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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2993 du 02.08.2008
 archives : www.tunisnews.net  
Radio Canada: Tunisie  - Accrocs à la liberté
AP: Tunisie: Ben Ali promet "une vie libre et digne" aux Tunisiens
AFP: Tunisie: Ben Ali "fier" de son investiture pour un 5e quinquennat en 2009
AFP: Tunisie: Kadhafi dimanche à Tunis
France 24: Ben Ali en quête d'un nouveau bail à Carthage
Libération: Gafsa, terrain miné pour Ben Ali
Yahyaoui Mokhtar: Manifestations : Le double traitement
RABAM: Être terroriste et en accuser les autres.
L`Expression: Tunisie: 5e Congrès du RCD - Les droits de l’homme abordés sans tabous

 
Tunisie
Accrocs à la liberté

Tunis dément catégoriquement les violations des droits de la personne que lui prête le rapport de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme (OPDDH).
Les autorités soutiennent qu'il s'agit d'« allégations erronées » et qu'en Tunisie « les libertés publiques et les droits de l'homme sont garantis par la constitution et sont scrupuleusement respectés au quotidien ».
Vague d'arrestations en juillet
Plusieurs activistes des droits de la personne ont été arrêtés fin juillet dans la foulée de deux manifestations, une première le 25 juillet à Bizerte et une seconde le 27 juillet à Redeyef. Les deux rassemblements avaient pour thème les libertés publiques, la libération de détenus politiques et l'opposition à la présidence à vie, notamment.
Les autorités accusent les activistes appréhendés d'« entrave à la liberté de circulation, d'occupation illégale et anarchique de la voie publique, d'atteinte aux bonnes moeurs et d'outrage à fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions ».
Selon l'OPDDH, le simple fait que ces activistes participaient aux manifestations a décidé de leur arrestation.
Des circonstances troubles
Plusieurs de ces activistes sont détenus depuis leur arrestation, car le juge du tribunal cantonal de Bizerte leur a refusé le droit à la liberté provisoire. À la demande de la défense, leur cause est reportée et sera entendue le 5 août prochain.
Selon l'organisation de la presse africaine (APO), la comparution au palais de justice s'est déroulée dans un contexte assez mouvementé, le 29 juillet dernier.
Au tribunal le cordon policier déployé interdisait l'accès à la cour aux observateurs de la société civile tunisienne ainsi qu'à une partie des familles des interpellés. Les avocats ont été soumis à un contrôle d'identité.
Cette vague d'arrestations intervient dans le contexte de la fin de mandat du président tunisien Ben Ali qui vient tout juste d'annoncer sa candidature pour se représenter pour un cinquième mandat.
L'OPDDH exhorte les autorités tunisiennes à se conformer aux engagements internationaux en matière de droits de la personne, qu'elles ont ratifiés.
 
(Source: Le site de "Radio Canada" Mise à jour le vendredi 1 août 2008 à 20 h 49)
 

Tunisie: Ben Ali promet "une vie libre et digne" aux Tunisiens

2008-08-02 15:15:00
THE ASSOCIATED PRESS

TUNIS - Trois jours après l'annonce de sa candidature à l'élection de 2009 pour briguer une cinquième mandat de cinq ans, le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a promis samedi "de veiller à faire en sorte que chaque Tunisien ait une vie libre et digne".

Dans son discours de clôture des assises du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti au pouvoir en Tunisie, M. Ben Ali s'est dit "fier" de la décision du congrès de le désigner candidat à la prochaine élection présidentielle.
"C'est une nouvelle étape, pleine de labeur, d'effort, d'ambition et d'espoirs que nous entamons ensemble", a lancé le président tunisien aux milliers de militantes et de militants qui l'acclamaient.
"Le train du développement intégral et durable a pris son élan et ne s'arrêtera point. Nous veillerons à ce qu'aucun membre de la collectivité, aucune catégorie sociale, aucune région, ni aucune génération, ne soit laissée derrière", a martelé l'homme fort de Tunis.
Au pouvoir depuis 21 ans, le successeur de Bourguiba qu'il avait destitué pour "sénilité" alors qu'il était son premier ministre pour "sauver le pays de la déliquescence" a aussi promis d'élargir les aires de dialogue et de concertation avec les autres partis et les organisations.
Le congrès du parti au pouvoir a pris fin avec l'émergence d'un nouveau comité central renouvelé à plus de 77%.

Tunisie: Ben Ali "fier" de son investiture pour un 5e quinquennat en 2009

TUNIS - Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a exprimé samedi sa "fierté" d'être investi pour un cinquième quinquennat en 2009, dans un discours clôturant le congrès de son parti, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir).
"Autant je suis fier d'assumer la présidence de ce glorieux parti (...) autant je tire fierté de la décision du congrès de me désigner comme candidat", a déclaré M. Ben Ali, 72 ans, au pouvoir depuis 21 ans.
Mercredi, au premier jour du "Congrès du Défi" pour le RCD, il avait annoncé, comme attendu, sa candidature à la présidentielle de 2009, M. Ben Ali ayant été désigné candidat dès février 2007 par son parti qui l'a ensuite régulièrement "exhorté" à accepter l'offre.
"C'est une nouvelle étape, pleine de labeur, d'effort, d'ambition et d'espoirs que nous entamons ensemble", a-t-il lancé sous les applaudissements et vivats de milliers de militants du RCD.
M. Ben Ali a ensuite assisté à la lecture de la liste des 350 membres, partiellement élus et désignés, du nouveau comité central de son parti élargi aux jeunes (26%), aux femmes (38% des membres) et aux anciens militants.
"Le RCD a renouvelé son comité central à plus de 77% et parié sur le renouveau par les jeunes", a commenté devant la presse le porte-parole du congrès Abdelwaheb Abdallah.
Parmi ces jeunes figure notamment Mohamed Sakhr Materi, homme d'affaires et gendre du président Ben Ali, qui fait ainsi une entrée remarquée au comité central.
Le futur mandat 2009-2014 devrait être, en principe, le dernier pour M. Ben Ali, qui aura 78 ans à cette échéance et ne pourra plus postuler, la Constitution en vigueur limitant à 75 ans l'âge du président.
Son investiture pour un cinquième quinquennat a été rendue possible par un amendement de la Constitution supprimant la limitation des mandats, et qui lui avait déjà permis d'être réélu en 2004.
Arrivé au pouvoir en novembre 1987 après la mise à l'écart pour sénilité de l'ancien président Habib Bourguiba, M. Ben Ali avait abrogé "la présidence à vie" décrétée pour son prédécesseur.
Sa réélection en 2009 ne fait pas de doute, quand bien même la prochaine présidentielle sera pluraliste comme celles de 1999 et 2004, qu'il a remportées à plus de 90% des suffrages, à chaque fois, face à des concurrents de l'opposition parlementaire modérée.
Mercredi, il avait rejeté les critiques de monopole du pouvoir émanant de l'opposition radicale, se référant au respect de la Constitution.
La Constitution en vigueur exige de tout postulant à la présidence d'être parrainé par trente élus, condition qu'aucun parti, à l'exception du RCD majoritaire, ne peut remplir à lui tout seul.
Mais pour contourner cet obstacle, M. Ben Ali a fait adopter le 24 juillet une loi provisoire qui permet à tout opposant de postuler à la seule condition d'être le dirigeant élu de son parti depuis deux ans au moins, au jour de sa candidature.
Cet assouplissement ne permettra pas cependant au seul candidat déclaré jusqu'à présent, Ahmed Nejib Chebbi, du Parti démocratique progressiste (PDP, légal) de valider sa candidature, M. Chebbi n'assurant pas actuellement la présidence de son parti.
(©AFP / 02 août 2008 19h09)

 
Tunisie: Kadhafi dimanche à Tunis
 AFP
02/08/2008
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Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi est attendu demain soir à Tunis pour une visite de "travail" en Tunisie, a annoncé samedi le porte-parole de la présidence à Tunis.

Le colonel Kadhafi effectuera à parti du 3 août une visite "de fraternité et de travail en Tunisie", a indiqué ce porte-parole, cité par l'agence officielle tunisienne TAP.
Cette source n'a pas précisé le programme, ni la durée de la visite du dirigeant libyen, qui devrait se poursuivre jusqu'à mardi.

Outre des entretiens avec le président Zine El Abidine Ben Ali, le colonel Kadhafi doit visiter un projet d'assainissement et d'aménagement d'une zone résidentielle au sud de Tunis, dont la Libye a contribué à financer les travaux.

Sa visite se produit au lendemain de l'annonce de la candidature du président tunisien à un cinquième quinquennat à la tête de l'Etat pour la période 2009-2014.
Limitrophes au Maghreb, la Tunisie et la Libye entretiennent d'excellentes relations bilatérales avec d'importants échanges commerciaux et humains, près d'un million de libyens se rendant chaque année en Tunisie pour des vacances et des soins médicaux.
Tunis et Tripoli sont membres de l'Union du Maghreb arabe qui compte aussi l'Algérie, le Maroc et la Mauritanie.

 
TUNISIE - PRESIDENTIELLE 2009
Ben Ali en quête d'un nouveau bail à Carthage

Sans surprise, le président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali s'est prononcé pour un nouveau bail à la tête de l'Etat. En poste depuis novembre 1987, il a mis à profit la tenue du congrès de son parti, le RCD, pour l'annoncer.

Prémonitoire, Mohamed Charfi. A l’aube des années 2000, l’ancien ministre tunisien de l’Education et ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) était persuadé que le président Zine El-Abidine Ben Ali se préparait "à une présidence à vie".
 
Le plus novateur des ministres de l’Education du monde arabe s’était promis de militer contre l’installation de la Tunisie dans l’immobilisme institutionnel. L’homme s’est éteint le 8 juin dernier sans avoir réussi à briser le monopole politique.
 
Six semaines après sa disparition, Ben Ali est entré en lice pour un cinquième mandat consécutif. Au pouvoir depuis novembre 1987, il est assuré de prolonger de cinq années son bail à la tête de l’Etat tunisien. Un règne qui en fera le plus ancien chef d’Etat arabe en exercice derrière le Libyen Mouammar Kadhafi et l’Egyptien Hosni Moubarak.

Un système qui impose un monopole présidentiel de fait

Constitutionnellement, la Tunisie n’est pas dans le schéma de la présidence à vie. A la différence de l’ère Habib Bourguiba (1957-1987), la Loi fondamentale actuelle n’assure pas au chef de l’Etat un bail à vie. Pour autant, elle ne remet pas en cause le pouvoir sans partage – et dans la durée – du président.
 
"Ben Ali n’a pas besoin d’une disposition constitutionnelle pour se maintenir aussi longtemps au palais de Carthage", souligne Béatrice Hibou, chercheur au CNRS (CERI-Science Po) et auteur de "La Force de l’obéissance. Economie politique de la répression en Tunisie" (éditions La Découverte). On est dans un système qui impose un monopole présidentiel de fait et réduit la compétition présidentielle à un exercice de forme."
 
Le président Ben Ali a initié une politique à deux vitesses. Entre 1987 et le début des années 1990, il s’était démarqué du style Bourguiba, supprimant la présidence à vie, limitant à trois le nombre de mandats présidentiels et libérant prisonniers politiques et syndicalistes.
 
Elu en 1989, réélu en 1994 et en 1999, il choisit, à partir de 1992, une politique autoritaire au motif que le pays était aux prises avec la menace islamiste. En 2002, une révision constitutionnelle fait sauter le verrou de la limitation des mandats, allonge à 75 ans l’âge maximal pour l’exercice de la fonction présidentielle et garantit l’immunité pénale du locataire de Carthage. La Loi fondamentale se prête désormais à la longévité présidentielle.
 
Plus que dans tout autre pays arabe, les contre-pouvoirs en Tunisie brillent par leur absence alors que l’opposition est en butte à une situation pour le moins intenable. Au gré de la conjoncture, ses animateurs se démènent comme ils peuvent entre militantisme stérile et compromission. "L’opposition est complètement discréditée, juge Kader Abderrahim, chercheur associé à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). Elle s’est complètement marginalisée sous les effets de son compagnonnage avec le pouvoir entre 1987 et le début des années 1990", période au cours de laquelle Ben Ali avait allégé la chape de plomb imposée par Bourguiba.

 L'opposition tenue à distance
 
Selon Kader Abderrahim, l’opposition à même de donner de la voix est réduite à une poignée de figures contraintes à choisir entre l’exil ou la prison, ainsi qu’aux animateurs de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme. A défaut de liberté de la presse et de champ politique ouvert, son rôle est hypothétique. "Dans ces conditions, elle a peu de chances de peser sur le cours des événements et son action pêche par un manque manifeste d’efficacité", souligne Béatrice Hibou.
 
Habitué aux plébiscites surréalistes, Ben Ali semble désireux, cette fois, de donner plus de couleurs à la course présidentielle. Candidat unique en 1989 et en 1994, il avait affronté, en 1999 et 2004, des "adversaires" réduits au rôle de figurants. A défaut d’amender la Constitution, il a fait adopter récemment une loi exceptionnelle destinée à susciter davantage de candidatures.
 
Cette mesure exempte les candidats à la présidentielle du parrainage de 30 élus minimum. Dans un pays où l’Assemblée nationale et les collectivités locales élues sont contrôlées à 80 % par le parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le challenge présidentiel ressemblait, jusque-là, à une entreprise risquée.
  
S’il souhaite davantage de "challengers" pour 2009, Ben Ali est néanmoins soucieux de les choisir. Une clause de la loi exceptionnelle limite la joute présidentielle aux seuls chefs de partis élus depuis au moins deux ans. Les observateurs y voient une manœuvre destinée à mettre hors course le seul candidat déclaré jusqu’à présent : Ahmed Néjib Chebbi, fondateur du Parti démocratique progressiste (PDP), dont il n’assure plus la direction.

(Source: Le site de "France 24" le 01 août 2008)
Gafsa, terrain miné pour Ben Ali
Tunisie. Une répression sévère s’est abattue sur cette région, symbole des tares du régime.
 
CHRISTOPHE AYAD

Cela fait sept mois maintenant que la région de Gafsa est en ébullition. Ce bassin minier pauvre, aux confins de la frontière algérienne, est devenu pour le pouvoir tunisien le plus long foyer de contestation depuis l’arrivée au pouvoir, en 1987, du président Zine el-Abidine Ben Ali, candidat à un cinquième mandat. Vendredi 25 juillet, la ville de Redeyef, épicentre de la contestation, a été le théâtre d’une nouvelle manifestation, dispersée sans ménagement par les forces de l’ordre, et suivie de l’arrestation de quatre nouveaux responsables d’associations et de syndicats, dont Zakia Dhifaoui. Cette enseignante et militante du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL) a été arrêtée par des agents en civil chez Jomaa Hajji, l’épouse du leader de la protestation dans la région de Gafsa, Adnan Hajji, lui-même emprisonné depuis le 22 juin. La marche de dimanche rassemblait quelque 500 proches de détenus.
Privilégiés. La révolte à Redeyef a débuté le 5 janvier, lorsque la direction de la Compagnie des phosphates de Gafsa affiche les noms des nouveaux embauchés. Le chômage est particulièrement élevé, surtout chez les jeunes diplômés, les vagues d’embauche sont rares. Quand les habitants découvrent que les enfants des cadres de l’entreprise, par ailleurs membres de la centrale syndicale UGTT, sous étroit contrôle du gouvernement, ont été privilégiés, la colère explose. D’autant que les instances régionales du syndicat sont contrôlées par des gens venus de Tunis et du reste du pays et non par des «enfants du pays», dans une région très tribalisée. Les forces de l’ordre, débordées dans un premier temps, réagissent avec d’autant plus de violence. Mais, à la surprise générale, les habitants ne cèdent pas. Les femmes et les enfants descendent dans la rue fin janvier pour obtenir la libération des hommes emprisonnés. Face au mouvement, qui s’étend à tout le bassin minier de Gafsa (Oum Larayes, Metlaoui, Feriana, etc.), plusieurs familles partent s’installer dans la montagne, voire en Algérie toute proche, pour échapper à la répression. A partir du mois de mars, la région vit un encerclement quasi-permanent. Les véhicules sont contrôlés à l’entrée et à la sortie de la région.
L’escalade est constante, entrecoupée de pauses. Le 6 juin, la police tire à balles réelles, tuant un manifestant et en blessant 26 autres. En juin, l’armée a été envoyée sur place face à l’incapacité de la police à contenir les manifestations.
Elections. C’est que le pouvoir craint avant tout une contagion de ce conflit social et politique au reste du pays. La révolte de Gafsa résume bien à elle toute seule nombre de maux tunisiens : chômage des jeunes, pauvreté extrême des zones marginales du pays, népotisme, infiltration des instances syndicales par le pouvoir, absence de tout espace d’expression et de représentation, syndicale comme politique, et enfin gestion sécuritaire de toute contestation. Mais étrangement, la cause des mineurs de Gafsa n’a guère mobilisé, jusqu’à présent, les opposants et militants de droits de l’homme à Tunis, plus focalisés sur les élections présidentielle et législatives de l’année prochaine, jouées d’avance.
Meilleure preuve du refus du pouvoir d’enclencher toute forme de dialogue ou de négociation, tous les leaders du mouvement de protestation à Gafsa ont été arrêtés et sont en instance de jugement, quand ils ne sont pas en fuite. A commencer par Adnan Hajji, le chef du mouvement, ainsi que Tayeb Ben Othman et Béchir Laabadi. A ce jour, selon une liste nominative dressée par des militants des droits de l’homme, au moins 190 personnes ont été écrouées. Seule une minorité d’entre elles ont été jugées, et condamnées à des peines allant de deux mois à trois ans de prison. Plusieurs cas de torture ont été signalés durant la détention. Mais des peines beaucoup plus lourdes pourraient frapper les «têtes» du mouvement. Hajji, qui était entré dans la clandestinité, est accusé de «constitution de bande de malfaiteurs, association en vue de porter atteinte à des personnes et à des biens publics, et rébellion». Il risque vingt ans de prison.
A la mi-juillet, le pouvoir a tenté une ouverture, sans succès. Le PDG de la société des mines a été renvoyé pour «incompétence» et le président Ben Ali a promis un grand plan d’investissement dans cette région sous-développée. Il en faudra plus, et surtout plus d’avancées concrètes, pour restaurer une confiance en miettes entre les habitants de la région de Gafsa et le pouvoir à Tunis.

(Source: "Libération" (Quotidien - France) le 2 aout 2008)

Manifestations : Le double traitement

Le journal du parti du président Ben Ali “Le Renouveau”, sous le titre “La liesse” relate aujourd’hui l'information sur les “marches populaires spontanés” supposé avoir eu lieu dans tous les gouvernorats du pays à la suite de l’acceptation par le président Zine El Abidine Ben Ali de présenter sa candidature à l’élection présidentielle 2009, Information déjà reprise par presque tous les autre journaux.
Ces “manifestations” dont on précise qu'ils ont tous eu lieu hier Jeudi 31 juillet, indépendamment de leur véritable consistance et de la nature de leur spontanéité, sont supposées exprimer l'opinion de ceux qui les ont organisés. En tant que telles, ils n'ont rien de différent de ceux qui les ont précédés le 25 juillet à Bizerte et le 27 juillet à Redayef sauf que les premiers ont exprimés une opinion contraire au pouvoir et opposée à la présidence à vie qu’on vient d'accorder de fait au président Ben Ali.
Si on ne s'attend pas, bien sur, d'un journal comme “le Renouveau” d'écrire autant sur “Le désenchentement” ou “le refus” exprimé contre la politique et le cinquième mandat du président Ben Ali, on ne peut s'empêcher de se demander pourquoi des manifestants sont kidnappés et jetés en prison (Voir l'article précédent) pour être jugés en malfaiteurs dans un cas alors que d'autre se voient apologisés en titre de premières pages de tous les journaux? Est-ce là, un avant goût de la démocratie que nous promet Ben Ali pour son prochain mandat ?

Les propagandistes de la dictature se trempent gravement s’ils prennent leur hallucinations pour des réalités. Après plus de 20 ans de dictature qui n’a réussi à exceller que dans la duperie et la répression, l’immense majorité des tunisiens est dégoûtée de leur faux discours et de leur manière de voir la réalité dans laquelle nous vivons. Si c’est sur ce genre de défit qu’ils misent aujourd’hui pour continuer à faire le vide autour d’eux, c’est certainement sans eux que le pays va devoir penser l’avenir pour espérer évoluer.
Pour illustration de cet esprit totalitaire scellé et anachronique pour notre temps, qui n’est de plus qu’une insulte à l’intelligence de nos concitoyens et qui nous couvre de honte devant le monde entier par sa médiocrité, j’ai choisi cette capture photo (en haut) de la première page d’aujourd’hui de la « Pravda » de ce parti de Mr Ben Ali

Yahyaoui Mokhtar – Vendredi 01 Août 2008
 
(Source: "Tunisia Watch" le blog du juge Yahyaoui Mokhtar le 1 aout 2008)
 

Être terroriste et en accuser les autres.

   

  Un jour, vers 10h du matin, je passais par une rue fréquentée de Tunis, quand soudain, j’entendis des cris de timbres différents, qui s’approchaient : « attrape, voleur…attrape, voleur… ». Il y avait de suite, une file de jeunes gens qui défilaient à grande vitesse. M’arrêtant parmi une foule ébahie, quelqu’un commenta : « C’est devenu une habitude, maintenant. Dès qu’un voyou est découvert, il nous joue ce tour. Le premier sprinter, au fait, était le pickpocket, qui à son tour, criait comme les poursuivants, créant la confusion, pour ne pas être intercepté ».

  Malgré le foisonnement, sur le globe terrestre et ailleurs, d’un coté, et  leurs misères patentes, de l’autre, les arabes demeurent  inertes, telles des limaces.

Cela commence à bien faire, depuis des siècles maintenant. Est-ce un sort ?

  Privés de droits de liberté, de santé, de biens, de finances,…Bref, de toute dignité d’êtres, on veut, enfin, les achever physiquement, en masse, en les privant, de la manière la plus abjecte, de pain : seul moyen de subsistance physique provisoire, encore accessible naguère, malgré l’état de sous alimentation patente de beaucoup, installé depuis longtemps. Serviraient-ils, une fois éliminés, d’engrais biologiques, maintenant que les proxénètes au pouvoir pensent à plus d’aliments, chacun pour sa progéniture propre. Les boulangeries peinant désormais à fournir le quidam, faute de blé.

  Le prix du pétrole grimpe fort, depuis un certain temps, non par exigence des pays producteurs, paralysés par des lèche-culs à la saoudienne, mais plutôt sous la férule des sociétés qui le pompent. Les fabricants automobiles, voyant arriver le danger de vendre moins de mécanique, ont investi dans l’huile biologique, substitut du diesel, carburant majoritaire, au sein des pays de grande consommation.

Des superficies grandissantes sont de plus en plus réservées à la cause, mais désormais sur le compte de la culture de denrées alimentaires, dont les céréales.

Et là, se sont ces derniers qui deviennent insuffisants, pour nourrir la population mondiale, surtout par saisons peu pluvieuses. Une concurrence est bel et bien engagée, entre produire des carburants ou bien des aliments. Simple question de rentabilité.

  Les enturbannés, eux, n’ont rien à foutre de tout cela. Quelle que soit la conjoncture, ils auront toujours les moyens de se payer des limousines, des bateaux de plaisance, véritables châteaux flottants, des palais somptueux, les services de belles blondes et évidemment une pitance de luxe... Comment trouveraient-ils donc le temps, en « véritables musulmans », de penser à la solidarité avec leurs coreligionnaires ou d’autres, à qui la nature n’a pas, ou très peu donné.  Ces têtes de tapirs, qui n’ont aucun mérite des richesses qu’ils amassent, car fruit de pur hasard géologique, se trouvent radins, même vis-à-vis de leurs propres concitoyens.

  En Egypte, un appel à la grève générale, fut lancé pour le 4 Mai 2008, par des femmes et des hommes courageux, désormais condamnés à mort, par la faim cette fois. Le despote, MOUBARAK, ayant senti le cramé arriver, décréta, après avoir tiré sur les démunis pour en tuer onze et en blesser beaucoup plus, une augmentation de salaires de 30%. Comme çà et d’un coup ! Alors que cela fait une éternité que le petit peuple égyptien, comme la majorité écrasante des arabes, peine à se maintenir. Il faut dire que des miracles pareils ne se produisent que par des lâches, qui ne bougent que sous la menace, du coup de pied au  cul. Gaz, ciment, et moult marchandises égyptiennes, étant pendant ce temps, livrés au rabais, à l’occupant sioniste. La Tunisie, avec Zinelabidine BEN ALI comme potentat, a emboîté le pas, en exportant vers « Israël », ce qui servira à  la construction de prisons, pour les palestiniens sur leur terre, des colonies qui poussent comme des champignons, et des célèbres murs de séparation raciste, transformant ainsi la Palestine en véritables ghettos d’apartheid. Le petit pays magrébin demeure pionnier dans ce savoir : douze millions d’humains sont en sursis, entre les remparts de leur « président », depuis son coup d’état du 7 Novembre 1987. Des désespérés arrivent quand même à s’en échapper, de temps à autre, se jetant à la mer pour un rêvé salut en Europe. La plupart finissent dans les filets, puis les caves de ZABA (Zinoché, pour les chiliens). A ce dernier, je conseille la construction de ses murs en béton, et de demander conseils à Sharon, ils ont les mêmes déviances.

  Les pays arabes sont matériellement riches, alors que leur réalité demeure on ne peut plus minable : des pouvoirs gangrenés, pompent sans relâche, telles des sangsues, jusqu’à  la  dernière goutte du sang des affamés. Rien, apparemment, n’arrive à  remplir leur citerne. La décence ? Ne connaît pas. Pour saisir leur manière de gérer l’homme, il faut absolument se rendre compte, de leur caractère mafieux, dans l’exact sens du terme. Si cela n’est pas suffisamment clair, prière de se reporter aux nombreux documentaires et livres,  consacrés à la camorra napolitaine,  ou celle calabraise.

  Du Maroc au Golfe Arabique (Persique), on tue sans compter. Les nombreuses réunions des sinistres de l’intérieur, sont le seul gage d’union des tyrans. On n’a qu’à voir leurs échanges. C’est à qui manifester le plus de générosité en envois, sous escorte, de musulmans ou d’opposants  échappés à l’abominable ou soupçonnés de « terrorisme », par  la criminalité organisée, pour des traitements d’un autre âge. Les malfaiteurs lancent des accusations graves, à la mode des maîtres occidentaux, les utilisant comme cache misère de leur exécrable décadence.

  Début des années de son pouvoir, le relayeur en chef du colonialisme français en Tunisie, BOURGUIBA, se rendit, on ne sait par quel miracle, au Nord–Ouest du pays, fief de  feu Salah BEN YOUSSEF, qu’il avait assassiné, en Allemagne, préalablement. Un sujet, parmi la foule s’écria, en arabe : « vive BOURGUIBA, lui le mulet, nous la charrette ». Les gardes du corps se jetèrent sur lui, pour lui tordre le coup. Mais le« père de la nation » et « combattant suprême » leur lança : « Lâchez-le, il ne fait que s’exprimer dans les moyens du bord ». Et, effectivement, le pays  était comme aujourd’hui, sous l’emprise d’un mulet, pas d’une mule, même s’il n’avait qu’une seule couille. Il nous a légué, malgré lui, BEN ALI, justement, un spécimen à trois bourses : 1) la sienne propre, 2) celle de sa belle-famille : les TRABELSI et consorts, et 3), celle portant son nom et affidés. Le peuple gèrera  la queue. Vive la république !

 Est-ce qu’en Tunisie rien ne présage, d’un éventuel éveil populaire, comme en Mauritanie, il n’y a pas si longtemps, et alors que tous les compteurs sont au rouge, virant même au noir ? Ainsi, pas un domaine n’y répond aux besoins d’existence des sujets. Tout est à faire, tout est à construire. Et pour cela, il faut des couilles, de réelles, au sein des damnés, pour renverser la table et se réapproprier les subsistances usurpées. Pour beaucoup moins que cela, des peuples se sont révoltés et ont changé le cours de leur histoire, avec courage et détermination, en usant de tous les moyens possibles.......

  Je me réjouis, qu’au bassin minier de GAFSA, enfin, des ouvriers et des syndicalistes dignes, tiennent tête au« pouvoir », depuis Janvier 2008. Cette région a toujours été pionnière, dans la lutte, contre la haine.

Des habitants, très modestes, sont descendus dans la rue, chargés de dégoût de ce à quoi l’existence a abouti, brandissant des pancartes où l’on peut lire : « l’argent du peuple dans les palais, les enfants du peuple sous les tentes ». Avec un chômage généralisé, et des listes d’embauche gérées par le népotisme et l’ostracisme, cela ne pouvait aboutir à autre chose que la répugnance. On a remarqué que « la police » foutait le camp devant des lanceurs de pierres. Pas pour longtemps, car « l’amour propre » du mafioso en chef s’étant trouvé écorné, sa racaille a tiré sur la masse pour tuer (aux dernières nouvelles, des morts et des  blessés ?). Profitant de l’absence des commerçants de leur boutique fermée, elle se met, sans réserves, à faire des casses pour remplir les fourgonnettes, de tout ce qui croise la main. Fidèle à sa bassesse et aussi brave que de coutume, ZABA nie catégoriquement les faits. Il ignore même l’existence du soulèvement populaire, dont il est question. Ce couillon n’a point de morale. Sa flicaille va chercher les humains, jusque dans leur masure, où ils se réfugient, pour les terroriser sans ménagement, ou les embastiller ailleurs. Aux dernières nouvelles, c’est l’armée qui intervient, pour instaurer l’état de siège. Ainsi, comme le rappelle souvent le professeur MARZOUKI, toute institution nationale est détournée de sa mission, pour protéger la mafia du citoyen et non l’inverse. Les pacifistes à outrance,  les poltrons et les opportunistes, qui attendent une cueillette éventuelle sans effort, sont avertis. A tout instant, vous n’êtes pas à l’abri des humeurs du Général Parrain, où que vous soyez. Il suffit qu’il se soule, ou qu’il se shoote, comme de coutume, pour que vous lui manquiez et qu’il vienne vous embrasser…, d’un baiser mortel. Fidèle à sa générosité, Il lui serait plus judicieux de distribuer de ses biens sur la région, par la voix des airs, genre napalm ou armes chimiques... Ce genre de personnage ne peut que détester l’homme et l’existence. Si cela ne tenait qu’à lui, il aimerait, sans nulle doute, ne laisser sur terre que le nombre lui suffisant de serveurs, masseurs, soigneurs, flagorneurs et autres amuseurs. Mais n’est-ce pas trop, pour un baudet?

  Les Mass Médias officiels, dévoués à la propagande, et en éternelle perfusion imposée aux damnés, n’en disent mot. Aucun journaliste indépendant, n’a le droit d’accéder au lieu de l’évènement. C’est la loi du silence, l’omerta, qui se respecte. La chaîne qatari Aljazeera, ayant pas mal à son crédit, et de multiples griefs, aussi, informe la planète en temps réel, grâce aux contacts qu’elle établit, avec des habitants du lieu de l’évènement.

  Il y a quelque temps, et au cours d’un pseudo débat télévisé de TV 7, chaîne de propagande officielle, subventionnée par un racket imposé au peuple, qui ne la regarde qu’occasionnellement, scrutant les signes d’un changement éventuel, une citoyenne posa la question de savoir, au téléphone, à un ministre (sinistre) présent : « pourquoi tant de Mercedes en possession de l’état, alors qu’on nous parle d’efforts économiques à faire, pour un développement durable ? » Et le masturbateur de répondre, sans discernement des modèles : « mais madame, même nos ouvriers à l’étranger en ont, des Mercedes ». Grave péché des émigrés, en effet. Il faudrait les juger, à leur retour au pays, et leur soustraire les berlines. Le « pouvoir » devant  garder sa supériorité « logistique », car il n’a de présence, que  celle de l’apparat. Et de l’appât.

 Si les émigrés triment pour ramener de l’argent, peu ou prou, à leur famille, et de la devise, au pays, les charognes devraient nous raconter ce qu’ils réalisent, pendant ce temps, à part s’empiffrer et commettre exactions, partouzes et autre déprave.

Les régimes arabes achètent tout, absolument tout : des produits technologiques, à ceux alimentaires. Ils vont jusqu’à racheter « leur » propre pétrole, et de nombreux dérivés, sous forme « raffiné », j’en conviens. Sans les inventions et « services » des pays fournisseurs, ils se trouveraient  actuellement, encore,  à  se déplacer à dos de chamelles. Paradoxalement, ils ne laissent pas fabriquer grand-chose, par les peuples qu’ils écrasent. Les références scientifiques, elles, foutent le camp, au grand bonheur des pays développés, qui les accueillent à bras ouverts. Cette situation est celle recherchée et planifiée, depuis longtemps, par les colons occidentaux, sans exception. Les harkis locaux font le reste, en leur lieu et place, et érigent cette stratégie en politique de gouvernance. Certains parmi eux proclament  des « républiques », d’autres des « royaumes ». Mais en réalité, on ne voit rien de tout cela. Docteur Moncef MARZOUKI, victime notoire de l’obscurantisme officiel et du terrorisme d’état, a bien résumé la situation. Il parle de « Joumloukia », un rejeton né de Joumhouria et  de Mouloukia, termes arabes, désignant respectivement, les deux systèmes de gouvernance cités, pour aboutir au despotisme, dans tous les cas. Il s’agit là de conjugaisons de la colonisation, imposées  par une idéologie historique.

  Pourquoi sinon, ne peut-on pas parler de développement, parmi les arabes ? S’il y en avait, ils seraient de l’élite mondiale. Malheureusement, ils se situent à l’extrémité de la queue du peloton, dans tous les domaines de progrès. On les mène droit vers l’Abîme. Ils sont en dehors du temps et de l’espace. Les rapports de différentes organisations, reconnues à travers la planète, sont éloquents.

 Ainsi, en matière d’éducation, les programmes et conditions de leur réalisation sont des plus irresponsables. Dictés par la « mondialisation », et, nécessitant beaucoup de moyens, de surcroît, ils ne bénéficient qu’aux familles de la nomenklatura, pilleuse des deniers de peuples diminués et méprisés. Le reste des scolarisés finissent leur cursus, illettrés, cherchant des besognes précaires, pour survivre au moyen age. Quand un enfant de famille modeste arrive à percer, la mafia s’efforce de mener une enquête « approfondie », sur lui et les siens, au grand complet, etc.

Un bachelier tunisien, il n’y a  pas si longtemps, réussit son bac maths avec une très forte moyenne générale, lui permettant d’aller en polytechniques. Mais l’organisation criminelle en décida autrement, parce que son oncle était soupçonné de pratiquer la prière musulmane. Idem, pour tous ceux de familles opposantes ou non affidées. D’autres, par contre, ne décrochant que péniblement les 10 /20 de moyenne, sont envoyés faire des études au-delà de leur capacité intellectuelle. On peut deviner leur compétence, une fois« diplômés » et chargés de réaliser des projets dans le pays. Etre musulman, sous BEN ALI, signifie son arrêt de mort. On a plutôt intérêt à être malfrat. Un ramassis de la déprave. En même temps, on construit des mosquées, pour un paraître religieux. En réalité, les services de renseignements les utilisent comme trappes, pour la jeunesse qui prie, ou un imam rebelle. Hajja Nana, mère de la coiffeuse présidente de Tunisie (un encensement de plus, des lieus saints de l’Islam), a crevé le 21 Avril 2008. Un texte de prière à sa mémoire, émanant du sinistre de l’intérieur, a été distribué aux imams, sommés de le réciter aux fidèles pendant la prière de vendredi. Ces derniers sont « conviés » à répéter à haute voix. Et gare à celui qui se plaindrait d’une angine, ou qui feigne quitter les lieux : la flicaille est là, en nombre, qui prie aussi. Pour avoir le soutien indéfectible de la criminalité internationale, à la BUSCH, le parrain ZABA terrorise et parle de lutte contre le terrorisme (des survivants, peut être). Drôle travestissement de réalité !

   Pareil pour la santé : les esclaves sont à peine nourris et soignés, afin de, juste demeurer debout, et produire…pour le racket, comme l’a souvent préconisé CHIRAC et semble le ressasser le rejeton SARKOSY, à chaque visite en Tunisie.

Ces deux charognes (par exemple) qui, sans honte, cautionnent et appuient criminalité et fascisme au pouvoir, semblent avoir la mémoire courte. Ils oublient que des arabes, beaucoup d’arabes, ont laissé leur vie en combattant le Nazisme d’Adolf HITLER, aux cotés des peuples européens luttant pour leur propre indépendance et le recouvrement de leur dignité. Pour la gratitude, il n’y a pas mieux !

   Plusieurs caisses ont été créées, pour le subterfuge de « Solidarité Nationale ». La 26-26, Caisse de Solidarité Nationale ou la 21-21 : BTS (Banque Tunisienne de Solidarité, sans aucun statut légal, avec prêts et intérêts) n’en sont que des exemples. Pourquoi pas une 14 -18, une 40-45? Le fond de l’entonnoir, symbole de gavage, se trouvant toujours dans le Palais du Parrain.

  En Tunisie, on parle de la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie), depuis 1997. A chaque promesse de l’établir, on reporte l’échéance de six mois. Ainsi, à la fin de chaque année, on parle de début juillet de la suivante. Voyant la date fatidique s’approcher, on reporte pour le début de celle qui succède, et ainsi de suite. On a de cette manière assisté à 20 mensonges des autorités, comme début. Il semblerait que récemment, on était arrivé à « un accord ». Mais quand on passe à l’acte, pour se faire soigner, cela devient le parcours du combattant, dans le plein sens du terme. Je laisse les détails aux gens du domaine.

Je sais simplement qu’il faut de l’argent, beaucoup d’argent, pour instaurer tout système de couverture sociale adéquat. Çà n’a jamais été permis, par la bande organisée.

Un des nombreux frères du bourricot, un minable trafiquant, tombé en coma depuis des mois, a été transféré de l’Hôpital Militaire de Tunis vers un autre en France. Un germe opportuniste du même acabit, mais de la belle famille, cette fois, l’a récemment rejoint dans les mêmes conditions. Que Dieu débarrasse l’humanité du maximum de ce genre. Voudrait-on les conserver en réanimation, jusqu’à momification, comme leur cousin Sharon, afin qu’ils continuent, en post mortem, à bénéficier des largesses du temps,  avec le reste de la troupe restée en vie? L’esclave citoyen, bientôt en guenilles, est toujours sommé de payer.

  En réponse à toute demande citoyenne, les harkis au pouvoir nous servent la méthode de leurs maîtres : la Gégène, la Baignoire, le Poulet Rôti, le Viol systématique de toute la famille, femelles et males…et j’en passe.

  C’est la crème de leur compétence technologique, ingéniosité de cervelles ankylosées, et  summum de générosité.

  En bonus, les « tribunaux »de la caste veillent au grain. Ils assènent, sans scrupule, des délibérations criminelles, comble du sort, à tout aspirant à la dignité. Ainsi, s’agissant de protestataires, qu’ils soient de simples gens, des journalistes, ou des opposants, c’est la geôle à la gestapo, et illico.

 Dans les affaires de biens financiers ou immobiliers, où ils doivent trancher, ces pseudo lieux de justice, se voient dicter la décision à prendre. Et là, ordres malfaisants tentaculaires, interventions à différents niveaux et bakchich, sont maîtres de toutes les situations. Il arrive souvent, que des juges délibèrent sciemment, dans des procès ne relevant pas du tout de leur compétence territoriale, afin d’usurper de force, et illégalement, des biens de la partie pouvant avoir gain de cause, ailleurs. Ainsi des dégâts irréparables sont causés. Ces pratiques sont le symbole de l’Ere Nouvelle tunisienne.

  La langue arabe est l’une des plus riches au monde. Le mot « katha » signifie justice mais aussi, massacre, terme que « k’tha », en dialecte tunisien, exprime tout aussi bien.

A tout récalcitrant, on colle de graves accusations, pour le foutre en prison, comme si le reste de la population ne s’y trouvait pas encore. Cela rappelle les expropriations, pratiquées par le pouvoir colonial français, par exemple, à la solde des occupants parachutés.

 Les mêmes procédés sont ceux d’ « ISRAEL », en Palestine Occupée, afin de créer des no man’s lands : terres vidées de leurs occupants originaux, dont on fait des errants, qu’il sera plus facile à marginaliser, pour le massacre final, la shoah, comme le proclamait dernièrement un politique « Israélien », on ne peut plus fasciste. Un juif qui mettrait la casquette de Hitler ! Aucun être, sauf s’il s’agissait d’un débile mental, ne pourrait le comprendre, depuis l’époque du Führer. Mais le personnage n’est ni juif, ni débile. Il est SIONISTE. Les détenteurs du judaïsme, ont dès le départ combattu, et continuent de le faire brillamment, la création d’ « Israël », parce que leur noble religion l’interdit, disant que ni l’injustice, ni le blasphème, ni le fascisme, ne peuvent avoir droit de cité, parmi les humains. Dans la filiation historique même, arabes et hébreux sont cousins germains. Ecoutez les parler, ils sont sémites. Ils ont d’ailleurs toujours vécu en parfaite harmonie dans les pays arabes, à travers les temps. Partout sur la planète, les hébraïques sont, je crois, les bienvenus, là où ils étaient avant leur départ vers la palestine. Allez comprendre les magouilles occidentales !

D’ailleurs, s’il y a une réparation historique de droit, qui peut s’imposer, face aux « juifs », c’est le pays de la croix gammée qui doit la faire. Pourquoi ne doit-on pas installer « Israël » en Allemagne ?

  La franco-colombienne Ingrid BETANCOURT, emprisonnée depuis six longues années par les FARC, dans la jungle, vient d’en être heureusement libérée, même si avec quelques uns seulement de ses compagnons de misère, suite à un scénario, dit-on, à la James Bond réalisé par des agents américano israélo colombiens, après tant de luttes menées par des politiques, des ONG, des personnalités, des journalistes…de tous poils, et la mise en œuvre de moyens conséquents. Une autre version  parle de rançon, de 25 millions de dollars, versée aux ravisseurs. Malheureux est de constater que, comme à chaque fois, les néo conservateurs américains et les sionistes, ayant besoin de redorer le blason de baudruche, fourbi à tour de bras, pour continuer à impressionner, après dénudement de la carcasse, suite aux défaites politico militaires respectives, ne rechignent jamais à exploiter en la souillant, toute situation hors de leur morale et/ou de leur capacité.

Rien d’étonnant par contre, que l’âme humaine, par essence, se réjouisse de tout affranchissement.

Ce qui l’est moins, c’est l’ignorance, en même temps, de millions de gens, emprisonnés pour leurs idées, aussi, et croupissant dans des conditions autrement plus inhumaines que celles décrites par BETANCOURT. Elle qui disait en 2002, l’année de sa captivité : « La vie ici n’est pas la vie. C’est un gaspillage lugubre du temps».

 La fiscalité, autre moyen employé, seul ou en accointance avec  le « k’tha », pour saigner toute victime désignée, ne peut manquer à l’appel. Comble de l’ironie, les mafieux et nouveaux riches, n’y sont jamais cités, alors que la quasi-totalité des biens, naguère de la société, est désormais  entre leurs seules et sales mains.

Ainsi toutes unités  industrielles  productives, tous biens mobiliers ou immobiliers d’importance, privés ou publiques, y compris ceux classés patrimoines de l’humanité, et même toutes sommes conséquentes d’argent,  sont engloutis par eux, de gré ou de force.

Récemment, et çà n’est  qu’un  exemple, toutes les terres du futur aéroport d’Enfida et alentours, ont été arrachées sous la terreur, à de petits cultivateurs, pour des prix modiques. Ceux qui, pour survivre, ont refusé de signer les actes de vente imposée, ont été embastillés sans ménagement, jusqu’à ce qu’ils changent d’avis. Leurs proches, sont, entre temps, licenciés de leur travail, quand ils en ont, et désormais fliqués de très près.

En outre, il a été interdit de vendre ou d’acheter tout terrain se trouvant entre Elkantaoui et Elfoukkaia, situés sur le chemin de ce même aéroport, et longeant  la plage : domaines, dorénavant réservés au  hold-up de la dictature. A chaque fois, l’argument  public est mis en avant. Les terrains sont rapidement revendus à des tarifs incomparables. Et on voit pousser comme des champignons, hôtels, magasins, villas et châteaux. Tous privés.

  Il y a un créneau national de poids, partie intégrante du plan de développement de l’état, oublié par les déplumés, et qui devrait résorber le chômage, renflouer la besace et détendre l’atmosphère : c’est la danse du ventre. Plus, un vol à la tire par ci, une visite à domicile par là, et le bien être est généralisé.

Il serait utile de rappeler, qu’il arrive à « nos » minables usurpateurs d’exporter leur savoir faire. Tout le monde se rappelle du yacht volé par Imed TRABELSI (fils ou frère, personne ne sait, de la « Présidente » Leila ZABA. Encore une schizophrénie de plus), en Cote d’Azur, et qui a été remis en catimini, à son propriétaire, un banquier français et ami de Jacques Chirac, le détrousseur en chef, qui ne voulait point de scandale touchant à son autre ami, et aussi piètre « président » que lui, ZABA en personne.

 Des limousines du plus grand luxe, sont subtilisées, à leurs propriétaires européens et exportées vers la Tunisie, puis revendues localement, ou réorientées ailleurs, pour davantage de fric. Des containers de produits alimentaires douteux les plus variés, de pièces mécaniques de rechange, de cigarettes, d’alcools et autres drogues, tous contrefaits, circulent librement, alors que les agents de douane pullulent, comme ceux de la police, et ne trouvent utile que le contrôle continu des 404 Bâchés (petites camionnettes Peugeot des années 70 et symbole de remplacement des charrettes, justement). On retrouve là, le panel des réseaux mafieux établis entre l’Albanie et l’Italie, le Mexique et les Etats-Unis, l’Europe et la Colombie etc. Serait-ce la mondialisation de la criminalité organisée? Rien ne semble être plus sur.

 L’inflation bat des records jamais atteints, touchant de plein fouet une société réduite à néant. Des biens de consommation courante, voient  leur prix doubler ou tripler en une année, alors que les « salaires » demeurent inchangés, à  l’éternité. La dernière en date est la disparition de l’huile végétale, denrée fondamentale de la cuisine tunisienne et dont le prix était encore accessible. On s’attend, à la flambée des prix, dès sa renaissance, comme pour chaque diète. Juste avant, c’était le lait, quand d’un produit naturel, on était passé à une mixture, qui n’a du lait que la couleur. L’huile d’olives, production agricole phare du pays, reste hors d’atteinte de la plupart des bourses, parce que chasse gardée de la spéculation des mafiosi. Les hydrocarbures suivent les cours mondiaux à la montée, alors qu’ils sont livrés depuis longtemps à la Tunisie, par l’Arabie Saoudite, à un prix préférentiel, d’une trentaine de dollars le baril, quelle que soit la conjoncture. Personne ne puis s’étonner de la volonté de solidarité entre des systèmes de pouvoirs proches. Ainsi, les coopérations oscillent entre sécurité et investissements privés. En cas de coup dur à la Shah d’Iran, à la Bokassa ou à l’Idris Deby, on pourrait se réfugier chez les amis du même clan mafieux.

Pauvre MUGABE ! Qui va l’accueillir, avant qu’il ne soit cueilli par les zimbabwéens? L’égyptien MOUBARAK, peut être, dont le nom en arabe signifie porte bonheur?

Quand les cours mondiaux descendent, les prix à la pompe ne suivent jamais, et conservent  le niveau  maximum déjà atteint. Les sinistres nous ressassent en boucle, et en toutes circonstances, que la conjoncture économique mondiale est difficile. A les entendre éructer, on constate qu’ils sont en perpétuelle quête de crises, en dehors de leur cercle, pour justifier leur décadence. Drôle d’aubaine !

Je voudrais leur demander, à quel prix est vendu le pétrole tunisien ? Et je parie que ses recettes, comme celles de toutes les ventes de sociétés étatiques (dont le chiffre d’affaires est préalablement  gonflé à bloc artificiellement, par des procédés peu amènes), ainsi que provenant de tout système de facturation « étatique » (eau, électricité, gaz, téléphone, fiscalité, etc.), convergent vers la cagnotte de ZABA Baba et ses Sept Voleurs. La plus grande opération de privatisation réalisée jusqu’ici fut, en 2006, la vente du 1/3 de Tunisie Télécom, pour 3.6 milliards de dinars (2.5 milliard de dollars). A grande pompe, on annonçait la résorption du chômage, la restructuration économique et le boom féerique. Jusqu’à aujourd’hui, Que Dal ! On a plutôt 55% de chômeurs, allant crescendo, et la faillite générale en vue.

  Bien sur, on s’active de nouveau, sans relâche, à préparer l’offre d’un autre 1/3 ou de tout ce qui reste.

  A plusieurs reprises, les caisses sont vides et la banqueroute en vue, mais les appuis sont là, de peur de renversement pour leurs harkis. Ces derniers se remettent, une fois sauvés, à vampiriser de plus belle, pour payer les maîtres gaveurs, et détourner le maximum de deniers, vers des comptes de la smala. Le petit peuple n’en sent même pas l’odeur, mais voit sa dette « se construire ».

 Que dire encore ? On pourrait passer des vies à décrire les bassesses les plus diverses et variées, car les mafias n’ont de l’imagination que pour piller, humilier et massacrer, tels des Vandales.

  J’ai déjà dit, que l’homme est le plus con des singes. Il suffit d’observer ses comportements au sein de la jungle de ce monde. Voyant tous les jours la vie, la mort, et tout ce qu’il y a entre les deux, il ne tire pas grand-chose, comme leçon. A moins que les rôles ne soient partagés entre abrutis et génies. Dans ce cas, le partage serait  illogique, puisque se sont le plus souvent les premiers qui tiennent les rênes, à part quelques références historiques : … GHANDI, LUMUMBA, LUTHER KING, MANDELA…à qui on ne peut que tirer révérence.

  Aux peuples libres, je lance un appel, solennel, de solidarité avec ceux écrasés par le crime organisé et le terrorisme institutionnalisé. Un appel de détresse, pour appuyer le sauvetage de ceux en danger de disparition. A l’humanité, de cultiver la bonne gouvernance, et de combattre l’ignorance. Je suis sur que cela est possible. On doit pouvoir commencer par être plus exigeant quant aux choix des dirigeants, quand cela est possible, et à partir de là, appeler et aider au renversement des criminels, où qu’ils soient, car leur place est en prison et non dans les palais, édifiés au prix de labeur des petites gens. IL FAUT ABSOLUMENT LES METTRE  HORS  D’ETAT  DE  NUIRE. La Cour Pénale Internationale (CPI), ainsi que le Tribunal Pénal International (TPI), institutions créées par l’Organisation des Nations Unies, pour juger les criminels de cette tronche, semblent fonctionner à plusieurs vitesses et selon les « clients », malheureusement. Sa conduite est dictée par les pays du Conseil de Sécurité, et à leur tête les USA. Un proverbe tunisien résume bien la situation, quand il dit : « de l’aumône qu’il donne, on peut deviner son dîner ».

  Un lever de bouclier occidental, se fait de temps en temps contre une dictature. Le plus récent étant face au sénile zimbabwéen, Robert Mugabe, parce que voulant travestir la volonté populaire, au cours d’ « élections » répétées, jusqu’au  plébiscite voulu. Il est allé jusqu’à jurer, que tant qu’il sera en vie, il sera le président. On lui promet même l’envoi de troupes militaires dans « son » pays, pour le faire plier. C’est à saluer.  Mais comment expliquer le silence sidérant, voire l’appui inconditionnel, dont bénéficient d’autres criminels et terroristes au pouvoir, au cours ou en dehors d’« élections ».

 Peuples libres, à travers la planète, aidons-nous donc les uns les autres, à nous débarrasser de l’inhumain, y compris de certaines administrations « démocratiques »  occidentales, genre BUSCH, SARKOSY, BERLUSCONI etc., dont la popularité est partout au plus bas, car elles sont de faux jetons. Elles sont le suppôt de toutes les dictatures qui commettent l’abominable.  Il suffit de voir l’état d’humains qui, parfois, sortent d’un séjour carcéral, en TUNISIE ou en EGYPTE, par exemple. Déposons donc la carapace et découvrons le subterfuge, pour que la fraternité grandisse et que la paix l’emporte définitivement. C’est maintenant ou jamais qu’on doit commencer à réaliser cela. Dans le cas contraire, nous risquons l’utilisation d’armes exterminatrices par des führers, genre G.W.BUSCH et compagnie. Personne ne peut oublier sa promesse d’une 3ème guerre mondiale. Constatons qu’il l’a déjà commencé : Irak, Afghanistan, Palestine occupée, Liban et autres. Elle est menée là à dessein  de vandalisme, ni plus, ni moins. Toute autre explication ne peut tenir. Y a –t-il plus grand terrorisme que cela ?

  L’Iran, le Venezuela et d’autres sont en ligne de mire, depuis quelque temps, parce qu’ils jouent  le trouble fête des caïmans.

  Et d’ailleurs, Sarkozy (encore lui), « Israël » et d’autres se sont mis, en cœur, à courtiser Damas. Une inflation d’offres se déverse sur la Syrie. On parle même de lui restituer le Golan. D’un coup, oubliés les reproches droit de l’hommistes. Essaye-t-on d’enfoncer un coin de bois entre la Syrie et l’Iran, selon l’adage : diviser pour régner ? C’est manifeste.

  On reproche aux Perses leurs recherches en énergie nucléaire. Grand blasphème, en effet ! L’Occident et son rejeton « ISRAEL », planté tel un poignard, dans le cœur du monde arabo - musulman, seraient  les seuls ayant droit aux technologies, dans ce monde,  pour continuer et remporter leurs Croisades.

Le Venezuela, aussi pays producteur de pétrole, refuse de se soumettre au diktat états-unien, dont le but final, comme pour les acolytes, n’est autre que la razzia sur toutes sources de richesses.

  Le 4ème pouvoir, constitué des Mass Média, peut évidemment jouer un rôle positif de premier plan, quand il se trouve entre des mains humaines nobles. Dans le cas contraire, il ne ferait qu’aggraver la situation. En Tunisie, comme partout, nous avons d’honnêtes journalistes, écrivains et êtres dignes, qui, au prix de leur vie, luttent contre l’inhumain. Il y a aussi, malheureusement, des scribouillards et couillons gavés.

 Dans ce 21ème siècle, il demeure incompréhensible, que des sanguinaires soient encore au pouvoir, dans différentes contrées de la terre.

  A mon avis, le meilleur et plus efficace des moyens, pour commencer, serait la désobéissance civile. Par une décision collégiale, prise par des courants politiques de l’Opposition, des syndicats et des ONG (OVNG), la société civile conviendrait de faire une grève générale, pour une durée indéterminée, qui ne s’arrêterait qu’à la chute de la pourriture. En effet, plus de travail, plus d’administrations en service, plus de transport, ni de communication, paralyseront indéniablement ces régimes en faillite, qui n’ont aucune légitimité populaire, et les fera soit rebrousser chemin dans leurs pratiques, permettant aux humains de retrouver force et rigueur, pour pouvoir continuer la lutte de libération (l’exemple MOUBARAK est éloquent, je suis sur qu’il a déjà commencé à pondre des œufs) ; soit carrément foutre le camp à la première occasion. Et ce sera l’idéal, puisque plus radical et plus sur. Vous me diriez, mais comment  serai-il possible à un peuple diminué, de tenir des jours durant, sans « travail » (dans le cas où il y en a) ? Je vous répondrais : comme lorsqu’on fait une grève de la faim ! Car ces deux méthodes de lutte pacifiques, sont sœurs jumelles, nées pour la même cause : recouvrer la dignité d’exister. Remarquons que l’équipe du FLN (Front de Libération Nationale) algérienne, dont découlent les dirigeants de l’Algérie « indépendante », avait toujours chassé les harkis, surtout pendant la guerre de libération, de l’occupant français. Malheureux est de constater que ses résultats sont les mêmes que ceux de ces supplétifs. C’est le dicton de « moins harki que moi, tu meurs ».

 Mais dans tous les cas, comme les colons occidentaux, les occupants harkis doivent subir le même sort. A savoir, libérer le terrain, au bénéfice des ayant droits.

.........

  Saluons  enfin, l’âme des victimes, mortes et disparues. Ayons une pensée pour notre émérite  poète et génie sans égal, Aboulkacem CHABBI, qui malgré sa courte vie, galvanisait les foules pour la lutte d’indépendance, depuis les années 20…Des traîtres ont  même travesti de ses vers, par la suite. Rien d’étonnant d’un  BOURGUIBA ou d’un BEN ALI  qui a fait de même, à sa « propre »déclaration du 7 Novembre 1987.

  Peuples Arabes, cessons d’être des limaces, parmi les nations. Il n’est jamais trop tard pour agir. Etablissons un agenda, à travers  les moyens d’information disponibles. Réveillons nous ensemble, relevons  la tête et démarrons pour rattraper le temps perdu et sauver  notre identité et notre peau.

Continuons donc la lutte de libération, pour abolir l’esclavage, définitivement.

 On n’a besoin ni de mulets, ni de baudets, mais de chevaux arabes,  pour remporter des courses.

                                                     

                                                         RABAM, en  quête de dignité.

 


 
 
TUNISIE: 5E CONGRÈS DU RCD
Les droits de l’homme abordés sans tabous
 
La Tunisie a ratifié toutes les conventions internationales et traités relatifs aux droits de l’homme.

Les travaux du 5e congrès du RCD se sont poursuivis jeudi dernier par l’adoption des motions préparées par les huit commissions constituées après la séance d’ouverture. Hier, au troisième jour du congrès, les nouveaux membres du comité central ont été élus par les congressistes. Au-delà de ces travaux propres au congrès et au programme d’action du RCD pour les 5 années à venir, des conférences de presse ont été tenues par différents ministres qui ont fait des communications sur divers thèmes.
La plus importante, compte tenu de sa médiatisation par la presse occidentale aura été celle des droits de l’homme en Tunisie. C’est au ministre tunisien de la Justice et des Droits de l’homme, M. Béchir Tekkari, qu’est revenue la mission d’en débattre avec les journalistes présents à la conférence. On aura retenu de son intervention que la Tunisie a ratifié toutes les conventions internationales et traités relatifs aux droits de l’homme.
S’agissant particulièrement de la liberté d’expression et d’opinion on apprendra que celles-ci ont été renforcées notamment, par différents amendements apportés au Code de la presse. Mieux encore, en 2003 l’espace audiovisuel a été ouvert au privé. Trois radios et une télé privée («Hannibal TV») ont vu le jour depuis. D’autre part, les journaux des partis d’opposition bénéficient d’une subvention annuelle. L’opposition par des moyens pacifiques n’est nullement interdite. Elle est même souhaitée. Le chef de l’Etat a, en différentes occasions, appelé les journalistes tunisiens à plus d’audace et d’initiative. Le Conseil supérieur de la communication a vu sa composition élargie en 2005 à des personnalités issues de la société civile et partenaires politiques dans toutes leurs diversités. Ceci dit, le ministre de la Justice n’exclut pas que des bavures peuvent exister comme dans tous les pays du monde. Mais de là à en déduire que les droits de l’homme sont bafoués en Tunisie, est tout simplement un procès d’intention. Le membre du gouvernement a d’ailleurs rappelé que la Tunisie a été le premier pays arabe à se doter d’une Constitution. C’était le 1er juin 1959. Une constitution dans laquelle était déjà prévue la défense des droits individuels. Autre sujet abordé en marge des travaux du congrès: celui de la condition de la femme tunisienne. Chacun sait qu’elle bénéficie de tous ses droits depuis bien longtemps. Depuis l’époque du défunt Bourguiba. Aujourd’hui, sa condition est encore meilleure. La femme est présente dans tous les secteurs d’activités. Elle bat les records de réussite aux examens et diplômes universitaires. Cependant, sa présence en politique ne suit pas la même évolution pour des raisons essentiellement de société. C’est pour booster, quelque peu ce développement, que le Président Ben Ali a décidé à l’ouverture de ce 5e congrès de porter «à l’avenir, à au moins un taux de 30% de participation féminine au sein du comité central, à la Chambre des députés et à la chambre des conseillers».
Actuellement, ce taux ne dépasse guère les 20%. Un autre défi attend la Tunisie et dont le thème a été abordé par le congrès: celui de la jeunesse. Une jeunesse qui souffre particulièrement du chômage même parmi les diplômés de l’université. Le chantier, qui attend la Tunisie pour les 5 prochaines années, est vaste. Les huit commissions ont eu à plancher sur toutes les orientations à donner à ce chantier. Des efforts, beaucoup d’efforts attendent les Responsables tunisiens à l’avenir. C’est cela le «défi» annoncé en titre par le congrès du parti majoritaire Tunisien. La clôture des travaux est prévue pour aujourd’hui et sera marquée par un discours du Président Ben Ali.

De notre envoyé spécial à Tunis Zouhir MEBARKI

(Source: "L`Expression" (Quotidien - Algerie) le 02 Août 2008 - Page : 24)

 

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