatif des résistants et des grands militants et membre de la Chambre des Conseillers.
Source: ”GlobalNet” Le 06/12/2010
Lien:
http://www.gnet.tn/revue-de-presse-nationale/tunisie-mort-de-taieb-sahbani-ancien-homme-politique/id-menu-958.html
 
Tunisie, décès d’Abderrahman Hifian, spécialiste du Coran
 
La radio coranique Zitouna a déploré la mort du  Cheikh tunisien Abderrahman Hifian. Erudit de l’Islam, le défunt était notamment membre du comité international d’arbitrage de mémorisation, de psalmodie, de récitation et d’exégèse du Coran, et membre du comité de relecture du Saint Coran au Conseil supérieur islamique de Tunisie.

Le défunt est né en 1953 à Makthar, où il a fréquenté les koutebs (écoles coraniques), et y a poursuivi ses études primaires et secondaires. Il est parti par la suite en Egypte où il a soutenu une thèse de doctorat d’Etat sur les lectures du Coran. Il est longuement resté al-Azhar pour approfondir ses connaissances dans les sciences islamiques.

Feu Abderrahman Hifian a étudié la phonétique à Paris, une science dans laquelle il s’est remarquablement distingué. Il a regagné après la Tunisie où il a enseigné à la Ligue des associations coraniques, il a été par la suite désigné à la radio Zitouna en tant que directeur spécialiste dans les sciences du Coran, et y a enseigné au total 40 Hizb (sections) du Saint Coran.

Le défunt comptait parmi les plus importantes personnalités tunisiennes contemporaines, spécialiste dans les sciences du Coran, et les lectures. C’est lui qui a promu la lecture de Kaloun, d’après Nafaâ Al Madani, et supervisé la correction et la relecture du Saint Coran de la République tunisienne, rapporte Assabah de ce lundi.

Le défunt Abderrahman Hifian occupait de son vivant de nombreuses fonctions : 

*Professeur-contractuel à l’Institut supérieur de Théologie
*Enseignant à la Ligue des associations coraniques
*Membre du comité d’arbitrage international pour la mémorisation, la psalmodie et l’exégèse du Saint-Coran
*Membre du comité de correction et de relecture du Saint-Coran, au Conseil supérieur islamique.

Le défunt était détenteur de nombreux diplômes dont notamment le diplôme supérieur des lectures et des sciences du Coran et de la phonétique, et le diplôme mondial des lectures et des sciences du Coran et de la phonétique.

Ses funérailles auront lieu ce  lundi au cimetière du Zallej, après la prière d’Al-Asr. Que Dieu lui accorde  son infinie miséricorde.

(Source: ”GlobalNet” Le 06-12-2010)
Lien: http://www.gnet.tn/revue-de-presse-nationale/tunisie-deces-de-cheikh-abderrahman-hifian/id-menu-958.html


WIKILEAKS//Bouteflika à propos du Maroc : « Je ne suis pas Jésus Christ et je ne tendrai pas l’autre joue pour être frappé »


On savait que l’Algérie et le Maroc divergent fondamentalement sur la question du Sahara occidental, mais on comprend aujourd’hui, à la lumière des câbles diplomatiques  américains révélés par Wilileaks, que la normalisation des relations entre les deux pays ne pourra jamais aboutir tant que le conflit qui oppose depuis 1975 le Maroc au Sahara occidental n’est pas réglé.  Cela transparait clairement et nettement dans les propos tenus par le chef de l’Etat algérien à des diplomates américains lors d’une audience accordée en 2005 à Alger. Compte rendu d’un câble classé confidentiel en date du 19 août 2005.

L’audience d’une durée de deux heures s’est déroulée le 18 août 2005 au siège de la présidence. Sont présents l’ambassadeur US, Richard Erdman, le commandant suprême des forces alliés, le général James Jones, le sénateur Richard Lugar, ainsi que des membres de la délégation américaine. Coté algérien, autour de Bouteflika, il y a Larbi Belkheir, directeur du cabinet de la présidence, Gaid Salah, chef  d’état major de l’amée, Bensalah, président du Sénat et Abdelkader Messahel, ministre délégué aux affaires Africaines.
Lugar exprime sa satisfaction pour les efforts de Bouteflika à créer un nouvel élan pour résoudre le conflit du Sahara occidental conflit. Bouteflika rappelle son engagement auprès de Bush en 2001 pour soutenir le plan de James Baker, mais que ce dernier a laissé un vide après son départ. Bouteflika assure que le Sahara occidental ne sera pas un «casus belli » pour l’Algérie, mais déclare  que le Polisario a le droit de reprendre les armes de reprendre les combats « sur son propre territoire ». Le président algérien rappelle que l’Algérie accepterait les résultats du referendum, mais ne serait pas partie prenante des négociations à la place des Sahraouis.
Bouteflika souligne que le Maroc et le Polisario ont signé, sous l’égide de James Baker,  un accord pour le règlement du conflit à l’époque  ( 1997 ) où lui n’était pas dans les affaires. A l’époque, dit-il, il avait estimé que cet accord était vicié parce que l’on n’avait pas fixé une date limite pour sa mise en œuvre. Il affirme que s’il était à la place des Sahraouis, il l’aurait signé. Toutefois, il insiste sur le droit des Sahraouis de reprendre les armes, six mois, ou une année, si les termes de cet accord n’étaient mis en œuvre.
Le président algérien révèle à ses hôtes qu’à son arrivée au pouvoir en avril 1999, sa position sur le Sahara occidental divergeait avec celle de l’institution militaire et des services de renseignements. Bouteflika affirme que sa position consiste à dire que le Sahara ne sera jamais un casus belli pour l’Algérie. Cela laisse suppose que l’armée algérienne était prête à engager un coup de force. ? Le memo de l’ambassade dit ceci : « Le Polisario ne peut pas engager l’Algérie dans une guerre (contre le Maroc, NDLR), insiste-t-il. Mais s’il décide de se battre sur leur ‘propre territoire’, ceci ne pourrait qu’être leur décision. Si tel était le cas, il ne peut pas faire la guerre au Sahara occidental et ensuite servir de l’Algérie comme base arrière. »
Bouteflika affirme à ses interlocuteurs qu’il avait exhorté le Maroc à se conformer à la légalité internationale, c'est-à-dire au Nations Unies, pour le règlement de l’affaire du Sahara.  Quand l'Irak a envahi le Koweït, la communauté internationale s'est mobilisée, mais le Sahara occidental a été considéré comme un ‘simple question tribale’, explique le président.  Il critique ensuite l’Espagne et estime que les socialistes espagnols n’ont pas été honnêtes à l’égard des Sahraouis. Bouteflika révèle a ses interlocuteurs américains que les autorités espagnoles ont approché les Algériens pour entamer des négociations avec la France, le Maroc et l’Espagne pour résoudre le conflit, mais l’ Algérie, explique-t-il, ne réclame pas un quelconque droit sur le Sahara et ne peut pas négocier à la place des Sahraouis.
Le Maroc, dit Bouteflika, voulait améliorer les relations avec son voisin, mais l'Algérie n’y répondrait pas à ses demandes jusqu'à ce que le Maroc ait accepté de revenir au cadre onusien.  En clair, les relations entre l’Algérie et le Maroc ne pourraient se normaliser que le jour où le conflit serait définitivement réglé.
Selon Bouteflika, les relations bilatérales avec Le Maroc ont commencé à prendre de l'ampleur au début de l’année 2005. Le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia était prêt à se rendre à Rabat à la tête d’une grande délégation. De nombreux accords bilatéraux avec le Maroc, datant des années 1960, devaient être examinés au cours de cette visite, la première du genre depuis la fermeture des frontières en 1994.  Les Marocains avaient donc informé Bouteflika que le roi MohammedVI  allait recevoir en audience Ouyahia et sa délégation.
Mais voilà, les Marocains changent d’avis et affirment que ‘les circonstances n'étaient pas favorable pour la visite’ qui avait été préparée pendant des mois.  En effet, en juin 2005, le gouvernement marocain avait brusquement annoncé l’annulation de cette visite jugée « inopportune ».  Commentaire du président : il n’accepte pas « des relations diplomatiques conduites d’une manière aussi irresponsable ».
Le Maroc et l'Algérie seraient toujours voisins, dit Bouteflika, aucun des deux pays n’irait ailleurs, et ils doivent faire avec.  Toutefois, il est inacceptable de traiter des problèmes graves ‘de manière infantile.’ Bouteflika affirme que, dans ses discussions avec les présidents Bush et Chirac, entre autres, on lui a recommandé de prendre en considération le fait que le roi soit jeune et que lui est un diplomate chevronné. Mais, Bouteflika dit aux Américains : ‘Je ne suis pas Jésus-Christ’ et je ne tendrai pas l’autre joue pour être frappé. Le président fais allusion à la recommandation faite par Jésus à ses disciples : « celui qui te frappe sur la joue gauche, tourne lui aussi la droite » (L’évangile selon Mathieu 3 :38).
Le président rappelle ensuite d’il est né au Maroc et qu’il connait très bien ce pays. Il affirme que le royaume souhaite et a intérêt à la réouverture des frontières d’autant plus que le Nord-est du Maroc dépend du commerce avec l’Oranie, en Algérie. Bouteflika affirme que même avec une frontière fermée, le commerce de la contrebande rapporte trois milliards d’euros par an au Maroc. Les deux pays ont des intérêts communs dans le cadre d’une relation améliorée, mais si les Marocains, dit Bouteflika, veulent des discussions sur la normalisation des relations entre les deux pays, ils doivent être sérieux dans la manière avec laquelle il traite l’Algérie.
Bouteflika souligne que la question du Sahara occidentale n’est pas un nouveau dossier entre les mains de l’ONU. Il rappelle que James Baker avait accomplit un bon travail et que les Nations Unis possèdent une liste complète des électeurs. L’Algérie, dit-il, acceptera les résultats d’un référendum mais cela ne veut pas dire qu’elle ‘fermerait les yeux sur les astuces marocaines’.
La question du Sahara occidental a été inscrite à l’ordre du jour depuis les années 1970, affirme Bouteflika, au même temps queBrunei, Suriname et Belize qui sont tous devenus indépendants. L’Algérie a appuyé le droit international mais ne serait pas un partenaire de négociations sur le Sahara occidental avec la France, l’Espagne, le Maroc ou les Etats-Unis, mais défendrait le droit à l’autodétermination.

 
Source : «  Dernières nouvelles d'Algérie » Le 06-12-2010
Lien : http://dna-algerie.com/politique/42-interieure/911-wikileaksbouteflika-a-propos-du-maroc-l-je-ne-suis-pas-jesus-christ-et-je-ne-tendrai-pas-lautre-joue-pour-etre-frappe-r.html
 
 
 
 

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