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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3453 du 05.11.2009
 archives : www.tunisnews.net  

C.R.L.D.H. Tunisie: LES PRISONNIERS DU BASSIN MINIER GAFSA-REDEYEF LIBÉRÉS
Reporters sans frontières: Non-assistance aux journalistes en danger !
Comité pour la protection des journalistes: En Tunisie, le harcèlement des journalistes par le gouvernement se poursuit
Communiqué de l'Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques de Tunis
Communiqué de Presse du groupe Verts au Conseil de Paris
Bertrand Delanoe: Communiqué sur la situation en Tunisie
AFP: Tunisie: libération des dirigeants du mouvement social de Gafsa
AP: Tunisie: libération des détenus du bassin minier de Gafsa
AP: Tunisia releases 60 prisoners from 2008 protests
AFP: Tunisie: la vie du journaliste Taoufik Ben Brick en danger selon son frère
Nouvelobs: Un frère de Taoufik Ben Brick en appelle à Mitterrand
AFP: Tunisie: le PS juge "insupportable" le "silence" du gouvernement français
AFP: Droits de l'Homme : comment le maire de Paris a fâché Tunis
Pour un monde sans torture: Grève de la fin à la prison de Borj Er Roumi en Tunisie
AFP: Des sportifs font défection hors Tunisie après compétitions (journal)
Slim BAGGA: Ancien ministre et futur ex-ambassadeur cherche boulot avec appartement sur rez-de-chaussée
Mondher Sfar: Non à la réddition à la maffia de Carthage !
Luiza Toscane: Les six de Lukavica sont en grève de la faim depuis un mois 
ONU: Quatrième édition du Forum sur l'internet en Egypte
C.R.L.D.H. Tunisie
اللجنة من أجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
Membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme
21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34
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LES PRISONNIERS DU BASSIN MINIER GAFSA-REDEYEF LIBÉRÉS

La résistance des détenus, des femmes et des familles, la solidarité et la mobilisation nationale et internationale ont eu raison de l’arbitraire

C’est avec joie et satisfaction que le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) vient d’apprendre la libération de tous les prisonniers du bassin minier de Redeyef-Gafsa en vertu d’une grâce présidentielle non amnistiante.
Cette libération est l’heureux aboutissement d’une forte solidarité et mobilisation ininterrompue, nationale et internationale, en faveur des personnes emprisonnées depuis le mois de juin 2008 à la suite du soulèvement qu’a connu la région durant tout le premier semestre 2008.
Le CRLDHT se réjouit d’autant plus que les condamnations (avec leur cortège de peines extrêmement lourdes) prononcées à l’encontre des animateurs du mouvement social du bassin minier de Gafsa/Redayef, l’ont été à la suite de procès des plus inéquitables au cours desquels les avocats de la défense ont clairement démontré l’irrégularité de la procédure, le recours systématique à la torture, le non-fondé des accusations, etc.
Cette libération vient mettre un terme à une longue souffrance collective, non seulement celle des détenus et de leurs familles, mais aussi celle de toute une ville (Redayef) endeuillée depuis que les leurs ont été éparpillés dans différentes prisons tunisiennes, où ils n’ont eu de cesse de subir des traitements inhumains et dégradants…
Cependant, nous ne serons vraiment en mesure de nous réjouir que si les poursuites à l’encontre, notamment, de Fahem BOUKEDDOUS et Mohieddine CHERBIB (membre fondateur du CRLDHT et Président de la FTCR-Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives), tous deux condamnés « par contumace », sont définitivement abandonnées !
Le CRLDHT exprime ses vives et chaleureuse félicitations à Adnane, Bachir, et leurs anciens codétenus ainsi qu’à toutes les familles, pour cette liberté recouvrée, tout en exigeant des autorités leur rétablissement dans tous leurs droits civils et politiques et leur réintégration immédiate dans le travail.
Le CRLDHT exige, en outre, l’indemnisation de toutes les personnes libérées pour avoir été détenues arbitrairement, dans des conditions inhumaines, pendant plus d’un an.
Le CRLDHT demande instamment aux autorités d’enquêter sans délai (via une commission « Vérité », indépendante et impartiale) sur les abus d’autorité, sur les décès de Hafnaoui MAGHZAOUI, de Hichem BENJEDDOU et d’Abdelkhalek AMAIDI, sur la torture et autres traitements inhumains ou dégradants, commis par la machine policière de l’État et ses fonctionnaires.
Il rappelle, d’autre part, que les graves problèmes socio-économiques, environnementaux, et politiques, ne peuvent en aucun cas être résolus par une répression croissante ; qu’il est grand temps que les autorités comprennent qu’en dehors des solutions politiques, il n’existe pas de réelle alternative à la situation de blocage désastreux que connait notre pays. Le premier pas véritable, dans ce sens, serait (on ne le répètera jamais assez) la promulgation d’une loi d’amnistie générale, qui verrait tous les prisonniers politiques et d’opinion (notamment Dr CHOUROU, Tawfik BEN BRIK, Zouhir MAKHLOUF), recouvrir pleinement leur liberté citoyenne.
Le CRLDHT rend un hommage au combat courageux et pacifique des détenus, à la résistance de leurs familles, notamment les femmes, épouses et mères…ainsi qu’à l’engagement actif et permanent des avocats et des syndicalistes à leurs cotés.
Enfin, le CRLDHT, tient à féliciter toutes les personnes, associations et organisations nationales (à la tête desquelles le Comité national de soutien aux populations du bassin minier) et internationales de défense des droits de l’homme, partis politiques, organisations syndicales, députés français, européens… qui ont pris activement part à la campagne nationale et internationale de solidarité avec les détenus de Redayef /Gafsa, et leur demande de redoubler de vigilance à l’égard du traitement qui sera réservé aux personnes libérées.
Paris, le 5 novembre 2009.

Reporters sans frontières:
Non-assistance aux journalistes en danger !

Reporters sans frontières a exprimé, le 5 novembre 2009, lors d’une conférence de presse dans ses locaux à Paris, sa solidarité avec les journalistes et les militants des droits de l’homme tunisiens qui subissent, depuis la réélection de Zine el-Abidine Ben Ali le 25 octobre dernier, une nouvelle vague de violence et de répression.

Jean-François Julliard, secrétaire général de l’organisation, a exprimé sa « vive inquiétude suite à la dégradation depuis dix jours de la situation de la liberté d’expression en Tunisie ». Il s’est déclaré « scandalisé par le peu de réaction et le manque de soutien de la France », au regard de ce qui se passe en Tunisie aujourd’hui. Il a répondu à Eric Raoult, ancien ministre et député UMP de Seine Saint-Denis et membre du groupe parlementaire d’amitié franco-tunisienne, qui avait critiqué l’ingérence de Reporters sans frontières dans les affaires tunisiennes, déclarant : « Il est choquant qu’aujourd’hui un homme politique français de premier plan affiche un soutien sans nuances à la politique de M. Ben Ali sans avoir un mot de compassion à l’égard des militants démocrates harcelés. Que M. Raoult n’ait pas envie de défendre les journalistes tunisiens, c’est son problème, mais qu’il ne nous reproche pas de le faire. »

Hedi Zoghlami, frère aîné de Taoufik Ben Brik, qui s’exprimait pour la première fois sur cette question, a dit son inquiétude. « J’ai peur pour la santé de mon frère, pour sa vie. Taoufik a été opéré il y a quatre ans des reins, il est malade, il est en danger de mort. Avant son arrestation, il avait écrit “ils veulent ma peau“. Aujourd’hui, en l’incarcérant, ils veulent en faire un exemple. Cela fait des années qu’il écrit, et c’est la première fois qu’on l’incarcère. J’en appelle à toutes les consciences d’ici et d’ailleurs pour se mobiliser. »

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, est intervenue pour dénoncer le silence des autorités françaises : « La prudence de la classe politique, même de gauche, me peine. La meilleure réponse face à un Etat policier est d’en parler (…). Il faut forcer nos dirigeants politiques, notamment le président de la République, à faire un pas. (…) En Tunisie, on a fait plus que dépasser les bornes ».

Jean-François Julliard a lancé un appel à l’Union européenne, exhortant la Commission européenne à ne pas signer le statut d’accord avancé de la Tunisie au cours du printemps 2010, tant que la Tunisie ne se sera pas engagée fermement dans la voie du respect des droits de l’homme.

Le frère de Taoufik Ben Brik, l’avocat Jalel Zoghlami, a été empêché de prendre son avion le 4 novembre, alors qu’il avait obtenu un visa pour assister à cette conférence. On lui a déclaré que « son passeport n’était pas lisible sur l’ordinateur ».

Au cours de la conférence de presse, a été projetée la vidéo du journaliste à la chaîne Hiwar Ettounsi, Fahem Boukadous. Ce journaliste vit en clandestinité depuis sa condamnation à six ans de prison, en décembre 2008, pour “constitution d’une association criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et à leurs biens”, suite à la couverture médiatique des manifestations populaires dans la région minière de Gafsa. Une équipe de Reporters sans frontières a pu le rencontrer. .

 En Tunisie, le harcèlement des journalistes par le gouvernement se poursuit

New York, le 4 novembre 2009—Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) est indigné par le fait que la police tunisienne ait déshabillé et maltraité le journaliste Taoufik Ben Brik, un collaborateur notoire de journaux français et l'un des principaux critiques du président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali, lors de son arrestation le 29 octobre dernier. Le CPJ exhorte M. Ben Ali à ordonner la libération immédiate de M. Ben Brik et à mettre fin à la campagne intense d'intimidation et d’agressions contre les journalistes contestataires, ainsi qu’à la censure.
M. Ben Brik doit comparaître devant le tribunal le 19 novembre courant pour « atteinte aux biens d’autrui, atteinte aux bonnes mœurs, diffamation et outrage », a déclaré un de ses avocats au CPJ. En vertu du code pénal tunisien, ces accusations sont passibles de peines pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison.
Son arrestation est intervenue quelques jours après que le président Ben Ali a menacé le 24 octobre dernier, à la veille de sa réélection pour un cinquième mandat, de poursuivre une « infime minorité » de Tunisiens pour avoir coopéré avec des journalistes étrangers afin de jeter le doute sur les résultats des élections présidentielle et législative avant leur proclamation. Depuis lors, les agressions contre les journalistes contestataires par des policiers en civil et les campagnes d'intimidation, notamment par des fonctionnaires de haut rang se sont intensifiées.

Les avocats de M. Ben Brik ont déclaré au CPJ que ce journaliste a été maltraité, insulté et complètement déshabillé au poste de police avant d'être emmené en prison. Sa femme, Azza Zarrad, a exprimé sa profonde préoccupation quant à l'impact de l'incarcération de son mari sur ses « graves problèmes de santé » et a déclaré au CPJ qu'elle estimait que cela faisait « partie d'une campagne de vengeance en vue d’humilier et de punir ceux qui sont critiques à l’égard du président Ben Ali ».
Cinq des avocats de M. Ben Brik se sont vus empêchés de lui rendre visite mardi dernier à la prison d’Al-Mornaguia, dans la banlieue sud de Tunis. « C'est une violation flagrante du droit tunisien », Ayachi Hammami, un des avocats, a déclaré au CPJ.

Le même jour, le tribunal de première instance de Grombalia, près de 30 miles (48 kilomètres) au sud de Tunis, a reporté jusqu’au 24 novembre l’audience du procès contre Zuhair Makhlouf, un militant politique et collaborateur d’Assabil Online, un site Web d’information tunisien, pour « atteinte à autrui à travers le réseau public des télécommunications ». M. Makhlouf a été arrêté le 20 octobre dernier . Il avait pris des photos et publié un article sur la pollution dans les zones industrielles de Nabeul, selon une déclaration des organisations locales des droits de l'homme. Tout comme M. Ben Brik, M. Makhlouf est actuellement détenu à la prison d’Al-Mornaguia. En vertu du code des télécommunications de la Tunisie, il pourrait être condamné jusqu'à un an d’emprisonnement.

« Nous sommes indignés par le traitement de notre collègue Taoufik Ben Brik », a déclaré le coordinateur du Programme Moyen-Orient et Afrique du Nord du CPJ, Mohamed Abdel Dayem. «Nous demandons au président Ben Ali de veiller à sa libération ainsi qu’à celle de Zuhair Makhlouf, et de mettre un terme à cette agression dégradante contre le journalisme indépendant », a-t-il martelé.

Par ailleurs, des avocats ont dit au CPJ que Sihem Bensedrine, l'une des plus éminentes journalistes et défenseurs des droits humains du pays, s’est vue arbitrairement empêchée d'entrer dans le tribunal de Grombalia, et qu’elle a été bastonnée et insultée par des policiers en civil. Mme Bensedrine a été brutalisée à maintes reprises et empêchée d'accéder à des lieux publics au cours des dernières semaines, selon des recherches du CPJ.

Le 28 octobre dernier, Slim Boukdhir, un journaliste emprisonné en 2007 qui a souvent été agressé pour avoir critiqué le régime autocratique du président Ben Ali et l'influence croissante de son épouse et sa belle-famille sur la politique et l’économie du pays, a été enlevé près de son domicile à Tunis par quatre hommes qui l’ont forcé à monter à bord un véhicule, l’ont bastonné, déshabillé et dépouillé de son porte-monnaie et de son téléphone portable. M. Boukhdhir a dit au CPJ que ses ravisseurs l'ont ensuite abandonné, couvert de bleus, dans le plus grand parc de la capitale, le Belvédère. Il a ajouté que cette agression s'est produite près de deux heures après qu’il a accordé une interview à la BBC au sujet de la réélection de M. Ben Ali et d’un nouveau livre critique écrit par deux journalistes français sur la femme du président tunisien. Il faut rappeler que M. Boukkhdhir a été enlevé en septembre 2008 après avoir écrit au sujet de la visite de l’ancienne Secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, à Tunis et des remarques critiques de cette dernière sur la dégradation des droits humains en Tunisie.
 
En outre, Lotfi Hajji, correspondant d’Al-Jazeera, a été agressé verbalement à son arrivée à l'aéroport international de Tunis Carthage en provenance du Qatar la semaine dernière, avant qu’il ne se rende à Beyrouth, par des policiers en civil qui lui ont averti que «parler de la Tunisie » pourrait entraîner des conséquences dangereuses, a-t-il déclaré au CPJ. D'autres journalistes ont été récemment victimes de harcèlement ou d'agressions, tels que Lotfi Hidouri et Mouldi Zouabi de Kalima, Ismail Dbara de Radio Netherlands et du site Web Elaph, ainsi que Neji Bghouri et Zied el Heni du Bureau directeur renversé du Syndicat national des journalistes de Tunisie, ont dit au CPJ des avocats et des journalistes.

Il convient de souligner que les restrictions contre les journaux de l'opposition ont également augmenté. Les autorités tunisiennes ont empêché la distribution du numéro du 31 octobre dernier de l'hebdomadaire Attariq al-Jadid du mouvement d’opposition, Attajdid, selon une déclaration publiée par ce parti.
Communiqué de l'Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques de Tunis
 
Dans la matinée du 17 octobre, des familles de prisonniers victimes de la loi du 10 décembre 2003, nommée loi antiterroriste, se sont rassemblées devant la porte de la prison de Borj Er Roumi pour exiger que le directeur de la prison, Makram Ben Ammar, les informe de la situation des leurs après qu’ils aient été interdits de parloir. Le directeur leur avait promis qu’ils pourraient leur rendre visite puis était revenu sur sa promesse, ce qui avait ravivé les angoisses des familles et les a poussées à se rassembler pour exiger de connaître la vérité. Elles ont déposé des plaintes par le numéro de téléphone de la Présidence : 71 742911
Une douzaine de prisonniers victimes de la loi dite antiterroriste avaient commencé une grève de la faim le 5 octobre 2009 pour protester contre la négligence dont faisaient l’objet leurs revendications
-leur libération (nombre d’entre eux passent de longues périodes en préventive)
- l’amélioration de leurs conditions de détention (surpopulation, fumée, lits, visites)
- que soit pris en compte leur état de santé (maladies cutanées non soignées)
- ils sont visés par des traitements spécifiques et des punitions extrêmes (violences, isolement, privation de lit après la sanction)
Certains de ces prisonniers ont été privés de visites depuis qu’ils ont fait la grève de la faim :
1) Mohammed Ben Ali Atoui, a effectué 2 ans et 8 mois sur les 3 ans auxquels il a été condamné. Il est atteint de gale, qui a été négligée. Il n’a pas vu de médecin et il souffre de convulsions, d’incapacité à se concentrer, et il a été privé dans la dernière période de visite directe)
2) Kaïs Ben Mohammed Khiari, il a effectué 2 ans et 8 mois sur les 4 ans auxquels il a été condamné
3) Ramzi Ben Abdelmajid Ben Saïd, il a effectué 4 ans et 4 mois sur les 5 ans auxquels il a été condamné
4) Mohammed Trabelsi (l’association ne dispose d’aucune information sur lui)
5) Hosni Ben Abdelmajid Yafreni : il a effectué 4 ans sur les 7 auxquels il a été condamné. (il a bu du shampoing lorsque s’est intensifié le harcèlement de l’administration et de ses agents et l’administration a dû le transporter aux urgences de l’hôpital de Bizerte, cf. Le communiqué de l’association du 9 octobre)
6) Karim Ben Mustapha Ayari, il a effectué 3 ans et 5 mois sur les 7 années d’emprisonnement auxquelles il a été condamné (il a besoin d’une intervention chirurgicale)
7) Maher Ben Salem Beziouche, il a effectué 4 ans et 3 mois sur les 4 ans et 5 mois aux quels il a été condamné.
8)Slim Ben Mohammed Habib, Il a déjà effectué 4 ans et 5 mois sur les 7 ans auxquels il a été condamné.
9) Mohammed Belhajj Ali Ben Mohammed, a effectué 2 ans et 8 mois des 4 ans auxquels il a été condamné (déchirure des tendons au niveau du genou)
10) Ghaith Ben Ahmed Ghazouani, a effectué 4 ans et 3 mois des 4 ans et 5 mois auxquels il a été condamné (son état de santé est dégradé, d’après sa mère qui lui a rendu visite la dernière fois le 15 octobre : il marchait le dos courbé et se tenait le ventre)
 (Source : le blog « Pour un monde sans torture » de l’ACAT du Havre, le 18 octobre 2009)
Lien : http://pourunmondesanstorture.over-blog.com/
 

Communiqué de Presse du groupe Verts au Conseil de Paris du 05 novembre 2009
Respect des libertés publiques en Tunisie

En soutien aux récentes déclarations de M. Bertrand Delanoë, Maire de Paris, les éluEs Verts au Conseil de Paris renouvellent leur ferme condamnation de tous les agissements contraires aux droits de l’Homme et aux libertés publiques en Tunisie et rappellent l’attachement des Parisiennes et des Parisiens à ces principes démocratiques fondamentaux.
 
Les élections législatives et présidentielles qui viennent de se tenir dans ce pays ont illustré dramatiquement  la situation alarmante de ce pays en matière de liberté et de démocratie.
 
Qu’il s’agisse de travailleurs en grève dans les mines de Gafsa, de journalistes comme Taoufik Ben Brik, Slim Boukdhir ou Zouhaier Makhlouf, tous sont victimes d’une répression d’Etat qui interdit la liberté d’expression, au mépris des termes de l’Accord d’association Union européenne / Tunisie.
 
Les éluEs Verts au Conseil de Paris demande à la France, par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères, d’intervenir rapidement et fermement pour que les droits de l’Homme et les libertés publiques soient enfin respectés en Tunisie.
 
Contact Presse :
Anne de Blic
Chargée de mission
Groupe des Verts au Conseil de Paris
01 42 76 58 47

Communiqué sur la situation en Tunisie
 
3 novembre 2009
Ces derniers temps, les organisations de défense des Droits de l’Homme en Tunisie constatent la multiplication d’actes de vexation, d’intimidation, voire de violence à l’encontre de militants politiques ou personnalités de la société civile, notamment des journalistes.

Je m’inquiète de cette dérive préoccupante et j’appelle au respect strict des Droits de l’Homme en Tunisie.

Le lien étroit entre la Tunisie et l’Europe justifie, plus que jamais, la consolidation d’un état de droit, voulu par le peuple tunisien, et garant de la libre expression de toutes les opinions.
Bertrand Delanoe

Tunisie: libération des dirigeants du mouvement social de Gafsa
AFP / 05 novembre 2009 13h57
TUNIS - Un groupe de syndicalistes tunisiens de la région minière de Gafsa (sud-ouest), a été libéré dans le cadre d'une grâce présidentielle, après plusieurs mois de prison, a-t-on appris jeudi auprès de la centrale syndicale.
"Les détenus du bassin minier ont été libérés à la suite d'une grâce présidentielle", a indiqué à l'AFP Ali Romdhane, dirigeant de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT, centrale unique).
Parmi les prisonniers élargis figure Adnane Hajji, porte-parole du mouvement de protestation sociale de Gafsa.
Des associations de défense des droits de l'Homme avaient annoncé la libération attendue dans le cadre de la célébration samedi prochain du 22ème anniversaire de l'accession au pouvoir du président Zine El Abidine Ben Ali.
Cette libération avait été réclamée par des dirigeants de l'opposition, dont Ahmed Brahim, candidat à la présidentielle remportée par M. Ben Ali avec 89,62% des voix le 25 octobre dernier.
Dans un communiqué transmis à l'AFP, son parti Ettajdid (légal) s'est félicité de l'élargissement des syndicalistes tout en réclamant l'arrêt des poursuites engagées contre "certains journalistes, étudiants et défenseurs des droits de l'Homme".
La mesure de grâce et le nombre des détenus libérés devraient être confirmés de source gouvernementale.
Au moins trente-huit syndicalistes ont été condamnés en février 2009 à des peines allant de deux à huit ans de prison ferme, à la suite de manifestations qui ont secoué la région minière de Gafsa (sud-ouest) en 2008.
Le mouvement avait été déclenché par la manipulation d'un concours d'embauche à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), principal employeur de la région.
Des manifestations dénonçant la cherté de la vie, le chômage, la corruption et le népotisme avaient dégénéré en émeute matée par l'armée, après la mort par balles d'un manifestant le 6 juin 2008 à Redeyef, principale localité minière.
Les meneurs ont été arrêtés et jugés pour "manifestations portant atteinte à l'ordre public, lors desquelles des jets de pierres, des cocktails Molotov étaient lancés contre les forces de l'ordre".
Destitué de ses fonctions syndicales, le porte-parole du mouvement Adnane Hajji a été ensuite réhabilité par la centrale syndicale qui a fait de la libération de son groupe une de ses principales revendications.
Trente-quatre accusés avaient été condamnés en février et quatre autres étaient jugés par contumace, dont Mohieddine Cherbib, animateur d'un comité de soutien des habitants de Gafsa en France, et Fahem Boukaddous, correspondant de la chaîne dissidente Al-Hiwar.

Tunisie: libération des détenus du bassin minier de Gafsa

De THE ASSOCIATED PRESS (CP) – Il y a 3 heures
TUNIS — Les détenus du bassin minier de Gafsa, condamnés après les troubles sociaux qui ont secoué en 2008 cette région du sud-ouest tunisien, ont été libérés mercredi soir à la faveur d'une grâce présidentielle, a-t-on appris jeudi de sources syndicales concordantes.
Selon le président du comité des prisonniers du bassin minier, Messaoud Romdhani, il s'agit d'une soixantaine de détenus, des syndicalistes et autres manifestants interpellés après des heurts avec les forces de l'ordre survenus en juin-juillet 2008 sur fond de protestations contre le chômage, la cherté de la vie et le népotisme.
Ils avaient été condamnés en février 2009 à des peines allant de deux à huit ans de prison ferme.
Depuis, la centrale syndicale, l'union générale des travailleurs de Tunisie (UGTT) et plusieurs partis d'opposition et organisations de la société civile n'ont cessé de réclamer leur libération.
Selon le secrétaire général de l'Union régionale du travail de Gafsa, Naceur Laâjili, la plupart des détenus libérés ont déjà rejoint leurs familles.
Les dirigeants du mouvement de protestation, dont Adnane Hajji, considéré comme leur porte-parole, doivent rencontrer jeudi à la mi-journée le patron de l'UGTT, Abdessalem Jrad, qui a fait de leur libération l'une des principales revendications de la centrale.

Tunisia releases 60 prisoners from 2008 protests

Associated Press, le 5 novembre 2009 à 16h23

TUNIS, Tunisia (AP) _ Activists and unions says the Tunisian government has released dozens of prisoners accused of taking part in violent protests last year.
 Messaoud Romdhani, head of a committee supporting the prisoners, said Thursday 60 people were released on parole a day earlier. The government's move came as Tunisia marked the 22nd anniversary of President Zine El Abidine Ben Ali's
rise to power in a palace coup.
 The prisoners were arrested, tried and sentenced to prison terms ranging from two to eight years following protests in June-July 2008 in Tunisia's Gafsa mining region.
 Violent clashes broke out between protesters and police, and three demonstrators died. Demonstrators were protesting high unemployment and poor living conditions.
Associated Press

 
Tunisie: la vie du journaliste Taoufik Ben Brick en danger selon son frère
 
AFP, le 5 novembre 2009 à 15h18

PARIS , 5 nov 2009 (AFP) - Un des frères du journaliste tunisien  Taoufik Ben Brick, incarcéré depuis fin octobre à Tunis, a affirmé jeudi avoir peur pour la vie de ce dernier atteint d'une maladie chronique, et a appelé le ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand, à intervenir.
"Je pense au ministre de la Culture, il peut dire un mot, il connaît la Tunisie, il sait ce qui se passe. Là, c'est silence, on tourne ! Je vous le dis, la vie de mon frère est en danger", a déclaré Hedi Zoghlami, un des frères de Taoufik Ben Brick lors d'une conférence de presse organisée par Reporters sans frontières (RSF) à Paris.
Le journaliste tunisien, critique virulent du régime du président Zine El Abidine Ben Ali qui vient d'être réélu, a été incarcéré dans une affaire d'agression et risque jusqu'à cinq ans de prison. Selon son défenseur, Me Nejib Chebbi, "la seule explication (de son arrestation, ndlr) se trouve dans la série d'articles publiés récemment par le journaliste dans la presse française".
Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF, s'est dit "choqué par le peu de soutien apporté par les autorités françaises" à Taoufik Ben Brick et a exprimé plus généralement "l'inquiétude" de l'organisation sur la situation de la liberté de la presse en Tunisie.
La semaine dernière, le ministère français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a fait savoir que les capitales européennes discutaient de la situation du journaliste, dont le jugement est fixé au 19 novembre.
Taoufik Ben Brik est atteint du syndrome de Cushing, qui lui ôte toute immunité et nécessite la prise de médicaments à heures fixes, a indiqué son frère, ajoutant que même ses avocats ne pouvaient pas le voir.

Un frère de Taoufik Ben Brick en appelle à Mitterrand

NOUVELOBS.COM | 05.11.2009 | 16:49

"La vie de mon frère est en danger", s'alarme un des frères de Taoufik Ben Brick, le journaliste tunisien incarcéré depuis fin octobre à Tunis et atteint d'une maladie chronique. Il appelle le ministre de la Culture à "dire un mot".
Hedi Zoghlami, un des frères du journaliste tunisien Taoufik Ben Brick, incarcéré depuis fin octobre à Tunis, a affirmé jeudi 5 novembre avoir peur pour la vie de ce dernier atteint d'une maladie chronique, et a par ailleurs appelé le ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand, à intervenir.
"Je pense au ministre de la Culture, il peut dire un mot, il connaît la Tunisie, il sait ce qui se passe. Là, c'est silence, on tourne ! Je vous le dis, la vie de mon frère est en danger", a déclaré Hedi Zoghlami, un des frères de Taoufik Ben Brick lors d'une conférence de presse organisée par Reporters sans frontières (RSF) à Paris.

"Forcer les dirigeants à faire un pas", pour Duflot

Le journaliste tunisien, critique virulent du régime du président Zine El Abidine Ben Ali qui vient d'être réélu, a été incarcéré dans une affaire d'agression et risque jusqu'à cinq ans de prison. Selon son défenseur, Me Nejib Chebbi, "la seule explication (de son arrestation, ndlr) se trouve dans la série d'articles publiés récemment par le journaliste dans la presse française".
Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF, s'est dit "choqué par le peu de soutien apporté par les autorités françaises" à Taoufik Ben Brick et a exprimé plus généralement "l'inquiétude" de l'organisation sur la situation de la liberté de la presse en Tunisie.
"Je suis très sensible à la situation de tous ces journalistes", a renchéri Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, venue apporter son soutien à RSF. "Il faut qu'on puisse forcer nos dirigeants et le président de la République à faire un pas (...) on ne peut pas, sous prétexte de bonnes relations, laisser dépasser les bornes", a-t-elle ajouté.
La semaine dernière, le ministère français des Affaires étrangères a fait savoir que les capitales européennes discutaient de la situation du journaliste, dont le jugement est fixé au 19 novembre.
Taoufik Ben Brik est atteint d'une maladie chronique, le syndrome de Cushing, qui lui ôte toute immunité et nécessite la prise de médicaments à heures fixes, a encore indiqué son frère ajoutant que même ses avocats ne pouvaient pas le voir.

(Nouvelobs.com)
Tunisie: le PS juge "insupportable" le "silence" du gouvernement français

AFP | 05-11-09

Le PS a estimé jeudi "insupportable le silence du gouvernement français" face à "la violation flagrante" des droits des citoyens en Tunisie et a demandé la "libération immédiate" du journaliste Taoufik Ben Brik, incarcéré depuis fin octobre à Tunis.
"Après l'élection présidentielle tenue dans des conditions contestées par l'opposition démocratique, la situation des droits de l'Homme continue de se dégrader" en Tunisie, dénoncent les secrétaires nationaux PS Jean-Christophe Cambadélis (relations Internationales) et Pouria Amirshahi (Droits de l'Homme), dans un communiqué.
Selon eux, "l'arrestation du journaliste et écrivain Taoufik Ben Brik, qui a couvert l'élection tunisienne pour des médias français, en est un exemple".
Le Parti socialiste "demande la libération immédiate de Taoufik Ben Brik et de tous les prisonniers d'opinion" et "apporte son soutien aux démocrates et militants syndicaux et défenseurs des droits de l'Homme" dans ce pays.
Il estime "insupportable le silence du gouvernement français face à la violation flagrante des droits et des libertés des citoyens par l'autorité tunisienne".
Le journaliste tunisien, critique virulent du régime du président Zine El Abidine Ben Ali, réélu dimanche, a été incarcéré après avoir été accusé d'agression.

Droits de l'Homme : comment le maire de Paris a fâché Tunis
 
 
AFP, le 5 novembre 2009 à 07h45
Les autorités tunisiennes se sont insurgées mercredi contre des déclarations "intempestives et incongrues" du maire de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë, qui a appelé "au respect strict des droits de l'Homme en Tunisie".
Les propos de M. Delanoë ont également provoqué le retrait de cinq villes de l'Association internationale des maires francophones (Aimf), qu'il dirige.
Le maire de Paris a appelé mardi "au respect strict des droits de l'Homme en Tunisie", en pleine polémique sur l'incarcération du journaliste Taoufik Ben Brik, et s'est inquiété d'une "dérive préoccupante".
"Ces propos ne concernent nullement la Tunisie, qui ne se reconnaît pas dans sa description alarmiste et totalement erronée", ont réagi les autorités dans un communiqué transmis mercredi à l'AFP.
"Le respect des droits de l'Homme est une réalité tangible"
Estimant "bien difficile de comprendre ce qui justifie les déclarations intempestives et incongrues" du maire de Paris, les autorités tunisiennes ont évoqué un souci de "pure politique intérieure française".
"On comprend difficilement qu'il s'agisse de la Tunisie, pays que M. le maire est présumé connaître et qu'il visite régulièrement", ont-elles affirmé.
"En quelle qualité intervient-il? Se serait-il érigé en censeur ou en tuteur de la Tunisie pour s'inquiéter de la sorte?", s'insurgent-elles, assurant que "la Tunisie est un Etat de droit où le respect des droits de l'Homme est une réalité tangible".
Selon Tunis, le maire de Paris "semble être abusé par l'une des versions présentée par certains spécialistes de la manipulation médiatique à propos d'un banal fait divers (. . . )".
Déclarations "injustifiées" et "inadmissibles"
Le communiqué ne mentionne nullement le nom de Taoufik Ben Brik, critique virulent du régime, incarcéré pour agression contre une automobiliste.
Par ailleurs, les maires de Tunis et de 4 autres villes dont Bizerte (ville natale de M. Delanoë) ont qualifié d'"injustifiées" et "inadmissibles" les déclarations du maire de Paris.
Dans un communiqué, ils déclarent "désormais impossible de continuer à faire partie" de l'Aimf, association présidée par M. Delanoë et dont le maire de Tunis, Abbès Mohsen, est le secrétaire général.
 

Des nouvelles de la prison de Borj Er Roumi à Bizerte en Tunisie
 
Après 10 jours de grève de la faim, les prisonniers grévistes de la prison de Borj Er Roumi ont été transférés dans différentes prison du pays. Mohammed, lui, a été envoyé à la prison de Saouaf dans le gouvernorat de Zaghouan.
Et pour éviter que les familles ne se voient, les jours de visites sont différents pour chacun.
La famille de Mohammed doit trouver une voiture pour lui rendre visite à 150km de leur domicile.
Nous espérons que cette mesure d'éloignement ne sera que provisoire, et nous continuons d'écrire aux autorités tunisiennes pour demander la libération de Mohammed, ainsi que de tous les prisonniers d'opinion condamnés avec lui.
(Source : le blog « Pour un monde sans torture » de l’ACAT du Havre, le 3 novembre 2009)
Lien : http://pourunmondesanstorture.over-blog.com/
 

Grève de la fin à la prison de Borj Er Roumi en Tunisie
 
Nous continuons à recevoir des informations très inquiétantes suite à la grève de la faim dans la prison de Borj Er Roumi où est emprisonné Mohammed ben Mohammed pour qui nous intervenons depuis de longs mois:
"Des familles sont privées de parloir et les prisonniers en grève de la faim sont transférés de la prison de Borj Er Roumi dans d’autres prisons L’administration de la prison de Borj Er Roumi a interdit de parloir samedi 17 octobre 2009 les familles de dizaines de prisonniers d’opinion en grève de la faim après qu’il leur eût promis jeudi dernier la visite le samedi. En dépit du rassemblement de dizaines de familles devant la prison pendant plusieurs heures, l’administration ne leur a pas autorisé la visite et a ventilé les prisonniers grévistes dans plusieurs prisons du pays. Une famille a appris que son fils avait été transféré à la prison de Sers dans le gouvernorat du Kef. Des dizaines de prisonniers d’opinion poursuivent leur grève de la faim pour le quatorzième jour d’affilée pour exiger leur libération. Des familles ont menacé de mener une grève de solidarité avec les grévistes si l’administration ne répondait pas aux revendications de leurs enfants."
Maître Mohammed Nouri, président de l'association tunisienne "Liberté et équité"
(Source : le blog « Pour un monde sans torture » de l’ACAT du Havre, le 20 octobre 2009)
Lien : http://pourunmondesanstorture.over-blog.com/
Des sportifs font défection hors Tunisie après compétitions (journal)

AFP, le 5 novembre 2009 à 15h31
TUNIS, 5 nov 2009 (AFP) - Quatre sportifs ont choisi de rester au Canada alors que leur équipe participait au 10è championnat mondial de kung fu (wushu) en octobre à Toronto, a rapporté jeudi le  quotidien Assabah qui fait état par ailleurs de dizaines d'autres  défections.
Il s'agit, selon le journal, de Zied Fliti (56 kg), Abderrahman Amiri (60 kg), Mounir Elazaz (80 kg) et Sami Mastouri (90 kg).
"Le nombre de sportifs devenus migrants clandestins a atteint 130 avec la défection de quatre athlètes fin octobre au Canada", écrit le journal, en se référant à des "sources informées".
Le quotidien de langue arabe ne précise pas cependant la période pendant laquelle ces sportifs tunisiens ont choisi de rester à l'étranger.
Seule la presse évoque ces émigrations clandestines, aucun bilan officiel ne permettant de connaître les effectifs des migrants illégaux au départ de la Tunisie.

Ancien ministre et futur ex-ambassadeur cherche boulot avec appartement sur rez-de-chaussée

Slim BAGGA
Ce n'est plus un secret: l'ambassadeur de Tunisie à Paris est sur le départ. A priori, cela ne gêne personne et n'a aucune incidence sur la diplomatie tunisienne si tant est qu'il y en ait une.
Et pour cause, depuis le 7 novembre, cette diplomatie, on l'a vue militarisée pour éloigner certains Généraux de la vue de Ben Ali. On l'a vue fliquée pour surveiller les opposants et travailler dans l'ombre afin d' obtenir leur extradition de leurs pays de refuge; on l'a vue prostituée pour vendre l'image d'un dictateur et non l'image du pays qu'ils sont sensés représenter.
Dans une capitale comme Paris où jadis grâce à des bêtes politiques de Mohamed Masmoudi à Hedi Mabrouk, la Tunisie rayonnait dans le pays de Rousseau et Montesquieu, le 7 machin n'a fait que nous offrir de piètres représentants.
De l'ambassadeur à l'attaché social, les postes diplomatiques sont attribués pour régler les problèmes sociaux des représentants officiels. Au résultat de la course: on n'aura laissé aucune empreinte, aucun fait marquant qui retienne l'attention dans l'histoire de relations bilatérales entre la France et la Tunisie.
Prenons le cas de Abderraouf Najar: pas très chaud pour occuper ses fonctions à sa nomination, l'est-il pour autant maintenant qu'il est sur le départ?
Ministre de l'Education sans envergure, il ne faisait qu'appliquer les ordres venus de mafieux comme cet entretien que l'on a récemment découvert et qu'il avait eu avec le président de la Fondation Bouebdelli. Ministre sensé veillé sur la marche de l'Education, il prévint alors le patron du lycée Louis Pasteur qu'il fermerait les classes s'il ne se pliait pas à l'inscription d'une élève au niveau inadéquat.
Le ministre-futur ambassadeur apprend vite...les techniques de mise en garde suivies d'effets!!!

Entre copines...

Comme l'avait révélé "L'Audace" à l'époque des faits, Raouf Najar ne doit cette mission à Paris qu'aux très vieilles relations privilégiées entre Leila Trabelsi et Nadia Najar, dans une autre vie, à Paris.
L'ancien ambassadeur à Paris Moncer Rouissi a-t-il trop parlé à l'époque, se plaignit entre autres de ne pouvoir plus garer sa voiture dans le parking de l'ambassade mis à la disposition des véhicules de la famille royale? A-t-il refusé d'honorer une facture de 30 000 euros laissé par Leila chez Dior pour l'achat de manteaux de luxe? Qu'à cela ne tienne: il est limogé et un poste d'ambassadeur sur mesure est octroyé au couple Najar fatigué, il est vrai, de ne pas trouver où loger à Paris pour assister leur fils handicapé et qui se faisait soigner dans la capitale française.
Ce n'est pas ici le drame d'une famille qui nous importe, ce sont les pratiques malsaines dans le sillage du pouvoir qui font que l'on soit bombardé ambassadeur dans un Etat transformé en oeuvre charitable pour les copains et qui spolie les producteurs de biens et de services à travers rackets et redressements fiscaux.
Mieux que cela: la bonté incommensurable de la Nation offrira même un appartement à son Excellence avec ascenseur adéquat lorsque le rejeton quittera l'hôpital. Car l'ambassade n'est pas aménagée à cet effet. Et, pour tout dire, les appartements sont occupés par les mafieux tous les week ends et les autres jours de la semaine.
Aujourd'hui que Abderraouf Najjar s'en va, qu'est ce qui changera? On le sait déjà: RIEN!
Un autre sous fifre viendra servir Zinochet et la Pharaone Leila I. Harceler les opposants, rédiger les mêmes rapports fades et veiller sur l'immobilier mal acquis sur la côte d'Azur du couple royal et ses héritiers...
C'est ce qui s'appelle être diplomate!!!
 

 Non à la réddition à la maffia de Carthage !
 

Mondher Sfar

Un communiqué vient d'être mis sur le site de Tunisnews appelant les exilés à renoncer à leur statut de réfugiés, à se rendre auprès des consulats tunisiens et à se ranger dans la légalité du régime de Ben Ali.

Je dénonce cette initiative qui cherche à pactiser avec la maffia tunisienne au moment où elle vient de faire une démonstration de force, publique et ostentatoire, exhibant son mépris pour les moindres principes de la dignité humaine et des droits citoyens, au point de pousser ses plus grands soutiens comme Bertrand Delanoé à prendre leurs distances vis-à-vis d'un régime longtemps détesté et rejeté par dix millions de Tunisiens.

Je mets en garde mes compatriotes sur les graves conséquences de la renonciation à leur statut de réfugiés, statut qui est un droit légitime de protection contre la torture et toutes autres formes d'atteinte à la dignité humaine qui sont massivement pratiquées par le régime du général Ben Ali, et qui viennent de connaître une grave recrudescence.

En outre, renoncer à son statut de réfugié, ne nuit pas seulement à la protection des réfugiés, mais aussi au droit de protection de tous ceux qui ont des demandes en cours ou futures, car ce geste de renonciation pourrait être interprété par les organes habilités à juger des demandes d'asile comme la preuve d'un allégement de la dangerosité du régime tunisien, et de moindre risque de torture en Tunisie, ce qui est évidemment totalement faux. On imagine aisément que ce serait là un prétexte inespéré pour la France, par exemple, pour une application encore plus restrictive du droit d'asile pour les Tunisiens qui sont sous examen ou futurs requérants. Ce serait ruiner les efforts des ONG partout dans le monde qui oeuvrent pour le droit d'asile des Tunisiens, droits mis à mal par notamment par une Europe réactionnaire en matière des droits humains y compris pour ses propres citoyens.

Plus inquiétant encore, l'appel à l'opposition à se rendre armes et bagages à la dictature, ne peut être perçu par le régime que comme un signe de faiblesse de l'opposition et ne peut par conséquent que l'inciter à reboubler sa répression non seulement contre les opposants mais aussi contre le peuple tunisien d'une façon générale.

Nous avons tous une grande responsabilité historique face à un régime criminel et maffieux : c'est d'oeuvre ensemble pour le mettre hors d'état de nuire. Pour cela la Tunisie a plus que jamais besoin de tous ceux qui ont choisi - ou qui se trouvent- en exil. Il leur incombe d'être eux aux avant-postes dans le combat et la lutte contre les bourreaux et tortionnaires de notre peuple pris en ôtage par une poignée d'aventuriers sans foi ni loi.


 

A bas la dictature, à bas la maffia de Carthage, et vive la lutte jusqu'à la libération de la Tunisie de ses despotes oppresseurs et criminels.
 

Paris, le 5 novembre 2009

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Les six de Lukavica sont en grève de la faim depuis un mois 

Le 4 octobre dernier, six ex-Bosniaques placés au centre de rétention de Lukavica annonçaient au monde qu'ils commençaient une grève de la faim. Isolés dans le centre, où selon Nudzejma Softic *, la fille de l'un d'entre eux, les conditions faites à leurs familles pour leur rendre visite se sont brutalement durcies, ils continuent leur grève pour préserver leur droit à vivre en famille dans leur pays d'élection, la Bosnie, et ne pas être renvoyés dans des contrées où ils seraient soumis à la torture et l'emprisonnement :

 Le 6 octobre 2008, Imad El Houssine, un Bosniaque d’origine syrienne, était placé au centre de rétention pour étrangers de Lukavica, dans l’attente de son renvoi en Syrie. Le 6 octobre 2009, il est toujours au centre, déchu officiellement de sa nationalité bosniaque, confirmé dans le rejet de sa demande d’asile et de titre de séjour. A la suite de sa plainte au niveau de la CEDH, différentes juridictions bosniaques se sont renvoyées la balle, dans une interminable partie de ping-pong dont on imagine mal le dénouement.
Au cours de l’année 2009, il a été rejoint par cinq compagnons d’infortune : le 10 février : Omar Frendi, un ex Bosniaque d’origine algérienne, le 24 avril : Amar Al Hanchi, un ex Bosniaque d’origine tunisienne, le 4 mai : Zeyad Algertani, un ex Bosniaque d’origine irakienne, le 5 mai : Aïssa Benkhira, un ex-Bosniaque d’origine algérienne et le 23 juin : Fadhil Saaied Awad Al-Hamdani, un ex-Bosniaque d‘origine irakienne.

Deux d’entre eux sont venus en Yougoslavie, -c’est le cas de Fadhil el Hamdani et Imad El Houssine-, pour y suivre leurs études. Les autres sont arrivés plus tard en Bosnie, pour des prêter main forte aux musulmans bosniaques.
Tous sont mariés à des ressortissantes bosniaques et ont des enfants bosniaques. En application de la nouvelle loi sur la nationalité, cette dernière leur a été retirée et ils n’ont pas eu droit au séjour au Bosnie, l’argumentaire des autorités de ce pays reposant en dernière analyse sur l’invocation d’une menace pour la sécurité du pays.
Bien évidemment, la raison en question repose sur des éléments ou des preuves que ni les intéressés ni leurs avocats n’ont été autorisés à connaître. C’est en vertu d’un décret régalien, qui les prive de toute défense, qu’ils sont aujourd’hui retenus, retenus et non incarcérés, car l’incarcération suppose passage devant la justice, accès au dossier, droit de se défendre et prononcé d’une peine limitée dans le temps ainsi que et des droits pour le prisonnier. La rétention au centre pour étrangers de Lukavica est une peine non prononcée par une juridiction, indéfinie, donc illimitée ? Guantanamo en Bosnie ?
Les retenus n’ont pas accès aux droits réservés à des prisonniers et vivent de plus dans l’angoisse d’un renvoi vers leurs pays d’origine, pays où ils seraient torturés et emprisonnés, dans la crainte d’une séparation définitive d’avec leurs épouses et enfants.
Les six de Lukavica et les familles qu’ils ont fondées en Bosnie espèrent pouvoir compter sur le soutien des défenseurs des droits de l’Homme.
Luiza Toscane
*http://www.ensarije.com/index.php?id=1130&watch_news=596

ONU: Quatrième édition du Forum sur l'internet en Egypte

ATS, le 5 novembre 2009 à 10h33
Genève (ats) Le quatrième Forum de l'ONU sur l'Internet se tiendra du 15 au 18 novembre à Charm el-Cheikh, en Egypte. Plus de mille participants d'une centaine de pays sont attendus, a indiqué jeudi à Genève le coordonnateur du Forum, le Suisse Markus Kummer.
A Charm el-Cheikh, les représentants de gouvernements, du secteur privé, de la société civile et des médias discuteront notamment des moyens d'améliorer l'accès de tous à Internet, de promouvoir la diversité culturelle, des questions de sécurité et de lutte contre la cybercriminalité.
La réunion se penchera sur "la question émergente des réseaux sociaux" sur l'Internet, en forte croissance ces dernières années, a précisé Markus Kummer.
Médias sociaux
"Avec le développement des médias sociaux, des questions de gouvernance continuent d'émerger", affirment les responsables du Forum. Il s'agit en particulier de la nécessité d'adopter de nouvelles approches en matière de confidentialité et de protection des données, des règles devant s'appliquer aux contenus et au droit d'auteur et des questions de liberté d'expression et de contenus illicites.
Le ministre égyptien des communications et des technologies de l'information Tarek Kamel présidera la réunion, dont le thème est cette année "Gouvernance de l'Internet: créer des opportunités pour tous".
Créé par le sommet de Tunis sur la société de l'information en 2005, le Forum est un espace de dialogue, mais ne prend aucune décision. Il a un mandat de cinq ans, au terme duquel il doit transmettre des recommandations.

(Source : www.romandie.com (Suisse), le 5 novembre 2009)

 

 

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