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TUNISNEWS
8 ème année, N° 3088 du 05.11.2008
 archives : www.tunisnews.net  

 

AP: Tunisie: libération du dernier groupe des islamistes d'Ennahdha
AP: Un des dix otages enlevés au Cameroun tué, selon les ravisseurs
AFP: Un otage blessé lors d'une attaque de l'armée nigériane sur les ravisseurs (journaliste camerounais)
AFP: Ex-otages autrichiens au Sahara: "du pain et de l'eau pendant cinq mois"
Luiza Toscane: Abdellatif Bouhjila poursuit son combat
AFP: Ben Ali félicite le président américain Barack Obama
AFP: Obama fait naître des espoirs chez certains Arabes du Golfe
ElKhadra: Novembre 87 – Novembre 2008... BILAN D'une déroute
Reuters: Compromis au sein de l'Union pour la Méditerranée
Le Monde: Un forum inédit réunit dignitaires catholiques et musulmans au Vatican

Le site provisoire de KALIMA:
http://kal.mediaturtle.com


Tunisie: libération du dernier groupe des islamistes d'Ennahdha

Associated Press, le 5 novembre 2008 à 13h04
TUNIS (AP) -- Condamnés au début des années 1990 à de lourdes peines de prison, 21 dirigeants et militants du mouvement islamiste tunisien Ennahdha (interdit) ont été graciés et libérés à l'occasion du 21e anniversaire du "Changement" du 7 novembre, marquant l'arrivée au pouvoir du président Zine El Abidine Ben Ali, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Lire la suite l'article

La même source a précisé à l'Associated Press qu'il s'agissait du dernier groupe de membres d'Ennahdha encore en détention. Ils ont bénéficié d'une "libération conditionnelle". Plusieurs d'entre eux avaient été condamnés à la prison à perpétuité pour "la commission d'actes de violences et agressions". Parmi eux figurait notamment l'ancien président du mouvement, Sadok Chourou.
Lors d'un retentissant procès en 1992, plus d'un millier d'activistes de ce mouvement avaient été jugés pour tentative de changement du régime par la violence. Le nombre des prisonniers s'est réduit progressivement au cours des dix dernières années du fait de mesures de grâce, de libération conditionnelle ou parce qu'ils avaient purgé leur peine. AP
Associated Press
Un des dix otages enlevés au Cameroun tué, selon les ravisseurs

The Associated Press mercredi 5 nov, 11 h 53
YAOUNDE - Un des dix otages enlevés la semaine dernière au large des côtes camerounaises a été tué lors d'une tentative de libération menée par les forces de sécurité nigérianes, a affirmé mercredi le commandant Ebi Dari, chef du Conseil de sécurité et de défense du Delta du Niger, la milice qui a revendiqué le rapt.
Cette information n'a pas été confirmée dans l'immédiat de source indépendante. Un otage a été tué lors d'un échange de tirs entre mes gens et les marines nigérians", a simplement déclaré Ebi Dari, sans fournir de plus amples précisions, notamment sur la nationalité de cet otage.
Les hommes armés qui ont enlevé dix membres d'équipage d'un bateau de l'entreprise Bourbon, au large de la péninsule de Bakassi (Cameroun) avaient affirmé le 1er novembre qu'ils ne menaçaient plus de tuer les otages, mais qu'ils les retiendraient prisonniers jusqu'à ce que le gouvernement camerounais accède à leurs demandes de pourparlers.
Ebi Dari avait déclaré samedi que les otages (six Français, deux Camerounais, un Sénégalais et un Tunisien) étaient en bonne santé". Le 31 octobre, le Conseil de sécurité et de défense du Delta du Niger avait revendiqué l'enlèvement des dix personnes, affirmant avoir agi avec une autre milice. Ebi Dari avait alors brandi la menace de tuer les otages si les revendications des miliciens, notamment en matière d'autonomie du Bakassi, n'étaient pas entendues.
Associated Press
Un otage blessé lors d'une attaque de l'armée nigériane sur les ravisseurs (journaliste camerounais)

 AFP 05.11.08 | 17h47

Un des dix otages, dont 7 Français enlevés le 31 octobre dans la région de Bakassi, a été "légèrement blessé" dans une attaque tôt dans la matinée de mercredi "par des éléments de la Marine nigériane", a affirmé le chef des rebelles à un journaliste camerounais du journal Le Jour.
Le Nigeria a toutefois "catégoriquement démenti une quelconque opération" de tentative de sauvetage des otages. 
 
"Des éléments de la Marine nigériane ont lancé une attaque tôt ce (mercredi) matin pour tenter de libérer les otages. Un d'eux a été légèrement blessé", a affirmé au journaliste Denis Nkwebo, le général Basuo, chef du Niger Delta Defense And Security Council (NDDSC) auquel appartiennent les ravisseurs, les Bakassi Freedom Fighters (BBF).
Le général a précisé que l'attaque avait duré "une trentaine de minutes" et que sans cette "provocation, il ne serait rien arrivé" aux otages, selon les propos que Denis Nkwebo, spécialiste du sujet, a rapportés à l'AFP.
Le général a précisé qu'il n'avait "rien contre les otages" et que ceux-ci étaient "bien traités". Selon lui, les BFF n'ont subi aucune perte au cours de l'attaque.
Le général a indiqué au journaliste camerounais que les BFF et le NDDSC ne feraient plus de déclarations aux "médias occidentaux". Les BFF, qui avaient parlé à plusieurs reprises à l'AFP ainsi qu'à d'autres médias, n'ont plus répondu aux appels téléphoniques de l'AFP depuis 36 heures.
Dix personnes - 6 Français, un Franco-Sénégalais, un Tunisien et deux Camerounais - ont été enlevées par les BFF dans la nuit du 30 au 31 octobre au large de la péninsule de Bakassi alors qu'elles se trouvaient à bord d'un navire français travaillant dans le secteur pétrolier.
Selon des sources concordantes, les otages sont détenus sur le territoire nigérian, près de la frontière camerounaise.
Le gouvernement camerounais observait un mutisme presque total depuis un communiqué diffusé le 31 octobre, et dans lequel il assurait "mettre tout en oeuvre" pour leur libération.
La compagnie Bourbon, pour laquelle travaillent les otages, a pu entrer en contact mardi avec deux d'entre eux. Ceux-ci avaient alors assuré être "bien traités" et être "en bonne santé", selon la compagnie.
Le groupe des BFF a revendiqué l'enlèvement, et a indiqué lundi être prêt à garder les otages jusqu'à l'ouverture de négociations avec Yaoundé.
La péninsule de Bakassi, dont les eaux sont potentiellement riches en pétrole et gaz, est une région de mangrove instable dans le delta du fleuve Niger où de nombreux groupes armés sont actifs. Elle a été rétrocédée au Cameroun par le Nigeria le 14 août après quinze ans d'un différend frontalier. Les BFF estiment que cette rétrocession s'est faite sans consulter les populations.

Ex-otages autrichiens au Sahara: "du pain et de l'eau pendant cinq mois"
 

SALZBOURG (AFP) - Les deux ex-otages autrichiens au Sahara n'ont eu que du pain et de l'eau pour s'alimenter pendant cinq des huit mois de leur détention, ont-ils raconté mercredi lors d'une conférence de presse à Salzbourg et dans un entretien à la télévision publique ORF.
"Pendant cinq mois, nous n'avons eu que du pain et de l'eau. Alors qu'au début, quand tout le monde pensait que la situation n'allait pas durer, nous avions trois repas par jour avec de la viande, des pâtes, du riz", s'est souvenu Wolfgang Ebner, 51 ans, amaigri par l'épreuve qui a pris fin vendredi dernier avec leur libération au Mali.

Sa compagne Andrea Kloiber, plus réservée, a décrit les conditions de vie éprouvantes dans le désert et son "isolation" au sein du groupe en raison de son statut de femme non-mariée.

"Il ne faut surtout pas compter les jours dans ce genre de situation", a conseillé Wolfgang Ebner. Andrea Kloiber, 44 ans, a tenu, elle, un journal pendant les 252 jours de captivité.

Les deux Salzbourgeois, deux randonneurs du désert, avaient été enlevés fin février en Tunisie. Une opération revendiquée par la branche d'Al-Qaïda au Maghreb.

Chaque soir, les ex-otages recevaient un cours de Coran et sur la société islamique. "On l'a fait pour passer le temps, mais je ne suis pas intéressé par la religion", a précisé Wolfgang Ebner, en précisant qu'ils pouvaient communiquer en anglais avec quelques ravisseurs, en espagnol avec d'autres ou du moins comprendre un peu de français et d'arabe.

Il a confirmé que dans le groupe de ravisseurs qui se relayaient pour les surveiller, comprenant notamment de jeunes Nigérians et des Sahraouis, figurait un des preneurs d'otages d'un groupe de touristes allemands et autrichiens en 2003 au Sahara. Il a d'ailleurs passé un message de sympathie de ce ravisseur à un ex-otage de ce groupe.

 
La solidarité est au rendez-vous
(la police aussi)
Abdellatif Bouhjila poursuit son combat

 2 octobre-2novembre : un mois, et aujourd’hui 5 novembre, un mois et trois jours qu’Abdellatif Bouhjila est en grève de la faim pour ses droits élémentaires : à la santé et à la circulation, en termes plus concrets à pouvoir consulter à l’hôpital et avoir droit à un passeport, ce qui lui est refusé depuis exactement un an à savoir depuis sa sortie de prison.
Abdellatif Bouhjila est en grève de la faim à son domicile de Mégrine Chaker, entouré de sa famille, suivi par un médecin, dont le dernier communiqué était alarmant : perte de poids, tension irrégulière, malaises… Abdellatif Bouhjila avait envoyé le 30 octobre des courriers au ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, au ministre de l’Intérieur et du développement local ainsi qu’au ministre de la Santé, rappelant qu’il était en grève de la faim pour son droit à un passeport et à des soins. Et pourtant les autorités campent dans leur mutisme. Partant de ce constat, l’ACAT-France s’est adressée au ministre de la Justice et des droits de l’Homme, au ministère de la Santé et à l’Ambassade de Tunisie en France.
La solidarité s’est élargie ces dernières semaines : il a reçu des soutiens à son domicile, des appels venant de différents pays du monde. Mardi 4 novembre, trente militants de la société civile ont observé un jeûne de solidarité et ils ont voulu se rendre au chevet du gréviste. Personne n’a pu rentrer. La police avait bouclé le quartier, les rues adjacentes et pour entrer, il fallait présenter une pièce d’identité. Mais l’écho de cette grève a débordé de loin le quartier et le pays : des communiqués de différentes associations tunisiennes ont exprimé leur solidarité totale avec Abdellatif Bouhjila, lequel songe déjà à passer à la vitesse supérieure, entreprendre une grève de la soif et s’abstenir de prendre ses médicaments.

Luiza Toscane

 

Ben Ali félicite le président américain Barack Obama
 
 

AFP, le 5 novembre 2008 à 15h09

TUNIS, 5 nov 2008 (AFP) - Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a adressé mercredi un message de félicitation au président élu Barack Obama, a annoncé l'agence tunisienne TAP.
Ben Ali se déclare dans ce message "convaincu que les relations d'amitié et de coopération entre la Tunisie et les Etats-Unis continueront d'être renforcées afin de conforter les idéaux de liberté, de démocratie et de paix, partagés par les deux pays".
Ben Ali a exprimé "son aspiration à œuvrer avec le président américain élu pour poursuivre les efforts visant à diffuser une paix juste, durable et globale au région du Moyen-Orient".
 

Obama fait naître des espoirs chez certains Arabes du Golfe
 
 


AFP, le 5 novembre 2008 à 13h34

Par Ali KHALIL

DUBAI, 5 nov 2008 (AFP) - Certains Arabes du Golfe ont accueilli mercredi l'élection à la Maison Blanche du démocrate Barack Obama avec l'espoir que les liens qu'ils lui prêtent avec l'islam le conduisent à changer la politique américaine à l'égard des Arabes et
des musulmans.
"Je pense que son père (était) musulman. Cela fera sûrement une différence. Il doit y avoir un changement de politique envers les Arabes et les musulmans", a commenté Abdel Ilah Al-Bakri, un touriste saoudien déambulant dans un centre commercial de Dubaï peu près l'annonce de l'élection de M. Obama.
"Si Dieu le veut, il sera mieux (que son prédécesseur George W. Bush), surtout qu'il a dit vouloir retirer les troupes américaines
d'Irak", a-t-il poursuivi.
Un autre Saoudien, Ali Al-Harithi, un homme d'affaires, a, quant à lui, loué la démocratie américaine, qui a permis l'élection à la présidence d'un candidat au père musulman.
Le père de Barack Obama, un Kenyan, était un musulman non pratiquant et le président élu a dû démentir pendant la campagne être musulman, proclamant qu'il était chrétien.
"Cela confirme que les Etats-Unis et le peuple américain ne sont pas racistes. Le peuple américain a choisi Obama, qui est africain (d'origine) et qui a un père musulman, pour exprimer son rejet des politiques conservatrices de l'administration sortante", a estimé M. Harithi.
Ce résultat "envoie également un message aux fondamentalistes (islamistes), à savoir que notre opposition à l'Amérique n'a pas de dimension raciale ou religieuse", a-t-il encore souligné.
D'autres Arabes du Golfe ont exprimé l'opinion que la région serait entre des mains plus sûres après huit ans de présidence
Bush.
"Je suis optimiste (...) Je m'attends à des changement radicaux dans la manière dont la Maison Blanche traite les questions
concernant notre région", a déclaré Ahmad Azzam, un employé qatari, à Doha.
"Même si la prochaine administration va suivre les stratégies américaines habituelles lorsqu'il s'agira de notre région et de protéger ses intérêts, je pense que le style va changer avec Obama".
"Il va recourir au dialogue et trouver un terrain d'entente avec la Syrie et l'Iran", a encore déclaré M. Azzam, espérant voir M. Obama éviter, dans son approche du conflit israélo-arabe, la politique du "deux poids deux mesures".
Toujours au Qatar, Jassem Mohammed Ali, un ingénieur en électronique, a estimé que le nouveau président ne serait pas "agressif" dans sa politique étrangère et qu'il privilégierait les affaires intérieures.
"La politique étrangère des Etats-Unis ne sera plus aussi dangereuse et aussi agressive que sous Bush, surtout quand il est intervenu en Irak sans mandat international", a-t-il lancé.
A Bahreïn, Adel Shams, cadre dans une agence de publicité, a dit s'attendre à "un changement à 80% dans la politique américaine". "Je crois qu'il (Obama) pourra faire quelque chose pour résoudre la question palestinienne et qu'il retirera les troupes américaines d'Irak. Je crois aussi qu'il trouvera une solution au bras de fer avec l'Iran sur le nucléaire", a-t-il dit.
Mais son compatriote Khalil al-Rumaythi s'est montré moins optimiste.
"La politique américaine ne change jamais quel que soit le président", a-t-il affirmé. "Je pense qu'Obama va marcher sur les traces de Bush avec juste un peu de changement".
Pour sa part, l'analyste politique koweïtien Mohammed al-Ajmi a vu dans l'élection d'"un Noir jeune et énergique, qui a vaincu les barrières raciales", une victoire pour la démocratie américaine.
"Sa victoire alimente l'espoir que la politique américaine va s'améliorer, particulièrement au Proche-Orient", a-t-il commenté.
"Elle laisse aussi espérer qu'il sera possible d'oublier les échecs
de la présidence Bush".

AFP
 


Novembre 87 – Novembre 2008... BILAN D'une déroute.
 

Par Bilel

L'argumentaire puéril des dictatures arabes,  tapies derrière la croisade BUSCHISTE, est devenu une véritable stratégie de la machine répressive tunisienne. BEN ALI,   comme sa corporation de dictateurs  de la ligue arabe doivent être bien inquiets au jour d'aujourd'hui, car rares sont ceux dans le monde, je parle bien entendu des citoyens du monde, qui croient encore à ce genre de sornettes. Les tunisiens ne demandent pas la lune, tout juste, pas plus et pas moins,  que la constitution tunisienne soit appliquée à la virgule prés, cette constitution, il est vrai pour des esprits réformateurs et démocrates, modernistes, date, mais même en l'état, elle remet en cause le pouvoir tunisien actuel dans ses fondements, l'application de la constitution tunisienne suppose des élections libres et un pluralisme politique constitutionnel, des institutions indépendantes et libres, et un parlement représentatif, pas des députés parachutés, illégitimes et qui ne représentent que le RCD et ses affidés, rien que cela  suppose la fin de la dictature.

En Tunisie l'insécurité, la banalisation de la torture, des actes liberticides, la violence physique, matérielle, la censure, l'intolérance, l'exploitation des bas-instincts qu'ils soient religieux, culturels, idéologiques ou  immoraux, sont le fait du pouvoir illégitime en place depuis 21 ans. Pire, la dictature tunisienne est la source de toutes dérives dans le pays, et une situation à l'algérienne, va dans le sens  de sa "philosophie", la confusion des luttes et des idées, à l'heure de son bilan, est révélateur de sa mauvaise foi, et des choix antinationaux de ses maîtres à penser.

Personne dans l'opposition démocratique ne cautionne la violence et ses dérives, l'appel à la résistance pacifique et la désobéissance civile, les timides revendications civiques des militants démocratiques tunisiens, sont considérés, logiquement par BEN ALI et ses clans, comme des actes terroristes, combattus en tant que tel par la dictature tunisienne, pour elle , il sont désignés banalement comme de vulgaires terroristes,  puisqu'ils sont la contradiction et le mépris qui dénoncent  son népotisme et son illégitimité. Même la légitimité de la résistance armée  vis à vis des appareils répressifs et des bastions de la dictature a été écarté par les démocrates tunisiens, et c'est heureux, car cela conduirait à verser le sang d'autres tunisiens, pris en otage par BEN ALI et ses clans; la très grande majorité des policiers, gendarmes , militaires et fonctionnaires tunisiens n'ont rien à voir avec le système et ses dérives, tous  sont dans la logique de survie alimentaire, la peur de ben Ali, c'est que ces tunisiens , le jour "j", de la prise de conscience populaire, refuseront de marcher contre leurs frères civils  et pacifiques, et qu'ils retournent leurs armes, contre  le pouvoir fratricide. Qui sont les terroristes et les extrémistes en TUNISIE ? Ceux qui demandent depuis des lustres un état de droit basé sur la primauté des institutions, la loi, le pluralisme, l'ouverture, la transparence et la vérité? Ou ceux qui depuis plus de 21 ans, depuis même  la fausse fin de la colonisation, débitent arbitrairement l'opacité, l'exploitation, la torture , la violence, l'arbitraire et l'immoralité publique et civique, ceux qui agressent les fondements même de la nation tunisienne et ses biens matériels? Pour un esprit sain, la réponse à ces questions est évidentes;  oui grâce à la dictature, depuis la fausse indépendance nous vivons le couvre feu du terrorisme d'état, le pire.

Depuis son putsch médical et 21 ans après, ben Ali exerce sur la TUNISIE et sur les tunisiens, sans être inquiété, un pouvoir absolu , qui  consiste en l'exercice illégitime par son administration thuriféraire principalement,  de son monopole de la violence. Il faut noter, c’est important,  que,  cette violence est d'une part en contradiction avec le contrat décrit par THOMAS HOBBES, par exemple et il n’est pas le seul,  qui a écrit sur la dictature et son terrorisme, selon lequel l'individu accepte d'abdiquer une partie de sa liberté en échange de la protection de l'État et qu'elle ne vise pas au maintien, menacé, de l'État mais à un accroissement de ses prérogatives, or même dans cette totale abdication de leurs droits, les  tunisiens furent cocufiés, Ben Ali n’a jamais tenu parole. Sans esprit d’analyse, sans référence idéologique, il ne se fie qu’à son instinct de survie animal, et son manque totale de conscience humaine et patriotique, pour détruire les êtres et les réalisations qu’il n’arrive pas à saisir ou à comprendre, c'est-à-dire tout ce qui fait la modernité et le progrès, tout ce qui révèle sa suffisance, et dénonce pacifiquement son illégitimité.

Le terrorisme de la dictature tunisienne toute acquise à la folie de son chef, son icône maffieuse, est donc un enjeu taxinomique,  puisqu'il met en cause non seulement l'image protectrice que veut se donner cette dernière,  mais aussi la nature des rapports que l’administration tunisienne (privée)  entretient avec la violence. " Les tunisiens militants pour les droits de l’homme,  torturés, harcelés, handicapés, exécutés  ont  pour la plus part,  des familles et des enfants, et le problème de ces tunisiens,  va se transmettre à la génération suivante et à l'autre. C'est une situation conflictuelle pour plusieurs générations, pour les démocrates, il est clair que la gestion de l'après BEN ALI, ne va pas être facile ni de tout repos.

En fait la dictature de ben ali  a débordé du cadre restreint de l’activisme politique, elle est devenu l’élément essentiel qui taraude le subconscient tunisien, et à partir de là , la libération   ne sera pas seulement politique, je dirais même  qu’elle sera accompli  par un énorme travail psychologique et d’éducation civique, les traumatismes sont tellement profonds, qu’il faudra beaucoup de temps   pour que les tunisiens réapprennent à vivre normalement, à devenir citoyen,  à s’aimer, à aimer les autres, à ne pas avoir peur de la vie , à vivre, à retrouver le respect d’eux-mêmes et des autres (je remercie mon amie SONIA pour son article « le néant humain » et la discussion qui  avait suivi entre elle et maître BARDI sur facebook-REAL TUNISIA NEWS, cet article et cette discussion  sont assez clairs sur cette question, et en appellent d’autres)

Le putsch du 7 novembre fut une opération militaire de guerre psychologique, beaucoup d’opposants tunisiens bornés  avaient marché dans ses opérations de relation public,  sur l’échelle nationale et internationale. Ce putsch fut accompagné d'une action psychologique apurés des tunisiens, lassés et meurtris par le pouvoir mégalomane d’un BOUGUIBA,  gâteux et dangereux, visant à y créer chaos, peur et confusion pour mieux faire accepter le coup d'état par un large consensus, ce fut une opération totalement réussi, et quelle réussite pour BEN ALI, qui règne depuis  sans partage jusqu’à ce jour, et ce qui n’est qu’un secret de polichinelle, le dictateur  vise le pouvoir à vie, il n’a pas les moyens de se désister, son successeur, fera de lui un bouc émissaire pour pouvoir à son tour survivre, dans ce milieu de charognards, tous les coups sont permis .

Avant le 11 septembre, dés le début de la guerre civile algérienne, la dictature de ben Ali inventa un mythe pour légitimer son pouvoir illégitime, celui de la lutte contre le terrorisme et la subversion. qui est terroriste en Tunisie, qui terrorise la population tunisienne, qui sévit hors de tout état de droit,  et qui est  hors-la-loi ? ceux qui pillent la Tunisie, et réduisent les tunisiens à l’état de serfs, ceux qui les plongent dans le mutisme et la prostitution, ceux qui poussent  des diplômés et des doctorants à la pelle,  à moisir dans les cafés et la drogue, dans le business du tourisme sexuel, des maladies vénériennes, du sida et du cancer mental?  Les terroristes, en vérité,  sont ceux  qui s’enrichissent du jour au lendemain,  les quelques familles d’ignares et de  mafieux, par la spéculation, les détournements et les expropriations, tout ceci à l’ombre d’un système,  et d’un parti unique qui ne tiennent que par leurs milliers de mercenaires, de flics et de miliciens,  qui tiennent plus du droit commun que de l’engagement politique clair. Cette dictature perverse qui  organise ainsi une machine de mort et d'horreur,  qu'elle justifie par la prétendue menace de  violence des terroristes,  qui plane sur la Tunisie de l’ère nouvelle. En même temps, sous des formes visibles et invisibles, cette dictature absurde  érige une organisation économique, juridique et sociale, totalement anticonstitutionnelle,  qui modifie totalement la structure politique et sociale de la Tunisie post-coloniale, celle pour laquelle  des tunisiens et non des moindres, sont morts pour chasser le colonialisme français, aujourd’hui on peut dire que, notre pays est un simple territoire occupé par un néocolonialisme  sans autre visage, que celui des traîtres et des harkis galonnés ou pas, tunisiens de naissance, qui sont à ses ordres et à son service.

Le terrorisme qui reste  l’arme de destruction massive de la dictature de     BEN ALI,  est  un monopole de la violence en Tunisie, organisé selon des stratégies militairo-policières  et politiques, et qu'exerce la dictature contre la société civile tunisienne, en vue de l'annihiler politiquement. On peut distinguer les dispositifs de ce système selon deux façons d'opérer dans des domaines différents:

-Ceux qui produisent l'extermination des personnes et des institutions dans le domaine concret; dés la première année du putsch du 7 novembre de la honte, cette mission fut une réussite totale pour les criminels de la dictature tunisienne.

-Ceux qui produisent les représentations sociales dans le domaine symbolique, le parti unique RCD, disposant de tous les moyens de l’ »état » tunisien, les partis fantoches qui sont à ses ordres, et les milliers d’associations fictives, mais qui gèrent d’importantes aides et subventions, toute employées  dans une stratégie clientéliste d’envergure, ont réussi à acheter l’attentisme de beaucoup de tunisiens, et le silence de beaucoup de médias et d'opinions internationales.

Les premiers dispositifs ont opéré par actions directes sur le corps des personnes et des organisations, cherchant avec une insistance particulière non seulement leur mort mais aussi leur effacement, leur exil matériel et symbolique, comme nous l’explique si bien  CHE GUEVARA concernant CUBA sous BATTISTA. Les méthodes en furent la menace de mort, la persécution, la prison, la séquestration et la réclusion en camps de concentration clandestins, le rapt d'enfants, la torture et,  après, le harcèlement permanent des survivants, de leurs proches et de leurs familles.
le dispositif de la répression  des démocrates et militants tunisiens  est le paradigme du contrôle par la terreur.

La dictature interdit aussi toutes les organisations politiques, syndicales, culturelles et populaires qui expriment une opposition politique manifeste ou potentielle, y compris celles destinées aux services publiques (dont plusieurs équipes de santé mentale des hôpitaux). Est également suspect, tout type de regroupement ou de réunion; par conséquent, s'il s'en tenait, leurs participants risquaient le pénitencier et la torture, à la lecture des notes du CHE sur la situation de CUBA de BATTISTA qui a poussé à la guerre civile, il est clair que la Tunisie est dans la même situation, et que toute violence passée ou à venir, a pour catalyseur et source, la dictature de ben ALI
Le rapport entre un comportement quelconque d'un tunisien et l'ampleur d'une réponse répressive potentielle est  absolument arbitraire, car la logique de ces pratiques, à savoir, arrêter, torturer, ficher, voire  supprimer, annihiler et isoler, même arbitrairement, est  au service de la production de la terreur.

D’autre part l'invention par la dictature tunisienne de ses propres représentations sociales à travers des pratiques discursives et extra-discursives qui instituent un nouvel imaginaire social, appauvri  le sentiment et les références historiques et universelles  de la collectivité nationale, elle l’oblige à l’individualisme, à l’égoïsme  et à la dégradation morale.

La population tunisienne est plus que jamais dans le  trauma social. Elle est  affectée de façon qualitative et quantitative par des faits réels, effarants,  comme les séquestrations, les tortures, les disparitions, les prohibitions, les menaces, le tout accompagné du mensonge de l'autre social ,  la dictature tunisienne, qui  nie  l'existence de ces affreuses dérives, et pis, qui trouve preneur à son discours. Cette situation amène une impossibilité de penser les autres expériences humaines  et d'en produire des significations (Bozzolo, Bonano, L'Hoste, 1983).

On voit  une chose, en la TUNISIE formatée par BEN ALI,  mais il faut penser une autre, dont la représentation nie la réalité et, en même temps, limite la possibilité de penser avec ses propres idées. C'est ainsi que les conditions pour penser la réalité sociale sont absolument altérées, moyennant quoi le double mensonge s'institua en un grand dispositif de silence social (BOZZO).

(Source : le blog « ElKhadra », le 4 novembre 2008)
Lien : http://elkhadra.over-blog.com/article-24414965.html

 

Compromis au sein de l'Union pour la Méditerranée
 
 

Reuters, le 4 novembre 2008 à 18h02

par Crispian Balmer

    MARSEILLE, 4 novembre (Reuters) -  Les ministres des 43 pays de l'Union pour la Méditerranée (UPM) ont conclu un accord de compromis sur un partenariat appelé à donner un nouveau souffle aux relations entre des Etats européens, nord-africains et proche-orientaux très inégaux par le degré de développement.
L'UPM, initiative du président français Nicolas Sarkozy, a été inaugurée en juillet dernier à Paris, mais elle bute sur des écueils administratifs, diplomatiques et financiers.
En deux journées de discussions à Marseille, les problèmes les plus épineux ont tous été résolus, s'est félicité Bernard Kouchner, chef de la diplomatie française, saluant le nouvel état d'esprit des pays arabes, d'Israël et des Etats membres de l'UE.
Les ministres des Affaires étrangères de la zone ont notamment décidé de faire siéger la nouvelle alliance Nord-Sud dans la ville espagnole de Barcelone et réglé un différend entre Israël et la Ligue arabe.
La nouvelle alliance Nord-Sud remplacera le processus de Barcelone, partenariat euro-méditerranéen créé en 1995, et s'attellera à une série de projets concrets dans les secteurs de l'énergie, de l'eau, de l'éducation et des PME entre autres.
Les problèmes rencontrés par le processus de Barcelone entravaient aussi les pas de la jeune UPM. Il s'agissait en particulier des difficultés liées au conflit israélo-palestinien.
Israël s'était opposé aux efforts de la Ligue arabe pour s'assurer un rôle actif dans l'UPM, faisant valoir qu'elle était trop politisée et chercherait à faire capoter les projets de coopération avec l'Etat juif.
Pour finir, les Israéliens ont accepté que la Ligue arabe participe "à tous les niveaux" d'activité de l'UPM en échange de l'octroi à l'Etat juif d'un rôle important dans l'administration de l'Union.
C'est la première fois que les pays arabes acceptent Israël dans une structure internationale, a souligné Bernard Kouchner.
PRESIDENCES ET SECRETARIATS
Les ministres ont annoncé que l'UPM aurait un secrétaire général venant d'un Etat du Sud - non encore désigné - et cinq secrétaires généraux adjoints (israélien, palestinien, italien, maltais et grec) disposant tous de mandats de trois ans.
Une diplomate israélienne a jugé probable que son pays occupe un siège permanent au secrétariat général.
Autre question résolue: Paris a persuadé ses partenaires d'autoriser les deux premiers co-présidents de l'UPM - France et Egypte - à exercer leur fonction pendant deux ans avant de la céder à d'autres Etats.
De nombreux Etats d'Europe du Nord, Allemagne en tête, considèrent l'UPM avec scepticisme et y voient une tentative de la France pour élargir son influence sur la zone méditerranéenne aux dépens de ses partenaires de l'UE.
"Il est normal qu'il y ait beaucoup de tensions au départ, mais on parvient en dernier lieu à un bon résultat", a commenté Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne aux Relations extérieures.
La France s'était initialement montrée favorable à ce que le secrétariat de l'UPM soit installé à Tunis, mais des voix se sont élevées contre ce choix en faisant valoir que la situation en Tunisie sur le plan des droits de l'homme ne faisait pas de ce pays le meilleur candidat pour accueillir le siège de l'UPM.
Selon un diplomate du Proche-Orient qui a requis l'anonymat, certains Etats arabes se sont aussi opposés au choix de la Tunisie parce qu'il aurait impliqué des visites régulières de délégations israéliennes dans ce pays.
L'Espagne a trouvé une issue en proposant d'accueillir l'administration de l'UPM dans une ancienne résidence royale de Barcelone. La France espère la voir fonctionner avant la fin de l'année.
Quatre des projets envisagés ont déjà démarré, notamment des travaux de dépollution de la Méditerranée et un programme de protection civile visant à lutter contre les catastrophes naturelles.
L'UE a consacré 27,7 millions d'euros à ces programmes depuis juillet et a dégagé 32 millions pour l'an prochain. Les autorités françaises espèrent obtenir une importante contribution du secteur privé pour renforcer les moyens financiers de l'UPM.

 


Un forum inédit réunit dignitaires catholiques et musulmans au Vatican
 


ROME ENVOYÉE SPÉCIALE
Stéphanie Le Bars

L'épineuse question du dialogue entre chrétiens et musulmans ne sera sûrement pas résolue en trois jours de discussions au Vatican - du mardi 4 au jeudi 6 novembre. Mais le Forum qui, de manière inédite, réunit à huis clos vingt-neuf hauts responsables de l'Eglise catholique et autant de dignitaires musulmans, a une portée symbolique non négligeable dans un contexte peu propice à des relations apaisées.

D'un côté, le sort des minorités chrétiennes dans les pays musulmans soulève des inquiétudes récurrentes au Vatican, qui dénonce les entraves à la liberté religieuse. De l'autre, le pontificat de Benoît XVI, moins enclin que son prédécesseur aux échanges avec les autres religions, est marqué par des gestes qui suscitent des incompréhensions dans le monde musulman et parmi les partisans du dialogue islamo-chrétien.

Le discours du pape à Ratisbonne, en septembre 2006, au cours duquel il établissait un lien entre islam et violence, fut l'un de ces moments de fortes tensions. Il est à l'origine de la "lettre des 138", un appel au pape et à tous les responsables chrétiens signé par des dignitaires musulmans. Cette lettre, qui insiste sur "une parole commune, fondée sur l'amour d'un Dieu unique et l'amour du prochain", a abouti à la rencontre de Rome. Jeudi matin, Benoît XVI rencontrera les participants. Un geste unanimement salué par les musulmans. La "méditation" du pape à la Mosquée bleue d'Istanbul trois mois après Ratisbonne, ou sa rencontre avec le roi d'Arabie saoudite en novembre 2007 avaient déjà été appréciées par le monde musulman.

Pourtant, parallèlement à cette volonté affichée de dialogue, des sources de tension jaillissent régulièrement. Ce fut le cas lors du baptême spectaculaire d'un converti musulman par Benoît XVI en mars ou lors de son voyage en France, en septembre. Devant les évêques français, le pape avait précisé que "l'objectif du dialogue (interreligieux) est la recherche de la Vérité. Le Christ lui-même est Vérité. Il est bon de commencer par l'écoute, puis de passer à la discussion théologique pour arriver enfin à l'annonce de la foi." Une démonstration reçue par certains musulmans comme un encouragement à la conversion. Pour Mgr Michel Santier, chargé en France des relations interreligieuses et l'un des catholiques participant au Forum, cela signifie simplement que "sous prétexte de dialogue il ne faut pas taire le fond de notre foi".


APPARENTES CONTRADICTIONS


Il y a peu, lors d'un synode qui a rassemblé 250 évêques à Rome, ces derniers ont estimé qu'il fallait "rester prudent dans le dialogue avec les autres religions, au risque de tomber dans le syncrétisme". "Même s'il n'est pas un spécialiste de l'islam, le pape sait qu'il n'a pas le choix. Il doit dialoguer avec les musulmans. Mais peut-être n'a-t-il pas converti les plus sceptiques", juge Mustapha Chérif, intellectuel algérien, l'un des signataires de la "lettre des 138".

Selon les experts du dialogue interreligieux, ces apparentes contradictions prouvent surtout la complexité du dossier. Ils s'interrogent également sur la représentativité des musulmans présents à Rome. Leur délégation est menée par le grand mufti de Bosnie, Mustafa Ceric ; celle des catholiques par le cardinal Jean-Louis Tauran, chargé au Vatican du dialogue interreligieux. Sur le fond, les participants ne devaient pas éluder, mercredi, lors des discussions consacrées au "respect mutuel", le thème de la "réciprocité" dans la pratique religieuse, sujet très sensible pour nombre de catholiques.

(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 6 novembre 2008)
 

 

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