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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2692 du 05.10.2007
 archives : www.tunisnews.net

 Appel de détresse de Tunisie
 L’Association de lute contre la torture: Zied  Fakraoui  en  grève  de  la  faim
Le Parti Socialiste: Respect des libertés politiques en Tunisie !
AP: Nicolas Sarkozy en visite d'Etat en Tunisie début 2008
AP: Tunisie : courte visite du ministre espagnol des AE, entretien avec Ben Ali
AP: Grosse saisie de cocaïne à la frontière bâloise
Reuters: Prison avec sursis requise contre le fils de Pasqua
Le Temps : Bases solides et scientifiques pour l'enracinement de l'Islam éclairé
Le Temps: A peine trois semaines après la rentrée des classes - La ruée vers les cours particuliers
Réalités: Pilotes tunisiens : La ruée vers l’or
Le Temps ( Suisse): Questions à Bernard-Henri Lévy «La gauche française est en voie de décomposition»
LeMonde.fr: Le Sénat français a adopté le projet de loi sur "la maîtrise de l'immigration"
Reuters: Tests ADN-Débat toujours aussi vif après le vote du Sénat
Reuters: France - Hortefeux juge le texte sur l'ADN "protecteur"
Reuters: USA - Les prisons secrètes de la CIA sont toujours actives
AFP: Turquie: l'AKP veut amender un projet de réforme sur l'élection du président
AFP: Une offre de face-à-face entre Than Shwe et Suu Kyi suscite des espoirs

 

Appel de détresse de Tunisie (*)

 

 

Au nom de Dieu le Clément, le  Miséricordieux,

Appel à toute âme charitable

A nos frères en Dieu dans le monde entier

A toute conscience vive et humanitaire

 

Nous sommes sur la terre de la Zeitouna et de Kairouan et nous sommes submergés par le malheur et le dénuement.

 

Les difficultés de vos frères et sœurs sont démesurées et il ne nous reste plus aucun espoir après Dieu et vous.

 

Chers frères, une fois sortis de prison, nos frères se sont trouvés dans une nouvelle grande prison, ils se sont heurtés à la dure réalité à laquelle ils ne s’attendaient pas.

 

Leur séjour a été si long qu’ils doivent non seulement surmonter des obstacles matériels mais  aussi psychologiques notamment au sein de leurs familles.

 

Ils ont frappé à toutes les portes recherchant du travail peu importe le salaire ; peu d’entre eux ont subvenu à leur besoin. Par contre la majorité d’entre eux se trouvent au seuil de la pauvreté alors qu’ils avaient promis à leur famille richesse et aisance et  une vie en rose ; d’autant plus que les enfants ont grandi entre temps et que leurs demandes et leurs besoins ont grandi aussi.

 

Tous les rêves et les espoirs se sont envolés, le travail se fait rare et les proches et les amis ont tournés le dos ; certains d’entre eux ont même vu partir leurs épouses et leurs enfants.

Il y a, certes,  des frères comme ceux cités par Allah : «… que l'ignorant croit riches parce qu'ils ont honte de mendier - tu les reconnaîtras à leur aspects - Ils n'importunent personne en mendiant.. » La vache/273 . Nous nous soucions d’eux et nous ressentons ce qu’ils ressentent.

Il y en a d’autres qui, par pudeur, n’ose pas sortir de chez eux refusant tout contact extérieur ; craignant le regard des autres en raison de  leur pauvreté.

 

D’autres sollicitent  Allah avant d’aller affronter les gens et leur dire « donnez moi à manger j’ai faim », et les cas similaires sont nombreux.

 

Chers frères, cette crise qui a longtemps duré a engendré des conséquences et des situations néfastes.

 

Nos frères qui sont restés en prison parfois plus de quatorze ans se sont retrouvés dans des situations alarmantes :

 

Certains ont atteint la cinquantaine et sont toujours célibataires, ajouté à cela de nombreuses maladies de l’estomac, du rein, le phénomène d’impuissance sexuelle, le cancer  entraînant  la mort dans de nombreux cas.

 

Le pire c’est que la majorité de ces frères sont privés de cartes de soins et certains d’entres eux sont au chômage ou en invalidité.

 

La situation  de leurs enfants est parfois plus alarmante. De nombreux sont ceux qui présentent des maladies psychologiques du fait du stress permanent entraînant des perturbations graves, et comme vous le savez, ces cas nécessitent de l’attention, de la prévention et une prise en charge permanente qui est coûteuse.

 

Tout cela n’est qu’un aperçu de la réalité, une goutte dans un océan.

 

Chers frères, la lecture de cette lettre ne doit pas vous laisser indifférents, nous sommes persuadés qu’après sa lecture votre cœur sera touché.

 

Notre espoir en Dieu est grand ainsi qu’en votre générosité devant pareil cas de dénuement et de pauvreté.

 

Nous ne souhaitions à personne de vivre cette situation. Nous prions Dieu pour qu’Il vous protège et vous donne la paix.

 

Nous n’avons pas voulu vous importuner avec nos souffrances mais si nous  faisons appel à vous après Dieu, c’est que la situation a atteint un seuil critique.

 

Nous demandons à toute âme charitable de nous aider afin que nos frères puissent retrouver et garder leur dignité.

 

Grâce à votre aide généreuse et votre main tendue, vous pouvez empêcher le désespoir de s’emparer de vos frères qui n’ont pour tort que d’avoir souhaiter vivre dans leur pays en harmonie avec leur religion.

 

Nous gardons espoir en Dieu qui, inchallah, nous unira sur la voie de la foi et l’amour de Dieu.

Le prophète psl dit : « celui qui soulage le fardeau d’un croyant, Dieu le soulagera d’un fardeau le jour du jugement dernier »

 

Qu’Allah vous vienne en aide et vous protège !

 

Wassalem alaikom wa rahmatoullah wa barakatouhou.

 

 

(*) Cette lettre est parvenue récemment de la Tunisie à l’Association « TAKAFUL » pour le secours et la solidarité, et nous  la transmettons à l’opinion publique  pour l’alerter sur l’inquiétante situation matérielle, sociale et psychologique d’un grand nombre de tunisiens victimes de la politique répressive du régime durant les deux dernières décennies.

Vu l’ampleur du drame et le nombre important des victimes qui sont dans le besoin et la précarité ; l’Association TAKAFUL fait  appel à votre générosité pour nous aider à secourir vos frères et les aider à sauvegarder leur dignité.

 

« Et toute dépense que vous faites dans le bien, Il la remplace, et c’est Lui le meilleur des donateurs » (34 Saba /verset 39.)

 

« Quiconque prête à Allah de bonne grâce, Il le lui rendra multiplié plusieurs fois. Allah restreint ou étend (ses faveurs).Et c’est à lui que vous retournerez » (la vache, verset 245)

 

Vous pouvez  faire parvenir vos dons:

 

* directement en donnant vos dons à des gens de confiance en contact avec l’association TAKAFUL (enregistrée en France)

 

* en envoyant vos dons à cette adresse :

TAKAFUL  16, cité vert -  94370 Sucy en Brie.

France

 

Tél: 06 09 17 22 88 / 06 80 85 92 98

e-mail :عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

 

* par virement  bancaire à l’adresse suivante :

 

la Banque Postale. / France

 

Etablissement         guichet          n° compte          clé RIP

30041                   00001        5173100R020          42

 

Identifiant International de Compte  IBAN

FR54  3004  1000   0151   7310  0R02  042


 

ASSOCIATION DE LUTTE CONTRE LA TORTURE EN TUNISIE
***********************
Zied  Fakraoui  en  grève  de  la  faim
 
 

   Zied fakraoui, 28 ans, détenu depuis avril 2005 dans le cadre de la loi dite « anti-terroriste », a entamé une grève de la faim, à la prison de Borj El Amri, le 10 septembre dernier pour protester contre le refus du parquet de Tunis d’ouvrir une enquête sur les actes de torture qu’il avait subis au ministère de l’intérieur durant treize jours. Ayant gardé des séquelles physiques graves au niveau des parties génitales, il revendique des soins et une expertise médicale. Zied Fakraoui demande également à être isolé, son état de santé psychologique ne lui permettant plus de vivre dans la même cellule que d’anciens agents de la police, de la garde nationale et des militaires condamnés dans des procès de droit commun.
    Ni l’autorité judiciaire, ni l’administration pénitentiaire ne se sont, jusque là, souciées de l’état de santé de Fakraoui pourtant très affaibli par cette grève et souffrant depuis son arrestation d’un problème sérieux au niveau des reins.
    Rappelons que Fakraoui avait déjà observé plusieurs grèves de la faim pour les mêmes motifs, la dernière étant celle de plus de quarante jours qu’il avait entamée le 21 Mars 2007.
    Rappelons aussi qu’il avait été arrêté la nuit du 18 au 19 Avril 2005 chez lui  et qu’il avait passé 13 jours dans les locaux du ministère de l’intérieur au cours desquels il avait subi plusieurs formes de torture : suspendu des mains  au plafond, il recevait des coups sur toutes les parties du corps. Des agents lui enfonçaient des matraques au bas du ventre au point de lui avoir occasionné des séquelles extrêmement graves au niveau des parties génitales. Au cours de l’audience du 19 mars 2007 de la quatrième chambre criminelle en charge de son dossier, Fakraoui avait notamment dénoncé le chef des tortionnaires, Abderrahmane Guesmi, alias « Bocassa », qui lui écrasait les testicules jusqu’à l’évanouissement. Ce dernier et son équipe lui ont brûlé les poils des parties génitales. Ensuite, pour l’obliger à leur montrer le domicile de Ezeddine Abdellaoui, détenu actuellement dans la même affaire, les agents l’ont emmené, tard dans la nuit, à Carthage (banlieue de Tunis) et l’ont torturé dans les rues d’un quartier desertique. « Ta tête nous servira de ballon ! » lui ont-ils déclaré avant de le jeter à terre et de le rouer de coups sur toutes les parties du corps en axant sur la tête.
    Malgré la gravité des séquelles physiques et psychologiques dont il risque de souffrir toute sa vie, Zied Fakraoui, n’a jamais bénéficié des soins nécessaires et ses tortionnaires n’ont jamais été inquiétés.
    L’Association de lute contre la torture :
* Rappelle que plusieurs grévistes de la faim sont morts, ces dernières années, dans les prisons tunisiennes en raison de l’absence d’un suivi médical, le dernier cas célèbre étant celui de Abdelwahab  Boussâa.
* Condamne l’indifférence dont ont fait preuve l’autorité judiciaire et l’administration pénitentiaire face aux problèmes de santé dont souffre Ziad Fakraoui
* Dénonce l’impunité dont jouissent les agents de la police et qui ne fait qu’encourager la pratique de la torture en Tunisie.
* Exige que Ziad Fakraoui soit suivi médicalement au cours de cette phase critique de sa grève de la faim et qu’il bénéficie d’une expertise médicale qui déterminera les séquelles des tortures qu’il a subies.
* Exige que sa plainte déposée au Parquet, à Tunis, depuis le 13 avril 2007 sous le N° 7021177 / 2007 soit instruite immédiatement et que les responsables des sévices subis par Fakraoui soient traduits en justice, conformément aux dispositions du code pénal tunisien et de la convention contre la torture et autre peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ratifiée par la Tunisie depuis l’année 1988.
                                                                                        
Fait à Tunis le 05 octobre 2007
Pour l’Association
La présidente
Radhia Nasraoui
************************************************************ ****
Pour contactez l’association : 97524669/ 98351584/ 21029582/ 98339960

TUNISIE : GREVE DE LA FAIM POUR LA LIBERTE  D’ORGANISATION

RASSEMBLEMENT LE SAMEDI 6 OCTOBRE 2007

A 15 HEURES METRO BELLEVILLE (Ligne 2)

En raison de la présence au même lieu et à la même heure des milices du pouvoir tunisien, notre rassemblement aura lieu à la même heure, à la sortie du métro Belleville

         Une nouvelle fois, la grève de la faim illimitée est utilisée par les démocrates tunisiens, comme dernier recours inévitable contre les exactions du régime tunisien.  Une grève de la faim illimitée a été déclenchée en Tunisie le 20 septembre 2007, par Mme Maya Jribi secrétaire générale du parti démocrate progressiste (PDP) et M. Ahmed Néjib Chebbi directeur de son journal, pour protester contre l’intervention des autorités tunisiennes, sa  police politique et l’appareil judiciaire en vue de fermer le local central du PDP et ses locaux régionaux ainsi que l’arrêt de la diffusion du journal « Al Mawqef » et du site du PDP.

L’offensive sécuritaire visant à la fermeture des locaux du PDP fait partie d’une politique délibérée du pouvoir tunisien qui vise tous les partis politiques et associations indépendantes. Il cherche à empêcher les militants-es démocrates de s’exprimer. 

Le lundi 1er octobre 2007, le tribunal de première instance de Tunis a annulé le bail datant de plus de treize ans et a ordonné l’expulsion immédiate du PDP ;

Le comité de soutien à Maya Jribi et Néjib Chebbi pour les libertés politiques et d’association en Tunisie :

1)      Proclame son soutien total aux deux grévistes de la faim et au droit du PDP, des autres partis d’opposition et associations indépendantes d’exercer leurs activités dans des locaux et dans les espaces publics.

2)         Soutient  la liberté d’association et d’organisation pour tous les partis politiques et organismes non reconnus.

3)       Demande la libération immédiate des prisonniers politiques, dont les deux derniers sont : Mohammed Yassine Jlassi et Abdessalem Laarayedh, membres de la jeunesse du PDP et la promulgation d’une loi d’amnistie générale en Tunisie.

4)      Invite les partis, les associations, les organes de presse et les amis-es du peuple tunisien : maghrébins, français et européens et partout dans tout le monde à se mobiliser rapidement et fortement pour dénoncer la politique répressive et sécuritaire des autorités tunisiennes. Il leur demande de faire pression sur leurs gouvernements respectifs afin de mettre fin au silence complice entourant les atteintes systématiques aux droits de l’homme, aux libertés et à la démocratie en Tunisie.

COMITE DE SOUTIEN A MAYA JRIBI ET NEJIB CHEBBI POUR LES LIBERTES POLITIQUES ET D’ASSOCIATION EN TUNISIE :

Premiers signataires : CRLDHT – SOLIDARITE TUNISIENNE – FTCR – UTIT PIDF – VOIX LIBRE – ATF PARIS – VERITE ACTION – ACHR – AMF – ATMF – FMVJ France  - ASDHOM – FIDH – LDH – MRAP – ENNAHDHA – FDTL – PCOT – PDP – CPR – COLLECTIF 18 OCTOBRE PARIS – PCF – LES VERTS …

Paris le 2 octobre 2007


Le Parti Socialiste
Respect des libertés politiques en Tunisie !

Le Parti Socialiste exprime sa très vive inquiétude à propos de la situation des deux personnalités du Parti Démocrate Progressiste, parti légal et reconnu, qui ont entrepris une grève de la faim pour protester contre la fermeture de leur local.

Sous l'apparence d'un conflit privé avec un bailleur, il s'agit en fait d'une nouvelle étape dans la fermeture du champ politique en Tunisie, fermeture dont les conséquences seront lourdes pour l'avenir de ce pays.
Le Parti socialiste s'est associé à la démarche collective des forces politiques et associations humanitaires françaises qui ont tenu à attirer l'attention du Ministère des Affaires étrangères sur cette situation.
Au nom de la liberté d'expression, et des obligations qui découlent des accords de partenariat entre la Tunisie et l'Union Européenne, le Parti socialiste apporte son soutien au rassemblement organisé par de nombreuses associations le samedi 6 octobre prochain.
Communiqué du Secrétariat international

http://presse.parti-socialiste.fr/2007/10/03/respect-des-libertes-politiques-en-tunisie/

 

Nicolas Sarkozy en visite d'Etat en Tunisie début 2008

Associated Press, le 4 octobre 2007 à 23h55

 

 

TUNIS (AP) -- Le président Nicolas Sarkozy effectuera une visite d'Etat en Tunisie au début de 2008, a annoncé jeudi soir l'ambassadeur de France à Tunis, Serge Degallaix.

 

Ce voyage, le deuxième que le nouveau locataire de l'Elysée entreprendra dans la région depuis son accession au pouvoir, marquera "l'excellence de la relation franco-tunisienne" et permettra "d'épouser les évolutions de la coopération bilatérale aux plans technologique, universitaire et des échanges humains", a déclaré le diplomate lors d'une rencontre avec la presse locale et internationale accréditée à Tunis à l'occasion d'un repas d'Iftar (rupture du jeûne de Ramadan) offert à sa résidence à La Marsa, dans la banlieue nord de Tunis.

 

Nicolas Sarkozy avait consacré au Maghreb son premier déplacementhors Europe en juillet, se rendant en Algérie et en Tunisie, l'étape marocaine ayant été reportée "pour des raisons de calendrier".

 

"Dictées par l'histoire, la géographie, l'intérêt et la proximité des hommes", les relations entre la France et la Tunisie sont "depuis plus de 50 ans cordiales et intenses, en dépit de quelques accidents de parcours", a relevé l'ambassadeur.

 

Outre les rapports bilatéraux, le projet d'Union méditerranéenne initié par le président français, donnera "une nouvelle dimension", à cette visite, a-t-il ajouté.

 

Dans le cadre d'une tournée au Maghreb qui "reste au coeur des priorités françaises", la visite de Nicolas Sarkozy sera précédée dans les semaines à venir par des échanges de visites entre plusieurs membres des deux gouvernements.

 

Le chef de la diplomatie tunisienne, Abdelwahab Abdallah, sera l'hôte de son homologue Bernard Kouchner. Il sera suivi par les ministres de l'éducation et de l'industrie, de l'énergie et des

PME, tandis que côté français les ministres de l'agriculture, du transport et des anciens combattants, iront à Tunis. Un ballet ministériel qui devrait être couronné par la conclusion de plusieurs accords de partenariats industriels, notamment aéronautique et en matière de pôles de compétitivité.

 


 

 

 

Tunisie : courte visite du ministre espagnol des AE, entretien avec Ben Ali

AFP, le 4 octobre 2007 à 16h09

 

TUNIS, 4 oct 2007 (AFP) - Le ministre espagnol des Affaires Etrangères Miguel Angel Moratinos a effectué jeudi une courte visite en Tunisie, au cours de laquelle il s'est entretenu avec le président Zine El Abidine Ben Ali des liens bilatéraux et euro-méditerranéens, a-t-on indiqué de source officielle.

 

Le chef de la diplomatie espagnole, dont la visite de quelques heures n'avait pas été préalablement annoncée, s'est également entretenu avec son homologue tunisien Abdelawaheb Abdallah. Il aussi

visité le fort Chikly, un monument d'origine espagnole situé sur unîlot du lac nord de Tunis et restauré ces dernières années grâce à des fonds espagnols.

 

M. Moratinos, cité par l'agence tunisienne TAP, a déclaré avoirexaminé avec M. Ben Ali "les idées nouvelles" sur la Méditerranée, notamment l'initiative du président français Nicolas Sarkozy au sujet de la création d'une union de la Méditerranée.

 

Ont également été évoqués le processus de Barcelone, la coopération entre maghrébins et européens et les moyens de relancer la coopération dans le cadre du dialogue 5+5 entre les cinq pays du sud de l'Europe (Espagne, France, Italie, Portugal et Malte) et les cinq Etats de l'Union du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie).

 

Le ministre espagnol des Affaires étrangères a indiqué que la réunion a permis, en outre, d'évoquer les dossiers de la sécurité, du terrorisme et de l'immigration.

 

AFP

 

Grosse saisie de cocaïne à la frontière bâloise

 Associated Press, le 4 octobre 2007 à 09h43

 

 

 Bâle (AP) Les gardes-frontière bâlois ont réussi un joli coup antidrogue au passage frontière autoroutier de Bâle-Weil. Ils ont intercepté un Tunisien qui transportait 6,3 kilos de cocaïne cachés dans son véhicule. La marchandise, d'une valeur de quelque 400.000 francs, a été saisie et l'homme de 30 ans résidant en Allemagne arrêté.

 

 La découverte a eu lieu à la mi-juillet dernier, mais les gardes-frontière bâlois ne l'ont annoncée que jeudi (aujourd'hui)en raison de la vaste enquête internationale déclenchée par cette affaire. C'est en examinant attentivement un véhicule immatriculé en Allemagne entrant en Suisse que le trafic a été mis au jour.

 

Les gardes-frontière ont découvert la cachette dans un recoin de l'auto. Le conducteur et la cargaison ont été remis au service antidrogue du Ministère public de Bâle-Ville.

 


 

 

Prison avec sursis requise contre le fils de Pasqua

 

Reuters, le 4 octobre 2007 à 18h54

 

 

PARIS, 2 mars (Reuters) - Une peine de 18 mois de prison avec sursis et 300.000 euros d'amende a été requise jeudi à la cour d'appel de Paris contre Pierre-Philippe Pasqua, fils de l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, jugé en appel pour "recel d'abus de biens sociaux".

 

Rentré vendredi dernier de Tunisie où il avait pris la fuite il y a plusieurs années, le fils unique du sénateur des Hauts-de-Seine, âgé de 59 ans, est soupçonné d'avoir perçu lamajeure partie d'un pot-de-vin de 790.000 euros versé en 1994 par Alstom  à des intermédiaires. Il s'agissait obtenir l'autorisation administrative du ministère de l'Intérieur de déplacer le siège de sa société de Nanterre à Saint-Ouen.

 

La cour d'appel a mis son arrêt au 8 novembre. La défense de Pierre-Philippe Pasqua, qui a déjà obtenu la semaine dernière qu'il soit laissé libre sous contrôle judiciaire, a plaidé la relaxe.

 

En première instance, le tribunal correctionnel avait relaxé Pierre-Philippe Pasqua, alors en fuite, le 2 mars 2006, contre l'avis du parquet, qui réclamait alors deux ans de prison ferme. Les juges estimaient qu'il manquait la preuve d'un lien entre l'argent perçu par Pierre-Philippe Pasqua et l'affaire.

 

L'ancien P-DG d'Alstom Pierre Bilger, qui a reconnu les faits à l'audience en parlant de "racket de l'équipe Pasqua", a été condamné dans ce premier procès de 2006 à neuf mois de prison avec sursis et 150.000 euros d'amende.

 

Pierre Bilger, à la tête d'Alstom de 1991 à 2003, a admis avoir fait verser une somme de 5,2 millions de FF (environ 790.000 euros) pour obtenir l'autorisation administrative du ministère de l'Intérieur de déplacer le siège de sa société.

 

Pierre-Henri Paillet, ancien délégué à l'aménagement du territoire au ministère de l'Intérieur et ex-homme de confiance de Charles Pasqua, a été aussi condamné en 2006 à deux ans de prison dont six mois ferme et 150.000 euros d'amende.

 

L'argent de la corruption a été versé par une "caisse noire" de la société en Suisse vers un compte bancaire suisse d'Etienne Leandri, un proche de Charles Pasqua décédé en 1995.

 

Une somme de 700.000 dollars a ensuite été payée par ce

dernier en juin 1994 à Pierre-Philippe Pasqua sur un autre compte bancaire suisse ouvert à ce moment. Pierre-Philippe Pasqua a parlé à l'audience d'une rémunération pour une mission de "conseil" pour une société coréenne, effectuée pour Leandri.

 

Charles Pasqua, âgé de 80 ans, est mis en examen depuis octobre 2004 pour les mêmes faits mais dans une procédure distincte instruite par la Cour de justice de la République, seule compétente pour enquêter sur des actes commis par des membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions. 


 

 

Vient de paraître

l’immigration de A à Z

de Mohsen Dridi

 

Après un travail de longue haleine, Mohsen Dridi a pu mener à terme un projet qui lui tenait à coeur depuis des années : consigner à travers les “mots” de l’immigration la mémoire des luttes, des aventures associatives et des expressions culturelles des immigrés au cours des dernières décennies. On peut imaginer  la patience et les efforts inouïs déployés pour  venir à bout de ce chantier en solitaire.

 

«Si la signification des mots évolue ou plus encore change selon l’époque ou le contexte, les mots eux restent et il faut les prendre avec le sens qu’ils ont aujourd’hui, à charge pour nous d’essayer d’en rappeler l’origine. Finalement, comme les hommes, les mots aussi… migrent»

 

L’Immigration de A à Z se présente littéralement  comme un aide-mémoire. En effet, le lexique de l’immigration qui constitue la teneur de l’ouvrage  est égrené, revisité, (re)défini de manière simple et synthétique, avec le souci constant d’aller à l’essentiel à chaque fois.

 

La somme impressionnante des «entrés» forme, à  l’arrivée, un véritable dictionnaire de notre mémoire :les expressions, les sigles, les luttes  défilent et nous restituent des pans entiers de  l’histoire récente, tumultueuse ou anonyme, des  immigrés.

 

L’architecture même de l’ouvrage est conçue pour maximiser le profit que peuvent en tirer  chercheurs et militants, initiés et non–initiés : Une présentation générale, un abécédaire de 673 mots, 4 index : alphabétique, géographique, chronologique et thématique.

 

L’ambition de Mohsen était de sortir de l’ombre cette histoire ignorée ou refoulée. Un pari presque fou, mais largement tenu.

 

A commander à :

FTCR, 3 rue de Nantes – 75019 Paris

Tél. : 01 46 07 54 04


 

 

Activités religieuses - Psalmodie et exégèse du Coran

Le Temps Bases solides et scientifiques pour l'enracinement de l'Islam éclairé

 

Alors que 80 candidats venus de 20 pays arabes et islamiques participent, depuis ce mardi 2 octobre 2007, à la Mosquée ''Ezzitouna'', à Tunis, à la 6ème édition du concours international de récitation, de psalmodie et d'exégèse du Coran, organisé, annuellement, par notre pays au mois de Ramadan, la Radio '' Zitouna'' du saint Coran, entrée en service en Tunisie, au début du mois de Ramadan courant, jeudi 13 septembre 2007, trouve un écho des plus favorables auprès des citoyens.

 

Ses programmes sont largement suivis et nous avons pu constater que beaucoup d'auditeurs les préfèrent à ceux des autres stations radiophoniques, en les écoutant en permanence, du moins à l'occasion de Ramadan.

 

Une action de réhabilitation continue

 

Au même moment, les cinq épreuves traditionnellement proposées dans le cadre du concours international de récitation, de psalmodie et d'exégèse du Coran, ont été enrichies par une sixième épreuve.

 

Ces nouvelles initiatives viennent renforcer les nombreuses actions entreprises, ces vingt dernières années, en Tunisie, en faveur de la consolidation de la place de l'Islam et du Coran qui en est le fondement, dont notamment la publication d'une édition tunisienne officielle du texte coranique appelée ''Mashaf al Joumhouria'' ( le Mashaf ou Coran de la République ), la réhabilitation des écoles coraniques communément appelées ''kouttab'', l'organisation de toutes sortes d'activités ciblées pour la diffusion de l'enseignement et de la récitation du Coran dont quelques unes sont menées à l'initiative des associations de sauvegarde du Coran au profit des enfants de la communauté tunisienne à l'étranger, en été,  outre l'institution du prix présidentiel international des études islamiques.

 

Justement, des analystes informés nous ont confié, à ce sujet, que l'utilisation de la religion à des fins politiques dans certains pays maghrébins dont la Tunisie a commencé, en effet, durant les années 1970, entre autres, par l'infiltration des associations de sauvegarde du Coran, de sorte que selon eux, l'enseignement du Coran sur des bases solides et scientifiques constitue  la meilleure voie pour l'enracinement de l'Islam éclairé dont la Tunisie se réclame.

 

Image de marque à préserver

 

Cependant, d'un autre côté, ils signalent qu'un peu partout dans le monde, spécialement en Occident, des milieux apparemment gênés par le rayonnement de l'Islam, ne cachent pas leur hostilité envers la grande place accordée aux sciences islamiques et coraniques dans les programmes scolaires de certains pays arabes et islamiques,  disant, haut,  y voir une entrave à la modernisation de ces pays.

 

Avant eux, les ultra- colonialistes des époques révolues avaient embrassé la même opinion et tâché d'agir en conséquence dans les pays arabes et islamiques, alors, sous occupation.

 

C'est dire l'enjeu que représentent le Coran et son enseignement, à tous les plans.

 

Aussi, à travers la Radio ''Zitouna'' du saint Coran et les autres initiatives signalées, la Tunisie entend  apporter sa contribution à la diffusion de l'Islam éclairé et à la promotion de son image de marque, car les programmes de cette Radio comportent des psalmodies du Coran émaillées d'émissions d'instruction religieuse conformément aux principes de l'Islam éclairé qui est l'Islam véritable prôné par la Révélation coranique et les actes et paroles du prophète.

 

Le concours international de récitation, de psalmodie et d'exégèse du Coran comporte aussi des épreuves d'exégèse où les explications objectivement et scientifiquement fondées sont privilégiées, tandis que le prix présidentiel des études islamiques encourage essentiellement les recherches scientifiques innovantes et rationnelles sur le patrimoine islamique.

 

Salah  BEN  HAMADI

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 5 octobre 2007)

 


 

A peine trois semaines après la rentrée des classes

La ruée vers les cours particuliers

** Véritable « phénomène social », ils sont incontournables, même si l'on y prêche par excès

 

La rentrée scolaire bat son plein. Elèves et enseignants essaient de retrouver leurs repères après les grandes vacances. Déjà deux semaines sont écoulées que  les enseignants ont fixé les dates des devoirs de contrôle du premier trimestre. Sans se patienter, les élèves commencent à se mobiliser pour ces examens. Certains ont cru bon de faire des cours particuliers.

 

L'obsession du succès a permis la prolifération de ces cours magiques ! Les parents ne peuvent pas reculer. Ils cherchaient par tous les moyens de satisfaire les besoins de leurs enfants avec une seule devise : la réussite à tout prix. Ce phénomène est devenu ravageur alors que certains n'ont pas même achevé leur premier cours. Mais qu'est ce qui pousse ces jeunes  à ces cours particuliers ?

 

Les parents impuissants se plient aux exigences de leurs enfants quitte à s'endetter. S'interroger sur les effets de cours particuliers, c'est, bien sûr, tenter de répondre à la question de savoir en quoi ils contribuent à la réussite scolaire. Mais poser cette question conduit immédiatement à une autre : s'ils y contribuent, de quelle manière le font-ils, ce qui conduira à rechercher d'autres retombées que la seule amélioration éventuelle des résultats scolaires. 

 

Les élèves  attendent de ces cours une aide pour un rattrapage ou pour combler des lacunes, d'autres  veulent garantir leur maintien dans une classe ou un établissement auquel ils ont accédé avec peine et dont ils savent qu'ils pourraient être refoulés si les résultats ne suivent pas, d'autres enfin qui cherchent, par les cours particuliers, à se mettre en meilleure position possible pour ramasser plus de points et améliorer la moyenne. Il est vrai que les élèves veulent par tous les moyens améliorer leurs résultats et considèrent que les cours normaux dispensés dans le cadre des programmes scolaires sont incomplets et ne suffisent pas pour compléter leur formation.

 

D'où cette ruée vers ces cours de soutien. Un phénomène social devenue par la force des choses une tradition voire une habitude ancrée dans notre système éducatif accentué par la passivité des parents qui essaient de fuir leur responsabilité en confiant la tâche de l'école aux enseignants. La recherche de l'excellence est devenu un mot clé du langage d'aujourd'hui parce qu'il traduit exactement les normes et les principes de fonctionnement de notre école et la réussite d'une façon éclatante  passe par ces cours méthodes d'études controversées et très lucratives. Témoignage d'un enseignant et d'un parent :

 

Kamel Bouaouina

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 5 octobre 2007)

 

 


Pilotes tunisiens : La ruée vers l’or

Imed Marzouki

 

Attirés par des salaires de 2 à 3 fois plus élevés que les leurs, 27 pilotes on quitté le navire TUNISAIR. Enquête sur une hémorragie d’un genre nouveau.

 

«Les niveaux des salaires offerts aux commandants de bord dépassent 10.000 euros par mois (18.000 dinars), et plus de 6.000 euros (11.000 dinars) pour les jeunes pilotes) », affirment MM. Ali Dinari et Adnan Turki, directeurs centraux des opérations aériennes de Tunisair et Nouvelair.

 

Karim, pilote stagiaire en train de terminer sa formation pratique, n’a pas caché la volonté de son père, commandant de bord auprès d’une compagnie privée de répondre à cet appel.

 

« Bien que son salaire atteint 9.000 dinars en Tunisie, mon père se prépare à partir à la prochaine occasion offrant ses services à une compagnie émiratie émergente », a noté Karim.

 

Pour lui aussi, il exprime sa ferme volonté de répondre à cette offre dés l’obtention de son diplôme.

 

Par ailleurs, deux élèves pilotes sur quatre interrogés auprès de l’AFA, école privée de l’aviation en Tunisie, se sont déclarés enthousiastes pour bénéficier de ces offres au sein des compagnies étrangères.

 

En nous adressant à la compagnie nationale pour interviewer quelques pilotes, nous n’avons pas été autorisés d’accéder à l’aéroport sous prétexte de “sujet brûlant”, nous avons alors contacté des jeunes pilotes stagiaires et des pilotes retraités qui nous ont confirmé la volonté de leurs jeunes collègues, dépassant généralement cinq années d’expérience, de partir servir les compagnies du Golfe.

 

« Ce mouvement de 8% de pilotes constitue un déficit en effectif qui se traduit par une surcharge de travail, et crée, à long terme, une perturbation au niveau des vols. Là encore, ce départ massif pèse lourd sur le budget de la compagnie qui paye entre 300.000 à 500.000 dinars pour la formation d’un seul pilote pendant sa carrière», a déploré M. Ali Dinari.

 

Comme plusieurs partants des deux compagnies, plusieurs de leurs collègues se préparent à partir répondant à une offre conjoncturelle très favorable. Selon, M. Adnan Turki, de Nouvelair, près de 10.000 pilotes seront sollicités dans les trois prochaines années partout dans le Monde.

 

Pour pallier à ce départ non organisé, l’administration de Tunisair a préparé un projet d’action en cours d’études concernant notamment la révision du statut des pilotes en Tunisie, et ce par l’augmentation probable de leurs salaires et l’offre d’un plan de carrière s’étendant sur cinq années. Ce projet doit faire l’objet d’approbation à très haut niveau, étant donné que Tunisair est une compagnie publique nationale.

 

Cela pourrait-il vraiment réduire le grand écart entre les offres de la compagnie nationale et celles des compagnies concurrentes, notamment dans les pays émergents à savoir l’Inde, la Chine et les Emirats arabes unis ?

 

L’exode est bénéfique pour certains..

 

Les formateurs et généralement les écoles de formation ont apprécié cet exode qui a encouragé les compagnies à recruter de nouveaux pilotes et investir dans la formation.

 

Après 6 à 10 nouveaux pilotes formés par an, ce chiffre va augmenter grâce à la croissance des besoins. Tunisiair par exemple va recruter 30 nouveaux pilotes en octobre prochain. Nouvelair table sur 10 nouveaux jeunes pilotes l’année prochaine.

 

M. Adnan Turki, directeur des opérations aériennes de Nouvelair a déclaré que l’exode des pilotes tunisiens est bénéfique à condition qu’il soit organisé dans le cadre de la coopération technique.

 

Il encourage le recrutement de nouveaux pilotes.

 

« Pour remplacer actuellement les partants, nous avons fait appel aux pilotes étrangers qui ne coûtent pas cher » a indiqué M. Turki.

 

Le départ a concerné les compétences

 

« Le départ a concerné nos pilotes qui sont connus et appréciés par leur compétence à l’échelle internationale », a déclaré M. Dinari.

 

Engagée depuis les années 80 dans le programme de détachement en cas d’un surplus de pilotes tenus en réserve, Tunisair se trouve pour la première fois devant un déficit de son effectif de pilotes, après le départ de 27 pilotes (co-pilotes et commandants de bord) ayant offert leurs services aux compagnies du Golfe telles que Emirates, Arabia et Qatar Airways. « Il s’agit en l’occurrence de 12 pilotes (co-pilotes et commandants de bord) qui ont quitté la compagnie sans régler leur situation à l’avance avec la compagnie et sont considérés en situation d’abandon de poste selon le Code du travail. Pour la quinzaine de détachés qui ont quitté dans le cadre de la coopération technique, ils conservent encore leur situation bénéficiant d’une conjoncture favorable », a expliqué M. Dinari.

 

Cette conjoncture a été confirmée juste après les évènements du 11 Septembre 2001, quand les compagnies du Golfe notamment se sont tournées vers les pays africains et maghrébins comme la Tunisie pour combler le vide de pilotes, dû au retour à domicile des pilotes américains et européens qui se sentaient menacés par les différentes manifestations hostiles dans la région.

 

Tunisair a pu résister, pour une certaine période, à ce fléau mondial. Et puisque le transporteur pratique déjà la tradition du détachement, il a permis à plusieurs pilotes de bénéficier de cette conjoncture et de travailler auprès des compagnies étrangères notamment du Golfe dans un cadre juridique bien déterminé. Ce cadre est défini par un contrat stipulant la date de fin de détachement et le retour à la compagnie en plus d’une somme bien calculée qui doit être payée par le détaché à sa compagnie mère.

 

Tunisair propose un plan d’action pour stabiliser ses pilotes

 

Consciente de l’aggravation de ce départ et soucieuse de le freiner, la compagnie a élaboré un projet d’action qui comprend la révision de trois points essentiels en vue de stabiliser ses pilotes. Il s’agit de l’augmentation des salaires, la révision de la formation et l’amélioration des conditions sociales.

 

Vu le grand écart entre les salaires offerts par les compagnies étrangères et les salaires pratiqués par Tunisair, selon les dispositions statutaires, la direction générale, consciente de cette situation, a mis en place un projet d’action pour améliorer les conditions salariales. Les niveaux maximums de salaires proposés ne vont pas s’aligner sur les salaires offerts. « C’est une opération pour diminuer l’écart par rapport aux autres compagnies », a noté M. Dinari.

 

Pour la formation, il est attendu que la compagnie offrira désormais pour chaque pilote, en toute transparence, un plan de carrière s’étendant sur 5 années. Le plan va donner aux pilotes une vision très claire sur les perspectives de leur évolution au sein de la compagnie. Dans le même volet, la compagnie va développer des accords cadres pour la sous-traitance de la formation des pilotes des compagnies étrangères (européennes et du Golfe). Il s’agit d’un appel de plus en plus important aux pilotes qui payent leur formation à la compagnie en vue d’obtenir une qualification de ligne. Et cette procédure va porter ses fruits puisque la compagnie sera gagnante. Pour le côté social, la direction générale se propose d’octroyer des prêts d’installation non remboursables afin d’améliorer les conditions de vie de ses pilotes. Elle propose aussi des facilitations pour l’accès des pilotes à des crédits accordés par la compagnie ou à travers des banques pour l’achat de logements, de voitures ou de terrains.

 

Recrutement de 30 nouveaux pilotes

 

Tunisair aujourd’hui n’a que 300 pilotes pour 30 avions donc ses effectifs sont insuffisants à cause de ce départ sauvage. A côté de ce personnel qualifié, le total du personnel de Tunisair se situe aux alentours de 6.000 employés en majorité administratifs.

 

Le directeur central des opérations aériennes de Tunisair a indiqué qu’il s’agit d’un lien moral et juridique qui lie le pilote à sa compagnie. Mais un autre lien n’a pas été relevé qui est le lien financier. En échange, le pilote s’est engagé à amortir les frais de sa formation avant de quitter sa compagnie mère pour un contrat de travail continu de 3 ans pour Tunisair et 5 ans pour Nouvelair.

 

Or, ce n’est pas le cas des douze partants de Tunisair. Leur abandon de poste a constitué non seulement un déficit en effectif, mais aussi une surcharge financière. La compagnie se trouve actuellement dans l’obligation de recruter une trentaine de nouveaux pilotes dès octobre prochain pour combler le vide et renforcer la réserve en pilotes pour le détachement organisé. Une vingtaine sera destinée pour remplacer immédiatement leurs collègues partants et une dizaine sera pour la réserve. Mais, en général, les nouvelles recrues vont coûter très cher à la compagnie avant d’être fonctionnels. Le coût de leur formation, estimée à 18 mois pour les adapter aux avions de ligne de la compagnie avoisine les 3 millions de dinars, soit 110.000 dinars pour chacun.

 

La formation pour le métier le plus rémunérateur

 

Pour devenir pilote, le candidat doit avoir un baccalauréat scientifique avec deux années préparatoires et subi une formation théorique et pratique durant 3 à 4 années selon l’aptitude de l’élève. Une fois, le certificat d’aptitude théorique et pratique obtenu il devient pilote stagiaire. Toute cette formation avant d’intégrer une compagnie aérienne coûte entre 50 et 100.000 dinars. Cette somme est assumée en grande partie par l’Etat lorsque l’élève est diplômé de l’Ecole nationale de l’aviation de Borj El Amri, et assumée totalement par le candidat libre diplômé d’une école privée.

 

La formation de base (l’ab-initio) d’un pilote coûte très cher à l’Etat. Les études de pilotage coûtent entre 45 et 60.000 dinars dans notre école » affirme M. Abderrazak ben Amara, fondateur de l’unique école privée d’aviation (AFA).

 

Quand il a intégré une compagnie, l’élève doit suivre des cycles de formation et de recyclage dans des simulateurs et des avions en vue d’obtenir des qualifications de lignes. La qualification des lignes dépend de l’évolution de la flotte de la compagnie.

 

En cas d’achat de nouveaux avions, les pilotes sont invités à obtenir une qualification de ligne au sein de ces nouveaux avions. «Chaque formation de qualification de ligne coûte à la compagnie près de 100.000 dinars, a indiqué M. Dinari. Au cours de sa carrière, le pilote peut passer plus de trois qualifications de machine, ce qui coûte énormément au transporteur.

 

Le départ massif des pilotes répondant aux offres mirobolantes des compagnies des pays du Golfe pourrait encourager d’autres pilotes à partir pour gagner plus d’argent, à condition que la conjoncture reste favorable. Des commandants de bord comme M. Dinari, qui a passé 40 ans à Tunisiair, appellent les pilotes voulant s’expatrier, attirés par des salaires meilleurs, à faire attention aux aléas du transport aérien qui sont par expérience cycliques et d’une fréquence moyenne de cinq ans.

 

(Source : « Réalités » (Magazine hebdomadaire - Tunis), N° 1136 du 4 octobre 2007)


 

 

Questions à Bernard-Henri Lévy

«La gauche française est en voie de décomposition»

Sylvain Besson

 

Le Temps: Vous avez conseillé Ségolène Royal durant sa campagne présidentielle. Comment expliquez-vous l'absence de projet d'avenir dans la gauche française d'aujourd'hui?

 

Bernard-Henri Lévy: Il y a deux choses. D'abord, le remaniement en profondeur qu'il faut opérer. La fidélité aux idéaux ne suffit pas, car toutes les définitions anciennes de la gauche ont disparu. On ne peut plus dire que c'est le camp du progrès, de la modernité: la droite l'est tout autant. On ne peut plus dire que c'est le parti des pauvres et la droite le parti des puissants. En démocratie, tout le monde a envie d'être le parti des pauvres, ou au moins de la classe moyenne. Ce n'est pas avec Bolloré [ndlr: milliardaire qui a invité Nicolas Sarkozy sur son yacht] que la droite va remplir les urnes!

 

Le vrai problème, c'est que la gauche a pris le virage de l'économie de marché mais qu'elle ne l'a pas dit. C'est presque encore pire. N'importe quel freudien vous dira que garder un bœuf sur la langue, ça ne donne pas une bonne santé. Ça rend fou, ça rend névrosé.

 

- Quelle est la force de cette aile gauchiste, antilibérale, franco-française que vous dénoncez dans votre livre?

 

- Je pense qu'elle est forte. L'antilibéralisme, l'idée que le libéralisme serait l'ennemi, voire le fascisme, est une idée dominante à gauche. L'anti-américanisme est très puissant. Je crois que tous ces courants - altermondialistes, antilibéraux, antieuropéens, antiaméricains... - sont très puissants, même s'ils ne sont pas organisés. Au-delà de leurs frontières officielles, ils imprègnent une grande partie de la gauche. Ce sont des courants qui débordent de leur lit.

 

- Vous dites que la campagne présidentielle de Ségolène Royal a été sabotée de l'intérieur. Est-ce vraiment le cas? Et y a-t-il encore, chez les socialistes, des personnalités d'avenir?

 

- J'emploie le terme de sabotage à dessein. Oui, je crois que Ségolène Royal a été perçue comme illégitime dès le premier jour. Et dans ce cas-là, les gens ne lâchent pas. Les gens, ce sont ceux qui faisaient semblant de la soutenir. C'est-à-dire une grande partie des dirigeants socialistes.

 

Il y a beaucoup de gens formidables au PS. Mais mon problème, ce ne sont pas les personnalités, ni même le Parti socialiste, c'est la gauche tout entière. Aujourd'hui, c'est soit surge et ambula [lève-toi et marche], soit la décomposition. Elle en est là, la gauche.

 

(*) Ce grand cadavre à la renverse, Paris, Grasset, 2007.

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Suisse), le 5 octobre 2007)

 

 


 

Le Sénat français a adopté le projet de loi sur "la maîtrise de l'immigration"

LEMONDE.FR avec Reuters | 05.10.07 | 06h47  •  Mis à jour le 05.10.07 | 08h34

 

/e Sénat a adopté, dans la nuit de jeudi 4 à vendredi 5 octobre, par 188 voix contre 135, le projet de loi sur la "maîtrise de l'immigration", qui autorise notamment un recours, très contesté, aux tests ADN pour les candidats au regroupement familial. Les groupes UMP et une partie de l'Union centriste (UC) ont voté pour ce projet de loi présenté par Brice Hortefeux, ministre de l'immigration, et que les députés avaient adopté le 20 septembre. Les groupes de l'opposition – socialiste, communiste et apparentés –, ainsi que quelques élus de droite, ont voté contre ce texte controversé et critiqué – notamment la mesure concernant le recours aux tests ADN – par de nombreuses associations de défense des droits de l'homme.

 

Le Comité consultatif national d'éthique a estimé, dans un avis publié jeudi, que "cette inscription dans la loi d'une identification biologique réservée aux seuls étrangers" est "en contradiction avec l'esprit de la loi française".

 

Le gouvernement ayant demandé l'urgence sur ce texte, c'est-à-dire de réduire le nombre de navettes entre les deux assemblées, une commission mixte paritaire (CMP) sera convoquée le 16 octobre au Sénat. La CMP, où la droite est majoritaire, devrait parvenir à un accord sur un texte commun aux deux assemblées qui sera ensuite soumis, le 23 octobre, aux députés et sénateurs pour son adoption définitive.

 

REGROUPEMENT FAMILIAL

 

Les députés avaient voté, le 20 septembre, après un long débat et après l'avoir amendé à la demande du gouvernement, un amendement de l'UMP Thierry Mariani qui ouvrait la possibilité de recourir à des tests ADN afin de prouver une filiation dans le cadre d'une demande de regroupement familial. Plusieurs députés UMP et du Nouveau Centre (NC) avaient voté contre et plusieurs sénateurs UMP, comme Jean-Pierre Raffarin, avaient ensuite exprimé leur opposition à cette mesure.

 

L'amendement controversé a été rejeté le 26 septembre par la commission des lois du Sénat. Mais le président de cette commission, l'UMP Jean-Jacques Hyest, a présenté un nouvel amendement, sous-amendé par le gouvernement, qui a obtenu 18 voix pour et 18 voix contre. C'est cet amendement sous-amendé qui a été voté en séance par la Haute Assemblée dans la nuit de mercredi à jeudi par 176 voix contre 138 et qui est donc devenu un article du projet de loi. Il prévoit que la décision d'effectuer un test ADN sera soumise à une autorisation judiciaire et que ce test génétique, qui sera réalisé aux frais de l'Etat, est limité à la recherche d'une preuve de filiation avec la mère.

 

Outre le recours à des tests ADN qui a occulté le reste du texte, le projet de loi, qui vise à compléter les lois de 2003 et 2006 sur l'immigration, et qui reprend des engagements pris par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle, prévoit toute une série de mesures visant à rendre plus difficile le regroupement familial. Ainsi, il modifie les conditions de ressources en les indexant à la dimension de la famille et exige que toute personne de plus de 16 ans désireuse de venir en France au titre du regroupement familial se soumette à "une évaluation de son degré de connaissance de la langue et des valeurs de la République".

 

Le texte prévoit également la création d'un contrat familial pour les parents d'enfants bénéficiant d'un regroupement familial et place l'Office français des réfugiés et apatrides (Ofpra) sous la tutelle du ministère de l'immigration et non plus celle des affaires étrangères.

 

(Source : « LeMonde.fr » (Quotidien – France), le 5 octobre 2007)


 

Tests ADN-Débat toujours aussi vif après le vote du Sénat

 

Reuters, le 5 octobre 2007 à 12h53

 

PARIS, 5 octobre (Reuters) - Le gouvernement s'est félicité vendredi de l'adoption par le Sénat du projet de loi sur "la maîtrise de l'immigration" autorisant notamment le recours aux test ADN mais la gauche ne désarme pas contre un texte jugé contraire à l'esprit de la République.

 

Les critiques sont d'autant plus vives que les sénateurs ont validé une autre mesure combattue par les défenseurs des droits de l'homme : l'interdiction d'accès aux centres d'hébergement d'urgence pour les sans-papiers.

 

Le Parti socialiste a annoncé par avance qu'il saisirait le Conseil constitutionnel si le texte était définitivement voté "en l'état."

 

Jeudi, le Comité consultatif national d'éthique a estimé dans un avis très critique que l'article sur les test ADN était "en contradiction avec l'esprit de la loi."

 

Le gouvernement ayant demandé l'urgence, une commission mixte paritaire (CMP) sera convoquée le 16 octobre au Sénat. La CMP, où la droite est majoritaire, devrait parvenir à un accord sur un texte commun aux deux assemblées qui sera soumis le 23 octobre aux députés et sénateurs pour son adoption définitive.

 

A en croire un sondage CSA publié vendredi dans Le Parisien, les Français sont partagés sur les tests ADN pour vérifier la filiation des candidats au regroupement familial, 47% jugeant qu'il s'agit d'une bonne chose et 45% étant d'un avis contraire.

 

Le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a estimé pour sa part être parvenu à une "version utile, constructive, protectrice" de l'article sur la possibilité de tests ADN.

 

"IL Y A DE LA HAINE"

 

"Il y a un certain nombre de garanties, un certain nombre de garde-fous qui ont été adoptés, ce qui permet d'aboutir à un texte équilibré", a-t-il dit sur France Info.

 

Le ministre a confirmé implicitement que cette mesure ne s'appliquerait pas d'emblée à l'Algérie, au Maroc et à la Tunisie.

 

Selon la dernière version du texte, qui vise à mieux encadrer le dispositif, les tests ADN devraient être approuvés par un juge français. Ils ne concerneraient en outre que la filiation avec la mère, seraient gratuits et ne seraient employés que pendant une période probatoire, jusqu'en 2010.

 

Dans un éditorial, le journal Le Monde daté du 6 octobre estime que les sénateurs, après les députés "ont fini d'esquisser le visage le plus inquiétant de la France" et qu'il y a "de la haine dans cette course à l'ADN."

 

"S'il advenait que ce texte soit maintenu au sortir de la commission mixte paritaire prévue le 16 octobre, alors il faudrait acter que notre pays a fait litière de son histoire et de sa géographie au détriment des étrangers", écrit-il.

 

L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a estimé pour sa part que le gouvernement voulait à tout prix faire passer cette nouvelle loi pour masquer ses difficultés économiques et sociales.

 

"Ce qu'a voulu le gouvernement (...) c'est qu'on pose comme principe - moi je mets les pieds dans le plat - qu'au fond l'immigrant c'est un délinquant potentiel", a-t-il dit.

 

Laurent Fabius a jugé "absurde" la disposition privant les étrangers en situation irrégulière d'hébergement d'urgence.

 

"C'est le produit de toute une série de lois, quatre en quatre ans. Ce qui prouve que ce que recherche la droite, ce n'est pas de traiter la question, c'est d'utiliser ça comme une espèce de bouton qu'on gratte", a-t-il dit sur LCI.

 

L'association Terre d'Asile regrette à propos des tests ADN l'adoption d'un amendement "instaurant la possibilité d'un référentiel ethno-racial."

 

Mais elle approuve d'autres dispositions votées par le Sénat, comme sa décision de porter à 48 heures le délai de recours pour les étrangers ayant fait l'objet d'un refus d'entrée sur le territoire ou la restauration du délai de recours d'un mois pour les demandeurs d'asile rejetés de leur demande.

 


 

 

 

France - Hortefeux juge le texte sur l'ADN "protecteur"

Reuters, le 5 octobre 2007 à 09h07

 

PARIS, 5 octobre (Reuters) - Le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux a déclaré vendredi matin qu'il pensait être parvenu à un texte équilibré sur la possibilité de tests ADN pour les candidats à l'immigration, qui soulève une controverse politique.

 

"Je pense que nous avons abouti à une version de ce texte qui est une version utile, constructive, protectrice", a-t-il dit sur France Info.

 

"Il y a un certain nombre de garanties, un certain nombre de garde-fous qui ont été adoptés, ce qui permet d'aboutir à un texte équilibré", a-t-il dit, confirmant implicitement que la mesure ne s'appliquerait pas d'emblée à l'Algérie, au Maroc et à la Tunisie.

 

Le Sénat a adopté dans la nuit de jeudi à vendredi le projet de loi qui comprend cette disposition, dans une version très encadrée. Il va maintenant revenir à l'Assemblée pour une éventuelle adoption définitive.

 

Selon la dernière version du texte, les tests ADN devraient être approuvés par un juge français, seraient gratuits, ne concerneraient que la filiation avec la mère et non avec le père, et ils ne seraient employés que pendant une période probatoire jusqu'en 2010.

 

Un sondage CSA publié vendredi dans Le Parisien montre que les Français sont partagés sur les tests ADN pour vérifier la filiation des candidats à l'immigration au titre du regroupement familial.

 

Selon cette enquête, 47% des personnes interrogées estiment que cette mesure est "une bonne chose parce que cela permet de savoir si les candidats sont bien issus de la même famille", mais 45% estiment que c'est "une mauvaise chose parce que cela est contraire aux valeurs de la société française".

 

L'opposition est de 60% chez les personnes se disant sympathisantes de la gauche, tandis que 72% des sympathisants de droite sont favorables à ce texte.

 

Les oppositions continuent de se multiplier à droite comme à gauche contre ce texte.

 

Vendredi matin sur LCI, l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a confirmé l'opposition de principe de la gauche, qui entend saisir le Conseil constitutionnel en cas d'adoption définitive.

 

"Ce qu'a voulu le gouvernement (...) c'est qu'on pose comme principe - moi je mets les pieds dans le plat - qu'au fond l'immigrant c'est un délinquant potentiel", a-t-il dit.

 

"Le gouvernement est en difficulté sur le plan économique et social, donc on ressort comme ça d'un tiroir le thème de l'immigration. C'est un grand classique, mais pas un bon classique", a-t-il ajouté.

 

Jeudi, le comité consultatif national d'éthique a lancé une mise en garde, estimant notamment que ce dispositif faisait de la filiation génétique un facteur déterminant "en contradiction avec l'esprit de la loi" française, redoutant qu'il ne conduise à une "banalisation" de telles pratiques et déplorant la "présomption de fraude" qu'implique le recours aux tests.

 


 

 

 

 

Les Français divisés sur les tests ADN pour immigrés - sondage

 

Reuters, le 5 octobre 2007 à 08h21

 

PARIS, 5 octobre (Reuters) - Un sondage CSA publié vendredi dans Le Parisien montre que les Français sont partagés sur le projet visant à permettre des tests ADN pour vérifier la filiation des candidats à l'immigration au titre du regroupement familial.

 

Selon cette enquête, 47% des personnes interrogées estiment que cette mesure est "une bonne chose parce que cela permet de savoir si les candidats sont bien issus de la même famille", mais 45% estiment que c'est "une mauvaise chose parce que cela est contraire aux valeurs de la société française".

 

L'opposition est de 60% chez les personnes se disant sympathisantes de la gauche, tandis que 72% des sympathisants de droite sont favorables à ce texte.

 

Le Sénat a adopté dans la nuit le projet de loi qui comprend cette disposition, dans une version très encadrée.

 

Les tests ADN seraient impossibles pour les pays du Maghreb, principale source d'immigration familiale, devraient être approuvés par un juge français, seraient gratuits, ne concerneraient que la filiation avec la mère et non avec le père, ne seraient employés que pendant une période probatoire

jusqu'en 2010.

 

Les oppositions continuent de se multiplier à droite comme à gauche contre ce texte.

 

Jeudi, le comité consultatif national d'éthique a lancé une mise en garde, estimant notamment que ce dispositif faisait de la filiation génétique un facteur déterminant "en contradiction avec l'esprit de la loi" française, redoutant qu'il ne conduise à une "banalisation" de telles pratiques et déplorant la "présomption de fraude" qu'implique le recours aux tests.

 

 


 

 

France - Hortefeux juge le texte sur l'ADN "protecteur"

Reuters, le 5 octobre 2007 à 09h07

 

PARIS, 5 octobre (Reuters) - Le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux a déclaré vendredi matin qu'il pensait être parvenu à un texte équilibré sur la possibilité de tests ADNpour les candidats à l'immigration, qui soulève une controverse politique.

"Je pense que nous avons abouti à une version de ce texte qui est une version utile, constructive, protectrice", a-t-il dit sur France Info. "Il y a un certain nombre de garanties, un certain nombre de garde-fous qui ont été adoptés, ce qui permet d'aboutir à un texte équilibré", a-t-il dit, confirmant implicitement que la mesure ne s'appliquerait pas d'emblée à l'Algérie, au Maroc et à la Tunisie.

Le Sénat a adopté dans la nuit de jeudi à vendredi le projet de loi qui comprend cette disposition, dans une version très encadrée. Il va maintenant revenir à l'Assemblée pour une éventuelle adoption définitive.

Selon la dernière version du texte, les tests ADN devraient être approuvés par un juge français, seraient gratuits, ne concerneraient que la filiation avec la mère et non avec le père, et ils ne seraient employés que pendant une période probatoire jusqu'en 2010.

Un sondage CSA publié vendredi dans Le Parisien montre que les Français sont partagés sur les tests ADN pour vérifier la filiation des candidats à l'immigration au titre du regroupement familial.

Selon cette enquête, 47% des personnes interrogées estiment que cette mesure est "une bonne chose parce que cela permet de savoir si les candidats sont bien issus de la même famille", mais 45% estiment que c'est "une mauvaise chose parce que cela est contraire aux valeurs de la société française".

L'opposition est de 60% chez les personnes se disant sympathisantes de la gauche, tandis que 72% des sympathisants de droite sont favorables à ce texte.

Les oppositions continuent de se multiplier à droite comme à gauche contre ce texte.

Vendredi matin sur LCI, l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a confirmé l'opposition de principe de la gauche, qui entend saisir le Conseil constitutionnel en cas d'adoption

définitive.

"Ce qu'a voulu le gouvernement (...) c'est qu'on pose comme principe - moi je mets les pieds dans le plat - qu'au fond l'immigrant c'est un délinquant potentiel", a-t-il dit.

"Le gouvernement est en difficulté sur le plan économique et social, donc on ressort comme ça d'un tiroir le thème de l'immigration. C'est un grand classique, mais pas un bon classique", a-t-il ajouté.

Jeudi, le comité consultatif national d'éthique a lancé une mise en garde, estimant notamment que ce dispositif faisait de la filiation génétique un facteur déterminant "en contradiction avec l'esprit de la loi" française, redoutant qu'il ne conduise à une "banalisation" de telles pratiques et déplorant la "présomption de fraude" qu'implique le recours aux tests.

 


 

 

USA - Les prisons secrètes de la CIA sont toujours actives

Reuters, le 4 octobre 2007 à 20h27

 

par Randall Mikkelsen

 

WASHINGTON, 4 octobre (Reuters) - Le réseau de prisons secrètes de la CIA est encore actif et au moins un dirigeant d'Al Qaïda y a été retenu depuis que George Bush en a admis l'existence, a reconnu jeudi un responsable américain.

Jeudi, le New York Times a rapporté que la CIA s'opposait à la pratique consistant à détenir des prisonniers dans des centres situés à l'étranger mais que le département de la Justice, alors dirigé par l'ex-attorney general, Alberto Gonzales, avait soutenu ce programme et les "pratiques

d'interrogatoires poussés".

Révélé en 2005 par le Washington Post, le réseau de prisons secrètes de la CIA avait suscité les critiques de la communauté internationale, qui soupçonnait la Maison blanche de cautionner

la torture.

Bush avait alors déclaré que les 14 individus soupçonnés de terrorisme détenus dans les prisons secrètes avaient depuis été conduits sur la base de Guantanamo mais en avril le département de la Défense a annoncé qu'un dirigeant présumé d'Al Qaïda avait passé plusieurs mois dans un centre de la CIA avant d'être transféré.

Selon un responsable américain de la lutte anti-terroriste, interrogé sur le programme de détention, "fin 2006, Abdel Hadi al Iraki, un dirigeant d'Al Qaïda qui a planifié et ordonné des attaques contre les soldats US, a été capturé et remis à la CIA. Ce vétéran du Djihad a été transféré à Guantanamo."

En mai, un autre dirigeant d'Al Qaïda avait avancé que des Irakiens arrêtés en Turquie étaient détenus par les Américains.

On ne sait pas si d'autres individus sont encore dans les prisons secrètes. Un porte-parole de la CIA, George Little, a déclaré que l'agence "ne commentait pas ce genre de questions."

"La détention de terroristes et le programme d'interrogatoire sont menés de manière tout à fait légale, avec beaucoup d'attention."

 

INTERROGATOIRES MUSCLES

 

Dana Perino, porte-parole de la Maison blanche, a également éludé le sujet. "Nous n'avons pas pour habitude d'envoyer un communiqué de presse à chaque fois que nous faisons un prisonnier."

Elle a toutefois tenu à préciser que "ce pays ne pratiquaitpas la torture, cela ne fait pas partie des pratiques américaines et nous ne le faisons pas."

Selon le New York Times, un mémo secret du département de la Justice diffère de la version officielle, qui qualifie la torture "d'exécrable".

Ce mémo autorise le recours à des interrogatoires musclés, qui peuvent comprendre des coups au visage, des simulations de noyade, et l'exposition à des températures glaciales.

En juillet, le président Bush a ordonné à la CIA de conformer ses interrogatoires aux conventions de Genève qui interdisent la torture.

 

 

 

 

 

Turquie: l'AKP veut amender un projet de réforme sur l'élection du président

AFP, le 4 octobre 2007 à 14h22

 

ANKARA, 4 oct 2007 (AFP) - Le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir en Turquie veut amender un projet de réforme constitutionnelle pour éviter une éventuelle remise en cause de la récente élection d'Abdullah Gül à la présidence de la République, a-t-on appris jeudi de source parlementaire.

 

Les électeurs sont appelés à se prononcer par référendum le 21 octobre sur cette réforme, qui instaure le suffrage universel pour l'élection du président, jusque-là élu par le Parlement.

 

Jeudi, des députés de l'AKP, issu de la mouvance islamiste, ont déposé un projet d'amendement qui prévoit l'abrogation d'un article précisant que le onzième président sera élu par le peuple.

 

Elu par les députés en août, Abdullah Gül, ancien dirigeant de l'AKP et ex-ministre des Affaires étrangères, est en effet le onzième président, et des experts en droit constitutionnel ont d'ores et déjà estimé qu'il devrait démissionner et se présenter de nouveau si la réforme était votée.

 

Tout les présidents après M. Gül seront élus au suffrage universel.

 

Une série de vote doivent avoir lieu la semaine prochaine au Parlement pour supprimer cet article susceptible de provoquer un important débat politique.

 

Le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a initialement proposé les réformes après que le camps laïc - l'opposition social-démocrate, la haute magistrature et l'armée -

eurent empêché une première tentative de M. Gül d'accéder à la magistrature suprême en mai sur fond de crise autour de la de la laïcité.

 

M. Erdogan a convoqué des législatives anticipées pour le 22 juillet, un scrutin que sa formation a remporté haut la main, permettant ainsi au Parlement d'élire M. Gül à la présidence en fonction des anciennes dispositions constitutionnelles.

 

La disposition la plus importante du paquet d'amendements soumis à référendum est l'élection du président au suffrage universel à deux tours pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois, au lieu d'un septennat unique actuellement.

 

Le projet prévoit aussi la tenue d'élections législatives tous les quatre ans au lieu de cinq.

 


 
 

 
 

Une offre de face-à-face entre Than Shwe et Suu Kyi suscite des espoirs

 

AFP, le 5 octobre 2007 à 12h18

 

RANGOUN, 5 oct 2007 (AFP) - L'opposante birmane Aung San Suu Kyi serait prête à examiner "sous un jour positif" une offre de face-à-face avec le numéro un du régime, a déclaré vendredi son parti, tandis qu'une diplomate américaine devait rencontrer des membres de la junte dans la nouvelle capitale Naypyidaw.

 

Ces évènements se produisent une semaine après l'écrasement d'unmouvement de protestation populaire qui a fait l'objet de vives condamnations dans le monde.

 

Jeudi soir, la télévision d'Etat birmane a créé la surprise enannonçant que le chef de la junte, le généralissime Than Shwe,pourrait s'entretenir personnellement avec Mme Suu Kyi si celle-ci abandonnait sa politique de "confrontation" et de soutien à lapolitique occidentale de "sanctions".

 

Vendredi, un porte-parole de la Ligue nationale pour ladémocratie (LND, opposition) a indiqué à l'AFP qu'Aung San Suu Kyi, maintenue en isolement depuis 2003, pourrait examiner l'offre de face-à-face avec Than Shwe "sous un jour positif" mais que la décision finale appartenait à "La Dame" de Rangoun.

 

La proposition très inhabituelle de rencontre, même si elle est assortie de conditions, a été annoncée par le régime cependant quele Conseil de sécurité de l'ONU prévoyait de se pencher sur la crise en Birmanie au cours d'une séance publique à New York vendredi à partir de 14H00 GMT.

 

L'envoyé spécial de l'ONU en Birmanie Ibrahim Gambari, qui a rencontré séparément Than Shwe et Mme Suu Kyi ces derniers jours, devait rendre compte de sa mission aux membres du Conseil, ont précisé les Nations unies.

 

On a appris, par ailleurs, que la représentante des Etats-Unis en Birmanie avait quitté Rangoun vendredi matin pour une rencontre avec des membres de la junte à Naypyidaw.

 

La chargée d'affaires américaine Shari Villarosa a été invitée dans la nouvelle capitale, située à près de 400 km au nord de Rangoun, mais n'a été informée ni de l'identité de ses interlocuteurs ni du menu des discussions.

 

A Washington, le département d'Etat a indiqué que les Etats-Unis enverraient "un message très clair" aux généraux pour qu'ils entament un dialogue "constructif" avec tous les groupes d'opposition, qu'ils mettent fin à la répression, encouragent des réformes économiques et politiques et prennent des mesures en faveur de plus de liberté et d'ouverture.

 

Mme Suu Kyi, 62 ans, dont le parti avait largement remporté en 1990 des élections pluralistes mais qui n'a jamais été autorisée à gouverner, a été privée de liberté pendant la majeure partie des 18 dernières années.

 

Elle continue de symboliser les aspirations démocratiques d'unenation qui est gouvernée par des juntes militaires successives depuis 45 ans.

 

Bien que la présence des forces de sécurité continue à être moins visible vendredi à Rangoun, un couvre-feu est toujours envigueur et des habitants signalent toujours des arrestations ciblées.

 

L'attention se focalise maintenant sur l'activité diplomatique qui s'intensifie à New York et dans des pays voisins de la Birmanie.

 

Tout en saluant les "efforts" de M. Gambari et des autoritésbirmanes en vue de désamorcer la crise, le représentant chinois à l'ONU Wang Guangya a réaffirmé l'opposition de Pékin à des sanctions

internationales.

 

"Les problèmes en Birmanie sont fondamentalement des problèmes intérieurs. Aucune solution imposée au niveau international ne peut régler la situation", a-t-il ajouté.

 

L'Inde, critiquée pour sa discrétion jusqu'ici, a affirmé avoir demandé au régime birman de libérer Mme Suu Kyi afin de "favoriser le processus de démocratisation".

 

Enfin, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a annoncé son intention de se rendre "dans quelques jours" en Asie du sud-est afin d'insister auprès des pays de la région sur la nécessité d'une ouverture démocratique en Birmanie.

 


 

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