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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3389 du 02.09.2009
 archives : www.tunisnews.net  

Parents des jeunes interpellés dans le procès n°17766: Appel :à toutes les associations de droit de l’homme
AISPP: Condamnation de l'ex prisonnier Zyed Ferchichi
C.R.L.D.H. Tunisie: Flash Infos
L´Express: Un psychiatre français détenu en Tunisie
Webmanagercenter: Tunisie-Internet : L’usage incontrôlé d’Internet coûte cher à l’entreprise
AP: Kadhafi fête les 40 ans de son coup d'état en commandant une voiture baptisée "Rocket"
Le Matin: Affaire Kadhafi: Tripoli a nommé son arbitre
ATS: Le Conseil fédéral ne pose aucune exigence à la Libye 
AP: Suisse : Un "front uni" pour mettre en œuvre l'accord avec la Libye
AFP: Polémique entre Bruxelles et Rome au sujet du refoulement des clandestins
Lexpress.fr: Pour l'Italie, "l'Europe est absente et sourde" face aux clandestins
AFP: Iran: une des victimes de viol en détention a depuis disparu (Karoubi)
AFP: Iran: Paris rejette l'accusation d'"ingérence", va maintenir sa "fermeté"
AP: Le Conseil suisse des religions s'oppose à l'initiative contre les minarets
AFP: Obama loue l'islam à l'occasion d'un repas de rupture du jeûne du ramadan
Ism-France: La pax americana et la crétinerie des Arabes

Appel :à toutes les associations de droit de l’homme
Nationales et internationales
Nabeul le : 02/03/2009 

 Nous , les signataires ci-dessous et les parents des jeunes interpellés dans le procès n°17766 de la coure de première instance de Tunis : nous soussignons que nos enfants :
-Ilyes Sellem (titulaire d’une carte d’handicapé mental).
-Sahbi Haouet (titulaire d’une carte d’handicapé mental)
-Badil Jazi (malade psychique depuis trois ans et sous traitement).
Sont interpellés le 09/08/2009 et seront jugé pour établissement d’une réunion sans autorisation le 03/08/2009.

Nos enfants ont été torturé avec violence pendant toute la période de leur arrestation dans les postes de police du O9/O8/2009 au 19/08/2009,cette ou les autorités policières ont nié toute relation avec l’arrestation et n’ont aucune information sur nos enfants malgré que les policiers qui ont procédé à l’arrestation sont eux même qui ont violé nos maisons à une heure tardive et confisqué des livres et un ordinateur portable.

Pendant leurs arrestations nos enfants sont privés de leurs médicaments recommandés par leur médecin et utilisés en permanence malgré l’intervention de nos avocats et du croix rouge international auprès des autorités policière et du directeur du prison Mornaguia àTunis.

Au cour des visites au prison ,on a pu constater la dégradation inquiétante de leur santé et nos enfants affirment qu’ils commencent à avoir des crises, ce qui nous inquiète plus sur l’état de leur santé.

Nous les parents des jeunes cités ci-dessus,nous informons et demondons à monsieur le président de la république ZINE EL ABIDINE BEN ALI ainsi qu’aux associations des droits de l’homme nationales et internationales d’agir pour arrêter ce scandale dont nos enfants handicapé mentaux et malades sont victimes.

Signatures des parents
 
Source : www.assabilonline.net
02.09.2009
 
Liberté pour le docteur Sadok Chourou
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques
43 rue Eldjazira, Tunis
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Tunis, le 1 er septembre 2009
[...]
 Le tribunal cantonal de Bizerte a examiné mardi 1er septembre 2009 l'affaire n°91347 dans laquelle était déféré le jeune Zyed Ben Hammadi Ben Abdennabi Ferchichi, accusé de "non observance des dispositions du contrôle administratif" et l'a condamné à deux mois d'emprisonnement fermes.
Zyed Ferchichi avait été condamné à  trois ans d'emprisonnement pour des accusations relevant de la loi du 10 décembre 2003 dite "antiterroriste" et à une peine complémentaire de deux années de contrôle administratif. Après avoir effectué sa peine d'emprisonnement entre août 2005 et août 2008, il a été soumis voilà plus d'un an à la peine complémentaire, en vertu de laquelle il est contraint (selon les appareils chargés de son exécution) à un émargement quotidien au poste de la sûreté nationale de Zarzouna.
Le chef du poste de Zarzouna avait promis à Zyed Ferchichi qu'au terme d'une année de contrôle l'émargement deviendrait hebdomadaire,-il s'agit d'un assouplissement dont bénéficient au bout d'un an les jeunes prisonniers libérés sous contrôle administratif. Au terme de la première année de contrôle administratif, le chef de poste [...] n'a pas fait bénéficier le jeune Zyed de cet assouplissement.
[..]
La commission de suivi des prisonniers libérés
(traduction d'extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 

C.R.L.D.H. Tunisie
اللجنة من أجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme
21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34
عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته. / www.crldht.org

 Flash Infos
 


Sommaire :

I-  Bassin Minier : La cour de cassation de Tunis rejette le pourvoi en cassation (communiqué du 24 août 2009)
II-  Putsch contre la direction légitime du SNJT .
III- Ahmed Eleuch, psychiatre franco-tunisien condamné à 4 ans de prison ferme.
IV- Les jeunes tunisiens interdits du concert de Marcel Khalifa
V-  Entraves à l’action politique du mouvement ETTAJDID
VI- Les procès orchestrés sur la base de la loi "Antiterroriste" se poursuivent à un rythme affolant.



I-             Bassin Minier : La cour de cassation de Tunis rejette le pourvoi en cassation


Le samedi 22 août 2009, la Cour de cassation de Tunis a rejeté le pourvoi en cassation présenté par les avocats des détenus du bassin minier de Gafsa en Tunisie.
La juridiction confirme ainsi les peines prononcées en appel, allant de 2 ans à 8 ans de prison ferme.
Le CRLDHT réitère sa condamnation de la répression policière et judiciaire dont ont  été victimes les animateurs du mouvement de protestation sociale survenu dans la région du Bassin Minier l’année dernière et exige la libération des détenus et l’annulation des peines prononcées y compris à l’encontre de Mohieddine CHERBIB, président de la FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux rives) et membre fondateur du CRLDHT ainsi que Fahem BOUKADDOUS, journaliste à la chaine télévision satellitaire « El-Hiwar – TV ». Le CRLDHT dénonce les conditions de détention déplorables des prisonniers de ce  bassin minier et salue le courage dont font preuve les mères, les épouses, les sœurs et les filles des prisonniers, qui poursuivent la mobilisation pour une libération immédiate des détenus, en rappelant la justesse de leur combat pour l’emploi, la dignité et le développement régional et contre la corruption et le favoritisme.
Le CRLDHT entend saisir les organes compétents des Nations Unies, en particulier la commission contre la torture et les différents rapporteurs spéciaux, en partenariat avec les organisations internationales amies, en raison de l’épuisement des voies de recours interne et l’absence plus que flagrante d’une justice indépendante, impartiale et équitable.  Par ailleurs, des démarches en direction des organisations syndicales vont être entamées dans le but de saisir le Bureau international du Travail (BIT) compétent en la matière en raison de la condamnation injustifiée de nombreux syndicalistes
Enfin, le CRLDHT s'adresse à Monsieur Sarkozy  Président de la République française et lui demande de bien vouloir intervenir auprès du Président tunisien pour obtenir la relaxe de M. Mouhieddine CHERBIB, citoyen français injustement condamné lors d'un procès inique comme en ont attesté les organisations internationales des droits humains présentes.
Paris, le 24 août 2009


II-            Putsch contre la direction légitime du SNJT

Le 15 août 2009, des proches du parti au pouvoir en Tunisie (RCD) ont pris, illégalement, le contrôle du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT).
Ce putsch qui a pris la forme d’un  « congrès extraordinaire » du SNJT, constitue l’aboutissement d’une longue campagne de dénigrement et de calomnies orchestrée par la presse officielle (et semi-officielle) tunisienne contre les membres du bureau exécutif légitime (présidé par Nagi BGHOURI), au lendemain de la publication par le Syndicat de son premier rapport annuel critique sur la liberté (introuvable) de la presse en Tunisie.
En effet, le pouvoir a réussi à contraindre quatre des neuf membres du Bureau légitime (qui lui sont proches) à démissionner, provoquant ainsi la tenue d’un Congrès extraordinaire, conformément aux statuts et au règlement intérieur du SNJT (lequel doit être préparé et supervisé par le bureau en exercice, et non par les putschistes). Ce qui ne va pas sans nous rappeler le putsch —identique en tous points— dont a été victime le Bureau exécutif légitime de l’Association des Magistrats Tunisiens, en 2006 !
Il convient en outre de rappeler que le Bureau exécutif légitime du SNJT « paye » ainsi son refus de soutenir la candidature de Ben Ali à un cinquième mandat lors des prochaines élections présidentielles d’octobre 2009 !
Tout en exprimant son soutien indéfectible au Bureau exécutif légitime du SNJT, Le CRLDHT :
1)     condamne fermement le « putsch du 15 août » commandité par les autorités tunisiennes en vue de « réintégrer » le SNJT dans le giron des officines du pouvoir ;
2)      affirme que les autorités tunisiennes endossent l’entière responsabilité de cette crise qui a conduit à l’éclatement du Syndicat des journalistes ;
3)      appelle la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) à dénoncer publiquement le coup de force putschiste ; à ne pas légitimer l’« attentat » perpétré contre l’indépendance et la liberté du SNJT, en refusant de reconnaître le nouveau bureau, dont le Président n’est autre que le conseiller du Secrétaire général du parti au pouvoir (RCD)
4)      dénonce, une fois de plus, l’autoritarisme dictatorial des autorités tunisiennes, qui continuent à piétiner impunément toutes les libertés publiques, notamment journalistiques, et ne tolèrent pas le moindre espace non-affilié (officiellement ou officieusement) au régime, tout en poursuivant leur risible propagande monopolistique à la veille du « non-évènement » que seront les élections présidentielles et législatives d’octobre 2009, avec le silence complice des « partenaires » de la Tunisie, et en particulier l’Etat français…


III-             Ahmed Eleuch, psychiatre franco-tunisien condamné à 4 ans de prison ferme.

Dr Ahmed Eleuch, Français d'origine tunisienne, a été arrêté à son arrivée à l'aéroport de Tunis le 30 juillet 2009 et a été incarcéré à la prison de Mornaguia. Le 7 août 2009, il a été présenté devant la justice et condamné à 4 ans de prison ferme pour des délits d'opinion remontant aux années 1990.

Dr Eleuch est médecin psychiatre, inscrit aux conseils de l'Ordre de Paris et de Londres, exerçant en France depuis plus de 20 ans. Depuis plusieurs années, il n'est pas retourné en Tunisie par crainte de représailles, à l'instar de centaines de Tunisiens craignant pour leur intégrité physique et morale.

En effet, le Dr Eleuch a pris pour argent comptant les affirmations mensongères des autorités tunisiennes, selon lesquelles il n’existe pas d’exilés tunisiens et que tout citoyen tunisien est libre de rentrer quand il le souhaite en Tunisie.

Le CRLDHT considère que le Dr Eleuch a été victime d’un véritable « traquenard ». 
-      il dénonce les procédés frauduleux usités par les autorités tunisiennes, en faisant miroiter aux exilés involontaires la possibilité fictive de rentrer dignement et sans être inquiétés par une justice aux ordres ;
-      s’indigne de cette vindicte s’apparentant à une « chasse à l’opposant » sous des prétextes fallacieux remontant à plus de 20 ans ;
-      invite les « Ordres des médecins » de France et d’Angleterre à revendiquer tant auprès des autorités tunisiennes que des autorités de leurs pays respectifs la remise en liberté immédiate du Dr Eleuch ;
-      Sollicite du chef de l’Etat français l’intervention auprès de son homologue tunisien en vue de mettre fin, sans délais, à l’injustice dont est victime le Dr Eleuch, citoyen binational tuniso-français.
Paris, le 24 août 2009



IV- LE POUVOIR TUNISIEN N'EPARGNE PLUS LA MUSIQUE
LES JEUNES TUNISIENS INTERDITS DE CONCERTS DE MARCEL KHALIFE

Pour la deuxième fois le pouvoir tunisien a arrêter des jeunes tunisiens rien que pour les empêcher d'assister au concert de Marcel khalifé. Une première fois, le 2 mai 2009 à Gafsa au sud ouest tunisien la police a obligé le jeune militant du parti démocrate progressiste (PDP), Wissem Essghaïar de monter dans une voiture de louage vers Tunis pour l'empêcher d'assister au concert de Marcel khalifé; Un responsable de la service des renseignements de la police locale a prévenu les membres de la section jeune de Gafsa du PDP qu'il leur était interdit de participer à ce concert. La police a récidivé la nuit du 27 juillet, elle a empêché des jeunes du PDP de Tunis d'assister au concert du même chanteur à Carthage.
Elle a interpellé à leurs domiciles trois jeunes : Ghassen Rekik, Khallil Klaï et Wissem Essghaïar; Ils ont été relâché après la fin du concert. Ces pratiques arbitraires constituent un nouveau degrés franchit par le pouvoir tunisien dans sa descente sans fin vers l'enfer répressif. D'autres informations font état d'arrestations opérés dans d'autres domiciles et dans les stations de train proches du lieu du concert; elles ont toutes ciblées des jeunes militants, en possession de leur billet d'entrée, appartenant à d'autres organisations

V- Entraves à l’action politique du mouvement ETTAJDID
De nouveau, les autorités tunisiennes entravent la liberté d’action des partis politiques.
Le candidat du parti ETTAJDID (ex parti communiste tunisien), a dénoncé lors d’une conférence de presse des pratiques rétrogrades visant à entraver les activité de son parti en cette période électorale.
En une semaine le parti ETTAJDID s’est vu refusé l’organisation d’une conférence intellectuelle politique, d’une université d’été ainsi qu’un colloque de jeunesse. Il s’agit d’interdiction déguisée sous des différents prétextes.
Rappelons que ces pratiques touchent tous les partis d’opposition qui adoptent une ligne politique insoumise au pouvoir. Le PDP, par exemple, est interdit depuis le mois d’avril de tenir son conseil national.
Le CRLDHT dénonce fermement cette politique d’étouffement de toute voix divergente afin de créer un désert politique, propice à un simulacre d’élection dans le but d’instaurer une présidence à vie en Tunisie.

VI - LES LIBERTES RELIGIEUSES
LES PROCES ORCHESTRES SUR LA BASE DE LA LOI « ANTITERRORISTE »
SE POURSUIVENT A UN RYTHME AFFOLANT !


En droite ligne de son rapport de 2008 sur « LA TORTURE DANS SON RAPPORT AVEC LA LOI DE 2003 DITE DE CONTRIBUTION A L’EFFORT INTERNATIONAL DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME », le CRLDHT dénonce les parodies de justice répétitives organisées à l’encontre de la jeunesse tunisienne musulmane.
En effet, selon les statistiques établies par l’association (interdite) « LIBERTE ET EQUITE », les autorités tunisiennes organisent presque 15 procès par mois, et ce depuis janvier 2009, à l’encontre de jeunes musulmans tunisiens (c'est-à-dire pratiquant assidûment le culte musulman), soupçonnés d’extrémisme, et partant de terrorisme.
Ces accusations sont vraisemblablement dénués de fondements et servent plutôt à dissuader les jeunes en question de porter la barbe, les habits traditionnels, ou encore fréquenter (avec leurs familles) des plages isolés…

Le CRLDHT dénonce en particulier les poursuites illégales engagées contre certains jeunes handicapés mentaux tels que : Badil DJAZI, Sahbi HAWAT, Elias SALLAM, lesquels vont comparaître devant le Tribunal de Première Instance de Tunis, le 3 septembre 2009, du chef de « participation à une réunion prohibée ».
La situation aurait prêtée à rire et à moquerie (tant l’acharnement sécuritaire est grotesque), s’il n’y avait eu torture, maltraitance et aggravation presque sadique de l’état psychopathologique des trois jeunes malades.

Le CRLDHT exige des autorités, la libération immédiate des trois jeunes malades psychologiques, et les tient pour responsables de l’aggravation de leur état pathologique ;
Il réitère une fois de plus sa demande d’abrogation de la loi inconstitutionnelle du 10 décembre 2003, sur la base de laquelle plus de 2 000 citoyens tunisiens (jeunes pour la plupart) ont été inéquitablement condamnés.
 
Un psychiatre français détenu en Tunisie


 
Par Benoît Puichaud, publié le 02/09/2009 18:53 - mis à jour le 02/09/2009 19:08
Le docteur Ahmed Eleuch est incarcéré en Tunisie depuis le 30 juillet. Les autorités locales soupçonnent ce Français d'origine tunisienne de collusion avec les milieux islamistes - ce qu'il nie. En France, sa famille et ses amis s'inquiètent.

"Nous nous attendions à une fête le jour de son arrivée à l'aéroport. Le résultat vous le connaissez..." Alaa-Eddine, l'un des fils d'Ahmed Eleuch, est encore choqué par l'arrestation de son père, le 30 juillet, à Tunis. Interpellé à la douane à sa descente de l'avion en provenance de Paris, ce psychiatre de 53 ans installé depuis des années à Saint-Denis est alors placé en détention au centre pénitentiaire de Mornaguia. Une semaine plus tard, le tribunal de la capitale tunisienne le condamne à quatre ans de prison ferme et trois ans de contrôle administratif pour "atteinte à la sûreté de l'Etat". Depuis, son épouse, Afifa, restée au domicile familial du Val d'Oise avec certains de ses enfants, est rongée par l'inquiétude. "Je savais que c'était dangereux de vouloir rentrer en Tunisie, explique-t-elle, j'ai même essayé de l'empêcher de partir."
"Aucune preuve"
Ahmed Eleuch, qui avait quitté son pays en 1987 pour des raisons politiques, est qualifié par ses proches de "doux, tolérant et ouvert au dialogue". Selon eux, il mène une existence tranquille, partagée entre son cabinet de Saint-Denis et les ateliers d'aide à l'intégration qu'il organise.
De retour en Tunisie, où il voulait voir son père gravement malade, il a été rattrapé par son lointain passé de sympathisant d'un mouvement islamiste. "Le ministre de la justice tunisien a pourtant encouragé les exilés à rentrer au pays, en disant que tout était oublié", se plaint son épouse.
Ahmed Eleuch fait face à de graves accusations: un témoin anonyme l'accuse d'avoir participé à une réunion du parti islamiste illégal Ennahdha, organisée à Tripoli (Libye), en 1994. Stupéfait, il apprend qu'il a été jugé par contumace en 2000 et condamné à huit ans d'emprisonnement pour ces faits - une peine ramenée à quatre ans de prison ferme lors de son procès, le 7 août dernier. Il est également soupçonné de falsification de passeports - il a quitté la Tunisie avec des papiers tunisiens en 1987 et y est revenu en 2009 avec un passeport français.
Le 31 août, l'affaire se corse. Le psychiatre est transféré dans sa ville natale de Sfax (Centre-est du pays), où il est accusé, cette fois, d'avoir financé illégalement Ennahdha dans les années 1990. Cet autre procès, repoussé à l'automne, pourrait lui valoir six années d'emprisonnement supplémentaires. "C'est un procès politique, lâche son avocat tunisien, MeYasser Trabelsi. Nous plaidons bien sûr non coupable. Le dossier est entièrement vide, il n'y a aucune preuve contre mon client."
"Ahmed a bien été un sympathisant d'Ennahdha, mais il n'a jamais assisté à cette réunion, il vit en exil depuis 1987", reconnaît sa femme. "Il n'a pas d'activité politique particulière, confirme son avocat français, Me Patrick Maisonneuve. Le regard de la justice tunisienne sur cette affaire est discutable. Nous avons fait appel et un nouveau procès devrait se tenir en septembre."
Ennahda est un parti politique islamiste, né en Tunisie à la fin des années 1980. Il comptait à l'époque de nombreux sympathisants. Considéré comme le seul espace de liberté du pays, avec son discours orienté vers la justice sociale, il s'est rapidement heurté au pouvoir. Premier ministre à l'époque, l'actuel président tunisien, Zine el-Abidine Ben Ali, qui y voit des menaces de coup d'Etat, l'interdit en 1989, condamne les dirigeants à de lourdes peines de prison et traque ses adhérents dans le pays.
Selon l'un de ses proches, soucieux de garder l'anonymat, "Ahmed a adhéré à Ennahdha dans sa jeunesse, comme tous les jeunes. Il a pris ensuite ses distances avec le mouvement."
"J'ai été son formateur en thérapie familiale pendant de longues années. C'est quelqu'un de très croyant, mais aussi ouvert, pacifique et tolérant", insiste Patrick Chaltier, psychiatre à l'Etablissement public spécialisé Ville Evrard à Bondy (Seine-Saint-Denis). Appuyé par d'autres praticiens, il s'oppose fermement à la thèse qui fait de ce psychiatre formé en France un dangereux islamiste.
Jusqu'à présent, les demandes d'aide envoyées aux hommes politiques restent lettres mortes. "Sur une centaine de courriers, nous n'avons reçu que cinq réponses", regrette Afifa. "Nous voulons utiliser la voix pacifique, pour ne pas envenimer la situation. L'ambassadeur tunisien devrait nous rencontrer", ajoute Patrick Chaltier, qui préside le comité de soutien récemment lancé. Plusieurs députés, sollicités par la famille, affirment avoir transmis le message au ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui n'a pas encore répondu.
En attendant les diplomates, les seules nouvelles proviennent de ses deux filles, restées en Tunisie pour les vacances. Chaque lundi, elles lui rendent visite en prison, pendant quinze minutes. "Il va mal, s'inquiète son entourage, il est diabétique et souffre d'une sciatique. Heureusement, il dit qu'il n'a pas été torturé. Ce n'est déjà pas mal."
(Source: "L´Express" (Hebdomadaire - France) le 02 septembre 2009)

Tunisie-Internet : L’usage incontrôlé d’Internet coûte cher à l’entreprise

Par Tallel BAHOURY   02 Septembre 2009
 
Les 86 minutes quotidiennes d’internet d’un employé représentent 58 minutes par jour d’utilisation personnelle ; soit 5 heures par semaine ; 29 jours par an ; l’usage incontrôlé d’Internet coûte à l’entreprise en moyenne 4 semaines de congés payés en plus, et 2 mois de salaire par an et par employé.
Les études sur l’Internet au travail se succèdent mais ne se ressemblent pas. Tantôt une qui souligne que les agents dans l’entreprise, en général, passent beaucoup de temps à surfer sur Internet pour le compte de l’entreprise. Tantôt une autre qui balaie tout ça d’un revers de la main. Une autre qui recommande aux patrons d’entreprise de laisser leurs employés surfer sur Internet, c’est dans leur intérêt («Laissez vos employés s'amuser sur Internet», conf. site www.lesaffaires.com); encore une autre : Facebook – Productivité : Les patrons tunisiens ne vont pas aimer, conf Facebook - Productivité : Les patrons tunisiens ne vont pas aimer ! )
Et voici la toute dernière qui affirme que 67% de navigation au bureau sont personnels. Si ce chiffre donne froid dans le dos des chefs d’entreprise occidentaux, c'est un coup de poignard dans le dos des patrons maghrébins -pour ne pas dire tunisiens. Cela dit, vu que les études et autres enquêtes sont sont souvent contradictoires, il est difficie de savoir à quel saint se vouer !
Il faut reconnaître que le web est devenu un lieu commun au sein de l’entreprise. Il ne pouvait en être autrement, puisque l’entreprise est le lieu par excellence où sont expérimentées, testées voire appliquées les technologies nouvelles, y compris Internet.
Cependant, cela comporte de gros risque de non productivité dans une entreprise. En effet, selon la société Olfeo, pas moins de «2/3 du temps passé en ligne par les employés correspond à du “surf” personnel. Une proportion non négligeable qui peut causer des problèmes de productivité», écrit le site web www.conseil-entreprise.org, qui rappelle au passage que la société Olfeo est devenue, depuis quelques années, une ‘’passerelle de sécurité internet’’ et spécialisée dans le filtrage informatique (filtrage URL). C'est donc à juste titre qu’elle publie annuellement ‘’l’étude sur la réalité de l’utilisation d’internet au sein des entreprises’’. Une étude que nous recommandons vivement aux chefs d’entreprise tunisiens.
’Le but est de quantifier le temps passé par les employés en ligne et de distinguer l’utilisation professionnelle de la navigation personnelle sur des sites n’ayant aucun rapport avec le travail’’, écrit conseil.entreprise.org.
Olfeo vient de publier les chiffres du premier semestre de 2009. Ainsi, les employés surferaient, selon l’étude, 86 minutes par jour sur la toile, soit 4 minutes de moins que par rapport à 2008 (90 minutes) ; mais c’est 39 minutes en plus qu’en 2004 (date de la première étude). Et entre 2004 et 2009, la progression est de 77%.
l’appui des statistiques d’Olfeo, notre confrère souligne que «le taux d’utilisation d’internet à des fins personnelles représenterait 67% de l’utilisation totale du web sur le lieu de travail, soit 58 mn. Une proportion très importante qui correspond pourtant à une baisse de 12% par rapport aux chiffres de 2008».
«Internet et baisse de productivité»
Les auteurs de l’étude soulignent aussi avoir remarqué une baisse des visites effectuées par les employés des sites qui n’ont aucun rapport avec leur activité professionnelle (4 minutes de moins en “temps de connexion total” et 4 minutes en plus au profit de leur travail sur le temps global de connexion effectif). Selon eux, cette baisse est due à «la très forte augmentation de l’utilisation des Smartphones. En effet, d’après des données médiamétrie, le nombre de visites de sites internet par l’intermédiaire des téléphones mobiles a été multiplié par 5 en un an !».
Du coup, la plupart des internautes sont supposés consulter leurs sites personnels avant d’arriver sur leur lieu de travail, comme le prouve d’ailleurs l’étude d’Olfeo qui ‘’montre que la baisse de la consultation de sites personnels concerne principalement les connexions du matin’’.
Dans un pays comme la Tunisie, bien entendu où les Smartphones ne sont pas la chose la plus répandue, ces chiffres ne sont pas en baisse, au contraire, ils sont en nette hausse, même si nous n'avons aucune étude le prouvant, à notre connaissance.
Qu'à cela ne tienne, pour les auteurs de l’étude, "… cette très légère baisse n’entame en rien la baisse de productivité dont sont responsables les consultations privées d’internet sur le lieu de travail".
Voici les détails qui risquent de donner du tournis aux patrons : 67% des 86 minutes quotidiennes d’internet d’un employé (en moyenne) représentent 58 minutes par jour d’utilisation personnelle. Soit près de 5 heures par semaine et donc… 29 jours par an !, écrit le site conseil.entreprise.org. Mais encore : «aujourd’hui l’usage incontrôlé d’Internet coûte à l’entreprise en moyenne 4 semaines de congés payés en plus et 2 mois de salaire par an et par employé».
«Quels sont les sites “parasitent” la productivité des entreprises ?»
Cette interrogation n’est pas une hypothèse de travail ou d’école. Jugez-en par vous-même. Comme l’on pouvait s’y attendre, les sites d’actualité arrivent en tête, avec 21% de la navigation personnelle. Ils sont suivis de loin par la consultation de vidéos et de radio en ligne (16%) ; avec 14%, la participation à des blogs, forums ou sites de réseaux sociaux… arrive en 3ème position ; viennent ensuite ‘’le téléchargement de jeux et de musique en ligne’’ (12%), les achats sur des sites de e-commerce (11%)… Les sites dits “de loisir” et les sites bancaires (9% chacun) ; la rubrique “autres”, avec 2% des connexions non professionnelles, ferme la marche.
Pour finir, les experts d’Olfeo se sont penchés sur les pics de connexion et ont voulu déterminer quels types de sites sont consultés en fonction des différents moments de la journée. Résultat: «entre 9h et 10h, les travailleurs surfent principalement sur les sites d’actualités, des réseaux sociaux et relèvent leurs e-mails personnels. En fin de matinée et début d’après midi, ce sont les sites de divertissement qui “font le plein” : émission télé, radio, sites de vidéo ou jeux en ligne». Alors qu’en fin de journée, «la navigation personnelle consiste principalement en la consultation de site de services : annuaire, en ligne, trafic routier, météo…», conclut l’étude. C'était bon à savoir (pour les patrons d'entreprise)
On estime que les chefs d’entreprise tunisiens –certains d’entre eux du moins- vont constater avec stupéfaction ces chiffres. Cependant, on se demande quelle arme disposent-ils pour lutter contre ''ces sources anti-productivité".
(Source:"webmanagercenter.com" le 02 sept.-09)
Lien: http://www.webmanagercenter.com/management/article-79815-tunisie-internet-l-usage-incontrole-d-internet-co%FBte-cher-a-l-entreprise
 
Kadhafi fête les 40 ans de son coup d'état en commandant une voiture baptisée "Rocket"

Associated Press, le 2 septembre 2009 à 15h42

PARIS (AP) -- Le dirigeant libyen Moammar Kadhafi a fêté le quarantième anniversaire de son coup d'état en commandant à un constructeur italien une voiture baptisée "Rocket".
Le constructeur basé à Turin Tesco TS SpA a expliqué mercredi que le leader libyen voulait un bolide ultra-sécurisé aussi élégant qu'une fusée ("rocket") pour célébrer l'anniversaire du coup d'état du 1er septembre 1969, qui l'a amené au pouvoir.
La "Rocket", dont le prototype a été dévoilé, est décrite comme une "berline élégante" de 5,5 mètres de long et plus de 1,8 mètre de large.
En outre, la voiture est présentée comme pouvant rouler pendant des centaines de kilomètres avec les pneus dégonflés. D'autres éléments de sécurité incluent un système permettant de couper le carburant pour éviter un incendie en cas d'accident.
Selon Domenico Morali, le patron de Tesco TS SpA, Kadhafi lui-même a contribué au design et a demandé à ce que le véhicule soit personnalisé avec des matériaux d'origine libyenne comme du marbre, du cuir et des tissus.
La voiture a été dévoilée en début de semaine à Tripoli, en marge d'un sommet de l'Union africaine. AP
Associated Press
 

Affaire Kadhafi: Tripoli a nommé son arbitre

La Libye a dévoilé le nom de son représentant au sein du tribunal arbitral qui devra statuer sur l'arrestation de Hannibal Kadhafi, en juillet 2008, à Genève.
Il s'agit de l'avocat d'origine algérienne Saad Jabbar, indique le Ministère libyen des affaires étrangères sur son site.
Selon le site, un haut fonctionnaire du ministère a annoncé mardi que le juriste avait été choisi par Tripoli pour participer aux travaux du tribunal "conformément à l'accord signé entre la Suisse et la Libye le 20 août dernier" à l'occasion du voyage surprise en Libye du président de la Confédération Hans-Rudolf Merz.
M. Jabbar - qui détient la nationalité britannique - a conseillé la Libye dans l'affaire Lockerbie.
Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) avait annoncé dimanche dernier que le Conseil fédéral avait choisi la Britannique Elizabeth Wilmshurst pour siéger dans ce tribunal. Selon les services de Micheline Calmy-Rey, Mme Wilmshurst "est réputée pour être une spécialiste du droit international se distinguant (...) par son expérience et son indépendance".
Mme Wilmshurst est cheffe du programme de droit international à Chatham House (l'institut royal des affaires internationales à Londres) depuis 2003.
Selon l'accord signé le 20 août par la Suisse et la Libye, Berne et Tripoli avaient dix jours pour choisir chacun un juge provenant d'un pays tiers afin de constituer le tribunal arbitral qui doit être mis en place. Ces deux juges choisiront ensuite dans un délai de 20 jours un troisième magistrat qui présidera le tribunal dont le siège se trouvera à Londres.
Une fois constitué, le tribunal aura 60 jours pour rendre son verdict sur l'arrestation du fils de Mouammar Kadhafi et de son épouse dans la cité de Calvin.
(Source : LeMatin.ch (Suisse) & les agences, le 2 septembre 2009)
 
Le Conseil fédéral ne pose aucune exigence à la Libye 

ATS, le 2 septembre 2009 à 16h13
Affaire Kadhafi 
Berne (ats) En attendant la libération des deux Suisses toujours retenus en Libye, le Conseil fédéral continue de jouer profil bas. Il a renoncé mercredi à poser un ultimatum à Tripoli ou à annoncer une quelconque initiative.
Le Conseil fédéral réitère sa volonté de mettre en oeuvre l'accord passé le 20 août et attend de la Libye qu'elle fasse de même. Le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz et la ministre des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey ont tous deux insisté sur ce point à l'issue de la séance gouvernementale.
Flanqués de gardes du corps, les deux conseillers fédéraux se sont présentés devant la presse pour faire une déclaration en allemand et en français. Mais interdiction stricte de leur poser la moindre question, au vu de la "situation exceptionnelle", selon le porte-parole du Conseil fédéral André Simonazzi.
Situation insupportable
La situation des deux hommes d'affaires suisses retenus depuis plus d'une année en Libye est "insupportable et usante", a affirmé M.Merz. Même s'ils vont bien physiquement, ils souffrent de ne pas savoir quelle sera l'issue de la procédure qu'ils encourent.
Ils peuvent se déplacer librement en Libye, mais sont sous surveillance car ils n'ont pas le droit de quitter le pays, a rappelé le radical. "Le Conseil fédéral s'engage pour leur retour immédiat".
C'est dans ce but qu'un accord visant à apaiser les tensions et à rétablir les relations avec la Libye a été conclu, s'est justifié le président de la Confédération, vivement critiqué pour avoir signé le texte. Avant de souligner qu'une normalisation des relations nécessite des efforts des deux parties.
Non-dits
Les deux magistrats ont joué sur les non-dits pour faire sentir leur irritation. "La Suisse n'a aucun intérêt à ne pas mettre en oeuvre ce qu'elle a signé et qui la lie sur le plan international", a relevé par exemple Micheline Calmy-Rey. Et d'insister sur le fait qu'en tant qu'Etat de droit, la Suisse respecte ses engagements internationaux.
Abondant lui aussi en ce sens, Hans-Rudolf Merz a rappelé que les autorités libyennes avaient promis, par écrit, la libération des deux Suisses avant fin août. Il n'est en revanche pas revenu sur sa propre déclaration, selon laquelle il perdrait la face si les otages n'étaient pas de retour le 1er septembre.
Soutien à gauche
L'Appenzellois, dont certains n'ont pas hésité à demander la démission, a été épaulé par la ministre des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey. "Je suis aux côtés du président de la Confédération pour le soutenir dans nos efforts communs", a-t-elle assuré.
"Notre préoccupation principale est le retour de nos deux compatriotes; ils doivent enfin pouvoir rentrer en Suisse, enfin revoir leur famille, enfin reprendre leur vie normale", a affirmé la Genevoise.
Le Département fédéral des affaires étrangères est chargé de mettre en oeuvre l'accord signé le 20 août par le Conseil fédéral, selon M.Merz - et signé par M.Merz, selon Mme Calmy-Rey. La libération des deux hommes n'y est pas explicitement citée.
Mais le point sept de l'accord prévoit le rétablissement des activités consulaires pour tous les ressortissants des deux pays, y compris la délivrance des visas d'entrée et de sortie, a conclu Mme Calmy-Rey.

(Source: www.romandie.ch , le 2 septembre 2009)
 
Suisse : Un "front uni" pour mettre en œuvre l'accord avec la Libye

Associated Press, le 2 septembre 2009 à 15h44


Berne (AP) Hans-Rudolf Merz et Micheline Calmy-Rey ont affiché mercredi un "front uni" dans le but d'obtenir un rapide retour au pays des deux Suisses retenus à Tripoli. Devant la presse à Berne, la ministre des Affaires étrangères a déclaré être "aux côtés du président de la Confédération pour le soutenir dans l'effort commun". Lire la suite l'article
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Dans une lettre en date du 26 août, les autorités libyennes donnaient l'assurance que le cas serait très vite réglé et que les hommes d'affaires suisses pourraient quitter la Libye, a précisé Hans-Rudolf Merz. Or, ce n'est pas le cas. Malgré cela, la Suisse a décidé de mettre en oeuvre l'accord conclu le 20 août avec Tripoli. Elle attend que la Libye fasse de même.
Les deux Suisses retenus en Libye depuis juillet 2008, à la suite de l'arrestation de Hannibal Kadhafi et de son épouse à Genève, se portent physiquement bien, a indiqué le président de la Confédération. Ils peuvent se déplacer librement à l'intérieur du pays et ne sont pas contraints de séjourner dans l'ambassade de Suisse. Ils subissent cependant un fort stress lié à l'insécurité de leur situation.
"L'objectif de notre politique extérieure est d'entretenir de bonnes relations avec tous les Etats", a souligné M. Merz. Il a ajouté que le gouvernement suisse veillerait à ce que des relations diplomatiques normales soient rétablies avec la Libye, que le régime des visas soit à nouveau en place, que les relations commerciales reprennent et qu'il en soit de même pour le trafic aérien.
Le contrat signé par le président de la Confédération lie la Suisse sur le plan international. Berne a chargé le Département fédéral des affaires étrangères de le mettre en oeuvre, a expliqué Micheline Calmy-Rey. La semaine dernière, le gouvernement avait déjà décidé de sa mise en oeuvre: il a confirmé sa décision mercredi.
Côté suisse, c'est le secrétaire d'Etat Michael Ambühl qui est en charge du dossier au DFAE. Côté libyen, c'est le vice-ministre aux Affaires étrangères Khaled Kaim. AP
AFP, le 2 septembre 2009 à 15h28
Polémique entre Bruxelles et Rome au sujet du refoulement des clandestins
Par Yacine LE FORESTIER
   
Polémique entre Bruxelles et Rome au sujet du refoulement des clandestins

BRUXELLES, 2 sept 2009 (AFP) - Mardi, M. Berlusconi, coutumier des sorties contre Bruxelles, s'en est pris à la Commission. En cause: une demande d'éclaircissement d'un de ses porte-parole au sujet du refoulement dimanche par les autorités italiennes vers la Libye d'un bateau chargé de 75 clandestins.
Bruxelles s'inquiète du risque de voir des réfugiés vulnérables, ayant des raisons tout à fait valables pour demander l'asile en Europe, être repoussés sans avoir pu faire valoir leurs droits.
Furieux de voir la Commission s'immiscer dans un dossier qui lui vaut d'être régulièrement critiqué par son opposition nationale, M. Berlusconi a menacé de "bloquer le fonctionnement de l'UE", voire de demander "la démission des commissaires" qui ne contrôleraient pas leurs porte-parole.
La réponse est venue mercredi du principal commissaire concerné, le Français Jacques Barrot, chargé des questions d'immigration.
"Nous sommes dans notre rôle (...). Ca ne vaut pas la peine de s'attarder à des commentaires qui ne me paraissent pas avoir d'objet", a déclaré M. Barrot à la presse.
"Quand il s'agit de problèmes qui affectent un Etat membre (de l'Union européenne), comme l'Italie ou autre, nous devons demander un certain nombre d'explications", a-t-il ajouté.
"C'est ce que nous avons fait au début de l'été", notamment "sur la manière dont (les autorités italiennes) entendaient répondre à leur devoir d'asile" et "nous attendons maintenant" les réponses, a-t-il ajouté. Bruxelles a demandé ces explications en juillet.
Le chef de file des socialistes au Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, a pris la défense de la Commission, dénonçant dans un communiqué "l'intolérance" du chef du gouvernement italien à l'égard de Bruxelles et son "sentiment anti-européen profondément ancré".
Sur le fond, M. Barrot a des réserves sur la ligne dure adoptée par le gouvernement Berlusconi face à l'immigration clandestine.
"Qu'il y ait refoulement des migrants irréguliers, pas de problème, par contre il peut y avoir parmi ces irréguliers des gens qui peuvent déposer une demande (d'asile), et c'est là que se trouve le problème", a-t-il expliqué.
L'Italie se plaint pour sa part régulièrement du manque de solidarité de ses partenaires européens face à l'afflux vers ses côtes de réfugiés venant des côtes nord-africaines.
"Jusqu'à présent, l'Europe nous a laissés seuls. Sur l'immigration, elle est très en retard", s'est plaint le ministre italien des Affaires européennes Andrea Ronchi dans une interview publiée mercredi, en dénonçant "l'égoïsme" de certains pays.
Là encore, la Commission européenne réfute tout immobilisme. "Un grief que je n'accepterai pas c'est l'inaction, car j'ai payé de ma personne pour essayer de trouver des solutions", a dit M. Barrot.
En revanche, il a reconnu que les critiques italiennes étaient plus justifiées concernant l'attitude des autres pays européens qui rechignent à partager le fardeau de l'accueil des réfugiés.
Pour y remédier, Bruxelles prépare un projet pilote visant à répartir à l'intérieur de l'UE des réfugiés échoués à Malte.
A ce jour, seule la France a accepté de faire un geste en prenant en charge 92 migrants arrivés sur l'île.
La Commission a aussi présenté mercredi un projet visant à accroître le nombre de réfugiés vulnérables d'Afrique ou du Proche-Orient accueillis dans l'UE, ce qui, espère-t-elle, pourrait aider à réduire les filières clandestines.
AFP
Pour l'Italie, "l'Europe est absente et sourde" face aux clandestins

Par LEXPRESS.fr, publié le 02/09/2009
Le gouvernement italien critique l'Europe pour son manque d'aide face aux immigrés clandestins, et dénonce l'égoïsme de certains pays. Silvio Berlusconi menace de bloquer le fonctionnement de l'Union européenne.
Le ministre italien des Affaires européennes Andrea Ronchi a dénoncé "l'impuissance de l'Europe concernant l'immigration clandestine", dans un entretien publié mercredi par le quotidien Il Corriere della Sera.
"Jusqu'à présent, l'Europe nous a laissés seuls. Sur l'immigration, elle est très en retard, à un point tel qu'elle ne se rend compte que maintenant qu'il s'agit d'un problème qui concerne les 27 pays de l'Union", a déclaré le ministre.
Selon Andrea Ronchi, "Bien que (le président français Nicolas) Sarkozy ait fait de ce thème une priorité de la présidence française (de l'UE), l'Europe est restée absente et sourde".
"Il y a en Europe beaucoup de pays égoïstes qui ne se sentent pas concernés par ce problème (...) L'Espagne suit sa propre voie, l'Allemagne bloque les immigrés avec un test de langue, et ainsi de suite", a-t-il critiqué.
Berlusconi menace de bloquer l'UE
Pour le ministre italien des Affaires étrangères, l'UE "est coupable parce qu'elle a laissé exploser le problème. Pour cette raison, la réunion de Bruxelles sera importante parce que la Commission essaye de donner naissance à une action commune pour obtenir une plus grande solidarité" des autres pays membres de l'UE.
Mardi 1 septembre, à Gdansk (Pologne), pendant la célébration du 70ème anniversaire de la Seconde guerre mondiale, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi s'en était pris à la Commission de Bruxelles, après une demande d'éclaircissements d'un porte-parole européen concernant le refoulement dimanche vers la Libye d'un bateau chargé de 75 clandestins.
Berlusconi avait menacé de "bloquer le fonctionnement de l'UE", en refusant de voter les décisions prises lors des conseils européens et de demander "la démission des commissaires" dont les porte-parole s'exprimeraient sur des sujets qui ne sont pas de leur compétence, selon des déclarations largement reprises par la presse italienne.
Le Commissaire européen chargé des questions d'immigration, Jacques Barrot, doit présenter ce mercredi à Bruxelles une proposition sur la "réinstallation" des réfugiés arrivant en Europe.
L'exécutif européen veut oeuvrer à un "partage du fardeau" entre pays européens, afin de soulager notamment La Valette et Rome dans la prise en charge des immigrants. Suivront début octobre, des propositions sur l'harmonisation des procédures d'asile entre Etats.
(Source:"lexpress.fr" (blog de L'Express (hebdomadire- France) le 02 sept.-09)
Lien: http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/pour-l-italie-l-europe-est-absente-et-sourde-face-aux-clandestins_783849.html

 
Iran: une des victimes de viol en détention a depuis disparu (Karoubi)
 
 
AFP, le 2 septembre 2009 à 15h09

    TEHERAN, 2 sept 2009 (AFP) - L'un des chefs de l'opposition iranienne, Mehdi Karoubi, a affirmé qu'une des personnes violées en prison après avoir été arrêtée lors des manifestations post-électorales avait depuis disparu, selon son site internet.
    M. Karoubi affirme aussi que des responsables judiciaires avaient cherché à "intimider" cette personne lorsqu'elle les avait rencontrés pour étayer ses accusations de viol, selon le site internet Etemad Melli.
    "Cette personne a été traitée de façon si scandaleuse qu'elle a disparu et il n'y a pas de nouvelle d'elle", ajoute M. Karoubi, sans donner son nom.
    Il a ajouté que l'ancien procureur de Téhéran, Saïd Mortazavi, et ses services étaient responsables de "tout incident déplorable qui pourrait lui arriver".
    M. Karoubi n'a pas donné de précision sur cette disparition. On ignore si la personne se cache ou si les autorités l'ont remise en détention après sa libération.
    M. Karoubi a provoqué la colère des ultraconservateurs en affirmant que des manifestants arrêtés après la présidentielle du 12 juin avaient été violés en prison.
    Le 24 août, dans une lettre publiée par le site internet de M. Karoubi, la personne aujourd'hui "disparue" avait raconté son entrevue quatre jours plus tôt avec des responsables de la justice pour discuter de ses accusations de viol en détention.
    Dans cette lettre, elle s'était plaint de questions "non liées au viol" qu'on lui avait posées lors de cette réunion.
    Elle avait notamment affirmé que ses interlocuteurs lui avaient demandé s'il avait été payé pour formuler ces accusations, et qu'ils avaient posé des questions embarrassantes, au sujet notamment du "niveau de pénétration" lors du viol, ou du plaisir que son violeur aurait pris.
    Selon les autorités iranienne, lors des troubles qui ont suivi l'élection présidentielle du 12 juin quelque 4.000 personnes ont été arrêtées. La majorité d'entre elles ont été libérées.
    Les autorités ont également fermé le centre de détention de Kahrizak non conforme aux normes.

 
Iran: Paris rejette l'accusation d'"ingérence", va maintenir sa "fermeté"
 
 
AFP, le 2 septembre 2009 à 14h52
    PARIS, 2 sept 2009 (AFP) - La France a rejeté mercredi l'accusation d'"ingérence" dans les affaires iraniennes sur les droits de l'Homme, et a souligné qu'elle poursuivrait sa politique de "fermeté" sur le programme nucléaire que Téhéran est soupçonné de vouer à des fins militaires.
"Il ne s'agit pas là d'ingérence, mais de fidélité aux valeurs démocratiques et aux principes des droits de l'Homme", a affirmé le ministère français des Affaires étrangères.
Le président Nicolas Sarkozy a "eu l'occasion de rappeler qu'il continuerait sa politique de fermeté vis-à-vis de l'Iran", a de son côté déclaré Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, à l'issue du Conseil des ministres.
L'Iran a dénoncé mardi les déclarations du président français Nicolas Sarkozy, la veille à Berlin, selon lequel le peuple iranien "mérite mieux que les dirigeants actuels". Téhéran a jugé "inacceptable" une telle "ingérence" et déploré que la France "adopte des positions de plus en plus extrémistes".
"Nous ne pouvons rester silencieux, face aux nombreuses informations faisant état de mauvais traitements, de tortures et de viols lors de la détention, d'ailleurs injustifiée, de nombreux Iraniens dont le seul crime est d'avoir manifesté", a rétorqué la porte-parole adjointe du ministère des Affaires étrangères, Christine Fages.
"Nous notons qu'en Iran même d'importants responsables politiques ou religieux dénoncent ces exactions et demandent que des mesures soient prises. Certaines autorités, dont le Guide (Ali Khamenei) lui-même, ont annoncé des enquêtes et des sanctions", a-t-elle dit.
"Il est dans l'intérêt du peuple iranien que toute la lumière puisse être faite sur ces abus et que les coupables soient sanctionnés", a ajouté la porte-parole, soulignant que "c'est dans cet esprit que les autorités françaises se sont exprimées".
De hauts responsables des six grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) qui cherchent à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire se sont retrouvés mercredi à Francfort (ouest de l'Allemagne) alors que les pays occidentaux menacent de recourir à de nouvelles sanctions contre Téhéran d'ici la fin du mois.
AFP
 
Le Conseil suisse des religions s'oppose à l'initiative contre les minarets
Et lance un appel au dialogue et à l'intégration

Associated Press, le 2 septembre 2009 à 10h27
 Berne (AP) Le Conseil suisse des religions, formé de représentants des chrétiens, des juifs et des musulmans, rejette résolument l'initiative contre les minarets. Il estime que l'initiative "instrumentalise la religion à des fins politiques et pousse à la méfiance au sein de la population". Selon lui, il faut au contraire promouvoir activement l'intégration des communautés islamiques par des mesures concrètes.
 Dans sa prise de position contre l'initiative lancée par des membres de l'UDC et de l'Union démocratique fédérale, le Conseil suisse des religions a lancé mercredi un appel à une cohabitation des religions dans la paix et la liberté. Selon le conseil, l'initiative "contre la construction de minarets" va à l'encontre des libertés et des droits garantis par la Constitution fédérale qui "constituent le fondement d'une cohabitation pacifique et empreinte de respect entre les adeptes de différentes religions et cultures en Suisse".
 Le droit de vivre sa foi
 "Tous ont, dans ce pays, le droit de vivre leur foi au grand jour, dans les limites de l'ordre public; ce droit inclut aussi la construction des édifices religieux propres à chaque religion", a plaidé le pasteur Thomas Wipf, de la Fédération des églises protestantes de Suisse (FEPS) et président du conseil. En outre, ces constructions requièrent une planification à long terme à laquelle la population locale est associée.
 Le conseil souligne qu'il "mise sur l'intégration plutôt que sur l'exclusion". "Chaque être humain est une créature de Dieu", que ce soit dans la conception juive, chrétienne ou islamique et "cette vision est la base commune de toutes les religions". "Dans le respect des convictions de chacun, il faut trouver des moyens d'accepter les différences et de cohabiter en paix".
 Craintes de la population
 Thomas Wipf a relevé que l'aboutissement de l'initiative, qui sera soumise au vote le 29 novembre prochain, est l'expression "de craintes et d'inquiétudes de la population dont il faut débattre".
Le conseil souligne qu'il faut prendre au sérieux les différences entre les Eglises et les communautés religieuses. "C'est à la manière dont une société traite ses minorités qu'on remarque si elle respecte la dignité de ses membres".
 Pour Farhad Afshar, président de la coordination des organisations islamiques de Suisse, "judaïsme, chrétienté et islam se rencontre en toute confiance au sein du conseil en tant que religions soeurs et donnent un signe à la politique que la paix n'est pas seulement souhaitable, mais également viable".
 La cohabitation pacifique des religions est essentielle, indépendamment de leur contenu dans les mosquées, les églises et les synagogues, a relevé Herbert Winter, président de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI). Il faut donc être vigilant lorsque des idées véhiculées violent l'ordre juridique suisse.

Associated Press
 Obama loue l'islam à l'occasion d'un repas de rupture du jeûne du ramadan

AFP, le 1er septembre 2009 à 03h50

WASHINGTON, 1 sept 2009 (AFP) - Le président américain Barack Obama a fait mardi l'éloge de l'islam, qu'il a présenté comme faisant partie intégrante des Etats-Unis, en recevant des membres de la communauté musulmane à la Maison Blanche, à l'occasion d'un repas de rupture du jeûne du ramadan.
"Pour plus d'un milliard de musulmans, le ramadan est une période de dévotion et de réflexion intense", a dit le président en accueillant ses invités dans une des salles de réception de la Maison Blanche pour cet "iftar" (repas de rupture du jeûne).
"L'iftar de ce soir est un rituel accompli à l'occasion de ce ramadan dans des cuisines et mosquées dans les 50 Etats américains", a souligné le président.
"L'islam, comme nous le savons, fait partie des Etats-Unis. Comme le peuple américain dans son ensemble, la communauté musulmane américaine est d'un grand dynamisme et d'une grande diversité", a-t-il poursuivi.
"A cette occasion, nous célébrons le mois sacré du ramadan et nous célébrons aussi à quel point les musulmans ont enrichi les Etats-Unis et leur culture", a dit M. Obama.
Parmi les invités salués par M. Obama figurait une jeune étudiante, Bilqis Abdul-Qaadir, qui s'est illustrée au lycée par ses performances exceptionnelles en basket-ball dans le Massachusetts (nord-est).
"Elle a récemment dit à un journaliste: +j'aimerais être une source d'inspiration pour de nombreuses jeunes musulmanes qui voudraient jouer au basket-ball. Tout est possible, elles peuvent aussi le faire+", a dit M. Obama, lui même amateur de ce sport.
"Bilqis est une source d'inspiration pas seulement pour les jeunes musulmanes, elle est une inspiration pour chacun d'entre nous", a-t-il affirmé.
Le président a aussi eu un mot pour les deux premiers parlementaires musulmans du Congrès des Etats-Unis, Keith Ellison et Andre Carson.
Dans un message à l'occasion du début du ramadan la semaine dernière, M. Obama s'était engagé à "prendre des mesures concrètes" visant à renouer les liens avec l'islam.
"Je veux réitérer ici ma volonté de faire en sorte que les relations entre les Etats-Unis et les musulmans à travers le monde repartent sur de nouvelles bases", avait dit M. Obama, moins de trois mois après son grand discours destiné au monde musulman, prononcé au Caire.
Le mois sacré du ramadan a débuté en août dans la majorité des pays arabes et en Iran.
AFP
 
La pax americana et la crétinerie des Arabes

Par Abdel Bari Atwane

Palestine - 02-09-2009

Le président américain prépare une nouvelle initiative de paix pour régler le conflit arabo-israélien qui sera présentée à la prochaine réunion de l'assemblée générale des Nations Unies prévue pour fin septembre.
Le sénateur George Mitchell, véritable artisan de cette initiative, préfère travailler dans le secret le plus absolu et loin des médias, mais les bruits qui courent laissent entendre que cette initiative se concentre sur l'initiative de paix arabe affectée de certaines modifications essentielles telles que l'annulation du droit au retour et l'introduction d'une formule "nébuleuse" faisant de Jérusalem la capitale des deux Etats, en fait en introduisant quelques retouches à la situation actuelle.

L'application de cette initiative se fera probablement à l'inverse du planning de l'initiative arabe, de sorte qu'elle commence par la normalisation préalablement au retrait israélien des territoires arabes occupés, conformément aux conditions posées par Netanyahu. Ce qui peut expliquer les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes, surtout dans le Golfe et au Maghreb, en vue de produire des "premiers pas" de normalisation, tels que l'ouverture de bureaux de représentation commerciale et l'autorisation de circulation en toute liberté dans l'espace aérien pour les avions de la compagnie aérienne israélienne El Al, en contrepartie du gel de la construction des colonies en Cisjordanie, mais pas à Jérusalem.

Ces pressions de l'administration Obama pourraient donner des résultats dans les prochaines semaines, et il ne serait pas étonnant que l'on assiste à des rencontres, des réunions et des échanges de sourires entre des responsables et des leaders arabes et Netanyahu en marge des réunions de l'assemblée générale des Nations Unies, histoire de rompre la glace, et que ces gesticulations soient suivies de démarches diplomatiques effectives.

Du côté palestinien, les préparatifs vont bon train, avec des soins et une minutie exceptionnels, conformément aux directives américaines et européennes et avec la bénédiction israélienne indirecte, de manière que la société palestinienne soit parfaitement et entièrement disposée à intégrer la nouvelle initiative.

Ces préparatifs peuvent être résumés dans les points suivants :

1) Le président de l'autorité de Ramallah, Mahmoud Abbas, a réuni le congrès du Fatah, et procédé à l'"élection" d'un nouveau comité exécutif qui comprend quatre des anciens responsables de la sécurité et dont ont été exclus, d'une manière ou d'une autre, la plupart des membres de l'ancienne garde opposée au processus d'Oslo ; il faut reconnaître cependant que certains des nouveaux membres du comité jouissent d'une bonne réputation et sont considérés comme des personnalités indépendantes et dévouées à la cause nationale.

2) Monsieur Abbas a bien réussi à convoquer le conseil national palestinien en une réunion extraordinaire "en présence des présents" pour compléter la légitimité du comité exécutif de l'OLP et l'élection de six nouveaux membres, parmi lesquels deux personnes responsables des négociations: Ahmad Qorei (Abou Ala') et Saeb Erekat. On peut en conclure qu'ils seront appelés à négocier prochainement sur la base de la nouvelle initiative de paix, non en tant que représentants de Fatah, mais au nom de l'OLP, seul représentant légitime du peuple palestinien.

3) Salam Fayad, le premier ministre palestinien, a révélé qu'il préparait un nouveau projet pour l'infrastructure de l'Etat palestinien qui sera prêt dans deux ans. Ce projet se compose de deux volets : le premier sécuritaire avec la mise sur pied des forces de sécurité palestiniennes sur la base des critères américains et sous la supervision du général Dayton, et les bénédictions israélienne, jordanienne, égyptienne et palestinienne. Le deuxième économique visant à améliorer le quotidien de la population de la Cisjordanie afin de lui faire oublier l'intifada et l'éloigner définitivement de la résistance considérée comme un facteur d'instabilité et de souffrance.

L'entourage du président Mahmoud Abbas a réussi, sur instructions de Tony Blair "envoyé de la paix" européen, à réduire la cause palestinienne à la "Cisjordanie", à l'amputer de son essence qui est la "cause des réfugiés" et à en faire une question purement économique gouvernée par les conditions de vie des habitants de la Cisjordanie. Et c'est bien là sa plus dangereuse réussite.

Aujourd'hui, au lieu de comparer la situation actuelle du peuple palestinien avec celle qui prévalait lors de la première ou de la deuxième intifada, ou celle qui existait en 1965 lorsque la première balle de la résistance a été tirée et que la Cisjordanie et Gaza étaient arabes, on oppose la dégradation des moyens de subsistance et de la sécurité à Gaza sous la domination de Hamas à la prospérité de la Cisjordanie sous le règne de l'autorité. A Gaza, la situation économique est détériorée en raison du blocus asphyxiant que tout le monde a décidé d'oublier, et la sécurité est maîtrisée sous la poigne de fer de la police du Hamas, qui s'est illustrée par l'attaque sanguinaire et sans précédent contre la mosquée Ibn Taymiyah à Rafah pour en "extraire" le mouvement Ansar Jund Allah, et par l'interdiction de toute opération de résistance et de lancement de missiles.

Quant à la prospérité économique de la Cisjordanie, elle est surtout redevable à l'afflux dans les poches de l'autorité de milliards de dollars en provenance des Etats-Unis, de l'Europe et des pays arabes, la générosité de ces derniers résultant plus des injonctions américaines que du devoir moral de solidarité.

Mais il faut se rappeler que cette prospérité correspond à la mise en oeuvre à la lettre du plan Netanyahu et du précédent plan de "paix économique" de Tony Blair. Une paix qui signifie dans la pratique l'oubli, même temporaire, des fondamentaux de la cause palestinienne.

La question à laquelle personne ne veut répondre c'est comment cet Etat palestinien qu'on nous promet, va-t-il pouvoir exister en présence de 249 colonies israéliennes où vivent un demi-million de colons, sans oublier les 600 checkpoints israéliens supposés assurer la sécurité ?

Les subtilités byzantines du discours actuel ne portent pas sur la légalité des colonies, mais plutôt sur leur croissance naturelle, sur l'admissibilité légale totale ou partielle de cette croissance et sur la contrepartie que les Arabes devront payer en termes de "normalisation".

On constate que le chantage israélien a remarquablement réussi à dicter ses conditions, et pas seulement au plan de l'évacuation du droit au retour, de la "dilution" de la question de Jérusalem occupée, mais aussi par le lien créé entre le moindre "gel provisoire" des colonies (considéré comme une énorme concession) et l'imposition d'un blocus maritime, aérien et terrestre total contre l'Iran.

De la même façon que la conférence pour la paix de Madrid avait servi en 1991 à frapper, détruire et isoler l'Irak, on veut rattacher aujourd'hui la nouvelle initiative de paix américaine à la question du nucléaire iranien et donc procéder au démantèlement des installation iraniennes par voie militaire ou par voie de sanctions, en échange de promesses, de simples promesses, d'une solution américaine à la question palestinienne et conformément à une formule qui ne fâche ni Israël ni les régimes arabes « modérés ».

Remarquez qu'au lieu de mettre en parallèle un réacteur israélien qui a produit à ce jour 300 têtes nucléaires et un réacteur iranien encore en gestation, on a établi un rapport entre le réacteur iranien et une liste d'abdications arabes sur les fondamentaux palestiniens en contrepartie de promesses de solution, qui viennent s'ajouter aux nombreuses promesses qu'on nous a fait dans le passé et qui ont disparu les unes après les autres après avoir servi les objectifs américains.

Mais le grand problème aujourd'hui c'est la faiblesse du front du refus arabe, la détérioration du camp du refus palestinien, la préoccupation syrienne par l'ouverture sur l'Amérique et la réception de ses envoyés dans le but de l'amadouer, et la concentration des efforts sur la constitution du gouvernement libanais comme si c'était la priorité des priorités au niveau régional, tandis que le Hamas est empêtré dans le "piège" de Gaza, la subsistance alimentaire d'un million et demi de Palestiniens et les ouvertures sur l'Occident pour régler le dossier de Gilad Salit.

A notre grande désolation, Hamas ne porte plus aujourd'hui la bannière de la résistance avec la force qu'on attendait du mouvement islamique jihadiste. Ajoutons qu'il existe en son sein un courant qui lui porte préjudice par les efforts qu'il déploie en vue de gagner la reconnaissance de l'Occident, en tissant des contacts et, bien plus, en participant à des conférences à Genève en présence d'Israéliens, dans le but de convaincre le monde que Hamas est un mouvement réaliste et modéré avec lequel on peut travailler et qui mérite de rester au pouvoir.

La cause palestinienne telle que nous la connaissons se trouve actuellement sous le scalpel du chirurgien "esthétique" américain, pour une opération qui va lui refaire la face, le produit sera ensuite commercialisé par des experts en communication arabes et surtout palestiniens et vendu à tous ceux qui croient à la paix économique, à la sécurité et à la prospérité de la Cisjordanie.

Source : Al Quds al Arabi   Traduction : Nadine Acoury

(Source:"ism-France.org" le 02 sept.-09)

lien: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12610&type=analyse&lesujet=normalisation

 

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