الإثنين, 30 تشرين2/نوفمبر -0001 00:00

04juille08f

Home - Accueil

 

في كل يوم، نساهم بجهدنا في تقديم إعلام أفضل وأرقى عن بلدنا، تونس

Un effort quotidien pour une information de qualité sur notre pays, la Tunisie.

Everyday, we contribute to a better information about our country, Tunisia

TUNISNEWS
 8 ème année, N° 2964 du 04.07.2008 archives : www.tunisnews.net
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques: Procès du 2 juillet
Solidarité avec Redeyef et le bassin minier tunisien:Communiqué 
Le CPJ conclut une mission d’enquête en Tunisie en appellant à la libération du journaliste Slim Boukhdhir
Syndicat National de la Fonction Publique en Algérie:Comminiqué
AFP:Ergenekon: l'enquête qui bouleverse la Turquie (PAPIER D'ANGLE)

Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté pour Abdallah Zouari, le journaliste exilé dans son propre pays
 
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers politiques
43 Rue Eldjazira, Tunis
e-mail :
عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.
Tunis, le 3 juillet 2008

 Procès du 2 juillet
 

* la chambre criminelle du Tribunal militaire permanent de Tunis, présidée par le juge Férid Sakka, a examiné mercredi 2 juillet 2008 :
 
- les affaires N os 75199, 75200, 75201, 75202 et 75203 dans lesquelles est déféré Sami Essid, accusé de s’être mis en temps de paix à la disposition d’une organisation terroriste opérant à l’étranger, en application de l’article 123 du code des plaidoiries et sanctions militaires. Le juge a décidé de reporter l’examen de l’affaire au 15 octobre 2008 à la demande de son avocat, Me Samir Ben Amor. Sami Essid a été condamné par défaut à l’emprisonnement pour une durée de cent ans ! Il a subi l’injustice des autorités italiennes malgré la décision de la Cour Européenne des droits de l’homme qui avait demandé qu’il ne soit pas livré.


* la quatrième chambre criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis, présidée par le juge Mehrez Hammami, a examiné mercredi 2 juillet :
 
- L’affaire n°15930 dans laquelle est déféré Sami Essid, accusé d’adhésion hors du territoire de la République à une organisation terroriste ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs. Le juge a décidé de repousser l’examen de l’affaire au 5 juillet pour lui permettre de charger un avocat de sa défense.
 
* la treizième chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis, présidée par le juge Taher Yafreni, a examiné aujourd’hui, mercredi 2 juillet :
 
- l’affaire n°11320 dans laquelle sont déférés Mounir Ouchtati, Zyed Maamouri, Karim Arfaoui, Chedli Lamouchi, Choukri Boughdiri, Mohammed Atoui, Sami Lhouimli, Ramzi Romdhani, Safouane Ayari, Kaïs Melliti, Ridha Yahyaoui, Sami Essid, Yassine Ferchichi, Safouane Laamouri et Riyadh Barhoumi en vertu de la loi du 10 décembre 2003, dite antiterroriste. L’acte d’accusation comporte les chefs d’adhésion sur le territoire de la République à une organisation terroriste ayant fait du terrorisme un moyen de réaliser ses objectifs, d’entraînements militaires en Tunisie et à l’étranger en vue de commettre des infractions terroristes sur le territoire de la République, d’utilisation du territoire de la République pour recruter et entraîner des personnes en vue de commettre un acte terroriste sur le territoire de la République. Maîtres Choukri Belaïd, Chaker Alaouane, Abdelfattah Mourou, Khobab Mejri, Anouar Aouled Ali et Samir Ben Amor se sont présentés pour assurer leur défense. Le juge a décidé de repousser l’examen de l’affaire au 9 juillet 2008 à la demande des avocats.
 
L’association a appris que Zyad Fakraoui avait été déféré devant le sixième juge d’instruction du Tribunal de Première Instance de Tunis le 28 juin 2008, concerné par l’affaire n°12935. Il avait été arrêté le 25 juin 2008(après la parution du rapport d’Amnesty International disant qu’il avait été torturé). Il proteste par sa grève de la faim contre son arrestation pour les mêmes accusations pour lesquelles il a déjà été condamné. Il a dit à sa famille, qui lui a rendu visite le matin du mercredi 2 juillet 2008 qu’il n’arrêterait sa grève de la faim qu’après sa libération et la fin de l’oppression.
Pour la commission de suivi des procès
Le secrétaire général de l’Association
Maître Samir Dilou
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Communiqué 
Nantes, Redeyef, bassin minier tunisien
Solidarité, détermination, dignité
 
 


Nantes, mercredi 2 juillet 2008, la tente "Solidarité avec Redeyef et le bassin minier tunisien" dressée devant la Préfecture de Loire atlantique a reçu la visite d'une délégation de soutien à l'occasion de la tenue du 3ème Forum Mondial des Droits de l'Homme.

Cette tente abrite la grève de la faim tournante observée depuis le six juin par les migrants tunisiens originaires de la ville de Redeyef, pour protester contre la répression féroce à laquelle sont soumises leurs familles comme l'ensemble de la population de leur région d'origine.

Solidaires du mouvement mené par les habitants de Redeyef et de la région du bassin minier pour une politique juste de l'emploi et pour le droit de vivre dignement, la délégation a uni sa voix à celle des grévistes pour exiger les deux mesures urgentes suivantes :

- La libération immédiate du syndicaliste et porte-parole du mouvement Adnane Hajji, de ses compagnons ainsi que de l'ensemble des détenus du mouvement de protestation. L'arrêt des poursuites engagées à leur encontre.
- Le retrait sans délais du dispositif policier et militaire d'exception auquel est soumise leur ville et la région. Dispositif qui a déjà coûté la vie à deux jeunes manifestants participant à un mouvement pacifique.

La délégation était composée d'intervenants et de participants au 3ème Forum Mondial des Droits de l'Homme tenu à Nantes du 30 juin au 3 juillet 2008 ainsi que d'une représentante de la Mairie de Nantes, notamment de :
- Mme Hélène Flautre, Députée Européenne, Présidente de la Sous-commission aux Droits de l'Homme du Parlement Européen
- Mme Cécile de Oliveira, conseillère municipale, Nantes
- M. Ghazi Hidouci, président de l'Aitec, ancien Ministre de l'économie algérien
- M. Gilles Lemaire, Cédétim, ancien Porte-parole national des Verts
- M. Khémaies Chamari ancien député, memebre fondateur dela fondation Euromed de défense des défenseurs des droitd de l'homme.
- M. Omeyya Seddik, Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
- Ainsi que de représentants de l'Association Marocaine des Droits de l'Homme (AMDH), de la Fédération des Associations de Soutien aux Travailleurs Immigrés (FASTI)...

Les grévistes ont exposé la situation très alarmante qui prévaut dans leur région d'origine aux membres de la délégation et les ont remercié de leur soutien. Tous ont appelé à un élargissement du mouvement de solidarité afin de faire cesser la répression et de porter secours à des habitants soumis à l'arbitraire pour avoir pacifiquement manifesté pour leurs droits.

Ils ont convenu avec Mme Flautre de rester en contact pour alerter sur les évènements du bassin minier tunisien au niveau des instances européennes et d'assurer un suivi vigilant de la situation.

Ils ont également convenu avec Mme De Oliveira d'un rendez-vous à la Mairie de Nantes afin de se concerter à propos de la solidarité locale avec une région qui compte un grand nombre de ses ressortissants parmi les citoyens et les résidents nantais.

A la suite de cette visite, les redayfis solidaires de Nantes ont décidé de suspendre la grève de la faim le jeudi 3 juillet, de continuer leur mouvement au moyen d'autres formes de lutte et de participer de toutes les manières dont ils disposent à l'élargissement et au renforcement de la solidarité avec les habitants de Redeyef et du bassin minier tunisien.


Nantes, le 3 juillet 2008
 

Le CPJ conclut une mission d’enquête en Tunisie en appellant à la libération du journaliste Slim Boukhdhir
 

 
Tunis, 3 juillet 2008- Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a appelé, mercredi, au terme d’une mission d’enquête de dix jours en Tunisie sur le modèle tunisien en matière d’asphyxie de la presse indépendante, par voie de harcèlement, intimidation et emprisonnement, à la libération immédiate du journaliste Slim Boukhdhir.
 
Collaborateur à de nombreux journaux tunisiens et arabes d’information en ligne, Boukhdir purge actuellement une peine d’un an à la prison de Sfax, environ 225 Km au sud de la capitale Tunis, pour « offense à l’égard d’un agent de la fonction publique » et « atteintes aux bonnes moeurs ». Les deux charges retenues contre le journaliste sont considérées comme montées de toutes pièces. Boukdhir a été arrêté en novembre 2007 et condamné à un an de prison, le mois suivant.
 
Devenue, depuis 2001, le premier pays arabe dans le domaine de l’incarcération des journalistes, la Tunisie retient souvent des charges qui n’ont rien à voir avec l’exercice de la profession, contre des journalistes réputés pour leur franc-parler. Une enquête du CPJ a montré que cette tactique de diversion de la part des autorités tunisiennes vise à détourner les critiques de la communauté internationale.
 
Ancien reporter de nombreux journaux tunisiens, Boukhdhir a été très critique à l’égard du président Zine El Abidine Ben Ali et de sa famille. Il est l’auteur de plusieurs articles parus en ligne dans lesquels il les accusait de pratiques financières corrompues.
 
Avant son arrestation, Boukhdhir avait reçu des coups de téléphone anonymes et des menaces contre sa personne. Le gouvernement avait egalement refusé de lui octroyer un passeport. En mai 2007, il a été agressé, juste après après avoir écrit un article en ligne critiquant le frère de la Première dame de Tunisie.
 
Boukkdhir fut arrêté par la police le 26 novembre 2007 à Sfax, alors qu’il était à bord d’une voiture de transport collectif privé. Selon ses avocats, son arrestation eut lieu à la suite d’un contrôle d’identité. Des officiers de la police accusèrent Boukhdhir d’agression verbale, déclenchant ainsi des poursuites judiciaires entachées d’irrégularités.
 
Des témoins oculaires confièrent aux avocats de Boukhdhir et à des membres de sa famille que la police avait falsifié des déclarations dans le but d’incriminer le journaliste. En outre, lors du procès, le président du tribunal a interdit aux avocats de la défense d’interroger les témoins à charge. Non seulement la condamnation de Boukhdhir à un an de prison est la peine maximum prévue par la loi, mais elle est sans précédent dans des cas pareils, estiment ses avocats.
 
“L’emprisonnement de Boukhdhir constitue une grave injustice qui met en évidence l’état alarmant de la liberté de la presse en Tunisie", a déclaré Cheryl Gould, membre du Bureau directeur du CPJ qui a conduit la mission d’enquête dans ce pays. « Nous appelons le président Ben Ali à faire tout ce qui est en son pouvoir pour le libérer tout de suite » a-t-elle ajouté.
Le gouvernement tunisien et l’administration pénitentiaire ont rejeté la demande formelle du CPJ de rendre visite à Boukhdhir à la prison de Sfax. Le 26 juin, un représentant du CPJ a été contraint de rebrousser chemin alors qu’il s’apprêtait à rencontrer Boukhdhir pendant le temps consacré à la visite des prisonniers.
 
Selon sa famille, Boukhdir parait en bonne santé, en dépit des conditions carcérales difficiles. Il est détenu dans une cellule très exigüe, démunie d’eau courante et fait l’objet de harcèlements et de menaces continus de la part de ses codétenus. Il avait même contracté la gale en raison des conditions carcérales insalubres.
 
La délégation du CPJ, à la quelle avait pris part Joel Campagna, principal coordinateur des programmes, a également enquêté sur la détérioration de la liberté de la presse. La presse tunisienne est en proie à de graves restrictions. Les autorités harcèlent sans relâche les rares journalistes indépendants qui font preuve d’esprit critique à l’endroit du gouvernement, révèle le CPJ. Au cours des sept dernières années, la Tunisie a mis longuement sous les verrous, au moins quatre journalistes. 
 
La délégation du CPJ a recueilli, au cours de sa visite en Tunisie, les témoignages de journalistes opposés au pouvoir et de reporters collaborant à des médias progouvernementaux. Tous ont fait état d’un climat de peur, d’intimidation et d’autocensure résultant d’une politique gouvernementale active de harcèlement et de surveillance des journalistes connus pour leur franchise.
 
Parmi les cas examinés figurent:
 
Ø Le journal d’informations indépendant en ligne, Kalima qui reste interdit en Tunisie. En mars 2008, les autorités réitérèrent leur refus d’autoriser l’impression et la parution de ce journal. Le siège du journal Kalima, au centre de Tunis, demeure sous étroite surveillance policière et ses collaborateurs se plaignent des tentatives policières d’intimidation, y compris des attaques contre leur boite électronique.
 
Ø Le petit journal hebdomadaire d’opposition Al-Mawkif, une des rares publications critiques à l’égard du gouvernement, a fait face à un nombre croissant d’attaques. En mars et avril, les autorités ont empêché la distribution de quatre numéros consécutifs, indique la direction du journal. Al-Mawkif fait également face à ce qu’il appelle un procès politique destiné à le mettre à genou. Il a été intenté par cinq compagnies de promotion et de distribution d’huile de table. Ces compagnies prétendent, à travers les actions en justice qu’elles ont intentées en même temps, que le journal avait publié de fausses informations dans un article d’opinion appelant à une enquête sur des rapports faisant état de l’exportation vers l’Algérie de l’huile de table frelatée. Chaque compagnie réclame des dommages estimés à 100.000 Dinars tunisiens (environ 87.000 dollars américains). Aucune de ces compagnies n’a été citée dans l’article en question.
 
Ø Les autorités tunisiennes continuent de refuser d’accorder la carte d’accréditation à Lotfi Hajji, correspondent d’Al-Jazeera. Hajji a été agressé, détenu par la police, empêché de couvrir des évènements et d’exercer son métier de journaliste.

Ø Les autorités bloquent des sites d’informations publiant des critiques vis-à-vis du gouvernement. Parmi les sites bloqués, figurent Kalima, le site populaire Tunisnews, et le site de l’Echange international de la liberté d’expression (International Freedom of Expression Exchange) (IFEX), qui a publié des rapports critiques sur le climat qui prévaut dans le pays en matière de liberté d’expression.
 
 
Des responsables du gouvernement tunisien ont refusé de donner suite à des demandes persistantes de réunion avec la délégation du CPJ pour prendre connaissance des préoccupations et attentes de l’organisation en matière de liberté de presse et leur apporter les réponses qui s’imposent. Le CPJ envisage de publier un rapport détaillé au sujet des conclusions de sa mission en Tunisie.

 
Syndicat National de la Fonction Publique en Algérie

Comminiqué
 

le snapap dénonce cette répression féroce dans le bassin miniern en Tunisie  La semaine dernière, c’est le syndicaliste Adnane Hajji, animateur du mouvement Du bassin minier, qui a été arrêté. D’autres militants sont recherchés :  La police a procédé à l’arrestation des syndicalistes  Le snapap dénonce cette répression féroce, exige la libération Immédiate de Adnane Hajji et de toutes les personnes arrêtées pour leur participations Au mouvement et l’arrêt immédiat de toutes les poursuites
 
Alger le 03 Juillet 2008
Le président du snapap
Malaoui rachid
 
 


Ergenekon: l'enquête qui bouleverse la Turquie (PAPIER D'ANGLE)
 

Par Nicolas CHEVIRON

ISTANBUL, 3 juil 2008 (AFP) - Avec des arrestations par dizaines au sein de milieux ultra-kémalistes, dont celles d'ex-généraux, pour un projet supposé de renversement du gouvernement islamo-conservateur, l'enquête sur le réseau Ergenekon a pris une ampleur inédite dans l'histoire judiciaire turque.
Elle a par ailleurs suscité de vives critiques en raison du secret décrété autour de la procédure et de sa concomitance avec le procès en dissolution du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir pour des "activités anti-laïques". Car de l'enquête, on sait officiellement peu de choses depuis son lancement en juin 2007, sinon que les suspects - 48 personnes placées en détention provisoire, au moins 21 autres en garde à vue après la dernière rafle mardi - sont soupçonnés de liens avec "l'organisation terroriste Ergenekon". Pour les médias, cependant, se cache derrière le nom d'Ergenekon - qui est aussi celui d'une vallée d'Asie centrale, berceau mythique du peuple turc - un groupe cherchant à déstabiliser la société turque par des actes de violences politiques afin de préparer le terrain à un coup d'Etat militaire. Objectif final: chasser du pouvoir le gouvernement AKP, dont les cadres, s'ils ont renié leur passé de militants de l'islam politique et se définissent comme démocrates et conservateurs, restent soupçonnés par les milieux pro-laïcité, influents dans l'armée, de vouloir islamiser le pays.
"Il restait quatre jours avant le chaos", titrait jeudi le quotidien pro-gouvernemental Sabah, affirmant que "le 7 juillet au matin, des manifestations non autorisées devaient avoir lieu simultanément dans 40 villes pour accroître la tension". "Trente hommes de main devaient organiser des attentats contre des personnalités connues pour semer le chaos et créer un climat favorable à une crise économique qui ferait chuter le gouvernement", poursuivait le journal, affirmant résumer un "plan d'action" saisi par les enquêteurs. Sabah et le quotidien libéral Taraf ont désigné l'ancien chef de la gendarmerie, le général Sener Eruygur, arrêté mardi à Ankara, comme le chef du réseau.
Les deux journaux rappellent que le journal intime supposé d'un amiral, publié en 2007 par le magazine Nokta, avait décrit le général Eruygur comme le plus résolu des protagonistes d'une conspiration au sein de l'état-major, qui envisageait de lancer un coup d'Etat dès 2003-2004. A sa retraite, l'officier a pris la tête de l'Association de la pensée d'Atatürk (ADD), une structure qui a joué un rôle important en 2007 dans l'organisation de manifestations géantes pour la laïcité et contre le gouvernement. Parmi les suspects figurent aussi deux autres ex-généraux, un ex-amiral, plusieurs anciens officiers de rang moins élevé, le chef
d'un petit parti nationaliste, un avocat d'extrême droite rendu célèbre par ses procès contre des intellectuels, un auteur de pamphlets, des mafieux et des journalistes. Applaudie par les milieux pro-gouvernementaux et libéraux, l'enquête, qui a débuté en juin 2007 avec la découverte à Istanbul d'une cache d'armes contenant des grenades, a aussi de virulents détracteurs.
"Veut-on mettre fin à une 'organisation terroriste' ou veut-on liquider un bloc qui mène l'opposition la plus virulente contre l'AKP?", s'interrogeait jeudi l'éditorialiste Rusen Cakir dans le quotidien populaire Vatan.
Un doute ravivé par le fait que le dernier coup de filet de la police, mardi, coïncidait avec l'audition par la Cour constitutionnelle du plaidoyer du ministère public réclamant l'interdiction de l'AKP.
Deniz Baykal, le chef du principal parti d'opposition, le Parti populaire du peuple (CHP, social-démocrate), dénonçait pour sa part un "coup d'Etat" de l'AKP, comparant les vagues d'arrestations aux méthodes en cours dans l'Allemagne nazie et dans l'URSS stalinienne. Le ministère public devait transmettre dans les prochains jours au tribunal un acte d'accusation de 2.000 à 2.500 pages.

AFP

 

Home - Accueil - الرئيسية