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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2689 du 02.10.2007
 archives : www.tunisnews.net

C.R.L.D.H. Tunisie: La justice tunisienne condamne le PDP  à quitter les lieux
C.R.L.D.H. Tunisie: Une délégation au Quai d’Orsay pour les libertés et le pluralisme en Tunisie
FGESRS : Motion du conseil sectoriel du 8 septembre 2007
L'Internationale de l'Education: Lettre au President Ben Ali
AFP: Grève de la faim à Tunis: poursuite du mouvement, le pouvoir accusé

AP: Tunisie: deux figures de l'opposition poursuivent leur grève de la faim
AFP: Plus de 130 clandestins, dont 85 Irakiens, débarquent en Italie
AFP: La junte birmane ne  peut agir en toute impunité (Arbour)
AFP: Turquie: M. Gül appelle le  nouveau parlement à poursuivre les réformes UE
Reuters: L'armée turque invite le gouvernement à freiner sur les réformes
Le Temps  ( Suisse) : Une mosquée réveille les vieilles peurs à Cologne
Soumaya Ghannoushi: Sarkozy, the new Blair
Pankaj Mishra: The Burmese monks' spiritual strength proves religion has a role in politics


TUNISIE : GREVE DE LA FAIM POUR LA LIBERTE  D’ORGANISATION

RASSEMBLEMENT LE SAMEDI 6 OCTOBRE 2007
A 15 HEURES METRO COURONNES (Ligne 2)

 
 
 Une nouvelle fois, la grève de la faim illimitée est utilisée par les démocrates tunisiens, comme dernier recours inévitable contre les exactions de la dictature du régime tunisien.  Une grève de la faim illimitée a été déclenchée en Tunisie le 20 septembre 2007, par Mme Maya Jribi secrétaire générale du parti démocrate progressiste (PDP) et M. Ahmed Néjib Chebbi directeur de son journal, pour protester contre l’intervention des autorités tunisiennes, sa  police politique et l’appareil judiciaire en vue de fermer le local central du PDP et ses locaux régionaux ainsi que l’arrêt de la diffusion du journal « Al Mawqef » et du site du PDP.

L’offensive sécuritaire visant à la fermeture des locaux du PDP fait partie d’une politique délibérée du pouvoir tunisien qui vise tous les partis politiques et associations indépendantes. Il cherche à empêcher les militants-es démocrates de s’exprimer.

Le lundi 1er octobre 2007, le tribunal de première instance de Tunis a annulé le bail datant de plus de treize ans et a ordonné l’expulsion immédiate du PDP ;
 
Le comité de soutien à Maya Jribi et Néjib Chebbi pour les libertés politiques et d’association en Tunisie :

1)      Proclame son soutien total aux deux grévistes de la faim et au droit du PDP, des autres partis d’opposition et associations indépendantes d’exercer leurs activités dans des locaux et dans les espaces publics.

2)       Soutient  la liberté d’association et d’organisation pour tous les partis politiques et organismes non reconnus.

3)       Demande la libération immédiate des prisonniers politiques, dont les deux derniers sont : Mohammed Yassine Jlassi et Abdessalem Laarayedh, membres de la jeunesse du PDP et la promulgation d’une loi d’amnistie générale en Tunisie.

4)      Invite les partis, les associations, les organes de presse et les amis-es du peuple tunisien : canadiens, québécois, français, européens et partout dans tout le monde à se mobiliser rapidement et fortement pour dénoncer la politique répressive et sécuritaire des autorités tunisiennes. Il leur demande de faire pression sur leurs gouvernements respectifs afin de mettre fin au silence complice entourant les atteintes systématiques aux droits de l’homme, aux libertés et à la démocratie en Tunisie.

COMITE DE SOUTIEN A MAYA JRIBI ET NEJIB CHEBBI POUR LES LIBERTES POLITIQUES ET D’ASSOCIATION EN TUNISIE :
Premiers signataires : CRLDHT – SOLIDARITE TUNISIENNE – FTCR – UTIT PIDF – VOIX LIBRE – ATF PARIS – VERITE ACTION – ACHR – AMF – ATMF – FMVJ France  - ASDHOM – FIDH – LDH – MRAP – ENNAHDHA – FDTL – PCOT – PDP – CPR – COLLECTIF 18 OCTOBRE PARIS – PCF – LES VERTS …
Paris le 2 octobre 2007-10-02
 

TUNISIE

Sauvons le dernier carré des libertés en Tunisie

 

Depuis le 20 septembre 2007, Mme Maya Jeribi secrétaire générale du parti démocratique progressiste et Maître Nejib Chebbi fondateur du parti et directeur du journal El Mawkef entament une grève de la faim illimitée.

Ils protestent contre la volonté du régime en place de faire exclure le parti de son siège à Tunis ; une exclusion qui serait camouflée par une décision de la justice - toujours au service de notre habile dictateur Ben ali -

Ce dernier va fêter et on fêtera le 7 novembre 2007 son 20ème anniversaire à la tête et de l’Etat et du pouvoir ; un pouvoir qu’il s’est octroyé à la suite d’un coup d’Etat le 7 novembre 1987, et un Etat qu’il contrôle avec poigne après avoir pulvériser toute forme de contre pouvoir soit par le biais de la justice et des faux procès soit par l’intronisation ou intrusion de parasites perturbateurs plus royalistes que le roi soit par la répression pure et simple.

 

Elu au pire des cas avec 99% des voix, le régime en place, qui modifie épisodiquement le code électoral - du sur mesure afin d’éliminer les opposants les plus redoutables - accorde 20% des sièges du parlement aux pseudo opposants. Evidemment, les places seront attribués à celles ou ceux qui lècheraient le mieux les bottes du maître ( à titre d’exemple, un « opposant » candidat à la présidentielle en 1999 a été nommé directeur général d’un important office national à la suite de son retrait de la candidature présidentielle annoncé durant la compagne sur canal7 et cela au profit du général Ben ali - canal 7 n’est pas la 7ème chaîne nationale, c’est notre unique chaîne TV tunisienne et le 7 représente le 7-11-1987, le jour où le tunisien a commencé à marcher correctement)

 

Tout ceci pour vous dire qu’en raison de l’intransigeance du PDP qui prône l’alternance au pouvoir, la libération de tous les prisonniers politiques, la liberté de la presse et des medias, l’instauration d’un système juridictionnel de contrôle des institutions et donc qui milite pour la renaissance de la société civile tunisienne et la revalorisation de la citoyenneté, pour cela le parti est exclu de la scène politique, désormais, orchestrée par un parti unique.

 

Mais voilà que ceci s’avère insuffisant aux yeux du pouvoir en place : l’harcèlement quotidien des opposants, les écoutes téléphoniques, l’encerclement du siège du parti par les RG accrochés à leur Talkie-walkie ne leur suffisent pas ; ils veulent aujourd’hui exclure le PDP des 80m2 qu’il loue depuis une belle lurette et par cela condamner les opposants et militants des droits de l’homme à la clandestinité.

 

Mesdames, Messieurs, l’état de santé des grévistes est préoccupant.

Le PDP a reçu le soutient de plusieurs partis politiques français et la visite de plusieurs ambassadeurs mais pas celle de l’ambassadeur de France en tunisie. Nous espérons un soutient de votre part par la signature de la pétition internationale afin de sauver cet unique lieu de rencontre des opposants tunisiens.

 

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MERCI

 

Halim Meddeb

Membre du PDP- Etudiant à l’UT1/Toulouse

 

 

N.B : Pour plus amples renseignements, vous pouvez vous connecter sur le pdpinfo.org ou sur le site des différents médias français et étrangers qui fort heureusement (à la différence des médias tunisiens) couvrent l’événement, ou bien vous pouvez me joindre le jeudi vendredi 4 et 5 octobre au hall principal de l’université des sciences sociales en face de l’entrée principale ou j’observerai une discrète grève de la faim.

 

Invitation

 

La section Ben Arous du parti démocrate progressiste a l’honneur d’inviter les composantes de la société civile, militants et citoyens à assister à l’Assemblée Générale qui se tiendra le 05-10-2007 au local de la section situé au 48 Rue Paris, Mourouj 4, en guise de solidarité avec notre sœur Maya Jribi : Secrétaire Générale de notre parti et notre frère Néjib Chabbi Responsable de l’organe du parti Al-Mawkif, tous deux en grève de la faim depuis le 20-09-2007 pour la cause de la liberté politique. Nous attendons votre présence et votre solidarité.   

 


C.R.L.D.H. Tunisie

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme 

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  - Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34

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La justice tunisienne condamne le PDP

à quitter les lieux

 

La justice aux ordres a de nouveau frappé ce lundi 01/10/2007, comme prévu. Le tribunal civil de Tunis a pris aujourd’hui la décision "judiciaire" de résiliation du bail de location du siège du Parti Démocrate Progressiste et du journal Al Mawkef, bail que le parti et son organe occupent depuis 23 ans. Examinée le 24/09/2007, le verdict a été prononcé aujourd’hui avec l’obligation de quitter les lieux dans les meilleurs délais, alors que le PDP a décidé de se retirer de ce procès pour protester contre cette instrumentalisation grotesque de la justice.

 

Cette affaire s’est déclenchée le mardi 17 septembre2007 quand le PDP reçoit une convocation de comparution devant le tribunal civil de Tunis pour annulation du contrat de location du siège de Tunis qui héberge en même temps le journal hebdomadaire Al-Mawquef, après s’être attaqué à plusieurs locaux des différentes sections du parti, comme le cas des locaux de Kairouan, Tataouine, Médnine, Gabès…

 

Une manœuvre similaire a éclaté une première fois le 13 avril 2007 et a dû reculer devant la pression de la société civile et la détermination des militants et dirigeants du parti à défendre leur droit à l’existence par tous les moyens alloués (Voir le communiqué du CRLDHT du 13/05/2007), sans compter les agressions physiques et morales, les provocations et les brimades des militants et cadres du parti ainsi que les journalistes de son organe Al-Mawquef.

 

Cette décision de fermeture du siège du PDP vient après que Madame Maya JRIBI,  secrétaire générale du Parti démocrate Progressiste et Maître Nejib CHEBBI, ancien secrétaire général et directeur du journal  El Mawkef, aient  entamé une grève de la faim à compter du 20 Septembre pour protester contre cette décision politique sous couvert juridique  de privation d’un parti d’opposition d’une existence effective  et de le condamner  ainsi au silence définitif, comme ce fut le cas de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH), l’Association des Magistrats Tunisiens (AMT), et tant d’autres...

 

Il est à noter que depuis le déclenchement de la grève de la faim, un large mouvement de solidarité avec le PDP et son combat pour le droit s’est manifesté au sein de la société civile tunisienne qui s’est mobilisée dans les régions pour observer une journée symbolique de jeûne le 23/09/2007 suivie par près de 200 militants syndicalistes, associatifs et/ou politiques. Les tunisiens à l’étranger ainsi que des amis maghrébins, Français, Canadiens et autres ont manifesté leur solidarité par la participation de 50 militants à cette journée de grève et aussi par l’organisation le samedi 29/09/2007 à Montréal et à Paris de rassemblements de soutien au droit à la réunion et à l’organisation et pour dénoncer cette politique d’acharnement que connaît la société tunisienne et notamment le PDP.  

 

Le CRLDHT estime que cette nouvelle affaire est une atteinte caractérisée à la liberté de réunion et  une nouvelle violation  aux droits à l’expression et à la différence.

 

Le CRLDHT dénonce avec fermeté cette parodie de justice qui condamne un parti politique reconnu pour avoir joué son rôle et exprimer une opinion différente.


Le CRLDHT réitère son soutien total au PDP et ses militants  dans cette dure épreuve et exige  l’annulation de cette décision arbitraire. Il appelle tous les tunisiens ainsi que leurs amis solidaires à se mobiliser pour défendre leurs droits.  

Paris, le : 01/10/2007
 

 


 

C.R.L.D.H. Tunisie

 

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme

 

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  - Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34

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Communiqué de presse

Une délégation au Quai d’Orsay pour les libertés et le pluralisme en Tunisie

 

A l’initiative du Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), une délégation a été reçue au Ministère des Affaires Etrangères et européennes le mardi 02 octobre 2007 11h par  M. Pierre Thénard, Conseiller auprès du Secrétaire d'Etat chargé des affaires étrangères et des Droits de l'Homme et Mme Nathalie Loiseau, sous-directrice pour le Maghreb.

La délégation était composée de M. Karim Lahidji, vice-président de la FIDH, Mme Agnès Tricoire, du bureau exécutif de la LDH, M. M. Alain Chenal, délégué national pour la Méditerranée au PS, M. Jacques Fath, 1er responsable national des Relations Internationales au PC, M. Patrick Farbiaz, responsable national des Relations Internationales au parti des Verts, Mr Khémaïs Chammari, du Collectif 18 octobre pour les droits et les libertés, Mr Khémaïs Ksila, Secrétaire Général de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme et Mr Tarek Ben Hiba, Conseiller régional Ile- de France, membre du CRLDHT et porte parole du comité de soutien à Maya Jribi et Néjib Chebbi pour les Libertés politiques et d’association en Tunisie.

L’entretien qui a porté sur l’état des libertés en Tunisie, la situation de la LTDH et des composantes autonomes de la société civile, a plus particulièrement été axé sur la grève de la faim de Mme Maya Jribi, secrétaire générale du Parti démocrate Progressiste (PDP) et M. Néjib Chebbi, fondateur de ce parti et directeur de m’hebdomadaire « Al Maoukef ».

La délégation a insisté sur la dégradation de l’état de santé des deux grévistes de la faim déclenchée le 20 septembre 2007 pour protester contre la décision prise par les autorités tunisiennes de faire annuler le bail de location de siège du PDP et de l’hebdomadaire « Al Maoukef » en instrumentalisant une fois de plus un système judiciaire aux ordres.

Le lundi 1er octobre, le tribunal de première instance de Tunis a prononcé un jugement d’annulation du bail, signé il y’a treize ans, et l’évacuation immédiate de l’un des rares espaces de liberté en Tunisie.

La délégation a pris acte de l’intérêt attentif manifeste par les représentants du ministère français des affaires étrangères et européennes et espère que cela se traduira par des initiatives concrètes concernant l’état de santé et les risques encourus par Mme Jribi et M ; Chebbi ainsi que pour la défense des libertés, notamment associatives et du pluralisme en Tunisie.

Le CRLDHT s’engage à poursuivre ses efforts dans le cadre du suivi de cet entretien et pour élargir ses initiatives de solidarité avec les grévistes de la faim.

Paris le : 02/10/2007


 

Chers camarades,
A l’occasion de 05 octobre « Journée Mondial des Enseignants », la Fédération Générale de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique qui bénéficie du soutien de l'Internationale de l'Education pour l'organisation de cette manifestation, a invité les syndicats nationaux de l’enseignement secondaire,  primaire et des hospitalo-universitaires a coordonné leurs actions pour célébrer ensemble cet évènement, ce vendredi 05 octobre 2007 à Tunis et à Sousse.
Au programme, des conférences-débat sur les thèmes de la qualité, les conditions de travail des enseignants et les libertés syndicales et académiques.
Un poster –voir fichier attaché- a été conçu pour commémorer l’évènement.
Pour l’enseignement supérieur, les universitaires vont porter le brassard rouge durant toute la journée du 05 octobre 2007, une décision prise par notre conseil sectoriel du 8 septembre 2007 (voir motion en français et en anglais en fichier attaché) pour protester contre le refus de négociation de la part du Ministère de l’Enseignement Supérieur et les atteintes aux libertés syndicales.
Vous pourrez également écrire aux autorités tunisiennes et nous adresser une copie :
-      Président de la République Tunisienne : Palais de Carthage, 1010 Tunis, Tunisie ; Fax : 00216.71.774.480
*   Premier ministère (M. Mohamed Ghannouchi) : Place de la Kasba, 1020 Tunis, Tunisie ;  Fax : 00216.71.572.707
*     M. le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la technologie (M. Lazhar Bououni) :  Avenue Ouled Haffouz, 1000 Tunis, Tunisie ; Fax : 00216.71.786.711
Nos principales revendications :
1-     reconnaître la Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique comme seul représentant des universitaires tunisiens adhérents à la centrale syndicale l’UGTT (une revendication très soutenue par l’Internationale de l’Education et qui fait actuellement l’objet d’une plainte déposée auprès du Bureau International du Travail, et conclure avec la Fédération Générale un accord écrit sur les revendications présentées ;
2-     mettre un terme aux atteintes aux libertés syndicales et à l’harcèlement des syndicalistes et notamment la réintégration des assistants technologues grévistes dont les contrats ont été résiliés illégalement avant terme et les salaires suspendus depuis juillet 2007 à leurs portes de travail, et la reconvocation des jurys de recrutement de maître assistants pour examiner les dossiers des assistants grévistes qui ont été injustement privés de promotion.
Vive la solidarité syndicale internationale
 
  Cordialement
 Sami Aouadi
Secrétaire Général de la Fédération Générale de  
   l’Enseignement Supérieur et de la Recherche 

 

: Motion du conseil sectoriel du 8 septembre 2007

Les membres du conseil sectoriel de la FGESRS, réunis au siège de l’UGTT le 8 septembre 2007, sous l’égide de M. Mohamed Saad, secrétaire général adjoint  responsable de l’administration et des finances et en présence de M. Mohamed Sehimi,  secrétaire général adjoint chargé des études et de la documentation,

1-       Expriment, après l’échange des informations leur profonde préoccupation, à la suite de la dégradation de plus en plus poussée de la situation à l’université à plusieurs niveaux : le pouvoir d’achat des universitaires se détériore continuellement, ce qui influe négativement sur leur rendement ; les restrictions au droit syndical et aux libertés académiques se multiplient ; le ministère a poursuivi sa politique de monopolisation des décisions et de discrimination en ce concerne particulièrement la prolongation de l’âge de la retraite et dans le domaine des mutations, des titularisations, de l’octroi des contrats en se fondant sur des critères subjectifs, non scientifiques, sans tenir compte de l’avis des conseils scientifiques élus pour exercer un pouvoir d’appréciation illimité.

2-       Protestent vigoureusement contre la poursuite par les autorités de la politique qui consiste à forger de toutes pièces une crise de représentation syndicale, contre l’intrusion de la justice dans les affaires syndicales, contre la poursuite des négociations sur les revendications des universitaires avec ceux que le ministère considère comme « des parties concernées par la représentation syndicale ».

3-       Déplorent les résultats dérisoires auxquels ont abouti les contacts avec le ministère au sujet des revendications présentées par la fédération depuis une année environ. Ce caractère insignifiant apparaît dans le fait que les encouragements consentis unilatéralement ne répondent pas aux exigences requises et ne concernent qu’un nombre réduit d’universitaires.  Les contacts avec le ministère n’ont permis d’aboutir ni à un véritable échange de points de vue, ni à un dialogue sérieux. Ils n’ont pas, a fortiori, débouché sur un dialogue responsable couronné par des résultats concrets et des engagements réciproques à cause du recours par le ministère à une approche qui consiste à différer continuellement les négociations, (à tergiverser) et à créer des problèmes secondaires.

4-       Réitèrent leur attachement à leurs revendications urgentes formulées dans le mémorandum adressé au ministère depuis novembre 2006 et plus particulièrement à leurs revendications spécifiques : institution d’une prime pédagogique ; valorisation de la prime de rendement de manière à permettre une rémunération équitable de l’effort supplémentaire consenti par l’enseignant à la suite de l’augmentation des effectifs des étudiants, de l’évolution du taux d’encadrement et des nouvelles tâches liées au LMD ;reconnaissance de leur droit à être consultés au sujet de l’amendement de la loi d’orientation de l’enseignement supérieur et des statuts des différentes catégories d’enseignants.

5-       Expriment leur solidarité avec leurs collègues assistants que l’injustice de l’autorité de tutelle et son ressentiment a privés de leur droit à la promotion au grade de maitre assistant et avec leurs collègues technologues aux  contrats desquels le ministère a mis fin avant leur expiration sans justification légale et sans préavis et qui ont été privés de leurs salaires depuis le mois de juillet 2OO7 ; considèrent ces mesures comme une atteinte flagrante au droit syndical garanti par la constitution et les accords internationaux et renouvellent leur engagement à défendre les droits bafoués des technologues par tous les moyens légaux.

6-       Décident l’adoption du projet de la FGESRS relatif à l’amendement de la loi d’orientation de l’enseignement supérieur et recommandent sa diffusion auprès de tous les milieux influents et des centres de décision après la reformulation de certains de ses paragraphes.

7-       Recommandent au bureau exécutif de la fédération de poursuivre la réalisation du programme d’études et de formation et d’œuvrer pour que la coordination avec le reste des syndicats de l’éducation et de l’enseignement soit efficace dans tous les domaines de l’action syndicale commune et plus particulièrement à l’occasion de la commémoration le 5 octobre prochain de la journée mondiale de l’éducation et expriment leur appui total à toutes les luttes menées par la famille de l’éducation.

8-       Décident de poursuivre l’action syndicale dans toutes les institutions d’enseignement et de recherche par le port du brassard rouge pendant toute la journée du 25 septembre 2OO7 et par l’organisation au cours du mois d’octobre 2007 de rassemblements en guise de protestation contre les positions du ministère qui ignore les revendications et qui exerce des représailles à l’encontre des activistes syndicaux aux  niveaux régional et national.

9-       Décrètent la programmation pour le 1er semestre de l’année universitaire 2007-2008 et à partir de la fin du mois d’octobre d’une série de grèves organisées suivant un rythme ascendant dans le but de défendre leur droit à des négociations sérieuses débouchant sur un accord au sujet des augmentations spécifiques du secteur et pour soutenir leurs collègues victimes de mesures arbitraires et répressives bafouant le droit syndical. Is autorisent le bureau exécutif de la FGESRS à arrêter la nature, le calendrier et le rythme de ces grèves en concertation avec les syndicats de base et en coordination avec le bureau exécutif de l’UGTT et ils appellent à la tenue d’un conseil sectoriel au début du second  semestre afin de prendre les mesures nécessaires à la lumière de l’évolution de la situation dans le secteur.

10-    Exigent de la direction de l’UGTT qu’elle rende efficiente la solidarité  intersyndicale et qu’elle organise la commission administrative relative aux problèmes de l’enseignement supérieur décidée par le congrès  de Monastir.

 

Le secrétaire général de la FGESRS              le secrétaire  général    adjoint de l’UGTT

          Sami Aouadi                                                                    Mohamed Saad

 

 


 

L'Internationale de l'Education

http://www.ei-ie.org/fr/index.php

 

                                                                        Le 4 septembre 2007

 

 

                                                                        M. le Président de la République de Tunisie                                                                     Palais de Carthage

                                                                        1010 TUNIS

                                                                        Tunisie

 

                                                                        Fax : 00216 71 774 480

 

 

 

Monsieur le Président de la République,

 

La Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (FGESRS) relevant de la l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) et affiliée à l’Internationale de l’Education (IE), nous a fait part d’atteintes systématiques aux libertés syndicales dans le secteur de l'enseignement supérieur en Tunisie ayant entraîné une grave détérioration des relations professionnelles suite aux différentes mesures restrictives à l’égard notamment des activistes syndicaux sous formes de privation de mutation, de prolongation de l’âge de mise à la retraite, d’organisation de manifestations scientifiques et syndicales, etc.

 

Ces atteintes ont atteint leur paroxysme récemment à travers deux mesures prises par votre Ministre de l’Enseignement squpérieur. D’abord, lorsqu’il a sciemment privé certains assistants de l’enseignement supérieur de leur promotion au grade de maîtres assistants en retardant la transmission de leurs arrêtés de titularisation aux différentes commissions de recrutement, qui  faute de quoi, n’ont pu examiné leurs dossiers. Selon notre affiliée, la FGESRS, seuls les enseignants syndicalistes ayant notamment participé à une grève dans ce secteur ont été victimes de cette discrimination jamais observée dans l’université tunisienne.

 

En outre, d’autres enseignants au grade d’assistants technologues ont fait l’objet d’une rupture de contrat avant terme. La date initiale de fin du contrat allait jusqu'en 2009 pour certains d'entre eux. Ils n’ont pas reçu de salaires depuis le mois de juillet dernier ni de notification écrite signifiant et justifant la décision. Ils n’ont même pas fait l’objet d’une mesure disiplinaire.  Une nouvelle fois seuls les enseignants syndicalistes ont fait l’objet de cette mesure.

 

En outre, votre Ministre de l’Enseignement supérieur refuse toujours et depuis une année de signer le moindre accord avec la FGESRS et même un simple procès verbal des différentes réunions du travail.

 

L'Internationale de l'Education proteste fermement contre ces mesures discriminatoires prises par votre Ministre et exprime son soutien total aux actions entreprises par la FGESRS pour faire aboutir les revendications légitimes des universitares tunisiens et faire respecter le droit syndical dans le secteur de l’Enseignement Supérieur en Tunisie.

 

La Tunisie, connue pour son respect des conventions internationales, et venant de renforcer son image internationale par la ratification de la convention 135 de l'OIT relative à la protection des responsables syndicaux, est censée faire l’économie de ces mesures discriminatoires à l’égard des universitaitres syndicalistes, notamment au moment où l'unversité tunisienne entend mettre en oeuvre d'importantes réformes qui exigent la mobilisation de toutes les énergies et la promotion de la concertation et du dialogue social.

 

Aussi, nous vous sollicitons très vivement, Monsieur le Président, pour prendre les mesures appropriées afin que les dispositions mentionnées ci-dessus soient annulées et que les jurys de recrutement des maîtres assistants soient reconvoqués afin d’examiner les dossiers des assistants d’enseignement supérieur concernés et que la réintégration des assistants technologues à leurs postes de travail soit prononcée.

 

Nous vous prions également d’user de votre influence pour que des négociations soient ouvertes entre le ministère de l’enseignement supérieur et la FGESRS pour recréer un climat de confiance entre les différents acteurs ; climat de confiance nécessaire pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur, facteur de développement économique .

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération.

 

Fred van Leeuwen

Secrétaire Général

 


Grève de la faim à Tunis: poursuite du mouvement, le pouvoir accusé
 

TUNIS (AFP) - Deux dirigeants du Parti démocratique progressiste (PDP, légal), Maya Jribi et Mohamed Néjib Chebbi, ont exprimé mardi leur détermination à poursuivre une grève de la faim commencée le 20 septembre pour protester contre une procédure d'expulsion orchestrée, selon eux, par le pouvoir.
"La décision du tribunal annulant notre contrat de bail (...) n'est que l'expression d'une politique systématique du pouvoir visant à asphyxier toute voix libre et à paralyser toute action politique autonome" a déclaré M. Chebbi, avocat fondateur du PDP et directeur de son organe "Al-Mawquif" lors d'une conférence de presse.
"Nous poursuivrons notre mouvement jusqu'à ce que l'arbitraire dont nous sommes l'objet soit levé par la partie qui nous l'a imposé: le gouvernement et personne d'autre que le gouvernement", ont indiqué les deux opposants dans une déclaration lue à la presse.
La justice tunisienne avait décidé lundi de faire expulser le PDP de son siège central, un appartement au coeur de Tunis, étroitement surveillé et dans lequel les deux dirigeants observent en permanence leur grève de la faim.
Le PDP accuse le gouvernement d'avoir poussé le propriétaire des locaux à rompre le bail sous prétexte d'usage abusif du siège abritant depuis treize ans les activités du parti et son organe.
De leur côté, les autorités gouvernementales ont dénoncé des "allégations fallacieuses" et evoquent une tentative du PDP "d'exploiter à des fins politiques un litige civil immobilier (...) que seule la justice est habilitée à trancher".
"Nous refusons de nous prêter à une mascarade judiciaire", ont rétorqué les deux opposants, confirmant que leur parti n'allait pas interjeter appel du jugement de première instance.
"Le système judicaire n'est plus qu'un instrument aux mains du pouvoir qui l'utilise pour régler des questions politiques", a estimé Maya Jribi, disant être "engagée dans un bataille politique pour la participation publique et les libertés d'organisation et d'association".
Mme Jribi et M. Chebbi ont affirmé que la procédure concernant le siège central du PDP faisait partie d'une série de jugements destinés à paralyser ses représentations à Médenine, Tozeur, Tataouine (sud), Gabès (est), Sidi Bouzid (ouest), Kairouan (centre) et Jendouba (nord).
Un communiqué médical attirait mardi l'attention sur "une détérioration rapide et inquiétante" de l'état de santé de Mme Jribi, 48 ans et de M. Chebbi, 64 ans qui souffre d'antécédants cardiaques.
Le gouvernement a qualifié d'"irresponsable" et "injustifié" le comportement des deux opposants et affirmé que "la liberté d'action politique est garantie par la loi en Tunisie" et que "neufs partis s'activent et s'expriment en toute liberté".

 



TUNISIE
La justice décide d'expulser de ses locaux un parti d'opposition
 
TUNIS. La justice tunisienne a décidé, lundi 1er octobre, de faire expulser le Parti démocratique progressiste (PDP, opposition) de son siège à Tunis, dans lequel deux de ses dirigeants observent actuellement une grève de la faim pour protester contre la procédure en cours. L'avocat Nejib Chebbi, 64 ans, et Maya Jribi, 48 ans, secrétaire générale du PDP, ont annoncé leur intention de poursuivre leur mouvement commencé le 20 septembre. L'état de santé de Ms Jribi serait très préoccupant. - (AFP, Tunisnews.)
Le Monde, mercredi 3 octobre 2007

 

Grève de la faim à Tunis: poursuite du mouvement, le pouvoir accusé

TUNIS - Deux dirigeants du Parti démocratique progressiste (PDP, légal), Maya Jribi et Mohamed Néjib Chebbi, ont exprimé mardi leur détermination à poursuivre une grève de la faim commencée le 20 septembre pour protester contre une procédure d'expulsion orchestrée, selon eux, par le pouvoir.
"La décision du tribunal annulant notre contrat de bail (...) n'est que l'expression d'une politique systématique du pouvoir visant à asphyxier toute voix libre et à paralyser toute action politique autonome" a déclaré M. Chebbi, avocat fondateur du PDP et directeur de son organe "Al-Mawquif" lors d'une conférence de presse.
"Nous poursuivrons notre mouvement jusqu'à ce que l'arbitraire dont nous sommes l'objet soit levé par la partie qui nous l'a imposé: le gouvernement et personne d'autre que le gouvernement", ont indiqué les deux opposants dans une déclaration lue à la presse.
La justice tunisienne avait décidé lundi de faire expulser le PDP de son siège central, un appartement au coeur de Tunis, étroitement surveillé et dans lequel les deux dirigeants observent en permanence leur grève de la faim.
Le PDP accuse le gouvernement d'avoir poussé le propriétaire des locaux à rompre le bail sous prétexte d'usage abusif du siège abritant depuis treize ans les activités du parti et son organe.
De leur côté, les autorités gouvernementales ont dénoncé des "allégations fallacieuses" et evoquent une tentative du PDP "d'exploiter à des fins politiques un litige civil immobilier (...) que seule la justice est habilitée à trancher".
"Nous refusons de nous prêter à une mascarade judiciaire", ont rétorqué les deux opposants, confirmant que leur parti n'allait pas interjeter appel du jugement de première instance.
"Le système judicaire n'est plus qu'un instrument aux mains du pouvoir qui l'utilise pour régler des questions politiques", a estimé Maya Jribi, disant être "engagée dans un bataille politique pour la participation publique et les libertés d'organisation et d'association".
Mme Jribi et M. Chebbi ont affirmé que la procédure concernant le siège central du PDP faisait partie d'une série de jugements destinés à paralyser ses représentations à Médenine, Tozeur, Tataouine (sud), Gabès (est), Sidi Bouzid (ouest), Kairouan (centre) et Jendouba (nord).
Un communiqué médical attirait mardi l'attention sur "une détérioration rapide et inquiétante" de l'état de santé de Mme Jribi, 48 ans et de M. Chebbi, 64 ans qui souffre d'antécédants cardiaques.
Le gouvernement a qualifié d'"irresponsable" et "injustifié" le comportement des deux opposants et affirmé que "la liberté d'action politique est garantie par la loi en Tunisie" et que "neufs partis s'activent et s'expriment en toute liberté".
(©AFP / 02 octobre 2007 17h59)
 

Tunisie: deux figures de l'opposition poursuivent leur grève de la faim

En grève de la faim depuis 13 jours, deux dirigeants d'un parti d'opposition tunisien se sont dits déterminés mardi à poursuivre leur action de protestation, en dépit d'une décision de justice prise la veille qui prévoit leur expulsion des locaux que leur formation occupe depuis 13 ans.
"Nous poursuivrons notre grève de la faim illimitée jusqu'à ce que l'injustice soit levée par la partie qui nous l'a imposée et qui n'est autre que le gouvernement", a déclaré la secrétaire générale du Parti démocratique progressiste (PDP), Maya Jribi, lors d'une conférence de presse.
Elle s'exprimait en présence de plusieurs responsables de partis et d'associations, dont le Dr Mustapha Ben Jaâfar, chef du Forum démocratique pour les libertés et le travail (FDLT), ainsi que des diplomates occidentaux représentant la France, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Commission européenne.
Le PDP, qui entend défendre "le dernier carré des libertés", accuse le pouvoir d'avoir fait pression sur le propriétaire du bâtiment pour demander l'annulation du contrat de location dans le but "d'étouffer toute voix libre et d'entraver toute forme d'action indépendante".
Les autorités nient quant à elles être partie prenante dans cette affaire, accusant le PDP "d'exploiter à des fins politiques un litige civil immobilier du ressort de la justice".
"Nous ne serons partie d'aucun acte de cette mascarade judiciaire", a martelé Maya Jribi, visiblement affaiblie par près de deux semaines de grève, précisant que son parti ne fera pas appel de la décision du tribunal.
"Nous ne sommes pas candidats au suicide, mais c'est pour nous une bataille d'existence", a lancé pour sa part le directeur de l'organe du parti "Al Mawqif", Me Néjib Chebbi.
Les deux grévistes ont également reçu la visite de l'ambassadeur des Etats-Unis, Robert Godec, et de diplomates britanniques. Me Chebbi considère que de telles visites "ne constituent pas une ingérence dans les affaires intérieures, mais marquent plutôt l'intérêt que ces pays portent à la question des réformes et de la démocratie en Tunisie".
Un communiqué lu par le Dr Fethi Touzri, qui assure le suivi médical des deux grévistes, relève que l'état des deux opposants "continue de se détériorer à un rythme rapide et inquiétant".
Le praticien qualifie de "particulièrement préoccupant" l'état de Me Chebbi. Agé de 63 ans, cet avocat opéré du coeur a perdu sept kilos et souffre d'une baisse de pression artérielle.
Pour la frêle Maya Jribi, qui ne pèse que 45kg, le médecin craint les "risques cardiovasculaires et d'atteinte musculaire rapide" et n'écarte pas de préconiser un arrêt de la grève de la faim en cas de "désordres biologiques graves". AP

Plus de 130 clandestins, dont 85 Irakiens, débarquent en Italie

AFP, le 1er octobre 2007 à 20h00

 

Rome - Plus de 130 immigrés clandestins ont débarqué lundi sur le territoire italien en plusieurs vagues, ont indiqué les médias et les officiels italiens. Parmi eux figurait un groupe de 85 Irakiens.

 

Le groupe d'Irakiens est arrivé dans l'après-midi à Catanzaro, dans le sud de la botte italienne, à bord d'un vieux navire, a indiqué la chaîne de télévision Sky TG24.

 

La direction des capitaineries de port, à Rome, a fait état pour sa part de trois débarquements. Un premier groupe, arrivé sur l'île de Lampedusa, au sud de la Sicile, était composé de 13 hommes.

 

"Un second groupe a été interpellé alors qu'ils étaient déjà à terre. Il y avait neuf hommes, deux femmes et un chien et c'est la première fois que l'on nous signale la présence d'un chien, généralement les immigrés ne prennent pas avec eux des animaux", a indiqué à l'AFP le service de presse des capitaineries.

 

Un troisième groupe de dix personnes a été embarqué sur un navire militaire, selon la même source, tandis qu'un second navire militaire faisait route vers une zone à environ 100 km au sud de Lampedusa où un cadavre a été signalé flottant dans l'eau, selon la même source.

 

Par ailleurs, dix corps en décomposition, probablement de migrants clandestins, ont été rejetés par la mer sur les côtes de Chebba et Sfax, dans le sud-est de la Tunisie, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

 

Culture de la Paix, culture de la résistance: Opposition ou complémentarité?

 

Le Forum du progs du parti de l'unité populaire dirigé par notre ami Adel Kadri a organisé vendredi dernier 28/9/2007 une conférence sur le thème:

 

Culture de la Paix, culture de la résistance: Opposition ou complémentarité?

 

Les principaux participants étaient nos confrères Khemaies Khayati, Nasreddine Ben Hdid, Sofiéne Chourabi, ainsi que messieurs Ahmed Kahlawi, Adel Haj Salem et maître Abdennasser Lawini.

 

Vous pouvez aussi écouter un enregistrement de la conférence sur Radio Elwihda à l'adresse:

http://www.elwahda.org.tn/radio/salem.htm

 

(Source: Communication reçue de M. Zied El Hani, le 2 octobre 2007)

 

 

Verdict du tribunal de première instance

Le local du PDP doit être restitué à son propriétaire

 

Le tribunal de première instance de Tunis a prononcé, hier, son verdict dans l'affaire du local,  siège du Parti  Démocratique Progressiste (PDP), situé au 10, rue Eve Noël à Tunis.

 

Le tribunal a décidé que le PDP quitte le local en  question  et ce, suite à la requête du plaignant, le propriétaire du local qui   reproche au  locataire, le directeur du journal El Mawquef et ex-secrétaire général du PDP, d'utiliser le local, contrairement aux clauses  du contrat, pour couvrir les activités du parti.

 

Signalons que Maya Jeribi et Néjib Chebbi envisagent de donner  aujourd'hui, à midi, une conférence de presse pour annoncer s'ils comptent interjeter appel ou non.

 

N.S

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 2 octobre 2007

 


 

Premier hôpital privé en Tunisie

Par Ghada Kammoun

 

Le groupe médical nippon «Tokushukai» réalisera le projet du premier hôpital privé en Tunisie, et ce dans le cadre d’un programme de partenariat entre la Tunisie et le Japon.

 

L’hôpital sera conforme aux normes de gestion et d'organisation de Tokushukai

 

Le groupe Tokushukai est le troisième plus grand groupe hospitalier dans le monde –derrière Columbia et Teneth-, avec 60 grands hôpitaux, 67 cliniques, 21 centres de santé, 20 centres pour personnes âgées, le tout animé par un effectif de près de 16.000 employés.

 

Le 18 mai 2006, Tokushukai a reçu un Certificat d'Investissement de Première classe pour son projet d'investissement «Tokuda Hospital Sofia» en Bulgarie.

 

Les activités du groupe touchent également le secteur bancaire : la Tokuda Bank AD est une filiale du groupe qui a été fondée en décembre 1994 par Dr. Torao Tokuda.

 

(Source : www.webmanagercenter.com (Portail économique – Tunis), le 1er octobre 2007 à 04h34 ) 

 


 

Sommaire du numéro 80 d'ELKHADRA

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# SALAUDS !!! (01/10/2007 )

SALAUDS !!! Par Derbali «Quand ils sont venus chercher les communistes, Je n’ai rien dit, Je n’étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, Je n’ai rien dit, Je n’ai rien dit, je n’étais pas...

 

http://elkhadra.over-blog.com/article-12746412.html

 

 

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# LES IMPOSTEURS (01/10/2007 )

Ces écrits furent publiée en quarante épisode en 2004 sur feu TUNEZINE, plusieurs réactions avaient suivi ces textes, certains imposteurs justement voulaient masquer le soleil avec un tamis, et faisant semblant de ne pas comprendre le sens profond du vive...

http://elkhadra.over-blog.com/article-12744551.html

 

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# Il n'y'a que le silence qui respire. (30/09/2007 )

Il n'y'a que le silence qui respire. Par Faouzia Nous devons nous préserver de cette multitude d’antagonismes planétaires qui dressent les uns contre les autres les Hommes, les milieux sociaux, religieux, ethniques, professionnels,...

 

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# clair obscur (30/09/2007 )

clair obscur Par Biju Je n'ai jamais cru qu'il faille défendre la poésie, je n’aime pas la poésie, dans ma situation actuelle, mon pays la Tunisie, aux abonnés absents de l’excellence, et de la simple vie normale,...

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# Quel capitalisme pour la Tunisie ? (30/09/2007 )

Quel capitalisme pour la Tunisie ? Par Imededdine Boulaaba Depuis la chute du mur de Berlin, les élites socialisantes du monde entier ont ressenti un véritable « Waterloo » idéologique....

 

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# Le régne du mensonge. (30/09/2007 )

La Tunisie : Allégations d’un dictateur Par : Fathi CHAMKKHI (Université de Tunis) Tout en prétendant « œuvrer pour le développement », la liberté...

 

 

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 # Un juge dans la déroute. (30/09/2007 )

أعراض الموت لنهاية السياسة قد يكون نقد السلطة في وضعنا الحالي أيسر و أقل مجازفة من تناول وضع المعارضة رغم ما فيه من دواعي النقد و علامات الإفلاس و الإحباط. وقد أتيح لي مؤخرا أن أتبين بما لم يبقى معه مجال للشك أن الديموقراطية التي نحكم...

 

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# Le djihad pour les nuls (29/09/2007 )

Le djihad pour les nuls Par princesse enchantée.Bakchiche mercredi 26 septembre 2007 par La princesse enchantée Condamné à perpétuité en 2003 au Maroc pour avoir dirigé des cellules terroristes, le Français Richard Robert a depuis viré sa cuti pour se muer en..

 

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# L'appétit de Monsieur Gendre/2 (29/09/2007 )

L'appétit de Monsieur Gendre/2 Après avoir narré par le menu la semaine dernière, la brouille entre la veuve de Yasser Arafat et Leïla, la si prude femme du président tunisien, Bakchich poursuit les aventures du clan Trabelsi. En juin...

http://elkhadra.over-blog.com/article-12695300.html

 

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# كيف اختفت ذكرى مجازر صبرا وشاتيلا من إعلام فلسطين48؟ (28/09/2007 )

كيف اختفت ذكرى مجازر صبرا وشاتيلا من إعلام فلسطين48؟ رجاء زعبي عمري المصدر: "أجراس العودة" http://www.ajras.org/?page=show_details&am...les&Id=2122 ...

 

http://elkhadra.over-blog.com/article-12692348.html

 

 

 

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# إنقلاب إنقلاب الإنقلاإنقلاب الإنقلا (28/09/2007 )

من الشرعية إلى القداسة فالقطاع الخاص دور اليابان في التطبيع، قراءة في خطة حكومة التسيير و"انقلاب الإنقلاب القطاع الخاص "رافعة" تطبيع الحلقة 3 فما الذي سيقدمه حزبه؟ إنقلاب الإنقلابات كما ورد...

http://elkhadra.over-blog.com/article-12679211.html

 

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# Vive les tunisiens sans la dictature. (28/09/2007 )

Doing Business 2008: Les grands marchés émergents réforment rapidement : La Tunisie est classée vingtième Grâce aux réformes de la législation commerciale, davantage d'entreprises sont créées, tel est le constat de Doing Business 2008 - le cinquième d'une...

http://elkhadra.over-blog.com/article-12675172.html

 

 

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# NOUS ET L'AFRIQUE (27/09/2007 )

La fuite des capitaux représente deux fois la dette du continent AFP La fuite des capitaux des pays africains depuis leur indépendance, 400 milliards USD en 30 ans, représente près de deux fois la dette du continent, a estimé mercredi l'agence de l'ONU pour le développement...

http://elkhadra.over-blog.com/article-12651217.html

 

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# La Tunisie -Doing Business 2008 (27/09/2007 )

La Tunisie au 88e rang sur 178 pour le climat des affaires ( Doing Business 2008) Le Rapport annuel "Doing Business 2008", cofinancé par la Banque mondiale et sa filiale spécialiste du secteur privé, l'IFC,, rendu public cette semaine,...

http://elkhadra.over-blog.com/article-12646729.html

 

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# Lire, voir, en pays dominés (27/09/2007 )

Lire, voir, en pays dominés par Jean-Jacques KOURLIANDSKY (Espaces latinos, septembre 2007) Patrick Chamoiseau, briseur antillais de " silencieux tocsins " nous le pardonnera. L'aliénation est caribéenne. Sans doute. Mais c'est la chose du monde la...

http://elkhadra.over-blog.com/article-12646340.html

 

 

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# Al Manar (27/09/2007 )

Leila Mazboudi (rédactrice en chef de la télévision Al Manar) : 'Ca fait 60 ans qu'Israël dépasse les bornes' www.alterinfo.net ...

http://elkhadra.over-blog.com/article-12644558.html

 

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# Les nouveaux désinformateurs (26/09/2007 )

Guillaume Weill Raynal, auteur de «Les nouveaux désinformateurs», au Quotidien d'Oran Hommes d'influence, relais et balivernes par Entretien Réalisé Par Myriam Rayan En France, ces dernières années - surtout depuis l'Intifada II -, tout ce qui touche Israël,...

http://elkhadra.over-blog.com/article-12634403.html

 

 

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# Ce qui s’est vraiment passé à Gaza (26/09/2007 )

Ce qui s’est vraiment passé à Gaza PALESTINE - par JAN FALLSTRÖM Présentés comme un affrontement entre « modérés » et « terroristes », les combats qui ont conduit à une partition de facto des Territoires résultent plutôt de la volonté du président Abbas, soutenu par...

 

http://elkhadra.over-blog.com/article-12634185.html

 

 

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# Le lobby pro-israélien (26/09/2007 )

Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine Introduction L’Amérique va bientôt entrer dans l’année qui verra élire son nouveau président. Bien qu’il soit impossible de prédire l’issue du...

 

http://elkhadra.over-blog.com/article-12630766.html

 

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# Les aspects spirituels du jeûne (26/09/2007 )

Les aspects spirituels du jeûne du mois de Ramadan d’après l’Ihyâ’ de Ghazâlî Pourquoi s’interroger sur les aspects spirituels du jeûne ? Que faut-il entendre par ‘‘spirituel’’ s’agissant d’une pratique...

 

http://elkhadra.over-blog.com/article-12630587.html

 

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# Le dollar en danger (25/09/2007 )

Le dollar en danger La politique monétaire des USA est piégée entre deux nécessités inconciliables : attirer les capitaux étrangers et prévenir la récession. Pour attirer les capitaux nécessaires au financement du déficit il faut augmenter les taux d’intérêt....

 

http://elkhadra.over-blog.com/article-12589592.html

 

 

 

Articles publiés au cours du mois de septembre 2007  sur le site 

http://www.tunisitri.net

 

Site dédié à la Résistance des peuples en lutte pour leur indépendance, leur liberté et leur dignité!

 

En vouloir à certains musulmans, non à l’Islam!

Par Meriem Maza, Maghreb Canada Express

http://tunisitri.net/articles/article152.html/

 

Le rapport stratégique arabe (2005-2006)

Compte-rendu de Kamel Habib

http://tunisitri.net/articles/article151.html/

 

- Imad Mustafa, l'ambassadeur de Syrie à Washington : 'Israël devra 'le payer''

Par Jeffrey Bartholet

http://tunisitri.net/articles/article150.html/

 

Un million de morts en Irak ?: 15 septembre 2007

http://tunisitri.net/articles/article149.html/

 

- Silence total sur le million d'Irakiens tués sous l'occupation américaine

Patrick Martin

http://tunisitri.net/articles/article148.html/

 

- Pourquoi Washington attaquera Téhéran

Abdel Bari Atwane

http://tunisitri.net/articles/article147.html/

 

Iran Nucléaire: La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine au large du Golfe arabo-persique

Paris, 19 septembre 2007, par René Naba

http://tunisitri.net/articles/article146.html/

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Gabriel Kolko :  quoi qu’ils fassent les USA perdront la guerre d’Irak

http://tunisitri.net/articles/article145.html/

 

Lettre ouverte à Monsieur Abdelaziz Bouteflika

Abdelkader DEHBI - 14 septembre 2007
http://tunisitri.net/articles/article144.html/

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BAUDOUIN LOOS, envoyé spécial du journal Le Soir, dans les profondeurs de la réalité marocaine à travers cette série d’articles sur les élections législatives de la semaine dernière. A lire et méditer !

http://tunisitri.net/articles/article143.html/
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La Croix Rouge confirme que le gouvernement Bush a utilisé la torture.
Dossier de Patrick Martin
http://tunisitri.net/articles/article142.html/

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5- Pour une nouvelle stratégie des ressources humaines ! Les pays arabes et africains face à la fuite de leurs compétences

http://tunisitri.net/articles/article141.html/

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Front du Djihad et du Changement en Irak

En prévision du retrait des troupes d’occupation, la Résistance Irakienne se réorganise et constitue un Front du Djihad et du Changement composé de 8 groupes de résistance.

http://tunisitri.net/articles/article140.html/
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Débat tunisien : Z et Derbali :

http://tunisitri.net/articles/article139.html/

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USA : D'anciens leaders de l'opposition lancent une alerte d'urgence au terrorisme sous fausse bannière : Steve Watson

http://tunisitri.net/articles/article138.html/

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Les puissances montantes ont les USA dans leur viseur :
Asia Times, par Dilip Hiro,

http://tunisitri.net/articles/article137.html/

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La fuite de produits radioactifs de la centrale nucléaire d'Israël
Mondialisation.ca,
http://tunisitri.net/articles/article136.html/
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La junte birmane ne  peut agir en toute impunité (Arbour)

 

AFP, le 2 octobre 2007 à 12h19

 

GENEVE, 2 oct 2007 (AFP) - La junte birmane ne doit pas s'imaginer qu'elle peut agir en toute impunité en réprimant des manifestations pacifiques, a déclaré mardi Louise Arbour, Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme. "Les autorités birmanes ne doivent plus croire que leur isolement auto-imposé les empêche de rendre des comptes", a lancé Mme Arbour devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, à l'ouverture d'une session extraordinaire consacrée à la répression en Birmanie.

Dénonçant la réaction "choquante" des autorités face aux manifestations, Mme Arbour a souligné que les moyens technologiques donnaient un accès sans précédent "à ce qui se passe dans les rues de Rangoun". "Depuis que les manifestants sont devenus invisibles, notre inquiétude ne fait que croître", a-t-elle déclaré devant les 47 pays membres du Conseil réunis à Genève.

Elle a appelé les pays de la région à "exercer leur influence" pour défendre les droits de l'homme en Birmanie.

L'Union européenne demande au Conseil des droits de l'homme de condamner la répression. Le projet de résolution de l'UE risque de se heurter à la réticence de la Chine, principale alliée du régime

birman, et des pays non-alignés qui représentent la majorité des membres du Conseil et se méfient traditionnellement des "ingérences" en matière de droits de l'homme.

De son côté, le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'homme en Birmanie, Paulo Sergio Pinheiro, a estimé que "le récent blackout imposé aux médias et à l'internet n'est que le dernier

exemple des moyens répressifs et intolérables utilisés par les autorités".

"L'incapacité de la communauté internationale à empêcher le massacre qui a suivi le soulèvement populaire de 1988, faisant plus de 3.000 morts parmi les manifestants, ne doit pas se répéter", a-t-il imploré.

 


 

L'armée turque invite le gouvernement à freiner sur les réformes

REUTERS, le 1er octobre 2007 à 11h59

 

ANKARA, 1er octobre (Reuters) - L'armée turque a exhorté le gouvernement islamiste modéré à freiner la mise en oeuvre de réformes réclamées par l'Union européenne, rapporte lundi le

quotidien des affaires Referans.

"L'état-major suit de très près le processus de réforme et a demandé au gouvernement de se comporter de manière très sensible sur les questions de Chypre, de l'article 301 (du code pénal) et de la loi sur les fondations religieuses", résume le journal.

Le message a été transmis par le général Hilmi Akin Zorlu, responsable "de la planification et des principes" au sein de l'état-major, au ministre des Affaires étrangères Ali Babacan lors d'une réunion le mois dernier, précise Referans.

L'armée est en particulier opposée à toute nouvelle concession sur Chypre, où elle maintient quelque 30.000 hommes.

L'UE réclame qu'Ankara ouvre ses ports et aéroports au trafic en provenance de la partie grecque de Chypre, pays membre des Vingt-Sept qu'il ne reconnaît pas.

Elle s'oppose aussi à l'abrogation de l'article 301 du code pénal qui punit tout dénigrement de l'identité nationale turque et des institutions de la République, que le gouvernement ne paraît pas de toute façon pas disposé à amender prochainement, selon les observateurs.

La loi sur les fondations religieuses devrait, selon Bruxelles, garantir la restitution de propriétés à la minorité chrétienne dans un pays majoritairement musulman. Un rapport d'évaluation de la Commission européenne sur le processus de négociations avec Ankara est attendu en novembre.

 


 

 

Turquie: M. Gül appelle le  nouveau parlement à poursuivre les réformes UE

 

AFP, le 1er octobre 2007 à 16h22

 

ANKARA, 1 oct 2007 (AFP) - Le président Abdullah Gül a appelé lundi lors de sa séance inaugurale le nouveau parlement turc, élu le 22 juillet, à poursuivre les réformes qui aideraient la Turquie à intégrer l'Union européenne.

"Je n'ai aucun doute que la parlement jouera un rôle primordial dans la poursuite et le renforcement des réformes", a-t-il dit. M. Gül s'adressait aux parlementaires lors de la séance inaugurale de l'assemblée issue des élections anticipées convoquées à la suite d'une crise  politique déclenchée par une véhémente campagne laïque contre la candidature de M. Gül, ancien islamiste, à la magistrature suprême.

Les élections ont été remportés haut la main par le parti de la Justice et du Développemnt (AKP, au pouvoir, issu de la mouvance islamiste) auquel appartenait M. Gül avant son élection à la présidence, poste apolitique.

L'accession d'Ankara au club européen a pris un sérieux coup l'an dernier quand Bruxelles a suspendu les pourparlers sur huit des 35 chapitres de négociations que tout pays candidat doit compléter suite au refus d'Ankara d'ouvrir ses ports à Chypre, pays membre de l'UE non-reconnu par la Turquie.

En tant que ministre des Affaires étrangères du premier gouvernement AKP, venu au pouvoir en 2002, M. Gül avait fait de l'intégration à l'UE son projet-phare, réussissant à lancer les pourparlers d'adhésion en octobre 2005.

 


 

Sarkozy, the new Blair

The French president longs to play the newly vacant, thankless role of Washington's sidekick on the world stage.

 

On the eve of a visit to Russia, the repentant socialist French foreign minister, Bernard Kouchner, delivered a fiery statement warning Iran that war was at its doorstep.

An Iranian nuclear weapon, he declared, would pose "a real danger for the whole world ... We need to prepare for the worst, and the worst is war."

Faced with angry protests in Tehran and other world capitals, Kouchner - who was in favour of war on Iraq in 2003 - was later forced to downplay his words. "I do not want it to be said that I'm a warmonger," he objected.

The truth is that Kouchner's message was not directed at Tehran so much as it was aimed at Washington, at Bush rather than at Ahmadinejad. The message is clear: Sarkozy's France belongs with the "new Europe", as a strong ally on whose support the US can count should it opt for war on Iran.

Sarkozy was not Chirac, he implied: he would not repeat his predecessor's mistakes, and would not defy Washington's will.

Sarkozy has his eye on Blair's old role. He is keen to fill the position Blair's departure from 10 Downing Street has left vacant. With Brown's decision to withdraw British troops from Basra and other southern Iraqi cities, and the new margin of differences between Britain and the US, Sarkozy is moving to take on the part of America's "close ally" and "reliable partner".

But change has not been confined to Paris. The impact the Iraq disaster and escalating conflict in Afghanistan have had on Washington cannot be overestimated. Donald Rumsfeld's arrogant tone and cowboy-style vocabulary have made way for Condoleezza Rice's more measured words and manufactured smiles. Bush is in dire need of "partners", and Sarkozy is more than happy to oblige.

The new French president is actively working to transform the de Gaullian bases of French foreign and defence policy, which have been in place since the end of the second world war. According to these, French national interests were to be pursued independently of the US and its Nato umbrella, while the EU was to be strengthened through the French/German partnership.

But these are no longer the principles guiding the Elysée. It is progressively abandoning its position of autonomy and binding itself ever closer to the US.

France has not only shaken off its traditional reservations towards Nato: there is talk of negotiations between Nato and France for the latter to reverse the 1966 decision by de Gaulle to pull out of the organisation's integrated military command and to get back fully into the fold.

The truth is, this is as absurd a policy turn as can be. And its timing could not be more wrong.

Sarkozy is courting Washington's favour at a time when even its traditional allies are turning away from it, keen to be seen to keep their distance, weary of being associated with its president in the eyes of increasingly hostile international public opinion.

What does France stand to gain from this exchange? The answer is, nothing. Drowning in crises in Iraq and Afghanistan, deeply loathed around the world and isolated at home, Bush has nothing to offer France, or any one else. He is now a heavy burden shunned by almost everyone, a sinking ship no one wants to board or cling on to.

France has greatly benefited from its opposition to America's war on Iraq. It was able to increase its international standing and strengthen its soft power in various parts of the world where it had been retreating.

For the first time, in Britain protesters shouted "Vive la France!" in February 2003. Even in Algeria, where more than 1 million people had given their lives for the cause of independence from French occupation, the bitter past was set aside and throngs of Algerians greeted Chirac like a hero.

A sarcastic old Arab proverb says of one who mistimes an action: "Off to pilgrimage when everyone else is back." Sarkozy wants to be Blair when Blair's time is long gone.

All he stands to gain is the dubious honour of being known as Bush's new poodle, and having angry protesters against US foreign policy burn his effigy instead of Blair's.

 

 


 

 Une mosquée réveille les vieilles peurs à Cologne

ALLEMAGNE. La polémique provoquée par un projet sur les bords du Rhin révèle la difficulté à reconnaître la place de l'islam en Occident.

Yves Petignat, Cologne

 

C'est le ramadan et l'on a dressé des tentes dans la cour pour le repas communautaire du soir. Mais, pour la prière, il faudra une fois encore se serrer dans l'entrepôt transformé en mosquée, encore et encore bricolé, rénové et agrandi. Et, comme il pleut sur Cologne en cette fin septembre, tous les fidèles ne pourront sans doute pas y trouver un abri. Alors naturellement, tout le monde ici, dans le quartier populaire d'Ehrenfeld, où se concentre une bonne majorité des quelque 100000 musulmans de la cité des bords du Rhin, parle de la future «grande mosquée représentative». Le projet qui, depuis six mois, divise la quatrième ville d'Allemagne.

 

«Les gens découvrent que l'islam est aussi une composante de la société allemande. Et cela se fait parfois dans la douleur. Certains ont du mal à accepter cette évidence», constate Mehmet Yildirim, secrétaire général du Ditib, l'association turco-islamique qui regroupe 70% des immigrés d'origine turque en Allemagne. C'est son association qui porte le projet de «mosquée représentative». C'est elle qui a été au cœur de la violente polémique qui a secoué Cologne en juin et juillet, durant la phase de mise à l'enquête publique.

 

Jusqu'alors le mouvement populiste Pro Köln, proche du FPÖ autrichien ou de l'UDC suisse, ne parvenait pas à fédérer les peurs et les réactions autour de ses initiatives anti-mosquée. Mais l'écrivain et survivant de l'Holocauste Ralph Giordano, que l'on connaissait mieux inspiré dans son combat contre toute forme de racisme, a ouvert les vannes. Et ainsi légitimé l'opposition des milieux modérés. «Je n'ai aucune envie de voir des porteuses de burqa dans les rues allemandes, ni d'entendre le muezzin du haut de son minaret», avait tonné l'écrivain. Qui avait même comparé les femmes voilées à des «pingouins».

 

La CDU est mal à l'aise, déchirée entre le franc soutien du bourgmestre Fritz Schramma, CDU lui aussi, à la grande mosquée et l'opposition fondamentale de ses adhérents du quartier d'Ehrenfeld. «La grande crainte de la population, c'est que la mosquée encourage le développement d'une société parallèle», précise Walter Reinarz, président de la CDU de Cologne. Il y a surtout la crainte que, à travers le Ditib, l'Etat turc, qui envoie des imams formés à Ankara ou Istanbul, ne contrôle l'exercice de la religion en Allemagne.

 

Pour apporter son soutien à la modification du plan de zone que nécessite la construction des minarets, la CDU, après une assemblée houleuse, a ainsi posé 14 conditions. Dont l'obligation du prêche en allemand, la promotion de l'intégration des jeunes par les activités sportives et culturelles de la mosquée, l'appel du muezzin limité à l'enceinte de la mosquée, etc.

 

«Je dois dire que sur tous les points les responsables du Ditib ont pu apporter des réponses satisfaisantes, admet Walter Reinarz. Sauf sur un, les dimensions de la mosquée. Pour nous, elle doit absolument être réduite. Nous ne voulons pas que le caractère du quartier en soit modifié. Il y a aussi une valeur symbolique.» La crainte aussi que la mosquée devienne l'image de la domination de l'islam dans une partie de la ville, «alors que nos églises se ferment», dénonce Manfred Rouhs, le chargé d'affaires de Pro Köln. Deux tiers des habitants de Cologne seraient contre la construction de la mosquée selon les plans publiés.

 

«Sur le prêche en allemand, nous sommes prêts à faire encore des efforts, notamment par des traductions. Mais c'est aussi à l'Etat allemand d'assurer sa part, en organisant la formation théologique des imams comme il le fait dans les facultés pour les prêtres et les pasteurs», rétorque Mehmet Yildirim.

 

Mais ni sur le style ni sur les dimensions les responsables du Ditib ne sont désormais prêts à transiger. «Nous remplissons toutes les conditions exigées de nous. Nous demander maintenant de changer les plans, c'est un acte de méfiance. Alors que nous avons joué la confiance. C'est profondément blessant», dénonce Mehmet Yildirim. En lançant son concours d'architecture, le Ditib avait pris le soin de composer le jury de représentants de tous les partis politiques, avec une représentation équitable de musulmans et de chrétiens.

 

«Cette question de la taille de la coupole ou des deux minarets, c'est un faux débat. On veut bien respecter la liberté religieuse des musulmans, mais pour autant qu'ils soient invisibles», s'indigne un jeune fidèle venu jeter un œil sur la maquette, dans le hall encombré du Ditib. La coupole atteindra les 34,5mètres de hauteur et les deux minarets 55 mètres. Mais cela reste modeste, face aux immeubles de plus de 100 mètres qui environnent le futur emplacement.

 

Malgré les échanges tendus de ces dernières semaines, la sérénité règne ici. Et pas seulement parce que c'est le ramadan. Avec l'appui de la gauche, des Verts et des libéraux, l'adaptation du plan de zone en décembre ou janvier est assurée. Et puis, non loin, à Duisburg, une autre grande mosquée est en voie d'achèvement. Sans la moindre polémique.

 

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Suisse), le 2 octobre 2007)

 

Sarkozy, the new Blair

The French president longs to play the newly vacant, thankless role of Washington's sidekick on the world stage.

Soumaya Ghannoushi

On the eve of a visit to Russia, the repentant socialist French foreign minister, Bernard Kouchner, delivered a fiery statement warning Iran that war was at its doorstep.

An Iranian nuclear weapon, he declared, would pose "a real danger for the whole world ... We need to prepare for the worst, and the worst is war."

Faced with angry protests in Tehran and other world capitals, Kouchner - who was in favour of war on Iraq in 2003 - was later forced to downplay his words. "I do not want it to be said that I'm a warmonger," he objected.

The truth is that Kouchner's message was not directed at Tehran so much as it was aimed at Washington, at Bush rather than at Ahmadinejad. The message is clear: Sarkozy's France belongs with the "new Europe", as a strong ally on whose support the US can count should it opt for war on Iran.

Sarkozy was not Chirac, he implied: he would not repeat his predecessor's mistakes, and would not defy Washington's will.

Sarkozy has his eye on Blair's old role. He is keen to fill the position Blair's departure from 10 Downing Street has left vacant. With Brown's decision to withdraw British troops from Basra and other southern Iraqi cities, and the new margin of differences between Britain and the US, Sarkozy is moving to take on the part of America's "close ally" and "reliable partner".

But change has not been confined to Paris. The impact the Iraq disaster and escalating conflict in Afghanistan have had on Washington cannot be overestimated. Donald Rumsfeld's arrogant tone and cowboy-style vocabulary have made way for Condoleezza Rice's more measured words and manufactured smiles. Bush is in dire need of "partners", and Sarkozy is more than happy to oblige.

The new French president is actively working to transform the de Gaullian bases of French foreign and defence policy, which have been in place since the end of the second world war. According to these, French national interests were to be pursued independently of the US and its Nato umbrella, while the EU was to be strengthened through the French/German partnership.

But these are no longer the principles guiding the Elysée. It is progressively abandoning its position of autonomy and binding itself ever closer to the US.

France has not only shaken off its traditional reservations towards Nato: there is talk of negotiations between Nato and France for the latter to reverse the 1966 decision by de Gaulle to pull out of the organisation's integrated military command and to get back fully into the fold.

The truth is, this is as absurd a policy turn as can be. And its timing could not be more wrong.

Sarkozy is courting Washington's favour at a time when even its traditional allies are turning away from it, keen to be seen to keep their distance, weary of being associated with its president in the eyes of increasingly hostile international public opinion.

What does France stand to gain from this exchange? The answer is, nothing. Drowning in crises in Iraq and Afghanistan, deeply loathed around the world and isolated at home, Bush has nothing to offer France, or any one else. He is now a heavy burden shunned by almost everyone, a sinking ship no one wants to board or cling on to.

France has greatly benefited from its opposition to America's war on Iraq. It was able to increase its international standing and strengthen its soft power in various parts of the world where it had been retreating.

For the first time, in Britain protesters shouted "Vive la France!" in February 2003. Even in Algeria, where more than 1 million people had given their lives for the cause of independence from French occupation, the bitter past was set aside and throngs of Algerians greeted Chirac like a hero.

A sarcastic old Arab proverb says of one who mistimes an action: "Off to pilgrimage when everyone else is back." Sarkozy wants to be Blair when Blair's time is long gone.

All he stands to gain is the dubious honour of being known as Bush's new poodle, and having angry protesters against US foreign policy burn his effigy instead of Blair's.

 
(Source: The Guardian  September 28, 2007)

 


The Burmese monks' spiritual strength proves religion has a role in politics
Buddhism and its values have inspired a tradition of non-violent protest more powerful than secularists understand
 
Pankaj Mishra

In recent months, militant atheists have tried to convince us religion ought to be expelled from public as well as private life. It is not hard to imagine how their salon wisdom would have fared last week in the streets of Rangoon, where ordinary Burmese protesting against a military dictatorship rallied behind Buddhist monks - the "highly revered moral core", as the New York Times put it, of Burmese society.
If the images of saffron-robed mendicants braving police brutality seem oddly familiar, it is because Buddhist monks left their monasteries and led protests against political repression frequently in the 20th century. So great and prolonged was the suffering of war in Indochina that the Buddhist attempt to alleviate it may seem a distant memory. But it was the self-immolation of a monk in Saigon in June 1963 - rather, pictures of him serenely meditating as flames devoured his body - that first troubled America's conscience about what was then an obscure war.

Thich Nhat Hanh, another Vietnamese monk, was a prominent figure in the anti-war movement in the US who eventually persuaded Martin Luther King to pit his voice against the destruction of Vietnam. In Cambodia, where the Khmer Rouge killed almost all the 60,000 monks, the Buddhist monk Maha Ghosananda became a major figure in the reconstruction of his country.
In September 1987 Buddhist monks and nuns began the first major political demonstration in Tibet in years by unfurling the Tibetan flag in central Lhasa. They were arrested and severely beaten, sparking off clashes between Tibetans and police that provoked Hu Jintao, now China's president and then the Chinese administrator in Tibet, to declare martial law.
How did a supposedly meditative tradition produce political protesters? If "religion is a poison", as Mao Zedong informed the Dalai Lama - a sentiment echoed by the secularists of our time - why then has Buddhism proved such an effective means of mass mobilisation against tyranny?
The Buddha himself was no political theorist or activist. He preferred to address the question of what constitutes the ruler's right to rule. Unlike the theorists of ancient India who claimed divine sanction for kingship, the Buddha did not find the ruler's legitimacy in some transcendent realm. As the many stories about ideal kings in the Jataka Tales - a compendium of Buddhist stories - attest, righteousness is the only proper basis for the ruler's authority.
The Buddha preferred small political communities in which all members shared the power of decision-making. In his lifetime, however, he witnessed the emergence of large states. Aware that these impersonal regimes exposed many people to a sense of powerlessness and insecurity, he hoped that the Buddhist sangha, or monastic order, would base itself near urban centres and help give newly uprooted people a sense of spiritual community and tradition.
Thus Buddhist monks, living not in forests but in retreats close to populated settlements, are traditionally bound to laymen by an ethic of social responsibility. Not surprisingly, in Tibet and Burma, where a modern, militarised state tyrannises a largely pre-modern and unorganised population, monasteries have been exalted as alternative centres of moral and political authority, and monks and nuns have come to spearhead resistance to unrighteous regimes.
Certainly, Buddhists are not immune to ideological delusions. In early 20th-century Japan, and in Sri Lanka in the 1980s and 90s, many Buddhist monks succumbed to the lure of nationalism and militarism. Nevertheless, with its absence of dogma and emphasis on intellectual and spiritual vigilance, Buddhism has proved to be less vulnerable to fanatical zeal than not only other major religions, but also such modern ideologies as nationalism and secularism. As Nhat Hanh exhorts, echoing a major theme of the Buddha: "Do not be idolatrous about, or bound to, any doctrine, theory, or ideology, even Buddhist ones. All systems of thought are guiding means; they are not absolute truth."
It helps, too, that Buddhist political methods aim, relatively modestly, at dialogue and moral conversion rather than total revolution. Writing to Martin Luther King in 1965, after another Buddhist self-immolation in Vietnam, Nhat Hanh explained that "the monks who burned themselves did not aim at the death of the oppressors, but only at a change in their policy. Their enemies are not man. They are intolerance, fanaticism, dictatorship, cupidity, hatred and discrimination which lie within the heart of man."
Maha Ghosananda, who lost his entire family in the Cambodian killing fields, insisted on including the Khmer Rouge at UN-sponsored talks on the future of Cambodia, claiming that he wanted an end to antagonism, not to antagonists. (Such practical wisdom traditionally preserved peace in Afghanistan's tribal society, and the country's current president, Hamid Karzai, appears to have embraced it by offering a seat in his cabinet to the Taliban.) Similarly, Samdhong Rinpoche, the monk prime minister of the Tibetan government in exile in India, claims he opposes the injustice and violence of Chinese rule rather than the Chinese people or state. Calling for a Gandhian-style campaign of satyagraha, or non-violent resistance, Samdhong Rinpoche asks Tibetans to actively reject Chinese rule through non-cooperation and disobedience, without hating or harming any Chinese. Both he and the Dalai Lama have reservations about even an economic boycott, which they believe hurts ordinary people more than it damages governments.
Living through a worldwide upsurge of violence, most of us may find it hard to conceive of Buddhist principles as politically efficacious. Nevertheless, the history of the modern world furnishes many examples of political victories achieved through moral persuasion and spiritual strength: national self-determination in colonised countries, the civil rights movement in the US, the velvet revolutions in Russia and eastern Europe, the end of apartheid in South Africa, and the gradual spread of parliamentary democracy around the world.
Today the Burmese generals confront the "authentic, enduring power" of people, before which, as Hannah Arendt presciently wrote in her analysis of the Prague Spring of 1968, a repressive regime eventually surrenders. The Buddhist monks chanting on the streets of Rangoon may look naive and defenceless when you consider the power of the political-military institutions of the modern, secular era that they are up against: heavily armed nation-states with hyper-competitive capitalist economies. Certainly, the Burmese generals know the way the world works. Apparently isolated, they play shrewdly the game of international realpolitik, buying the silence of their two rising and needy neighbours, democratic India as well as authoritarian China, with oil, gas and timber. However, to such a ruthlessly amoral politics, based on purely rational self-interest, the moral and spiritual values of religion can and often do pose a challenge.
No doubt devotees of science and rationality will continue to call for a religion-free politics. But what the Burmese demonstrators prove is that, as Gandhi said, "those who think religion has nothing to do with politics understand neither religion nor politics".
Pankaj Mishra is the author of Temptations of the West: How to be Modern in India, Pakistan and Beyond
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(Source: The Guardian  Monday October 1, 2007)

http://www.guardian.co.uk/comment/story/0,,2180652,00.html#article_continue

 


 

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