الإثنين, 30 تشرين2/نوفمبر -0001 00:00

N° 3757 du 05 Septembre10

 

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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3757 du 05.09.2010
 archives : www.tunisnews.net 

Kalima: Frontière tuniso-algérienne : contrebande et incidents en hausse
Kalima: Pic de pollution dangereux dans le golfe de Gabès
Libération: Double extradition vers Tunis - Droits de l’homme . Deux Franco-Tunisiens sont menacés de prison.
AP: Visite en Tunisie de Mahmoud Abbas
AFP: Eric Besson décide de "déplacer" la date et le lieu de son mariage
Slim Bagga: Flamenco avec un imposteur
Jeune Afrique: Nessma TV voit rouge
Jeune Afrique: Aux (trop) petits soins des séniors
Khémais KHAYATI: Mars versus Tunisiens
Mona BEN GAMRA:  Enseignement de base  - Chassez le ‘’public’’, il revient au galop ?
Dr.  James J Zogby: They caused the Iraq War and remain without shame
Robert Grenier :  Who does he think he is fooling?
 
Frontière tuniso-algérienne : contrebande et incidents en hausse


Proposé par Rédaction le Vendredi 03 septembre 2010
Le gouvernement algérien autorise dorénavant les gardes frontières à faire usage des armes à feu au cours des traques lancées contre les contrebandiers opérant à la frontière algéro-tunisienne, selon les déclarations du ministre algérien du commerce
publiées par le journal El Khabar, le 31 aout 2010. Il a indiqué que nombre de produits introduits en fraude par la frontière tunisienne seraient dangereux pour le consommateur algérien. Il affirme, également, que l’exportation clandestine du cheptel ovin vers la Tunisie provoque une pénurie sur le marché local et oblige le pays à de couteuses importations de viande.
Il est à signaler que les activités de contrebande occupent de nombreux jeunes sans emploi et concernent principalement le carburant ; de nombreux incidents violents surgissent régulièrement entre les contrebandiers et les services de sécurité des deux pays, avec mort d’homme dans certains cas. Le dernier en date s’est produit au matin du 31 août près de la localité tunisienne de Kallat Senan (gouvernorat du Kef).
Des défenseurs de droits de l’homme tunisiens signalent qu’un officier de la garde nationale aurait tiré sur une voiture soupçonnée de servir dans l’importation illégale de carburant à partir de l’Algérie, blessant gravement le conducteur et son passager.
Certains habitants de la localités auraient organisé un rassemblement de protestation devant le poste de la garde nationale, considérant que les tirs étaient injustifiés, les agents ayant pratiquement rattrappé les fugitifs. L’officier impliqué dans cet incident, Bechir Laroussi, jouirait d’une réputation de brutalité associée associée à une impunité sans faille. Il est aussi soupçonné, par nos sources, de rançonner les contrebandiers.
De pareils incidents se sont multipliés tout au long de la frontière depuis le début de l’année, tandis qu’on assite à une nette augmentation de l’activité de contrebande depuis la crise au poste de Ras Jedir, à la frontière tuniso-libyenne.

(Source: Le site de "Radio Kalima" le 3 septenmbre 2010)
Lien:http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-211.html

Pic de pollution dangereux dans le golfe de Gabès


Proposé par Rédaction le Vendredi 03 septembre 2010
Un cadavre de dauphin rejeté par la mer est depuis une dizaine de jours la source de nuisances pour les habitants de la localité de Matrach ; les services municipaux n’ayant à ce jour rien entrepris pour remédier à cette fâcheuse situation : odeur de putréfaction insoutenable, amplifiée par la chaleur torride et pullulement des parasites.
Des habitants de la localité ont attesté à radiokalima que ce cas est le troisième durant les derniers mois, causé par les importants rejets de phosphogypse dont les traces étaient visibles sur les cadavres rejetés. Nous avions indiqué dans de précédentes dépêches que cette matière rejetée par les usines du Groupe Chimique de Gabès avait été mise en cause, après la découverte depuis le début de l’année de 12 cadavres de tortues géantes et d’une importante quantité de poissons morts.

(Source: Le site de "Radio Kalima" le 3 septenmbre 2010)
Lien:http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-file-article-sid-209.html
 
Double extradition vers Tunis
Droits de l’homme . Deux Franco-Tunisiens sont menacés de prison.


CHRISTOPHE AYAD 
 
Lotfi Tounsi et Onsi Abichou n’ont aucun autre point commun que d’être franco-tunisiens et de se voir aujourd’hui menacés de lourdes peines de prison en Tunisie dans des procès tenus en leur absence et entachés de lourdes irrégularités. Dans les deux cas, ces hommes, qui résident dans la banlieue parisienne, ont été extradés depuis des pays tiers en vertu de fiches de recherche Interpol. Dans les deux cas aussi, le Quai d’Orsay s’est retranché derrière le fait de ne pas pouvoir «interférer dans le fonctionnement de la justice d’un pays tiers».
Lotfi Tounsi, 45 ans, se rendait en pèlerinage à La Mecque, en Arabie Saoudite, lorsqu’il a été arrêté, le 26 août, par les autorités jordaniennes. Le 29 août, il s’est retrouvé dans un avion pour la Tunisie… où il est condamné à au moins une peine de prison de vingt ans par contumace.
L’affaire remonte à 1995, lorsque le régime du président Ben Ali menait la chasse au parti islamiste Ennahda, auquel Lotfi Tounsi était lié. Il avait réussi à gagner la France et s’était vu accorder le statut de réfugié politique, puis la nationalité française en 2000.
Retenu à son arrivée à l’aéroport de Tunis, Lotfi Tounsi a été, depuis, remis en liberté. En vertu du droit tunisien, il peut faire opposition de sa condamnation par contumace et demander un nouveau procès. Il a été convoqué au tribunal le 29 septembre…
Quant à Onsi Abichou, 27 ans et père de deux enfants, ce n’est pas un militant politique comme Lotfi Tounsi. Il a vécu en France depuis son enfance et a été appréhendé, en octobre 2009, lors d’un séjour en Allemagne, sur la foi d’une fiche de recherche Interpol mise en circulation par Tunis. Il avait, en effet, été condamné, sans le savoir, à la prison à perpétuité par contumace pour trafic de drogue en Tunisie. Sur la base d’un seul témoin qui s’est rétracté au procès et dont l’Acat, une ONG française militant contre la torture, estime que «les aveux ont été obtenus par la torture».
Le Comité contre la torture des Nations unies a enjoint Berlin, le 25 août, de ne pas extrader Onsi Abichou vers Tunis. L’Allemagne est passée outre. Abichou a été envoyé en Tunisie le même jour. Il est, depuis, écroué à la prison de la Mornaguia, dans la capitale tunisienne.
 
(Source: "Libération" (Quotidien - france) le 4 septembre 2010)

Visite en Tunisie de Mahmoud Abbas


 The Associated Press le 5 septembre 2010
TUNISIA, Tunisia — Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas est arrivé dimanche en Tunisie pour une "visite de travail et d'amitié" au cours de laquelle il aura des entretiens avec le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.
Selon une source palestinienne, le dirigeant palestinien informera son hôte du déroulement des négociations directes qu'il a eues à Washington avec le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, en présence de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.
Les entretiens auront lieu lors d'un repas d'iftar (rupture du jeûne de Ramadan) que le président tunisien offrira en l'honneur de Mahmoud Abbas.
Les deux présidents assisteront par ailleurs à une cérémonie religieuse à la grande mosquée El Abidine de Carthage, à l'occasion de la célébration de "la nuit du destin" marquant le 27ème jour de Ramadan, au cours de laquelle Dieu a révélé le Coran au prophète Mahomet.
De retour de la capitale fédérale américaine, Abou Mazen avait fait escale samedi à Tripoli où il a évoqué avec le colonel Mouammar Kadhafi les résultats des pourparlers directs israélo-palestiniens.
Le président de l'Autorité palestinienne, qui est accompagné notamment de son porte-parole Nabil Abou R'deina et de Nabil Chaâth, membre du comité central de l'Organisation de libération de la palestine (OLP), doit regagner Ramallah dans la soirée. AP 
 

Eric Besson décide de "déplacer" la date et le lieu de son mariage

AFP le 5 septembre 2010
PARIS — Le ministre de l'Immigration Eric Besson a décidé dimanche de "déplacer" la date et le lieu de son mariage prévu le 16 septembre avec la jeune Tunisienne Yasmine Tordjman à la mairie du 7e arrondissement de Paris où plusieurs groupes facebook ont prévu de se rendre afin de chahuter la cérémonie, a-t-il dit à l'AFP.
"J'ai décidé de déplacer la date et le lieu de ce mariage pour le ramener à ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être, une affaire exclusivement privée", a déclaré le ministre interrogé par l'AFP sur ces manifestations.
"Je n'ai pas peur des chahuts ou des canulars mais je n'envisage pas d'utiliser les moyens publics de sécurité pour un mariage qui relève de la sphère privée", a-t-il ajouté démentant que le président Nicolas Sarkozy devait se rendre à la cérémonie.
Le ministre a dit "déplorer qu'un quotidien ait cru devoir annoncer, sans même m'en prévenir, la date et le lieu de mon mariage".
"Je ne me résous pas à vivre comme depuis plusieurs semaines sous l'oeil des paparazzi ou avec des journalistes people menant des enquêtes sur ma vie privée ou sur la personnalité de ma compagne", a-t-il poursuivi.
M. Besson, 52 ans, doit épouser Yasmine Tordjman, 24 ans, étudiante en école d'art et arrière petite fille de l'ancienne première dame de Tunisie, Wassila Bourguiba.
Le ministre de l'Immigration a été marié lors d'une première union avec Sylvie Brunel, géographe et professeur d'université à Paris IV, avec qui il a eu trois enfants et dont il a divorcé en 2009.
 
Flamenco avec un imposteur
 
par Slim BAGGA
 
Faut-il douter? Etait-ce Abdelaziz Jeridi, Sami Akremi, Fayçal Baâtout, flics écrivassiers d'un régime policier infecte ou bien Abdelwaheb Hani, repenti malgré lui, repenti surtout pour lui et son entreprise familiale qui a rédigé la salve fangeuse contre Salim Ben Hamidane, Rached Ghannouchi et moi-même?
Passées ces interrogations, et au vu des erreurs de style et du délire persistant, le doute ne m'était plus permis: c'est bien lui.
Prétendre écrire de La Mecque en étalant autant de mauvaise foi ne peut qu'être révélateur d'une foi mauvaise. Et, de toute façon, ce n'est guère étonnant lorsqu'on sait que ce comportement est congénital. Déjà, en hiver, Laroussi Hani avait signé une charge contre moi-même sur Tunisnews, m'accusant de tous les péchés d'Israël, alimentant ses propos indignes de versets coraniques.
Il vaut mieux oublier cette attitude mesquine: depuis le temps que je sais qu'il suffit d'insulter et de médire 3 ou 4 personnes pour se rapprocher de la tyrannie, être bien vu d'elle et surtout parvenir à son but unique et néanmoins inavoué: la récompense!
Evoquer mes voyages arrosés et payés en Espagne, par Abdelwaheb Hani,  le plumitif sosie de Abdelaziz Jeridi,  en dit long sur cette mauvaise foi. Car il est bien de ceux qui ont tant et si "utilement" usé de ma compagnie pour savoir que j'y vais tous les ans depuis que je n'ai plus de passeport en janvier 1997.
Mais passons, je ne suis pas de ceux qui se lamentent surtout aux pieds d'un régime criminel auquel Abdelwaheb Hani donne du "monsieur" et à son Parrain et à ses représentants.
Je persiste donc et signe que l'agitation "Retornado" est un flop, une impostrure, une entreprise de filouterie familiale destinée à se venger de l'isolement d'un Hani sans crédibilité au sein des partis politiques qu'il dénonce aujourd'hui (en l'occurrence Ennahdha et le CPR), mais destinée surtout à se rapprocher de la dictature sanguinaire que l'on devrait plutôt songer à chasser, à faire juger qu'à composer avec elle.
Mais puisque Abdelwaheb oeuvre pour le bien des Hani, on comprend que cela puisse tout changer.
Alors, plutôt que d'évoquer ma vie privée, mes voyages en Espagne, mes souleries légendaires, que Abdelwaheb Hani réponde au sujet de la nomination de son frère à la tête du site de propagande Tunisie-info; qu'il réponde au sujet de ses rencontres régulières avec Mezri Haddad, commencées à Genève bien avant la tenue du Congrès des exilés et qui se sont poursuivies avec une exactitude de métronome; qu'il réponde sur les lettres adressées par son père à Carthage détaillant les disponibilités de la famille dans son ensemble à servir la Patrie; qu'il réponde à son appartenance ou prétendue telle au réseau Habib Lassoued; qu'il réponde sur son passage en tant qu'employé dans une association basée à Genève, association dissidente du FIS, proche du GIA et de Anouar Haddam avant de s'en faire éjecter il y a un an à peine pour des raisons obscures; qu'il réponde sur le mensonge concernant la coupure de son téléphone depuis 10 ans par Tunisie-Telecom.
Que tout le monde vérifie: il a récemment et sciemment écarté les 00 des dix chiffres qui constituent son numéro d'appel pour que tous ceux qui essaient de vérifier tombent dans le panneau. Le numéro qu'il nous présente est le 06 17 96 37. En fait, son vrai numéro est le 06 17 96 00 37. Et celui-ci est captable de Tunisie.
Voilà des attitudes politiques, un itinéraire plus qu'en dents de scie, fait de mensonges et d'entourloupes que j'aurais préféré mettre sur le compte d'une déprime chronique, d'un amateurisme politique ou d'un dérangement psychologique.
Mais les faits ne me laissent guère le choix: je ne peux les mettre que sur le compte d'un imposteur qui agit sciemment, en connaissance de cause et en association. L'association Hani au service d'une autre association de malfaiteurs sévissant à la tête de la Tunisie!!!
 
Slim BAGGA

PS: Quoiqu'on veuille véhiculer comme mensonges sur mes écrits, je maintiens que je n'ai jamais attaqué personne, aucun particulier sur sa vie privée.
Reste l'entourage présidentiel: ses actes quels qu'ils soient relèvent du public. A ce titre, je revendique de n'avoir eu  aucune retenue à dénoncer le comportement de voyoux au pouvoir; d'autre part je me suis également défendu face à une bande de gangsters qui a fait de ma famille et moi-même une cible privilégiée.
Dans le cas de Abdelwaheb Hani, je n'hésiterai pas à la prochaine attaque à révéler des pans de sa vie privée.
Et, croyez-moi, c'est loin d'être reluisant pour un croyant. C'est même limite-choquant...
 
Nessma TV voit rouge
 

Coup de sang des dirigeants de la chaîne privée tunisienne, qui récusent les mesures d’audience communiquées par Sigma Conseil et Média Scan.

Pendant le ramadan, dès la rupture du jeûne, les téléspectateurs tunisiens ont droit chaque soir à une déferlante de spots publicitaires. Rien que sur la première semaine du mois sacré, la publicité télévisée a généré pas moins de 12 millions de dinars (5,8 millions d’euros) de recettes. Les enjeux financiers sont tels que les mesures d’audience, qui déterminent les parts de marché des supports audiovisuels, sont scrutées attentivement par les différentes chaînes. Le 18 août, Tarak Ben ­Ammar, actionnaire de Nessma TV, et Nabil Karoui, PDG de la chaîne, ont ainsi récusé les chiffres de l’audimat communiqués par Sigma Conseil et Média Scan, qui attribuent à Nessma TV un taux d’audience de 34 %. Jugeant ces résultats au-dessous de la réalité, Ben Ammar a vu rouge. « Ces agences banalisent nos efforts et mettent en péril nos activités en concoctant ces statistiques dépourvues de toute logique, a-t-il protesté. Qui sont ces agences qui s’érigent en véritables juges de l’économie nationale ? » Ben Ammar recommande que le service public, dont l’audience est de 48 %, soit, comme en Europe, interdit de publicité. Et a même plaidé la cause de Nessma auprès du président de la République en personne.
« La situation est pourtant claire, affirme Khaled Aouij, directeur général du site Prosdelacom. Les annonceurs sont satisfaits de ces études, seules les chaînes privées les contestent. » Pour Hassen Zargouni, patron de Sigma Conseil, « tout cela est un débat d’experts qui fait appel aussi bien à des données techniques que sociologiques, et a peu d’intérêt pour le grand public. Nous en sommes aux balbutiements de l’ouverture de l’audiovisuel, et les méthodes de médiamétrie sont en constante évolution ».
Le grand public, qui n’est pas dupe, se demande ce que cherche Nessma. « C’est une nouvelle chaîne avec une cible urbaine, elle veut attirer l’attention, mais la Tunisie profonde regarde toujours TV7 », estime Fayçal, un téléspectateur. Qui ajoute, espiègle : « Nous sommes un peu moins de 11 millions de Tunisiens, si les annonceurs avaient distribué les sommes destinées au passage télé directement aux téléspectateurs, ils se seraient vraiment fait
(Source: jeuneafrique.com/ le  le 3 septembre 2010)
Lien : http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2590p048-049.xml1/nessma-tv-voit-rouge.html
 
 
Aux (trop) petits soins des séniors

Si la prévention des pathologies liées à la vieillesse ne date pas d’hier, des problèmes demeurent : la gériatrie peine à s’imposer, tandis que l’hospitalisation à domicile n’est pas à la portée de toutes les bourses.
C’est un fait : la Tunisie vieillit. Les plus de 60 ans représentent aujourd’hui 10 % de la population et seront près de 18 % à l’horizon 2030. La hausse des dépenses de santé est inéluctable : si elles ont été en moyenne de 370 dinars (environ 192 euros) par habitant en 2009, elles sont cinq fois plus élevées chez les plus de 65 ans. Et l’augmentation de l’espérance de vie moyenne, actuellement de 74 ans, pourrait encore alourdir la note.
Il faut par ailleurs compter avec l’apparition de nouvelles pathologies handicapantes (comme le cancer et la maladie d’Alzheimer). Le cancer, notamment à travers la lutte contre le tabagisme, est aujourd’hui le cœur de cible des actions de l’État, qui, dès les années 1970, avait lancé un programme national de prévention du diabète (communication radio-télé, prise en charge des traitements, etc.). Ces campagnes ont permis de porter l’espérance de vie sans incapacité à 65 ans, contre moins de 60 ans il y a une trentaine d’années. Mais la prévention a ses limites.
L’accompagnement des malades de longue durée, majoritairement des séniors devenus dépendants, souffre de deux manques. D’abord la formation. En effet, la gériatrie ne trouve pas encore sa place. Elle est considérée par le ministère de la Santé comme une compétence et non une spécialité, validée par un simple master depuis 2001. Les gériatres, peu nombreux et souvent formés à l’étranger, peinent à promouvoir leur domaine d’intervention. « Les familles s’adressent aux spécialistes, chacun d’entre eux prescrivant sans visibilité générale, si bien que le patient se retrouve avec trop de médicaments, parfois contre-indiqués, explique Samy Allagui, spécialiste en gériatrie. Le rôle du gériatre, en partie, est de rationaliser tout cela. » Outre sa compétence de prescripteur, il est aussi celui qui va pouvoir organiser et suivre une hospitalisation à domicile, autre point faible de la prise en charge tunisienne.

Coûteuses auxiliaires de vie

Il s’agit pourtant d’un élément crucial du traitement des personnes âgées, écartées des hôpitaux dès que leur état de santé nécessite un séjour de longue durée. Si, dans tous les cas, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) assure une prise en charge totale des médicaments, les frais liés aux soins ne sont remboursés que lors des séjours en établissement. L’hospitalisation à domicile est à la charge des familles. Pas de problème a priori pour les classes aisées ni pour les plus démunis (personnes âgées seules), qui bénéficient de centres d’accueil publics.
Il n’en va pas de même pour les classes moyennes, qui ont bien souvent du mal à s’organiser, dans un environnement social qui a changé. Les maisons communes spacieuses ont disparu, les familles vivent aujourd’hui plus à l’étroit, ce qui complique l’adaptation des habitations. Et les couples travaillent. L’accueil d’un sénior nécessite alors le recours aux auxiliaires de vie. Leurs services, délivrés dans le cadre d’une profession libérale, génèrent un surcoût non pris en charge par la Cnam. Les familles nombreuses pourront toujours trouver un compromis, mais « la situation la plus difficile est quand le sénior n’a qu’un seul enfant, relève Zine el-Abidine Ennaifar, psychiatre et expert auprès de la Cnam. C’est là où la Cnam doit encore intervenir. » Car rationaliser les dépenses maladie est de l’intérêt de tous.
 

(Source: jeuneafrique.com/ le  le 3 septembre 2010)

Lien : http://www.jeuneafrique.com/Articles/Dossier/ARTJAJA2588p134.xml0/tunisie-alzheimer-cancer-cnamaux-trop-petits-soins-des-seniors.html

 

Mars versus Tunisiens


Par Khémais KHAYATI

Dans quelques jours, le Ramadan tirera le rideau de sa fin, pour cette année. Plus de veillées tardives sur les trottoirs ou même sur la chaussée à tripoter les cartes et s’épancher sur les signes annonciateurs de l’Heure, plus de rondes familiales à s’empiffrer de sucreries tout en se plaignant du surplus du poids qu’on a engrangé durant les semaines passées… Dès lors, chacun retournera à ses affaires et les vaches seront bien gardées. La vie tirait paresseusement son ramadanisme qui la fit mettre sens dessus dessous… Mais c’est le destin et une vie sans destin est comme une rupture du jeûne sans chorba… Elémentaire !
 
Mais par une certaine nuit de pleine lune ramadanesque, alors même que les jeûneurs du jour prennent leur revanche la nuit par des rasades multipliées de soda gazéifiés, de volutes opaques de chichas pommées et des goinfreries pâtissières de jeunes enceintes en mal d’adolescence, ne voilà-t-il pas qu’un éclair fendit le ciel noir gaie à faire décroitre la lune et frétiller les étoiles !
Occupés à prendre leur revanche nocturne sur les privations doctrinales diurnes, nos Tunisiens – eux qui sont alertes à capter l’entrée d’un millepatte dans leur univers - ne se rendirent pas compte le moins du monde qu’un visiteur d’un ailleurs bien curieux leur est tombé sur la caboche comme reviendrait de guerre un jeune marin demander la main de sa chère Adèle…
V’là X93, le Martien !
Muni de ses multiples petites antennes bien vertes comme pousses de blé « kajibéenne » bien tendres, sa tête, avec sa capacité à s’adapter à toute forme que nul esprit tunisien ne peut concevoir, fit deux tours et trois mouvements autour d’elle-même scannant contours et pourtours et se faire une idée précise de ce qui l’attend dans cette contrée dont on lui a susurré tant de bien, avant de le propulser hors de sa planète guerrière dans le but de rapporter un rabiot d’infos sur cette contrée tant convoitée.  Le corps bien frêle pas plus haut que trois pommes ou comme celui d’un indien délaissé dans sa réserve, le Martien X93 de ses multiples mirettes amovibles et de ses perforations extensibles prit la température. Et que ne vit-il de si étrange ?
Jamais il ne vint à l’esprit d’X93, - lui, le lauréat de l’APJT (Académie Prospective des Jeunes Téracaghiens – qu’il put exister dans l’Univers une communauté de gens et de gentes aussi pacifiques que ceux de la Tunisie. D’où la raison de sa mission moult ultra secrète pour une possible colonisation… Déjà dans leur démarche, il sentait un penchant congénital pour la torpeur. Dans la manière de lancer le pied droit qu’ils faisaient suivre par le gauche en appuyant fortement sur le sol comme pour  lui dire leur attachement, il y a comme une harmonie de la léthargie… Battant l’air de leurs bras ballants, ils travaillaient l’air pour en augmenter le taux d’oxygène qu’ils respiraient par petites doses. X93 se dit que c’était là une manière intelligente bien plus simple et plus pratique que toutes les usines de Mars destinées à distiller l’atmosphère qu’elles finissaient par polluer… 
X93 remarqua que, contrairement à ses concitoyens de Téracagh – une sorte d’USA martienne -,  les habitants de la Tunisie des deux sexes se parlaient plus par les regards tant leurs mots étaient des chausses trappes… Mais ces regards étaient tellement perçants et leur tendresse percutante qu’il craignait que ce ne soit là que leur arme secrète de défense contre eux même et les leurs… Que dire s’ils les utilisaient contre des envahisseurs venus de derrière la mésopause qu’ils n’ont cessé de percer par des mots perforants !
Quant à leurs mioches, ils leur laissaient une totale liberté dans l’exercice de leur baragouin préféré, la langue-fourche. C’est un capharnaüm d’expressions les plus grossières qu’on ait jamais entendues dans aucun autre pied-à-terre du cosmos… Heureux de voir leur engeance exceller dans un tel exercice, ils ne cessaient de leur en fournir de nouveaux comme dans un jeu de « tire plus haut sans t’amocher » en leur rappelant qu’il est plus généreux de faire un don de mots qu’un don de cœur, étant entendu que ce dernier est traitre puisqu’il leur fait aimer ce qu’ils n’aiment pas vraiment… Car, ils s’amourachent comme ils respirent, en un laps et comme ils expirent, s’en défassent en un clin… La fidélité leur est inconnue et la démerde est une de leurs devises les plus reconnues.
Quand à la responsabilité portée sur Mars par l’élite de l’APJT comme dogme, X93 vit qu’ils s’en tapaient comme de leur dernière promesse… Leurs administrations sont une galerie de vestes sur des porte-manteaux comme un défilé d’épouvantails. Leur phrase de prédilection est « reviens demain »… Leur slogan favori est « On n’y peut rien »… Ils vénèrent un Saint qui ne fait rien, qu’ils nomment Laroui et à qui ils se plaignent de la mort et de la vie.
Devant une telle nonchalance et goût de la bonne franquette élevées en devises nationales,  le Martien X93, la fine fleur de l’APJT de Téracagh conclut  sans coup férir que sa mission n’était qu’une promenade de routine et que la colonisation de la Tunisie n’est qu’une question de temps donné au Grand Tout, chef suprême de Téracagh. Il décida alors de ramasser ces faits et ses effets et s’apprêtait à disparaître comme il était venu, dans un éclair à faire avorter la lune s’il ne vit une boîte s’animer...
La Télé rusée
La boîte qu’X93 entraperçut était de forme cubique avec un écran cathodique sur lequel des ombres agissaient, faisaient et défaisaient… Pour de plus amples informations, il décida, pour un court temps, regard y jeter… Et que ne vit-il ? Ce n’était qu’une ruse que les Tunisiens s’étaient inventée pour ennemi tromper. Et il se le dit pour vrai.
Dans cette boîte cathodique, des Tunisiens autrement mieux accoutrés, dans des espaces mieux agencés et des immeubles stérilisés, vivaient une vie que nul Martien ne pouvait deviner et que ses méninges ne pouvaient inventer…
Il vit dans les « Astres de la Nuit», des bandits que le bon Dieu ne pouvait créer et en Tunisie installer, armes de toute sorte et stupéfiants de tous les goûts manier et écouler… Il y vit des Paters par l’oseille obnubilée et pour elle, leurs mères vendraient… Il y vit la pauvreté clinquante et la richesse non moins aveuglante… Il y vit des plantes plus plantureuses tu meurs, aux regards langoureux et à la lame coupante que seule la bonne intention sauverait de la Géhenne… Des caisses brillantes et des baraques clinquantes et se dit que c’est là la vraie Tunisie qu’il était venu espionner en vue d’occuper…
Il vit dans « Les jours de Maliha » une paysannerie comme un sou neuf, des voleurs de brebis portant gourmettes et queue de cheval agir dans une campagne aseptisée, un fin cerveau qui feint la bonne franquette mais des plans sur la comète tracerait sans se gêner et une étudiante, de l’idiotie complète passer à l’intelligence la plus rutilante. Il y vit des bandes et des contrebandes à qui le diable donnerait sa mauvaise âme en gage et se dit que c’était là la vraie Tunisie qu’il était venu espionner en vue de l’occuper…
Il vit dans « Ma belle mère chérie » des Tunisiens feindre la niaiserie, s’agiter comme guignols pour mieux tromper… il y vit des gens agitées autour d’une pelleté de débilités cimentées comme pour feindre le rire alors que larmes ils viseraient… Et se dit c’est là la vraie Tunisie qu’il était venu espionner pour bien l’occuper…
Il vit dans « Casting » une armada d’éphèbes et de nymphes dans un décor de trompe l’œil occupés à triturer les sentiments dans le sens et le contre sens qui à tordre le cou à la vraisemblance… Il y vit comme une jeune fille mineure – au grand dam de ses parents et amis - tendre un piège amoureux à un jeune mari qui y tombe comme tombait la Pomme des mains d’Adam dès qu’il y planta ses dents. Il se dit que c’est là la vraie Tunisie qu’il était venu espionner pour mieux coloniser…
X93 la fine fleur de l’espionnite sortie de l’Académie Prospective des jeunes Taracaghiens, la grande puissance de la planète Mars, venu en éclaireur sur terre pour fouiner la vie des Tunisiens en vue de les coloniser dut se résoudre qu’il devait ses clic et ses clacs ramasser et la Tunisie et la Terre au plus vite quitter et retourner vers les siens les seins de sa clonée de mère téter… Les Tunisiens qu’il vit ne sont pas les Tunisiens qu’il vit aussi… Qui sont-ils, alors?  Comme Hamlet mourut avec sa lancinante question, X93 disparut avec la sienne une certaine nuit de ramadan … mais bien que nous ne sûmes pas encore qui sommes-nous, nous vécûmes et vivrons comme nous sommes ?. 

 
(Source: "Le Temps" (Quotidien - Tunisie) le 5 septembre 2010)
 

Enseignement de base
Chassez le ‘’public’’, il revient au galop ?

Par Mona BEN GAMRA
24 mille élèves inscrits dans le privé, soit un pourcentage de 2,4%. L’enseignement public reste la référence aux yeux des parents d’élèves, indépendamment des considérations matérielles
Les parents ne s’y trompent pas, loin des statistiques et des chiffres abstraits, la rentrée scolaire est une période décisive pour choisir l’établissement scolaire pour leur futur écolier. Ecole privée ou publique ? Cela induit des thématiques assez importantes qui permettent de trancher.
 
 Faut-il opter pour une école privée résolument tournée vers l’apprentissage des langues, clé d’accès à tous les enseignements? Ou encore faut-il choisir l’école publique, où la gratuité de l’enseignement, par ailleurs un acquis, est ‘’contournée’’ à grands renforts de cours particuliers ?
Selon les statistiques de l’année scolaire 2009/2010, les élèves inscrits dans des écoles privées, au nombre de 24000 ne représentent que l’infime pourcentage de 2,4% par rapport aux élèves  recensés dans des écoles primaires étatiques, soit 1 200 000 élèves. « Au regard de ces chiffres, on ne peut en aucune manière considérer que l’école publique peut être détrônée par l’école privée, même si le nombre des établissements privés a affiché une nette augmentation pendant l’année scolaire écoulée(104), si on le compare à celui d’il y a 10 ans. En 2001/2002 ils étaient au nombre de 42. A cela ajoutons le fait que ces écoles sont actuellement implantées à l’intérieur du pays à Kairouan, Kasserine, Gafsa, Sidi Bouzid et Gabès, outre ceux déjà existant à Sousse, Nabeul, Bizerte et au grand Tunis. » remarque M. Mohamed Zoghlami, le directeur de l’enseignement privé au ministère de l’éducation nationale. C’est que, et toujours selon notre interlocuteur,  l’égalité des chances à l’école n’est pas un beau  slogan qu’on brandit à chaque fois qu’il est question d’évoquer l’enseignement dans notre pays. «  La seule gratuité de l’école, par ailleurs un acquis pour nous autres Tunisiens, suffit pour dire que tous les enfants quelle que soit leur appartenance sociale sont égaux face à l’apprentissage. » dit-il.
Règles sacro-saintes
Cela ne sera pas vraiment le cas si l’on considère que les établissements privés se chargent de la garde des enfants pendant les heures creuses, une solution salutaire pour des parents qui travaillent, alors que d’autres enfants ayant le même âge se retrouvent dans la rue et ses tentations, une fois les heures de l’école terminées. Sans oublier la discipline qui est de mise dans les écoles privées bien plus qu’ailleurs. Selon Mme Sondès Khélifi, médecin, « Les directeurs des écoles privés mènent à la baguette les enfants dans leurs établissements respectifs. Ils ne badinent pas avec les règles de politesse et de bonne tenue.  C’est essentiellement pour ce  motif que j’ai choisi d’inscrire ma fille dans une école privée sise à la cité Ennasr. Je suis satisfaite même si mon mari juge que l’apprentissage des langues depuis la première année de base relève du bourrage d’esprit. »  souligne notre interlocutrice.
1517 enseignants contrôlés par les inspections de base dans les écoles étatiques
Et puisqu’on y est, on apprend et d’après une source du ministère de l’éducation que l’apprentissage des langues dès six ans sera généralisé dans les écoles étatiques.
Reste à savoir si  la qualité de l’enseignement dispensé que ce soit dans les écoles privées ou publiques serait la même.  D’aucuns considèrent que la qualité de l’enseignement dans les écoles publiques laisse à désirer, que des parents bienveillants  compensent par des cours particuliers les éventuelles défaillances constatées et ce même pour des enfants en première année de l’enseignement de base. Pour y répondre M. Zoghlami invoque le fait que les garde-fous du ministère  veillent à garder la même qualité de l’enseignement aussi bien dispensée dans des écoles publiques que privées. «  Les enseignants qui étaient au nombre de 1517 pendant l’année dernière ont tous suivi  les mêmes cycles de formation et en classe, leurs cours donnés ont été  contrôlés par les mêmes cycles d’inspection. Le programme des écoles primaires privées est passé au crible par le ministère de tutelle dont les prérogatives consistent à vérifier leur conformité aux objectifs des programmes de l’enseignement étatique. Pour le choix des enseignants cela revient à ces établissements de les recruter.» souligne-t-il. Il y a lieu de remarquer dans la foulée, qu’un enseignant ayant exercé dans le domaine étatique n’a pas le droit d’enseigner dans le privé et que l’Etat incite les directeurs de ces institutions à recruter les jeunes diplômés, par ailleurs non expérimentés.  Et ce au grand dam des parents qui espèrent profiter de l’expérience de nos doyens de l’enseignement.
Equilibre
L’école privée pourra-t-elle détrôner l’école étatique ? Jamais ! Car toute la démarche se base sur l’équilibre.  Les deux volets de l’enseignement ont aussi bien des avantages que des inconvénients. La question serait plutôt de réorganiser notre école, à partir de la maternelle pour que la véritable égalité des chances, consiste à permettre de cultiver les jeunes esprits, de les accompagner véritablement vers leurs aspirations, en profitant au mieux de leurs capacités. « Aujourd’hui, le cartable de nos petits bout’ choux s’alourdit  et leurs capacités d’apprentissage s’affaiblissent. Nous leurs parents, avons réussi à être brillants à l’école avec moins de matières étudiées.» remarque Mme Leila Megdiche, maman de Linda, 4ème année de l’enseignement de base.
 Il est plus que temps, en effet, de revoir tout le système scolaire et avec  les méthodes d'apprentissage,… De le faire en toute conscience pour que ces générations d’élèves ne se transforment en cobayes de l’enseignement. Il est  temps de "sonner la fin de la récréation."
 
(Source: "Le Temps" (Quotidien - Tunisie) le 5 septembre 2010)

They caused the Iraq War and remain without shame

 
Par Dr.  James J Zogby
During the past week, as the U.S. president Barack Obama announced the withdrawal of U.S. combat forces from Iraq, there was considerable media commentary focusing on the lies that had been utilized to build public support for the war.

The two that received the most attention were the argument that Saddam had an active program to develop weapons of mass destruction and the assertion, made most vigorously by the then vice president Dick Cheney, that there were “proven links” connecting the Iraqi leadership to the terrorist attacks on September 11.
Both were, of course, deliberate fabrications but both did play important roles in shaping public opinion and justifying the invasion of Iraq. The propaganda effort to win support for the war involved much more.

As I note in my forthcoming book What they are saying to us and why it matters: Arab Voices, proponents for the war, preying on the public’s lack of basic information about Iraq and its people, made exaggerated claims expressing confidence that the effort would be relatively painless.

A former official at the Pentagon termed it a “cakewalk”. Mr Cheney said “it’ll go ... quickly. Weeks rather than months”. Paul Wolfowitz, another advisor in the Bush administration, estimated the cost of the entire enterprise not to exceed one or two billion dollars, with Iraq’s oil revenues quickly kicking in to “finance its own reconstruction”.

Throughout the media universe, commentators echoed these boasts, regularly churning out outrageous claims on a par with Saddam Hussein’s pre–Gulf War warning that the conflict would be the “mother of all battles”.

Before the invasion began, for example, Bill O’Reilly, a commentator of Fox News, wagered “the best dinner in the gaslight district of San Diego that military action will not last more than a week”.

A similarly euphoric (and ultimately equally misleading) statement by Bill Kristol, the editor of the Weekly Standard, soon followed: “There is a certain amount of pop psychology in America that the Shia can’t get along with the Sunni . . . There’s almost no evidence of that at all.” Finally, journalist Fred Barnes, another host of a programme on Fox News, chimed in: “The war was the hard part . . . It gets easier. I mean, setting up a democracy is hard, but not as hard as winning a war.”

This endless and deadly “spinning” didn’t end with the invasion. Six months into the war, Zogby International conducted the first-ever nationwide poll in Iraq showing that a disturbingly high percentage of Iraqis (including almost the entire Sunni population and a strong majority of Shia) wanted the US to leave their country, did not have a favourable view of the US military’s behaviour, and were not inclined to establish a democracy in Iraq.

A few days after these findings were released, Mr Cheney was on a television news programme citing our poll as evidence of “very positive news”, and using them to make his case that all was going well.

The same penchant for fabrication was in evidence in the hype surrounding the “surge” that the Bush administration implemented in early 2007. It is true that sectarian and intra-sect violence declined during this same period.

But the reasons for this decline had more to do with the fact that the “ethnic cleansing” operations launched by sectarian groups had already left Baghdad’s neighbourhoods purged and divided by barricades. Sunni tribal groups had organised and armed themselves to fight against al Qa’eda before the surge of U.S. troops began.

Despite all this, the same cast of characters who promoted the fabrications that led the U.S. into the war had the temerity to upbraid Mr Obama for failing to give George W Bush sufficient credit for successfully implementing measures that ended the war .

The U.S. combat forces have now been withdrawn, but this war is not over, it has not been a success, and US responsibility has not ended. Iraq remains a fragile country, divided internally and surrounded by neighbors, some wary of the country’s instability and others eager to exploit its vulnerability.

In addition to the 4,400 Americans who died, tens of thousands have been severely wounded and their continued care must remain a national priority in the U.S. Hundreds of thousands of Iraqis also perished and 20 per cent of that country’s population at the start of the war are now refugees or internally displaced persons, unable to return home.

Meanwhile, instead of a “beacon of democracy” we see a dysfunctional political order that cannot so easily have closure or implement the results of an election that took place more than six months ago. The nation responsible for this calamity, America, will continue to have a role in Iraq’s future.

The US vice president Joseph Biden was right when he noted that “American engagement with Iraq will continue” with a new mission to help the country through reconstruction and reconciliation. And the story doesn’t end there.

At some point in history those who brought this disaster down on us all must be called to account for the fabrications, the embarrassment to America’s honour, and the death and waste of so many lives. Until that occurs, the conclusion to this sad chapter will not have been written.


*Published in the UAE-based THE NATIONAL on Sept. 5, 2010.James Zogby is president of the Arab American Institute.
 
(Source: Alarabiya.net le 5 septembre 2010)
Source:
http://www.alarabiya.net/views/2010/09/05/118558.html
 

Who does he think he is fooling?


Robert Grenier deconstructs the political rhetoric of former United States ambassador to Israel, Martin Indyk.
 
By Robert Grenier
 
The latest piece of 'analysis' of the misnamed Israeli-Palestinian 'peace process' from Martin Indyk, recently aired by the New York Times Op-Ed page, simply leaves me slack-jawed.

On the surface, Martin's views appear to be the soul of pedestrian reasonableness. Cutting across the grain of current informed opinion, the former stalwart of the powerful pro-Israeli (one might more accurately say pro-Likud) US lobbying juggernaut AIPAC lists four reasons why we should be optimistic about the prospects for the direct peace talks in which Palestinian Authority President Mahmoud Abbas finally has been coerced into participating.

Flawed reasoning

First, says Martin, terrorist violence against Israel has diminished considerably. Second, Israeli settlement activity "has slowed significantly". Third, he points out, the public on both sides "supports a two-state solution". And finally, after nearly two decades of on-and-off Israeli-Palestinian negotiations, he says, the broad outlines of a solution are already well-known: It's just a matter of summoning the political will on both sides to see it through - and the talks in prospect will at least put both sides to the test.

Again, seemingly all quite reasonable. If this analysis were submitted by some college sophomore, I'd give him a ritual grade of B-plus and send him on his way. But this is not just some undergraduate: This is Martin Indyk, former senior US official and prominent member of the American peace-process gang responsible, collectively, for the abject failure of American-sponsored Mideast peace-making during the one period - the 1990s - when a just peace might have been achieved. Their failure was not so much the result of incompetence, but of duplicity: For a just peace serving the long term interests of the US (and, ironically, of the Israelis as well) was never their intent - pleasing Israeli leaders and their slavish US supporters was.

Unlike our humble undergraduate, therefore, Martin knows better. The fact that he still purveys pious nonsense regarding the peace process calls his motives once more into question, and a brief examination of his views serves to explain why he and his comrades - the Dennis Rosses, the Aaron Millers, the Dan Kurtzers and a few others - somehow managed, on behalf of their political masters, not only to preclude any possibility of a just peace in the Middle East, but to undermine the long-term security of both Israel and the US in the process.

Settlement semantics

Let's begin with settlements. There is no other issue which so invites mendacity and obfuscation, and Martin is as adept as anyone. My favourite this time is Indyk's assertion that due to the (again misnamed) Israeli settlement 'moratorium', "no new housing starts in the West bank were reported by the Israeli Central Bureau of Statistics in the first quarter of this year". Gosh, what an interesting factoid.

Of course, a count of housing starts in the West Bank would exclude areas illegally and unilaterally annexed by Israel, wouldn't it? And let's not even begin to try to ferret out what constitutes a "housing start" in the estimation of the Israeli Central Bureau of Statistics. But beyond that, what's so magical about the first quarter of this year? By my calculation, we're in the third quarter of the year; is there some reason to ignore what's been happening since March?

But there's more. As Martin breathlessly reports, there have been "hardly any" - a shockingly imprecise formulation from someone so practiced in the art of fine parsing - new housing projects (not "starts" this time, but entire projects!) since ... well, since the huge diplomatic row caused by Israel's announcement of 1,600 additional residential units in East Jerusalem during a visit by Joe Biden, which occurred in – well, come to think of it, that was in the first quarter of this year, wasn't it? One wonders if construction of those new housing units has started yet.

Downturn in demolitions

Finally, we are told, the demolition of Palestinian houses in East Jerusalem "is also down" compared to recent years. That's rather like praising someone for beating his wife less frequently.

From all this, Martin would have us believe that the current moment is propitious for peacemaking.

At least Martin has the grace to admit that the settlement moratorium-in-name-only, due to expire on September 26, "seems unlikely" (nice bit of understatement, that) to be extended by Israeli Prime Minister Binyamin Netanyahu, and of course Mahmoud Abbas has declared his intention to withdraw from negotiations if and when the 'moratorium' ends. Martin's got a nifty compromise, though: Perhaps Netanyahu could restrict building "to 'modest growth' in the settlement blocs that will most likely be absorbed into Israel in the final agreement".

And that would be the whole point of these 'negotiations,' wouldn't it? It is only the Obama White House which wants these negotiations, and their point would be to provide the illusion of progress - a perceived necessity, given the extravagance of President Obama's early pretensions as a Middle East peacemaker.

Necessary irritant

The price of cooperation in this charade for the Israelis is that they be allowed to continue to build, and thus to further consolidate the unilaterally-imposed settlement first conceived and initiated by Ariel Sharon in 2005. Netanyahu is not about to let progress toward that goal be impeded by negotiations; those negotiations, at worst, are just a necessary irritant to be borne while he moves forward to seize what he wants. That's a deal the US administration is quite willing to accept.

The Palestinians know this, which accounts for their extreme reluctance to play along with these negotiations in the first place. And Martin knows it as well as anyone.

Indyk is right that the public on both sides supports a two-state solution, which makes the current situation all the more tragic. While Martin would like to pretend that Netanyahu is motivated to work against the prevailing anti-two-state sentiment within his own Likud Party, he clearly is not - whatever he might say. On those rare occasions when Netanyahu can bring himself to form the words "Palestinian state," one can fairly hear the wheels turning in his head: What he means when he says the words is that if the Palestinians should wish to call a chain of non-contiguous, demilitarised Bantustans on the remaining land Israel has elected not to annex a "state," they are welcome to do so, no matter how distasteful the sound.

And of course, none of this involves Gaza, which is to remain what it is now: A vast prison camp.

Martin Indyk would have us believe that all that stands in the way of a viable peace between Israelis and Palestinians - the broad outlines of which, he correctly points out, are already well-known - is for both Netanyahu and his Palestinian counterpart to summon the necessary "willpower" to bring it about.

Binyamin Netanyahu may lack many things, but willpower is not one of them. The notion that Netanyahu is secretly wishing he could embrace a compromise solution which would involve dismantling a significant number of West Bank settlements and accepting some form of shared sovereignty in East Jerusalem is simply ludicrous. He has always made clear he would never do so. Why would he do so now? To please President Obama? No, Netanyahu has no end of willpower - and what he wills is far removed from the type of agreement past negotiations suggest might be marginally acceptable to the Palestinians.

Duplicitous diplomacy

Which brings us back to Martin Indyk. No one understands the above better than he. He knows Netanyahu's thoughts and intentions better than I could ever hope to. He knows fully and well that the prospective direct talks are going nowhere - hence his disingenuous final coda, that we should "suspend disbelief" and "welcome the fact that American diplomacy has ensured (Israeli and Palestinian leaders) will soon be put to the test". Yes, they will be put to the test, and we already know the outcome.

The only conceivable explanation for his mendacity, apart from the desire to see his name in print, is that Martin is continuing to promote the type of 'American diplomacy' he championed during his years in the Clinton administration – diplomacy designed to keep pressure off the Israelis while they do whatever they please. Although he doubtless had to make some accommodations along the way in transitioning from an overt lobbyist on behalf of Israel to a foreign-policy apparatchik in the Clinton administration, one always assumed that his basic motives were unchanged. In those years, he had a lot of company, the redoubtable Dennis Ross being most prominent, and most disingenuous, among them. At least Aaron Miller, another of the state department peace-process team members, has had the good grace since his retirement to admit that he and the others saw their role as acting as "Israel's lawyers".

For those of us who watched the process from close range in those years, it was obvious that Ross, Indyk and the others saw their jobs as consisting of a two-part process: Find out what the Israelis want, and then help them get it.

In this, they could never have succeeded in doing the harm they did on their own. After all, they were merely apparatchiks - viziers serving at the behest of a series of politically craven administrations, of which the current one is merely the latest.

But for those of us who spent our careers trying to protect and defend a country whose security was being systematically and gratuitously undermined by the likes of Martin Indyk, this latest bit of cynical posturing in the New York Times is a lot to swallow. I don't know who Martin thinks he's fooling, but I can assure you he's not fooling us.
Robert Grenier was the CIA's chief of station in Islamabad, Pakistan, from 1999 to 2002. He was also the director of the CIA's counter-terrorism centre.
The views expressed in this article are the author's own and do not necessarily reflect Al Jazeera's editorial policy.
 
(Source: Aljazeera.net le 5 septembre 2010)
Lien: : http://english.aljazeera.net/indepth/opinion/2010/09/201094155358615769.html