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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3482 du 04.12.2009
 archives : www.tunisnews.net  
C.R.L.D.H. Tunisie: CONFÉRENCE DE PRESSE DU 3 DÉCEMBRE 2009 AU SIÉGE DE LA LIGUE FRANÇAISE DES DROITS DE L’HOMME
Rassemblement: Pour la libération de tous les étudiants emprisonnés
AFP: Tunisie: 15 personnes atteintes au retour du pèlerinage à la Mecque
AFP: Le recul du sida chez les femmes lié à l'amélioration de leur condition
Courrier international: Tunisie : Sous la pression de Ben Ali
Débat Tunisie: Les "patriotes" contre les "agents de l'étranger"
AFP: Fonds publics: quatre dirigeants africains visés par une plainte à Paris

C.R.L.D.H. Tunisie

اللجنة من أجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34

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CONFÉRENCE DE PRESSE DU 3 DÉCEMBRE 2009

AU SIÉGE DE LA LIGUE FRANÇAISE DES DROITS DE L’HOMME

Une conférence de presse organisée à l’initiative de :

la Ligue des droits de l’Homme (LDH), l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme [programme conjoint de la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH) – de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH)],

a eu lieu aujourd’hui, 3 décembre 2009 à 11h30, au siège de la LDH, 138, rue Marcadet, 75018 Paris, et à laquelle ont pris part, sous la Présidence de Michel TUBIANA, Président d’honneur de la LDH,

-     Maître François-Xavier MATTEOLI, ancien Bâtonnier du barreau des Hauts-de-Seine, mandaté à Tunis, le 19 novembre, par l’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme (programme conjoint de la FIDH, l’OMCT et le REMDH)

       -     Maître PRADEL, avocat mandaté à Tunis, le 24 novembre, par les mêmes organisations

-     Maître William BOURDON, avocat de Taoufik Ben Brik en France.

-     Maître Houcine BARDI (Avocat au Barreau de Paris), mandaté par le CRLDHT pour assister au procès de Taoufik Ben Brik

-    Ainsi que M. Mohieddine CHERBIB (Pour le CRLDHT), a notamment évoqué les poursuites judiciaires engagées à l’encontre des étudiants militants de l’UGET de Manouba ainsi que le cas de Mohamed SOUDANI condamné à 4 mois de prison ferme.

Les quatre avocats ont souligné la gravité extrême de la situation des droits de l’homme en Tunisie en évoquant plus particulièrement les cas de :  Taoufik BEN BRIK (condamné à six mois d’emprisonnement le 26/11), qui a mis, hier soir, un terme a la  grève de la faim, qu'il a entamé depuis le 25 novembre pour protester contre les restrictions abusives des visites de ses avocats et des membres de sa famille (voir communiqué alerte du CRLDHT), ainsi que les difficultés d’approvisionnement en médicaments… ; et celui également de Zouheir MAKHLOUF (journaliste candidat aux législatives sur les listes du PDP) condamné à trois mois d’emprisonnement par le tribunal de première instance de Grombalia.

Les intervenants ont par ailleurs dénoncé le non-respect des règles élémentaires du procès équitable et l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Ils ont unanimement relevé les atteintes aux droits de la défense ainsi qu’à la publicité obligatoire des débats ;  le rejet sans motivation des demandes formulées par les avocats de la défense (confrontation avec les témoins, complément d’enquête, report de l’audience, etc.)

Selon les quatre avocats, un seuil d’une extrême gravité a été franchi par les autorités tunisiennes depuis la mascarade électorale du 25 octobre 2009. Une chape de plomb est nettement perceptible au  niveau de la société tunisienne entière ; les activistes des droits de l’homme continuent à subir une répression féroce qui semble vouloir se venger de tous ceux qui ont critiqué le déroulement non démocratique desdites élections

Les questions des journalistes ont, entre autres, porté sur la grève de la faim de TBB qui a dû l’interrompre sous l’insistance des membres de sa famille qui avait légitimement peur pour sa vie.

Les conditions très particulières dans lesquelles se sont déroulées les missions des uns et des autres ont également fait l’objet de commentaires plus ou moins détaillés (la surveillance très rapprochée dont a été l’objet les quatre avocats, le harcèlement et les actes d’intimidation…)

A également été évoqué l’interdiction brutale faite à Me Houcine Bardi (mandaté par le CRLDHT) d’assister au procès de TBB, ainsi que le refoulement de Me Hassani Idriss (Maroc) et de Maitre Houcine Zehouane (Algérie),  qui se sont constitués pour la défense de TBB…

 Le CRLDHT félicite les associations organisatrices de la réussite de cette conférence de presse à laquelle ont assisté la plupart des agences de presse internationales ainsi que bon nombre de télévisions, de radios et de journalistes de la presse écrite.

Il saisit cette occasion pour réitérer sa demande de libération immédiate des journalistes Zouheir MAKHLOUF et Taoufik BEN BRIK victimes d’une machination judiciaire qui vise à réduire au silence toute voix divergente ;

Il exige des autorités tunisiennes le respect de la Constitution et des engagements internationaux contractés par l’État tunisien, concernant la liberté de la presse, d’opinion et d’association, et demande instamment l’arrêt sans délai de toutes les formes de harcèlement et d’intimidation  visant les journalistes tunisiens (entre autres Slim BOUKHDIR et Siehm BEN SEDRINE), ainsi que le rétablissement des représentants légitimes du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT légitime) à la tête de leur association.

Appelle les partenaires de la Tunisie, dont la France, à peser de tout leur poids pour libérer Taoufik Ben brik et Zouhaier Makhlouf, conformément aux engagements pris conjointement avec la Tunisie ( Accord d'association EU-Tunisie..).

Appelle les démocrates tunisiens et les acteurs de la société civile ainsi que les amis de la Tunisie dans le monde à intensifier la mobilisation pour la libération de Taoufik Ben Brik, de Zouhaier Makhlouf, de l' étudiant Mohamed Souidani, les  étudiants arrêtés à la faculté de Manouba et l'annulation de toutes les poursuites judiciaires engagées contre eux.

Paris, le 03 décembre 2009

Pour le CRLDHT

Le Président : Kamel. JENDOUBI

 



 

Pour la libération de tous les étudiants emprisonnés
Collectif de Solidarité avec les Militants de l’UGET
Rassemblement
Samedi 05 décembre 2009
15h00 Fontaine des Innocents
Place Joachim du Bellay, Quartier les Halles, 1er arrondissement


Venez nombreux pour exiger :
- La libération de tous les militants emprisonnés.
- L’arrêt de toutes les poursuites judiciaires engagées contre les militants de l’UGET.
- La réintégration dans leurs universités de tous les étudiants exclus.
- La satisfaction des revendications syndicales et pédagogiques des étudiants.
- L’arrêt de toute forme de répression contre l’UGET et lui permettre de tenir son congrès en toute liberté et de fonctionner en toute indépendance.
Signataires :
ATF - Association des Tunisiens en France ; ATMF – Association des Travailleurs maghrébins en France ; CNT - Confédération National de Travail ; CNT-FTE -  Confédération National de Travail-Fédération des Travailleuses/eurs de l’Education ; CRLDHT – Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie ; CSMU – Comité de Soutien aux Militants de l’UGET ; Ettajdid-France ; FSE - Fédération Syndicales Etudiantes ; FTCR - Association des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives ; GUPS – Union Générale des Etudiants palestiniens ; Jeunes-Verts; MRAP- Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples ; OTDLS - Observatoire tunisien des Libertés et droits syndicaux ; PCOT- Parti communiste des ouvriers de Tunisie ; SNESUP - Syndicat national de l’enseignement supérieur ; SUD-Etudiant; UJCT – Union des Jeunes communistes de Tunisie ; UNEF – Union nationale des Etudiants de France.
Tunisie: 15 personnes atteintes au retour du pèlerinage à la Mecque
 
AFP / 04 décembre 2009 18h15
TUNIS - Quinze cas de grippe A(H1N1) ont été diagnostiqués parmi les pèlerins tunisiens en provenance d'Arabie saoudite, où ils venaient d'effectuer le Hajj, pèlerinage annuel musulman à la Mecque, a-t-on indiqué de source gouvernementale.
Les services sanitaires à l'aéroport international de Tunis-Carthage ont enregistré "quinze cas liés à la grippe H1N1 parmi des passagers de retour des lieux saints", a précisé l'agence TAP.
Les personnes atteintes ont été mises en quarantaine pour recevoir des soins dans un hôtel spécialement réservé à cet effet par les autorités sanitaires, a-t-on ajouté de même source.
Le gouvernement a interdit cette année le Hajj en raison des risques d'épidémie, mais nombre de Tunisiens ont bravé cette interdiction pour se rendre individuellement à la Mecque.
La Tunisie a enregistré 800 cas de grippe confirmés, cinq personnes étant décédées des suites de la maladie, selon le dernier bilan officiel.
Plusieurs écoles et lycées ont été fermées ces derniers jours, notamment dans la capitale, où les services du ministère de la Santé ont fait état d'un "stade de contamination communautaire".
La Tunisie a commandé 700.000 vaccins pour une campagne de vaccination ayant débuté le 9 novembre pour le personnel de la santé.
Le recul du sida chez les femmes lié à l'amélioration de leur condition

 AFP - le 04 décembre 2009, 19h09

Le recul du sida chez les femmes dépendra de l'amélioration de leur condition sociale et de la réduction de la violence, a affirmé un représentent de l'Onu lors une conférence arabe vendredi Tunis.

"La réduction du taux de contamination et la lutte contre la propagation du virus du sida dans les milieux féminins sont liées à la lutte contre la pauvreté, l'ignorance et la violence à l'égard des femmes", a déclaré Mohamed Belhoucine, représentant résident de l'Onu à Tunis.
"Les femmes sont plus exposées que les hommes du fait de la discrimination et de leurs mauvaises conditions économiques et sociales", a indiqué Lassad Soua, représentant du programme de l'Onu pour le développement (Pnud).
La conférence ouverte par le ministre tunisien de la Santé Mondher Zenaidi réunissait des représentants de plusieurs Etats et Ong sur le thème "femmes et sida", à l'initiative du Pnud et de l'Organisation de la femme arabe présidée par Leila Ben Ali, épouse du président tunisien.
M. Zenaidi, a estimé que le programme de lutte appliqué en Tunisie avait permis de limiter la propagation du sida à 50 cas en 2009, contre une moyenne de 70 cas/an auparavant. Le pays compterait un millier de malades et séropositifs, dont un tiers de femmes et 3% d'enfants, selon les chiffres de l?Association de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et le sida.
Ce bilan relativement faible serait du à l'effort d'éducation et de prévention auprès des femmes, selon M. Zenaidi.
Les chiffres réduits "ne signifient pas que la région arabe est à l'abri du sida", a cependant averti Khadija Moalla, experte de l'Onu, qui a prôné une "vigilance continue".
La région est relativement épargnée par rapport à l'Afrique subsaharienne, qui compte à elle seule 2,8 millions d?infections et la plupart des 300.000 enfants naissant chaque année avec le virus, selon Onusida.
Le Moyen-Orient et Afrique du nord ne compteraient que 620.000 cas, dont 350.000 au Soudan, 44.000 en Somalie, 66.000 en Iran, 19.000 au Maroc, 5.000 en Egypte, selon la même source.

 



 

Tunisie : Sous la pression de Ben Ali

(Madrid) - Le journaliste tunisien dissident Taoufik Ben Brik a été condamné le 26 novembre à six mois de prison ferme par la justice de Ben Ali. La veille, il avait été privé de visites : ni sa famille ni ses avocats n’ont eu le droit de le rencontrer. Alors qu’ils protestaient devant l’entrée de la prison contre le refus des autorités - tous les détenus ont normalement le droit de recevoir leurs familles et leurs avocats -, ses principaux soutiens ont été chassés par les forces de l’ordre.

Le 24 novembre, les avocats d’un autre journaliste emprisonné, Zouhaïer Makhlouf, n’ont quasiment pas pu plaider au cours de la deuxième audience de son procès. Lorsqu’elle se déplace à pied, Sihem Bensedrine, une autre journaliste, a toujours une moto qui la suit. Quelquefois, le motard s’approche très près et va même jusqu’à la bousculer avec son engin. C’est justement ce qui s’est passé le 23 novembre. Plus tard, elle n’a pas pu aller jusqu’au journal El-Tejdid, la police lui en ayant interdit l’accès. Même chose lorsqu’elle a voulu rendre visite à Sana Ben Achour, une autre militante de l’opposition. La surveillance autour des domiciles des journalistes, des avocats et de presque tous les militants est devenue impressionnante. Des véhicules, des équipes qui se relaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre, des filatures, des écoutes. Tout y passe !

En empêchant les opposants de se rendre visite les uns aux autres, non plus seulement sur les lieux de travail mais maintenant à leurs domiciles, Ben Ali veut les empêcher de communiquer. Ce harcèlement concerne Lotfi Hadji, le correspondant d’Al-Jazira, Lotfi Sidouni, Omar Mestiri, Ziad Elhani, les avocats Raouf Ayadi et Mohamed Abou, la militante des droits des femmes Khedidja Cherif, et bien d’autres…. Aucun n’a accès à Internet, tous leurs téléphones sont sur écoute. Même lorsque l’on tente de les joindre de l’étranger, les appels sont détournés et sonnent dans le vide pour les priver de tout soutien international et les empêcher de décrire la situation en Tunisie.. Leurs courriels, quand ils parviennent à leurs destinataires, sont lus par la police politique, et il n’est pas rare que le contenu soit changé par les sbires de Ben Ali. On y trouve des vulgarités, des insultes, des menaces… Bref, le harcèlement est permanent et tourne à la persécution. Les capitales occidentales ne réagissent toujours pas. Prompte à donner des leçons de démocratie et de respect des droits de l’homme partout sur la planète, la France de Sarkozy et de Kouchner se mure dans un silence assourdissant face aux agissements du dictateur Ben Ali.

El País

(Source: nawaat.org d’après “Courrier international”, N° 996, jeudi 3 décembre 2009)



 

Les "patriotes" contre les "agents de l'étranger"

Posté par __z__

La formidable solidarité qui avait unit les blogueurs autour de Fatma suite à son arrestation en Novembre dernier, a fait de la blogosphère tunisienne une cible privilégiée des patriotes. Pour parer à l'influence négative des "traitres" responsables de cette mobilisation, des "cyberpatriotes" de leur propre initiative et en toute indépendance (point d'ironie) se sont remis à nous vanter les vertus du mauve tentant de remettre les blogueurs égarés sur le droit chemin.

L'année dernière nous étions honorés de la présence de
Naoufel Masri éminent diplômé de l'académie du mauve et voilà que cette année nous célébrons l'arrivée parmi nous de Hmida Ben Jemaa. N'en déplaise à certains, notre ami patriote Hmida, que je salue au passage, croit effectivement en ce qu'il écrit et agit en toute indépendance. Si si!. Il dénonce lui aussi la censure qu'il subit par certains blogueurs et revendique son droit de défendre le mauve. Ainsi - et c'est ce que j'adore chez Hmida- il nous cite Voltaire et Saint-Exupéry pour s'insurger contre la censure d'un commentaire qu'il a laissé sur Facebook, alors que lui-même soutient sans y voir nulle contradiction, un système qui a érigé en institution la censure et le contrôle d'opinion.

Hmida ne le prends pas mal, je suis contre la moindre censure à ton égard, mais ne t'attends pas à ce que l'on t'accueille à bras ouverts. Toi et tes amis ressemblez à ces colons israéliens qui s'étonnent de l'hostilité de leur voisins arabes qu'on a délogé. En censurant mon blog et celui d'autres tunisiens, vous nous avez délogés, vous nous avez renvoyé de chez nous. Je dis "Vous" car en soutenant le mauve tu cautionnes de faite ce type de pratique honteuse. Cela dit, je suis encore prêt à débattre avec toi comme je te l'ai sincèrement déclaré dans mon invitation de facebook (J'en ai marre d'avoir que des amis "traitres" et "agents de l'étranger" qui sont toujours d'accord avec moi, j'ai aussi envie de débattre avec des "patriotes", merde!)

Ces mauves n'ont finalement rien compris!
Je me lasse à chaque fois de mes vaines analyses sur la mauvologie quand il me suffirait de copier coller ce que des historiens et des politologues ont si bien expliqué concernant les régimes totalitaires du 20ème siècle. L'histoire se répète. Elle change juste de couleur. La poignée d'intellectuels tel ce Mezri Haddad convertis au mauve auraient du prévenir leurs copains du régime que leur rhétorique conspirationniste et patriotarde est la copie exacte de la propagande hitlérienne, soviétique, mussolinienne et j'en passe. Si le mauve est irréformable par définition et que ces intellectuels "collabos" ne peuvent rien contre le fond, au moins qu'ils soignent la forme! qu'ils leur fassent au moins un cour de politique générale dans l'académie du mauve pour leur expliquer que le parti n'est pas la patrie et que critiquer l'un n'est pas renier l'autre. Leur expliquer qu'on peut adorer son pays et détester ses gouvernants. Leur expliquer que la théorie du complot, de l'ennemi de l'intérieur agent de l'étranger, c'est du déjà vu. Leur expliquer que le Journal Le Monde n'est pas le Porte-parole de Kouchner et encore moins de Sarkozy et que Florence Beaugé n'est pas forcement la petite fille d'un ancien colonisateur. Cette lecture réductrice qu'ont les mauves du monde dans laquelle l'occident serait un bloc uniforme où journalistes, partis et gouvernements agiraient d'une seule voix n'est rien d'autre que la projection sur l'occident de leur propre conception erroné du politique.
Je vous dis, ils n'ont rien compris!

Tellement rien compris que selon les dires de certains, ils auraient fait payer au Roi d'Espagne l'impertinence d'un article du journal El Pais pas très clément envers notre gentil président. Selon ces mêmes sources (émanant de méchants agents de l'étranger) un simple rhume serait derrière cette indisposition passagère à accueillir le monarque. Mais en réalité on ignore les vrais raisons de ce ratage diplomatique surtout lorsque les mêmes sources nous révèlent paradoxalement que le président serait carrément hospitalisé à l'étranger et que de l'autre côté le journal La Presse nous livre un album photo du président debout et en bonne santé recevant les vœux de l'Aid el Idha de la part des dignitaires de l'Etat (ici)


 

(Source : le blog « Débat Tunisie», censuré en Tunisie, le 3 décembre 2009)

Lien : http://debatunisie.canalblog.com/archives/2009/12/03/15994471.html



 

Fonds publics: quatre dirigeants africains visés par une plainte à Paris

AFP, le 4 décembre 2009 à 14h33

PARIS, 4 déc 2009 (AFP) - Quatre chefs d'Etat africains, dont le Sénégalais Abdoulaye Wade et le Congolais Denis Sassou Nguesso, sont visés depuis le 16 novembre par une plainte pour "détournement de fonds publics" déposée à Paris par l'association MLA, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
L'association MLA "Le moment de se lever pour l'Afrique", basée à Paris, a déposé le 16 novembre auprès du tribunal de grande instance de Paris une plainte avec constitution de partie civile visant, outre MM. Wade et Sassou Nguesso, le président de la Guinée-Equatoriale, Teodoro Obiang, et le défunt président gabonais Omar Bongo, selon cette source.
La plainte vise le chef de "détournement de fonds publics". Il revient désormais à la doyenne des juges d'instruction du pôle financier, Françoise Desset, de juger de la recevabilité de cette plainte et d'ouvrir ou pas une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction.
Cette plainte est dans la lignée de celles déposées en 2007 et 2008 par l'association anti-corruption Transparence internationale France (TI) visant MM. Obiang, Bongo et Sassou Nguesso et les conditions d'acquisition d'importants patrimoines immobiliers en France grâce, selon TI, à des détournements de fonds publics.
La doyenne des juges avait donné son feu vert en mai 2009 à l'ouverture d'une information judiciaire mais le parquet de Paris avait fait appel de cette décision. Le 29 octobre, la cour d'appel de Paris avait finalement jugé irrecevable cette plainte et avait bloqué l'ouverture d'une enquête.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel avait notamment estimé que les plaignants ne pouvaient arguer d'un préjudice dans ce dossier.
Le parquet de Paris avait déjà classé sans suite à deux reprises, en novembre 2007 et septembre 2008, des plaintes simples visant les trois chefs d'Etat africains.
D'après TI France, le patrimoine immobilier de MM. Bongo, Obiang et Sassou Nguesso en France s'élèverait à 160 millions d'euros.
Le président Obiang a pour sa part déposé plainte à Paris pour dénonciation calomnieuse, a-t-on appris de source judiciaire. Selon son avocat, Me Olivier Pardo, elle est destinée à "lever l'opacité sur ces associations que personne ne connaît et qui prétendent se substituer aux Africains".
 
 
 

 

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