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TUNISNEWS
8 ème année, N° 3027 du 05.09.2008
 archives : www.tunisnews.net  
CNLT: Un défenseur arrêté pour avoir dénoncé des abus policiers
L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme: Arrestation arbitraire et mauvais traitements subis par M. Tarak Essoussi
Human Rights Watch: Tunisia: Rice Should Press for Rights Improvements - End Harassment, Detentions of Rights Defenders
Webmanagercenter: Média tunisien : blogs contre presse
Reuters: Tunisia gets religious TV amid Islamist concern
RABAM: Y a-t-il encore un peuple dans le pays ?
Amor Harouni : « l’elan  de  solidarite »
AFP: Rencontre historique à Tripoli entre Condoleezza Rice et Mouammar Kadhafi

Conseil National pour les Libertés en Tunisie

Tunis le 05 septembre 2008
         
Un défenseur arrêté pour avoir dénoncé des abus policiers
 

Tarak Essoussi, membre dirigeant de l’Association de soutien aux prisonniers politiques (AISPP) a été déféré devant le juge d’instruction de Bizerte le 3 septembre 2008 pour diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public en vertu des articles 42 et 49 du Code de la presse.
Il lui est reproché d’avoir fait une déclaration à la chaîne Al Jazeera le 26 août dernier informant de l’enlèvement par la police politique d’un groupe de 7 jeunes à Bizerte.
La véracité de ces graves abus policiers dénoncés par Tarak Essoussi et rapportés dans un communiqué de l’AISPP, est attestée par les témoignages des familles des victimes et confirmée par la section de Bizerte de la LTDH.
Monsieur Tarak Essoussi, qui souffre d’un sévère handicap moteur, a été amené au tribunal de Bizerte pour interrogatoire sans ses béquilles, porté par des policiers ; Le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Bizerte, Akram Mnekbi, a accepté de l’interroger dans cet état et poursuivi son interrogatoire malgré les protestations de la défense ;  Me Anouar Kousri s’est retiré en signe de protestation contre cette volonté délibérée d’humiliation. Il semblerait, selon les premiers éléments de l’instruction, que l’accusation ne conteste pas l’authenticité des faits dénoncés par Mr Essoussi.
Tarak Essoussi a été arrêté le 27 août à son domicile, par une brigade d’une dizaine de policiers entrés par effraction, après avoir enfoncé les portes et sauté par le toit,  semant la terreur au sein de sa famille et de ses voisins. Il est écroué à la prison civile de Bizerte où il est sujet à un traitement dégradant ciblant son infirmité et qui l’oblige à ramper par terre après la confiscation de ses béquilles par le directeur de la prison.

Le CNLT considère
·        que monsieur Tarak Essoussi est sanctionné pour avoir fait son devoir de défenseur de droits humains et usé de sa liberté d’expression. Qu’au lieu de punir les coupables des infractions à la loi, les autorités sanctionnent ceux qui révèlent ces violations.
·        Il exige sa libération immédiate, la levée de toutes les poursuites contre lui et l’ouverture d’une enquête sur les mauvais traitements qui lui ont été infligés ainsi que la réparation des préjudices qu’il a subis.
·        Il rappelle à l’Etat tunisien ses engagements internationaux et notamment les articles 6 et 9 de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l'homme qui garantit le droit « de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances sur tous les droits de l'homme et toutes les libertés fondamentales. »


Pour le Conseil
La porte parole
Sihem Bensedrine
L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme 
 
APPEL URGENT - L’OBSERVATOIRE

TUN 010 / 0908 / OBS 147
Arrestation arbitraire / Détention arbitraire / Mauvais traitements
Tunisie
5 septembre 2008
 


L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en Tunisie.

Description de la situation :

L’Observatoire a été informé par le Comité national pour les libertés en Tunisie (CNLT) de l’arrestation arbitraire et des mauvais traitements subis par M. Tarak Essoussi, membre dirigeant de l’Association de soutien aux prisonniers politiques (AISPP).

Selon les informations reçues, le 3 septembre 2008, M. Essoussi  a été déféré devant le juge d’instruction de Bizerte en raison des poursuites engagées à son encontre pour « diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public », en vertu des articles 42 et 49 du Code de la presse. Ces poursuites font suite à une interview de M. Essoussi à la chaîne Al Jazeera, le 26 août 2008, au cours de laquelle il avait déclaré que sept jeunes originaires de la ville de Bizerte avaient été enlevés par la police politique, conformément à un communiqué qui avait été diffusé par l’AISPP. M. Essoussi a été arrêté à son domicile le lendemain de cette interview, par une dizaine de policiers et est écroué depuis à la prison civile de Bizerte.

En prison, M. Essoussi, atteint d’un lourd handicap moteur, s’est vu confisquer ses béquilles, ce qui l’oblige à se déplacer en rampant par terre. Le 3 septembre, lors de son transfert, il a été porté par des policiers et emmené ainsi devant le juge d’instruction, qui a procédé à son interrogatoire malgré les protestations de l’avocat de M. Essoussi, Me Anouar Kousri, qui a par conséquent refusé que l’interrogatoire se poursuive dans ces conditions et s’est par conséquent retiré du bureau du juge d’instruction.

L’Observatoire exprime sa plus vive préoccupation eu égard à l’arrestation arbitraire de M. Essoussi ainsi que les mauvais traitements dont il fait l’objet, et considère qu’ils visent uniquement à sanctionner ses activités de défense des droits de l’Homme.

L’Observatoire déplore plus généralement la violence croissante avec laquelle les autorités tunisiennes répriment toute personne qui promeut et défend les droits de l’Homme, et rappelle que conformément à l’article 1 de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”.

Actions demandées :

L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités tunisiennes en leur demandant de :

i.Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Tarak Essoussi ;

ii.Procéder à sa libération immédiate et inconditionnelle en l’absence de toute charge valable à son encontre;
iii.Mener une enquête indépendante sur les faits décrits ci-dessus, afin que leurs auteurs soient identifiés, et que des poursuites adéquates soient engagées à leur encontre conformément à la loi et aux dispositions internationales en matière de protection des droits de l’Homme ;

iv.Veiller à ce qu’un terme soit mis à toute forme de harcèlement judiciaire à l’encontre de tous les défenseurs des droits de l’Homme tunisiens ;

v.Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 susmentionné, son article 6(b), selon lequel “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme et autres instruments internationaux applicables, de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances sur tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales”, et son article 12.2 qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration” ;

vi.Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la Tunisie.

Adresses :

·M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République, Palais de Carthage, 2016 Carthage, Tunisie, Fax : +216 71 744 721 ou +216 71 731 009
·M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministre, Secrétariat Général du Gouvernement, Rue de la Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 562 378
·M. Rafik Belhaj Kacem, Ministère de l’Intérieur et du Développement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Fax : ++ 216 71 340 888 ; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.
·M. Kamel Morjane, Ministère de la Défense Nationale, Avenue Bab Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 561 804
·M. Bechir Tekkari, Ministère de la Justice et des Droits de l’homme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 568 106 ; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.
·Ambassadeur, S.E M. Samir Labidi, Mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, 58 Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 Genève 19, Suisse, Fax : +41 22 734 06 63 ; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.
·Ambassade de la Tunisie à Bruxelles, 278 avenue de Tervueren, 1150 Woluwe-Saint-Pierre, Belgique, Fax : + 32 2 771 94 33 ; Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Tunisie dans vos pays respectifs.

***
Genève - Paris, le 5 septembre 2008

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

L’Observatoire a été lauréat 1998 du prix des Droits de l’Homme de la République Française.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :
E-mail : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.
Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 20 11 / 33 1 43 55 18 80
Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29
 

Human Rights Watch
For Immediate Release

Tunisia: Rice Should Press for Rights Improvements
End Harassment, Detentions of Rights Defenders
 
 
( Washington , DC , September 5, 2008) – US Secretary of State Condoleezza Rice should urge the Tunisian government to end its harassment and imprisonment of human rights activists when she visits the country on Saturday, September 6, Human Rights Watch said today. She is scheduled to meet with President Zine el-Abidine Ben Ali, who has held office since 1987.
Intolerant of dissent, Tunisian authorities subject local human rights organizations to syste mati c harassment, refusing to grant some of them legal recognition, preventing them from holding meetings, and harassing activists with intimidating police surveillance, arbitrary travel bans, and arrest and imprisonment on false charges.
“The Tunisian government has shown little respect for the values of liberty and freedom,” said Sarah Leah Whitson, Middle East and North Africa director at Human Rights Watch. “Rather than protecting the rights of its citizens, as Secretary Rice has previously urged, it has crushed their freedom to associate and express their views as they wish.”
Tunisian authorities have detained human rights activists as recently as last week. On August 28, authorities arrested Tarek Soussi of the International Association in Support of Political Prisoners (AISPP) in the city of Bizerte , after he denounced on Al Jazeera television the August 22-23 detention by police of seven young men in Bizerte .
On September 3, Soussi appeared before an investigative judge on charges of spreading, “in bad faith,” “false information ... likely to disturb the public order” and remains in jail pending his trial. He faces a sentence of up to three years in prison if convicted, under the Press Code’s Article 49.
The September 3 court hearing did not make clear the basis for the “false infor mati on” charge. But Soussi’s lawyer, Anouar Kousri, said it may be due to Soussi’s having characterized the arrests as “abductions”; he alleged on Al Jazeera that the police had detained the men without the required arrest warrants and had not disclosed their whereabouts to the families. On August 28, the authorities brought the seven men before an investigative judge in Tunis .
“Even if Soussi’s declaration were to turn out to be a mischaracterization, sending him to prison is a grossly excessive and inappropriate response,” Whitson said. “This is a blatant attempt to silence and intimidate those who do vital work reporting on human rights abuses in Tunisia .”
The United States has a tradition of speaking relatively openly about the absence of political and civil liberties in Tunisia , urging its close ally to match its economic progress with progress in the realm of human rights.
After meeting with President Ben Ali in December 2003, then-Secretary of State Colin Powell spoke publicly about the need for “for more political pluralism and openness and a standard of openness that deals with journalists being able to do their work.” In 2005, speaking in the region, Secretary Rice said: “When we talk about democracy, we are referring to governments that protect certain basic rights for all their citizens – among these, the right to speak freely. The right to associate .... And freedom from the midnight knock of the secret police. Securing these rights is the hope of every citizen, and the duty of every government.”

“On her first official visit to the country, Rice should make clear that if Tunisia ’s record on civil liberties were to equal its economic performance, people like Tarek Soussi would be free to monitor human rights instead of sitting in a jail cell for speaking on television,” Whitson said.

To watch Tarek Soussi’s August 26 interview on Al Jazeera television, please visit:
http://www.aljazeera.net/Channel/KServices/SupportPages/ShowMedia/showMedia.aspx?fileURL=/mritems/streams/2008/8/27/1_836161_1_13.wma (starting at 1 hour, 38 minutes, and 45 seconds into the clip).

To read the Tunisia chapter of Human Rights Watch’s World Report 2008, please visit:
http://hrw.org/englishwr2k8/docs/2008/01/31/tunisi17621.htm

For more information, please contact:
In Washington , DC , Eric Goldstein (English, French): +1-202-612-4364; or +1-917-519-4736 (mobile); عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.
In Washington , DC , Abderrahim Sabir (Arabic, English): +1-202-612-4342; or +1-202-701-7654 (mobile)
 
Média tunisien : blogs contre presse

Par Oualid CHINE
En périodes de turbulences, nos blogs jouent un rôle informationnel de tout premier plan. Que de trop nombreux titres de nos médias «reconnus» ont renoncé à jouer. Ils se sont mis gentiment sur la touche, pour laisser la parole aux jeunes. Tant mieux, puisque l’année leur est consacrée ! Le dialogue avec les jeunes passe désormais aussi par le net. Et ils ont la langue bien pendue ! Sur les blogs les phrases sont lapidaires, ce qui n’offre guère d’espace à la redondance, et autres discours ronronnants. Pour diverses raisons, bien connues des Tunisiens.
Paradoxalement, même des journalistes généralement «bien informés», commencent leur journée par une lecture attentive de quelques blogs. Et depuis l’avènement des «agrégateurs», ces sites qui rassemblent sur une page les commentaires de dizaines de blogs différents, la tache n’en est que plus aisée. La blogosphère tunisienne a déployé ses ailes pour s’intéresser à tous les domaines touchant le Tunisien.
Nous n’avons pas, dans la presse écrite traditionnelle, des journaux spécialisés dans le marketing et la publicité, par exemple. Des blogueurs tunisiens ont pallié ce manque. Analysant, décortiquant les campagnes de pub, et donnant leur point de vue de professionnel. Car quoiqu’on en dise, ce ne sont pas toujours des amateurs qui s’expriment sur le Net. Mieux : ce sont souvent des professionnels chevronnés, passionnés par leur métier, qui font profiter leurs lecteurs en ligne de leur expérience. Quelques uns commencent même par faire autorité.
Les blogueurs y gagnent en notoriété, leurs lecteurs acquièrent des connaissances introuvables sur d’autres supports. Vu que la presse spécialisée dans les hautes technologies, le marketing, et autres secteurs pointus de l’économie, est encore à ses premiers balbutiements dans notre pays. Sans même parler de la presse satirique tunisienne, autrefois florissante, et qui s’est aujourd’hui perdue. Voilà que nos blogs s’y mettent aussi ! Des plumes acérées (quoique le mot clavier aurait été plus approprié), un sens de la dérision parfois poussé, que l’on aimerait trouver plus souvent dans nos journaux imprimés.
Et quand les agrégateurs de blogs ne suffisent pas, restera toujours la possibilité de suivre les liens que les blogueurs mettent sur leur site. Offrant ainsi la possibilité aux internautes d’approfondir leurs recherche dans le même champ d’intérêt. Que l’on soit intéressé par le haut débit (pas si haut que ça, dans nos contrées), ou par les dernières actualités concernant la communauté tunisienne au Canada, le raccourci des blogs permet de gagner du temps, et de s’informer sur des sujets généralement soit délaissés, soit traités à la légère par une presse qui, décidément, s’éloigne des intérêts de ces concitoyens.
Certains mettent pourtant en cause la crédibilité de nos blogueurs. Ces derniers ne la revendiquent pourtant pas. Puisqu’il s’agit clairement d’opinions personnelles, d’impressions individuelles a priori non-généralisables. Mais le nombre tous les jours croissant de blogs traitant d’un même sujet, permet pourtant d’obtenir une image nette de la réalité évoquée. Et après tout, la «presse classique» n’est pas, à cet égard, tout à fait irréprochable. On ne compte d’ailleurs plus les journalistes qui, parfois, après plus de 30 ans de carrière, sont venus renforcer les rangs du net, par blogs interposés. Si les blogs et les portails d’informations sont florissant, c’est aussi, peut-être, parce que les tenants de la presse traditionnelle, leur ont abandonné le terrain. Tant mieux pour le net tunisien. Dommage pour nos quotidiens.
(Source : webmanagercenter.com (Portail d’infos – Tunis), le 11 juin 2008 à 05h33)
Lien:
http://www.webmanagercenter.com/management/article.php?id=43503
Forum des lecteurs du journal « Le Temps »
Suite à l'intervention du Président de la République pour la réouverture du site Facebook, nous avons reçu les réactions suivantes :

Merci M. le Président pour votre constant soutien à la liberté Tunisienne
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Joyeux anniversaire M. le Président ! et merci pour ce geste.
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Merci beaucoup.
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Bravo
Trés bonne initiative!
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You tube est censuré en Tunisie ! S'il vous plaît faites quelque chose !
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Merci bien Monsieur le Président.
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Merci beaucoup
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Merci beaucoup pour ce geste, encore le même coup avec Youtube et dailymotion plz =) thx
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Merci Monsieur le Président!
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Bonne nouvelle, en attendant le reste des sites censurés (youtube, dailymotion, ............. et la liste est longue )
a@a.a

Facebook a été réouvert merci mais dailymotion et youtube feront-ils partie du lot des réouverts?
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Vive Ben Ali
Allah la ynehhik alina.
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Merci infiniment bien que je ne sois pas inscrit à ce site. On vous soutient pour 2009
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Merci M. le Président et bien fait pour les censeurs.
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Merci infiniment M. le Président, pour votre clémence.
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On vous aime beaucoup notre cher Président
Merci beaucoup pour tout effort envers la Tunisie et envers tout le monde. Je vous aime beaucoup de mon cœur.
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Voilà ce qui nous ramène a la triste réalité ;comme toujours on parle et on fanfaronne mais sur le terrain la réalité finit par nous rattraper et cela dans tous les domaines
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Merci beaucoup M. le Président. Les internautes tunisiens veulent la liberté d'expression et ils la méritent surtout avec votre idéales initiatives merci encore et joyeux anniversaire
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Merci, merci merci infiniment. Personnellement c'est le seul site sur lequel je me connecte pour me changer les idées.
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Merci beaucoup M. le Président pour votre soutien aux internautes de face book. Joyeux anniversaire et que dieu vous garde pour la Tunisie.
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Joyeux anniversaire Monsieur le Président, merci pour face book
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Thanks Mr President !
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Merci et on espère un peu plus de flexibilité. Moins de restrictions feront du bien à la communauté Internet.
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Merci beaucoup Monsieur le Président pour ce geste. Il y a aussi youtube et dailymotion
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Un grand merci à M. le Président pour ce geste
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Un geste très signifiant et qui montre que nous vivons dans un Etat de droit et de liberté. Encore une fois merci M. le Président. Joyeux anniversaire et bonne chance pour les élections 2009 (I vote for you)
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Merci bien vive la Tunisie
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Thanks a lot Mr President..
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On attend la réouverture de dailymotion et youtube aussi !
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Vive la Nation, et vive M. Le Président
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Merci beaucoup M. le Président pour votre compréhension et soutien!
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Un grand merci Monsieur le Président.
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La liste des sites bloqués est encore longue
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(Source: “Le Temps” (Quotidien – Tunis), le 5 septembre 2008)


Tunisia gets religious TV amid Islamist concern

Fri 5 Sep 2008, 15:32 GMT
 
[-] Text [+] By Sonia Ounissi
TUNIS (Reuters) - Tunisia's first religious television channel has begun broadcasting, with the blessing of a government keen to ensure growing religious devotion does not fuel the rise of militant Islam.
Hannibal Elferdaws (Hannibal Paradise) is the latest project of local businessman Larbi Nasra, who founded Tunisia's first private TV channel Hannibal in 2005. It began broadcasting this week, the start of the Muslim holy month of Ramadan.
It offers a mix of programmes about the Koran, accounts of the life of the Prophet Mohammed and Koranic readings.
"Its programmes will stress tolerance, humility and good manners, denouncing bad ones and violence," TV officials said in a statement, adding that it would show "the noble value of Islam."
State channels have long dominated North Africa's airwaves but Gulf-based satellite news channels such as Al Jazeera have captured viewers from Libya to Mauritania by offering a livelier, more irreverent slant on events.
Some of those channels have also given more of a window to Islamist groups.
Tunisian President Ben Ali wants to discourage militant Islam in a country where disaffection among youths and high unemployment have encouraged many to turn more towards religion.
A Tunisian political analyst who asked not to be named said the new channel was a step "to cope with the challenge of the Arabic satellite TV channels which broadcast programmes showing radical religion and inciting extremism."
Apart from a truck bomb attack on a synagogue that killed 21 people in 2002, Tunisia has been spared the bombings that have afflicted its Maghreb neighbours Algeria and Morocco.
But its reputation as a quiet seaside holiday destination took a new jolt at turn of 2007 when radical Salafist Islamists exchanged gunfire with security forces in a Tunis suburb.
The Hannibal stations are named after the legendary Carthaginian warrior born in modern-day Tunisia.
REUTERS

Y a-t-il encore un peuple dans le pays ?

 

 

   L’été arrive à sa fin et la rentrée scolaire est là, de nouveau. Début de la quinzaine qui la précède, commence le mois de Ramadan. Fin de celle qui la suit, c’est l’Aïd Essaghir, fête sanctionnant l’épilogue du mois de jeûne. Ce défilement du temps, est immuable, à travers les années, comme l’appel du muezzin à la prière, cinq fois par jour, en toutes circonstances et à toute heure venue. Il n’y a de variation que dans l’ordre de succession des évènements, selon le chevauchement de 2 calendriers : le lunaire et le solaire.

   L’existence des arabo-musulmans est, comme pour le reste du monde, ponctuée d’évènements divers et variés, dont seule l’importance, quant à la construction ou à la destruction du quidam, peut les évaluer. A les observer, on les croirait vivre leur vie, comme on dit. En réalité, ils ne font que se soumettre, dans la forme, à des pratiques culturelles et/ou cultuelles millénaires, mais de plus en plus appauvries, dans le contenu, par leur mépris d’eux-mêmes et de celui des potentats qui leur siègent sur le cou, avec suppôts et croisés.

   Dans les années soixante dix, malgré la modestie des bourses, le tunisien aimait les fêtes, les rencontres, les aventures et les défis, parce que tout simplement, il se sentait vivre, tant soit peu, pouvant s’offrir le nécessaire, avec les moyens disponibles. Il avait un certain niveau de vie et beaucoup de dignité. Et ce, malgré la naissance de quelques tapirs. C’était le début de l’époque postcoloniale, celle d’une volonté de construction du pays, de développement économique et de solidarité relative. On voulait montrer au reste du monde, qu’on se prenait en charge, pour faire mieux que l’« ex-occupant ».

   Comme je l’avais signalé, précédemment, l’instituteur qui touchait un salaire d’une quarantaine de dinars tunisiens, avait une maison, une voiture, mangeait à sa faim, pouvant même aider des pauvres et se permettre des vacances chez lui ou ailleurs.

Le commun des autochtones, pouvait subvenir à ses besoins alimentaires, parfois même élémentaires. Pour les travailleurs émigrés, c’était le grand luxe, une fois rentrés chez eux, en vacances. Ils avaient un pouvoir d’achat conséquent.

   Au fil du temps, les tapirs se sont multipliés, ont grossi et se sont métamorphosés progressivement en caïmans qui, ayant pris goût à la chair humaine, n’ont plus aucune gène à déchiqueter pour engloutir, tout ce qui croise leur chemin.

Aujourd’hui, dans la Tunisie de l’Ere Nouvelle (qui dure depuis 1987), sept familles, de la pire racaille, se sont entendues pour enserrer tel un gigantesque étau, une société jusqu’à l’agonie. Un sort  réservé à tout citron, bien pressé.

   Tous les secteurs, producteurs de croissances économiques, ont été usurpés. Actuellement, toutes les sociétés industrielles, agricoles, de services…, publiques et privés, ont été partagées entre celles vendues à des holdings étrangers, et dont les prix, ont été versés en devises, dans des comptes de la mafia au pouvoir ; et celles accaparées en propriétés, par cette même bande organisée. Par mesures comminatoires, les PDG déboutés, doivent rester « en poste », afin de couper court aux rumeurs.

  Des fils de ... continuent à parler de croissance économique nationale, dépassant les 6%, invariablement. En  réalité, la croissance est singulièrement mirobolante pour ces voleurs en espèce. De rien du tout, ils brassent des milliards, dorénavant, en des temps record. Pour le peuple pillé, il n’y a plus d’avancée, depuis l’avènement de cette ère de la pègre, mais plutôt une récession grave. Le « citoyen » moyen n’a plus de pouvoir d’achat, à telle enseigne, qu’on commence à rêver d’un BOURGUIBA ressuscitant, malgré que la merde actuelle soit la suite « logique » de son parcours macabre, à la tête du pays. Beaucoup de monde regrette le colon français, qui malgré sa domination et sa haine, apportait quelques progrès technologiques dans beaucoup de domaines, permettait des libertés individuelles et laissait, au moins, des miettes aux gens. A regarder la vie dans les DOM-TOM (Domaines d’Outre Mer et Territoires d’Outre Mer), on peut comprendre ces aspirations. Ces contrées, devenus françaises, par colonisation, puis par voies référendaires, ont le niveau de vie français, C'est-à-dire, actuellement, quinze fois celui tunisien. Et la différence va, augmentant.

Mais ce souhait risque d’être déçu, à l’image des habitants de l’île ANJOUAN, des Seychelles, en 1997, occupés par une tête de bite local, et qui après avoir hissé le drapeau français, s’étaient faits signifier par Jacques CHIRAC, une fin de non recevoir.

 Les malheureux étaient et le sont toujours, comme le reste des pays arabes, tenus par leur masturbateur en chef.

Alors nos Harkis, allez-vous laisser la place, directement, à vos protecteurs. Ne vous inquiétez pas, je suis sur que s’ils acceptaient la proposition, ils vous laisseraient du luxe. Essayez de les convaincre, avant qu’il ne soit trop tard. D’ailleurs, que vous reste-t-il encore à piller : le « pays » est  à genou, voire à plat ventre, agonisant.

   CRIMINELS de droit commun et écrivaillons, arrêtez de parler de réussite économique tunisienne ou de « Miracle Tunisien », parce que de cette manière, vous continuez à espérer, par mépris, perpétrer un crime abominable, contre onze millions d’habitants. Je vous dis que vous perdez votre « vie » de chien, à lécher les fesses nues de vos maîtres, maintenant que le subterfuge est à nu. Faites gaffe à la merde, elle risquerait d’être abondante, surtout à la venue de diarrhées, si les intéressés prenaient peur. On lit et on entend, ici ou là, encore, des chiffres officiels « magiques » tels, 80% de la population constitue la classe moyenne, 80% des habitants ont leur maison, 2,6 % de pauvres, 1 % de malades, 1,5 % d’analphabètes…, et 110 % de tunisiens auraient choisi Zinel Abidine BEN ALI (ZABA baba et ses sept pilleuses familles), comme Messie, pour les conduire à vie. Des « statistiques » reprises en cœur, par des perroquets de cage, dans les deux sexes. Ils devraient plutôt être discrets, de peur de réveiller la jalousie des puissances mondiales, les amenant à nous ravir ces réussites hors pairs. Je sais, par exemple, que les professions libérales faisant partie de « la classe moyenne », se débattent amèrement, dans leur majorité, pour survivre. Je sais aussi, que cette catégorie sociale formait réellement 60% de la population, dans les années 70. Aujourd’hui, elle n’est plus que de 3%. Alors, les 80% ne sont que dans des cervelles sur calles sèches, parce que ce taux est plutôt l’expression, de ce qui est en dessous du seuil de pauvreté. Donc, classe moyenne de miséreux ? On n’est pas à une schizophrénie près, comme « Dons Obligatoires », « Consultations Nationales » ou « Initiatives Populaires », sous la botte d’une tyrannie.

   Les évènements du bassin minier de Gafsa sont, dit-on, derrière nous. On aurait trouvé du travail aux milliers de manifestants de la région, et changé d’un coup, leur vie du tout au tout. Alors dire que notre « Général », n’excelle pas dans la magie !

  Ce qu’on dit moins, c’est que ce bastion n’est pas le seul à profiter du dénuement. Du Nord au Sud et d’Est en Ouest, en Tunisie, les gens se battent contre le mauvais sort, pour ne pas crever de faim. Même dans les villes, qu’elles soient de coutume « touristique », « industrielle » ou autres, le besoin est patent. Il y a tout de même une exception de taille, celle-là : La capitale Tunis. A s’y promener, dans de nouveaux quartiers, on se croirait dans un autre pays : des immeubles flambants neufs, poussent comme des champignons et des commerces modernes, attestent d’un business qui tourne à plein régime, malgré des prix hors de l’imagination.

Quand on fait sa petite enquête, pour percer le secret, on s’aperçoit que ce gigantisme capitaliste, est le fait de gens d’affaires, pilleurs en herbe, anciens ou nouveaux mafieux, tous lécheurs du cul du maître. Tous ont avec lui un lien de sang, de mariage ou d’intérêts. Dans tous les cas, personne ne peut prétendre être hors du « parti » au « pouvoir » : le RCD (Rassemblement Constitutionnel Démocratique), dont il est le parrain sans partage. On comprend aisément, que les rapines réalisées se voient, en partie investies à Tunis et non ailleurs dans le pays, car plus anonymes parce que plus nombreuses, et dans un espace plus étendu. Probablement aussi, faute de mieux, qui sait ? Si ces charognes s’aventuraient ailleurs, traînant le butin, ils s’attireraient les foudres d’Interpol et des procès pour blanchiment d’argent. BUSH, SARKOZY, CHIRAC, BERLUSKONI ou BLAIR par exemple, leur seraient de bons conseillers, comme ils le sont en criminalité politique. Entre les pays arabes aussi, dont les richesses sont propriétés des despotes au pouvoir, il est encore possible d’échapper à Interpol et aux tribunaux internationaux. Ils le savent bien et en profitent, pour « investir » au nom des peuples, les uns chez les autres, en « amis ».

 Et les administrés dans tout çà, comme on dit ? Eh bien, chers amis, que dal, en dehors de la dèche, à l’extérieur ou à l’intérieur des geôles, construites spécialement pour eux. Bientôt, « 80% » de la « population » y serait logée. D’ailleurs, ceux laissés dans la toundra, à l’intérieur des frontières, n’ont qu’à se jeter à la mer, corps et âme. Avec un peu de « chance », ils pourraient débarquer chez l’un des conseillers ci-dessus cités, qui à leur tour, les réexpédieraient à la case départ. Ils seront hébergés et nourris par le parrain en chef, une fois revenus au bercail, comme les rescapés de noyades locales et restés en vie.

  Ramadan est donc là, avec ses sacrifices, ses prières et ses rituels, dans encore plus de misère que l’année passée. La télévision, minable institution publique, avalant des redevances élevées et incluses vicieusement dans les factures d’électricité, étale des recettes de cuisine, hors de portée et à longueur de journée. La rentée scolaire aussi, s’ajoutant au tableau noir, avec ses charges, devenues insupportables pour les parents d’élèves. Dieu seul sait, comment vont-ils faire. En France, par exemple, des aides matérielles sont allouées aux parents à revenus modestes. En Tunisie, le Bokassa local offre la soupe, en ce mois saint, à cent vieillards, qui lui baiseront la main et le couvriront de voeux. L’éducation, décidément, n’est pas son truc ! Viendra l’Aïd, deux semaines après, qu’il faudra « fêter ». Il y aura, comme d’habitude, des pâtisseries offertes par le Palais, à une poignée de p…(j’allais dire de pauvres, alors qu’il n’y en a pas en Tunisie). Les caméras officielles immortaliseront l’évènement, sans aucun doute.

   Et tous les ans, la ceinture se resserre et l’indigence s’installe, davantage. Je me demande, jusque quand le tunisien va tenir, sachant que les victimes de la famine se multiplient. A ce rythme, je crois que vu le « pacifisme »légendaire de ce peuple, il faudra attendre son extermination, pour que des étrangers viendront vivre en hommes, à sa place.

  J’ai récemment regardé à Aljazeera Mubashar, une émission réservée à la Tunisie et ses « élections présidentielles », programmées pour 2009. L’invité n’était autre que notre Néjib CHABBI, Ex numéro 1 du PDP (Parti Démocratique Progressiste), qu’il avait créé, et désormais rédacteur en chef de son hebdomadaire ELMAWKIF. Selon la loi électorale, parachutée sur mesure, il est catégoriquement exclu de ce rendez vous, comme candidat. Dans l’ensemble, je trouve qu’il avait bien exprimé le mal tunisien, et qu’il avait parlé en homme politique responsable, sauf sur un point très important : celui du choix ou non de la lutte armée, pour déposer la dictature, qui tue 11 millions de citoyens, par l’appauvrissement programmé pour réduire, d’un coté, et par le tir à balles réelles, de l’autre, quand la moindre manifestation de colère se fait sentir, même pacifiquement. Les événements du bassin minier de GAFSA l’ayant récemment attesté.

Monsieur CHABBI, donc, en répondant à un intervenant dans l’émission, qui appelait à la lutte armée si elle s’avérait nécessaire, répondit qu’elle était contre productive et dévastatrice et que l’exemple algérien récent le démontrait clairement. Sans lui en vouloir, parce que j’estime qu’il s’était exprimé le plus librement du monde, je voudrais simplement lui rappeler, que la lutte armée en Algérie, était née contre les pillards de la volonté populaire de 1962 et 1992, qui sont les derniers à pouvoir ouvrir le bec, pour donner des leçons, et que dans tous les cas, elle continue dans ce pays de braves, parce que les autres voies n’ont rien apporté d’autre, que des massacres commis par une  armée corrompue, et des mascarades. D’ailleurs, la liberté que la presse dans ce pays a obtenue et tenue, n’a pas été donnée par le pouvoir harkis en place, mais lâchée sous la pression des armes.

   La décolonisation de quelque pays que se soit ne s’était jamais réalisée sans lutte. Et à plus forte raison sans lutte armée. Si l’on ne cite que les pays du Maghreb, quel est celui qui n’a pas à un moment ou un autre pris les armes, pour se défaire du fascisme colonial français, ou d’un autre ? Pourquoi donc changer de méthode qui a fait ses preuves ? 

  Offre-t-on des banquets, à un despote, pour qu’il prenne conscience de ses frasques ? Rien n’est moins sur, puisqu’en général, il engloutirait tout en disant : « c’est bien mes bougres, c’est bien ».

  Quelle différence y a-t-il entre un colon étranger et un autre indigène ? Les deux employant la terreur, pour dominer et exploiter.

  Pourquoi devrions-nous utiliser tous les moyens, pour chasser l’un, mais hésiter, s’agissant de l’autre ?

  On dit pourtant que, LES MEMES CAUSES CONDUISENT AUX MEMES EFFETS, et que LA FIN JUSTIFIE LES MOYENS.

  S’il est vrai que depuis le 11 Septembre 2002, on a peur de parler de munitions, de peur d’être taxé de terrorisme, personne ne peut dénier le droit à l’autodéfense, ni à l’autodétermination. Ce sont des droits élémentaires, inaliénables et internationaux. Si des criminels de droit commun, tels les tyrans, à travers la planète, constituant des bandes organisées, ont toujours le terrorisme en bouche, contre tout récalcitrant à leur mainmise, ce n’est certainement pas une raison de ne pas leur résister, afin de les mettre hors d’état de nuire, dans un avenir proche j’espère, comme je crois.

   La plus grande tare du tunisien, en majorité, comme pour beaucoup, sans doute, est de toujours attendre, en limace, la cueillette de ce que les autres sèment, puis de prétendre en être l’artisan, une fois le but atteint. Quand il en exprime sa joie, c’est avec délectation de vainqueur, comme lorsqu’il se jette, sur un banquet offert, et aux frais de nul pareil, il ne participerait. C’est ce qu’a fait notre « général », le 07 Novembre1987. S’ajoute à cela sa médisance légendaire, son régionalisme, son népotisme et son racisme vis-à-vis de ses concitoyens. A l’encontre d’étrangers racistes, il n’est par contre enclin qu’aux courbettes. Ce sont là des comportements de putes à couilles, indignes de tout être humain respectable. Et tout cela allant de pair, avec un paraître religieux croissant, y compris parmi les jeunes. Sans se défaire de ces maladies, croyez-moi, il ne pourra jamais se réaliser. Regardez ce qui se passe ailleurs, dans des pays pas toujours chauvins : les habitants s’y respectent, se défendent, s’encouragent et se serrent les coudes. Si un seul membre en est lésé, c’est le branle bas de combat immédiat. Si une réalisation est effectuée, tout le monde en exprime sa fierté. On ne peut jamais parler de société, s’il ne s’agissait que d’un nombre d’individus, aussi nombreux soient-ils, même vivant sur une seule terre, si sans esprit de respect, ni de solidarité, en âme et conscience. C’est à cela que l’élite tunisienne doit s’atteler avant tout, avant de parler d’un quelconque changement.

  En Janvier 1984, éclata la Révolte du Pain : de 80 millimes, le prix d’1 kg passa à 160. Ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Il y eut une centaine de morts, dont certains liquidés par l’actuel « président » en personne, qui n’était encore qu’un bras de basses besognes. Habib BOURGUIBA, tel un proxénète, apparaît soudainement à la télévision, pour lancer : « le prix du pain redevient comme il était, c'est-à-dire 60 millimes ». Aussitôt, le « peuple » descend dans la rue pour crier : « vive BOURGUIBA, le pain revient au prix d’avant ». Vite oubliés les cents morts, les blessés, la pauvreté… et l’humiliation continue. Par la suite, évidemment, des fusibles gouvernementaux sautèrent.

  Solennellement, je lance un appel, ici, à tous les humains, sur la terre de Tunisie, de choisir la voie qui nous semblerait la plus adéquate, pour pouvoir exister en êtres, ou bien libres, après avoir chassé nous-même Zinochet, cancre assermenté (primaire+2) et potentat de premier ordre, ou alors libérés, si nous options pour le rappel des anciens colons, en les suppliant. On verra s’ils acceptent.

   En tous les cas, d’un pays avancé, on peut toujours « hériter » quelque chose. Mais d’un baudet, que peut-on espérer ? En dehors de l’une de ces deux solutions, il ne nous resterait qu’à nous enterrer, même vivants.

                                                                              

 

 

                                                                                 RABAM, qui espère à tous, un bon rétablissement.                                                                                                                 

 

« L’ELAN  DE  SOLIDARITE »

Tunis le 5 Septembre 2008-5 Romdhane 1429

Amor Harouni, père de Abdelkarim et Hend Harouni

 

Mon attention a été attirée par un éditorial d’un journal de la place qui rapporte : « que l’élan de solidarité se fonde sur les principes de la distribution équitable des fruits de la croissance et de solidarité agissante et citoyenne entre les régions et les diverses catégories sociales hissant ainsi les valeurs d’entraide, de tolérance et de solidarité en principes constitutionnelles largement ancrés dans les esprits et les pratiques individuelles et sociales ». Jusqu’à présent tout ceci pousse à l’optimisme, mais l’auteur a omis de parler de ce que cache le revers de la médaille. Il ne faut pas oublier qu’actuellement, il y a une frange appréciable de la population qui se trouve entrainée au pessimisme, du fait que de part son exclusion pure et simple, la frange dont il s’agit est les anciens prisonniers politiques qui  après leurs libérations se trouvent dans une situation alarmante. Ces personnes n’ont aucun droit même le plus élémentaire, tel que le droit libre à la parole, non réintégration à leurs postes de travail ou à la possibilité de créer de petits projets pour pouvoir subvenir aux subsistances  de leurs familles, pas de droit au passeport ni de prestation médicale qui touche surtout ceux qui sont atteints de maladies chroniques, séquelles de mauvais traitements et faute de soins médicaux en prison, ajouter à cela les harcèlements continus de la police (agents civils avec un bon nombre de véhicules et cyclomoteurs) ainsi que filatures, arrestations illégales dans la rue et les lieus publics. Cette situation peu enviable qui semble s’éterniser a d’ailleurs poussé certains d’entre - eux à la grève de la faim durant une période indéterminée sans que personne ne lève le petit doigt à l’exception de certaines ONGS nationales et internationales pour condamner de tels procèdes que nul n’ignore qu’ils sont inadmissibles et inhumains, sans oublier les milliers d’exilés et leur droit au retour à la mère patrie avec dignité et sécurité et ce, dans les plus brefs délais.

Compte tenu de ce qui précède, il serait préférable, voire indispensable qu’une pratique soit concrétisée par les responsables pour assainir l’atmosphère et soulager un tant soit peu la population et naturellement loin de toute discrimination ni d’exclusion pour pouvoir réaliser une réconciliation réelle et instaurer un véritable dialogue dans la confiance et la sérénité.

Par ailleurs, il y a lieu de faire remarquer qu’à l’heure actuelle le moment s’annonce propice avec l’entame du mois sacré de Ramadan, mois de piété, solidarité et tolérance.

Certains pays arabes et Musulmans viennent de faire un geste appréciable en libérant des milliers de détenus, malheureusement ça n’a pas été  le cas pour notre pays, mais comme le dit l’adage, mieux vaut tard que jamais .

Pour conclure, il ne me reste plus qu’à profiter de cette occasion pour adresser mes vœux de prospérité et d’un avenir meilleur aux Tunisiens et Tunisiennes ainsi qu’à tous les Musulmans de la planète.

A bon entendeur salut.

Amor Harouni     

 

Rencontre historique à Tripoli entre Condoleezza Rice et Mouammar Kadhafi

 
Par Sylvie LANTEAUME AFP - 
TRIPOLI (AFP) - La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, s'est entretenue vendredi à Tripoli avec le leader libyen Mouammar Kadhafi, une rencontre historique avec une ancienne bête noire des Etats-Unis dont les Etats-unis veulent aujourd'hui faire un exemple.
Avec cette première visite en Libye d'un chef de diplomatie américaine depuis 55 ans, Mme Rice souhaite marquer de façon spectaculaire un rare succès diplomatique de l'administration Bush et montrer à la Corée du Nord et l'Iran les bénéfices d'un renoncement aux armes de destruction massive.
La rencontre a eu lieu avec une heure de retard dans un salon d'apparat de la résidence du colonel Kadhafi à Tripoli, Bab al Azizia, un complexe où sa fille adoptive avait été tuée dans un bombardement américain en 1986 sous l'administration du président Ronald Reagan.
Aucune explication n'a été donnée sur ce retard, mais le dirigeant libyen est coutumier du fait.
Portant une tenue blanche et une écharpe au motif africain, il a serré la main des autres membres de l'importante délégation américaine mais pas celle de Mme Rice, qu'il a saluée la main sur le coeur.
Mme Rice l'a remercié de son hospitalité et s'est assise à sa droite.
La délégation américaine a assisté aux premières 20 minutes de l'entretien, puis les responsables américains ont quitté les lieux, laissant la chef de la diplomatie américaine en tête-à-tête avec le leader libyen pour un dîner d'Iftar, qui marque la rupture du jeûne du Ramadan, a-t-on précisé de même source.
Mme Rice, arrivée en fin d'après-midi, s'était auparavant entretenue avec son homologue Abdel Rahman Chalgham. Les deux responsables ont notamment discuté de l'Iran, du terrorisme et du pétrole, selon l'agence officielle libyenne Jana.
A Washington, la Maison Blanche a salué vendredi l'ouverture d'"un nouveau chapitre" dans les relations bilatérales.
"C'est un moment historique", avait déclaré Mme Rice à Lisbonne, avant de se rendre dans la capitale libyenne. "Très franchement, je n'avais jamais pensé que je me rendrais en visite en Libye, c'est vraiment quelque chose", a-t-elle dit aux journalistes dans l'avion pour Tripoli.
"C'est un début, une ouverture, ce n'est pas la fin de l'histoire", a-t-elle ajouté. "Il y a un long chemin à parcourir. Mais je pense que (cette visite) a démontré que les États-Unis n'ont pas d'ennemis permanents et que lorsque des pays sont prêts à faire des changements stratégiques d'orientation, les États-Unis sont prêts à répondre".
M. Chalgham a déclaré que son entretien avec Mme Rice avait porté sur la coopération bilatérale, "notamment dans le domaine du pétrole" et de l'enseignement et "la coopération internationale dans le domaine de la lutte contre le terrorisme".
Les dossiers irakien, libanais et palestinien, les "relations américano-syriennes et l'importance du rôle de la Syrie dans le monde arabe", la "nécessité de trouver une issue aux tensions" entre Washington et Téhéran ont aussi été évoqués, a-t-il dit selon Jana.
Mme Rice avait souligné avant son arrivée à Tripoli "rôle important que la Libye peut jouer --et joue déjà-- au Maghreb et au sein de l'Union Africaine" et dit vouloir discuter avec le leader libyen du Soudan "où la Libye joue un rôle important".
Elle entendait soulever également la question des droits de l'homme, notamment le cas de l'opposant libyen Fathi al-Jahmi, 66 ans, dont le frère vit en exil à Boston.
Rompues en 1981 en raison du soutien présumé de la Libye au terrorisme, les relations entre Washington et Tripoli n'ont été rétablies qu'en 2004, après l'annonce par M. Kadhafi que son pays renonçait à acquérir des armes de destruction massive.
La visite de Mme Rice a aussi été rendue possible par la signature le mois dernier d'un accord sur l'indemnisation des victimes américaines et libyennes du conflit entre les deux pays dans les années 1980.
Mme Rice doit quitter Tripoli pour la Tunisie, puis l'Algérie et le Maroc.

 

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