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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3544 du 04.02.2010
 archives : www.tunisnews.net 

TTU Monde Arabe: Tunis - Ben Ali veille aux équilibres du pouvoir
Nouvelobs: Taoufik Ben Brik : "Ben Ali veut ma mort"
Le patriote: Zouari a évité la disgrâce in extremis
Nawaat: Un rassemblement de jeune diplômés chômeurs de la ville de Skhira tourne à l’affrontement avec les forces de l’ordre
Abdel Wahab Hani: Le coup d’envoi des municipales du 9 mai 2010 - Quel Cadre légal ? Quelles stratégies pour les Oppositions ?
AFP:  Le NPA présente une jeune musulmane voilée dans le Vaucluse
Reuters: Le NPA explique son choix d'une candidate voilée aux régionales
Le Point: Ilham Moussaïd (NPA) : "On peut être laïque, féministe et voilée"

   TUNIS : BEN ALI VEILLE AUX ÉQUILIBRES DU POUVOIR

Le Président tunisien, Zine El-Abidine Ben Ali, doit se rendre en toute discrétion aux Etats-Unis, à la mi-février, pour effectuer un séjour au National Institute of Health de Baltimore (Maryland). Un établissement médical très coté qui a accueilli un certain nombre de chefs d’Etat, comme l’ancien Président zaïrois Mobutu. A noter que le Président tunisien connaît bien Baltimore, ayant reçu une formation, au début de sa carrière militaire, à l’Ecole du renseignement du Maryland. Entretemps, à Tunis, Ben Ali continue à remanier l’équipe gouvernementale, avec la nomination d’Adel Tiouiri à la Direction générale de la sûreté nationale (qui dépend du ministère de l'Intérieur) et de
Mohamed Lamine Abed à la tête de la Garde nationale. Un poste clé dans l’appareil du pouvoir tunisien, sachant que son prédécesseur à ce poste, le général Habib Ammar, avait joué un rôle important en 1987, lors de la destitution du Président Bourguiba. Ces nominations équilibrent, en outre, l’influence de Mourad Seriati, fils du général Ali Seriati, la nouvelle étoile montante de la Garde nationale. D’autres noms retiennent l’attention des observateurs parmi les nouvelles nominations ministérielles (voir TTU n° 633).
Ainsi celui de Zouhayr M’dhaffer, qui reçoit le portefeuille des Domaines de l'Etat. Cet ex-enseignant à la faculté de droit de Tunis s’était rapidement rallié au RCD, lors de la création de ce parti par le Président, en 1988. Originaire de Sfax, ce fidèle de Ben Ali a présidé le Conseil constitutionnel avant de diriger le département de la Fonction publique et du développement administratif dans le précédent gouvernement. Une autre personnalité marquante du nouveau gouvernement est Slim Tlatli, qui passe du ministère de l’Emploi à celui du Tourisme. Auparavant conseiller du Président de la République, Tlatli aurait été mêlé à l’affaire de la cession aux Emirats arabes unis de 800 hectares en plei centre du Lac de Tunis (projet aujourd'hui suspendu du fait de la crise), ainsi qu’à d'autres projets touristiques, comme celui concernant l'île de Zembra.

(Source: TTU Monde Arabe - LETTRE HEBDOMADAIRE D' INFORMATIONS STRATÉGIQUES-- n ° 6 3 4, 4 f é v r i e r 2 0 1 0)
Taoufik Ben Brik : "Ben Ali veut ma mort"
 
NOUVELOBS.COM | 03.02.2010 | 18:08

La femme de l'opposant tunisien emprisonné a pu lui rendre visite ce mercredi. Son état de santé est toujours aussi préoccupant.

Taoufik Ben Brik (AFP) Azza Zarrad, la femme de l'opposant tunisien Taoufik Ben Brik, emprisonné dans son pays à la suite d'une affaire d'agression qu'il conteste, a pu lui rendre visite dans la prison de Siliana (130 km de Tunis).
"Ils sont en train de le torturer psychologiquement", a-t-elle déclaré à Nouvelobs.com. "Ils ne le laissent pas dormir le soir, ils ne lui donnent pas ses médicaments en temps et en heure", a-t-elle ajouté.
Taoufik Ben Brik lui a déclaré: "Je ne me sens pas en sécurité, Ben Ali (le président tunisien, ndlr) veut ma mort". "Nous n'avons même pas pu lui demander s'il voulait porter sa condamnation en appel en Cassation", a encore indiqué Azza Zarrad.
Taoufik Ben Brik, 49 ans, a été condamné par la cour d'appel de Tunis pour violences contre une femme, à l'issue d'un procès décrit comme une affaire politique. Il soutient être la cible d'un "procès politique" dans le cadre d'une "affaire fabriquée par les services spéciaux" pour le punir de ses écrits hostiles au régime du président, Zine El Abidine Ben Ali.
Auteur d'écrits satiriques ciblant le chef d'Etat tunisien dans les médias français, Taoufik Ben Brik avait été arrêté le 29 octobre et condamné le 28 novembre, à la suite d'une plainte déposée contre lui par une femme d'affaires.

(Nouvelobs.com)

Zouari a évité la disgrâce in extremis

Le remaniement proposé par le chef de l’Etat n’était pas celui auquel il a été forcé au bout de moult tractations avec … sa femme. En effet, il tenait à réintégrer Sadok Rabeh, Mohamed Jegham, Mongi Bousnina, Chedli Neffati et Mohamed Ali Ganzoui au gouvernement. Mais face au Niet catégorique de Leila, il a revu sa copie et consentit à lui faire des concessions substantielles. c’est ainsi que Béchir Takkari et Abderrahim Zouari ont été repêchés par leur patronne d’une disgrâce inévitable.

Entre temps, le ministre du transport Zouari a concocté pour la famille l’affaire juteuse de partenariat avec la compagnie française Bombardier Transport qui a décroché un marché gigantesque avec la SNCFT, pour le compte de la famille, ce qui a contribué à son maintien au gouvernement. Le choix de Bombardier Transport pour le projet de Réseau Ferré Rapide de Tunisie s’est fait dans l’opacité la plus totale.

Depuis la tristement célèbre affaire Godot, il y a un quart de siècle, à laquelle Zouari, alors gouverneur de Nabeul, fût étroitement lié, jusqu’à l’affaire de l’AFH où Youssef Saibi (jeté en prison) a payé pour lui, en passant par celle de l’entrepreneur Hamzaoui, jusqu’à l’achat du dernier avion de Sevenair qui a transité par la famille, cet homme a été de tous les scandales qui ont défrayé la chronique dans le pays.

Le patriote

Un rassemblement de jeune diplômés chômeurs de la ville de Skhira tourne à l’affrontement avec les forces de l’ordre


 

La paisible petite ville de Skhira dans le gouvernorat de Sfax, a connue un début de semaine très mouvementé. Le lundi 1er février 2009, un rassemblement de jeunes diplômés au chômage originaire de la ville s’est formé pour protester et exiger du travail. Très rapidement les forces de l’ordre ont rappliqué en nombre, munis de matraques et bombes lacrymogènes.

Poussés violemment aux abords de la ville, les manifestants ont tenté de retourner à leurs domiciles par la route nationale P1 (voir la carte) où ils auraient été rejoint par leurs familles, des élèves et d’autres habitants qui assistaient aux événements. La police a finalement réussi à disperser les manifestants dont plusieurs ont été interpelés et certains blésé.

Abdelkader Zitouni, Coordinateur National du parti « Tunisie Verte » affirme que “La police a chargé violemment les manifestants en utilisant les matraques et les bombes lacrymogènes“, faisant selon lui “des dizaines de blessés parmi les jeunes et les élèves qui ont suivi la manifestation“.

M. Zitouni affirme également que : “60 jeunes et manifestants sont arrêtés et emmenés le jour même à sfax. Seul un dirigeant syndicaliste a été relâché et a déclaré qu’il a été sauvagement tabassé dans les locaux de la police. Quelques autres élèves ont été relâchés. 47 et 50 jeunes vont passer en jugement et ce d’après les avocats de sfax qui se sont mobilisés pour les défendre.“

Selon Mohamed Ennouri, Président de l’Association Liberté et Equité, “une série de recrutements de jeunes qui ne sont pas originaires de la région“, serait à l’origine de ce rassemblement. M. Ennouri estime que “malgré la fin des événements, l’ambiance reste électrique à cause de la colère des familles.”

Ces évènements, que certains comparent déjà à ceux du bassin minier de Gafsa, mettent en évidence deux défaillances majeures dans “Le modèle de réussite tunisien”, tant vanté par le régime et les chancelleries étrangères :

La première est une inaptitude totale au dialogue opposant systématiquement la force face à des revendications légitimes et la deuxième réside dans l’accroissement des disparités entre les régions qui menace la paix sociale et renforce le régionalisme et l’incapacité du président et de ses innombrables gouvernements successifs, à y remédier.

La rédaction

(Source : www.nawaat.org (censuré en Tunisie), le 4 février 2010)


Le coup d’envoi des municipales du 9 mai 2010 

4626 Conseillers municipaux en jeu pour 264 circonscriptions municipales :

Quel Cadre légal ? Quelles stratégies pour les Oppositions ?


 

Par : Abdel Wahab Hani

« Si les appétits citoyens de se prendre en charge et de servir sa société sont plus forts que leurs légitimes appétits gouvernants (parlementaires ou présidentiels), une hypothèse communale plausible ici et maintenant, aurait plus d’adeptes, prêts à aller au charbon voisin »

Jamel Héni, in : « Le feu du trône et le charbon voisin »  

"Nous ne nous tenons jamais au temps présent"

Pascal    

Par Décret présidentiel n° 2010-104 du 26 janvier 2010, portant convocation du corps électoral pour l'élection des membres des conseils municipaux, le Chef de l’Etat vient de décréter, sur proposition du ministre de l'intérieur et du développement local :

 

« Les électeurs sont convoqués le dimanche 9 mai 2010 pour l'élection des membres des conseils municipaux. »

 

Le décret rappelle en outre que « le scrutin sera ouvert à huit heures du matin et clos à dix huit heures » et que « les candidatures seront ouvertes, conformément aux dispositions du code électoral, du dimanche 11 avril 2010 au samedi 17 avril 2010 inclus de huit heures trente minutes du matin à dix huit heures sans discontinuité, les candidatures doivent être déposées au siège du gouvernorat pour les communes où se trouve le siège du gouvernorat et au siège de la délégation territorialement compétente pour les autres communes. »

 

Quant à la campagne électorale, elle «  sera ouverte du dimanche 2 mai 2010 à zéro heure et se poursuivra jusqu'au vendredi 7 mai 2010 à minuit ».

 

L’article 5 dudit Décret fixe les conditions de financement et de remboursement postérieur des frais pour « les listes ayant obtenu au moins 3% des suffrages exprimés au niveau de la circonscription électorale peut obtenir le remboursement des frais d'impression des bulletins de vote et des affiches électorales, conformément aux dispositions des articles 35 et 45 bis du code électoral et ce à raison de quinze millimes pour chaque bulletin de vote imprimé, et de un dinar pour chaque affiche électorale imprimée ».

 

A-Dispositions légales régissant les élections municipales :

 

Rappelons que le Code électoral, en vigueur, précise les conditions d’Eligibilité et d’Incompatibilité, ainsi que les conditions de recours et de dénonciation des résultats, accordés aux candidats et aux citoyens électeurs de la circonscription.

 

Le Titre Cinq du Code électoral est réservé aux « Dispositions spéciales à l’élection des membres des Conseils municipaux », réservant ainsi ses articles 137 à 161, structurés en 8 chapitres : 1-Composition et au mandat des Conseils municipaux ; 2-Conditions d’éligibilité et d’inéligibilité ; 3-Incompatibilités ; 4-Candidatures ; 5-Propagande ; 6-Scrutin ; 7-Contentieux des opérations électorales ; 8-Remplacements des Conseillers municipaux. Sont applicables aussi les dispositions du titre Premier du Code électoral régissant « Les dispositions communes », avec 80 articles répartis en 6 chapitres : 1-Conditions requises pour être électeur ; 2-Listes et cartes électorales ; 3-Propagande ; 4-Vote ; 5-Dispositions pénales ; 6-Champs d’application du Titre premier.

 

A-1-Dispositions générales :

 

Article premier. – « Le suffrage est universel, libre, direct et secret »

 

Art. 2. – « Sont électeurs tous les Tunisiens et Tunisiennes âgés de dix-huit ans accomplis, possédant la nationalité tunisienne depuis cinq ans au moins, jouissant de leurs droits civils et politiques et n'étant dans aucun cas d'incapacité prévu par la loi. »

 

Art. 3. – « Ne peuvent être inscrits sur les listes électorales :

1-Les militaires de carrière et les jeunes recrues pendant la durée du service passé sous les drapeaux, ainsi que les personnels des forces de sécurité intérieure, tels que définis à l'article 4 de la loi n°82-70 du 6 août 1982 portant statut général des forces de sécurité intérieure ;

2-Les personnes condamnées pour crime ;

3-Les personnes condamnées pour délit à plus de trois mois d'emprisonnement sans sursis ou à une peine d'emprisonnement supérieure à six mois avec sursis ;

4-Les faillis non réhabilités ;

5-Les fous internés dans les établissements hospitaliers spécialisés ;

6-Les personnes pourvues d'un conseil judiciaire ; »

 

A-2-Eligibilité / Inéligibilité / Incompatibilité :

 

Art . 139 : « Sont éligibles au conseil municipal tous les électeurs de la commune âgés au moins de 23 ans le jour de la présentation de la candidature sous réserve des dispositions prévues aux articles suivants. »

 

Art. 140 : « Ne peuvent être candidats aux conseils municipaux que sous réserve de démission préalable de leurs fonctions ou charges :

1-     Les gouverneurs;

2-     Les magistrats;

3-     Les premiers délégués, les secrétaires généraux de gouvernorat, les délégués et les chefs du secteur (Omda) ; »

Art. 141 : « Ne sont pas éligibles dans le ressort où ils exercent leurs fonctions :

1-     les comptables des deniers communaux;

2-     les ingénieurs et les agents des travaux publics de la voirie municipale;

3-     les agents salariés de la commune parmi lesquels ne sont pas compris ceux qui, étant fonctionnaires publics ou exerçant une fonction indépendante, ne reçoivent une indemnité de la commune qu'à raison des services qu'ils lui rendent dans l'exercice de cette profession ;

4-     les employés, les fonctionnaires et agents du gouvernorat et de la délégation ; »

 

Art. 142 : « Tout conseiller municipal qui, pour cause survenue postérieurement à son élection, se trouve dans un des cas d'inéligibilité prévus par les articles 10 et 141 de la présente loi, est immédiatement déclaré démissionnaire par le gouverneur sauf recours de l'intéressé dans les dix jours de la notification devant le ministre de l'Intérieur . »

 

Art. 143 : « Nul ne peut être membre de plusieurs conseils municipaux. »

 

Art. 144 : « Les ascendants, les descendants, les frères et sœurs au même degré et les époux ne peuvent être simultanément membres du conseil municipal. Le mandat demeure au plus âgé d'entre eux. »  

Art. 145 : « Tout conseiller municipal qui, pour une cause survenue postérieurement à son élection, se trouve, dans l'un des cas d'incompatibilité prévus par les articles 143 et 144 de  la présente loi, est immédiatement déclaré démissionnaire par le gouverneur sauf recours de l'intéressé dans les dix jours de la notification devant le ministre de l'Intérieur. »

 

B-Composition des Conseils municipaux :

Rappelant la norme fixant la composition des Conseils municipaux, inscrite dans l’Art. 137 du Code électoral :

« Le nombre des conseillers municipaux est déterminé en fonction du chiffre de la population dans les communes, conformément au tableau ci-après :

 

-Jusqu’à 5.000 habitants : 10 Conseillers, 3 Adjoints ;

-de 5001 à 10.000 habitants : 12 Conseillers, 4 Adjoints ;

-de 10.001 à 25.000 habitants : 16 Conseillers, 5 Adjoints ;

-de 25.001 à 50.000 habitants : 22 Conseillers, 7 Adjoints ;

-de 50.001 à 100.000 habitants : 30 Conseillers, 10 Adjoints ;

-de 100.001 à 500.000 habitants :  40 Conseillers, 15 Adjoints ;

-de plus de 500.000 habitants : 60 Conseillers, 20 Adjoints ; »

 

 

C-Répartition des Municipalités sur le territoire national :

 

De ce fait, seule la capitale Tunis a le statut de Méga-Municipalité, disposant de 60 Conseillers municipaux et de 20 Adjoints.

 

La ville de Tunis est dotée, d’ailleurs, s’un statut spécial bâti sur une exception de l’appellation et du mode de désignation du Président de son Conseil municipal : Maire de Tunis - Cheikh El Médina, nommé par Décret, parmi les membres du Conseil municipal, et non élu par ses pairs comme le veut la norme légale en vigueur dans l’ensemble des Conseils municipaux de la République.

 

Nous avons signalé cette exception-anomalie (reprise d’ailleurs du système français de l’avant réforme de la fin des années 70), ainsi que les grands pouvoirs que le Code des Municipalités (Loi organique des Communes, du 14 mai 1975) concentre entre les mains du Ministre de l’Intérieur, lui donnant toute latitude de dissoudre, à tout moment, un Conseil municipal et de le remplacer par une délégation provisoire. Mais, hélas, l’opposition n’a pas branché, étant, sans nul doute, occupée à plus important, dans ses interminables querelles de leadership et qui chavire le plus, le plus tôt, le plus vite et le plus longtemps possible à l’ivresse ragôto-révolutionnaire, devenues maladifs, asphyxiants, contre-productifs, et inopérants.

 

Viennent après Tunis, les mégapoles de l’Ariana, Soukra, Ettadhamen – M’Nihla (Ce dernier doit être scindé en deux municipalités selon toute logique de bon sens) de la Wilaya de l’Ariana ; El-Mourouj (Wilaya de Ben Arous) ; et les Chefs lieux des Wilayas de Bizerte; Kairouan ; Sousse ; Sfax et Gabès qui sont dotés de Conseils municipaux de 40 Conseillers et de 15 Adjoints ;

 

Viennent ensuite les grandes villes dotés de 30 Conseillers et de 10 Adjoints. On y trouve Le Bardo, La Marsa, Le Kram et Sidi Hassine (Wilaya de Tunis) ; Raoued (Wilaya de l’Ariana), Oued Ellil et Dawar Hicher (Wilaya de la Manouba) ; Ben Arous et M’Hammdia-Fouchana (qu’il faudrait scinder en deux) (Wilaya de Ben Arous); Nabeul et Hammamet (Wilaya de Nabeul) ; Béja (Wilaya de Béja) ; Msaken (Wilaya de Sousse) ; Monastir et Moknine (Wilaya de Monastir) ; Kasserine (Wilaya deKasserine) ; Gafsa (Wilaya de Gafsa) ; Médenine, Zarzis, Houmt Essouk, Midoun et Ben Guerdane (Wilaya de Médenine) ; Tataouine (Wilaya de Tataouine) ;

 

Puis plus d’une quarantaine de villes de taille moyenne, dotées de 22 Conseillers municipaux et de 7 adjoints, notamment les Chefs-lieux des Wilayas de la Manouba, le Kéf, Siliana, Jendouba, Mahdia, Sidi Bouzid et Tozeur, ainsi que des villes de banlieues, comme Hammam-Lif, Hammam-Chatt, La Goulette, Den-Den, Rades, Ezzahra, Mornag, Sidi Boumhel – Bassatine, ou des secondes villes des Wilayas, comme Mateur, JedeidaMenzel Bourguiba, Menzel Temime, Hamma Sousse, Kalaa Kobra, Kalaa Soghra, Jammel, Teboulba, Ksour Essaf, Feriana, Metlaoui, Redayef, El Gsar, Sakiet Ezzit, El-Ain, El-Hamma ou Douz ;

 

Viennent ensuite les petites villes, dotées respectivement de 16, 12 et 10 Conseillers municipaux.

 

Le Grand Tunis dispose d’un total de 34 municipalités. Les Wilayas les plus dotés en Municipalités sont Nabeul (Le Cap-Bon) avec 24 Conseils municipaux et Monastir qui en compte 23, puis Sfax et Sousse (16 chacune) et Mahdia (14) ; le Sahel (Sousse, Monastir, Mahdia) totalisant ainsi à lui seul 53 municipalités. Les Wilayas les moins dotés en municipalités sont le triangle déshérité : Tozuer / Tatouine / Kébeli, avec seulement 5 municipalités chacune.  

C-1-Le Décret, présidentiel, n° 2010-103, du 26 janvier 2010, fixe les circonscriptions électorales et le nombre des conseillers municipaux pour chaque municipalité :

 

Wilaya / Gouvernorat – Municipalité - nombre de Conseillers municipaux:


Tunis : Tunis 60, Carthage 16, La Goulette 22, Sidi Bou Saïd 10, Le Bardo 30, La Marsa 30, Kram 30, Sidi Hsine 30

 

L'Ariana : L’Ariana 40, Soukra 40, Raoued 30, Kalâat-El-Andalous 16, Sidi Thabet 12, Ettadhamen - El M'nihla 40


La Manouba : La Manouba 22, Jedeida 22, Tébourba 16, Borj El Amri 12, Mornaguia 16, Den Den 22, Oued Ellil 30, El Battan 12, Douar Hicher 30


Ben Arous : Ben Arous 30, Hammam-Lif 22, Rades 22, Ez-zahra 22, Megrine 16, Méhamdia- Fouchana 30, Mornag 22, Khlidia 12, Hammam-chatt 22, Bou Mhel Bassatine 22, El Mourouj 40


Bizerte : Bizerte 40, Menzel Bourguiba 22, Mateur 22, El Alia 16, Ras-Djebel 22, Menzel Jemil 16, Raf Raf 16, Menzel Abderrahmen 16, Sejnen 10, Aousja 10, Ghar El Melh 12, El Metline 12, Tinja 16


Nabeul : Nabeul 30, Hammamet 30, Dar Chaaben El Fehri 22, Kélibia 22, Menzel Temime 22, Béni Khiar 16, Grombalia 16, Korba 22, Menzel Bou Zelfa 16, Soliman 22, Béni Khalled 16, El Haouaria 12, Bou Argoub 16, Hammam Leghzaz 12, El Mida 10, Somâa 12, El Mâamoura 12, Tazerka 12, Korbous 10, Takelsa 16, Azmour 12, Menzel El Hor 10, Zaouiet Djedidi 12, Dar Allouche 10


Zaghouan : Zaghouan 16, El fahs 16, Bir Mechergua 12, Ezzriba 12, Ennadhour 12, Djebel Elwast 10


Béja : Béja 30, Mjez El Bab 16, Teboursouk 16, Testour 16, Nefza 12, Goubellat 10, Zahret Medien 10, El Maâgoula 12


Le Kef : Le Kef 22, Dahmani 16, Tejerouine 16, El Jérissa 16, Kalâat Snane 12, El Ksour 12, Sakiet Sidi Youssef 12, Sers 16, El Kalaâ El Khesba 10, Menzel Salem 10, Nebeur 10, Et-Touirf 10


Siliana : Siliana 22, Makthar 16, Gâafour 12, Bouârada 16, Bargou 10, Errouhia 12, El Krib 12, Sidi Bourouis 10, Kesra 10, El Aroussa 10


Jendouba : Jendouba 22, Bousselem 16, Ghardimaou 16, Ain Draham 12, Tabarka 16, Fernana 10, Oued Meliz 10, Beni Mtir 10

 

Kairouan : Kairouan 40, El Ouslatia 12, Hajeb El Aioun 12, Cherarda 10, El Ala 10, Haffouz 12, Chebikha 12, Nasrallah 12, Bouhajla 12, Ain Jalloula 10, Sbika 10, Menzel El Mhiri 10  

Sousse : Sousse 40, M'saken 30, El Kalâa El Kobra 22, Hamam Sousse 22, Akouda 16, El Kalâa Essogra 22, Enfidha 16, Sidi Bou Ali 12, Hergla 12, Bouficha 12, Ksiba et El Therayet 16, Zaouiet Sousse 16, Ezouhour 16, El Messaâdine 12, Sidi El Hani 10, Kondar 10

 

Monastir : Monastir 30, Moknine 30, Jammel 22, Ksar Helel 22, El Ouardanine 16, Teboulba 22, Zeramdine 16, Bakalta 16, Benbla et Manara 16, Beni Hassen 12, Khenis 16, Ksibet El Mediouni 16, Benane Boudher 16, Touza 12, Sayada 16, Sahlin et Motamar 16, Sidi Ameur Mesjed Aïssa 12, Bou Hjar 12, Lamta 12, Menzel Fersi 10, Zaouit Kontech 12, El Ghenada 10, Chrahil 10, Menzel Kamel 12, Menze1 Nour 16, El Masdour Menzel Harb 10, Menzel Hayet 16, Sidi Banour 10, Amirat El Hajej 12, Amirat El Fouhoul 10, Amirat Ettouazra 12


Mehdia : Mehdia 22, Ksour Essef 22, El Jem 16, Echabba 16, Boumerdes 10, Essouassi 10, Sidi Alouane 12, Chorbane 12, Hbira 10, Melloulech 12, Ouled Echamekh 12, Karker 12, Bradâa 12, Rejiche 12


Kasserine : Kasserine 30, Feriana 22, Sbitla 16, Tala 16, Sbiba 12, Jediliène 10, Telepte 12, Mejel Belabbes 12, Foussana 12, Haidra 10


Sidi Bouzid : Sidi Bouzid 22, El Meknessi 16, Jelma 12, Regueb 12, Bir El Hafey 12, Ouled Haffouz 10, Essabbala 10, Sidi Ali Ben Oun 12, El Mezzouna 12, Menzel Bouzayane 12

 

Gafsa : Gafsa 30, El Metlaoui 22, Redayef 22, El Guettar 16, Omlaraies 16, El Mdhila 16, Es-sned 12, El Ksar 22


Tozeur : Tozeur 22, Nafta 16, Dégache 12, Hammat Jérid 12, Tamaghza 10

 

Sfax : Sfax 40, Sakiet Azzit 22, El Ain 22, Sakiet Addaïer 22, Kerkennah 16, Mahres 16, Jbeniana 12, El Hencha 12, Bir Ali Ben Khalifa 10, Gremda 22, Chihia 22, Aguereb 16, Menzel Chaker 10, Tyna 22, Sekhira 12, Graiba 10


Gabès : Gabès 40, El Hamma 22, Ghanouch 16, Mereth 16, Métouia 16, Ouedhref 12, Matmata Jedida 12, Ezzarat 12, Chenenni Nahal 16, Matmata Kadima 10


Médenine : Médenine 30, Zarzis 30, Houmt Essouk 30, Midoun 30, Ajim 16, Ben Gardene 30, Beni Khadech 10

 

Tataouine : Tataouine 30, Ghomrassen 16, Remada 10, Bir Lahmar 12, Dhéhiba 10

 

Kébeli : Kébeli 16, Douz 22, Souk El Ahad 16, Jemna 12, El Goullaa 12

 

 

D-Et si l’opposition se présentait …

 

Par opposition dans les municipales du 9 mai, nous entendons les candidatures hors-RCD, par souci de clarté. C’est aux candidats eux mêmes de se situer dans l’opposition ou dans l’allégeance à la politique de la majorité RCD dans les villes et à l’échelle nationale.

 

La ‘Loi’ sur les quotas de représentation de la « diversité politique », impose que la liste majoritaire ne peut dépasser 75 % des sièges, réservant ainsi les 25 % restant aux listes minoritaires, sans limite de seuil minimum.

 

La circonscription se limitant à son propre territoire, le calcul des cotas se fait localement et ouvre une réelle perspective de représentation aux lises minorités, contrairement aux législatives, où ledit cota de la représentation de la « diversité politique » est calculé sur l’ensemble du territoire national qui représente une seule circonscription pour départager les 25 % du cota, ce qui a été dénoncé par l’opposition, comme facteur de clientélisme, éliminant de fait toute possibilité d’alliances électorales et laminant les listes indépendantes et non partisanes.

 

Sur papier, l’opposition (partis parlementaires, extra-parlementaires, alliances de partis, listes indépendantes, alliances d’indépendants) peut ravire, au moins les 25 % des sièges du cota réservé à la « diversité politique ».

 

Nous dirons même qui si elle est bien armée, l’opposition pourrait arracher au moins une trentaine de villes moyennes au parti RCD, si elle était bien préparée et bien unie. Les querelles de leadership et les batailles idéologiques s’estompant à l’échelle locale.

 

Le parti au pouvoir, comme tout parti dominant est miné par des luttes de clans et par d’énormes contradictions d’intérêts qui ne manqueront pas d’éclater sur le plan local. Si l’opposition se présente, elle aura au moins l’effet d’imposer une dynamique politique locale qui fait aujourd’hui et de déplacer ainsi le débat politique des cercles tunisois vers l’ensemble du territoire national.

 

Elle aura aussi pour défaut d’imposer une saine émulation, y compris au sein même du parti au pouvoir, l’obligeant à présenter les meilleurs, les plus compétents, les plus légitimes et surtout les plus intègres.

 

Certes, le bénévolat de l’écrasante majorité des Conseillers municipaux et le manque criant de ressources font que les candidats aux municipales ne font pas la queue devant les sièges des partis de l’opposition.

 

Cette présence dans les municipales est une condition de l’apprentissage de la gestion, réelle, des affaires de la Cité qui manque cruellement à l’opposition.

 

Notre frère le Chroniquer et Psychologue Jamel Héni avait suggéré, le 13 octobre dernier, dans le journal Mouwatinoun, organe du Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés en Tunisie (FDTL, centre-gauche), cette bataille municipale comme une relève de l’opposition, loin des thèses nihilistes de ce qu’il conviendrait d’appeler le ‘ragôt-révolutionnariat’ ambiant. Paraphrasant le philosophe allemand Emmanuel Kant et son « projet de paix perpétuelle », éprouvant « le besoin de dissuader d’une fausse bonne idée : une idée voulant que l’action politique commence par le haut ?!! Et si elle commençait par le bas, notre action politique ?!! Localement. Dans une mairie, au conseil municipal par exemple. ».

 

Jamel Héni appelait alors à livrer bataille « là où le pouvoir ne court pas le risque d’une contagion contestataire, là où les frontières locales sont étanches, où la souveraineté communale semblerait indépendante du joug national, là, sur les questions purement « municipales » de voirie, d’organisation urbaine, de cadastre… », avant de continuer : « Cadastre ou urbanisme local, c’est tout ce que tu nous souhaites, rétorquerons coup sur coup certains !! Soit. »

 

Avant de répondre :  « Ce qui vous paraît avec raison pacotilles, rebuts, miettes régaliennes, au regard de la politique, me semble une énorme chance au regard de l’histoire. »

 

Et c’est le pourquoi de cette hypothèse que l’opposition doit aujourd’hui méditer, basé en partie sur les handicaps objectifs de l’opposition et cherchant la sagesse chez ses « milliers d’autres hommes politiques européens, américains, asiatiques, latinos, voire africains, qui reprennent leurs classes communales au lendemain d’un passage ministériel !! Aux anges, ils repartent à zéro comme de férus novices, ils font du porte à porte, ils distribuent des tracts, ils parlotent à la ménagère et au médecin !!! » ;

 

Concluant que : « Si les appétits citoyens de se prendre en charge et de servir sa société sont plus forts que leurs légitimes appétits gouvernants (parlementaires ou présidentiels), une hypothèse communale plausible ici et maintenant, aurait plus d’adeptes, prêts à aller au charbon voisin ». voir Jamel Héni in : « Le feu du trône et le charbon voisin » ; http://jamelheni.unblog.fr/2009/10/13/le-feu-du-trone-et-le-charbon-voisin/

Redonner à l’engagement citoyen ses lettres de noblesse et au travail de bénévolat municipal son rôle au service de la Cité ; favoriser une dynamique unitaire dans les rangs de l’opposition loin des chapelles clanico-idéologiques et des querelles de chefs, de sous-chefs, de chefaillons et de sous-chefaillons; ouvrer à l’émergence d’une opposition réelle, au service de nos concitoyens ; développer une culture citoyenne, de justice sociale et d’équité, contre le clientélisme, contre la corruption et au service de la Cité… pourraient être les enjeux des municipales du 9 mai prochain..

 

Que ce rendez-vous soit une « une énorme chance » pour la Tunisie,  « au regard de l’histoire »... Pour une bataille municipale, à vrai enjeu électoral, ici et maintenant..

 

 

Le corps à Paris, le cœur et l’esprit dans le Hammam-Lifois, à Hammam-Chatt, le 03-02-10

 

Aïd / Retornado Bi Idhni Allah, Ahabba Man Ahabba Wa Kariha Man Kariha

  Abdel Wahab Hani

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 Le NPA présente une jeune musulmane voilée dans le Vaucluse


Mer 3 Février 2010, 11 h 28 min 12 s
PARIS, 3 fév 2010 (AFP) - Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) présente une candidate voilée aux élections régionales, dans le Vaucluse, a indiqué mercredi le parti d’Olivier Besancenot.
"Il y a une fille qui porte un léger voile sur la liste du Vaucluse", a indiqué à l’AFP Pierre-François Grond, porte-parole national du NPA, confirmant une information du Figaro. Le parti a expliqué en outre, dans un communiqué, que "le choix du NPA du Vaucluse" avait été fait "après un débat sérieux et complexe".
Cette candidate est "une militante féministe, anticapitaliste, internationaliste qui estime devoir porter le voile en raison de ses convictions religieuses", a-t-il ajouté. "Notre parti accueille des jeunes, chômeurs, précaires, salariés de tous horizons qui se reconnaissent dans ses idéaux. La foi est une question privée qui ne saurait faire obstacle à la participation à notre combat dès lors que les fondamentaux laïcs, féministes et anticapitalistes de notre parti sont sincèrement partagés", a fait valoir le parti d’Olivier Besancenot. Pierre-François Grond a ajouté auprès de l’AFP que le parti "respectait" la décision prise dans le Vaucluse, "mais sans en faire un effet d’affichage national". Selon Le Figaro, la jeune candidate qui porte le voile est une étudiante et la trésorière départementale du NPA.
 

Le NPA explique son choix d'une candidate voilée aux régionales
 
PARIS, 3 février (Reuters) - MARSEILLE - Une femme peut être "féministe, laïque et voilée", dit le NPA d'Olivier Besancenot pour expliquer la candidature d'une femme voilée sur sa liste du Vaucluse aux élections régionales de mars.
Une femme peut être "féministe, laïque et voilée", dit le NPA d'Olivier Besancenot pour expliquer la candidature d'Ilham Moussaïd sur sa liste du Vaucluse aux élections régionales de mars. (Reuters/Jean-Paul Pélissier)
Dans un communiqué, le Nouveau parti anticapitaliste avance que la foi est une question privée et qu'il accueille avant tout des jeunes qui se reconnaissent dans ses idéaux. Mais ce choix suscite des débats internes.
"La foi est une question privée qui ne saurait faire obstacle à la participation à notre combat dès lors que les fondamentaux laïcs, féministes et anticapitalistes de notre parti sont sincèrement partagés", écrit-il mercredi.
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a fait savoir qu'elle n'aurait pour sa part "pas accepté que sur les listes socialistes il puisse y avoir une femme voilée".
"La religion est du domaine privé et tout ce qui peut entraîner du prosélytisme dans la république me paraît contestable", a-t-elle déclaré sur Canal +.
Ilham Moussaïd, 22 ans, est étudiante en gestion, trésorière départementale du NPA et membre du "comité populaire" à Avignon.
La polémique ne cessant d'enfler sur des sites internet, la direction du parti trotskyste tente de banaliser le symbole d'une femme voilée sur ses listes, en plein débat national sur l'identité nationale et le port de la burqa.
Elle souligne que le NPA lutte contre toutes les formes d'oppression et que la jeune femme d'Avignon porte un "foulard léger" par conviction religieuse personnelle.
"Nous sommes étonnés du feu médiatique déclenché par cette affaire", s'est étonné Pierre Godard, tête de liste du NPA dans les Bouches-du-Rhône.
Il a souligné lors d'un point de presse que plus de 400 prêtres avaient siégé à l'Assemblée nationale depuis le début de la République "dont un, l'Abbé Pierre, venait en soutane".
"Si je suis élue, je siégerai voilée", a affirmé pour sa part Ilham Moussaïd, à des journalistes.
"Je suis une citoyenne comme toutes les autres, je suis une citoyenne à part entière. Je suis féministe et voilée", a-t-elle ajouté, un foulard blanc cachant ses cheveux.
Pour les cadres du NPA local, le port d'un foulard ne peut être assimilé à celui de la burqa, qu'ils jugent "liberticide".
"Porter un voile et porter une burqa, cela n'a rien à voir. a déclaré Pierre Godard, qui s'est dit inquiet pour la candidate dans le climat provoqué par les polémiques sur la burqa.
"Je ne veux pas que cette fille sorte broyée de l'aventure. C'est très dur pour elle", a-t-il confié.

 

Ilham Moussaïd (NPA) : "On peut être laïque, féministe et voilée"

"Je suis une citoyenne à part entière, militante, voilée, mais militante." Assaillie de toute part, la jeune Ilham Moussaïd semble surprise de susciter autant d'intérêt de la part des médias, mais réaffirme fièrement ses convictions : "Oui, on peut être laïque, féministe et voilée." C'était hier, lors d'un point presse improvisé par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) dans les rues de Marseille,  après que  Le Figaro   a révélé la candidature aux régionales de cette jeune militante de 22 ans  , étudiante en BTS d'assistante de gestion... et voilée.
L'information a entraîné un déferlement médiatique qui aurait surpris le NPA... Pierre Godard, tête de liste NPA en Paca. Il reconnaît pourtant que le débat autour de sa candidature été "complexe et contradictoire". De son côté, la jeune femme, qui a fait partie du comité fondateur du NPA, dit avoir adhéré au parti "par conviction personnelle". Dans sa profession de foi remise à la fédération NPA du Vaucluse, elle se présente comme "militante féministe, internationaliste et anticapitaliste". Elle dit aussi être "en lutte contre les discriminations, le racisme dans les quartiers populaires, contre l'apartheid et l'injustice en Palestine".
http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-02-04/polemique-regionales-en-paca-ilham-moussaid-npa-on-peut-etre-laique/917/0/420386

 

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