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TUNISNEWS
8 ème année, N° 3179 du 04.02.2009
 archives : www.tunisnews.net  

C.R.L.D.H. Tunisie: Communiqué - Tunisie : Proces en appel des animateurs du mouvement du Bassin Minier : Confirmation des peines lourdes malgre l''abaissement
Essabil On Line: Le procès en appel de l'affaire du bassin minier
AP: Verdict allégé dans le procès des «révoltés de Gafsa»
AFP: Procès de Gafsa: peines réduites pour les meneurs du mouvement social
Reuters: 30 ans requis contre Ganczarski, "Allemand d'Al Qaïda"

Belga: Le meurtrier présumé de Julien Martens arrêté en Suède
Dr. Mustapha Benjaafar: Le temps de la raison !
Derbali: La Réalité en face

AP: Le Parlement européen appelle les pays de l'UE à accueillir des détenus de Guantanamo

Reuters: Google présente un service de localisation des individus
AFP: L'Indonésie, plus grand pays musulman, veut populariser la finance islamique
Le Monde:  Jean François-Poncet "Le Hamas n'est plus le mouvement révolutionnaire et religieux que l'on veut bien décrire"

 


Liste actualisée des signataires de l'initiative du Droit de Retour :
http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html

Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l'initiative :
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C.R.L.D.H. Tunisie
 Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme
 21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 /  Presse : 00 33 6 83 44 77 71 عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته. / www.crldht.org

Communiqué
 
Tunisie- Rédeyef/Gafsa : le procès en appel confirme – malgré l’abaissement- les lourdes peines prononcées en première instance à l’encontre des leaders du mouvement social du bassin minier. Ces derniers l’ont transformé en procès de la torture, du népotisme, de la corruption, de la criminalisation du droit au travail et de la solidarité.

Le procès des 33 (5 accusés ont été acquittés par les premiers juges) membres et animateurs du mouvement social du bassin minier  de Redeyef/Gafsa  s’est rouvert ce mardi 03 février 2009 devant le Cour d’appel de Gafsa qui avait pris les allures d’une véritable caserne tant la présence policière (sans compter les agents civils très nombreux) était massive.

Ce qui était « censé » être le procès des membres d’une « entente » criminelle s’est rapidement transformé en procès du népotisme, de la corruption, de la criminalisation du droit syndical, du droit au travail, du droit à un partage égal de la richesse nationale… et surtout du droit à l’intégrité physique et morale de toute une population, celle de Redeyef, qui a subi les affres d’une répression sauvage.

Le procès en appel de Adnane, Béchir, Taïeb, Adel et de tous leurs compagnons, qui se sont vus infligés des peines allant de 2 ans à 10 ans d’emprisonnement ferme en première instance, restera dans toutes les mémoires comme étant le procès de la TORTURE à laquelle recourt de manière systématique et méthodique les agents de l’Etat tunisien. Les témoignages des victimes, qui s’exprimaient librement pour la première fois depuis que les poursuites ont été engagées contre eux, sont on ne peut plus accablants ! Toutes les formes de torture ont été pratiquées sur eux : le « poulet rôtie », la position de la chaise, l’arrosage d’eau, l’introduction d’objet (dont des bâtons) dans l’anus, le déshabillage des accusés en présence des membres de leur famille (dont certains sont également accusés dans la même affaire) …

Les familles des accusées présentes parmi le public étaient horrifiées, atterrées, par la monstruosité de la barbarie infligée aux leurs, assis dignement sur le banc des accusés. La douleur incommensurable qu’a suscitée la relation sereine de ces faits de torture avérés, parmi l’assistance (avocats compris) n’avait d’autre moyen que les pleurs et les larmes pour exprimer son indignation…
Le premier moment fort de cette deuxième audience (la première a eu lieu le 11 janvier) a donc consisté dans les déclarations des accusés (notamment de Adnane Hajji) lors de leur interrogatoire par la Cour : l’inexistence de la moindre implication dans les faits (de violences, de dégradation des biens, etc.) qui leur sont reprochés ont été limpides ; les clarifications concernant les « milices » et autres « bandes » armées et payées par les vrais coupables que sont certains nantis de la région, qui ont tout fait pour  faire « avorter » les accords auxquels sont parvenus les membres du Comité de négociation (Adnane, Béchir…) avec les autorités locales, le conseiller du Ministre de l’intérieur et le ministre de la santé… ont fait éclater la vérité sur la collision entre les vrais fauteurs de troubles (« criminels » « mafias », etc. termes qui se sont répétés dans les déclarations des accusés) et les responsables de la sécurité à l’échelle de la région…
Les « témoignages » révélés sans exception par tous les accusés qui se sont succédés à la barre ont contraint (sous l’effet de la fatigue généralisée) la Cour à suspendre l’audience à plusieurs reprises pour marquer des temps de repos…
Une fois les interrogatoires (extrêmement éprouvants et émouvants) finis, les avocats ont demandé le report de la plaidoirie, demande rejetée par la Cour.

Les plaidoiries se sont poursuivies jusqu’à 06H00 du matin du mercredi 4 février 2009. Et le prononcé du jugement a été prévu, le même jour, à 13H00.

Les plaidoiries (une vingtaine sur plus de 100 avocats constitués) ont été toutes axées sur les irrégularités procédurales flagrantes (aveux extirpés sous la torture pour la plupart des accusés, falsification évidente des PV, non convocation des témoins à décharge, absence de confrontation avec les témoins à charge, etc.) et l’inexistence de charges réelles à l’encontre des accusés. Le bâtonnier BEN MOUSSA a développé les arguments précédemment soutenus devant le TPI (Tribunal de Première Instance) ; c’est la plaidoirie de Me Chorkri BELAID qui a articulé l’aspect politique à l’aspect purement juridique en démontrant que tout le procès repose sur une décision politique tendant à châtier (pour l’exemple) les leaders d’un mouvement pacifique de protestation sociale ; Me Ayachi HAMMAMI a fait une plaidoirie très originale qui a consisté à démontrer l’unanimité du soutien manifesté par la société civile tunisienne envers le Mouvement de Redeyef : tant les organes des partis d’opposition (Attariq Al Jadid, Al Mawqif, Mouatinoun) en remettant une masse imposante de journaux des trois titres à la Cour, reflétant le soutien inconditionnel au Mouvement …. ; De même les associations spécialisées de défense des droits de l’homme (communiqués de la LTDH, CNLT) ainsi que l’ATFD et la Comité National de soutien aux habitants du bassin minier (4 fascicules …) ; l’avocat a également remis à la Cour des documents relatifs au soutien massif exprimé sur Internet (notamment Facebook)…

C’est une plaidoirie originale et exceptionnelle à travers laquelle les noms les plus remarqués de la société civile tunisienne ont été évoqués pour démontrer que si entente il y avait elle n’était pas criminelle mais citoyenne, légitime et pacifique, et que le choix sécuritaire adopté par les autorités pour réprimer dans le sang le Mouvement de protestation sociale est non seulement inapproprié mais contre-productif !
Le procès (comme à l’accoutumé fortement policé) du 03 février 2009 n’a pas été celui de la prétendue « entente criminelle » de Adnane, Béchir et leurs coaccusés, mais celui tout d’abord de la torture méthodique et généralisée infligée aux accusés ; celui du délaissement de toute la région et la désertification économique sociale et culturelle ; celui de la criminalisation du droit syndical et de la liberté d’expression et d’opinion ; celui également de la solidarité avec les déshérités de Redeyef, puisque plusieurs accusés ont évoqué le cas de Mohieddine CHERBIB qui a été condamné (injustement) par contumace pour avoir diffusé et relayé des informations sur l’Etat de délabrement de toute la région et de la répression sauvage infligée à l’ensemble de la population de Redeyed et notamment les leaders syndicaux taxés par les forces de sécurité comme étant les « chefs d’une bande criminelle »…
Les observateurs internationaux (FSU, SOLIDAIRES, CGT, CFDT, etc. pratiquement tous les Syndicats français, le syndicat algérien SNAPAM) ainsi que les représentants de la Commission européenne et de l’Ambassade des Etats Unis, du parti Les Verts (France), du CEDETIM et des organisations de défense des droits de l’homme (FIDH, REMDH, CRLDHT, Ordre des avocats de Paris, FTCR, etc.),  partagent unanimement la même impression (et jugement) quant aux manquements flagrants aux principes élémentaires relatifs au procès équitables …

Les peines prononcées (toujours lourdes, malgré l’abaissement voir liste ci-dessous) sont la preuve irréfutable de l’absence de la moindre prise en considération des éléments de preuve fournis par la défense quant aux irrégularités, et le non-fondé des accusations « Appartenance à une bande ; participation à une entente en vue de préparer et commettre une agression contre les biens et les personnes ; participation à une rébellion provoquée par plus de dix personnes avec usage d’armes et durant laquelle il y a eu agression d’un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions ; entrave à la circulation dans les voies publiques ; participation à une rébellion provoquée par des discours prononcés dans des lieux et réunions publics, par des affiches, des communiqués et imprimés ; dégradation, sciemment, de bien d’autrui ; fabrication et détention d’outils et d’instruments incendiaires sans autorisation ; jets de corps solides contre les biens d’autrui ; provocation de bruit et de tapages dans un lieu public ; distribution, vente et exposition de publications destinées à la diffusion en vue de troubler l’ordre public ; collecte de dons sans autorisation ; mise à disposition de locaux et assistance financière aux membres d’une association de malfaiteurs. Faits réprimés par les articles : 32-131-132-133-119-118-121-121 ter-304-320-316 du Code Pénal et les décrets du 21 décembre 1944, du 18 juin 1894 et celui du 02 avril 1953… »- Pour les accusés Fahem BOUKADDOUS (37) et Mohieddine CHERBIB (38) : « Adhésion à une bande ; participation à une entente visant à préparer et à commettre des agressions contre des personnes et des biens ; distribution, vente, exposition et détention, dans l'intention de les diffuser, de documents susceptibles de troubler l'ordre public dans un but propagandiste »

8 ans pour : Adnane Hajji, Bechir Labidi (contre 10ans et 1 mois en 1ère instance)
6 ans pour  Taieb Ben Othman, Adel Jayar, Tarek H'limi (contre 10 an et 1 mois en 1ère instance)
3 ans pour Adid Khléifi et Mdhaffar Labidi (contre 6 ans en 1ère instance)
4 ans pour Rachid Abdaoui (contre 6 ans en 1ère instance)
2 ans pour Fayçal Ben Amor , Haroun Halimi, Ghanem Chraiti, Ridha Ezzeddini, Abdessalem Helaili, Rachid Abdaoui, Sami Amaidi (contre 6 ans en première instance)  et Boubaker ben Boubaker, Hafnaoui Ben Othman, Mahmoud Raddadi, Hedi Bouslahi (contre 4 ans en 1ère instance)
Confirmation de la peine 2 ans avec sursis  pour le reste des accusés : Issam Fajraoui, Mouadh Ahmadi, Abdallah Farjaoui , Mohamed El Baldi, Radhouane Bouzayane, Makram Mejdi, Othamn Ben Othman, Mahmoud Helali, Mohsen Amidi.
2 ans avec sursis pour  Isamel El Jawhari, Lazhar Ben Abdelmalek, Boujemaa Chraiti , Habib Khédhir , Ali Jedidi(acquittés en 1ère instance)
Rappelons que Elfahem Boukadous et Mohieddine Cherbib, considérés en fuite ont  été condamnés respectivement à 6 et à 2 ans de prison ferme en 1ère instance.
 
Ni les preuves irréfutables du recours systématique à la torture pour recueillir les prétendus aveux, ni la falsification évidentes des PV établis en toute illégalité par les officiers de la police judicaires, ni la non convocation des témoins à décharge, ni la confrontation les témoins à charge, ni les demandes de procéder aux examens médicaux, ni celles concernant les enquêtes complémentaires …. n’ont été pris en compte par la Cour !. Dans d’autres circonstances et sous d’autres cieux un seul grief parmi ceux invoqués par la défense dans l’affaire des 38 (33) aurait eu pour conséquence logique l’annulation de l’ensemble des procédures…. Mais on est ici en Tunisie, et le procès équitable, tout autant que l’égalité des armes, et la légalité des peines et poursuites, sans parler de la présomption d’innocence et des droits de la défense … sont totalement étrangers au déroulement « normal » du procès pénal ….

Paris, le 4 février 2009
 

 
Le procès en appel de l'affaire du bassin minier
 
Essabil On Line, Zouhaïer Makhlouf, Tunis
 
Aujourd'hui, mardi 3 février, a lieu à la Cour d'Appel de Gafsa l'examen de l'affaire dite du "bassin minier". En première instance, des condamnations allant de la relaxe à dix ans d'emprisonnement avaient été prononcées contre 27 détenus, 2 ayant été relaxés, 4 comparaissant en liberté et quatre autres étant en fuite. Une centaine d'avocats s'étaient présentés pour les défendre.
 
Aujourd'hui, les prisonniers ont été présentés, ainsi que les pièces saisies, à savoir des pancartes et des disquettes et la séance s'est déroulée dans un climat normal. Le juge a permis aux accusés interrogés de répondre de leurs accusations et ne les a pas interrompus. Les détenus ont affirmé avoir été soumis à une torture intense et ont en montré les traces sur leurs corps, les cicatrices des brûlures de cigarettes et de coups étant apparentes. L'un d'entre eux a affirmé qu'il était atteint de surdité totale du fait de la torture.
Adnane Hajji et Béchir Labidi ont affirmé dans leurs réponses que leurs actions de protestations et leurs occupations rentraient dans le cadre de l'action syndicale autorisée par la loi et que leur rôle s'était limité à encadrer les mobilisations sociales pour qu'elle ne soient pas incontrôlées. Ils ont affirmé aussi que le mouvement de protestation était un mouvement pacifique qui n'avait pas eu recours à la violence. Ils ont fait part de leur étonnement d'avoir été arrêtés et accusés après avoir eu des rencontres avec un des ministres et ses conseillers, rencontres au cours desquelles ils ont cherché les causes des événements du bassin minier et les moyens d'y remédier.
De nombreux avocats ont plaidé, qui ont insisté sur le caractère pacifique des actions de protestation et le recours par le pouvoir à une violence disproportionnée, le tir à balles réelles ayant occasionné le décès de trois citoyens. Ils ont demandé le report de l'affaire et que soit présenté le contenu des pancartes et des disquettes, mais le juge a refusé la demande de report, pour passer aux plaidoiries des avocats qui continuent à l'heure où nous écrivons.
Béchir Labidi a été présenté dans un état de santé dégradé. Les présents ont noté le haut moral des détenus.
Les forces de police avaient monté des barrages sur les voies d'accès au tribunal et ont interdit de s'en approcher. La violence verbale a été de mise à l'encontre des militants politiques ou de droits de l'homme venus à Gafsa pour soutenir les prisonniers. Plusieurs membres du "parti démocratique progressiste" ont été empêchés de pénétrer dans le café proche du tribunal.
On attend le prononcé du jugement pour cette nuit à l'issue des plaidoiries et du délibéré.

Source : Essabil On Line, 3 janvier 2009
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 
Verdict allégé dans le procès des «révoltés de Gafsa»

Associated Press (AP)  Bouazza ben Bouazza

04/02/2009

Au terme d'un procès marathon, la cour d'appel de Gafsa, chef-lieu de la région minière du sud-ouest tunisien secouée en 2008 par des troubles sociaux, a allégé aujourd'hui le verdict prononcé en première instance à l'encontre de la trentaine de prévenus, dont des syndicalistes, impliqués dans ce mouvement sans précédent en Tunisie depuis plus de 20 ans, a-t-on appris auprès des avocats de la défense.
 
Les prévenus, qui comparaissaient en état d'arrestation, avaient été condamnés en décembre dernier à des peines allant de deux ans de prison avec sursis à 10 ans de réclusion.
 
Le porte-parole du mouvement, Adnane Hajji, et un autre dirigeant, Béchir Laâbidi, qui avaient écopé de la peine maximale, ont vu leur peine réduite à huit ans de prison ferme.
La Cour a également ramené de dix à six ans le jugement prononcé contre deux autres inculpés.
 
Douze autres prévenus, initialement condamnés à six ans de réclusion, ont bénéficié d'une réduction de peine allant de quatre à deux ans de prison ferme.
 
Le nombre des prévenus condamnés en première instance à deux ans de prison avec sursis a été porté de sept à douze, avec la modification du non lieu dont avaient bénéficié cinq inculpés, et ce à la demande du parquet.
 
«C'est un jugement honteux», s'est écrié l'avocat Chokri BélaJid qui a qualifié le verdict de «politique«. Selon lui, «le dossier ne renferme aucun argument juridique qui étaye les accusations».
 
Les prévenus, baptisés «révoltés de Gafsa», étaient accusés de «participation à une entente en vue de commettre des agressions contre les personnes et les biens», de «rébellion armée» et de «fabrication et détention d'engins incendiaires».
 
Une «source judiciaire» (gouvernementale) fait état «d'un véritable plan d'action» fomenté par les prévenus qu'elle accuse d'avoir «minutieusement préparé et exécuté des attaques contre des édifices publics et privés entièrement saccagés, outre les cas multiples d'atteinte à la propriété d'autrui».
 
Lors de leur interrogatoire hier, les prévenus ont nié toute implication dans des actes de violence, dénonçant les tortures qu'ils affirment avoir subi lors de leur incarcération, selon Me Mohamed Abbou.
 
La même source gouvernementale réfute ces allégations, assurant que «les prévenus sont détenus dans des conditions normales, garantissant leur intégrité physique et morale et reçoivent régulièrement les visites des membres de leurs familles ainsi que celles de leurs avocats».
 
Les avocats de la défense ont plaidé le non-lieu en faveur de leurs clients, soutenant qu'ils «ne faisaient pas partie d'une bande de malfaiteurs, mais avaient plutôt participé à un mouvement social dans le but de voir leur condition s'améliorer».
 
Plusieurs observateurs étrangers venus de France, d'Algérie et du Maroc étaient présents à l'audience, dont un avocat représentant le barreau de Paris et la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH). Deux diplomates de la délégation européenne et de l'ambassade des Etats-Unis y assistaient également.
 
Les troubles avaient été déclenchés en janvier 2008 par la publication de résultats contestés d'un concours de recrutement de la Compagnie des phosphates de Gafsa, principal employeur de la région au taux de chômage élevé.

Les heurts entre manifestants et les forces de l'ordre s'étaient soldés par la mort de trois personnes et le calme n'avait été rétabli qu'à la suite de l'intervention de l'armée.

Procès de Gafsa: peines réduites pour les meneurs du mouvement social
AFP / 04 février 2009 17h54
TUNIS - La cour d'appel de Gafsa (sud-ouest de la Tunisie) a prononcé mercredi des peines de prison réduites pour la plupart des 38 Tunisiens jugés pour leur participation à un mouvement de contestation sociale en 2008 dans cette région minière, a-t-on appris de sources judicaires.
Cinq des dirigeants condamnés en première instance à 10 ans de prison se sont vu infliger des peines de 6 ans à 8 ans de prison, selon le verdict publié de source judicaire à Tunis.
Le parole-parole du mouvement, Adnane Hajji, et son co-accusé, Bechir Laabidi, ont écopé de la peine maximale de 8 ans d'emprisonnement ferme, ont indiqué leurs avocats à l'AFP, jugeant le verdict "inattendu et trop sévère".
La Cour a aussi prononcé des peines réduites, entre 3 et 4 ans de prison, à l'encontre de neuf autres prévenus initialement condamnés à 6 ans de prison.
Sa décision infirmait en revanche des jugements de relaxe rendus à l'égard de cinq prévenus, les condamnant à deux ans de prison avec sursis.
Trente-quatre accusés, dont 18 en état d'arrestation, ont comparu mardi tandis que quatre autres, jugés par contumace, ont vu leurs condamnations reconduites. Parmi eux, Mohieddine Cherbib, animateur d'un comité de soutien des habitants de Gafsa en France, et Fahem Boukaddous, correspondant de la chaîne dissidente Al-Hiwar.
La Cour a rendu ce verdict à l'issue d'une audience marathon commencée mardi à la reprise du procès ouvert le 19 janvier contre des syndicalistes et des jeunes jugés coupables, pour la plupart d'"entente criminelle portant atteinte aux personnes et aux biens" et de "rébellion armée".
Il leur a été reproché des "manifestations portant atteinte à l'ordre public, lors desquelles des jets de pierres, des cocktails Molotov étaient lancés contre les forces de l'ordre", selon l'accusation.
Ils ont été jugés pour des faits remontant au premier semestre 2008 lorsque des manifestations contre le chômage, le coût de la vie et la corruption ont dégénéré entraînant la mort d'une personne tuée par balles le 6 juin à Redeyef, ville du bassin minier producteur de phosphate.
Selon leurs avocats, les prévenus ont insisté sur le caractère "pacifique" de leur mouvement et nié avoir été à l'origine d'actes de violence attribués à des "provocateurs infiltrés".
Ils ont rappelé avoir été partie prenante d'un dialogue avec les autorités sur les problèmes sociaux de la région confrontée au chômage.
"Nous sommes surpris, c'est un jugement trop sévère", a affirmé Me Chokri Belaid, estimant que les accusés n'avaient fait "qu'exercer un droit syndical, défendre le droit au travail et à une vie digne".
La défense a dénoncé de mauvais traitements, certains prévenus ayant tenté sans succès d'attirer l'attention de la cour sur des séquelles de torture, a indiqué à l'AFP Antoine Aussedat, avocat mandaté par le barreau de Paris et la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH).
Les autorités ont assuré que les prévenus ont bénéficié "de tous les droits et garanties d'un procès équitable" et de conditions de détention "garantissant leur intégrité physique et morale".
 

30 ans requis contre Ganczarski, "Allemand d'Al Qaïda"
 
Reuters, le 3 février 2009 à 20h12
PARIS, 3 février (Reuters) - Une peine de 30 ans de réclusion criminelle, dont 20 ans incompressibles, a été requise mardi à Paris contre l'Allemand Christian Ganczarski, commanditaire présumé d'un attentat-suicide contre une synagogue de Djerba en Tunisie, qui avait fait 21 morts en 2002.
Après un mois de procès, l'accusation a aussi requis 15 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté incompressible de 10 ans contre Walid Naouar, Tunisien de 28 ans et frère du kamikaze de Djerba, Nizar Naouar.
La cour d'assises spéciale, uniquement composée de magistrats professionnels, rendra son verdict jeudi. Les accusés encourent la perpétuité pour "complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste".
La cour ne statuera pas sur le sort du troisième accusé renvoyé devant les assises, Khalid Cheikh Mohammed, Pakistanais de 44 ans, considéré comme le "cerveau" des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
Détenu à la base américaine de Guantanamo, il aurait pu être jugé par défaut mais la cour a préféré disjoindre son cas la semaine dernière, renvoyant donc son sort à un autre procès.
Le kamikaze Nizar Naouar avait fait exploser un camion piégé contre une synagogue le 11 avril 2002, tuant 21 personnes - 14 Allemands, cinq Tunisiens et deux Français - et blessant plusieurs dizaines d'autres personnes.
Al Qaïda a revendiqué l'attentat.
L'enquête menée en Allemagne et en France a montré que Christian Ganczarski et Khalid Cheikh Mohammed ont été appelés par le kamikaze juste avant qu'il ne passe à l'action, d'un téléphone satellite que son frère lui avait fait porter en Tunisie, avec un modem et de faux papiers.
A Paris, les deux accusés présents ont nié toute implication. Walid Naouar a expliqué qu'il ignorait tout du projet de son frère et le croyait entrepreneur dans le tourisme. Ganczarski assure aussi qu'il ignorait tout des plans du
kamikaze et dit que leur dernière conversation était un banal échange entre religieux fervents.

"STRUCTURE DIRIGEANTE D'AL QAIDA"

Pour l'avocat général Christophe Teissier, l'Allemand de 42 ans converti à l'islam "occupait une place importante dans la structure dirigeante d'Al Qaïda". A l'Assemblée nationale, en 2003, Nicolas Sarkozy l'avait déjà présenté comme "un haut dirigeant d'Al Qaïda".
L'accusé a admis avoir fréquenté les camps d'Oussama ben Laden en Afghanistan entre 1999 et 2002 et avoir rencontré le dirigeant d'Al Qaïda, mais il nie avoir cautionné la violence.
Des témoins ont dit qu'il travaillait en Afghanistan sur l'informatique et les télécommunications d'Al Qaïda, et un enregistrement vidéo remis par l'armée américaine et projeté au procès le montre en janvier 2000 à une réunion en Afghanistan en compagnie d'Oussama ben Laden et de l'Egyptien Mohammed Atta, chef des pilotes kamikazes du 11 septembre 2001.
Concernant Walid Naouar, l'avocat général a admis qu'il n'était pas membre d'Al Qaïda, mais considère qu'il ne pouvait ignorer les plans de son frère.
Le procès se déroule sur fond d'échanges entre services secrtets occidentaux. La police allemande a interrogé Christian Ganczarski une quinzaine de fois en 2002 mais l'a laissé partir sans le poursuivre, faute, disent les magistrats de ce pays, des éléments de preuve requis par son système légal plus exigeant.
C'est un retour forcé d'Arabie saoudite vers la France en juin 2003 qui a permis ce procès.
La défense de Christian Ganczarski assure que c'est la CIA et les services secrets français qui ont organisé ce transfert vers la France, pays plus favorable à un procès.

REUTERS

Le meurtrier présumé de Julien Martens arrêté en Suède
 
02.02.09 - 16:35 (Belga)
 Le Tunisien Walid Ben Khalifa, 22 ans, soupçonné du meurtre du jeune Julien Martens le 10 janvier à l'aube sur la Grand'Place de Tournai, a été arrêté samedi dans un restaurant de Stockholm (Suède), a annoncé lundi après-midi le premier substitut du parquet de Tournai, Jean-Bernard Cambier.
Un mandat d'arrêt international avait été lancé à son encontre par la juge tournaisienne Mme Dierick. Une procédure visant à son extradition vers la Belgique a été entamée. L'individu pourrait être extradé dans les jours ou les semaines qui viennent. Julien Martens, 22 ans, est décédé sur le coup suite à un coup de couteau, alors qu'il se trouvait devant le café l'Ekseption sur la Grand'Place de Tournai. (DAD)

Edito
Le temps de la raison !

 
Dr. Mustapha Benjaafar
  Est-ce le hasard du calendrier qui fait que dans la même semaine se produisent des événements  aussi graves que  la fermeture d’une radio indépendante « non autorisée », la saisie du journal d’un parti légalisé et, de surcroît, parlementaire, et le procès en appel des militants, pour la plupart syndicalistes, impliqués dans le mouvement de contestation sociale pacifique qui a secoué, tout au long de l’année 2008, le bassin minier de la région de Gafsa ?
   Toujours est il que ces faits remettent à l’ordre du jour non seulement le problème lancinant de la démocratie et des libertés dont la solution est toujours repoussée, mais aussi la question sociale dans sa globalité : chômage aux proportions alarmantes, inégalités sociales et régionales qui s’aggravent, pouvoir d’achat des classes moyennes en continuelle régression, système éducationnel en cours de  délabrement, secteurs public à l’abandon…Le pire c’est le plombage de l’avenir : nos jeunes dans leur majorité n’ont plus qu’un désir :quitter le pays pour d’autres horizons plus prometteurs, plus épanouissants, plus libres…
  La situation est grave et l’intérêt supérieur du pays nous commande de tout faire pour essayer de la  changer.
Or un pouvoir, qui considère tout changement comme nuisible à ses intérêts et  privilèges, est incapable d’engager les réformes audacieuses que nécessite l’acquisition de la citoyenneté  et l’accès à la responsabilité. Un Etat qui tire en permanence sur tout ce qui bouge, n’a pas le recul nécessaire pour  prétendre à être l’Etat de tous. Un Etat qui se désengage de sa fonction  régulatrice n’est pas en mesure de jouer le rôle de stratège  et d’arbitre pourtant nécessaire afin de résoudre les problèmes qui s’aggravent du fait de la mondialisation et de la crise financière et économique qui secoue la planète.
 Dans ce contexte  nous n’avons plus d’autre choix que de nous mettre,  chacun d’entre nous, là où nous sommes, au service du pays face aux défis qui  pointent.  Il faut que cesse la  criminalisation de la liberté de s’exprimer via telle radio ou tel journal, de la liberté de contester et manifester pacifiquement sur la voie publique. Ce sont des signes de maturité et donc de progrès et de modernité. Il faut que se tourne cette page de la force abusive, particulièrement nuisible à l’image de notre pays, Il faut que cesse cette hargne contre ceux qui pensent différemment, ceux qui refusent d’être embrigadés et revendiquent tout simplement leur statut de citoyens. Quel gâchis ! Et c’est d’autant plus navrant que, pendant ce temps là, le monde, autour de nous, avance…avance…   
 
(Source: "Mouatinoun" (Hebdomadaire - Tunisie) nr 91 - organe du Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés)

LA REALITE EN FACE !

Par
DERBALI
Il n’ y’ a jamais eu échec, malheureusement, dans la situation tunisienne , car le terme d’échec en politique, signifie au préalable,  qu’il y’ a eu, ne serais-ce qu’un simple module d’action , je ne crois pas qu’ historiquement et ce depuis le putsch du 7 novembre , ce fut le cas . Les grandes organisations pluralistes, comme les syndicats ou ceux de la société civile ont été mises aux pas ou engloutis , qui par le pouvoir policier , qui par des égoïsmes ambitieux et souvent individualistes ,et presque tous, par les deux à la fois ; jusqu’à ce jour la dynamique de ce qu’on pourrait appeler la nation tunisienne dans sa réaction contre ben Ali , qui pour être efficace ne peut-être que pluraliste , a été mise de côté , voir méprisée par une certaine classe élitiste , pour ne pas dire marchande .Il faut être réaliste et pragmatique,  la situation actuelle de la Tunisie ne tient nullement du génie de ben Ali , mais plutôt de celui malfaisant de certains Jacobins de circonstances,  plus qu’ atténuantes , sectaires et aux cols de soie,  qui veulent penser et réfléchir la nation tunisienne à l’aune de ce qu’ils considèrent comme leur pré carré. C'est-à-dire porter la contradiction à la dictature avec les seuls armes de la légitimité partisane et politicienne , or à ce niveau là , ils ne pourront jamais faire le poids , leur légitimité de fait , ce n’est pas dans les palabres et les négociations avec le régime qu’il faudrait aller la chercher , mais dans la capacité unitaire de pouvoir mobiliser le peuple tunisien par un travail de fond et de transparence , ce travail là , vital en soi , n’a jamais été entrepris et des thèmes cruciaux n’ont jamais été abordés , de toutes les façons, il ne peut y avoir de contrat moral avec ben Ali , partant de là , il est essentiel de l’avoir avec la nation tunisienne et cela ne peut se faire que par le travail volontaire sur le terrain.
par essence le mouvement populaire ne peut être que la somme , de courants , d’idéologies et même de partis pris , l’essentiel à mon humble avis est que le collectif ait la même vision , la même identification de l’objectif à atteindre et des stratégies à mettre en place , cela ne peut se faire que lorsque les grands courants nationaux cesseront d’être les otages des groupuscules, de leurs propres hésitations à se définir un projet commun , qui ne laisse aucune place à la surenchère .Le talon d’Achille de ben Ali c’est la rage contenue et isolée de la rue Tunisienne , il est possible aux deux ou trois organisations tunisiennes , aidées en cela par toutes les personnalités intègres que compte le pays , d’aller au charbon et de faire évoluer les choses dans le bon sens . A mon avis,  dés demain, il faudrait commencer à isoler partout la dictature , mais pas seulement , aussi, ceux qui ne servent et qui ne représentent rien dans le camp de l’opposition qu’à pratiquer la diversion et désespérer les volontés, je fus très surpris,agréablement surpris  par la tentative de RADIO KALIMA, la saisie de son matériel, le harcèlement de ses animateurs, sont une défaite pour la dictature, oui KALIMA montre la voie de ce qu'il faudrait faire, et qu'importe vraiment les financements et les alliances, tant que cela vient des démocrates, il n'y' a rien à y redire, l'essentiel c'est de forcer le blocus effarent de la dictature, en ce sens  KALIMA et ses animateurs  montrent la bonne voie à suivre.
Sincèrement, en TUNISIE,  je crois que les forces en présence et les personnalités représentatives sont désignées et définies , ces dernières doivent maintenant plus que jamais s’atteler à n’être qu’une coalition de rassemblement et une seule force de propositions , pour une seule stratégie et un résultat unique :l’instauration de la démocratie en Tunisie .
Certains ont fait la démonstration de leur incapacité de dépasser leur sectarisme idéologique malgré qu’ils sont en décalage total avec les vérités historiques et culturelles de la nation tunisienne , malgré qu’ils ne sont qu’un petit embryon d’une pensée dépassée, et qui ne fut qu’échec sous d’autres cieux , ceux là aussi,  doivent être laissés à leur compte d’usuriers , toute coalition nationale qui ne soit pas compacte , laissée à la merci de ces groupuscules délétères,  servira les intérêts de ben Ali,  objectivement. Je récuse totalement cet acharnement  de certaines tendances qui rêvent de pervertir le vœu républicain et majoritaire de sa seule réalité démocratique , ceci est une opinion qui a ses adeptes dans les grandes démocraties certes,  où certaines élites ont une vision élitiste de la démocratie , je m’explique,  de GAULE en premier a eu un point de vue de notable sur la question,  quand en même temps il demandait par référendum , rien que ça , l’avis des français,  et au moment des résultats qui n’ont pas l’heure de lui plaire  , il jeta la fameuse phrase « les français sont des veaux » , j'écris cela pour ces tunisiens qui font de  de GAULE, une icône et une parole d'évangile, soit parce qu'ils ne l'ont pas lu, ou pire, mal interprété  ses prétentions de notable militariste;   oui il existe une école de pensée libertaire et de droite en FRANCE, puisque nous autres tunisiens de l'âge moderne, code NAPOLÉON oblige, nous sommes dans l'obligation de penser la démocratie selon ses habeas corpus,  c’est ainsi qu’elle se définit ,beaucoup d’académiciens et de Terriens en font partie , qui estime que la pratique de l’élément démocratique ne doit pas être acquis de droit à tous les citoyens ,  mais pour certains qui y arrivent par une forme de mérite dans l’action publique à en être digne , une sorte de collège de grands électeurs , ces grands électeurs qui donneront leur voix, et elle seule sera représentative d’une région avec toute ce qu’elle comporte de territoires et de citoyens , mais si la démocratie n’a rien à voir avec la majorité ou la règle du grand nombre , d’où tirera t-elle sa singularité et sa légitimité ? les libertés publiques , les droits et les devoirs pour faire fonctionner à peu prés correctement un système , un état , un pays démocratique ne peut être,  que soumis à des règles institutionnels  collectifs , admis , digérés et mis en branle par l’ensemble de la société ,  des citoyens électeurs , y compris par ceux qui n’ont pas réussi à faire passer leurs idées par les urnes et par l’alternative , cette règle de la majorité ne suppose nullement que cette dernière n’a pas tord(quoique tord ou raison en politique sera toujours relatif) mais que le groupe le plus important d’une communauté nationale libre , a choisi d’avoir tord ou raison ensemble , ce qui n’empêche pas les minorités de contester cela dans le cadre des institutions , ce cadre là par contre ne dépend d’aucune majorité , c’est l’esprit des lois, et il est l’unanimité .Toutes les réalités dans les grandes démocraties sont sujettes,  et ont toujours été dépendantes , ainsi que les grands bouleversements de ce siècle du consensus majoritaire , sur tous les thèmes cruciaux qui ont secoué la planète (la majorité des américains et des anglais étaient pour la guerre en Irak ,la majorité était contre en France , en Espagne aussi , les élections d’après AZNAR qui a abusé de sa « liberté » individuelle au seul dépend du peuple espagnol a perdu les élections , largement battu) , la seule réalité historique,  en ce qui concerne la démocratie moderne et la règle du vote ou de l’adhésion majoritaire,  a fait la démonstration et fait la démonstration de sa supériorité,  chaque jour sur toutes les autres formes de systèmes , politiques philosophiques ou dirigistes . La démocratie est la négation de la dictature , car ceux qui votent , les citoyens, sont responsables par leurs votes de choisir et définir leur vie . Mais cette démocratie parlementaire,  tout en étant le fruit d’un élan collectif, est aussi un ensemble de choix individuels, de responsabilités individuelles , de libre choix , cela part du bas vers le haut de la pyramide pour définir pour une période donnée, les structures et les limites de ce haut de la pyramide ,à contrario bien sûr les horribles démocraties populaires , qui pour ce qui de démocratique, elles n’ont que le nom , de la pure démagogie, de la foutaise,  où justement tout part du haut vers le bas , ce n’est même pas la dictature du prolétariat , d’une classe sur une autre , mais d’une sorte de nébuleuse centralisée , une oligarchie de dictateurs réunis en comité central , en guilde , ce qui est  est tout à fait liberticide, c'est schématiquement, la même forme de dictature que celle instaurée par ben ALI.
La démocratie moderne n’a acquis ses lettres de noblesses que vers la révolution française et la déclaration des droits de l‘homme , c’est justement là,  où elle a acquis sa dimension et sa dynamique populaire , celle de sparte et de l’époque hellénique à la lecture de ses prétentions et ses pratiques était plus qu’ élitiste , justement une toute petite minorité jouissait de pratiques démocratiques dans un cercle plus que réduit , servie par une énorme masse d’esclave , un peu comme ben Ali et sa famille , je sais c’est schématique,  mais il faut rester dans l’ordre de la proportion , à l’époque de sparte, ben Ali aurait été considéré comme un dangereux révolutionnaire (le comble).Un dictateur  ne raisonne jamais selon la loi du grand nombre , il est le grand nombre , autrement ben Ali n’aurait pas besoin d’autant, voire plus de flics , de miliciens que la France, un pays cinq fois plus peuplé , tous les dirigeants des grandes démocraties réfléchissent et sont au pouvoir par la logique , la seule en démocratie , du grand nombre . C’est un fait mathématique, et ces grandes démocraties sur tous les plans et jusqu’à nouvel ordre,  ont fait la preuve de la supériorité de leur système , puisqu’elles dominent aujourd’hui le monde , où tout se jauge à la mesure des rapports de force ,et la force de ces démocraties reste malgré tout l’adhésion de la majorité des citoyens qui les composent aux ordonnances et aux valeurs énoncées par leurs dirigeants démocratiquement élus.
Comment peux -t-on affirmer que la liberté collective est illusoire et dangereuse à l’intérieur d’institutions libres et démocratiques , ce qui est le cas dans toutes les démocratie , alors pourquoi on se bat contre ben Ali ? je crois sincèrement que  certains confondent   collectivité et collectivisme , autorité morale et autoritarisme moral , non ce n’est la même chose ; même,  les uns sont  la contradiction des autres , le collectivisme par obligation politique et moral tue l’initiative et la liberté individuelle , tendis que la liberté collective permet à tout un chacun d’être individuellement libre dans le cadre défini de la loi ,c'est-à-dire la limite de la liberté individuelle,  est,  où commence celle du voisin , cela s’appelle, le vivre ensemble,  vivre en bonne intelligence dans une société de progrès et civilisée , responsable et mâture .La liberté collective ne soumet jamais l’individu à une forme de vie ou à une autre , par contre, elle met des balises et oblige tous les citoyens de vivre leurs libertés individuelles en bonne intelligence et dans la tolérance et le respect d’autrui ,j’irais plus loin , je dirais qu’en Tunisie ,  la seule personne qui jouit de ses droits de citoyen et de toute sa liberté individuelle c’est bien le dictateur ben Ali , il la vit tellement qu’elle déborde et tue celle de tous les autres.
Aussi les principes et les différences ne divisent pas la société tunisienne, au contraire ,  ils accentuent sa richesse et la responsabilise devant l’affirmation de ses désirs et de ses espoirs , le danger serait plutôt l’uniformatisation de la société tunisienne et l’abandon de son destin entre les mains d’un seul homme ou une seul entité , je crois que ses différences sont sa richesse et l’expression de ses libertés individuelles , c’est justement la somme et l’addition de ces libertés et choix individuels qui doivent se concrétiser en ayant pour seul objectif la démocratie , qui est la seule garante des libertés collectives, donc des libertés individuelles  . Le renouvellement des priorités et des cadres en Tunisie s’impose ,  mais encore une fois , l’état actuel des choses tient aussi de notre fautes à tous , on voit bien les calamités et les impostures même au niveau du net tunisien , qui est certes important,  mais qui n’est pas tellement représentatif des réalités tunisiennes .Oui sur le plan de la communication et de l’information l’alliance,  même ponctuelle  entre les courants, est importante , mais tout se fait en boucle et cela demande sur le moyen terme l’utilisation rationnelle des énergies et une véritable stratégie , je dirais même de propagande contre la dictature .Les libertés individuelles personne n’invente rien , les faits sont là devant nous  en occident , les citoyens ne peuvent exister que dans la démocratie , c'est-à-dire la seule expression d’un projet collectif majoritaire , même la proportionnelle qui est la technique et l’expression de la plus large majorité possible ne peut être un danger pour la liberté individuelle .
 
 
Le Parlement européen appelle les pays de l'UE à accueillir des détenus de Guantanamo
 
AP | 04.02.2009 | 18:17
Le Parlement européen a appelé mercredi les pays de l'Union européenne à aider l'administration de Barack Obama en acceptant d'accueillir des détenus du camp de Guantanamo.
Réunis à Strasbourg, les eurodéputés ont estimé à une large majorité que les Vingt-Sept devaient faire le maximum pour accueillir les détenus qui ne sont pas jugés comme représentant pas un risque pour la sécurité. Ils ont voté une résolution en ce sens par 542 voix pour, 55 contre et 51 abstentions.
Le président américain a ordonné la semaine dernière la fermeture d'ici un an de la prison de Guantanamo, installée sur une base militaire américaine à Cuba. Un groupe de travail doit faire des recommandations sur le sort des 245 prisonniers encore détenus dans le centre de détention.
Les Etats membres de l'UE n'ont pas encore pris de décision définitive sur le sujet. AP

Google présente un service de localisation des individus

AFP, le 4 février 2009 à 14h52
BANGALORE, 4 février (Reuters) - Le premier moteur mondial de recherche sur internet, Google , a dévoilé mercredi un logiciel permettant aux utilisateurs de téléphones portables et autres appareils sans fil d'indiquer automatiquement à leur entourage où ils se trouvent.
Les utilisateurs de Google Latitude pourront, dans 27 pays, transmettre en permanence leur localisation aux personnes qu'ils auront sélectionnées, explique la firme californienne sur son site, précisant qu'ils pourront à tout moment se déconnecter du service.
"Hormis l'aspect ludique, nous reconnaissons la sensibilité de ce type de données, aussi avons nous intégré à l'application des droits de contrôle sur la vie privée ", indique Google dans un blog annonçant le service.
"Non seulement vous contrôlez précisément qui a accès à votre position, mais vous décidez également quels endroits peuvent être vus."
Latitude permet d'être localisé sur une carte Google, accessible depuis un combiné mobile ou un ordinateur personnel.
Ce nouveau service de Google est similaire à celui proposé par la société Loopt. Plusieurs opérateurs dont Verizon Wireless, filiale de Verizon Communications  et de Vodafone , offrent le service de Loopt, compatible avec l'iPhone d'Apple .
Latitude sera compatible avec le BlackBerry de Research In Motion  et les appareils fonctionnant avec les systèmes d'exploitation Symbian S60, Windows Mobile de Microsoft ou quelques téléphones mobiles T-1 dotés du logiciel Android de Google.
L'application pourrait ultérieurement fonctionner avec l'iPhone et l'iTouch de la firme à la pomme et les appareils de Sony Ericsson .
 

 
L'Indonésie, plus grand pays musulman, veut populariser la finance islamique
AFP, le 4 février 2009 à 06h14
Par Jérôme RIVET
JAKARTA, 4 fév 2009 (AFP) - L'Indonésie a beau être le plus grand pays musulman, la finance islamique y est moins développée qu'au Proche-Orient ou dans d'autres pays d'Asie, un retard que cherche à combler Jakarta en dépit d'un contexte économique peu favorable.
Le gouvernement indonésien a donné une large publicité ces dernières semaines au lancement des premières obligations islamiques, les sukuks, à destination des investisseurs particuliers.
Proches des obligations classiques, les sukuks se veulent compatibles avec les principes de la charia, la loi islamique, qui proscrit l'intérêt et la spéculation. Mais, au delà des différences techniques, ils se montrent tout aussi attirants pour les investisseurs, qu'ils soient musulmans ou non. Les sukuks indonésiens offrent ainsi un rendement de 12% pour une durée de trois ans.
"Ces nouveaux produits sont à la fois conformes aux principes de l'islam et utiles à l'économie", résume Nasaruddin Umar, un responsable du ministère des Affaires religieuses.
Pour le gouvernement, il s'agit avant tout d'accroître ses sources de revenus pour financer le déficit budgétaire qui, crise économique oblige, devrait se creuser à 2,5% du PIB en 2009 contre environ 1% l'an dernier. "La mise en oeuvre des sukuks est un moyen pour le gouvernement d'assurer des financements pour le budget de l'Etat et de les diversifier", notamment en attirant les investisseurs des pays du Golfe, a expliqué la ministre des Finances
Sri Mulyani Indrawati.
Parallèlement, le gouvernement donne des gages aux partis et aux mouvements religieux qui veulent voir l'islam jouer un rôle plus important dans l'organisation de la société indonésienne, à près de 90% musulmane.
Actuellement, la finance islamique ne représente qu'entre 1% à 2% du total de l'activité bancaire du pays, selon le chercheur Azyumardi Azra, spécialiste de l'islam.
Des banques islamiques ont pignon sur rue, comme la dynamique Bank Muamalat, mais elles peinent encore à concurrencer les établissements traditionnels, notamment dans les grandes villes.
L'Indonésie a été en effet plus lente à développer un environnement propice au lancement de produits financiers islamiques que les pays du Golfe ou ses voisins comme la Malaisie, devenue ces dernières années le principal marché pour les sukuks.
Mais la crise économique venue des Etats-Unis a semblé donner un coup de fouet à cette finance présentée par le vice-président indonésien Jusuf Kalla comme une "alternative" à l'actuel système financier. Notamment parce que les principes liés à la charia la poussent à une certaine prudence, lui interdisant notamment les
risques liés aux produits dérivés.
"Nous, les musulmans, devons considérer la situation actuelle comme une opportunité en or pour démontrer la solidité et l'efficacité du système financier islamique", a lancé en janvier le ministre malaisien de l'Economie, Najib Razak.
Mais cette finance, dont l'encours est évalué à environ 700 milliards de dollars dans le monde, n'échappe pas au marasme général. La crise du crédit a fait chuter les émissions de sukuks de 56% en valeur (à 14,9 milliards de dollars) en 2008 par rapport à l'année précédente, selon Standard and Poor's. L'agence de notation se montre cependant positive pour les perspectives à long terme, qui devraient être dopées par la montée en puissance de nouveaux acteurs, comme l'Indonésie.

"Le Hamas n'est plus le mouvement révolutionnaire et religieux que l'on veut bien décrire"
 
Jean François-Poncet, vice-président UMP de la commission des affaires étrangères du Sénat, a rencontré à la fin du mois de janvier à Damas un haut responsable du Hamas, dans le cadre d'une mission sénatoriale sur la situation au Proche-Orient. Dans la foulée de cet entretien, Israël a annoncé, mardi 3 février, avoir annulé tous les rendez-vous prévus par la délégation sénatoriale, à laquelle participait également la sénatrice PS Monique Cerisier-Ben Guiga. M. François-Poncet, qui fut ministre des affaires étrangères de Raymond Barre (1978-1981), estime que le Hamas est désormais ouvert au dialogue avec Israël et doit être considéré comme un interlocuteur à part entière.


Quelles conclusions tirez-vous de vos échanges avec le Hamas ?

Jean François-Poncet : nous avons rencontré Khaled Mechaal, le responsable de l'aile politique du Hamas, qui a son siège à Damas. L'objectif était de savoir où en est le Hamas, qui est manifestement devenu un acteur incontournable de la scène moyen-orientale et un partenaire dont on ne pourra pas se passer dans le cadre d'un règlement du conflit entre Israël et les Palestiniens. Le Hamas n'est plus le mouvement révolutionnaire et religieux que l'on veut bien décrire. Ce mouvement a aujourd'hui une audience réelle parmi les Palestiniens, probablement plus que n'en a Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne. Le sentiment que j'ai eu est qu'il se situe désormais dans le cadre d'une négociation avec Israël. Le Hamas est encore sur la liste des organisations terroristes, mais nous avons le sentiment que cette phase de son développement est dépassée.

Vous ne considérez donc pas les tirs de roquettes comme des actes terroristes ?

Les tirs s'inscrivent dans le cadre des échanges entre Israël et le mouvement palestinien à Gaza. Vous ne demandez pas si l'attaque israélienne à Gaza est terroriste. Il ne faut pas oublier que la trêve que le Hamas avait conclue avec Israël et qui a été dénoncée il y a trois mois comportait la possibilité pour l'enclave de Gaza d'avoir des relations normales avec l'extérieur, or les Israéliens ont imposé un blocus extrêmement strict. Ce qui a incité le Hamas à ne pas renouveler la trêve et à commencer à envoyer des missiles. Il a eu tort, sûrement, mais cela fait partie du bras de fer qui se déroule au Proche-Orient.

Mais vous êtes bien placé pour savoir qu'Israël ne considère pas le Hamas comme un interlocuteur...

Il est sûr qu'Israël a très mal réagi à notre entretien avec M. Mechaal. Ils ont annulé tous nos rendez-vous car ils refusent pour le moment qu'on ait des contacts avec le Hamas. En agissant ainsi, Israël signifie clairement à tout le monde que ceux qui prennent contact avec le Hamas seront mis au frigidaire. Mais nous sommes dans une évolution...

Aujourd'hui, ni la France ni l'Europe ne considèrent le Hamas comme un partenaire. Mais le moment viendra où tout le monde, à commencer par les Américains, sera obligé de reconnaître les faits. On parle de rassembler les Palestiniens, ce qui signifie réunir Abou Mazen [Mahmoud Abbas] et le Hamas dans un gouvernement d'union nationale, qui est incontournable si on veut qu'un accord de paix tienne. Nous avons pris l'engagement de négocier avec ce gouvernement d'union nationale, or dans ce gouvernement, il y aura le Hamas. Ils sont des acteurs de fait.

On évoque souvent la charte du Hamas, qui prévoit la destruction d'Israël. Est-elle toujours d'actualité ?

Non, nous en avons parlé. M. Mechaal l'a balayée d'un revers de la main. C'est une charte, comme celle que l'OLP a longtemps eue avant d'y renoncer. Il n'a pas parlé d'y renoncer, mais il ne s'y est pas non plus référé. C'est un stade qui me paraît aujourd'hui dépassé.

Cette charte n'est-elle pas incompatible avec le statut d'interlocuteur que vous reconnaissez au Hamas ?

A partir du moment où ce mouvement se situe dans la perspective d'une négociation, c'est forcément avec Israël. Certes, il ne se propose pas de reconnaître Israël. Mais le fait d'entrer dans une négociation serait difficile à comprendre s'il n'implique pas de reconnaître le partenaire avec lequel on parle.

(Source : « Le Monde » (Quotidien – France), le 4 février 2009)
 
 
 
 

 

 
 

 

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