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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3361 du 05.08.2009
 archives : www.tunisnews.net  

Amnesty International: Tunisian detained after forcible return
FIDH & CCPR: Plus d'un an après le constat alarmant dressé par le Comité des droits de l'Homme, la Tunisie continue de violer les droits civils et politiques de ses citoyens
Comité de Défense du Professeur Moncef Ben Salem: Communiqué
Slim Bagga: Allo Imed,  pourquoi tu n éternues plus… ?
Globalnet: Algériens en Tunisie : "La poule aux œufs d’or"
AFP: Algérie: calme précaire dans un quartier théâtre d'affrontements entre Chinois et Algériens
Jeune Afrique: Algérie: Les Pieds Nickelés à El-Tarf
AFP: Mauritanie: le général Aziz investi président un an après son coup d'Etat
Liberation.fr: Ahmed Benchemsi «Il y a une liberté d'expression réelle au Maroc, mais elle n'est pas garantie»
AFP: Congrès du Fatah: querelles entre délégués et direction du parti palestinien
Reuters: La vieille garde du Fatah accusée de "détourner" son congrès
AFP: Erdogan optimiste après une rencontre avec le chef du principal parti kurde
AFP: Iran: Ahmadinejad investi, Moussavi promet la poursuite du mouvement

URGENT ACTION

TUNISIAN DETAINED AFTER FORCIBLE RETURN

Tunisian national Ali Ben Sassi Toumi has been held incommunicado since being forcibly returned from Italy on 2 August. His relatives have not been informed of his whereabouts, and he is at risk of torture and other ill-treatment.

Ali Ben Sassi Toumi, aged 44, was arrested at the airport in the Tunisian capital, Tunis, following his forcible return from Italy. He sent an SMS (text) message to his wife in Italy to say that he had arrived, but he did not meet a friend who was waiting for him at the airport, and his family has not heard from him since. He is believed to be held at the Department of State Security (DSS) of the Ministry of Interior in Tunis. Detainees held incommunicado there are at risk of torture and other ill-treatment.

The Tunisian authorities have not informed any of Ali Ben Sassi Toumi’s immediate relatives in Tunisia about the reasons for and place of his detention, as required under Tunisian law, despite inquiries from his lawyer.

Ali Ben Sassi Toumi was released from prison in Benevento, Italy, on 18 May, after serving four years of a six-year sentence on charges of belonging to a terrorist cell in Italy and recruiting fighters for the insurgency in Iraq. He applied for asylum in Italy, but his claim was rejected on the basis that he had been convicted of committing a “serious crime”. He had been held in an immigration detention centre known as an Identification and Expulsion Centre (Centro di identificazione ed espulsione) in Isola di Capo Rizzuto in the Province of Crotone, south-east Italy, since his release from prison. He was forcibly returned despite the European Court of Human Rights calling three times on the Italian authorities to stay the deportation, on the grounds that he was at risk of torture and other ill-treatment in Tunisia.

PLEASE WRITE IMMEDIATELY in English, Arabic or your own language:

n      urging the authorities to disclose Ali Ben Sassi Toumi’s whereabouts immediately, and give him access to a lawyer of his choice, his family and any medical attention he may require;

n      urging them to ensure that he is not tortured or otherwise ill-treated;

n      urging them to release Ali Ben Sassi Toumi immediately and unconditionally, unless he is promptly charged with a recognizably criminal offence and brought to trial in proceedings that meet international standards for fair trial.

 

PLEASE SEND APPEALS BEFORE 16 SEPTEMBER 2009 TO:


 

Minster of Interior


 

Rafik Haj Kacem

Ministry of Interior    

Avenue Habib Bourguiba

1000 Tunis

Tunisia

Fax:   + 216 71 340 888

Salutation: Your Excellency

 

 

 

Minister of Justice and Human Rights

Béchir Tekkari

Ministry of Justice and Human Rights

31 Boulevard Bab Benat

1006 Tunis - La Kasbah

Tunisia

Fax: + 216 71 568 106

Salutation: Your Excellency

 

And copies to:

Ridha Khemakhem

General Coordinator for Human Rights

Ministry of Justice and Human Rights

31 Boulevard Bab Benat

1006 Tunis - La Kasbah

Tunisia

Salutation: Dear Sir


 

 

Also send copies to diplomatic representatives accredited to your country. Please check with your section office if sending appeals after the above date.

 

ADditional Information

Over the years, Amnesty International has received numerous reports of torture and other ill-treatment by the Tunisian security forces. In virtually all cases, allegations of torture are not investigated and the perpetrators are not brought to justice. Individuals are most at risk of torture when in incommunicado detention. The most commonly reported methods of torture are beatings on the body, especially the soles of the feet; suspension by the ankles or in contorted positions; electric shocks; and burning with cigarettes. There are also reports of mock executions, sexual abuse, including rape with bottles and sticks, and threats of sexual abuse of female relatives.

As a state party to the Convention against Torture and Other Cruel, Inhuman or Degrading Treatment or Punishment, Tunisia is under an obligation to prevent torture and to “ensure that its competent authorities proceed to a prompt and impartial investigation, wherever there is reasonable ground to believe that an act of torture has been committed in any territory under its jurisdiction”.

UA: 210/09 Index: MDE 30/009/2009 Issue Date: 05 August 2009


 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Plus d'un an après le constat alarmant dressé par le Comité des droits de l'Homme, la Tunisie continue de violer les droits civils et politiques de ses citoyens

Genève‐Tunis, le 3 août 2009 : Dans le cadre du suivi des recommandations adressées à la Tunisie par le Comité des droits de l'Homme, le Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT), la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme (LTDH), la Fédération internationale des ligues droits de l’Homme (FIDH) et le Centre pour les droits civils et politiques (Centre CCPR) constatent dans un rapport de suivi1 adressé au Comité que la situation des droits civils et politiques en Tunisie ne cesse de se détériorer.
En dépit de l'engagement pris par la Tunisie lors de l'Examen périodique universel (EPU) en mai 2008, de collaborer avec les organes internationaux de surveillance des droits de l'Homme, la Tunisie n'a mis en oeuvre aucune des recommandations majeures qui lui ont été adressées par le Comité des droits de l'Homme des Nations unies lors de sa 92e session de mars 20082 .
En mars 2008, le Comité des droits de l’Homme avait en effet identifié plusieurs recommandations qui devaient faire l’objet de mesures d’urgence de la part des autorités tunisiennes. Le Comité a en particulier insisté sur la nécessité de mener des enquêtes suite à toute allégation de torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants ainsi que de mettre fin aux actes d’intimidation ou de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme.
Nos organisations relèvent qu’en dépit des informations transmises par le gouvernement tunisien au comité en mars 20093, aucun progrès n’a été constaté dans ces domaines depuis mars 2008. La situation s’est même sensiblement détériorée. Alors que de nouvelles allégations de torture et / ou de mauvais traitements ont été enregistrées par les organisations de défense des droits de l'Homme en Tunisie , aucune enquête n'a été diligentée sur ces cas et de ce fait, aucune pours ite n'a été entamée.
Par ailleurs, la répression à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme, s'est accrue au cours des derniers mois. Intimidation, harcèlement, entrâves à la liberté de mouvement, de rassemblement pacifique et d'association sont le lot quotidien des militants des droits de l'Homme en Tunisie.
Au regard du bilan réalisé par nos organisations près de 18 mois après l'examen du Comité, la Tunisie ne semble pas soucieuse de se conformer à ses engagements internationaux en matière de respect des droits de l'Homme. Nos organisations réitèrent leur appel pour que le gouvernement tunisien mette en oeuvre sans plus de délais ses obligations internationales en matière de droits civils et politiques, et notamment l'ensemble des recommandations formulées par le Comité des droits de l’homme , ainsi que les engagements pris lors de l'EPU en mai 2008.
Contact :
Julie Gromellon, Représentante auprès des Nations unies de la FIDH, عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته., +41 79331 24 50
Patrick Mutzenberg, Directeur du Centre pour les droits civils et politiques,
عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته., +41(0)22 / 594 3803 
1 http://www.ccprcentre.org/doc/CCPR/FU/Tunisia.pdf
2 CCPR/C/TUN/CO/5
3 CCPR/C/TUN/CO/5/Add.1

 
 

Comité de Défense du Professeur Moncef Ben Salem

C.D.P.M.B

Comité crée avec le soutien du professeur Laurent SCHWARTZ

Ancien Prof Académique en mathématique et Membre de l’Académie des sciences -France

 

Paris le 04/08/2009

Communiqué

Le comité a appris avec une grande inquiétude la détérioration de l’état de santé du professeur Moncef BEN SALEM.

Depuis vingt deux années successives, le professeur Moncef Ben Salem, a subi, après la prison, le harcèlement continu et la violation de ses droits les plus élémentaires. Il est privé de travail,  isolé du reste du monde et fait l’objet d’une persécution systématique et impitoyable de la part des autorités tunisiennes.

Il a été hospitalisé pour des soins ophtalmologiques dont l’état général de santé n’a pas permis de les accomplir.

Le diabète est déséquilibré et a atteint des degrés très élevés. Il souffre d’une hypertension et l’examen cardiologique a montré des anomalies.

Il a reçu dernièrement un appel lui demandant de résilier son abonnement d’Internet en insistant que cela est lié à des raisons qu’il connaît déjà ! Et malgré son refus de résiliation, ils ont mis fin à son accès.

Concernant sa demande de délivrance de passeport, déposée depuis 18 avril 2006,  rappelons que le tribunal lui a donné raison le 15 juillet 2009, mais les autorités ne lui ont pas délivré son titre de voyage. , et l’ont pour la énième fois privé de l’un de ces droits les plus élémentaires.

Rappelons que le professeur Moncef Ben Salem est chercheur mathématicien de renommée internationale, ingénieur diplômé des Ecoles de Paris Docteur de spécialité, Docteur d’Etat en Mathématiques, fondateur X.directeur du département de math de L’Université de Sfax, référant  Mathématicien a la Review Michigan , et at Zentralblatt fur Math Berlin, associé actif à ICTP Trieste, KEFAS Kuwait.

Le Comité de défense du professeur Ben Salem lance un appel urgent à tous les chercheurs, universitaires et intellectuels, et tous les défenseurs des droits de l’Homme, afin qu’ils se mobilisent et qu’ils agissent en faveur du Pr. Moncef ben Salem pour  lui permettre de recouvrer ses droits fondamentaux et notamment ceux permettant de travailler et de circuler librement.

Pour le Comité de Soutien du professeur ben Salem

Dr. Ahmed AMRI

 

Tel : (33) 1 47 06 15 53. Portable : 06 11 59 13 74  

Email : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Tel du Professeur  Moncef BEN SALEM : 00 216 97 856 447

www.ben-salem.net
 


 

Allo Imed,  pourquoi tu n éternues plus… ?

 par  Slim Bagga
C est un drôle de bourbier qu’aura vraisemblablement à gérer Carthage dans les mois voire même les semaines à venir. Et, coïncidant avec la tenue de la parodie électorale du 25 octobre 2009, date où les yeux de l’opinion internationale seront tournés vers Tunis, cela ne pourra être que du meilleur effet pour l’image de marque du pays de « Ben Ali Baba et les cent voleurs ».
Les choses ont commencé à se corser avec le scandale des Généraux  éclaté au Maroc fin 2007, dans lequel ils se trouvèrent impliqués dans un gigantesque trafic de drogue, notamment de la cocaïne ou « blanche » pour les initiés. Selon l’Observatoire international des stupéfiants, ce trafic évalué à des milliards d’euros, a connu une nette augmentation de 27% ces dernières années, grâce à une évolution crescendo du volume des drogues dites dures transitant par les pays du Maghreb, trouvant leur point de départ dans le Triangle d’or allant du Mexique au Vénézuela, et leur chute en Europe, notamment en Espagne et en Italie…
Sur ces gros volumes qu’acheminent via la Tunisie les passeurs, bon nombre de kilos « tombent du camion », selon le terme usagé au profit de trois noms célèbres : Imed Trabelsi, fils de Madame ; Moez Trabelsi, neveu de Madame ; Mourad Trabelsi, frère de Madame.
Après la tristement célèbre affaire de Moncef Ben Ali en 1992, connue en France sous le nom de « Couscous Connection », les Trabelsi raflent donc le Jackpot .  Autre siècle, autres mœurs, en effet !
Si le Tout-Tunis évoque encore l’overdose qui a failli emporter Mourad Trabelsi il y a quelques années, overdose à la suite de laquelle Leïla Ben Ali a ordonné un coup de pied dans la fourmilière, faisant arrêter des fils de notables dont la fille de son gynécologue Ben Amor ou encore une ancienne maîtresse de Slim Chiboub, Coucou Mami, ce n’était pas dans le cadre d’une quelconque lutte contre le trafic ni la consommation de la drogue, loin s’en faut, mais parce que son frère en avait abusé ce jour-là sans que personne ne lui mette un frein.
Comme s’il était aisé de mettre un frein aux abus d’un bonnet de la drogue, mais passons ! Car en Tunisie, le frère de Leïla Ben Ali a le droit d’empoisonner des consommateurs, consommateurs qui n’ont que le devoir que de veiller sur lui. Vous avez compris le raisonnement ? Non ? Eh bien moi non plus !
Jusque-là, tout le monde pensait que Imed Ben Leïla n’était qu’un escroc, un apprenti-homme d’affaires soucieux brusquement de son image de marque, surtout depuis l’affaire du yacht volé au banquier français Bruno Roger, et pour lequel il est renvoyé en correctionnelle en France.
Mais en fait, il n’est pas que cela puisque les témoins proches de son épouse Sarra Bouaouina, racontent que cette dernière a tenté plus d’une fois de mettre en garde Ben Ali lui-même . « Je crains surtout pour sa santé », dit-elle à qui veut l’entendre. Sous-entendu, le trafic, elle ne s’en mêle pas !!!
Ces informations seraient corroborées par les services de lutte contre le trafic de stupéfiants qui s’intéressent à lui de très près. A ce titre, une boîte de nuit du nom de Calypso située à Hammamet ferait aussi l’objet d’une surveillance particulière des services d’Interpol. Son gérant, M. Aloulou, se trouverait entre le marteau et l’enclume : se venger suite à son incarcération dans l’affaire de l’overdose de Mourad Trabelsi ou alors gagner la protection de la famille régnante pour faire prospérer son commerce en n’ignorant pas qu’il est devenu un des hauts lieux où la cocaïne s’échange et se renifle.

Jamais sans ses kleenex
Pour revenir à Imed Ben Leila, tous ceux qui le rencontrent de près sont unanimes : cet enfant gâté éternue sans discontinuer et ne se sépare jamais de ses kleenex dans lesquels il souffle à y laisser ses cloisons nasales. Sa nervosité empire, son anxiété se rapproche inexorablement de l’état d’un cocaïnomane et ses insomnies chroniques. En témoignent ses appels téléphoniques à des heures indues où dans un langage indéchiffrable, il cherche de la compagnie.
De peur d’éviter le scandale de son épouse Sarra, il a dû renoncer à sa suite à l’hôtel Acropole, sur les berges du Lac de Tunis où il passait ses après-midis en charmante compagnie au cours desquels la drogue essaie en vain de se conjuguer au sexe.
Nous y reviendrons dans un instant.
Imed Ben Leïla a donc quitté sa suite pour installer sa vie secondaire (plutôt première dans le cas de l’espèce) dans un appartement, à la Résidence Tanit, en face du supermarché Carrefour. 

La pilule Cialis, vous connaissez ?
Mais comme chacun sait, enfin comme doit le savoir chaque être normalement constitué, l’inhalation régulière de cocaïne cause des dommages très importants dont l’inflammation et la perforation des parois nasales. A moyen terme, cela provoque une réduction de la performance sexuelle, provoquant de fait l’état nerveux. Elémentaire, mon cher Watson !!!
C’est ainsi que le sieur Imed Ben Leïla, se fit domicilier ses ordonnances  dans une pharmacie des Champs Elysées, sous le faux nom de  M. Omrane  afin de suivre un traitement à la pilule Cialis. Le nez dans la farine, mais rien de bien grave : le cialis est juste pilule concurrente du viagra.
Allo, Imed. Pourquoi tu n’éternues plus ?!!!
PS : Nous tiendrons au courant nos lecteurs de l’évolution de l’enquête


 

Algériens en Tunisie : "La poule aux œufs d’or"

Publié le mercredi 05 août 2009
 
Les Algériens, nos braves sauveurs. A l’heure où le tourisme européen semble marquer le pas, nos voisins algériens, fidèles à leurs habitudes, confirment leur engouement pour la destination Tunisie, là où ils aiment bien se payer du bon temps et se délecter de la beauté et de la quiétude de nos stations balnéaires, qu’ils ont l'air apprécier profondément.
 
Les familles algériennes qui ont visité la Tunisie au cours du mois de juillet ont dépensé 42 millions d’euros, rapporte le journal algérien al-khabar, se basant sur les données des services de change algériens. Ce qui a valu "une vive embellie à la bourse des valeurs touristiques tunisienne", comme l’a rapporté une radio frontalière, citée par le journal.
L’activité bat, de ce fait, son plein au niveau des postes frontaliers. Les dernières statistiques des services de la police des frontières et de douane algériens, révèlent le transit de 186 mille touristes en direction de la Tunisie au cours du mois de juillet, au niveau des postes frontaliers Oum Teboul et Al-Oyoun dans la wilaya d'El-Tarf, sur un total de 310 mille touristes ayant transité dans les deux sens, soit une moyenne de 10 mille touristes par jour.

Quelque 47 mille familles algériennes en provenance des différentes régions d’Algérie ont passé en juillet leurs vacances dans nos stations balnéaires. Une manne pour la trésorerie tunisienne que le journal ne manque pas de souligner.

Selon les services financiers algériens, les familles algériennes, regagnant la Tunisie via les points de transit précités, ont dépensé au total 20 millions d’euros. Par ailleurs, 11 mille familles algériennes de l’étranger ont mis le cap sur la Tunisie, via les ports tunisiens ou par voie terrestre, faisant engranger à la Tunisie des revenus de 22 millions d’euros.

Il est attendu que les recettes en devises de la Tunisie atteignent 100 millions d’euros à la fin de ce mois d’août, où le mouvement de transit journalier redouble d’intensité, frôlant les mercredis et jeudis 14 mille personnes.

Interrogées par al-Khabar, les familles algériennes de l’intérieur et de l’étranger n’ont pas manqué d’exprimer "leur coup de foudre" pour les stations touristiques tunisiennes, où les conditions propices de sécurité, de tranquillité et de quiétude sont réunies. A les entendre, nos voisins algériens semblent trouver chez nous, ce qui leur fait défaut intra-muros. Ils sont, en effet, heureux de passer dans nos contrées des vacances sans casse-tête.

Les Algériens de l’étranger ne sont pas moins attachés à la Tunisie, d’autant qu’ils se disent gagnants au change. Rejoindre les ports tunisiens à partir des ports français, leur fait économiser 10 mille euros, en comparaison aux tarifs des lignes maritimes entre les ports français et les ports algériens. C’est ce qui motive leur choix pour la Tunisie, dont les services touristiques jouissent, se plaisent-ils à souligner, d’une notoriété mondiale.
 
Gnet
(Source: "Globalnet" le 05 août 09)
Lien: http://www.gnet.tn/temps-fort/algeriens-en-tunisie-la-poule-aux-oeufs-dor-/id-menu-325.html
 

Algérie: calme précaire dans un quartier théâtre d'affrontements entre Chinois et Algériens
 
2009-08-05  | AFP
Rues désertes, rideaux des magasins baissés: la tension était perceptible mercredi à Bab Ezzouar, quartier d'Alger où de brefs affrontements ont éclaté lundi entre Algériens et Chinois, un "incident isolé" selon l'ambassade de Chine en Algérie.
"Je croyais que j'allais mourir. J'ai même récité la chahada" (formule prononcée par les musulmans avant de mourir), affirme à un journaliste de l'AFP Abdelkrim Salaouda, principale victime des affrontements.
Vêtu d'un "kamis" (longue robe blanche portée par les islamistes) et portant la barbe fournie, Abdelkrim, assis sur une chaise devant son magasin de produits électroménagers, paraît encore sous le choc.
Les Chinois ont ouvert dans ce quartier plus de 200 boutiques de vêtements "bon marché" notamment, affirme Mounir, un de ses employés.
Selon Abdelkrim Salaouda, les affrontements ont éclaté après une altercation entre un Chinois et un jeune homme à qui il reprochait d'avoir garé sa voiture près de son magasin et dont le frère est venu à son secours.
Une cinquantaine de Chinois, armés de sabres, de couteaux et de barres de fer, sont ensuite arrivés sur les lieux pour porter main forte à leur compatriote, racontent plusieurs résidents.
"J'étais en train de m'approcher du magasin de mon voisin lorsque un groupe de Chinois m'ont attaqué et m'ont roué de coups", affirme Abdelkrim dont la tête est enveloppé dans un bandage.
"A l'hôpital, j'ai dû me faire poser sept points de suture" , dit-il.
"Les Chinois ont abusé de la gentillesse des Algériens. On les a accepté malgré leurs défauts, aujourd'hui ils nous agressent chez nous", déclarae Mounir, qui se tient auprès du blessé avec une dizaine de personnes dont la plupart portent la barbe et des kamis.
"Ils boivent de l'alcool devant leurs boutiques au vu et au su des Algériens et s'exhibent parfois en short dans le quartier. Ce sont des comportements contraires à notre religion et notre culture", s'écrie Abdellah, un autre habitant du quartier.
Depuis lundi, des véhicules de la police effectuent des patrouilles dans le quartier alors que des policiers en civil surveillent de près la ruelle où les affrontements ont eu lieu.
Abdelkrim Salaouda estime que les Chinois semblent regretter leur comportement car ils ont demandé à des Algériens de "mener une médiation afin de régler le différend à l'amiable". "Nous, nous ne voulons plus d'eux ici, ils n'ont qu'à retourner chez eux, en Chine", lance-t-il, devant une dizaine de voisins qui approuvent.
Les habitants ont d'ailleurs adressé une pétition aux autorités pour demander le départ de tous les Chinois, selon Salaouda.
Le quartier habituellement très animé était désert mercredi.
Toutes les boutiques des commerçants chinois sont fermées et aucun d'entre eux n'est apparu en public depuis les incidents de lundi, selon des habitants.
"C'est normal, ils ont peur d'éventielles représailles. Lundi soir des jeunes venus de quartiers populaires voisins ont attaqué quatre ou cinq magasins appartenant à des Chinois", affirme un quinquagénaire qui a souhaité conserver l'anonymat. Les forces de l'ordre ont du intervenir tard dans la soirée, ajoute-t-il.
L'ambassade de Chine à Alger a qualifié ces affrontements d'"incident isolé" qui ne "reflète pas les relations existant entre les deux peuples".
Environ 25. 000 Chinois vivent en Algérie, selon la presse locale. Ils sont notamment présents dans le commerce, les télécommunications, le bâtiment et les hydrocarbures.

Algérie: Les Pieds Nickelés à El-Tarf

05/08/2009  | Jeune Afrique- Par : Cherif Ouazani |
Les relations algéro-françaises n’avaient pas besoin de cela. Une affaire d’espionnage révélée par le quotidien arabophone El Khabar risque d’alourdir le contentieux entre Alger et Paris. Dans son édition du 21 juillet, le journal algérois affirme que les services de sécurité d’El-Tarf, dans l’extrême est du pays, ont démantelé une cellule de quatre personnes, dont une femme, espionnant pour le compte du… consulat de France à Annaba.
Le groupe a été interpellé alors qu’il prenait des photos d’établissements administratifs. La perquisition aux domiciles des suspects a permis de découvrir des photos numériques de sites industriels et militaires ainsi qu’un échange de correspondance avec le vice-consul de France à Annaba. Selon les aveux des personnes arrêtées, reproduits par El Khabar, leur mission consistait à réunir le plus possible d’informations sur le complexe pétrochimique de Skikda, l’installation nucléaire (en fait un miniréacteur expérimental de 2 mégawatts) d’Ain Oussera, dans la wilaya de Djelfa (à 200 km au sud d’Alger), ainsi que sur le dispositif militaire de l’armée algérienne sur le littoral oriental du pays.
Ces Pieds Nickelés, âgés entre 26 et 35 ans, étaient dirigés par un ancien militaire. Inculpés d’espionnage au profit d’une puissance étrangère, trois des présumés espions ont été placés en garde à vue. Inculpée également, la femme a été laissée en liberté, mais sous contrôle judiciaire.
Lien: http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2533p044-045.xml3/-France-espionnage-Les-Pieds-Nickeles-a-El-Tarf.html
Mauritanie: le général Aziz investi président un an après son coup d'Etat
 
 
AFP, le 5 août 2009 à 11h54

NOUAKCHOTT (AFP) - Mohamed Ould Abdel Aziz, élu président de la Mauritanie le 18 juillet, devait être officiellement investi mercredi en grande pompe, au cours d'une cérémonie dans le stade olympique de Nouakchott, à la veille de l'anniversaire du coup d'Etat qu'il a lui-même mené.
Ce général de 53 ans, qui a renversé le 6 août 2008 le président civil Sidi Ould Cheikh Abdallahi, a été élu avec plus de 52% des suffrages, dès le premier tour de la présidentielle dont les résultats ont été rapidement validés par le Conseil constitutionnel, en dépit des contestations de l'opposition.

Aziz doit prêter serment en tant que quatrième président de la République islamique de Mauritanie, ex-colonie française, indépendante depuis 1960.

Pour cette cérémonie, prévue à partir de 16H00 (locales et GMT), deux dirigeants de pays voisins sont attendus: le Malien Amadou Toumani Touré et le Sénégalais Abdoulaye Wade qui avait favorisé la signature, en juin, d'un accord de sortie de crise politique en Mauritanie.

"Bien sûr, sont aussi invités les candidats, anciens adversaires du président élu", a fait valoir le porte-parole du nouveau chef d'Etat, Ba Adama Moussa.

Les deux principaux candidats de l'opposition - Messaoud Ould Boulkheir et Ahmed Ould Daddah - ont réclamé une enquête sur des "fraudes massives" ayant entaché selon eux la sincérité du scrutin.

Si l?Union européenne a exigé, en vain, une enquête indépendante sur ces allégations de fraude et de manipulation, la France et les Etats-Unis ont rapidement félicité le nouveau chef d'Etat.

"Nous avons hâte de travailler avec le président élu Aziz et avec son gouvernement sur les multiples défis auxquels fait face son pays", avait déclaré l'ambassade des Etats-Unis à Nouakchott aussitôt après le scrutin.

Washington se préoccupe en particulier du développement des actions de la branche maghrébine d'Al-Qaïda, qui a revendiqué l'assassinat en plein jour, en juin, d'un Américain à Nouakchott.

La France sera représentée à la cérémonie par son secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet.

"Ma présence est significative. Cela veut dire que le président Nicolas Sarkozy souhaite adresser un message d'amitié et de solidarité au peuple mauritanien", a déclaré mardi soir M. Joyandet. Il veut aussi "se réjouir qu'un nouveau pouvoir officiel soit en place pour enclencher une nouvelle période de coopération entre la France et la Mauritanie, que nous souhaitons intense avec ce pays ami de toujours", a ajouté l'émissaire français.

A Paris, l'association Survie s'est étonnée que la France puisse parler de "retour de la démocratie à l'occasion de l'arrivée au pouvoir d'un général putschiste par une élection contestée".

"La +doctrine+ internationale qui prévalait ces derniers temps en matière de coup d'État était d'ailleurs que les putschistes ne devaient pas se présenter à une quelconque élection de transition" a-t-elle souligné.

L'investiture aura lieu dans un stade de 20.000 places. Le porte-parole d'Aziz assure que "ce choix du grand stade émane du fait que le président élu" veut notamment "savourer sa victoire avec le petit peuple".

Revenant sur sa victoire surprise dès le premier tour, l'hebdomadaire indépendant Le Calame a évoqué "sa campagne électorale étalée sur une année", ses "discours populistes", ou encore des mesures annoncées "en faveur des couches les plus faibles" et des "ayant-droits des victimes" négro-mauritaniennes des tueries de 1990-1991.
«Il y a une liberté d'expression réelle au Maroc, mais elle n'est pas garantie»

Ahmed Benchemsi, le directeur de TelQuel, dont le dernier numéro a été saisi et détruit au Maroc, revient sur cette affaire. S'il a été surpris de la réaction du pouvoir, il ne désespère pas non plus de la situation de la presse dans le royaume.
Recueilli par SYLVAIN MOUILLARD
Epilogue de l'affaire TelQuel et du sondage sur le Roi Mohammed VI. Le tribunal administratif de Casablanca a rejeté hier la requête du groupe, qui dénonçait la saisie de ses deux numéros en la qualifiant d'«illégale». Ahmed Benchemsi, le directeur de TelQuel, revient sur cette décision dans un entretien par téléphone à Libération.fr
Le tribunal administratif a rejeté hier soir la requête de votre groupe réclamant l'annulation de la saisie des deux derniers numéros de TelQuel et Nichane. Qu'en pensez-vous?
Ce n'est pas une surprise. Cela m'aurait beaucoup étonné que la justice aille dans le sens contraire du gouvernement. L'Etat avait montré clairement ses intentions. Aujourd'hui, on réimprime donc TelQuel et Nichane sans les sondages. Au total, cette affaire aura vraisemblablement coûté au groupe près de 100.000 euros.
Soupçonniez-vous une telle réaction?
Absolument pas. Quand j'ai commandé le sondage, je me suis dit que c'était risqué si les résultats n'étaient pas bons. Mais quand j'ai vu que le Roi était plébiscité, j'ai pensé que cela passerait sans problème. Je me suis totalement planté.
Comment interprétez-vous cette affaire?
La vie de la presse est faite d'avancées et de reculs. Là, c'est un revers. Mais ça ne faut pas dire pour autant qu'on va rester figé à ce stade. Souvent, quand il y a une saisie de journaux au Maroc, les médias occidentaux l'interprètent comme une absence de liberté de la presse. Or, il y a une liberté d'expression réelle au Maroc, mais elle n'est pas garantie. Les journalistes de TelQuel l'exercent toutes les semaines et ils continueront à le faire. Pour preuve, nous avons publié récemment quatre numéros de décryptage sur le Roi, sa fortune, sa pratique du pouvoir. Leur ton était critique, et pourtant, on nous a laissé paraître. Qu'on m'explique donc cette logique d'interdire un sondage favorable à Mohammed VI ! Je ne la comprends pas.
Quelle a été la réaction de la presse et de la classe politique au Maroc?
La presse, en général, nous soutient. J'ai également noté la réaction très drôle du chef de l'ex-parti communiste, Ismail Alaoui. Il a dit, en substance, que ce n'était pas bien de saisir le journal. Mais aussi que «les sondages ne sont pas une science exacte» et «que tout le monde sait que la population soutient le Roi à 99%». D'où vient ce chiffre? Et pourquoi pas 100% (rires)? Je remarque aussi qu'Internet est comme souvent à la pointe de la défense de la liberté de la presse. Sur Facebook, un groupe intitulé «Je suis un 9%» s'est créé, en référence aux 9% de personnes, qui, selon notre sondage, ne jugent pas le bilan du règne de Mohammed VI «positif».
(Source: "Liberation.fr" (Blog de Libération- Quotidien – France) le 05 août 09)
Lien: http://www.liberation.fr/monde/0101583820-il-y-a-une-liberte-d-expression-reelle-au-maroc-mais-elle-n-est-pas-garantie

 
Congrès du Fatah: querelles entre délégués et direction du parti palestinien
 
(AFP) – 05 août 09
BETHLEEM, Cisjordanie — Des querelles ont éclaté mercredi, au deuxième jour du Congrès du Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas, entre sa direction et des délégués réclamant des rapports sur la gestion du mouvement, ont indiqué des participants.
Des centaines de délégués ont protesté contre l'absence de bilans administratif et financier sur la gestion du Fatah depuis son dernier Congrès en 1989.
Ils ont rejeté les explications des instances dirigeantes du parti, le Comité central et le Conseil révolutionnaire, selon lesquels le discours prononcé mardi par M. Abbas à l'ouverture du Congrès à Bethléem en Cisjordanie faisait office de bilan de la gestion du Fatah lors des 20 dernières années.
Les délégués mécontents ont interrompu une allocution du numéro deux du Comité central, Ahmad Ghneim (Abou Maher), qui, furieux, a quitté la tribune.
Cet incident a nécessité la venue dans la salle de M. Abbas, qui n'assisstait pas aux débats, pour tenter des les apaiser.
"Je reconnais que nous avons commis des erreurs, même des péchés, mais rendre des comptes doit se faire lors des réunions de commissions et non pas à travers des interventions anarchiques", leur a-t-il dit.
M. Abbas a lui-même été interrompu par des délégués. Le service de l'ordre est brièvement intervenu lorsque un délégué que M. Abbas a expulsé a refusé de quitter la salle. D'autres délégués sont intervenus pour calmer les esprits et l'homme a pu finalement rester dans la salle.
"Nous sommes ici pour remettre le Fatah sur le droit chemin et non pas pour régler des comptes", a-t-il ajouté.
Le Congrès en cours doit adopter un nouveau programme politique et renouveler les instances dirigeantes du parti. Prévu de s'achever jeudi, il pourrait être cependant prolongé d'"un ou deux jours" en raison des divergences, selon des participants.
Le Fatah, qui exerçait jusqu'alors un contrôle sans partage sur l'Autorité palestinienne, avait été battu en 2006 aux élections par le Hamas, avant d'être violemment délogé par le mouvement islamiste 18 mois plus tard par la force de la bande de Gaza.
Affaibli par ces revers, miné par les luttes de clans et terni par des accusations de corruption, le Fatah a connu ces dernières années un déclin qui s'est accéléré depuis la mort de son fondateur et chef historique Yasser Arafat en 2004.
Dans son discours mardi, M. Abbas a reconnu que le parti avait commis des "erreurs" s'étant soldées par sa déroute face aux islamistes du Hamas, et a exhorté ses délégués à "en tirer la leçon" pour se relancer.
Pour leur part, les délégués du Fatah à Gaza, empêchés par le Hamas de se rendre à Bethléem, ont demandé dans une lettre à la direction du parti un quota pour Gaza au sein des instances dirigeantes et d'y élire ses représentants "dans un délai de quatre semaines" faute de pouvoir voter en même temps que leurs collègues réunis en Cisjordanie, selon des participants.
"Gaza aura son poids" dans les instances dirigeantes, s'est contenté de commenter le porte-parole du Congrès, Nabil Amr, se refusant toutefois de parler de "quota".
2009 AFP
La vieille garde du Fatah accusée de "détourner" son congrès
 
Par Reuters, publié le 05/08/2009
BETHLEEM, Cisjordanie - Le premier congrès du Fatah depuis 20 ans s'est poursuivi à huis clos mercredi à Bethléem, au lendemain de son ouverture par le président palestinien Mahmoud Abbas.
 
Ce dernier souhaite faire émerger une nouvelle génération issue du terrain à la tête du mouvement nationaliste par le biais du renouvellement de son comité central.
Mais la "vieille garde", dont nombre d'éléments ont passé des années en exil, semble faire de la résistance, aussi les réformistes se montraient-ils pessimistes sur l'issue de la réunion, la première à se tenir en territoire occupé.
Le dernier congrès du Fatah, le Ve, remonte à l'année 1989 à Tunis, où s'était installée la direction du mouvement après son expulsion de Beyrouth, en 1982, et avant les accords d'autonomie conclus à Oslo en 1993.
La direction en place depuis cette époque est de longue date accusée de corruption, d'impéritie, de suffisance et d'absence de transparence par les "jeunes loups" du mouvement.
Cette fois, le comité central du mouvement se voit reprocher de tenter de fausser le congrès par l'ajout de 700 délégués non prévus à la liste initiale de 1.550 congressistes.
Selon Mansour al Sadi, un des représentants de la nouvelle génération qui souhaite avoir son mot à dire dans la conduite du mouvement, cette "tentative de détournement" vise à maintenir le statu quo.
"Nous réclamions la tenue de ce congrès depuis de nombreuses années mais ceci n'est pas le congrès dont nous avions rêvé", s'est plaint de son côté un autre délégué réformiste, Kaddoura Farès.
 
LA "RÉSISTANCE" RESTE UNE OPTION, DIT ABBAS
De source proche du Fatah, on exclut pourtant toute scission au sein du mouvement nationaliste, affaibli depuis le coup de force de son rival islamiste Hamas à Gaza à la mi-juin 2007.
Si les délégués débattent du programme politique du Fatah, sa charte fondatrice, qui continue à prôner la destruction d'Israël, n'est pas remise en cause.
Lors de son discours d'ouverture, mardi, Mahmoud Abbas a déclaré que le mouvement était voué à créer un Etat palestinien et à faire la paix avec Israël mais que la "résistance" demeurait une de ses options.
Il n'a pas précisé quelles formes celle-ci pourrait prendre, mais les délégués discutent de nouvelles formes d'action contre la colonisation israélienne, comme la désobéissance civile.
Certains délégués ont réclamé des comptes sur la défaite du Fatah face au Hamas lors des législatives de 2006, mais d'autres ont préféré regarder devant eux en faisant valoir que la tenue même de ce VIe congrès était un succès, même si les islamistes de Gaza ont empêché 400 délégués du Fatah de s'y rendre.
Les statuts du Fatah prévoient un congrès tous les cinq ans, mais le défunt Yasser Arafat s'était arrangé pour différer le VIe afin d'éviter toute remise en cause de son autorité.
Ce VIe congrès, qui pourrait se prolonger jusqu'au week-end prochain, doit élire 18 membres du comité central parmi 80 candidats et 120 membres du Conseil de la révolution parmi des centaines de prétendants.

 

Erdogan optimiste après une rencontre avec le chef du principal parti kurde

 
AFP, le 5 août 2009 à 14h01

ANKARA, 5 août 2009 (AFP) — Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a affiché son optimisme mercredi après une rencontre avec le chef du principal parti kurde de Turquie, axée sur les efforts pour mettre un terme à l’insurrection kurde dans le sud-est du pays.

“Nous avons eu aujourd’hui une rencontre vraiment importante”, a déclaré à la presse M. Erdogan au terme d’un entretien d’une heure avec Ahmet Türk, le président du Parti pour une société démocratique (DTP), une formation dont le Premier ministre refusait de rencontrer les dirigeants depuis deux ans.
“Je suis convaincu qu’avec notre rencontre, nos espoirs pour le futur ont augmenté”, a-t-il ajouté. “Nous avons tous les deux tiré profit de notre entrevue et je crois que ces rencontres vont constituer des pas positifs vers la confiance.”
M. Erdogan a rejeté pendant deux ans les demandes d’entretiens émanant du DTP au motif que celui-ci refusait de qualifier le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) d’organisation terroriste, un terme adopté par Ankara et de nombreux pays pour désigner le groupe séparatiste kurde de Turquie.
Le chef du gouvernement est cependant revenu sur ses positions, affirmant qu’il ne fallait pas “mettre le DTP dans le même panier” que le PKK.
M. Türk s’est, pour sa part, déclaré “heureux et plein d’espoir qu’une atmosphère de dialogue ait été établie”.
La rencontre intervient une semaine après l’annonce par le gouvernement de travaux en vue d’une réforme renforçant les droits des Kurdes et encourageant les rebelles du PKK à déposer les armes, et alors que l’exécutif a lancé une campagne de consultation de figures de la société civile sur la question kurde.
Les efforts d’Ankara coïncident avec l’annonce attendue pour la mi-août d’une feuille de route pour une sortie du conflit, mise au point par le chef emprisonné des rebelles, Abdullah Öcalan, dont le parti a par ailleurs prolongé un cessez-le-feu unilatéral jusqu’au 1er septembre.
Le PKK se bat depuis 1984 pour l’autonomie du sud-est anatolien, dont la population est en majorité kurde. Le conflit a fait près de 45.000 morts, selon l’armée turque.


 
Iran: Ahmadinejad investi, Moussavi promet la poursuite du mouvement
 
De Farhad POULADI (AFP) – O5 août 2009
TEHERAN — Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a promis mercredi des "changements importants" en Iran lors de son discours d'investiture, alors que le chef de l'opposition Mir Hossein Moussavi annonçait la poursuite de son mouvement, malgré les arrestations dans ses rangs.
"L'épopée de l'élection présidentielle du 12 juin est le début de changements importants en Iran et dans le monde", a déclaré le président ultraconservateur à la cérémonie de prestation de serment boycottée par de nombreuses personnalités de l'opposition qui l'accuse de fraude.
"Nous résisterons face aux (pays) oppresseurs et nous continuerons d'agir pour changer les mécanismes discriminatoires dans le monde", a-t-il dit devant le Parlement.
La plupart des diplomates étrangers, dont les ambassadeurs français, britannique et suédois, ont assisté à la cérémonie. Paris et Londres n'ont cependant pas adressé de message de félicitations au président réélu, à l'instar des Etats-Unis.
"Sachez qu'en Iran, personne n'attend vos messages de félicitations", a rétorqué M. Ahmadinejad, 52 ans, dont la réélection pour un nouveau mandat de quatre ans a plongé la République islamique dans sa plus grave crise politique.
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a cependant assuré que Washington maintenait toujours son offre de dialogue avec Téhéran tout en affirmant "admirer les efforts des réformateurs pour les changements" en Iran.
"La personne qui a été investie aujourd'hui sera considérée comme le président" par Washington, a-t-elle confirmé. "Mais nous (...) admirons la résistance continue et les efforts en cours des réformateurs pour faire les changements que le peuple iranien mérite".
"Notre politique demeure claire: l'offre de dialogue (américaine) est sur la table pour les Iraniens", a-t-elle dit.
Plusieurs personnalités importantes du régime n'ont pas assisté à l'investiture du président Ahmadinejad, dont l'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani, à la tête de deux institutions clés du pouvoir.
Les deux candidats malheureux à la présidentielle, le réformateur Mehdi Karoubi et le chef du mouvement de contestation, le conservateur modéré Mir Hossein Moussavi étaient également absents ainsi que l'ancien président réformateur Mohammad Khatami.
MM. Karoubi et Moussavi réclament toujours un nouveau scrutin présidentiel.
M. Moussavi a affirmé mercredi que les arrestations de manifestants n'empêcheraient pas la poursuite de la contestation.
"J'ai vu la naissance, dans la foulée de l'élection, d'un fort sentiment national (...) qui a rassemblé différents groupes de la société".
"Certains ont pensé qu'en arrêtant des gens qu'ils pensent être les meneurs de la protestation, la question sera réglée. Mais le fait est que le mouvement a continué dans le pays et a démontré que les arrestations seront sans effet", a-t-il dit sur son site Ghalamnews.
Environ 2.000 personnes ont été arrêtées lors des manifestations contre la réélection de M. Ahmadinejad, dont la majorité ont été libérées, et plus d'une centaine sont jugées par un tribunal révolutionnaire.
M. Moussavi a en outre rejeté les accusations "sans fondement" de conservateurs selon lesquelles l'opposition cherche à mener une "révolution de velours".
A l'extérieur du Parlement, des policiers anti-émeutes et des miliciens islamistes ont dispersé avec des gaz lacrymogènes plusieurs centaines d'opposants et arrêté plusieurs d'entre eux, selon des témoins.
En fin d'après-midi, les forces de sécurité se sont de nouveau déployées dans le centre de Téhéran pour prévenir de nouvelles manifestations, selon un témoin.
"La présence de policiers et de miliciens empêche les protestataires de se rassembler", a dit un autre témoin.
Le président dispose désormais de deux semaines pour présenter son nouveau gouvernement aux députés en vue du vote de confiance.
 
 

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