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06 Mai10f

 
 

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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3635 du 06.05.2010
 archives : www.tunisnews.net 
Liberté  et Equité: Lotfi Grira et Houssine Marzouki présentés au juge d’instruction
TTU Monde Arabe: LES EMBARRAS DIPLOMATIQUES DE TUNIS
Yahyaoui Mokhtar: La Dictature nuit à l’image de notre pays - Lettre ouverte aux blogueurs Tunisiens  (avec les réactions des lecteurs)
AFP: Affaire Ajimi : les deux policiers blanchis par la juge d'instruction
AP: Tunisie: séparation réussie de deux bébés siamoises
Jeune Afrique: Succès de l'info en ligne en Tunisie
Jeune Afrique: Quand le foot rend fou
AFP: Facebook accusé de divulguer la vie privée des internautes pour gagner de l'argent
AFP: En Libye, les femmes préfèrent le mariage et le foyer au travail (Seif al-Islam Kadhafi)
Reuters: Le fils de Kadhafi plaide pour une constitution en Libye
Reuters: Gaddafi's reformist son urges Libyan constitution

AFP: Liberté d'expression: "Lyon Mag" fait condamner la France devant la CEDH

AFP: L'OCI dénonce l'intolérance en Europe à l'égard des musulmans
AFP: En Turquie, les réfugiés iraniens vivent dans la peur du régime de Téhéran

Liberté  pour Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies
Liberté  pour tous les prisonniers politiques
Liberté  et Equité
33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
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Tunis, le 5 mai 2010
Nouvelles des libertés en Tunisie


Lotfi Grira et Houssine Marzouki présentés au juge d’instruction
Dans la matinée du mardi 5 mai 2010, les jeunes Lotfi Grira, né le 1/3/1988, étudiant à l’institut de gestion de Nabeul, et Houssine Marzouki, né le 25/11/1987, étudiant en électronique à Gafsa, originaires de la région de Zaafran, délégation de Douz, dans le gouvernorat de Kébili, ont été présentés au juge d’instruction du sixième bureau du Tribunal de Première Instance de Tunis dans le cadre de l’enquête de l’affaire n°17975 pour incitation à la commission d’infractions terroristes et à l’adhésion à une organisation et une entente incitant à la commission d’infractions terroristes, et tenue de réunion non autorisée. Le juge d’instruction a fixé au samedi 8 mai l’interrogatoire des deux accusés.
[…]
Pour le bureau exécutif de l’Organisation
Le Président
Maître Mohammed Nouri
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
LES EMBARRAS DIPLOMATIQUES DE TUNIS

Les relations entre la Tunisie et certains pays du Golfe connaissent quelques turbulences. Ainsi, après Dubaï, qui a renoncé au grand projet du Lac de Tunis et souhaite recouvrer les fonds qu'il a avancés aux Tunisiens, c'est avec l’Arabie Saoudite et le Qatar que des frictions sont apparues.
Concernant le premier pays, un avion appartenant à la compagnie Karthago Airlines, ramenant chez eux des Tunisiens ayant accompli le petit pèlerinage (Omra), a été empêché de décoller. Motif : la compagnie — détenue par Belhassen Trabelsi, beau-frère du président Ben Ali — traîne une ardoise de 1,2 million de dollars auprès des Saoudiens, correspondant à des factures impayées de kérosène. Grâce à la remise d'un chèque par l'entreprise publique Tunis Air, les choses seraient rentrées dans l'ordre.
Des problèmes similaires seraient apparus avec les Libyens. La Compagnie tunisienne de navigation serait intervenue pour honorer des factures de fuel pour le ferry "El Habib", qui assure la liaison entre Sfax et Tripoli, et commercialisé par le neuveu de M. Ben Ali, Imed Trabelsi.
Plus graves sont les problèmes de la Tunisie avec le Qatar. En effet, Tunis est très mécontent du ton adopté par la chaîne de télévision Al-Jazeera dans la couverture de l'actualité tunisienne. La polémique s’est envenimée, ces dernières semaines, et les journaux officieux tunisiens sont allés jusqu'à qualifier cette chaîne "de sioniste”, en l’accusant d’être “entre les mains du Mossad”. Et le président Ben Ali a envoyé un émissaire à Doha.
 Enfin, les relations entre la Tunisie et les Etats-Unis sont toujours passablement tendues.
Certes, Hillary Clinton a récemment accepté de recevoir le ministre tunisien des Affaires étrangères, Kamal Morjane, alors que son prédécesseur, Abdelwahab Abdallah, n’était pas le bienvenu à Washington. Mais elle en a profité pour le sermonner au sujet de la situation des droits de l’homme dans son pays.


(TTU Monde Arabe , Lettre hebdomadaire d'informations politiques et stratégiques  - Numéro 646, jeudi 6 Mai 2010)
 


L’entretien de Taoufik Ben Brik sur France 24

(Diffusé le dimanche 2 mai 2010)

Libéré de sa geôle le 27 avril dernier après six mois d’internement, Taoufik Ben Brik est arrivé récemment en France, il parle de la Tunisie, des droit de la femme, et du pouvoir du président Ben Ali.

Lien: http://nawaat.org/portail/2010/05/05/l-entretien-de-taoufik-ben-brik-sur-france-24/ 


La Dictature nuit à l’image de notre pays - Lettre ouverte aux blogueurs Tunisiens

La censure est un complément de la propagande dans les pays autoritaires. Elle sert à promouvoir l’image du pays que la propagande présente est diffuse à l’intérieure comme dans le monde entier. Les pays dont le système de communication repose sur une stratégie de propagande et de censure sont des pays dont le système de gouvernance souffre d’un déficit de légitimité.

A la réalité concrète de la situation dans leur pays ces système en crise tentent par censure et propagande interposés à monter une image fictive de cette réalité usant de tout les subterfuges de manipulation et de tromperie  que les sciences politique et de communications ont permis. Plus la propagande est présente, plus la censure est pesante plus la crise est profonde et leur système de gouvernance et en contradiction avec les besoins de leurs pays et les aspirations de leur sociétés.

Ces affirmations, ne procèdent pas d’une idée personnelle que je veux défendre ou proposer mais tentent tout simplement de dépoussiérer les normes de réflexion dont toute entreprise d’action doit s’inspirer dans de semblables situations.

La Tunisie est une dictature dont le système autoritaire repose exclusivement sur la propagande et la censure. La liberté d’expression n’est pas reconnue et la liberté de la presse n’existe pas sauf dans la clandestinité et l’opposition à la dictature. Ce n’est là même pas une révélation qui a besoin d’être argumentée car personne n’est plus au secret de cette triste réalité. Et de là, le summum de l’impuissance et de maque de vision serait de croire pouvoir faire l’économie d’une lutte pour la liberté d’expression et de la presse en s’adressant directement au dictateur dans l’espoir de l’obtenir gracieusement. Cette liberté, en supposant par l’absurde que le dictateur consent, ne serait qu’a l’image de celle du nègre que son seigneur lui permet de manger à sa table développée par Frantz Fanon dans Les Damnés de la terre.

C’est mon point de vue sur la Lettre ouverte adressée aujourd’hui par les blogueurs au président Ben Ali sous le titre « La censure nuit à l’image du pays » à l’occasion de ce 3 Mai Journée mondiale de la liberté de la presse. Je ne veux pas dire plus à part que cette voie est sans issu.

Yahyaoui Mokhtar – Tunis, le 03 Mai 2010

7 commentaires

Malek | 4/05/2010 | 11:58

Encore une fois je suis parfaitement d’accord avec vous même si votre démarche a l’époque bien que « naïve » comme vous dites a permis a beaucoup d’entre nous de prendre conscience de l’importance de s’engager. Mais aujourd’hui certains blogueurs (pas seulement d’ailleurs) sont encore dans cette naïveté et ont besoin de se rendre compte eux mêmes qu’il n’y a rien a attendre de ce régime…

Amitiés

TUNISIA Watch | 4/05/2010 | 13:40

Suite au changement de rubrique de cet articles les commentaires précédents (publiés plus bas) n’ont pas pu apparaitre ici:

Malek | 3/05/2010 | 19:27

Je comprends votre point de vue et je ne discute pas votre raisonnement, mais n’avez vous pas eu recourt à cette méthode quand vous avez voulu dénoncer la condition des juges et de la justice en Tunisie ? J’imagine qu’en écrivant votre lettre vous l’avez fait tout en sachant pertinemment que le 1er responsable de la situation de la justice est bien le président. Loin de moi l’idée de comparer les deux initiatives mais à mon avis elles reposent sur le même principe.

Je vous accorde que la forme de cette lettre peut être inacceptable pour beaucoup de personnes, mais moi je préfère garder le fait qu’elle rappelle au 1er responsable, que ces pratiques sont illégales et indignes de notre pays…

a mon humble avis il faut encourager la blogosphère à prendre plus de confiance et à s’approprier le combat pour le respect de nos institutions et de nos lois. chacun mène ce combat selon ses moyens et ses convictions…si je me rappelle bien, ces conseils sont de vous Si Mokhtar

Amitiés

TUNISIA Watch | 3/05/2010 | 20:46

J’avais la phrase qui évoque ce que vous me rappelez au bout de la plume en écrivant cette note avant de décider de ne pas citer cet acte pour ne pas me poser en donneur de leçon et pour inscrire le texte dans les principes fondamentaux.

Vous savez qu’on a une longue liste d’auteurs de lettres ouvertes au présidents dans le dernier moitié du siècle et nous savons tous ce qu’il en été…

J’avais justement passé la soirée hier avec des amis étrangers qui ont évoqué cette lettre et je me rappelle leur avoir dis « C’été naïf de ma part de demander au président l’indépendance de la justice alors qu’il ne nous reconnais pas encore la liberté d’expression »

vous devez savoir cher Malek que ce que j’ai revendiqué individuellement pour l’indépendance de la justice dans cette lettre a été intégralement repris par le bureau exécutif elu de l’association des magistrats après et que cette association rassemble tous les magistrats tunisiens et le complot dont a fait l’objet cette association pour cette raison… pour la liberté de la presse on peut évoquer ce qui est arrivé au syndicats de journaliste… et les exemples sont à ne plus compter dans tous les secteurs de la société..

Alors j’ai tout simplement voulus dire aux blogueurs de se rappeler de ne pas répéter les mêmes erreurs de leurs prédécesseurs.

en effet je continu à croire qu’il faut « encourager la blogosphère à prendre plus de confiance et à s’approprier le combat pour le respect de nos institutions et de nos lois. » Mais sans oublier que la dictature nest pas une institution mais la machine qui les détruit. (YM)

 

Srond | 5/05/2010 | 12:17

Bien dit Mr. Yahyaoui. Mon respect.

Arabasta | 5/05/2010 | 14:41

Mr Yahyaoui,

Une réponse à votre lettre devrait se dissocier en 3 grands axes, je vais essayer d’être le plus bref et plus concis possible

- Une personne « dupe », pourrait toujours croire que Ben Ali n’est pas responsable de la censure en Tunisie, il suffit de se rappeler l’épisode « Censure de FB » en 2008 pour s’en « convaincre », c’était un peu pareil du temps de Bourguiba (mais entre temps, nos exigences sont devenues tellement médiocres), le combattant suprême avait balayé en un instant les critiques après l’augmentation du prix du pain en limogeant un haut responsable, et ce jour là, les tunisiens (pas que les blogueurs), ont crié leur fameux « Bourguiba ya hanin, raja3t el 5obza b Sab3in » (ou un truc de ce genre).Donc s’adresser au président de la république n’est pas obligatoirement une tare…

- Une personne moins dupe saurait que qqes parts, Ben Ali est responsable de la censure en Tunisie, mais que officiellement il s’en dissociait, jouer sur cette petite contradiction là est une bonne chose, mettre à nu une pratique non reconnue peut l’arrêter puisqu’elle ne pourra plus être assumée, un diviser pour régner en quelque sorte

- Une personne très intelligente (comme vous) dira que c’est peine perdue, que c’est Ben Ali qu’est le responsable de la censure (après tout, les sites web du PDP et du Ettajdid sont censurés, ce qui ne peut être un excès de zèle d’un simple agent de la censure), mais une personne aussi intelligente que vous sait aussi que Ben Ali n’est pas le le problème (et bien sur pas la solution), que le régime tunisien n’est qu’à l’image du peuple tunisien et que le sommet de l’état est aussi bon/mauvais que les tunisiens normaux, que même si on perd de la crédibilité politiquement si l’on s’adresse à Ben Ali personnellement, on n’en perd pas en s’adressant à la fonction présidentielle, vous devez savoir aussi qu’une petite brèche dans ce grand mur du silence pourrait contribuer au bien-être national, qu’un seul site web mondial de partage, qu’un seul site d’actu, qu’un seul blog critique réouvert ou laissé sans censure pourrait aider notre peuple dans sa marche vers la démocratie et l’acceptation de l’autre

Je vous remercie finalement pour votre ouverture d’esprit, vos critiques constructives et surtout votre acceptation de l’autre sans tomber dans le jugement et l’exclusion…

Bien à vous

foetus | 5/05/2010 | 22:08

Je m’en fous de l’image de mon pays, je veux sa Liberté

Monsieur le Bouffon Président de la République,

Par la présente, nous avons l’honneur d’attirer votre attention sur un sujet qui vous préoccupe beaucoup.

Depuis son indépendance l’État tunisien a toujours été porteur de progrès par ses politiques en faveur du génocide de l’information, par la censure, le mensonge ou encore par la répression. Le domaine de l’Internet n’a pas dérogé à la règle et depuis 1996, l’État tunisien, sous votre Présidence, a développé une politique volontariste de censure de l’outil Internet. La création d’une administration de d’Internet et la mise en place de mesures nécessaires pour bloquer et annihilé tout vecteur citoyen de ce média ont porté leurs fruits.

En effet, les internautes tunisiens ont été des pionniers dans l’utilisation de cet outil dans différents domaines notamment le désintéressement citoyen, la désinformation et la langue de bois. Aujourd’hui, ils sont des centaines de milliers à en faire un usage quotidien. Or, le gouvernement est confronté de plus en plus à des mesures offensives, manifestement illégales, de la part des internautes tunisiens libres et révoltés. Ces mesures privent le pouvoir tunisien d’un espace indispensable à son épanouissement social, culturel, professionnel, paralysant ainsi l’évolution de la dictature.

Alors que l’année 2010 a été, à votre initiative, déclarée année internationale contre la jeunesse, par l’Assemblée Générale des Dictateurs Unis, une partie de la jeunesse tunisienne est aujourd’hui frustrée de ne pas pouvoir accéder à leurs sites Internet de résistance favoris. Certains internautes tunisiens qui ont fait le choix de ne pas participer à vote lynchage public, ont vu leurs espaces personnels d’expression délaissés en Tunisie.

Après la multiplication inquiétante de ces actions citoyennes arbitraires, et au-delà du tort considérable qu’elle inflige à l’image de notre pays et à sa marche vers le régime monarchique, nous souhaiterions que vous réagissiez face à cette situation; de sorte à ce qu’il n’y ait plus de sites débloqués d’une manière légale reposant sur une décision de justice et en totale adéquation avec l’article 8 de la Dé-Constitution de notre pays et l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Esclave.

Monsieur le Président de la République, vous avez déjà par le passé décidé la fermeture du site communautaire Facebook après son utilisation massive en Tunisie. Nous vous appelons aujourd’hui à intervenir pour rendre inaccessible à nouveau les sites légalement censurés.

Nous vous appelons également à exiger des responsables de ces sites internet de cesser cette révolte citoyenne illégale qui parait aux yeux des tunisiens, aussi aléatoire qu’incompréhensible.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Bouffon Président de la République, l’assurance de notre parfaite considération.

PS. Ré-edition de la lettre honteuse de nos chers blogueurs tunisiens.

http://www.facebook.com/notes/takriz/je-menfous-de-limage-de-mon-pays-je-veux-sa-liberte/395318127261

TUNISIA Watch | 6/05/2010 | 01:51

@Arabasta

Sans souscrire aux intitulés de votre classification (dupe, Moins dupe et très intelligeant) Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le principe de la diversité d’opinions et d’approches et sur le principe que croire à une idée ou à une démarche d’approche déterminée sur n’importe quel sujet ne signifie pas que les autres sont totalement fausses ou à diaboliser.

Mais si on s’arrête ici tout devient plausible et chacun se suffit à sa propre vérité. Car qu’on le veuille ou non la démocratie est un œuvre de dialogue de critiques réciproques et de confrontation d’idée.

Cela pour expliquer que ma réplique par ce texte (en haut) à l’initiative de la lettre ouverte au président Ben Ali procède de cette esprit. Sachant que j’ai de l’estime et du respect pour une grande partie des bloggeurs qui ont publié cette lettre dont j’avais l’habitude de consulter les écrits et que cet acte ne change rien de l’estime que j’ai pour eux car ça n’a pas de sens de prétendre défendre la liberté si on ne reconnais pas le droit aux autres de faire usage de leur liberté selon leur libre conscience et je saisi ici l’occasion pour souhaiter à leur initiative bonne chance.

Aujourd’hui la liberté dont nous sommes privés réellement dans notre pays nous pouvons l’exercer virtuellement sur le net. Sur le web on est déjà dans l’après Ben Ali… Ben Ali peut toujours censurer mais il ne pourra jamais plus nous empêcher d’accéder à nos blogs et à tous ce qui peut nous intéresser sauf à couper totalement l’internet du pays ce qui n’est plus possible même pour lui.

Alors soyons patients et solidaires et attendons la fin que tout le monde attend et qui se jouera principalement ICI malgré la censure et malgré tout… et je vous assure que notre peuple n’a pas besoin d’un blog ou site critique ouvert sans censure pour l’aider c’est nous qui avons besoin de lui pour dépasser ce qui semble aujourd’hui une fatalité. 

Amitiés

 (Source : le blog « TunisiaWatch » (Censuré en Tunisie), consulté le 6 mai 2010)

Lien: http://www.tunisiawatch.com/?p=2262

Affaire Ajimi : les deux policiers blanchis par la juge d'instruction

 

AFP, le 6 mai 2010

La juge chargée d'instruire le dossier sur les conditions de la mort d'Abdelhakim Ajimi, décédé en mai 2008 après son interpellation par deux policiers grassois, a rendu mercredi une ordonnance de non-lieu concernant les deux hommes, a-t-on appris jeudi auprès d'un avocat des parties civiles.

La juge chargée d'instruire le dossier sur les conditions de la mort d'Abdelhakim Ajimi, décédé en mai 2008 après son interpellation par deux policiers grassois, a rendu mercredi une ordonnance de non-lieu concernant les deux hommes, a-t-on appris jeudi auprès d'un avocat des parties civiles.
Me Franck De Vita fera dès vendredi appel de cette décision, a-t-il indiqué à l'AFP. Une source judiciaire a confirmé que la juge avait rendu une ordonnance de non-lieu partiel dans ce dossier.
La juge qui avait d'abord entendu les deux policiers de la Brigade anti-criminalité sous le statut de témoin assisté, avait été contrainte de les mettre en examen pour homicide involontaire fin 2009 à la suite d'un arrêt en ce sens de la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence.
Mais elle a finalement décidé de ne pas les renvoyer devant le tribunal correctionnel.
Cinq autres policiers doivent en revanche être jugés pour non-assistance à personne en danger, a-t-elle estimé.
Le parquet avait ouvert dans les jours suivant la mort d'Abdelhakim Ajimi une information judiciaire pour "homicide involontaire", estimant au vu de plusieurs expertises que l'interpellation et les méthodes employées étaient légitimes mais les techniques non maîtrisées par les agents.
Les rapports d'expertise médicale concluent que la mort du jeune homme est due à une asphyxie mécanique consécutive à une compression thoracique et une clef de bras pratiquées par les policiers avec trop de force et durant trop longtemps.
 

Tunisie: séparation réussie de deux bébés siamoises

Associated Press, le 6 mai 2010 à 21h59

Première du genre en Tunisie. Une équipe médicale a annoncé mercredi avoir réussi la séparation de deux bébés siamoises unies par la région abdominale avec fusion des foies. Lire la suite l'article

L'intervention "pratiquée mardi avec succès par une quinzaine de chirurgiens, anesthésistes et spécialistes en réanimation de plusieurs centres hospitalo-universitaires (CHU), a duré près de cinq heures", a précisé lors d'une conférence de presse, le Pr Sadok Sayed, chef du service de chirurgie pédiatrique à l'hôpital Habib Thameur de Tunis.
Selon le Pr Sonia Ben Khalifa, chef du service d'anesthésie et de réanimation à l'hôpital pour enfants de Tunis, les deux soeurs siamoises âgées de quatre mois, "se portent bien plus de 24 heures après l'opération". La procédure a été qualifiée de "délicate" par la radiologue Nadia Aloui en raison de l'imbrication des vaisseaux sanguins au niveau des foies.
"Leurs foies sont normaux, tout comme leur tension artérielle, leurs battements de coeur et leur respiration", s'est réjouie l'anesthésiste.
Pesant ensemble 4,850 kg à leur naissance, les deux siamoises ont dû être nourries pendant près de trois mois pour que leur poids soit porté à 10kg "afin de supporter l'opération".
"C'est la première fois qu'une telle intervention est réalisée de A à Z par des praticiens tunisiens", a noté le Pr Sayed en rappelant qu'une opération similaire effectuée en 1978 avait nécessité le recours à des anesthésistes français.
Les deux jumelles, Ala et Najla, doivent être gardées en observation pour "quelque temps" à l'hôpital.
Leur mère, Basma Hannachi, 32 ans, qui avait déjà un garçon de 12 ans et une fille de 9 ans, ne cachait pas sa joie devant cet "aboutissement heureux". "Je respire aujourd'hui, après un accouchement difficile par césarienne", a-t-elle confié à l'Associated Press.
Leur père, Makram Terrouaf, 38 ans, a dit, quant à lui, avoir décliné des offres reçues par téléphone de l'étranger pour faire opérer ses siamoises, notamment en Arabie Saoudite, en dépit de sa condition modeste. AP
 

 


Succès de l'info en ligne en Tunisie

Par: Frida Dahmani, à Tunis

Avec trois millions d'internautes réguliers, la Tunisie voit ses sites internet d'information se développer rapidement.

Webmanager, fondé par Hechmi Ammar, a jeté, il y a dix ans, les bases de la presse électronique en Tunisie. Aujourd’hui, les 17 titres tunisiens, en majorité francophones, connaissent un certain succès. Ce boom n’est pas étonnant: la Tunisie compte trois millions d’internautes assidus. En tête des sites les plus consultés: Mosaïque FM, une radio qui met en ligne l’information quotidienne. Avec 2,4 millions de visiteurs par mois, elle précède deux journaux économiques, businessnews.com.tn  (180000 visiteurs par mois) et webmanagercenter.com (117000).

Dans un pays où les médias sont très consensuels et parfois ennuyeux, la presse électronique offre une alternative dynamique. Disponible à tout moment, elle séduit les lecteurs, qui font leur revue de presse en quelques clics. Les annonceurs, qui déboursent entre 18000 et plus de 50000 dinars (environ 9500 et 26500 euros) par encart chaque année, ne s’y sont pas trompés: un flux moyen de 8000 à 10000 visites par jour leur donne une visibilité intéressante. D’autant qu’ils peuvent, à tout moment, avoir un retour exact de leur campagne à travers des systèmes comme Google Analytics qui permet de connaître le profil des lecteurs, leur provenance, les pages les plus lues ainsi que, pour chaque internaute, le temps passé sur une page ou un article. Quant aux éditeurs, ils s’accordent à dire que l’accès aux sites ne peut être payant et que seule la publicité ou certains services aux entreprises doivent assurer l’équilibre financier des sites.

Pour l’instant, la presse électronique ne fait pas d’ombre aux journaux papier. « Tout est une question d’angle, explique Amel Mzabi, directrice de L’Éco-Journal. La presse écrite traite de l’actualité plus en profondeur que la presse électronique, qui est dans l’immédiat. Nous répondons de façon différente aux attentes d’un même lectorat. » La presse en ligne reste à l’affût de l’information donnée en temps réel, mais aussi de rédacteurs francophones de qualité; Webmanager et Businessnews, respectivement 25 et 16 collaborateurs, ne demandent qu’à étoffer leurs équipes.

Rectificatif : Webmanagercenter.com a réagi à la publication de cet article en contestant le chiffre de fréquentation de son site web que nous avons indiqué. Selon le certificateur de sites web XiTi, ce journal tunisien en ligne d'information économique a reçu 277 815 visiteurs au mois d'avril 2010. Que les intéressés et les lecteurs veuillent bien nous excuser pour cette regrettable erreur.

(Source : « Jeune Afrique » (Magazine hebdomadaire – France), N°2572-2573 du 25 avril au 8 mai 2010)


Quand le foot rend fou

Par Abdelaziz Barrouhi, à Tunis    

Le nouveau président de la Fédération tunisienne de Football (FTF), Ali Hafsi, devra faire face au regain de violence dans les stades. Un phénomène qui ne cesse de tourmenter le monde du ballon rond depuis le match EST-CSHL, le 8 avril à Tunis.

Jeudi 8 avril, stade olympique d’El-Menzah, à Tunis. L’Espérance sportive de Tunis (EST), leader du championnat de football, affronte le Club sportif de Hammam-Lif (CSHL). Peu avant la mi-temps, le club de la capitale est mené contre toute attente 0-3. Un adolescent visiblement excédé, revêtu du maillot de l’EST, fait alors irruption sur le terrain. Intercepté par les forces de l’ordre, il est conduit manu militari sous les gradins. « Quelques minutes plus tard, raconte un supporteur espérantiste, la rumeur a couru dans le public qu’il avait été passé à tabac. Devinez la suite. » Il n’en fallait pas plus en effet pour que les aficionados de l’EST laissent éclater leur colère. Jets de pierres en direction des policiers, qui ripostent en prenant d’assaut le « virage » sud, fief des « ultras » de l’EST, avant que les débordements ne s’étendent aux autres gradins et jusqu’à la tribune. « C’est la première fois de ma vie que je vois ça, a déclaré Gérard Bucher, l’ancien attaquant de Nice et actuel coach du CSHL, à l’issue du match, qui s’est finalement soldé par un nul (3-3). La première chose qu’on doit apprendre dans le sport, c’est accepter de perdre. Ici, on ne sait pas perdre; quand on perd, on casse tout, il faut tricher. Ce n’est pas bien. »

 

Bilan de ce que d’aucuns appellent désormais le « jeudi noir » du football tunisien: plusieurs dizaines de blessés des deux côtés, plus de deux cents jeunes interpellés, dont la plupart mineurs, relâchés par la suite contre l’engagement pris par leurs parents de veiller à leur bonne conduite, et des dégâts matériels considérables, entraînant la fermeture du stade d’El-Menzah pour plusieurs semaines. L’enquête judiciaire ouverte aussitôt a permis l’inculpation d’une trentaine de jeunes supporteurs de l’EST, dont cinq pour violences physiques sur agent de l’État, les autres pour violences verbales et vandalisme. Une vingtaine d’autres, qui ont atteint l’âge de la conscription, ont été envoyés dans les casernes.

« Hooliganisme », « chaos », « tsunami », « apocalypse », « Far West »… La presse nationale ne mâche pas ses mots pour décrire et dénoncer les incidents. L’affaire prend dès lors une dimension politique. À l’occasion de sa réunion hebdomadaire, présidée par le président Zine el-Abidine Ben Ali, le bureau politique du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir) condamne ces actes de « vandalisme » et appelle à faire face à la violence dans les stades avec « davantage de rigueur et de fermeté ». Devant la Chambre des députés, Samir Labidi, ministre des Sports, annonce que le gouvernement s’apprête à adopter une série de mesures législatives destinées à éradiquer ce phénomène.

Un staff irresponsable

Ces derniers mois, les flambées de violence dans les stades sont devenues monnaie courante, entraînant la multiplication de matchs disputés à huis clos. À qui la faute? Selon des statistiques encore confidentielles consultées par Jeune Afrique, les autorités ont recensé, durant la saison 2008-2009, 793 cas d’« actes non sportifs » (violences physiques et verbales, jets de projectiles), dont la moitié sont attribués aux joueurs et à l’encadrement. Les supporteurs ne sont en cause qu’une fois sur huit. Dans le cas du « jeudi noir », les « hooligans » ne sont pas les seuls à être montrés du doigt. Les dirigeants de l’EST sont officiellement accusés d’« avoir failli à leur mission d’encadrement du public ». Le président du club, Hamdi Meddeb, l’entraîneur, Faouzi Benzarti, et le président de la section de l’équipe professionnelle de football, Riyadh Bennour, se retrouvent sur la sellette. De l’avis général, c’est le très impulsif Benzarti qui a, le premier, donné le mauvais exemple. Quand le CSHL a inscrit le troisième but, à la 38e minute de jeu, il a piqué un sprint vers l’arbitre et exigé qu’il siffle un hors-jeu. Cette intimidation – que, curieusement, l’arbitre et son adjoint commettront l’erreur de ne pas signaler dans le rapport du match – a eu pour effet d’exciter davantage le « virage sud ». « L’intervention de Benzarti, estime un supporteur, équivalait pour nous à un feu vert. »

Hamdi Meddeb se voit quant à lui reprocher de n’avoir pas sanctionné son entraîneur. Il n’a pas non plus réussi à apaiser les tensions entre forces de l’ordre et supporteurs, malgré les sollicitations répétées des policiers pour qu’il intervienne. Il a aussi attendu une semaine avant de dénoncer « toute forme de violence » et d’appeler les supporteurs de l’EST « à respecter les installations sportives […] et tous les protagonistes des rencontres sportives ». Le « tombeur » du charismatique Slim Chiboub en 2007 dirige une entreprise leader dans les produits de grande consommation (produits laitiers). En 2008-2009, il a versé au club 1,4 million de dinars sous forme de don et signé un contrat publicitaire de 1,25 million de dinars avec le groupe Stial, soit au total 2,65 millions de dinars, ce qui représente environ le quart du budget annuel du club (11,7 millions de dinars). Mais business et sport ne font pas toujours bon ménage. « Meddeb n’a pas réussi à préserver ce sport, commente un fan de l’Espérance. Il contribue certes au financement du club, mais il en retire des avantages énormes en termes de marketing. En plus, il ne cesse de menacer de démissionner si nous discutons ses décisions. Sa politique a été mise en échec le 8 avril. Il est temps qu’il en tire les conséquences. » Exemple de cette confusion des genres: parce que la chaîne de télévision privée Hannibal a commenté librement, dans la très populaire émission Belmakchouf (« en toute franchise »), l’affaire du « jeudi noir », Meddeb a ordonné à son staff de boycotter la chaîne et annoncé que son entreprise lui fermerait le robinet de la publicité.

Table ronde nationale

À la suite d’un rapport présenté par une commission ad hoc mise sur pied l’an dernier à la demande de Ben Ali, le gouvernement s’apprête à prendre des mesures pour lutter contre les comportements antisportifs: interdire de stade les fauteurs de trouble, sanctionner l’usage de fumigènes ou de feu d’artifice, bannir les slogans contenant des « violences verbales » et punir sévèrement toute contestation des décisions de l’arbitre. Le ministère des Sports envisage aussi de « responsabiliser » davantage les présidents des clubs de première division, qui ont signé avec lui l’an dernier une « charte de l’esprit sportif ». Mais, comme cet engagement n’a pas été suivi d’effet, ils devront désormais signer un contrat à objectifs avec le ministère de tutelle, portant notamment sur la formation et le comportement civique. Les subventions traditionnelles de l’État leur seront versées en fonction des résultats qu’ils obtiendront.

Reste que la plupart des mesures envisagées existent déjà sous une forme ou sous une autre et n’ont pas à elles seules réussi à réduire les violences, quand elles ne les ont pas accentuées par une utilisation tatillonne. Adopter des sanctions pour les appliquer avec plus de fermeté – sans dialogue avec les supporteurs concernés – risque d’aboutir à vider les stades, voire à exacerber les passions. Une table ronde nationale, à laquelle seraient associés les authentiques supporteurs, paraît aujourd’hui indispensable.

Qui sont les ultras de l'EST ?

Né en Amérique latine dans les années 1940 avant de se propager un peu partout sur la planète foot, le phénomène des groupes de supporteurs « ultras » a atteint la Tunisie au début des années 2000. L’EST en compte plusieurs. Le plus ancien est le groupe Ultras Lemkachkhine. Lancé en 2002, il est celui qui revendique le plus d’adhérents (132), suivi par Zapatista, créé en 2007, qui regroupe 113 membres. Citons aussi les Supras Sud, 77 adhérents; Dawlet Taraji, 49; Torcida, 33; et Blood & Gold, 33.

(Source : « Jeune Afrique » (Magazine hebdomadaire – France), N°2572-2573 du 25 avril au 8 mai 2010)


Facebook accusé de divulguer la vie privée des internautes pour gagner de l'argent
 


 
AFP, le 6 mai 2010 à 10h01

Par Glenn CHAPMAN

SAN FRANCISCO (Etats-Unis), 6 mai 2010 (AFP) - San Francisco - Fort de plus de 400 millions d'utilisateurs dans le monde après six ans d'existence, le site gratuit de socialisation sur internet Facebook se voit accusé de divulguer la vie privée de ses utilisateurs pour gagner de l'argent.

Ces accusations ont été renforcées il y a quelques semaines, lorsque le groupe californien a permis à ses utilisateurs de signaler les pages internet qu'ils ont visitées et de faire savoir ce qu'ils en pensent.

Pour le patron et co-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, cette évolution est une avancée dans la personnalisation du web mais beaucoup dénoncent une nouvelle trahison de la vie privée.

"Internet est vraiment à un tournant important en ce moment", a dit Zuckerberg en présentant cette innovation lors d'une conférence à San Francisco (Californie, ouest) le 21 avril. "Nous progressons vers un internet où le réglage par défaut sera +social+", c'est-à-dire permettra de faire connaître ses goûts et ses activités à un réseau d'amis et de connaissances, assure-t-il.

Mais pour Kurt Opsahl, un juriste de l'organisation de défense des droits des internautes Electronic Frontier Foundation, "on passe d'une situation où on avait un assez bon contrô le, à une autre où Facebook rend publiques des catégories entières d'informations, dans une logique d'affaires".

"On dirait que (Zuckerberg et son équipe) veulent aller voir des sites et leur dire: +nous avons tout ce trésor d'informations sur nos utilisateurs, qu'est-ce que vous avez (en échange)?+", ajoute M. Opsahl.

Dans un premier temps, Facebook avait proposé de rendre publics tous les achats en ligne de ses utilisateurs mais avait dû battre en retraite sous les hauts cris d'internautes furieux.

Pour Ginger McCall, juriste à l'association Electronic Privacy Information Center, le nouveau dispositif sur les pages internet visitées n'est qu'une version "rénovée et améliorée" de cette première tentative, visant à rentabiliser le répertoire des millions d'utilisateurs de Facebook.

Les dirigeants de Facebook assurent qu'il ne s'agit pas de gagner de l'argent car cette innovation ne leur rapporte rien.

Plus de 50.000 sites internet sont en tout cas déjà partenaires de Facebook, alors qu'en avril, l'expérience a été lancée avec seulement 75 associés.

Pour Opsahl et McCall, l'opacité des finances de Facebook permet mal de savoir quelles sont les retombées de ces partenariats. "Facebook conclut des accords dans lesquels il apporte des informations sur ses utilisateurs et on ne sait pas ce qu'apportent ses partenaires", déclare Opsahl.

Zuckerberg, lui, assure que "cela n'a vraiment pas d'impact sur le respect de la vie privée". Le groupe précise aussi que rien n'est communiqué à l'insu des utilisateurs qui doivent cliquer sur une case pour faire savoir les pages qu'ils visitent.

Mais certains s'inquiètent que les "profils publics" des utilisateurs de Facebook soient communiqués et qu'un nombre croissant de données soient publiquement accessibles, notamment via des "pages communautaires" faisant la liste par exemple de tous les fans de tel ou tel groupe, de telle ou telle association, etc.

"En échange de tout service gratuit (comme Google), on doit donner quelque chose, dans ce cas, vous communiquez des éléments de votre vie quotidienne", résume l'analyste indépendant Rob Enderle, tout en relativisant les risques. "Pour autant qu'on sache, (Facebook) ne vend pas votre nom à la mafia. Je crois que c'est une tempête dans un verre d'eau", conclut-il. "Après tout, rien ne vous oblige à utiliser ce site".

AFP
En Libye, les femmes préfèrent le mariage et le foyer au travail (Seif al-Islam Kadhafi)


AFP, le 5 mai 2010 à 18h42

LE CAIRE, 5 mai 2010 (AFP) - Seif al-Islam Kadhafi, fils du numéro un libyen régulièrement présenté comme le successeur de son père, a déclaré mercredi que l'Etat "gaspillait" ses ressources en investissant dans l'éducation des femmes en Libye, qui au final optent pour le mariage et le foyer.
"Les femmes ne font pas l'objet de discrimination en Libye. Les femmes et les hommes sont égaux", a dit le fils Kadhafi devant des étudiants, des universitaires et des dignitaires, lors d'une conférence à l'Université américaine du Caire.
"Les femmes sont très puissantes dans la société libyenne. Elles sont dans l'armée, elles sont pilotes (...) elles sont dans toutes les entreprises, tous les ministères", a-t-il souligné devant une salle archi-pleine, ajoutant qu'"elles peuvent conduire", allusion visant l'Arabie saoudite avec qui la Libye entretient des relations tendues depuis des années.
"Le problème en Libye est qu'ils gaspillent les ressources de la société (...) l'Etat dépense beaucoup d'argent pour éduquer les femmes et au final elles se marient et restent à la maison".
"C'est ça le problème en Libye, les femmes", a dit Seif al-Islam.
Son père, Mouammar Kadhafi, qui dirige la Libye depuis 40 ans et se pose en défenseur de la cause des femmes, a une garde rapprochée composée exclusivement de femmes formées dans une académie d'officiers d'élite
 
Le fils de Kadhafi plaide pour une constitution en Libye


Reuters, le 5 mai 2010 à 17h23
LE CAIRE, 5 mai (Reuters) - Saïf al Islam Kadhafi, fils du numéro un libyen, s'est dit mercredi favorable à l'adoption d'une constitution en Libye, une mesure nécessaire selon lui au développement et à la prospérité du pays.
"Nous avons besoin d'une constitution. Vous ne pouvez pas diriger un pays sans avoir une constitution, sans lois fondamentaoles. C'est une nécessité", a-t-il dit lors d'une conférence de presse au Caire.
"Le système de gouvernance (en Libye) doit être revu en profondeur, c'est la priorité numéro un", a-t-il insisté.
Saïf al Islam, qui a joué ces dernières années un rôle essentiel dans l'amélioration des relations entre la Libye et
l'Occident, a multiplié les propositions en vue d'une libéralisation politique et éonomique dans son pays.
La Libye n'a actuellement aucune constitution et le pays est dirigé selon les principes socialistes exposés par Mouammar Kadhafi dans son "Livre vert".

 
Gaddafi's reformist son urges Libyan constitution


AFP, le 5 mai 2010 à 17h27

Reuters) - Saif al-Islam Gaddafi, the Libyan leader's liberal-leaning son, Wednesday said a constitution is vital to Libya's prosperity and the country should speed up reforms of its opaque administrative system.
World
Analysts say Islam, who took a central role in ending Libya's long stand-off with West, has unsettled the country's old guard with proposals for political and economic liberalization.
"We need a constitution. You cannot run a country without having a constitution, without basic laws. It's a must," Gaddafi told a conference in Cairo.
Libya has no formal constitution and on paper is ruled according to a system of grass-roots socialism set out in Muammar Gaddafi's "Green Book," which outlines his philosophy and views on how countries should be governed.
Saif al-Islam, who studied at the London School of Economics and has spent years cultivating an image as a reformer, has been seeking to gather support for a constitution, according to Libyans close to ruling circles, but has encountered resistance from hardliners with vested interests in the current system.
One Libyan with links to Saif al-Islam's circle said he was planning a new constitution drive in the next few months.
"The way of governance needs to be revised dramatically and in a very serious way. This is priority number one," Saif al-Islam said.
Saif al-Islam has the highest profile of the sons of Gaddafi, who with 40 years at the helm in Libya is Africa's longest-serving living leader. Yet analysts say Gaddafi's son has little support from the army, whose endorsement is seen as vital if he is to have a political future.
In October, Gaddafi named him head of Libya's Social Popular Leadership, a grouping of business, union and political leaders established in the 1980s to give voice to tribal interests that underpin the government.
The position could make Saif al-Islam Libya's second most prominent figure, but the country's powerful conservative establishment appears to be holding up his appointment.
Such delays have dimmed hopes that ending sanctions would bring greater political openness in the North African country.
A constitution could benefit investors because it would, at least in theory, create a system that is more predictable than the opaque structure in place now.
"Efficiency is very important. Sometimes we have fancy and romantic ideas, but reality is a different story," he told the conference.

 
Liberté d'expression: "Lyon Mag" fait condamner la France devant la CEDH


AFP, le 6 mai 2010 à 12h49

STRASBOURG (Conseil Europe), 6 mai 2010 (AFP) La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a estimé jeudi que la France n'avait pas respecté la liberté d'expression d'un journaliste du magazine "Lyon Mag" en le condamnant pour diffamation après un article sur les réseaux islamistes à Lyon en 2001.


Philippe Brunet Lecomte, directeur de publication du mensuel, avait publié au lendemain des attentats du 11-Septembre, un article intitulé "Les musulmans de l'agglomération face au terrorisme. Enquête: faut-il avoir peur des réseaux islamistes à Lyon?".
Un homme présenté comme "l'un des musulmans les plus influents de Lyon" figurait en couverture et un article lui était consacré. Il a saisi le tribunal correctionnel de Lyon pour diffamation.
Le directeur et la société éditrice avaient été relaxés en première instance mais condamnés en appel à verser 2.500 euros de dommages et intérêts au demandeur. La Cour de cassation était allée dans le même sens en 2004.
Mais la CEDH a estimé qu'en agissant ainsi la France avait violé la liberté d'expression.
"Les articles litigieux s'inscrivant à l'époque dans un débat d'intérêt général - ils ont été publiés juste après les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center -, la Cour estime que les autorités ne bénéficiaient que d'une faible latitude pour restreindre la liberté d'expression des requérants".
Celle-ci note également que les articles dénoncés "faisaient preuve de prudence, en différenciant par exemple islam et islamisme". La personne présentée en couverture ne "faisait l'objet d'aucune animosité personnelle et la dose d'exagération acceptable en matière de liberté journalistique n'était pas dépassée".
"Enfin, les propos litigieux n'étaient pas dépourvus de toute base factuelle" puisque de nombreux documents mettant en évidence le danger représenté par les discours de l'homme en question ont été présentés à la Cour

AFP
 
L'OCI dénonce l'intolérance en Europe à l'égard des musulmans
AFP, le 6 mai 2010 à 13h42

VIENNE, 6 mai 2010 (AFP) - Le secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) , Ekmeleddin Ihsanoglu, a dénoncé l’intolérance en Europe à l’égard des musulmans et mis en garde contre ses conséquences, jeudi à Vienne.

Le problème de l’intolérance contre les musulmans "est particulièrement aigu en Europe", a déclaré M. Ihsanoglu lors d’un discours devant le conseil permament des 56 ambassadeurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), basée à Vienne.
Ce phénomène représente une "menace pour la stabilité, l’harmonie et la sécurité" dans le monde, a ajouté le secrétaire général de l’OCI, qui regroupe, elle, 57 pays musulmans.
Il a notamment fait référence au succès grandissant de partis d’extrême droite et au référendum suisse contre la construction de minarets, qu’il a qualifié d’atteinte à la liberté religieuse, "qui divise profondément" et qui risque de mener à une "confrontation".
Quant à la controverse des caricatures de Mahomet publiées par des journaux danois, M. Ihsanoglu a estimé qu’elle avait "attisé l’intolérance sous couvert de liberté d’expression".
Le secrétaire général de l’OCI a appelé les pays de l’OSCE à collaborer avec son organisation afin d’"inciter au rejet de l’extrémisme et de développer une culture du respect et de la tolérance".
M. Ihsanoglu compte à ce sujet sur le Kazakhstan, qui assure actuellement la présidence tournante annuelle de l’OSCE et présidra en 2011 l’OCI. Outre le Kazakhstan, sept autres pays de l’OSCE sont également membres de l’OCI, basée à Djeddah, en Arabie Saoudite.
M. Ihsanoglu devait encore jeudi s’entretenir avec le président autrichien Heinz Fischer.

 
En Turquie, les réfugiés iraniens vivent dans la peur du régime de Téhéran


AFP, le 6 mai 2010 à 09h56
Par Nicolas CHEVIRON

NEVSEHIR (Turquie), 6 mai 2010 (AFP) - Iran Manif - Torturés dans les geôles iraniennes ou menacés de mort, Behzad, Siyavashi et Ali ont, comme des centaines d'opposants iraniens, trouvé refuge en Turquie. Mais ils n'y ont pas trouvé la paix et vivent dans la crainte des agents de la République islamique. Alors qu'en Iran, l'opposition s'apprête à commémorer l'anniversaire de la réélection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad, le 12 juin 2009, Behzad (un nom d'emprunt) vit reclus dans son appartement de Nevsehir, une ville du centre de la Turquie.
"Les tortures que j'ai vécues et celles dont j'ai été témoin, ce sont des choses qu'un animal n'aurait pas faites à un autre animal", déclare le jeune homme, dont le seul tort, affirme-t-il, est d'avoir participé en juillet à une manifestation d'étudiants contestant le résultat des élections.
Montrant des photos de son dos zébré d'hématomes, Behzad égrène la liste des tortures qu'il a subies durant quatre mois de prison: séances de coups, insomnies forcées, eau glacée, sévices sexuels, pendaison simulée...
"Au bout d'un moment, j'aurais tout avoué, je n'en pouvais plus. Ils voulaient obtenir des confessions au sujet de mon père, qu'il avait des liens avec l'Amérique et Israël... Et ils m'ont forcé à le faire", explique-t-il.
Des aveux qui lui ont permis de recouvrer la liberté. Dans les semaines qui ont suivi, Behzad a traversé la frontière irano-turque à cheval, avec des contrebandiers, comme de nombreux exilés iraniens.
Selon les statistiques du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), quelque 4.000 demandeurs d'asile et réfugiés iraniens, dissidents, mais aussi homosexuels, convertis aux christianisme, baha'is, sont enregistrés en Turquie, leur principale porte de sortie.
Le nombre des demandes, 1.828 entre juillet et mars, n'a pas vraiment progressé depuis la présidentielle mais leur nature a évolué, indique le HCR.
"Beaucoup des nouveaux venus sont des journalistes, des universitaires et/ou des gens perçus par le régime comme soutenant l'opposition", déclare Metin Corabatir, porte-parole du HCR en Turquie.
Bloqué à Nevsehir, une des 32 "villes satellites" turques hébergeant des demandeurs d'asile, Behzad connaît des jours difficiles en attendant que l'Onu statue sur son sort et qu'un pays occidental l'accueille.
Handicapé par une jambe raide, souvenir du coup de matraque d'un policier lors d'une manifestation, souffrant de troubles psychologiques, le jeune homme vit dans le dénuement.
Mais son principal problème, c'est la peur.
"Ici j'ai peur de tout: de la police, des agents iraniens et de tous les Iraniens qui sont ici, qu'ils fassent un rapport sur moi. Parfois j'ai peur de sortir de chez moi", affirme-t-il.
Pour lui, la présence d'agents iraniens traquant les dissidents en Turquie ne fait pas de doute: fin novembre, un réfugié iranien est arrivé à Nevsehir et le lendemain, il avait disparu, ne restait de lui que ses valises, encore fermées, relate-t-il.
"Un soir vers minuit, trois hommes ivres ont essayé d'enfoncer la porte de ma maison en poussant des hurlements. Heureusement mes voisins du dessous, des Turcs, sont intervenus", raconte pour sa part son ami Siyavash.
Emprisonné plusieurs mois en Iran, Siyavash montre sur ses cuisses des brûlures causées par des chocs électriques.
Condamné à mort pour blasphème, Ali est arrivé en Turquie en septembre. Résolu à dire dans ce pays ce qu'il devait taire en Iran, le jeune dissident affirme avoir déjà été menacé.
Après avoir rencontré un journaliste, "dans une rue déserte, vers minuit, j'ai été menacé par trois Iraniens, qui m'ont mis un couteau sous la gorge. Ils m'ont dit que c'était ma dernière interview... ", se souvient-il.
Interrogée par l'AFP, la police locale a indiqué qu'elle déconseillait aux réfugiés iraniens de s'adresser aux médias, pour éviter qu'ils soient victimes de représailles.

 

 

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