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TUNISNEWS
 8 ème année, N°  2935 du 05.06.2008 archives : www.tunisnews.net

Collectif de la Communauté Tunisienne en Europe

:l'expulsion le 3 juin 2008 de Sami Essid en Tunisie...
AFP:Un Tunisien expulsé d'Italie en dépit de l'opposition de la Cour européenne 
La Repubblica :Espulso il tunisino Saber "E' un estremista islamico"
Reuters:Terrorismo, a Fiumicino il tunisino per cui decretata espulsione
 le site de “Cronaca Qui”: L'ipocrita difesa del buonista "goliarda"
Le Temps :Faculté des sciences de Tunis :Protestations syndicales
AFP:Pauvreté: Tunis propose le prélèvement d'un dollar sur le prix du baril
AFP:Tunisie: échanges franco-maghrébins sur la prise en charge du sida
Le Temps :Témoignage:Samir Ayadi : un apport culturel intarissable
tunisindex.co:Sevenair consolide sa flotte et ouvre une ligne Tunis-Tripoli
lareposte.com : La révolte du bassin minier de Gafsa, en Tunisie
tunezine:Tunisie :un véhicule de la garde nationale a mortellement heurté le jeune Nabil Chagra
africanmanager.com :Tunisie : Toujours moins de recettes touristiques européennes en 2008. Que fera le ministère ?
AFP:Maroc: 56 détenus islamistes en grève de la faim dans un état critique (ONG)
Reuters:Turkey headscarf case closely tied to AK Party fate
AFP:Turquie: les juges réunis pour trancher sur le voile à l'université
Associated Press:Court ruling on Turkey head scarf ban expected Thursday
angolapress: ALGÉRIE:La France et l`Algérie signeront en juin un accord-cadre de coopération sur l`énergie nucléaire
africanmanager.com :Tunisie : Toujours moins de recettes touristiques européennes en 2008. Que fera le ministère ?
bonnenouvelle.ch :Tunisie: inquiétante montée en puissance de l'extrémisme religieux
 

Collectif de la Communauté Tunisienne en Europe
1 rue Cassini, 75014 Paris – Tél. : 01 43 29 68 98

Avec l'expulsion le 3 juin 2008 de Sami Essid en Tunisie,
l'Italie :
1) bafoue l'autorité de la plus haute instance judiciaire européenne : la Cour européenne des Droits de l'Homme;
2) viole la Convention européenne des Droits de l'Homme;
3) porte atteinte à l'état de droit en Europe;
4) porte atteinte aux droits de l'homme des Européens;
5) met en péril les institutions de l'Union européenne
.
 
 
Le 28 février 2008, la Cour européenne prenait une décision historique quand elle condamna l'Italie dans l'affaire Nassim Saadi menacé d'expulsion malgré les condamnations prononcées contre lui en Tunisie et les menaces de torture en cas de retour en son pays.
Ce défi de la Cour européenne au pouvoir d'un des Etats membres de l'Union européenne a fait long feu : un peu plus de trois mois après, l'Italie, en expulsant Sami ben Khemaies Essid le 3 juin 2008, malgré le commandement de la Cour européenne, vient de rétablir son autorité au-dessus des instances judiciaires européennes, en violant ouvertement une décision judiciaire européenne, et par là, en ruinant l'autorité même de la Cour européenne, et du coup, celle de la Convention européenne des droits de l'homme.
On peut considérer que le 3 juin 2008 constitue une date charnière après des années de flottement de la part des pouvoirs politiques européens : c'est la raison d'état qui doit désormais primer non seulement l'état de droit, mais surtout les valeurs universelles humaines réaffirmées et promues par la communauté internationale depuis l'effondrement du fascisme à la fin de la deuxième guerre mondiale.
Nous entrons aujourd'hui dans une nouvelle ère où l'opinion publique occidentale est appelée à se taire et à subir sans protester ce revirement qui nous replonge dans l'ère du fascisme sans le nom.
La société civile et les milieux des droits de l'homme en Europe et dans le monde vont-ils pouvoir prendre conscience de la gravité du bras de fer qui vient de se dérouler entre la Cour européenne et le régime italien, et du coup de force de celui-ci contre la légalité européenne et la juridiction internationale ?


Paris, le 5 juin 2008
Le Bureau


PS : Ci-dessous la chronologie de l'Affaire Sami ben Khémaies Essid :


10 février 1968, date de naissance de Sami ben Khémaies Essid près de Bizerte;
Avril 2001 : Arrestation de Sami Essid près de Milan;
Février 2002 : Sami Essid est condamné en Italie à 6 ans et demi de prison pour appartenance à association terroriste;
La date du 2005? 2006? Condamnations en Tunisie pour les mêmes faits à au moins dix ans de prison en application d'une loi d'exception dite antiterroriste;
7 juillet 2007 : Nouvelles charges en Italie contre Sami Essid alors en prison;
2007 : La Cour européenne ordonne à l'Italie de suspendre l'expulsion de Sami Essid;
28 février 2008 : la Grande Chambre de la Cour européenne condamne l'Italie pour avoir décidé d'expulser Nassim Saadi et affirme le principe absolu de non expulsion de personnes menacées d'être torturées dans leur pays;
Dimanche 31 mai 2008 : Decret d'expulsion pris par de Roberto Maroni, ministre de l'Intérieur à l'encontre de Sami Essid à l'approche de la fin de sa peine de six ans et demi;
Lundi 2 juin 2008 : Lettre de la Cour Européenne à l'Italie lui rappelant son obligation de suspendre l'expulsion;
Mardi 3 juin 2008 : Sami Essid est prévu pour être entendu par le Juge pour répondre aux nouvelles accusations de faits de terrorisme;
Mardi 3 juin : Contre toute attente, Sami Essid est transféré à l'aéroport de Fiumicino Rome;
Mardi 3 juin au soir : Sami Essid est envoyé en Tunisie;
Mercredi 4 juin 2008 : comparution de Sami Essid devant le Tribunal Militaire de Tunis en l'absence d'avocats; l'audience est renvoyée pour le 2 juillet 2008.


AFP, le 4 juin 2008 à 12h22
Un Tunisien expulsé d'Italie en dépit de l'opposition de la Cour européenne
 
ROME, 4 juin 2008 (AFP) - Un Tunisien considéré par les autorités italiennes comme proche des milieux terroristes islamistes, a été expulsé mardi soir vers la Tunisie, en dépit du fait que la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) avait suspendu cette mesure, indique mercredi la presse. Essid Sami Ben Khemais, alias Saber, avait été condamné en février 2002 à six ans et deux mois de prison pour association de
malfaiteurs à des fins de terrorisme et à l'expulsion d'Italie.

Ses avocats avaient fait appel de la décision de l'expulser vers la Tunisie et la CEDH avait accepté ce recours et ordonné une suspension de l'expulsion.

Accusé de nouveau en 2005 de terrorisme dans un autre procès, Saber a fait l'objet une fois de plus d'un décret d'expulsion de la part du nouveau ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, membre du mouvement populiste et anti-immigrés de la Ligue du Nord.

La CEDH avait fait savoir mardi que la suspension de la première décision d'expulsion "n'a jamais été révoquée et qu'elle était toujours en vigueur", selon le quotidien Il Giornale, mais le ministre a décidé de passer outre et d'expulser le Tunisien.

Selon ses avocats, l'homme risque de subir la torture et des traitements inhumains en Tunisie.  La droite italienne a fait de la sécurité un de ses chevaux de bataille électorale et une série de nouvelles mesures plus sévères contre l'immigration clandestine et la criminalité a été adoptée il y a deux semaines par le gouvernement de Silvio Berlusconi.

AFP


Per tutta la giornata i suoi avvocati hanno tentato di evitare il provvedimento
Il decreto del ministro Maroni contestato: "In Tunisia rischia la morte"

Espulso il tunisino Saber
"E' un estremista islamico"
 

MILANO - Alla fine di una lunga giornata Essid Sami Ben Khemais, detto Saber, tunisino ritenuto personaggio di spicco dell'estremismo islamico, è stato allontanato dall'Italia ed è partito alla volta della Tunisia. Doveva presentarsi stamani davanti al gup di Milano, Clementina Forleo, per essere giudicato nell'ambito di un'inchiesta per associazione a delinquere con l'aggravante delle finalità di terrorismo, in cui ha un ruolo minore, ma ieri è stato raggiunto da un decreto di espulsione del ministro dell'Interno Roberto Maroni, proprio allo scadere dei termini della custodia cautelare.

Dopo un passaggio, ieri mattina, in un Centro di permanenza temporanea e poi all'aeroporto di Malpensa, se ne erano perse le tracce. Oggi, in udienza, si è saputo che Saber si trovava a Roma, nell'area partenze internazionali dell'aeroporto di Fiumicino, per un imbarco per la Tunisia che si è concretizzato solo in tarda serata.

Per tutta la giornata i suoi avvocati avevano tentato di evitare l'espulsione che a loro avviso comporterebbe il rischio di torture in Tunisia, se non addirittura la morte. Ieri, su sollecitazione dei legali, era intervenuta la Corte europea per i diritti dell'uomo per dire che la sospensione di una prima espulsione - decisa mesi fa come pena accessoria di una condanna a sei anni e due mesi già scontata - "non è mai stata revocata" e che la sospensione stessa è "ancora in vigore", nonostante l'espulsione decisa ieri sia "fondata su un nuovo provvedimento".

La Corte, nel documento inviato al rappresentante del governo italiano presso il Consiglio d'Europa, ma anche ai ministeri dell'Interno e della Giustizia, ha richiamato all'attenzione del governo italiano la sentenza con cui la Grande camera (la Corte europea a sezioni unite) aveva rilevato la violazione dell'articolo 3 della Convenzione sui diritti dell'uomo ("nessuno può essere sottoposto a tortura né a pene o trattamenti inumani o degradanti") nel caso di Nassim Saadi, tunisino, la cui espulsione era stata parimenti sospesa nel febbraio scorso. Saadi è ora in carcere in Italia per scontare otto anni inflittigli in appello per terrorismo internazionale. I magistrati europei hanno avvertito che, nel caso di espulsione di Saber in Tunisia, Paese in cui non vi è garanzia che siano rispettati i diritti umani, ci troveremmo in presenza della stessa violazione.

L'assenza di Essid Sami Ben Khemais, oggi in udienza, ha ovviamente comportato delle conseguenze. Il gup Forleo ha rilevato il suo "legittimo impedimento" a essere presente in aula e ha rinviato il procedimento per il tunisino e per altri suoi coimputati al 3 novembre. Uno dei suo avvocati, Sandro Clementi, anche in udienza ha protestato con forza. A suo avviso sono numerose le violazioni di legge commesse con l'espulsione: il decreto del ministro è stato firmato il 31 maggio, quando Saber era formalmente detenuto in quanto i termini di custodia cautelare scadevano nella giornata di ieri.

E' stato impossibile per i legali parlare con il loro assistito e ora questi si chiedono perché, nel Cpt di via Corelli, l'udienza di convalida del decreto si sia svolta con un avvocato d'ufficio, mentre negli atti è ben visibile la nomina a legale di fiducia dello stesso Clementi.

(Source: « La Repubblica » (Quotidien – Italie), le 3 juin 2008)


Reuters, le mardi 3 juin 2008
Terrorismo, a Fiumicino il tunisino per cui decretata espulsione
 
                        
MILANO (Reuters) - E' a Fiumicino in attesa di essere espulso il tunisino Essid Sami Ben Khemais, considerato esponente di spicco del fondamentalismo islamico in Italia raggiunto ieri da un provvedimento di espulsione a firma del ministro dell'Interno Roberto Maroni, e stamattina non ha quindi potuto comparire davanti al gip di Milano Clementina Forleo per l'udienza preliminare di un procedimento che lo vede indagato per favoreggiamento dell'immigrazione clandestina e furto.

Lo ha detto oggi il suo avvocato Sandro Clementi, spiegando che l'udienza è stata rinviata al prossimo 3 novembre per "legittimo impedimento" di Saber - questo il nome con cui è conosciuto il tunisino - a presenziare.

L'uomo, arrestato una prima volta nel 2001, era già stato raggiunto da un provvedimento di espulsione come pena accessoria ad una condanna penale patteggiata nel dicembre 2002 a 4 anni e 6 mesi di reclusione comminatagli perché ritenuto uno dei responsabili di una cellula legata a Osama bin Laden in Italia.

La Corte europea di Strasburgo, alla quale i suoi legali si erano appellati, aveva però bloccato il provvedimento di espulsione fino a nuovo ordine sostenendo che in Tunisia non sono garantiti i diritti umani per i condannati per terrorismo. Nel 2002, mentre si trovava in carcere in Italia, Essid Sami Ben Khemais è stato condannato in contumacia in Tunisia a 20 anni di carcere per appartenenza ad un gruppo legato ad al Qaeda.

Nel giugno del 2007, allo scadere della prima condanna, Saber era stato raggiunto da un nuovo ordine di custodia cautelare perché sospettato di essere a capo di una cellula del Gruppo salafita per la predicazione e il combattimento, noto anche come "al Qaeda islamic Maghreb", che si riteneva finanziasse e offrisse supporto logistico ai militanti islamici con denaro frutto di reati come lo spaccio di droga.

L'organizzazione aveva creato in Italia una base logistica e un canale di reclutamento di mujaheddin da avviare alla lotta jihadista in Afghanistan, Algeria, Tunisia, Cecenia e in passato in Bosnia.

Ieri, alla scadenza dei termini della custodia cautelare, il ministro Maroni ha fatto recapitare a Saber il provvedimento di espulsione per il pericolo di "grave turbamento dell'ordine pubblico".

Reuters
 


L'ipocrita difesa del buonista "goliarda"
 
Andrea Miola
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L’espulsione dall’Italia del terrorista islamico Sami Essid Ben Khemais sta diventando una telenovela condita di ipocrisia e falso buonismo, sentimento che in questo Paese affiora sempre al momento giusto. Tutto perché il capo della cellula tunisina, condannato a Milano a sei anni di reclusione per associazione a delinquere con l’aggravante delle finalità terroristiche, presunto leader di un gruppo combattente e, stando alle intercettazioni, interlocutore privilegiato dei capi delle cellule di Osama bin Laden in Europa, è stato rispedito dal ministro Maroni a casa sua.

In Tunisia, paese in cui con gente di questo tipo non vanno tanto per il sottile, fino a contemplare, almeno secondo le associazioni umanitarie, torture e maltrattamenti di vario genere. A difesa del terrorista si è espresso l’ex terrorista di Prima Linea, ora segretario di “Nessuno Tocchi Caino” Sergio D’Elia, già condannato a 25 anni di carcere per l’omicidio dell’agente di polizia Fausto Dionisi (al quale, va detto, non prese parte). Al coro si sono poi aggiunti Amnesty International e, tanto per cambiare, la sinistra radicale. Khemais non è proprio uno stinco di santo. Eppure tutti si sgolano a difenderlo come se fosse tale. Perché anche a uno che fa pappa e ciccia con Osama bin Laden, l’uomo più ricercato del mondo per le note stragi, va garantito il rispetto dei diritti umani.

E’ vero, ma nessuno ha obbligato il nostro “bravo ragazzo” del terrore ad abbracciare la violenza per fare la guerra a noi. E ora che è tornato nel suo Paese, per il quale non ci risulta si sia mai battuto per abolire le torture, sono fatti suoi. Per la cronaca, la tanto odiata Tunisia è quel Paese con cui l’Italia fa accordi commerciali un giorno si e l’altro pure, e le cui spiagge sono prese d’assalto dai turisti italiani grazie al folto insediamento in loco di tour operator di casa nostra. Per coerenza, i difensori dei diritti umani dei terroristi dovrebbero promuovere una campagna per boicottare il «crudele» Paese nordafricano, dove va di moda la tintarella mentre nelle carceri si torturano i detenuti. Invece, i D’Elia stanno zitti.

Un silenzio ipocrita, appunto, come lo è quello mantenuto sulle costanti violazioni dei diritti dei lavoratori in Cina, grazie al sacrificio dei quali i D’Elia indossano magliette a basso costo. Come al solito in questo Paese lo spettacolo è sempre assicurato.

(Source: le site de “Cronaca Qui” (Quotidien publié à Milan et Turin - Italie), le 5 juin 2008)
Lien : http://www.cronacaqui.it/news-lipocrita-difesa-del-buonista-goliarda_7732.html


Faculté des sciences de Tunis
Protestations syndicales
 
Dans un communiqué rendu public mardi 4 juin 2008, la Fédération Générale de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SGESRS) a annoncé que, sur invitation du syndicat de base de la faculté des sciences de Tunis,

les professeurs universitaires de cette faculté se sont réunis mardi et ont dénoncé l'annulation par le ministère de tutelle des élections des conseils de classes de la faculté affirmant que ces élections se sont déroulées dans le respect le plus total et selon les règles fixées par la circulaire du ministère n°08/35 en date du 2 avril 2002.

La Fédération a annoncé qu'elle va entreprendre des actions de protestation contre la décision du ministère appuyée dans ce sens par le bureau exécutif de l'UGTT.

N.S

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 5 juin 2008)


AFP, le 4 juin 2008 à 18h47
Pauvreté: Tunis propose le prélèvement d'un dollar sur le prix du baril
 
TUNIS, 4 juin 2008 (AFP) - Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a plaidé en faveur du prélèvement d'un dollar sur le prix de chaque baril de pétrole pour aider à combattre la faim dans les pays
confrontés à la forte hausse des prix du pétrole et des céréales. M. Ben Ali, cité mercredi par l'agence tunisienne TAP, s'exprimait dans un discours lu à Rome à l'ouverture du sommet de l'Organisation de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) par son Premier ministre Mohamed Ghannouchi.
Soulignant "le besoin impérieux de développer les liens de coopération et de solidarité internationales", il a proposé à la communauté internationale d'envisager "le prélèvement d'un dollar par baril de pétrole pour accroître les ressources permettant de lutter contre la faim dans le monde". Les fonds ainsi collectés devraient être reversés dans le "Fonds mondial de solidarité" créé par l'Assemblée générale de l'ONU pour
venir en aide aux pays les plus pauvres, a-t-il estimé.
Ce Fonds mondial avait été approuvé en 2002 à l'initiative du gouvernement tunisien sur le modèle d'un fonds national (FSN) ayant contribué à réduire la pauvreté dans le monde rural en Tunisie. En treize ans, ce fonds a permis le financement, hors budget, de projets socio-économiques au profit de près de deux milliers de localités démunies.
Le taux global de pauvreté dans ce pays de 10 millions d'habitants sans grandes ressources naturelles atteint 3,8% contre 4,2% en 2000 et 6% dix ans auparavant, selon les statistiques officielles.
Parlant de bioénergie, le chef de l'Etat tunisien a affirmé que "la priorité absolue devra être accordée à l'orientation de la production agricole vers la consommation humaine". Il a aussi mréclamé une assistance financière pour les pays importateurs d'aliments afin d'"alléger le déficit généré dans leurs budgets par mla flambée des prix".
   
AFP


AFP, le 4 juin 2008 à 22h22
Tunisie: échanges franco-maghrébins sur la prise en charge du sida
 

TUNIS, 4 juin 2008 (AFP) - Des associations des pays du Maghreb et de France se sont réunies mercredi à Tunis pour discuter des moyens d'améliorer la prise en charge des personnes vivant avec le sida, notamment le tabou qui frappe la maladie dans cette région arabo-musulmane.
Des délégués d'Algérie, du Maroc et de Mauritanie étaient réunis avec le concours de l'association de Aides-France, à l'initiative de l'Association tunisienne de lutte contre les maladies sexuellement
transmissibles (Atlmst/sida)
Selon le président de cette ONG, Ridha Kamoun, la réunion tenue dans le cadre d'un programme de partenariat entre la France et les pays du Maghreb, a été consacrée à un échange sur la situation au
Maghreb, notamment l'accès aux médicaments et la capacité des associations à agir face à l'exclusion sociale. "Nous n'avons pas beaucoup de malades, nous avons les moyens de les traiter grâce à un accès assuré aux médicaments, mais les engagements des gouvernements resteront insuffisants à défaut d'une évolution des mentalités", a-t-il déclaré. Selon lui, "le tabou et la stigmatisation constituent un
obstacle majeur".
La rencontre aura permis d'examiner les "enjeux d'une implication des personnes concernées et des ONG dans les décisions de santé publique", a indiqué à l'AFP Bruno Spire, président de Aides-France.
Selon lui, "l'obstacle le plus récurrent au Maghreb reste le silence, le tabou et la difficulté de faire émerger la parole des personnes concernées". Il a évoqué "le besoin collectif de pouvoir permettre au sida de sortir de la clandestinité" et souligné le rôle "essentiel" de la société civile. Les participants ont discuté des conclusions d'une étude sociologique sur "le vécu et les besoins" des personnes touchées par
le sida en Tunisie.
Selon l'auteur, Senim Ben Abdallah, les conclusions montrent l'ampleur des défis liés aux attitudes de rejet des malades, y compris dans les milieux familial et paramédical. "Le sida reste une maladie honteuse associée à des pratiques illicites ou immorales", a-t-il dit constatant des besoins de reconnaissance, de parole et une nécessaire participation des personnes concernées à l'élaboration des politiques de prise en
charge.

AFP


Témoignage
Samir Ayadi : un apport culturel intarissable
 
Cela fait vraiment un drôle d'effet de parler déjà au passé de celui qui, il y a moins d'une semaine, était encore actif et participait aux colloques et aux manifestations culturelles.
Samir Ayadi était  encore là avant de partir. Et ce n'est pas  du tout une lapalissade.

Là, cela veut dire qu'il s'imposait par  sa présence active et fructueuse, où il a su percer. Féru  de littérature, de poésie et de théâtre, depuis sa tendre jeunesse, depuis la jeunesse  scolaire où il a  pu se former et cultiver ses dons, aux côtés  de Mohamed Driss, Fadhel Jaïbi, Raja Farhat, Fadhel Jaziri et tous ceux qui  ont contribué au développement de  l'animation culturelle en  commençant avec les moyens de bord.

Il a su persévérer  par son dynamisme et cette capacité intarissable qu'il avait à créer et surtout à innover.

C'est ce qui explique qu'il   fut parmi les fondateurs    du mouvement de l'avant-garde littéraire.

Les différents postes  de responsabilité qu'il occupa que ce soit en tant que conseiller culturel,  directeur du festival de Carthage, ou directeur des maisons de la culture Ibn Khaldoun et Ibn Rachiq, ne l'ont pas empêché  de continuer à créer tant dans le domaine artistique que littéraire.

Bien au contraire,   ce n'était pour lui que davantage de motivation  à la création.
Non,  Samir Ayadi n'est pas mort, tant que ses œuvres continueront à animer le monde culturel, et que restera gravé  son nom  parmi ceux qui ont contribué à promouvoir la culture  en Tunisie.

Ceux qui  l'avaient connu se rappelleront toujours de son esprit progressiste, son dynamisme et cet élan extraordinaire qu'il avait  à affronter les difficultés, sans jamais  avoir peur des critiques fussent-elles acerbes, ou craindre les obstacles.

Pensant à ceux qui n'ont pas eu l'occasion de le connaître, ils apprendront à le faire à travers ses œuvres qui s'imposent d'elles mêmes, tant par le verbe vibrant et chatouilleux, riche et varié dans tous ses sens, que par le sujet qui ne peut laisser indifférent aucun être  doté  d'un tant soit peu de sensibilité et de motivation.

Deux jours avant sa mort, il était toujours vivant. Vivant dans tout ce que peut comporter ces termes de sens positif, inhérents à la vivacité et au dynamisme et touchant  à la vie.

Il discutait culture et poésie avec quelques amis, en y mettant son grain de sel, avec le sourire et l'espoir en l'avenir.

Il parlait de ses projets futurs. Il se savait malade étant cardiaque.

Son cœur s'arrêta brusquement de battre. Mais pour un laps de temps, celui de nous faire ses adieux.

Il continuera à palpiter avec le même " tounda " dynamique à travers ses œuvres et fera battre les cœurs des autres. Chaque fois qu'ils évoqueront son nom et l'apport bénéfique qu'il a apporté au monde culturel.

Ahmed YOUNES

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 5 juin 2008)


Sevenair consolide sa flotte et ouvre une ligne Tunis-Tripoli
 
Conformément aux recommandations de la Haute Commission mixte tuniso-libyenne pour renforcer les liaisons aériennes entre la Tunisie et Jamahiriya, la compagnie Sevenair inaugure à compter du 4 juin 2008 une nouvelle ligne aérienne régulière entre Tunis et Tripoli. L’accord d’exploitation obtenu par la compagnie va lui permettre d’opérer à raison de 3 fréquences hebdomadaires les mercredi, vendredi et dimanche.
Les vols de Sevenair partiront de Tunis à 7h30 du matin en étroite harmonie avec les vols opérés par la compagnie nationale Tunisair de sorte à permettre notamment aux hommes d’affaires tunisiens de pouvoir effectuer un aller et retour dans la même journée avec les deux compagnies tunisiennes.
Les passagers de Sevenair voyageant sur cet axe disposeront d’une franchise bagages exceptionnelle de 25kg ainsi que le bénéfice du salon VIP dans les aéroports de Tunis et Tripoli.
Ce programme de vol devra permettre à Sevenair de contribuer au développement des échanges et de consolider les relations entre les deux peuples frères.
Sevenair a en outre confié la gestion de ses vols de - vers Tripoli à la représentation de Tunisair en Libye, laquelle assurera la couverture des ventes de Sevenair avec des moyens humains consolidés.
De même, la compagnie va augmenter ses fréquences entre Sfax-Tripoli en passant de deux vols à trois vols par semaine.

Arrivée d’un nouvel avion
Par ailleurs, Sevenair a pris livraison d’un tout nouvel avion de de type ATR 72-500 de dernière génération le lundi 2 juin 2008. Identique en tous points à celui déjà reçu en juillet 2007, cet appareil a une capacité de 70 passagers et a été dénommé « Hannibal ».
L’acquisition de cet ATR 72-500 s’inscrit dans le cadre du programme de consolidation de la flotte de Sevenair et dans un processus continu d'amélioration de sa qualité de service pour répondre à la demande du marché.
L’introduction de ce nouvel avion dans la flotte va permettre à la compagnie de développer son réseau, notamment sur les destinations internationales de proximité.
L’ATR 72-500, construit par l’avionneur franco-italien ATR (Avion de Transport Régional), est un appareil particulièrement économique en consommation de carburant et répond, par sa configuration et ses performances, à la nature du trafic de Sevenair.
Sa cabine élégante et ses sièges en cuir rouge offrent d’excellentes conditions de confort pour les passagers.

Doté de deux moteurs turbopropulseurs développant une puissance de 2052kW chacun, l’appareil a un rayon d’action de 1600 km. En vitesse de croisière, il peut atteindre 565 km/h pour une altitude maximale de 7620 m. Sa masse a vide est de 12 500 kg. En pleine charge, sa masse peut être portée à 22 000 kg.
Sevenair compte désormais dans sa flotte trois ATR (70 sièges chacun), un CRJ 900 (88 sièges) et un Beechcraft 1900 (19 sièges).

Source : tunisindex.co.nr  04-06-2008


La révolte du bassin minier de Gafsa, en Tunisie
 

Depuis le début de l’année, le bassin minier de Gafsa, en Tunisie, est en état d’ébullition sociale. Dans cette région d’exploitation du phosphate, la Compagnie des Phosphates de Gafsa règne en maître absolu. Elle est appuyée par le régime despotique et corrompu de Ben Ali. Outre la pollution liée aux activités d’extraction et de traitement, la pauvreté et le chômage de masse ont déclenché un vaste mouvement de protestation.
Les travailleurs et les jeunes du bassin minier se mobilisent pour leur dignité, pour des emplois, pour de meilleures conditions de logement, de santé et d’éducation. Ils dénoncent un régime de spoliation, de pillage économique et social. Les grèves se sont multipliées. Les enseignants, certaines branches de la fonction publique et même des petits commerçants se sont mobilisés.
Le mouvement prend diverses formes. Par exemple, dans plusieurs villes du bassin, de jeunes chômeurs et des veuves de travailleurs victimes d’accidents du travail à la Compagnie des Phosphates organisent des « sit-in », sous des tentes, devant des bâtiments officiels. Le régime de Ben Ali a violemment réprimé ce mouvement, de peur que Redeyef ne devienne le symbole de la colère des jeunes et des travailleurs à travers tout le pays, et que le mouvement ne fasse tache d’huile. Des centaines d’interpellations ont eu lieu depuis le début de l’année. Les forces de l’ordre harcèlent et brutalisent quotidiennement la population mobilisée. La ville est pratiquement en état de siège. Ainsi vont les choses dans le pays où, selon Sarkozy, « l’espace des libertés progresse » !
La région de Gafsa est connue pour ses traditions militantes et révolutionnaires. Cette année marque le trentième anniversaire de la grève qui, du temps de Bourguiba, a commencé dans le bassin minier de Redeyef, s’est étendue aux travailleurs et à la jeunesse de toute la région de Gafsa, pour finalement déboucher sur une grève générale d’ampleur nationale. A l’époque, la répression brutale de ce mouvement a fait des centaines de morts. Des milliers de travailleurs et syndicalistes ont été condamnés à de lourdes peines de prison.
Le soi-disant « miracle économique »
Le régime de Ben Ali se vante du « miracle économique » en Tunisie. Mais à qui profite cette croissance qui repose essentiellement sur le tourisme de masse ? Aux capitalistes qui dominent l’industrie touristique et en accaparent tous les bénéfices. D’immenses fortunes s’accumulent grâce à la spéculation immobilière, pendant que la masse de la population languit dans le chômage et la misère. Alors que les entreprises françaises, espagnoles et allemandes se délocalisent vers la Tunisie pour profiter d’une main d’œuvre sous-payée et surexploitée, d’autres entreprises jettent leurs salariés à la rue et quittent la Tunisie pour trouver ailleurs des ouvriers encore moins chers. Autre conséquence du « miracle » Ben Ali : des centaines de

jeunes tentent de fuir le pays par la mer, sur des embarquements de fortune. Beaucoup finissent par se noyer.
Le 7 mai, Redeyef, une ville de 30 000 habitants, était encerclée par la police. Selon des témoins, plusieurs centaines d’habitants – hommes, femmes et enfants – munis du strict nécessaire ont tenté de quitter la ville avec l’intention de l’abandonner aux forces de l’ordre. Ils en ont été dissuadés par les animateurs du comité de grève, et ont finalement décidé de rester sur place et poursuivre la lutte. Effectivement, une « évacuation en masse » de ce genre n’aurait pas été un moyen de lutte efficace. Quoi qu’il en soit, cet épisode illustre l’énorme gouffre qui s’est ouvert entre le peuple et les autorités. Il témoigne aussi de l’exaspération d’une population face au comportement des dirigeants syndicaux « officiels », notoirement corrompus et complètement à la solde du régime. Main dans la main avec ce dernier, ces « dirigeants » syndicaux se sont efforcés d’isoler et de démoraliser les grévistes et la population en révolte.
Deux jours plus tard, le 9 mai, Taher Saidi, 44 ans, a été grièvement blessé lors d’une intervention des forces de l’ordre dans la ville de Om Larais (35 000 habitants). Il est décédé le 19 mai à l’hôpital régional de Gafsa.
L’incident qui a provoqué les événements du 7 mai est la mort d’un jeune chômeur qui, la veille, avait été électrocuté à l’intérieur d’un local électrique, suite à une intervention particulièrement brutale des forces de l’ordre contre une manifestation de jeunes chômeurs. Ils protestaient contre les résultats pour le moins opaques – entachés de clientélisme – du concours d’entrée à la Compagnie des Phosphates de Gafsa, laquelle s’était engagée à recruter des jeunes chômeurs de la région, en janvier. Un groupe a décidé d’occuper le générateur électrique – hors tension – alimentant les ateliers de l’entreprise. Une brigade de police armée de gaz lacrymogènes a entrepris de faire évacuer le générateur. Le courant a été rétabli et plusieurs jeunes manifestants ont été électrocutés. Les secours ne sont intervenus que plusieurs heures après l’accident. Le jeune qui a trouvé la mort avait 26 ans. Il s’appelait Hichem Ben Jeddou El Aleimi. Un autre, Ahmed Ben Salah Fajraoui, 21 ans, a été grièvement blessé.
Par ailleurs, le régime de Ben Ali a procédé à l’arrestation de plusieurs militants, dont les étudiants Nejib Znaïdia et Jihed Ben Ali, mais aussi les chômeurs Houcine Ben Soltane, Abid Tababi, Ismail Hlaimi et Atef Ben Salehn. Ils attendent d’être jugés au tribunal le 29 mai.
Les étudiants et les chômeurs incarcérés, comme l’ensemble des habitants du bassin minier de Gafsa, ont besoin de notre solidarité. Cependant, de simples déclarations de solidarité ne suffisent pas. Face au mur de silence médiatique qui entoure les événements du bassin minier de Gafsa, La Riposte demande à toutes les organisations syndicales et aux partis de gauche de faire ce qu’ils peuvent pour porter cette lutte à la connaissance des travailleurs, en France et à l’échelle internationale. Les syndicats, dans les secteurs de la presse écrite et de l’industrie audiovisuelle, ont un rôle important à jouer dans ce domaine. Les syndicats des personnels des aéroports et de l’industrie du tourisme devraient également se mobiliser pour dénoncer la répression. Il faut lancer des actions de grève et de boycott syndical qui frappent directement les intérêts capitalistes en Tunisie. La solidarité passe aussi par la collecte et l’envoi de fonds pour soutenir la lutte.
***
La Riposte a rédigé cet article en étroite collaboration avec des participants directs de la lutte dans la région de Gafsa. Ceci nous a permis de ne pas dépendre des récits des événements dans la presse européenne. Nous les remercions chaleureusement pour leur aide précieuse.

Source : lareposte.com 04-06-2008


Comité de Soutien aux Habitants du Bassin Minier de Gafsa
Tunisie :un véhicule de la garde nationale a mortellement heurté le jeune Nabil Chagra


 
 
La lutte de la population du bassin minier de Gafsa continue... et s'élargit à d'autres régions !
La politique du pire vient encore de tuer : un véhicule de la garde nationale pourchassant de jeunes manifestants a mortellement heurté le jeune Nabil Chagra.
Haytham Smadah a été plongé dans un coma profond pendant deux jours à la suite des coups de matraque répétés qu’il a reçus sur la tête et au visage.

Le mouvement social qui secoue le bassin minier de Gafsa depuis le début du mois de janvier 2008 continue à faire tâche d’huile. La mobilisation s’étend aux villes limitrophes du gouvernorat de Kasserine qui connaît à son tour des manifestations contre la détérioration des conditions de vie et un chômage endémique. Les populations de cette région ne cessent d’exprimer leur ras-le-bol des politiques antisociales qui hypothèquent l’avenir de la jeunesse, avec ou sans diplômes.

La révolte sociale qui a commencé dans le bassin minier depuis le début de l’année ne cesse de prendre de l’ampleur : après Redeyef et Oum Larayes, le mouvement a gagné Metlaoui qui a vécu tout au long de la semaine dernière au rythme des manifestations de rue et des sit-in organisés par les chômeurs de la ville. Les autorités ont répondu comme à leur habitude par la répression. L’aveuglement et l’absence de volonté de négociation de la part des autorités locale et nationale avec les représentants des mouvements sociaux pour sortir de la crise sont patents. En attendant, ces régions oubliées du « miracle tunisien» s’enfoncent depuis des décennies dans la désolation et le chômage qui atteint des taux encore plus élevés par rapport au reste du pays. La révolte populaire est venue crier cette vérité et mettre au grand jour la grande illusion des « politiques d’investissement » affichées par le régime.

L’option sécuritaire et le recours systématique à la violence face aux manifestants ne cessent de faire des victimes : après la mort, le 6 mai 2008, de Hichem Ben Jeddou, un autre jeune homme, Haytham Smadah a été plongé dans un coma profond pendant deux jours à la suite des coups de matraque reçus sur la tête et au visage. La politique du pire vient encore de tuer : lors d’une manifestation de rue, lundi, 2 juin, un véhicule de la garde nationale pourchassant de jeunes manifestants a mortellement heurté le jeune Nabil Chagra.

La contestation et les affrontements s'élargissent à d'autres régions comme la ville de Fériana dans le gouvernorat de Kasserine où, encore et toujours, face à la colère des manifestants, seule la brutalité policière semble être la réponse du régime tunisien.

Dans cette ville, où le chômage bat des records, un rassemblement pacifique organisé par les chômeurs le 2 juin s’est heurté aux interventions des forces de police. Auparavant, les milices du parti avaient agressé et roué de coups le syndicaliste et responsable du PDP, Atef Zaïri qui a été transféré à l’hôpital dans un état critique. La confrontation entre les manifestants et les forces de police qui ont eu recours aux bombes lacrymogènes a duré toute la journée du lundi 2 juin 2008.

Nous tenons à présenter nos condoléances attristées à la famille, aux proches et aux camarades de lutte du feu Nabil Chagra.

* Nous renouvelons notre soutien aux revendications urgentes et légitimes de la population de ces régions et déplorons l’absence de volonté gouvernementale de négociation avec les acteurs de ce mouvement - jeunes, travailleurs, chômeurs, veuves de mineurs, handicapés du travail - afin de trouver des solutions justes et sortir d’une situation qui devient chaque jour plus explosive.
* Nous exigeons que cessent les brutalités policières ainsi que l'encerclement des villes minières par les forces de police.
* Nous réclamons l'arrêt des poursuites contre les manifestants.
* Nous dénonçons le réflexe sécuritaire comme seule politique face aux revendications sociales, la violation du droit de grève et de rassemblement garantis par la constitution tunisienne et l’omerta médiatique autour de ces évènements.

* Nous exigeons l’ouverture d’une enquête indépendante sur les circonstances qui ont conduit à la mort tragique des deux jeunes manifestants : Hichem Ben Jeddou et Nabil Chagra,
* Nous appelons toutes les forces politiques, syndicalistes et associatives à soutenir les populations en lutte contre la misère, la discrimination et la répression, pour le droit au travail et à des conditions de vie dignes.

* Comité de Soutien aux Habitants du Bassin Minier de Gafsa

Paris, le 3 juin 2008.
source : tunezine.tu.funpic.de , 04-06-2008


Tunisie : Toujours moins de recettes touristiques européennes en 2008. Que fera le ministère ?
 

Ce ne sont que 5 mois de cette année et il faudra attendre la saison estivale et l’arrière saison de la fin de l’année caractérisée par la présence des touristes séniors, mails il y a toujours moins de touristes européens en Tunisie. Un fait qui avait marqué  l’année 2007 et que le ministre avait promis de régler en promettant une meilleure distribution du budget de la communication, un budget presque de «misère» si l’on tient compte des recettes touristiques. Petit budget, petits résultats. Selon un document officiel dont nous avons copie, le nombre des touristes européens (Anglais, Espagnols et Italiens notamment) continue de chuter.

Selon ce document, les entrées des non résidents en Tunisie ont certes évolué de 4.2% durant la période allant du 1er janvier 2008 au 20 mai de la même année comparée à la même période l’année précédente. Le total des entrées est ainsi passé de 1.930.400  durant les 5 premiers mois de l’année 2007 à 2.010.818 entrées cette année. Les maghrébins sont toujours en pole position pour cette période aussi, puisque leurs entrées ont le progressé avec 9.1%. Leur nombre est ainsi passé de 841.713 entrées à 918.469 entrées. Les libyens sont toujours en tête avec un nombre d’entrées ayant passé de plus 573 mille en 2007 à 645.322 entrées cette année, viennent ensuite les algériens avec 255.344 en même période en 2007 à plus de 258 mille entrées en 2008.

Le recul persiste pour les européens.

Le nombre des entrées des européens, clients classiques de la destination Tunisie a, en total, régressé de 0.1%. Ces entrées ayant diminué par rapport à la même période une année auparavant, et sont passées de 1.037.692 entrées à seulement 1.036.691 cette année, c'est-à-dire mille et une visite en moins. Cette régression est notamment due à l’écart de 19.5% des entrées des britanniques, qui ont été 105.121 visiteurs l’année dernière et qui ne sont qu’à 84.643 entrées pour cette période des 5 premiers mois de l’année en cours. Les autres importants reculs en termes de nombre d’entrées concernent successivement les visiteurs hongrois -23.3%, les tchèques -20.0%, les espagnols -14.5%, les bulgares -7.9%, les italiens 7.7% et les suisses avec un recul de 5.4%.
Par contre quelques évolutions ont été enregistrées durant cette période d’avant gout de la haute saison estivale. L’évolution concerne notamment le nombre des entrées des français qui est passé de 428.116 entrées en même période de l’année 2007 à 446.659 cette année, accusant une évolution de 4.3%.

Petite hausse 2,6 % chez les Allemands.

Le second plus grand fait du tableau dressé par les autorités de tutelle concerne les entrées des allemands, bien que toujours assez loin de ce que l’on espère, le nombre des visiteurs allemand a enregistré une mince évolution de 2.6%, en passant de 128.025 entrées durant les cinq premiers mois de l’année 2007 à 131.372 entrées cette année. Les  entrées des scandinaves ont à leur tour enregistré une évolution en passant de 27.624 entrées en 2007 à 33.263 entrées en 2008 et ont ainsi enregistré  une évolution de l’ordre de12.3%. Les russes ont à leur tour intensifié leurs entrées en Tunisie puisque le nombre de leurs visites est passé de 16.754 entrées durant les 5 premiers mois de 2007 à 19230 entrées cette année enregistrant une évolution de 14.8%. Les entrées des hollandais ont quant à eux enregistré une notable progression de 15.6% en passant de 22.7 mille visites en 2007 à 26.270 entrées cette année. Les autres évolutions en termes d’écart de nombre d’entrées concernent par ailleurs les serbes avec 37.6%, les  luxembourgeois avec 26.5%, les grecs avec 29.8%, les turcs avec 32.9%, les slovaques avec 43.4% et qui ont passé de 1.283 visiteurs en 2007 à 1840 visiteurs en 2008, viennent ensuite  les polonais avec une remarquable évolution de l’ordre de 15.8% (de 23.214 entrées en 2007 à 26.875 en 2008). Pour les entrées d’autres ressortissants européens,  l’évolution a été de l’ordre de 17.5% en passant de 10.251 entrées durant les 5 premiers mois de 2007 à 12.049 entrées en 2008.

Les autres destinations, les américains et les moyens orientaux en tête

Ayant été seulement 13.324 visiteurs en 2007, les américains ont amélioré le nombre de leurs visites en Tunisie de l’ordre de 9.1% durant les cinq premiers mois de l’année en cours. Les canadiens toujours plus nombreux à rallier la Tunisie, ont été 7.888 visiteurs cette année après 7.013 l’année dernière, inscrivant une évolution de 21.5%, ils dépassent ainsi les visiteurs venant des Etats Unis qui ont enregistré à leur tours une évolution de 7.1% en passant de 6.311 entrées en 2007 à 6.760 entrées pour les cinq premiers mois de cette année.  Avec une évolution des entrées de 21.2%, les moyens orientaux  occupent la seconde place en termes de nombre d’entrées de riverains d’autres pays que ceux du Maghreb et de l’Europe. Ils ont été 10.614 à visiter la Tunisie durant cette période des cinq premiers mois en 2007 et ils ont effectué 12.864 entrées cette année. Pour les autres origines lointaines des visiteurs de la Tunisie, les africains ont enregistré une évolution de l’ordre de 8% (de 7.846 entrées en 2007 à 8.476  cette année) de même pour les brésiliens qui ont passé de 821 entrées en 2007 à 948 visites cette année accusant une évolution de 15.5%. Par ailleurs, les visites des autres pays asiatiques ont enregistré de fortes baisses à savoir  -12.6% pour les japonais, -15.4% pour les australiens et de -14.7% pour les chinois.

Source : africanmanager.com 03-06-2008


AFP, le 5 juin 2008 à 14h19
Maroc: 56 détenus islamistes en grève de la faim dans un état critique (ONG)
 

RABAT, 5 juin 2008 (AFP) - Cinquante-six détenus islamistes marocains en grève illimitée de la faim sont dans un "état critique", a annoncé jeudi le Forum de la dignité pour les droits de l'Homme (FDDH).
"Aujourd'hui 267 détenus, dont 56 dans un état critique, poursuivent dans 14 prisons du Maroc une grève illimitée de la faim", a affirmé l'avocat Khalil Idrissi, secrétaire général du FDDH (d'inspiration islamiste) lors d'une conférence de presse à Rabat.
Ces détenus sont entrés en grève de la faim à des dates différentes, certains depuis 60 jours, a-t-il ajouté, dénonçant "les mauvaises conditions de détention, les transfèrements arbitraires loin des familles, qui subissent elles-mêmes des tracasseries et des agressions lors de leurs manifestations".
Vingt-six grévistes à la prison d'Aït Melloul (sud) ont ajouté depuis une semaine "une grève de l'eau", à la grève de la faim qu'ils observaient depuis le 5 mai, a souligné le FDDH dans un communiqué. "Leur état de santé s'est gravement détérioré", a-t-il ajouté.
"La principale revendication des grévistes dans cette prison, c'est le départ du directeur, qui fut l'objet en 2005 d'une enquête du CCDH (Conseil consultatif des droits de l'Homme, public) sur de graves manquements aux droits des prisonniers", a indiqué M. Idrissi.
Les grévistes, membres de la mouvance islamiste radicale Salafia Jihadia, ont été condamnés à de lourdes peines en vertu de la loi antiterroriste adoptée après les attentats de mai 2003 à Casablanca, qui ont fait 45 morts dont 12 personnes liées à ces attentats.
Outre l'amélioration de leurs conditions, ils réclament la révision de leurs procès qu'ils jugent "inéquitables", a indiqué le responsable du FDDH.

AFP


Reuters, le 4 juin 2008 à 16h00
Turkey headscarf case closely tied to AK Party fate
 

By Paul de Bendern

ISTANBUL, June 4 (Reuters) - The survival of Turkey's ruling party and its prime minister could depend on the outcome of court deliberations starting on Thursday on whether students should be allowed to wear Muslim headscarves at university.
Turkey's Constitutional Court agreed in March to take up a case brought by the Court of Appeals chief prosecutor, who seeks the closure of the AK Party, and the banning of 71 members for allegedly breaking the strict rules of the secular state.
Before that controversial case begins, the same court will start considering whether to reject a constitutional amendment passed by parliament in February that allows female students to wear the Islamic headscarf on campus.
"If the court upholds the appeal by the opposition CHP it will strengthen the prosecutor's case against the ruling party to shut it down," said Semih Idiz, a leading Turkish columnist. "The prosecutor's case rests heavily on the headscarf issue." The verdict on the headscarf amendment, which sparked the case to close the AK Party, could come as early as Thursday. The party denies the charges of alleged Islamist activities
which it regards as a bid by arch-conservative opponents to dislodge a government with a huge parliamentary majority. Turkish financial markets have fallen on fears of prolonged political uncertainty in the European Union-applicant country.
The AK Party says the right to wear the headscarf at university is a personal and religious freedom but they have remained quiet on the issue since the closure case was opened. Though predominantly Muslim, Turkey was founded as a secular state in 1923 by Mustafa Kemal Ataturk. A powerful elite of military, judicial and academic officials regard themselves as the custodians of secularism and the army edged a party from power as recently as 1997 on accusations of Islamist activity.

UNDERMING SECULARISM?
The establishment accuses the AK Party, which has roots in political Islam, of seeking to undermine the secular state and point to the headscarf as proof of such efforts. Critics say the old guard is trying to stop a new religiously oriented elite from controlling key institutions they once held.
The government has long complained the judiciary is out of touch with modern Turkey and says many judges need to change their mindset, a charge many Turkish intellectuals back. "I have the feeling the old elite and representatives in the higher judiciary are pretty clear about their intentions regarding the closure case. I think they will go for closure," Cengiz Aktar, a political scientist at Istanbul's Bahcesehir
University said. "I don't think the headscarf case matters." The closure case also aims to ban Prime Minister Tayyip Erdogan and President Abdullah Gul from belonging to a political party for five years.
Turkey is no stranger to banning parties. The courts have banned two dozen parties for Islamist or Kurdish separatist activities over recent decades. In 2001, a predecessor to the AK Party was outlawed.
A senior AK Party member, who declined to be named, recently told Reuters that a favourable ruling in the headscarf case might not necessarily mean the party would avert closure. "The reason the court could rule against the CHP is that the constitutional amendment does not specifically mention the headscarf but rather focuses on the right to education," the source said.
The court may issue a note making clear the amendment could not be a basis for wearing the headscarf, the source said. If the AK Party is outlawed its members in parliament are expected to form a new political party.
"There are significant hurdles that the new party would have to face, including the risk of a new lawsuit on charges that it represents a continuation of the AKP," Wolfango Piccoli, analyst at Eurasia Group, wrote in a note. "Similarly, Erdogan's expected attempt to regain the position of prime minister by running for parliament as an independent candidate in a special election is unlikely to be as smooth as the market consensus envisions."

REUTERS
 


AFP, le 5 juin 2008 à 09h03
Turquie: les juges réunis pour trancher sur le voile à l'université
 
ANKARA, 5 juin 2008 (AFP) - La Cour constitutionnelle de Turquie s'est réunie jeudi pour statuer sur l'autorisation du port du voile à l'université, une décision qui pourrait s'avérer cruciale pour le parti islamo-conservateur au pouvoir menacé d'interdiction pour actes anti-laïques. Les onze juges doivent donner suite à une requête de l'opposition laïque demandant l'annulation d'une révision de la Constitution adoptée en février à l'Assemblée nationale et libéralisant le port du foulard dans les établissements universitaires. Les délibérations ont débuté à 06H30 GMT mais les juges doivent au préalable se pencher sur d'autres dossiers qui figurent à leur agenda avant de passer à la question très controversée du foulard sur le campus, a indiqué l'agence de presse Anatolie. On ignore si une décision sera prise jeudi mais généralement le
verdict est rendu peu de temps après les délibérations.
Cette révision contestée constitue l'un des principaux arguments d'une autre procédure demandant l'interdiction du parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) pour "actions allant à l'encontre de la laïcité" en Turquie, pays musulman mais au régime laïc.
Plusieurs scénarios sont envisagés: les magistrats peuvent notamment décider de rejeter le recours de l'opposition estimant qu'elle ne constitue pas une entorse à la loi fondamentale ou juger éventuellement que la réforme en l'état ne suffit pas pour autoriser les étudiantes voilées à entrer sur le campus universitaire.
La Cour pourrait aussi juger que la révision porte atteinte aux dispositions non amendables de la loi fondamentale, en l'occurence la laïcité, et décider de l'annuler. Ce scénario serait le plus mauvais pour l'AKP car il pourrait préfigurer une dissolution de cette formation au pouvoir depuis 2002 qui a polarisé la société turque en libéralisant le port du voile dans les facultés.
L'AKP s'est défendu en faisant valoir que l'interdiction du voile contrevient à la liberté de conscience et au droit à l'éducation.
Malgré la révision, la plupart des universités ont maintenu l'interdiction, jugeant que le parlement devait adopter une réglementation détaillant le code vestimentaire autorisé et excluant les symboles les plus ostentatoires d'un islam radical, comme le tchador ou la burqa.

AFP


Associated Press, le 5 juin 2008 à 06h04
Court ruling on Turkey head scarf ban expected Thursday
 

By SUZAN FRASER, Associated Press Writer

ANKARA, Turkey (AP) _ Turkey's Constitutional Court is expected to deliver its verdict Thursday on an opposition move to keep head scarves off campuses, in a ruling that could hold ominous portents for the future of the government.
A ruling against the government _ which campaigned to liftthe ban _ could indicate that the court will also rule against the government in a separate case on whether to close the ruling party for abandoning secular principles. But Turkish commentators were predicting Wednesday that the top court would rule against the government and reinstate a ban on Islamic head scarves in universities.The issue is an explosive one in Turkey, where the Islamic-oriented government is locked in a power struggle with secular groups that have support in the military and other state institutions.

Some observers believe the court will say head scarves can only be allowed in universities if constitutional articles related to secularism are amended. Such a decision would signal defeat for the government because it would face vigorous opposition if it seeks to change the concept of secularism in modern Turkey.

"I don't think that the court will rule any differently than it did in 1989. It will not open the doors to head scarves," said Ali Tekin, a lecturer at Ankara's Bilkent University, referring to a previous ruling upholding the
ban on Islamic head scarves at universities. At the time,the court ruled that the head scarves violated secularism.A ruling upholding the ban would give "a strong negative indication concerning the (ruling) party's closure," Tekin added.

Turkey's chief prosecutor is seeking to disband Prime Minister Recep Tayyip Erdogan's party on grounds that it is "the focal point of anti-secular activities." He has cited attempts to allow head scarves at universities as a case in point. In February, Parliament passed constitutional amendments abolishing the ban, and allowing headscarves. The secular opposition immediately appealed the ruling at the top court.

Most proponents of the ban see the head scarf as an emblem of political Islam and consider any attempt to allow it in schools as an attack against Turkey's secular laws. The ban's opponents say the head scarf is a matter of free expression and religious freedoms.

Associated Press


ALGÉRIE:
 La France et l`Algérie signeront en juin un accord-cadre de coopération sur l`énergie nucléaire
 

ALGER, 01/06 - L`Algérie et la France signeront un accord-cadre de coopération dans l`énergie nucléaire en juin prochain, à l`occasion de la prochaine visite du Premier ministre François Fillon à Alger, a déclaré samedi le ministre algérien de l`énergie Chakib Khélil.

Cet accord prévoit "un transfert de technologie entre les deux parties en plus de l`apport technique et financier de la partie française", a précisé le ministre algérien, qui s`exprimait en présence du ministre français de l`Ecologie Jean-Louis Borloo, en visite à Alger. Ce dernier n`a pas souhaité donner des détails sur cet accord, estimant que "le moment n`est pas encore venu pour les dévoiler", a appris l`AP.

M. Borloo a évoqué le dossier de la coopération bilatérale dans les domaines de l`énergie renouvelable et la protection de l`environnement, expliquant qu`elle s`inscrivait dans le cadre du projet d`Union pour la Méditerranée initié par le président Nicolas Sarkozy et qui sera proclamée le 13 juillet prochain à Paris à l`occasion du sommet des chefs d`Etat de la région.

Jean-Louis Borloo a par ailleurs assuré qu`il n`existait pas de divergences entre l`Union européenne et l`Afrique sur le réchauffement climatique.

Le ministre français poursuivra dimanche sa visite en Algérie en se rendant en compagnie de Chakib Khélil sur plusieurs sites énergétiques du sud algérien, dont celui qui abritera le projet de séquestration de carbone dans le département de Ghardaïa (600km au sud d`Alger).
Source : angolapress-angop.ao 01-06-2008


Tunisie : Toujours moins de recettes touristiques européennes en 2008. Que fera le ministère ?
 

Ce ne sont que 5 mois de cette année et il faudra attendre la saison estivale et l’arrière saison de la fin de l’année caractérisée par la présence des touristes séniors, mails il y a toujours moins de touristes européens en Tunisie. Un fait qui avait marqué  l’année 2007 et que le ministre avait promis de régler en promettant une meilleure distribution du budget de la communication, un budget presque de «misère» si l’on tient compte des recettes touristiques. Petit budget, petits résultats. Selon un document officiel dont nous avons copie, le nombre des touristes européens (Anglais, Espagnols et Italiens notamment) continue de chuter.
Selon ce document, les entrées des non résidents en Tunisie ont certes évolué de 4.2% durant la période allant du 1er janvier 2008 au 20 mai de la même année comparée à la même période l’année précédente. Le total des entrées est ainsi passé de 1.930.400  durant les 5 premiers mois de l’année 2007 à 2.010.818 entrées cette année. Les maghrébins sont toujours en pole position pour cette période aussi, puisque leurs entrées ont le progressé avec 9.1%. Leur nombre est ainsi passé de 841.713 entrées à 918.469 entrées. Les libyens sont toujours en tête avec un nombre d’entrées ayant passé de plus 573 mille en 2007 à 645.322 entrées cette année, viennent ensuite les algériens avec 255.344 en même période en 2007 à plus de 258 mille entrées en 2008.
Le recul persiste pour les européens.
Le nombre des entrées des européens, clients classiques de la destination Tunisie a, en total, régressé de 0.1%. Ces entrées ayant diminué par rapport à la même période une année auparavant, et sont passées de 1.037.692 entrées à seulement 1.036.691 cette année, c'est-à-dire mille et une visite en moins. Cette régression est notamment due à l’écart de 19.5% des entrées des britanniques, qui ont été 105.121 visiteurs l’année dernière et qui ne sont qu’à 84.643 entrées pour cette période des 5 premiers mois de l’année en cours. Les autres importants reculs en termes de nombre d’entrées concernent successivement les visiteurs hongrois -23.3%, les tchèques -20.0%, les espagnols -14.5%, les bulgares -7.9%, les italiens 7.7% et les suisses avec un recul de 5.4%.
Par contre quelques évolutions ont été enregistrées durant cette période d’avant gout de la haute saison estivale. L’évolution concerne notamment le nombre des entrées des français qui est passé de 428.116 entrées en même période de l’année 2007 à 446.659 cette année, accusant une évolution de 4.3%.
Petite hausse 2,6 % chez les Allemands.
Le second plus grand fait du tableau dressé par les autorités de tutelle concerne les entrées des allemands, bien que toujours assez loin de ce que l’on espère, le nombre des visiteurs allemand a enregistré une mince évolution de 2.6%, en passant de 128.025 entrées durant les cinq premiers mois de l’année 2007 à 131.372 entrées cette année. Les  entrées des scandinaves ont à leur tour enregistré une évolution en passant de 27.624 entrées en 2007 à 33.263 entrées en 2008 et ont ainsi enregistré  une évolution de l’ordre de12.3%. Les russes ont à leur tour intensifié leurs entrées en Tunisie puisque le nombre de leurs visites est passé de 16.754 entrées durant les 5 premiers mois de 2007 à 19230 entrées cette année enregistrant une évolution de 14.8%. Les entrées des hollandais ont quant à eux enregistré une notable progression de 15.6% en passant de 22.7 mille visites en 2007 à 26.270 entrées cette année. Les autres évolutions en termes d’écart de nombre d’entrées concernent par ailleurs les serbes avec 37.6%, les  luxembourgeois avec 26.5%, les grecs avec 29.8%, les turcs avec 32.9%, les slovaques avec 43.4% et qui ont passé de 1.283 visiteurs en 2007 à 1840 visiteurs en 2008, viennent ensuite  les polonais avec une remarquable évolution de l’ordre de 15.8% (de 23.214 entrées en 2007 à 26.875 en 2008). Pour les entrées d’autres ressortissants européens,  l’évolution a été de l’ordre de 17.5% en passant de 10.251 entrées durant les 5 premiers mois de 2007 à 12.049 entrées en 2008.
 
Les autres destinations, les américains et les moyens orientaux en tête
Ayant été seulement 13.324 visiteurs en 2007, les américains ont amélioré le nombre de leurs visites en Tunisie de l’ordre de 9.1% durant les cinq premiers mois de l’année en cours. Les canadiens toujours plus nombreux à rallier la Tunisie, ont été 7.888 visiteurs cette année après 7.013 l’année dernière, inscrivant une évolution de 21.5%, ils dépassent ainsi les visiteurs venant des Etats Unis qui ont enregistré à leur tours une évolution de 7.1% en passant de 6.311 entrées en 2007 à 6.760 entrées pour les cinq premiers mois de cette année.  Avec une évolution des entrées de 21.2%, les moyens orientaux  occupent la seconde place en termes de nombre d’entrées de riverains d’autres pays que ceux du Maghreb et de l’Europe. Ils ont été 10.614 à visiter la Tunisie durant cette période des cinq premiers mois en 2007 et ils ont effectué 12.864 entrées cette année. Pour les autres origines lointaines des visiteurs de la Tunisie, les africains ont enregistré une évolution de l’ordre de 8% (de 7.846 entrées en 2007 à 8.476  cette année) de même pour les brésiliens qui ont passé de 821 entrées en 2007 à 948 visites cette année accusant une évolution de 15.5%. Par ailleurs, les visites des autres pays asiatiques ont enregistré de fortes baisses à savoir  -12.6% pour les japonais, -15.4% pour les australiens et de -14.7% pour les chinois.
Source : africanmanager.com 03-06-2008


Tunisie: inquiétante montée en puissance de l'extrémisme religieux
 

La tolérance religieuse est menacée par la montée de l'extrémisme en Tunisie, l'un des rares pays arabes où la liberté et la tolérance religieuses sont inscrites dans la Constitution, a rapporté le quotidien marocain «Libération». Des organisations en appellent à l'islam modéré.
Dans ce pays d'Afrique du Nord, les synagogues juives et les églises chrétiennes côtoient les mosquées. Les minorités, juive et chrétienne, pratiquent librement leurs cultes religieux.
Une tolérance religieuse assurée par la Constitution qui garantit «l'inviolabilité de la personne humaine, la liberté de conscience». Elle protège aussi le «libre exercice des cultes».
Mais la montée en puissance d'un fondamentalisme islamiste, depuis une dizaine d'années, met en péril ces acquis.
Cette menace est d'autant plus réelle que, selon des estimations non officielles, des dizaines de jeunes Tunisiens ont rallié les zones de combat en Afghanistan, en Tchétchénie, en Bosnie ou en Irak.
A l'intérieur même du pays, les «kamis» (robe afghane) ont fait, timidement, leur apparition dans les villes tunisiennes depuis quelques années, en signe d'approbation pour ces idées extrémistes.
Chez les femmes, les voiles islamiques commencent à prendre la place du «safsari» tunisien traditionnel. Ce changement inquiète nombre de Tunisiens, car il touche à la base de leur société, fondée sur la diversité religieuse et sur une législation - presque - laïque.
En Tunisie, il y a encore des communautés juive et chrétienne en grand nombre. Les juifs qui sont près de 6'000, vivent dans l'île de Djerba. Les chrétiens sont évalués à plus de 20'000 fidèles catholiques, protestants et grecs orthodoxes.
Ils partagent un respect mutuel de la culture et des rites, à tel point que les musulmans tunisiens assistent régulièrement aux fêtes chrétiennes et juives, surtout Noël et le pèlerinage judaïque à la Gheriba (Djerba).
La politique d'ouverture, libérale et tolérante religieuses en Tunisie concerne aussi le statut de la femme. Le premier président, Habib Bourguiba, a promulgué en 1956 un Code de statut personnel (CSP) qui institue la monogamie.
La Tunisie est aussi l'un des rares pays au monde où il n'y a pas de mariage religieux. Seule une autorité civile peut proclamer le mariage, même s'il se déroule, parfois, dans une mosquée.
La lutte contre l'intégrisme
Pour beaucoup de Tunisiens, il est hors de question de perdre face à la montée d'un islamisme radical qui se sert de programmes pour condamner la liberté de culte et la présence de touristes non musulmans en Tunisie.
Les universités organisent des colloques, conférences ou séminaires sur la coexistence des religions et le respect de la différence culturelle. Des pétitions ont circulé ces derniers temps pour réaffirmer les acquis sur la place de la femme.
De son côté, le pouvoir politique a adopté une attitude de fermeté contre le fanatisme islamiste. Il a suspendu toutes les activités et revues qui risquent de se faire noyauter par les intégristes.
Le régime a limité l'utilisation des mosquées aux seules cinq prières quotidiennes, et écarté des prêches du vendredi, les imams soupçonnés d'appartenir aux intégristes. Il a interdit aux femmes de porter le voile dans les établissements scolaires, universitaires et administratifs.
 
Les intégristes se considèrent comme «victimes»
Les défenseurs des droits de l'homme critiquent ces mesures coercitives, faisant remarquer qu'elles font la part belle à l'arbitraire, et font peu cas de la liberté individuelle de culte.
En plus, elles permettent aux intégristes de se considérer comme «victimes». Ce qui peut renforcer le sentiment d'injustice et, du coup, leur attirer la sympathie des jeunes en quête d'identité ou d'opposition.
La lutte contre le fondamentalisme religieux doit plutôt être basée sur un argumentaire de tolérance religieuse, estiment les organisations de lutte pour les droits humains.
Il faut exploiter la modération de l'islam malékite et puiser dans la culture populaire tolérante pour clamer la coexistence pacifique et le respect de l'autre dans la différence, ont-elles estimé. Car, selon elles, la Tunisie a toujours été un «carrefour des civilisations».
Source : bonnenouvelle.ch 03-06-2008

 

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