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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3665 du 05.06.2010
 archives : www.tunisnews.net 
Kamel MAJRI: Mon Dieu Pitié pour le peuple Tunisien…
Magharebia‎: La Banque Islamique, une première en Tunisie
Jeune Afrique: Coming out à la tunisienne
Jeune Afrique: Tournera, tournera pas ?
20minutes:  Le «Rachel-Corrie» a été abordé et des manifestations ont eu lieu un peu partout en France et à l'étranger...
Libye: Amnesty dénonce l'exécution par balles de 18 condamnés à mort
AFP: Liban: hommes politiques menacés de coupures pour non-paiement de factures
AFP: Hortefeux condamné à une amende pour injures raciales, soutenu par Fillon

  Mon Dieu Pitié pour le peuple Tunisien…

Par Kamel MAJRI

Normalement, un Etat doit protéger ses ressortissants quand ils sont maltraités à l’étranger. C’est ainsi par exemple, hier le Gouvernement australien a vivement protesté contre le Gouvernement du Yemen parce que ce dernier a emprisonné au Yemen une australienne l’accusant d’appartenir à une Organisation terroriste à savoir EL QUAiDA. Le Gouvernement australien a demandé au Gouvernement du Yemen de tout faire pour relâcher sa ressortissante australienne et de lui assurer toute la sécurité à cet effet.

Ce n’est pas du tout le cas pour le Gouvernement tunisien qui a vu ses ressortissants tunisiens être accusés à faux, emprisonnés à l’étranger sans toutefois adresser aucune note de protestation à l’encontre de ces Gouvernements étrangers. Tous les Tunisiens qui ont été libérés de GUANTANAMO que ce soit à l’époque de W.G.BUSH ou à l’époque d’OBAMA ont été emprisonnés de nouveau en TUNISIE par le pouvoir tunisien. D’ailleurs tous les Tunisiens qui ont été extradés par les pays occidentaux vers la Tunisie sont également emprisonnés en Tunisie par le pouvoir tunisien. Ils seront accusés de terrorisme, de comploter contre la sûreté de l’Etat Tunisien…

A titre d’exemple, les tunisiens qui ont été arrêtés à GUANTANAMO ont été emprisonnés sans aucun jugement… Ils ont été torturés, maltraités sur la base de fausses accusations sans être jugés. Mais le Gouvernement tunisien n’a adressé à ce sujet aucune note de protestation à l’encontre des Etats-Unis.

Pire encore, lorsque deux de ces tunisiens ont été relâchés par BUSH en 2006, ils ont été extradés vers la Tunisie et sont arrivés en Tunisie dans un très mauvais état, relevant sur leur corps les traces de la torture et l’atrocité des agents de la C.I.A. On s’attendait du Gouvernement tunisien une sévère protestation à l’encontre des Etats-Unis concernant les mauvais traitements que les deux Tunisiens ont subis à GUANTANAMO par les agents de C.I.A. Pas du tout au contraire dès que ces deux tunisiens libérés de GUANTAMO ont foulé le sol tunisien, ils ont été rapidement arrêtés par la Police tunisienne, accusés d’être terroristes et ils ont été de nouveau soumis à des actes de torture dans leur pays (la Tunisie), d’une manière plus atroce que la torture qu’ils ont subi à GUANTANAMO…!

Et puis comme si cela n’est pas suffisant, ils ont été condamnés à des lourdes peines de prison avoisinant les huits ans chacun et séjournent actuellement dans la prison réservée aux prisonniers considérés dangereux accusés de TERRORISTES…

Complaire aux Etats-Unis

En agissant ainsi, le Gouvernement tunisien voudrait complaire aux Etats-Unis et aux Européens ainsi qu’à ISRAEL pour leur démontrer qu’il est leur Ami et qu’il s’aligne sur leur politique et qu’étant une DICTATURE vis-à-vis de son peuple, il pense que les Occidentaux doivent quand même le soutenir en contrepartie et non le condamner pour ses violations permanentes des Droits de l’Homme vis-à-vis de son peuple. Mais le Gouvernement tunisien se trompe et oublie qu’il commet une grave erreur vis-à-vis de son PEUPLE TUNISIEN qui gardera de la Mémoire…

D’autres tunisiens vont être relachés de la prison de GUANTANAMO par. sont au nombre de ONZE. Mais le Président OBAMA, en libérant ces Ces ONZE Tunisiens de GUANTANAMO le Président des Etats-Unis OBAMA souhaite qu’ils bénéficient de bonnes conditions de libération refusant de les extrader au Gouvernement tunisien car OBAMA craint pour leurs vies. C’est quand même un paradoxe que le Gouvernement américain devient plus protecteur pour les tunisiens arrêtés à Guantanamo que le Gouvernement Tunisien qui souhaite avec impatience qu’on leur livre ses ONZE ressortissants pour leur infliger des peines de prison lourdes et des atrocités de torture qui dépasseront de loin ce qu’ils ont connu à GUANATAMO…

C’est pour cela que Yacine FERCHICHI ce tunisien en ayant purgé sa peine en France a demandé d’être extradé au Sénégal car selon lui, il craignait pour sa vie…Ce tunisien FERCHICHI a été extradé au Sénégal et la police tunisienne est entrain de le harceler au Sénégal et de tout faire auprès du Gouvernement Sénégalais pour l’extrader en Tunisie pour que le Gouvernement tunisien puisse avoir la peau de son ressortissant…

Les tunisiens comme toutes les autres populations du monde, appartiennent à une grande Nation qui a une grande HISTOIRE. Les Tunisiens ne doivent en aucune manière être humiliés dans leurs pays qui leur est très cher à savoir : LA TUNISIE, par un gouvernement qui pretend les représenter…

Union Européenne :Une dictature à « statut avancé »

Depuis un certain temps, le Gouvernement tunisien cherche la fuite en avant en voulant à tout prix s’approcher de l’Union Européenne en bénéfiçiant d’un statut avancé ainsi que de l’Union Européenne.

Le Gouvernement tunisien en bénéficiant d’un statut avancé de la part de l’Union Européenne cherche à :

1- bénéficier de la part de l’Union Européenne d’une protection à la fois militaire, diplomatique, politique et surtout financière

2- privatiser toutes l’économie tunisienne au profit de l’investissement des multinationales européennes tout en tirant des bénéfices qui vont dans la poche de BEN ALI, de sa famille et de ses proches…Tous les bénéfices réalisés ne seront pas injectés dans l’économie tunisienne pour servir sa croissance future, mais plutôt expatriés à l’étranger pour alimenter les comptes des investisseurs, de BEN ALI, sa famille et ses proches…

Bref, on assistera à la vente de la Tunisie au profit des investisseurs européens, israéliens ayant la nationalité française qui achèteront usines, écoles, banques, terrains, pêche, agriculture, etc…Le tunisien sera un jour un pauvre étranger chez lui en face de ces européens venant s’installer en Tunisie pour des siècles…

3- recevoir davantage d’aides financières de la part de l’Union Européenne pour résorber le surendettement du budget tunisien causé par des détournements de fonds par BEN ALI, sa famille et ses proches, une aide qui ira à son tour dans les poches de Ben ALI, de sa famille et ses proches par le biais de la corruption…

Il est certain que, dans ces conditions, plus la Tunisie s’engage vis-à-vis de l’Union européenne, plus son indépendance financière, politique, militaire et diplomatique risquent d’etre définitivement compromis.
Kamel MAJRI  - Québec – Canada, le 04 juin 2010

(Source: "Tunisia Watch" le 04 juin 2010)


La Banque Islamique, une première en Tunisie

La Banque Islamique de Zitouna prévoit d'ouvrir 20 nouveaux bureaux par an et espère pouvoir s'étendre depuis la Tunisie aux pays environnants.

Par Mona Yahia pour Magharebia à Tunis – 02/06/10

La première Banque Islamique en Tunisie a ouvert ses portes le vendredi 28 mai à Tunis.

Il existe vingt banques commerciales en Tunisie, mais la Banque Islamique de Zitouna est la première à opérer conformément aux règles énoncées dans la Charia.

"Cette banque, c'était un rêve pour moi", dit son fondateur Mohamed Sakher El Materi. Il est déjà propriétaire de la station de radio islamique "Radio Zitouna" et de Dar Al-Sabah, le plus grand groupe de presse indépendant en Tunisie.

Il est également le gendre du Président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.

"Notre idée de créer une Banque Islamique en Tunisie répond à plusieurs motivations... dont la consolidation et l'enrichissement du système bancaire et financier, par l'offre de nouvelles solutions novatrices, de produit et de service qui viennent en complément de ceux qui sont d'ores et déjà en place dans les banques traditionnelles", a déclaré El Materi lors d'une conférence de presse, le 28 mai.

El Materi dit que la banque, déjà capitalisée à hauteur de 35 millions de dinars, programme de s'étendre dans le Maghreb et de "pénétrer dans les pays avoisinants". Il prévoit également l'ouverture de 20 bureaux par an en Tunisie, et de détenir en capital un total de 100 millions de dinars d'ici 2011.

"La Banque de Zitouna est un nouvel élément qui vient s'ajouter au secteur bancaire et financier en Tunisie, à travers l'adoption de technologies qui nous permettront d'attirer de plus grands volumes de dépôts, un nombre plus important de clients en Tunisie et au-delà", déclare Mahfoud Barouni, Président du Conseil d'Administration.

Le Docteur Kamel Omran, spécialiste des civilisations islamiques et des médias, explique que les Banques Islamiques gèrent les fonds sans accroître les taux d'intérêts et basent leurs activités sur les souscriptions. Les bénéfices de fin d'année sont distribués en fonction des fonds et des types de souscription.

"Nous partageons les profits réalisés par la Banque avec les clients, les banques islamiques oeuvrant dès l'origine au partage des profits", dit à Magharebia Omar Nadji, manager de la banque.

La Banque Zitouna sera dirigée par un comité expert en charia, et présidé par l'ancien moufti Cheikh Mohamed Mokhtar Sellami.

Prenant la parole lors de l'inauguration de l'établissement, la semaine dernière, Mohamed Ridha Chalghoum, Ministre des Finances, a déclaré que cette nouvelle institution renforcerait les "instruments financiers de l'économie et le développement des moyens d'épargne".

Elle va aussi "permettre aux diverses entreprises tunisiennes de financer leurs investissements", en rappelant que la banque est conforme aux normes internationales de "Bâle 2" portant sur le système bancaire responsable .

Les experts du système bancaire affirment que les banques islamiques se sont révélées plus résistantes que leurs concurrentes traditionnelles lors de la crise bancaire mondiale.

"Les investissements faits par les banques islamiques sont différents de ceux qui s'opèrent dans les banques traditionnelles", dit Samir Sobhi, rédacteur en chef, à Paris, du journal économique Arabie. "Elles investissent dans des transactions et sur des marchés qui n'ont pas été affectés par la crise, et par conséquent, c'est la nature même de ces investissements et de ces marchés qui a permis aux banques islamiques d'éviter les pertes".

Il ajoute qu'il n'existe pas encore de Banque Islamique au Maghreb dont les activités se soient étendues dans l'ensemble de la région.

"Il n'y avait pas de banques islamiques figurant parmi les banques maghrébines, mais certaines existaient dans le système 'offshore' ," dit-il. "Au Maroc, par exemple, les banques commerciales traditionnelles avaient le droit de gérer des produits islamiques, mais elles ont échoué en raison de leur manque d'expérience ; il doit donc y avoir des banques qui aient une vraie expertise des produits islamiques".

 Commentaires des lecteurs:

Anonymous
A l'occasion du démarrage de sa banque le jeune Materi s'est présenté chez son beau-père 'pour rendre hommage au chef de l'état et lui exprimer ses sentiments de gratitude pour sa noble attention'. Tous les médias Tunisiens ont rapporté cette information et insisté sur la 'noble attention'. Car 'l'attention' de Ben Ali n'est pas celle du commun des mortels. Ce jeune milliardaire, un peu imberbe et qui n'a pas encore 30 ans a des points communs avec son beau-père. Comme lui, il n'a pas fait d'études brillantes mais plutôt un bon mariage. Ben Ali avait épousé la fille du général Kéfi, chef d'état-major des forces armées Tunisiennes. Il n'a pas eu à le regretter. Mais une fois devenu président il a répudié sa femme Naima pour épouser Laila dont il avait déjà sa fille Nesrine. Oui, Nesrine l'épouse du jeune Sakher, fondateur de la première banque islamique de Tunisie. Une banque halal qui opère conformément aux règles de la charia. Tout comme Ben Ali. Sakher est par ailleurs le fils d'un militaire, ancien ami de Ben Ali et putschiste comme lui. Comme lui, il a voulu renverser Bourguiba. Mais là où Ben Ali a réussi, Materi a échoué et a été attrapé la main dans le sac. Il a été condamné à être fusillé mais a été gracié par Wassila, la femme de Bourguiba qui avait des relations avec la famille Materi. En Tunisie un président sénile obéit à sa femme. Cela fait partie du folklore national. Après s'être bien rempli les poches, le jeune Materi a été 'élu' député lors de la farce électorale d'octobre dernier. Seulement, contrairement à Ben Ali, il n'a pas eu le soutien de l'Association Nationale des Handicapés Mentaux. Il a même soulevé quelques protestations de parlementaires qui ont disparu lorsque Ben Ali a froncé les sourcils. Ce jeune homme ira loin. Ouvrez bien les yeux.

bacha
est ce que un non musulman a le droit d'ouvrir un compte dans cette banque islamique ; si comme c'est annoncé cette banque ne prend pas d'interêts selon les preceptes islamiques et dstribue les dividentes a leur clients ; quel le bénéfice tire ce banquier islamique ?

anis
ce qui me chagrine s est que ce monsieur est le gendre de qui vous savez...le plus drôle est de lire qu il possède le 1er groupe de presse indépendant de tunisie...c est Quand même très très drôle quand son gendre se nome ben ali.

Essid
Quel surprise! Un autre membre la famille Ben Ali prend une place importante dans l'industrie. Comme mentionné ci-dessus, il dirige Radio Zitouna, la source nationale de la propagande radio, et de Dar Al-Sabah, le plus grand groupe de propagande indépendante en Tunisie. Ayant prouvé ses capacités en tant que propagandiste professionnel, Materi est maintenant en place pour un poste, sans aucun doute, comme blanchisseur d'argent professionnel. C'est la fonction première des banques d'État dans la plupart du monde arabe. Les banques islamiques et les banques ordinaires ne fonctionnent pas très différemment: les banques ordinaires ne portent intérêt que si vous ne parvenez pas à payer de l'intérêt par mois et, malgré ce qui est dit dans cet article, investissent dans les marchés du risque et ont été touchés par la crise. Si vous ne pouvez pas payer les intérêts mensuels au complet, vous vous dirigez vers la faillite de toute façon avec ou sans les intérêts capitalisés. Joindre «islamique» à le titre de cette banque attire trois types:
1) les consommateurs moyens qui sont convaincus par cette propagande religieuse malheureux
2) les grandes entreprises qui délaissent leurs remboursements et
3) les responsables qui savent que les affaires par le biais d’une banque avec le mot «islamique» conservent l'attention loin de la source et la destination de leur argent. Il serait agréable de voir la charte de cette banque. Quelles sont les règles concernant les transactions internationales suspectes (par exemple: le déplacement d'un grande nombre de «travellers checks»)? Et, quels sont les recours pour un employé quand il veut signaler n’importe quelle activité suspecte? Ses supérieurs vont virer un employé qui n'a pas de protection des autorités des pays d'origine et de destination.

(Source: www.magharebia.com le 2 juin 2006)

Édité sur Magharebia‎ (http://) ‎
 
 Coming out à la tunisienne

 Par Renaud de Rochebrune@


Le cinéaste Mehdi Ben Attia s’attaque à un sujet tabou. Mais en filmant l’homosexualité de façon frontale dans un milieu privilégié, il prend le risque de la caricature.

Parler ouvertement d’homosexualité au Maghreb, comme le fait le réalisateur tunisien Mehdi Ben Attia dans Le Fil, reste aujourd’hui une entreprise audacieuse. Il ne s’agit pas d’une première, y compris pour la Tunisie, puisqu’un cinéaste courageux et talentueux comme Nouri Bouzid s’y est déjà employé il y a une bonne vingtaine d’années, avec le remarquable Homme de cendres. Mais il faut tout de même accueillir avec un a priori favorable toute nouvelle tentative de traiter le sujet. Notamment parce que Mehdi Ben Attia ne s’est imposé aucune auto­censure et, cas peu banal pour un premier film, a disposé de moyens suffisants pour ne pas tourner à ­l’économie.

L’histoire, très linéaire, se résume en quelques phrases. Malik, trentenaire bien de sa personne, a entamé une brillante carrière d’architecte en France­. La mort de son père le ramène dans sa Tunisie natale où, pour la plus grande joie de sa mère, Sarah, il décide de s’installer. Mais comment annoncer à celle-ci, qui rêve de lui dénicher une épouse, qu’il préfère les hommes ? Et il est d’autant plus urgent de dissiper le malaise que Malik tombe amoureux de Bilal, l’homme à tout faire de Sarah, qui vit sous le même toit. Le coming out familial sera douloureux, mais réussi, et un mariage blanc de convenance avec une collègue lesbienne orientera le film vers un happy end prévisible.

Crudité

Bénéficiant de la présence prestigieuse de Claudia Cardinale (Sarah), magnifié par une belle musique et les superbes images offertes par les décors naturels de la Tunisie, le film disposait de tous les atouts pour que la mise en scène pallie les faiblesses du scénario. Hélas, le résultat est plus que mitigé. Ayant choisi de privilégier un abord cru et frontal du sujet, avec des scènes d’amour explicites qui ne laissent rien ignorer de l’anatomie des amants ni des détails de leurs ébats, le réalisateur en fait trop. Et donne l’impression de caricaturer : ses personnages n’évoluent que dans l’univers étroit d’une caste de nantis, où l’on ne semble se préoccuper que de ses petits intérêts nombrilistes, de son apparence et de son statut social. Les dialogues sont creux et le monde « réel » n’apparaît même pas en contrechamp. Là où il aurait fallu suggérer pour laisser la place à l’émotion, là où il aurait fallu s’imposer la pudeur pour « faire passer » ce qui est délicat ou impudique, le réalisateur a choisi d’être délibérément provocateur. Du coup, il n’est pas certain que ce film, qui de surcroît rencontrera sans doute bien des difficultés pour être distribué dans le monde arabe, puisse atteindre ce qui semble être son objectif. À savoir combattre les tabous sociaux et faire reculer les interdits. Dommage. 

(Source: "Le site de "Jeune Afrique" le 31/05/2010 à 15h:12 )

Cinéma
Tournera, tournera pas ?

Par Frida Dahmani, à Tunis
Le Fil, de Mehdi Ben Attia, a donné, c’est le cas de le dire, du fil à retordre à Propaganda, le producteur exécutif, en Tunisie, de ce long-métrage. Le ministère de la Culture avait refusé de délivrer l’autorisation de tournage alors que celle-ci aurait été une simple formalité pour un film étranger. Le ministre de l’époque, Mohamed el-Aziz Ben Achour, avait jugé en 2008 que le sujet était contraire aux bonnes mœurs et avait ainsi bloqué le tournage. Imed Marzouk, cofondateur de Propaganda, se souvient : « Nous avions fini la préparation et avions réuni la meilleure équipe technique, à 90 % tunisienne. Pour Propaganda, l’enjeu était important, car c’était son premier long-métrage en tant que producteur exécutif. Ce refus était pour nous une catastrophe. » Finalement, Propaganda s’est adressé directement à la présidence de la République, qui a accordé la fameuse autorisation. Mais, pour le moment, le film ne sera pas distribué en Tunisie.
 
(Source: "Le site de "Jeune Afrique" le 31/05/2010 à 15h:19 )
PROCHE-ORIENT 
 Le «Rachel-Corrie» a été abordé et des manifestations ont eu lieu un peu partout en France et à l'étranger...

17h42: A Strasbourg, où 700 personnes ont défilé, les choses n'ont pas été loin de dégénérer à l'arrivée du défilé, place Gutenberg, mais malgré les jets de pétards de forte puissance sur le cordon de CRS qui bloquait le passage, les forces de l'ordre sont parvenues à faire disperser le cortège après environ vingt minutes d'un face à face tendu, sans utiliser de gaz lacrymogènes. Un jeune manifestant a été interpellé à mi-parcours pour jet de pierres.

17h38: Les derniers chiffres des manifestations pro-palestiniennes en France ce samedi sont de 5.000 personnes à Paris, 2.000 à Nice, entre 6.000 et 30.000 à Lyon et de 2.000 à 5.000 à Marseille.

17h35: Deux ONG pro-palestiniennes au Liban ont lancé un appel de fonds en vue d'acheter un bateau qui devrait se diriger de Beyrouth vers la bande de Gaza la semaine prochaine, avec à son bord de l'aide et des dizaines de journalistes arabes et étrangers. «Le Mouvement Libre Palestine et Reporters sans chaînes annoncent qu'un bateau partira de Beyrouth à la fin de la semaine prochaine avec à son bord 50 journalistes et 25 militants européens, dont certains députés», a annoncé Thaer Ghandour, de Reporters sans chaînes.

17h08: De grandes manifestations ont également lieu ce samedi dans le reste du monde. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans le centre de Londres pour protester contre l'arraisonnement sanglant de lundi par les troupes israéliennes de la flottille. En Turquie, les manifestants étaient de 5.000 à 10.000 à défiler dans les rues d'Istanbul.

16h42: Selon la police, ce sont 5.000 personnes qui défilent ce samedi après-midi à Paris pour dénoncer l'assaut israélien de lundi. Le Parti de Gauche, qui était au départ du cortège, a toutefois annoncé avoir «quitté la manifestation pour Gaza en refusant le mélange entre politique et religion». «En effet, contrairement aux accords pris, des organisations religieuses ont été autorisées à s'intercaler dans le cortège des organisations politiques», a protesté le parti de Jean-Luc Mélenchon.

16h24: Le Rachel Corrie arrive à l'entrée du port israélien d'Ashdod.

16h17: Le Vietnam a reporté une visite prévue la semaine prochaine du président israélien Shimon Peres, a indiqué une source diplomatique du pays communiste, avançant une «situation complexe» depuis l'attaque contre la flottille pour Gaza.

16h05: L'Organisation de la conférence islamique (OCI) a convoqué pour dimanche une réunion ministérielle de son Comité exécutif consacrée au raid meurtrier de l'armée israélienne lundi contre la flottille. Le Comité exécutif est formé de huit membres: Malaisie, Sénégal, Egypte, Syrie, Tadjikistan, Kazakhstan, Arabie Saoudite et Palestine.

15h59: Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague s'est dit «ravi» que l'arraisonnement du Rachel Corrie se soit déroulé sans violence, plaidant néanmoins pour un accès «sans entraves» à Gaza.

15h55: Sur la place de la Bastille à Paris, un demi-millier de personnes, beaucoup portant des keffiehs palestiniens, ont débuté leur marche à 15h en direction de la place de la Concorde. Figuraient au premier rang du cortège, Jean-Luc Mélenchon, le président du Parti de Gauche (PG), et Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), qui avait qualifié de «crime ignoble» l'opération israélienne de lundi contre la flottille pro-palestinienne au large de Gaza.

 

15h44: Des dizaines d'organisations politiques, syndicales et religieuses pro-palestiniennes ont commencé à manifester à Paris et dans des grandes villes de France pour dénoncer l'assaut meurtrier de l'armée israélienne sur une flottille humanitaire en route pour Gaza.

15h34: Des procureurs turcs ont lancé une enquête pour d'éventuelles poursuites contre les plus hauts dirigeants israéliens, à la suite du raid israélien contre la flottille à Gaza, annonce la presse turque. Le rapport d'autopsie des autorités turques révélé ce samedi par le journal britannique Guardian indique que plusieurs des neuf victimes turques ont été criblées de balles et tuées à bout portant.

14h31: Benjamin Netanyahu se félicite de l'arraisonnement «sans victime» du Rachel-Corrie. «Nous avons vu aujourd'hui la différence entre un bateau de pacifistes, avec lesquels nous sommes en désaccord mais dont nous respectons le droit à une opinion différente de la nôtre, et un navire de haine organisé par des extrémistes turcs adeptes du terrorisme», a estimé  le Premier ministre israélien dans un communiqué. «Israël continuera de se réserver le droit à l'autodéfense. Nous ne permettrons pas qu'un port iranien soit créé à Gaza», conclut-il.

14h30: L'organisation irlandaise qui a affrété le Rachel Corrie, la Campagne de solidarité Irlande Palestine (IPSC), basée à Dublin, dénonce «le détournement» du bateau au large de Gaza et le «kidnapping» de ses passagers.


 

14h14: Quelque 500 personnes selon la police manifestent à Montpellier pour condamner l'interception meurtrière par l'armée israélienne d'une flottille humanitaire en route pour la bande de Gaza.

13h23: Le Rachel-Corrie est en train d'être acheminé jusqu'au port d'Ashdod, dans le sud d'Israël, indique la porte-parole de l'armée.

13h21: L'armée israélienne explique que l'abordage a été lancé depuis des bateaux et non depuis des hélicoptères, comme lundi.

12h29: Le Rachel-Corrie doit être escorté jusqu'au port israélien d'Ashdod, au sud de Tel-Aviv, où sa cargaison sera déchargée, selon l'armée.

12h02: «Nos forces sont montées à bord du bateau et en ont pris le contrôle sans résistance de la part de l'équipage et des passagers. Tout s'est passé sans violences», a déclaré la porte-parole de l'armée.

11h40: Des forces israéliennes sont montées à bord du Rachel-Corrie et ont pris le contrôle sans violences, indique une porte-parole de l'armée.

Le cargo d'aide Rachel-Corrie, affrété par une organisation irlandaise, n'a pas répondu aux messages radio de se dérouter vers Ashdod (sud d'Israël) et se dirige vers la bande de Gaza, a affirmé ce samedi matin l'armée israélienne, qui menace de l'aborder.

«Nos soldats vont monter à votre bord si vous refusez de vous dérouter», a déclaré la porte-parole de l'armée Avital Leibovitch, dans un message radio adressé au cargo. «Nous sommes prêts à faire usage de nos armes pour nous défendre si le besoin s'en fait sentir», a ajouté la porte-parole, citée par la radio publique.

Trois vedettes escortent le cargo

Les autorités israéliennes ont affirmé à plusieurs reprises qu'elles entendaient interdire l'accès au port de Gaza de ce cargo. Israël avait toutefois assuré vendredi n'avoir «aucun désir de confrontation» et a demandé aux organisateurs d'accoster dans le port d'Ashdod, au sud de Tel-Aviv, pour décharger la cargaison.

Selon la radio publique israélienne, au moins trois vedettes de la marine israélienne escortaient le cargo dans une zone située entre 30 et 35 milles (55 et 65 km) au large du littoral méditerranéen, dans les eaux internationales.

«Nous poursuivons notre route»

`La radio a indiqué avoir réussi à contacter un responsable du bateau qui a affirmé: «Nous poursuivons notre route.»

Transportant 15 personnes, de nationalité irlandaise et malaisienne, ainsi qu'un millier de tonnes d'aide, selon les organisateurs, le Rachel-Corrie devait initialement faire partie de la flottille internationale arraisonnée lundi.

En raison des débordements systématiques concernant ce type d'article, nous sommes contraints de le fermer aux commentaires.

(Source: 20minutes.fr le Créé le 05.06.10 à 09h18 -- Mis à jour le 05.06.10 à 19h29)
Libye: Amnesty dénonce l'exécution par balles de 18 condamnés à mort

NICOSIE — Amnesty International a dénoncé l'exécution par balles dimanche de 18 personnes en Libye, dont plusieurs ressortissants étrangers, appelant ce pays à abolir la peine de mort, dans un communiqué transmis mercredi à l'AFP.

Selon le journal en ligne Qurina, dix-huit condamnés à morts, dont des ressortissants du Tchad, d'Egypte et du Nigeria ont été exécutés par balles après avoir été reconnus coupables de meurtre prémédité.

Amnesty International qui "s'oppose à la peine de mort quels que soient les motifs", s'élève contre "la forme ultime d'une punition cruelle et inhumaine violant le droit à la vie", selon Malcolm Smart, directeur de l'organisation pour le Moyen-Orient et Afrique du Nord.

Concernant la Libye, "nous craignons que les condamnations à mort aient été prononcées après une procédure qui ne correspond pas aux normes internationales de procès équitables", a ajouté M. Smart.

"Les événements terribles de dimanche ne devraient pas se répéter", a indiqué Amnesty qui a appelé les autorités libyennes à "révéler l'identité des 18 personnes exécutées et à renoncer à de nouvelles exécutions".

Selon Qurina, 14 personnes ont été exécutées à Tripoli et les quatre autres à Benghazi, deuxième ville de Libye, à 1.000 km à l'est de la capitale.

Deux-cent condamnés à mort se trouvent dans les prisons libyennes, précise le journal citant des sources pénitentiaires.

Amnesty international estime qu'un grand nombre de ressortissants étrangers figureraient parmi ces condamnés à mort, contre lesquels la peine capitale "semble être utilisée de manière disproportionnée", sans assistance judiciaire ni consulaire.

L'organisation de défense des droits de l'Homme estime par ailleurs que les étrangers sont "désavantagés par rapport aux Libyens" dans la mesure où ils ont généralement des moyens financiers limités ne disposent pas d'un réseau familial en Libye qui pourrait les aider à négocier avec les familles de leurs victimes présumées en vue d'obtenir une commutation de leur peine.

En Libye, la famille de la victime peut pardonner la personne condamnée à la peine de mort en échange d'une compensation financière, la diya (prix du sang).


Liban: hommes politiques menacés de coupures pour non-paiement de factures

 
AFP / 05 juin 2010 15h31

BEYROUTH - Plusieurs hauts responsables au Liban pourraient se retrouver dans le noir s'il ne paient pas des factures d'électricité accumulées depuis des années et qui se chiffrent à plus de huit millions de dollars, selon le ministre de l'Energie.
"Toux ceux qui doivent (à l'Etat) plus de 3.300 dollars (2.730 euros) ont reçu en mai un préavis d'un mois. S'ils ne paient pas, ils seront privés de courant", a mis en garde samedi le ministre de l'Energie et de l'Eau Gebrane Bassil dans une interview à l'AFP.
"Le déficit occasionné par les factures non payées sur plusieurs années se chiffre à plus de huit millions de dollars (6,5 millions d'euros)", a ajouté le ministre.
Parmi les 200 noms figurant sur la liste de la compagnie publique Electricité du Liban (EDL), près de 100 hauts responsables, toutes tendances confondues, ne paient pas leurs factures d'électricité (et d'eau) depuis des années, a assuré M. Bassil, membre du mouvement de Michel Aoun, l'allié chrétien du Hezbollah.
A la suite des préavis, seuls 25% d'hommes politiques, de responsables et d'hommes d'affaires figurant sur la liste ont payé leur dû.
"Certains continuent de prétendre qu'ils ne doivent pas autant d'argent, d'autres (...) n'ont pas l'impression de devoir quoi que ce soit à qui que ce soit", a indiqué M. Bassil.
Contactés par l'AFP, plusieurs députés concernés ont refusé de s'exprimer.
L'électricité est l'une des principales raisons de la grogne sociale, avec des coupures quotidiennes fréquentes. Beaucoup de Libanais ont recours à des générateurs.
Ce secteur est surtout un gouffre pour le gouvernement avec un déficit qui constitue 3% du Produit intérieur brut (PIB).
"Nous nous concentrons sur les hommes politiques car nous ne pouvons pas demander au citoyen pauvre de payer ses factures alors que les personnes haut placées et les grandes compagnies ne le font pas", a ajouté M. Bassil.
Cette initiative ne devrait pas résoudre pour autant des problèmes comme le déficit de production, un potentiel hydroélectrique quasiment inexploité, des tarifs largement inférieurs au coût de production et les violences subies par les percepteurs dans des zones "protégées" par des partis ou des personnalités politiques.
 
 

Hortefeux condamné à une amende pour injures raciales, soutenu par Fillon


AFP - 04/06/2010 à 20h53

Le ministre de l'Intérieur et ancien ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a été condamné vendredi à une amende de 750 euros pour avoir tenu en septembre 2009 des propos jugés "outrageants" envers les personnes d'origine arabe.
Le Mrap, partie civile, a réclamé la "démission du ministre", saluant une condamnation qui, selon plusieurs avocats spécialisés interrogés par l'AFP, est la première d'un ministre de la Ve République pour "injure raciale".
"M. Hortefeux a décidé d'en faire immédatement appel", a déclaré l'un de ses conseils, Me Nicolas Bénoit.
"C'est une grande grande victoire pour la justice et contre le racisme", lui a répondu Me Pierre Mairat, l'avocat du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples qui s'est vu octroyer 2.000 euros de dommages et intérêts.
Le président du Mrap, Mouloud Aounit, a demandé la "démission" de M. Hortefeux, annonçant que son mouvement ferait appel pour que la condamnation soit "confirmée" et "rehaussée".
Prenant le parti de son ministre, le chef du gouvernement, François Fillon, a "réaffirmé son soutien", "son amitié" et "sa confiance" à Brice Hortefeux.
Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a jugé "honteuses" et "déplacées" les demandes de démission.
Interrogée par France Info, Ségolène Royal (PS) a jugé "vraiment pas glorieux" que M. Hortefeux soit condamné pour injure raciale et lui a demandé de "mettre en place une politique très efficace pour lutter contre les formes de discrimination et de racisme".
La polémique est née en septembre avec la diffusion par lemonde.fr d'une vidéo où Brice Hortefeux tenait des propos ambigus pendant qu'il posait avec un jeune militant, Amine, né de père algérien, lors de l'université d'été de l'UMP.
Une militante expliquait à M. Hortefeux qu'Amine mangeait du cochon et buvait de la bière, le ministre rétorquant : "Ah mais ça ne va pas du tout, alors, il ne correspond pas du tout au prototype". Dans un second temps, il ajoutait : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes".
Interrogé sur ces propos, M. Hortefeux avait assuré n'avoir voulu faire "aucune référence à une origine ethnique, maghrébine, arabe, africaine et ainsi de suite". Il avait ensuite laissé entendre que les propos incriminés concernaient les Auvergnats.
En dépit d'un jugement critique à l'égard du ministre, la 17e chambre correctionnelle, présidée par Joël Boyer, a relaxé M. Hortefeux pour la première phrase. L'emploi du mot "prototype" visant une personne d'origine arabe, "déjà malheureux et incongru en lui-même, laisse entendre que tous les Arabes de France seraient semblables, nécessairement musulmans et qu'ils se conformeraient tous aux prescriptions de l'islam, seul le jeune Amine faisant exception". Toutefois, nuance le tribunal, si ce propos, "de nature à favoriser les idées reçues", est "contestable", il "ne saurait être regardé comme outrageant".
En revanche, les magistrats ont considéré que la seconde sortie - "c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes" - était "incontestablement outrageante, sinon méprisante" pour des personnes "présentées (...) négativement, du seul fait de leur origine".
A l'audience, le 16 avril, le procureur François Cordier avait reconnu que ces paroles étaient "outrageantes" mais sans requérir de condamnation, considérant que l'échange n'avait rien de public.
Le tribunal a reconnu qu'elles avaient été tenues "lors d'un échange informel de Brice Hortefeux et Jean-François Copé, au ton badin et décontracté, avec des militants".
Mais alors que le parquet en déduisait la relaxe, le tribunal a maintenu l'injure, abandonnant le seul qualificatif de "public".
M. Hortefeux ne pouvant "être pénalement comptable d'un propos non destiné à être entendu", le tribunal a requalifié le délit en simple contravention de 4e classe et condamné le ministre à l'amende maximale. Le jugement devra être publié dans un périodique.

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