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TUNISNEWS
8 ème année, N° 3057 du 05.10.2008
 archives : www.tunisnews.net  

 

Slim Bagga: Allo, docteur, on tousse!
Chokri Hamrouni: Les alliés objectifs
Yahyaoui Mokhtar: Affaire Tarek Dhiab : Un nouvel acte de la justice des coups montés

Webmanagercenter: Crise financière mondiale : une solution islamique ?
AFP: Agression en Corse: deux suspects déférés pour "menaces à caractère raciste"
AFP:Egyptian Police Arrest 15 Muslim Brothers
AFP:Dubaï annonce le lancement d'une tour d'un kilomètre de haut


         Allo, docteur, on tousse!
 

 Slim Bagga

 Il y a quelque chose de polluant et de pollué dans certaines contributions dites libres de "Tunisnews". Que les choses soient claires: les animateurs de ce site courageux et militant n'y sont pour rien. En défenseur intransigeant des libertés, ce n'est point Tunisnews qui est en cause là; ce sont les mercenaires qui quémandent l'aumône le vendredi, et pourquoi pas le samedi, le dimanche et les quatorze jours de la semaine. Bref, ceux qui bouffent à tous les râteliers.
Je veux parler, pour le citer, de Sami Ben Abdallah. Oh, il doit jubiler à la lecture de cet article. "On a enfin parler de lui". Voilà un "monsieur" que j'avais eu l'occasion de dénoncer dans "L'Audace" par deux fois au moins. Et je sais de quoi je parlais à l'époque. Ce Monsieur, à la solde de la flicaille s'était présenté un jour à mois, en tant qu'étudiant révolté par la mort de son père (mort selon lui commanditée par le pouvoir). Je l'ai écouté. Plus tard, je l'ai nourri, reçu chez moi, dormi et même cédé mon ordinateur pour 24 heures. Résultat: le contenu du disque dur était transmis "à qui de droit". Et Sami Ben Abdallah s'y connait en retranscription, croyez-moi. Tel son ami qu'il m'avait présenté et auquel j'avais confié le contenu du journal pour travaux, et qui a disparu pendant 48 heures, prétextant d'un incendiant dans le quartier du 10ème arrondissement. J'avais mené sur le champ une enquête auprès des Pompiers de Paris: Aucun incendie n'était répertorié le jour-dit. Le seul incendie est celui qu'a allumé ce petit "Sami", petit en tout, auprès d'un certain Larbi Ouertani, patron des services tunisiens à Paris à l'époque.
Petit aussi, car tout ce que relate Sami Ben Abdallah n'est pas son oeuvre. Et j'en fais le pari. Pour connaître ce "monsieur", il n'est pas l'auteur du dernier article concernant le CPR. Je le mets au défi d'en faire la dictée...
Et je regrette que le débat, à une date aussi charnière, laisse les apprentis-flics devenir les informateurs sur Moncef Marzouki,sur Néjib Chebbi, sur Rached Ghannouchi...sur Habib Bourguiba, et j'en passe. Sami Ben Abdallah colle ses articles comme un collant dans la peau d'un flic. Et qu'il dépose plainte contre moi: on va bien rigoler. Car un délateur doit avoir la tête basse... et agir plutôt discrètement.
Il faut croire que ces pratiques sont dans l'air du temps: On s'attaque à nos alliés d'hier pour justifier notre ralliement de ce jour
Ainsi, à qui profite le fait d' attaquer Moncef Marzouki et le CPR sous la signature d'un plumitif usé par la police politique tunisienne?  Quelle information a fourni Sami Ben Abdallah contre la dictature? Que fait-il sinon accumuler des fiches utiles "à sa survie"?
Par extension, et plus sérieusement, à qui profitent les élécubrations de Ahmed ManaÏ contre Rached Ghannouchi. Pourquoi? Pour qui? L'on peut à coup sûr être déçu par l'opposition, ses réflexes, ses sectarismes, mais régler son compte à la "ManaÏ", avec les menaces d'un naufragé sûr de lui,  il y a de quoi se remémorer d'autres faits. Notamment relatifs à l'édition, mais dont la pudeur m'empêcherait de les étaler pour que M. ManaÏ garde toujours la tête "haute" dans le pays où il compte retourner...
Enfin, Chokri Hamrouni: Alors, pour ne rien vous cacher, j'ai cru revivre un cauchemar en essayant de le lire. Celui que j'avais vécu avec un certain Mezri Haddad. Du pédandissme de mauvais aloi, à la justification-serpillière, le scénariste nous a trimballés du rire aux fous-rires et jusqu'aux pleurs par compassion.
Chokri Hamrouni, au delà du CPR, de "sa volonté de servir son pays", de ses justifications pour nous convaincre de son désintéressement, on s'en fout. Je le croyais autre, mais il n'est que Chokri. Il écrit pour se relire, il parle pour impressionner, il s'agite pour exister. Mezri, Haddad, qui est l'ombre de lui-même, pourrait enrôler tout ce beau monde ou leur raconter ses misères.
Encore faut-il que l'on en ait le courage après les ultimes félonies...

Slim bagga



Les alliés objectifs

 
Incontestablement, la haine a été pour longtemps l’élément structurant de la vie politique tunisienne. Que de dénigrement, que de coups bas, que d’acharnement pour un seul mot d’ordre : la destruction.
Les casseurs et autres haineux ont proliféré et vu leurs marchandises prospérer au fi de l’honneur, la dignité, le respect et le sens de la responsabilité que réclame l’engagement pour la défense des intérêts de la patrie et de son image dans le monde.   
Aujourd’hui encore et bien que ce mouvement arrive en phase d’essoufflement, quelques apprentis sorciers veulent y croire encore. Ils continuent à faire survivre ce procédé abject, n’hésitant pas à déverser leur haine à longueur de lignes et de pages croyant ainsi affaiblir et salir une nième toujours nouvelle cible. Il est vrai que les casseurs ne cassent pas toujours la même chose ! Ils éprouvent un besoin pathologiquement irrésistible à assouvir : celui de casser ! Quels que soient les dégâts occasionnés, quelles que soient les souffrances infligées !!
La Tunisie, ce si beau pays, souffre de cette minorité agissante. Celle-ci est essaimée partout : à l’étranger, en Tunisie, dans l’opposition, dans le pouvoir, parmi les personnalités engagées ou indépendantes…Plus étrange encore, il y a même des familles de haineux et de casseurs qui cultivent et pratiquent la haine de père en fils !
Les casseurs sont des usurpateurs, ils se cachent derrière de grands idéaux et font référence à des hommes et des femmes de valeur pour légitimer leur stratagème et édulcorer leur violence.
Les haineux et les casseurs sont des alliés objectifs, ils se nourrissent les uns les autres. Ils savent que la haine engendre la haine, que la violence engendre la violence ! Il est faux de prétendre lutter contre les éradicateurs de l’autre bord lorsqu’on n’arrête pas de les stimuler, de les inspirer et de leur donner des raisons d’être. Oui ! Il est faux de prétendre vouloir débarrasser la Tunisie des éradicateurs lorsqu’on l’est soi-même !!
La haine se nourrit également des mensonges et des injustices. Prétendre que tout va bien est une contre vérité, et dire que tout va mal est une injustice. Les mensonges sont perçus comme des agressions, comme des tentatives désespérées de vouloir éliminer ceux qui voient les choses autrement. Ceux qui travestissent la réalité à l’occasion d’un retour, quel qu’il soit légitime, ou dans l’espoir de voir une allégeance récompensée, ces opportunistes qui desservent leur pays doivent savoir qu’ils sont les alliés objectifs de ceux qui ont une vision apocalyptique des choses et qui voient tout en noir : les banques en déroute, le système de santé en perdition, l’éducation en échec, la morale en faillite, l’économie en ruine…Bref, un pays à l’agonie !!!
Mais comment expliquer une telle haine…Une telle obstination à vouloir éliminer son prochain ? Simple : les casseurs n’ont pas de réel projet à proposer pour leur pays en dehors de l’élimination de leurs adversaires… Ils agissent et se distinguent pendant les périodes de médiocrité et d’extrême tension. Leur haine est structurée et structurelle, ils agissent en stratèges de la division et du pourrissement. Ils jouent souvent leur va tout car les périodes d’apaisement,  de détente, de tolérance qui connaissent généralement de fortes adhésions et de fortes participations, ces périodes où l’on récompense le mérite et l’excellence les effrayent. Les casseurs empestent…La haine a une odeur nauséabonde facilement repérable…Les haineux n’ont aucune chance de passer à travers les mailles de l’esprit de tolérance, de responsabilité et de concorde lorsqu’une société parvient à réhabiliter ces valeurs.
       
Pour l’histoire, aucun casseur n’a survécu à ses propres cassures ! Les casseurs sont des « cassés » à venir. Aucun haineux n’a pu jouir de sa propre haine ! La haine n’est pas jouissance, elle est supplice!
La haine est un crime…Et comme il n’y a pas de crime parfait, la haine ne l’est pas aussi ! Les haineux disparaîtront toujours avec leur frustration, avec le goût de l’inachevé…Seuls ! Car la haine finira inévitablement par les jeter dans les abîmes de la solitude faisant d’eux des parias dont personne ne veut.
Les haineux, les casseurs et autres éradicateurs de tout bord sont aujourd’hui à court d’arguments, ils veulent se refaire une santé en soufflant sur les braises, en jetant de l’huile sur le feu. Empêchons-les de faire mal à notre pays, de se faire mal eux-mêmes. Ne tombons pas dans leurs pièges en répondant aux provocations par les provocations, aux insultes par les insultes…Ne nous occupons pas des haineux, leur propre haine s’en chargera…Mais prêchons plutôt la bonne parole… participons à la construction de notre pays et persévérons sur cette voie, quelle que soit la lenteur des résultats, quels que soient les hauts et les bas, quelles que soient les déceptions. Pratiquons du bon jeu et les casseurs se feront vite remarquer et siffler par ceux qui nous observent et qui croient inlassablement en notre capacité à améliorer leur quotidien.
Isolons la haine en valorisant les tolérants et les bâtisseurs de tout bord…Cherchons des semblables et des vis-à-vis parmi les autres, car il vaut mieux un bâtisseur d’un autre camp qu’un casseur de son propre camp.  
La Tunisie ira certainement mieux sans ces éradicateurs et leurs alliés objectifs. Alors, il est de notre devoir de la guérir de ce mal chronique. Et même s’il n’en reste qu’un haineux, soignons-le. 
En cette période de fête, émettons trois vœux : que la haine disparaisse à jamais du paysage politique tunisien, que les bâtisseurs puissent triompher des casseurs, que la Tunisie puisse prospérer davantage et accueillir tous ses enfants.
Paris, le 05/10/2008
Chokri HAMROUNI, politologue.

Affaire Tarek Dhiab : Un nouvel acte de la justice des coups montés

Le tribunal cantonal de Tunis a vu hier la tenue du procès de ce qui est convenu d’appeler « l’affaire Tarek Dhiab ». Elu meilleur footballeur tunisien de tout les temps, le personnage bénéficie d’un aura difficile à résumer en quelques mots, Il est jugé pour des délits « diffamants » suite à un contrôle qui se veut anodin d’identité par la police de la circulation. Tark Dhiab, n’a pu attester de l’assurance de sa voiture. Plus grave encore un billet de dix dinars dans le porte document présenté à l’agent a été interprété comme tentative de corruption par ce dernier. Cela a suffit pour le mettre immédiatement à l’arrêt et saisir sa voiture. Il sera libéré plus tard dans la même journée, sa voiture ne lui sera restitué qu’après un moi malgré l’attestation d’assurance présenté. La « coïncidence » veut que ce fâcheux événement se produit le jour même, à quelques minutes prés, après qu’on lui à annoncé sa révocation du vice présidence de l’Espérance sportive de Tunis.





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Les malheurs de Tarek Dhiab ont commencés un certain 6 juillet 2008. Journée euphorique ou son équipe remporta haut la main la coupe de Tunisie devant l’Etoile du sahel. Au cours de la cérémonie de remise du trophée à la tribune du stade de rades plein à craquer et devant des millions en direct sur la télé, il serre la main au premier ministre et ignore complètement le ministre de la jeunesse et du sport qui se tenait immédiatement après lui ( Voir la vidéo). Un acte d’une telle audace, dans de semblables circonstances, ne c’est jamais produit ici auparavant. La Tunisie n’est pas la France ou un simple citoyen peut dire à un président qu’il refuse de lui serrer la main et Abdallah Kaabi, (prédécesseur de l’actuel ministre de l’intérieure), n’est pas Nicolas Sarkozy non plus.

Dans les pays, comme la Tunisie ou rien ne se passe – ou plutôt ne doit ce passer – l’acte défraya la chronique et a fait coulé beaucoup d’encre depuis et personne n’en doutait qu’il finira par subir les conséquences. On aurait pu le juger sur ce fait pour lèse majesté, offense à un ministre en pleine activité, refus de se courber devant un haut dignitaire du pouvoir ou n’importe quoi dans le registre de notre Commun Low des devoirs et des comportements prohibés à l’encontre des despotes et leur représentants sans susciter l’indignation qu’on ressent partout maintenant.

Seulement, dans la logique de la dictature, les choses, ne se passent pas ainsi. Tarek, par son acte, a franchi la ligne rouge est s’est trouvé par conséquence exclu de la zone protégée ou police et justice n’ont aucune emprise pour se trouver parmi les damnés de Ben Ali. Ceux à qui on peut tout faire, pour qui la loi veut dire devoir uniquement et qu’on garde surveillés le sort suspendu à telle une fatwa dont ils ne sauront jamais quand elle tombe ni comment l’éviter.

Dans sa déposition devant le juge hier Tarek a catégoriquement nié toute tentative de corruption précisant qu’il a remarqué l’agent en question à son arrivée et qu’il l’a salué sans qu’il ne lui demande rien, mais, a sa sortie il l’a trouvé avec un renfort de dix autres agents qui lui demandent de s’arrêter, il a alors immédiatement compris qu’il s’agit d’un coup monté contre lui. (Voir la couverture du journal Essabah aujourd’hui du procès). Le tribunal à retenu l’affaire en délibéré pour le prononcé du jugement le 15 octobre prochain.

Le recours à la provocation par des contrôles d’identité de routine en mettant en avant de simples agents de police de la circulation visant des personnes dont on veut se débarrasser en les trainant devant les tribunaux qui se chargent de les condamner est un procédé, devenu courant en Tunisie. Le scénario révélé par cette affaire et les déclarations de Tarek Dhiab devant le juge ne font qu’une repetita au détail prés d’un procédé bien rodé dont on ne manque plus de témoignages de la part de ceux, nombreux, qui l’ont subi au prix de leur libertés et de la confiance qu’ils n’ont plus aujourd’hui dans la justice de leur pays ni dans le système qui lui sert de gouvernement. Une justice totalement mise aux pas, avec des juges aux ordres dont ce genre de procès ne constitue pour eux qu’une chance inespérée pour leur promotion dans l’hiérarchie se chargent du suivie sans que les autorités ni les commanditaires n’ont à se soucier du sort de la vengeance qui va être administrée.

Il suffit de rappeler les souvenir encore vives de ce genre de procès subit par des personnalités d’horizons bien différents au cours des mois passés et que rien ne les uni ni fait ressembler leur cas sauf d’avoir étés aux moments des fait dans la position des personne à abattre par la dictature pour leur contribution à dévoiler sa véritable nature. Le cas de l’humoriste Hédi oueld baballah qui à caricaturé par un sketch devenu célèbre depuis le président Ben Ali et le penchant affairiste de sa famille. Alors qu’il circulait dernièrement abord d’une voiture qu’il vient de louer, il est arrêté par une brigade spécialisé dont les agents décident de procéder à une fouille de la voiture pour faire sortir aussitôt un minuscule sachet de sa boite à gant qui s’avéra contenir une matière stupéfiante prohibé. Après lui c’été le tour du journaliste contestataire Slim Boukhdir Connu pour sa dénonciation implacable de l’enrichissement illicite par usage et trafic d’influence des proches du président Ben Ali. Soumis à un guet-apens pour être accusé d’outrage à agent de l’ordre et refus d’obtempérer et non présentation de carte d’identité. Le dernier cas en date celle dont a fait les frais le militant Mohammed el Hedi Ben Said soupçonné d’avoir été derrière l’organisation de la manifestation du 25 juillet à Bizerte contre la présidence à vie de ben Ali. Il s’en sortira avec deux mois de prison pour refus de s’arrêter à l’injonction d’un agent de la circulation tout simplement.

L’affaire Tarek Dhiab, par la publicité de masse dont elle a bénéficiée et le symbolisme du geste autours duquel elle s’est constituée met l’institution judiciaire toute entière sous forte pression dans le défit de révéler sa véritable nature. Dans un édito publié par le site de l’Espérance en marge de cette affaire on peut lire en guise de conclusion « Nous ne commenterons pas ici les tenants et les aboutissants de cette “affaire”, mais connaissant l’HOMME qu’il est nous ne lui souhaiterons pas bon courage, parce qu’il en a à revendre, nous lui souhaiterons seulement bonne chance parce qu’il en aura besoin… » Cela se passe de tout commentaire sur le crédit et la confiance dont bénéficie cette justice aujourd’hui.

L’homme jouit d’un statut d’héro national par sa contribution durant toute sa carrière à promouvoir le sport tunisien comme footballeur. Un statut confirmé depuis par une conduite exemplaire qui l’a maintenu au-dessus de la mêlé du micmac prévalant actuellement. Son dernier acte à l’encontre de l’ex ministre de la jeunesse est du sport a été ressenti avec fierté qui s’ajoute à son honneur dans les milieux des jeunes tunisiens. Un acte qui a précipité la déchéance d’un ministre dont l’échec n’avait nul besoin de démonstration, ce n’été tout simplement pas son registre. Toute cette affaire en résumé souligne la difficulté qu’ont les hommes politiques actuellement à trouver un langage commun avec la jeunesse de ce pays. Condamner Tarek revient à envoyer un signal tout à l’opposé de la violenté de dialogue affiché.

Yahyaoui Mokhtar – Dimanche 5 octobre 2008

(Source: Le blog du juge Mokhtar Yahyaoui le 5 octobre 2008)

Lien: http://tunisiawatch.rsfblog.org/

 

 
 

Crise financière mondiale : une solution islamique ?   
   
Par Mohamed Fateh

 Les informations publiées par la presse locale (en ligne et imprimée), concernant les prochaines ouvertures de banques islamiques en Tunisie n’ont pas toujours eu l’écho qu’elles méritent. D’aucuns considèrent que ce type d’institution ne convient pas nécessairement aux échanges d’une économie globalisée, voire «virtualisée». Certains jugeant (trop vite ?) que l’on ne peut gérer les affaires d’aujourd’hui, avec des solutions datant d’hier. L’actualité récente, pourtant, devrait peut-être les inciter à plus de retenue. La sortie pure et simple des principales banques d’affaires américaine de Wall Street, pourrait mettre à nu les dysfonctionnements d’un système, que même des économistes américains comme Stieglitz, (prix Nobel 2001, et chef économiste de la Banque mondiale) ont durement critiqué.

En attendant, une chose est sûre : l’onde de choc de la catastrophe financière n’a pas fini de se répandre. L’hebdomadaire français «Marianne» titre en couverture «La faillite du néo-capitalisme. Jusqu’où?». Le Figaro, lui, peu suspect de gauchisme, affiche «Quand la crise financière rattrape l’économie réelle». Un ex-ministre de l’Economie français, Laurent Fabius, a même souligné la «déconnexion totale entre l'économie d'un côté et la finance de l'autre». Et pour ceux qui ont cru que les mesures du gouvernement américain allaient nous sortir de l’auberge, «La Tribune» répond «Non, la crise n'est pas finie». Quel rapport avec la finance islamique ?

Dans ce magma d’informations, un article (voir ici) signé par un éditorialiste français, Vincent Beaufils en l’occurrence, et publié dans le magazine «Challenges», sort du lot. Mieux : le papier est en train de faire le tour du monde. En suscitant bien des commentaires sur les forums du web et autres blogs arabes. «Challenges» est pourtant une revue consacrée au monde de l’entreprise et de la finance, comme il en existe bien d’autres en Europe. Plutôt objective, elle est peu suspecte de dérives politiciennes à l’orientale. Et pourtant, l’article peut nous paraître, même à nous, Tunisiens, qui avons misé sur la «modernité» dans tous les domaines, y compris bancaires, plutôt surprenant. Le journaliste se permet même d’opposer le texte musulman sacré à la Bible: «En réalité, et Benoît XVI nous pardonnera, au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c'est plutôt le Coran qu'il faut relire que les textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la charia, nous n'en serions pas là».

Le journaliste français ne s’arrêtera pas là : «leurs banquiers (des pays du Golfe, NDLR) ne transigent pas sur un principe sacré : l'argent ne doit pas produire de l'argent. La traduction de cet engagement est simple : tout crédit doit avoir en face un actif bien identifié». Une réponse concrète et précise aux interrogations de Fabius. Autant d’éléments qui devraient nous faire voir d’un œil nouveau, l’initiative de certains opérateurs privés, (Tunisiens y compris) qui visent à ouvrir des établissements bancaires islamiques dans notre pays.

Un signe, en ce mois de Ramadan 1429 ?!

(Source : « webmanagercenter.com » (Portail économique – Tunis), le 29 septembre 2008)
Lien :
http://www.webmanagercenter.com/management/article.php?id=47475
 
Agression en Corse: deux suspects déférés pour "menaces à caractère raciste"
 

Par Murielle KASPRZAK et Maureen COFFLARD
AFP

AJACCIO (AFP) - Deux hommes soupçonnés d'avoir blessé trois jeunes gens d'origine maghrébine au fusil de chasse vendredi soir à Ajaccio ont été déférés dimanche au parquet pour avoir proféré des "menaces à caractère raciste" avant la fusillade, a annoncé le procureur d'Ajaccio.

"L'enquête sur la fusillade a révélé qu'une dizaine de jours auparavant, des menaces à caractère raciste avaient été commises par les individus placés en garde à vue", a indiqué José Thorel, le procureur d'Ajaccio, lors d'une conférence de presse.

Les deux hommes ont été déférés à 18H30 pour "menaces de mort et menaces de violence sur des personnes, à caractère raciste", a précisé le magistrat qui a demandé leur placement sous mandat de dépôt.

Un différend aurait opposé il y a quelques jours les deux agresseurs présumés à plusieurs jeunes au sujet d'une voiture taguée.

Selon un témoin, interrogé par l'AFP, l'homme interpellé samedi matin aurait brandi une arme et proféré des menaces racistes lors de cette altercation, déclarant: "Sales Arabes, je vais vous buter un par un, vous êtes tous sur ma liste", aurait-il dit. Cet homme de 44 ans, interpellé rapidement après les faits, est connu dans le quartier pour "des faits et des propos à connotation raciste", a souligné José Thorel.

Il a déjà été condamné à quatre reprises pour "des faits de violence aggravée, délit de fuite après un accident de la circulation, conduite sous l'emprise de l'alcool", a-t-il ajouté.

Le suspect nie avoir participé à la fusillade et se dit victime "de malveillances de la part de la communauté maghrébine", a précisé le magistrat.

L'enquête sur la fusillade, confiée à la PJ d'Ajaccio, se poursuit et les résultats des différentes analyses sont attendus en début de semaine, selon la même source.

"L'enquête pour tentative de meurtres n'a pas permis de rassembler suffisamment de preuves pour incriminer les deux gardés à vue", a expliqué le procureur. "Néanmoins des indices laissent penser qu'ils peuvent être impliqués soit directement soit à titre de complice", a-t-il dit.

Selon la même source, l'adolescent le plus sérieusement blessé par les tirs devrait être transféré sur le continent dans les prochains jours afin d'extraire le plomb qui s'est fiché dans son globe oculaire.

Boxeur confirmé dans un club ajaccien, son parcours sportif risque d'être compromis en cas de mutilation.

Le procureur général près la cour d'appel de Bastia, Paul Michel, s'est rendu dimanche à Ajaccio afin de rencontrer les victimes et leurs familles, saluant leur "attitude exemplaire de sérénité".

Vendredi soir, les trois adolescents avaient été blessés par quatre tirs de fusil de chasse, dans un quartier populaire sur les hauteurs d'Ajaccio, alors qu'ils prolongeaient dans le calme, sur un terrain de sport du quartier, la fête de l'Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan.

Samedi soir, pour enrayer la tension naissante, les trois victimes ont lancé un appel au calme qui a été entendu, la nuit de samedi à dimanche s'étant déroulée sans heurts.

Cette agression a suscité de nombreuses condamnations notamment de la part de la ministre de la Justice Rachida Dati, de la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet, du président UMP de l'Assemblée de Corse Camille de Rocca Serra, du Parti socialiste et de plusieurs associations.
Egyptian Police Arrest 15 Muslim Brothers
 

CAIRO (AFP)--Egyptian police arrested 15 members of the Muslim Brotherhood in the northern coastal city of Alexandria Sunday, a security official said.
The official said the Islamists were arrested after they tried to enter a private school where their children had been educated but which the government has ordered to close.
Among those arrested was Talaat Fahmi, the school's director.
The security official said the school was closed because its teachings broke the law, without elaborating. A Brotherhood official said the school had conformed to Egyptian education laws.
The Brotherhood is Egypt's strongest opposition party. It is officially banned but it ran independent candidates in the 2005 parliamentary elections, winning a fifth of seats. 

 
Dubaï annonce le lancement d'une tour d'un kilomètre de haut

AFP 05.10.08 | 20h05 

Le promoteur Nakheel de Dubaï a annoncé dimanche un nouveau projet comportant une tour "pouvant atteindre un kilomètre" de haut, qui pourrait surpasser celle de Burj Dubaï, le bâtiment le plus élevé du monde en construction dans la ville-Etat. Le projet a été présenté à la veille de l'ouverture du salon Cityscape, rendez-vous annuel de centaines de sociétés et de promoteurs qui vont proposer des dizaines de projets immobiliers en dépit de la crise financière mondiale. Selon l'agence officielle Wam, le projet a été présenté par Sultan Ahmed ben Soulaïm, président du holding Dubai World, maison mère de Nakheel, qui a décrit le projet comme "unique dans son genre". Il s'agit, selon lui, de construire sur 270 hectares, une nouvelle ville qui sera "le coeur du nouveau Dubaï", dont une "tour pouvant atteindre un kilomètre de hauteur". Le projet, appelé Nakheel Harbour and Tower, doit être achevé en 2020 et coûter "des milliards de dirhams", indique Wam sans donner de chiffre précis. Un dirham vaut 0,27 dollars. L'architecture de la nouvelle ville sera inspirée de différents monuments et sites comme le palais Alhambra de Grenade en Espagne, le port d'Alexandrie en Egypte, la corniche de Tanger au Maroc ou la ville d'Ispahan en Iran. Début septembre, le promoteur Emaar Properties avait annoncé que Burj Dubai, la plus haute tour du monde en construction dans l'émirat de Dubai, s'élève désormais à 688 mètres, un nouveau record mondial. Burj Dubai constitue l'élément central d'un gigantesque projet de 20 milliards de dollars pour la construction d'un nouveau quartier, "Downtown Burj Dubai", qui comprendra 30.000 appartements et le plus grand centre commercial du monde. Emaar, dont le gouvernement de Dubaï détient 32,5 pour cent du capital, bénéficie d'un boom de la construction qui s'est emparé de l'émirat, l'un des sept membres de la fédération des Emirats arabes unis devenu en quelques années un centre international d'affaires et de tourisme.
 

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