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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3570 du 02.03.2010
 archives : www.tunisnews.net 
Liberté  et Equité: Nouvelles des libertés en Tunisie
AP: Tempête Xynthia: message de condoléances de Ben Ali à Sarkozy
ATS: Interpellation houleuse (d’un tunisien, NDLR) : Deux policiers blessés à Lausanne
Omar Khayyam: Imed et Moez victimes d’une parodie de procès
AFP: Maroc: démantèlement d'un "réseau terroriste" (services de sécurité)
AFP: Le Maroc exprime sa solidarité avec la Libye dans sa crise avec la Suisse
ATS: L'ONU appelle l'Egypte à cesser de tirer sur les migrants
AFP: Manifestations à Rome, Naples et Milan pour "La journée sans immigrés"
Reuters: Un général et un magistrat inculpés de complot en Turquie
AFP: Turquie: un procureur et un général mis en examen dans l'affaire Ergenekon
Reuters:Turkey could pull troops off Cyprus in deal – PM
Reuters: General and prosecutor charged in Turkey plot case
AFP: Belgique: lancement d'un débat sur "l'identité wallonne"
 
Liberté  pour le Docteur Sadok Chourou, le prisonnier des deux décennies
Liberté  pour tous les prisonniers politiques
Liberté  et Equité
Organisation de droits humains indépendante
33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis
Tel/fax : 71 340 860
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Tunis, le 1er mars 2010
Nouvelles des libertés en Tunisie


Poursuite du blocus et de la filature rapprochée du militant politique Zyed Daoulatli et u militant des droits humains Zouhaïer Makhlouf
Le Docteur Zyed Daoulatli, militant politique, est soumis depuis un moment au blocus des agents de la police politique qui contrôlent ses moindres mouvements. On l’a empêché de rendre visite au militant des droits humains et de l’information, monsieur Zouhaïer Makhlouf, à la sortie de prison de ce dernier.
De même, monsieur Zouhaïer Makhlouf fait toujours l’objet d’une filature sécuritaire rapprochée et du blocus de son domicile. Les composantes de la société civile ne peuvent lui rendre visite. Sa page Facebook a été rendue inaccessible. […]
Pour le Bureau exécutif de l’Organisation
Le Président
Maître Mohammed Nouri
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

Tempête Xynthia: message de condoléances de Ben Ali à Sarkozy


Associated Press, le 1er mars 2010 à 20h18
Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a adressé à son homologue français Nicolas Sarkozy un message de condoléances à la suite à la violente tempête Xynthia, qui a fait 51 morts en France selon un dernier bilan.
Dans ce message diffusé lundi par l'agence officielle TAP, le chef de l'Etat tunisien y exprime "en son nom et au nom du gouvernement et du peuple tunisiens, ses plus sincères condoléances et sa vive sympathie", priant le président français "de transmettre aux familles des victimes et au peuple français ami l'expression de sa compassion et de sa solidarité". AP
 

Interpellation houleuse (d’un tunisien, NDLR) : Deux policiers blessés à Lausanne
 

ATS, le 1er mars 2010 à 17h40
Lausanne (ats) Un voleur d'une trentaine d'années a attaqué vendredi un commerce à Prilly (VD), emportant une petite somme d'argent. Quelques heures plus tard, l'individu s'est fait remarquer dans un bar où il a blessé deux policiers lausannois qui tentaient de l'interpeller.
Vers midi, ce Tunisien, sans domicile fixe en Suisse, a tenté de saisir de l'argent dans le tiroir de la caisse d'un magasin de Prilly. L'employée a réussi à fermer la caisse, mais le voleur l'a entrouverte avec un couteau volé dans le magasin.
Puis il a pris la fuite en emportant une petite somme d'argent.Malgré le dispositif de recherche mis en place, l'homme n'a pas pu être interpellé, a indiqué lundi la police vaudoise.
Vers 16h00, le responsable d'un pub lausannois du centre-ville a appelé la police en raison du comportement suspect d'un de ses clients. L'homme se trouvait au bar. Il était "passablement nerveux" et avait du sang sur le visage et sur une main.
Coups de couteau
Deux agents de la police municipale sont intervenus pour l'identifier. Lors de la fouille de sécurité, le trentenaire a saisi le couteau qu'il portait sur lui et touché les policiers à une main, un bras et une cuisse. Les agents n'ont pas été gravement atteints, mais ont dû recevoir des soins au CHUV.
L'agresseur a également été touché à l'abdomen et à une main. "Il s'est vraisemblablement fait cette blessure lui-même, car il portait le couteau contre son corps", a expliqué Philippe Jaton, porte- parole de la police vaudoise.
Au moment des faits, l'agresseur était sous l'influence de l'alcool et avait consommé des produits stupéfiants, vraisemblablement de la cocaïne, a précisé la police. Il a été inculpé de tentative de meurtre et de brigandage. Le juge l'a placé en détention préventive.

(Source : www.romandie.com (Suisse), le 1er mars 2010)

  Humour& humeurs
Imed et Moez victimes d’une parodie de procès
Tunisie: Justice expéditive. Des ONG sur le qui-vive.

Tunis - TNA ( TUNeZINE NEWS AGENCY ) - Plusieurs organisations tunisiennes de défense des droits humains ont protesté contre les procédures expéditives de la justice tunisienne suite au procès organisé à huis clos le 30 janvier 2010 pour juger Imed et Moez Trabelsi, accusés de vol et trafic de yachts en Corse. " En les jugeant à huis clos, le régime tunsien a piétiné sur les droits des accusés. ", a déclaré un militant tunisien qui veut garder l’anonymat. " Imed et Moez n’ont pas eu droit à un procès équitable, selon les normes établies par l’ONU ", a-t-il encore ajouté. Une avocate du barreau de Tunis parle de " viloation des droits de la défense ". En effet, aucun avocat n’a pu prononcer le moindre plaidoyer en faveur des deux frères Trabelsi. Comble de l’injustice, Imed et Moez ont été privés du droit d’assister à leur propre procès !

" Nous croyions que les procès staliniens étaient relégués aux archives de l’Histoire. En organisant un procès en catimini, le régime tunisien nous a replongés dans les temps lugubres où le NKVD et la GUÉPÉOU de Staline jugeaient les accusés dans leurs locaux de la Loubianka."    C’est ce qu’à déclaré un sociologue tunisien qui veut garder l’anonymat. Pour assurer le blackout total sur cette parodie de procès, le régime policier tunisien a carrément interdit aux journalistes l’accès au palais de justice de Tunis.

Un groupe d’ONG tunisiennes vient de demander solennellement  au gouvernement tunisien de livrer les deux accusés à la justice française pour qu’ils soient jugés au tribunal d’Ajaccio, en Corse. " La justice française offre indéniablement de meilleures garanties pour le respect des droits des accusés et le déroulement d’un procès équitable selon les normes internationales.", a déclaré le porte-parole de ce groupe. 

Un journaliste tunisien, frustré d’avoir raté une occasion en or pour couvrir le procès à huis clos des frères Trabelsi, se réjouit de la perspective d’une extradition des deux accusés en France. " La présence massive des médias français et internationaux au palais de justice d’Ajaccio protègera Imed et de Moez des abus de la police française. ", a déclaré ce journaliste, plusieurs fois tabassé par la police tunisienne. Si ce scénario se réalise, la TNA sera présente au procès des frères Trabelsi et enverra l’intégralité de ses comptes rendus à TUNISNEWS.

(Source: le blog  d´Omar Khayyam le 1 er mars 2010)
 

Maroc: démantèlement d'un "réseau terroriste" (services de sécurité)


AFP, le 2 mars 2010 à 14h30
RABAT, 2 mars 2010 (AFP) -  Un réseau présenté comme terroriste, composé de six personnes et "qui s'activait dans plusieurs villes" du Maroc, a été démantelé par les services de sécurité marocains, a annoncé mardi la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
Ce réseau, a précisé la DGSN dans un communiqué, "projetait de commettre des actes terroristes à l'intérieur du territoire national". Le texte ne précise pas quand les arrestations ont eu lieu.
"Dans le cadre des efforts déployés par les services de sécurité pour lutter contre le terrorisme et l'extrémisme, ces services ont démantelé un réseau terroriste de six personnes imbus de l'idéologie takfiriste, qui s'activait dans plusieurs villes du royaume et projetait de commettre des actes terroristes à l'intérieur du territoire national", indique le communiqué.
"Les membres de ce réseau seront déférés devant la justice à l'issue de l'enquête menée sous la supervision du parquet", ajoute la DGSN.
L'idéologie takfiriste est défendue par un courant islamiste violent et ultra-minoritaire au Maroc, qui estime que la société et ses gouvernants sont des impies qui se sont écartés du droit chemin. L'idéologie takfiriste est apparue en Egypte au milieu des années 70.

Le Maroc exprime sa solidarité avec la Libye dans sa crise avec la Suisse


AFP, le 1er mars 2010 à 21h31
RABAT, 1 mars 2010 (AFP) - Le Maroc a exprimé lundi sa solidarité avec la Libye dans la crise avec la Suisse, a-t-on appris de source officielle à Rabat.
"Le Maroc (...) exprime son entière et fraternelle solidarité avec la Libye sœur et appelle au dépassement de cette situation dans le cadre du respect mutuel entre les Etats", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Le Maroc suit avec une vive préoccupation l'évolution des relations" entre les deux pays suite à la "décision regrettable de la Suisse d'interdire l'accès à (son) territoire à des ressortissants libyens dont de hautes personnalités politiques",
ajoute le texte.
La Tunisie et l'Algérie avaient déjà apporté leur soutien à la Libye dans sa crise avec la Suisse.
Les relations entre les deux pays sont en crise depuis l'interpellation musclée à Genève d'un fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, Hannibal, sur une plainte de deux domestiques l'accusant de mauvais traitements.

L'ONU appelle l'Egypte à cesser de tirer sur les migrants

ATS, le 2 mars 2010 à 13h18
Genève (ats) La Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Navi Pillay a appelé mardi l'Egypte à cesser de tirer sur les migrants tentant d'entrer illégalement en Israël. Elle a demandé qu'une enquête soit lancée, après la mort de 60 d'entre-eux ces deux dernières années.
"Je ne connais aucun autre pays où autant de migrants désarmés semblent se faire tuer délibérément par les forces de l'ordre", a lancé Mme Pillay dans un communiqué.
Elle a souligné qu'"il est improbable que ces soixante morts soient des accidents" et en conclut que la police égyptienne suit une "politique de "tirer pour tuer"". Parmi les victimes recensées depuis 2007 figurent "plusieurs femmes et au moins un enfant", a indiqué lors d'un point presse Rupert Colville, porte-parole de Mme Pillay.
Pendant les deux premiers mois de 2010, neuf personnes ont été tuées en tentant de franchir la frontière israélo-égyptienne.
Rupert Colville a indiqué que la plupart des migrants sont originaires d'Afrique subsaharienne, plus spécialement d'Erythrée, du Soudan et d'Ethiopie. "En Israël, il y a des perspectives de travail pour ces migrants", a-t-il indiqué.
Mener une enquête
"Le gouvernement égyptien devrait immédiatement ordonner à ses forces de sécurité de seulement utiliser leurs armes dans le strict cadre des conventions internationales", a demandé Mme Pillay.
La Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a également appelé à mener "une enquête indépendante et crédible sur ces tueries".
"Il faut établir ce qui s'est passé, quelles politiques ont été appliquées concernant les migrants qui tentent de passer cette frontière et quels ordres spécifiques ont été donnés aux forces de l'ordre patrouillant dans cette zone", a-t-elle ajouté.

(Source : www.romandie.com (Suisse), le 1er mars 2010)
Manifestations à Rome, Naples et Milan pour "La journée sans immigrés"


AFP, le 1er mars 2010 à 19h59
ROME - Des milliers de personnes ont manifesté lundi en à Rome, Naples, Milan et Bologne dans le cadre de "La journée sans immigrés", un nouveau mode d'action d'initiative française consistant à se "retirer" de la vie économique pour montrer l'apport de l'immigration.
A Rome, un millier de personnes ont défilé dans le quartier de l'Esquilin, près de la gare centrale de Termini, dominé par des banderoles disant "Non à l'intolérance" ou encore "Nous sommes tous noirs". Sur la place Victor-Emmanuel, où était organisé un mini-concert, les manifestants ont effectué un lâcher de ballons jaunes, la couleur symbole de "La journée sans immigrés".
A Naples (sud), près de 20.000 personnes pour la plupart originaires du Burkina Faso, du Ghana, du Nigeria, du Maroc, du Bangladesh et du Sénégal ont défilé pacifiquement et en musique en milieu de journée.
Lundi matin, une autre manifestation dans le centre-ville de Milan (nord) a perturbé la circulation des tramways.
Autres initiatives: à Bologne (centre), où 10.000 personnes ont défilé, une exposition de photos a voulu montrer les visages des "nouveaux Italiens", et à Trieste (nord-est) des groupes se sont formés pour effacer les graffitis racistes.
Cette journée a reçu le soutien des partis d'opposition de gauche (Parti démocrate, Verts, Refondation communiste), des syndicats et de plusieurs ONG (Amnesty, Emergency).
Une organisation agricole, la Coldiretti, a également souligné la contribution "déterminante" des travailleurs immigrés, sans laquelle "la production de nombreuses spécialités alimentaires italiennes, comme le vin, le parmesan ou le pecorino, ne serait pas possible".
Les déclarations anti-immigrés de la Ligue du Nord, parti allié à Silvio Berlusconi, font régulièrement polémique et en janvier, des affrontements entre des ouvriers agricoles africains et des habitants de Rosarno (sud) ont fait plusieurs dizaines de blessés parmi les étrangers, victimes d'une véritable "chasse à l'étranger".
Sur le plan législatif, le gouvernement a annoncé récemment l'introduction prochaine d'un permis de séjour à points pour les immigrés vivant en Italie, dont l'octroi sera conditionné entre autres par la maîtrise de l'italien à l'oral et la connaissance de la Constitution.
Au 1er janvier, 3,89 millions d'étrangers résidaient en Italie, soit 6,5% de la population (+13,4% par rapport à 2008).

Un général et un magistrat inculpés de complot en Turquie
 

 
Reuters, le 2 mars 2010 à 10h25

ISTANBUL, 2 mars (Reuters) - Un général et un magistrat turcs ont été inculpés lundi de complot contre le gouvernement, rapporte l'agence de presse Anatolie.
Le général Saldiray Berk, commandant la IIIe Armée basée dans la province d'Erzincan, dans l'est du pays, est le premier officier général en activité à être inculpé dans le cadre de l'enquête sur le réseau d'extrême droite Ergenekon.
Le magistrat, Ilhan Cihaner, un procureur qui enquêtait sur les réseaux islamistes, a été arrêté le mois dernier. Son placement en détention a déclenché une crise entre les milieux judiciaires et le gouvernement d'Ankara issu de la mouvance islamiste.
Les deux hommes sont accusés d'avoir cherché à discréditer le parti au pouvoir, l'AKP (Parti de la justice et du développement), et les groupes islamistes dans la province d'Erzincan, ajoute l'agence Anatolie.
Le complot avait été révélé en juin dernier par le journal Taraf.
Plus de 200 personnes, dont des généraux en retraite, des avocats et des journalistes, ont été inculpés jusqu'ici dans le dossier Ergenekon, un réseau clandestin soupçonné d'avoir voulu semer le chaos dans le pays pour justifier un coup d'Etat militaire.
Parallèlement, une trentaine de personnes, dont plusieurs officiers, ont été inculpées dans une autre affaire de complot contre le gouvernement islamo-conservateur. Tous sont soupçonnés d'implication dans une conspiration ourdie en 2003 pour renverser le pouvoir.
 

Turquie: un procureur et un général mis en examen dans l'affaire Ergenekon


AFP, le 2 mars 2010 à 11h52
ISTANBUL - Un général et un procureur ont été mis en examen pour leur participation supposée au réseau Ergenekon, qui prévoyait de semer le chaos en Turquie pour préparer le terrain à un renversement du gouvernement islamo-conservateur par l'armée, a rapporté la presse mardi.
L'acte d'accusation, préparé par le ministère public d'un tribunal d'Erzincan (est), considère le général quatre étoiles Saldiray Berk, commandant la 3e armée, comme le chef d'une cellule locale liée à Ergenekon, et le procureur général de la ville, Ilhan Cihaner, comme un de ses bras droits.
Les deux hommes, ainsi que 11 autres prévenus, sont accusés d'appartenance à une "organisation terroriste" et risquent jusqu'à 15 ans de prison, selon le quotidien Milliyet.
Huit des 11 autres prévenus sont des militaires, les trois restants appartiennent aux services secrets, a affirmé l'agence de presse Anatolie.
L'acte d'accusation affirme que les prévenus étaient les protagonistes d'un plan visant à discréditer le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, ainsi que la puissante confrérie musulmane de Fethullah Gülen, qu'on dit proche de l'AKP, en cachant de la drogue, de armes et des documents compromettants dans des résidences universitaires tenues par la confrérie.
Des perquisitions devaient ensuite permettre la saisie de ces objets et l'inscription de la confrérie sur une liste d'organisations terroristes.
Le plan, publié en juin par le quotidien Taraf, aurait été conçu par un colonel travaillant à l'état-major des armées. L'état-major a affirmé lundi qu'il disposait d'éléments qui pourraient accréditer les accusations de complot pesant sur cet officier.
Selon le quotidien Vatan, le général Berk est accusé par un témoin d'avoir présidé une réunion d'officiers à Erzincan au cours de laquelle a été envisagée l'organisation d'un putsch contre l'AKP au cas où le parti arriverait en tête des sondages pour les élections législatives de 2011.
L'arrestation du procureur Cihaner a donné lieu le mois dernier à une crise entre l'AKP et les milieux judiciaires, certains membres du parti critiquant vivement une décision du conseil supérieur de la magistrature de démettre de l'enquête quatre procureurs ayant ordonné l'interpellation du suspect.
M. Cihaner menait depuis 2007 une enquête sur une communauté musulmane soupçonnée de faire fonctionner des écoles religieuses clandestines.
Applaudie par les milieux pro-gouvernementaux et libéraux, qui y voient une avancée sans précédent dans la lutte pour l'établissement de l'Etat de droit en Turquie, l'enquête Ergenekon a aussi de virulents détracteurs, qui accusent le gouvernement de vouloir faire taire l'opposition favorable à la laïcité.
Plusieurs dizaines de prévenus, dont des généraux, des journalistes et des chefs de la pègre, sont écroués dans le cadre de cette enquête, débutée en 2007.
Dans le cadre d'une autre enquête, des dizaines d'officiers à la retraite et d'active --dont les ex-chefs de la marine et de l'aviation-- ont été arrêtés la semaine dernière et 35 ont été écroués pour leur implication supposée dans des projets d'attentats visant à semer le chaos et préparer un putsch en 2003.
Turkey could pull troops off Cyprus in deal – PM
 

Reuters, le 2 mars 2010 à 09h03
NICOSIA, March 2 (Reuters) - Turkey is willing to assume its share of responsibility to solve the division of Cyprus and could pull its troops off the island if there was a deal, Prime Minister Tayyip Erdogan was quoted as saying on Tuesday.
The Greek and Turkish Cypriot communities in Cyprus have been divided since a Turkish invasion in 1974 triggered by a short-lived Greek inspired coup. The conflict hampers Turkey's ambitions to join the European Union, where Greek Cypriots representing Cyprus have veto powers over Ankara's admission.
In a rare interview with three Greek Cypriot newspapers published on Tuesday, Erdogan said: "Our goal is to achieve a lasting comprehensive settlement to the problem in Cyprus.
"We are ready to do our share to achieve that goal, and no one should or can doubt Turkey's sincerity," he said.
Turkey has about 30,000 troops in northern Cyprus, a breakaway Turkish Cypriot state only Ankara recognises. Ankara would consider a troop withdrawal if there was a deal, but would not respond to calls for an immediate pullout, Erdogan said.
"Over a period of time, those troops can be withdrawn," Erdogan was quoted as saying.
The Greek and Turkish Cypriot sides started peace talks in September 2008, but progress has been slow. Prospects for an immediate breakthrough are hampered by Turkish Cypriot leadership elections a hardliner could win in April, and
simmering dissent within the Greek Cypriot community on power-sharing proposals made by its leadership at the talks.
 
General and prosecutor charged in Turkey plot case
 

Reuters, le 2 mars 2010 à 10h00
ANKARA, March 2 (Reuters) -  Turkish prosecutors have charged a serving army general and a state prosecutor with plotting to destabilize the Islamist-rooted AK Party government, the state-run Anatolian news agency said late on Monday.
General Saldiray Berk, commander of the 3rd Army based in the eastern province of Erzincan, is the first serving officer to face trial in connection with the so-called ultra-nationalist "Ergenekon" organization, according to Turkish media.
Ilhan Cihaner, a state prosecutor who had investigated Islamic networks in the provinces, was arrested last month.
Cihaner's arrest caused a dispute between the judiciary and the government, which has threatened to call a referendum to push through constitutional changes to curb the power of judges.
The two men are charged with plotting to discredit the AK Party and Islamist networks in Erzincan, according to the 61-page indictment, Anatolian said.
Turkish media had reported the plot, unveiled in June by the newspaper Taraf which described plans to foment nationalist opposition to the government and plant weapons in houses used by associates of influential Muslim preacher Fethullah Gulen to suggest the religious movement was involved in militant activities.
More than 200 people, including retired generals, lawyers and journalists, have been charged in connection with Ergenekon.
Prosecutors accuse the group of planning to cause chaos through a campaign of violence to justify a military takeover.
Critics of the AK Party, which has its roots in political Islam and first came to power in 2002, say the government is using the investigation to hound secularist opponents.
Separately, more than 30 officers including two retired generals, face charges in connection with another plot to overthrow Prime Minister Tayyip Erdogan's government.
The detention of senior members of the secularist armed forces has shaken financial markets in a country where the military has a long history of intervention in politics.
 
Belgique: lancement d'un débat sur "l'identité wallonne"
 

AFP, le 1er mars 2010 à 16h59

BRUXELLES - Après la France, la Wallonie, région francophone du sud de la Belgique, doit à son tour débattre de son "identité", a estimé lundi le chef de son gouvernement Rudy Demotte, alors que la Flandre voisine plaide depuis longtemps pour un développement de plus en plus autonome.
"Il manque à la Wallonie un projet identitaire et mobilisateur, un projet qui soutienne une conscience collective wallonne décomplexée", a déclaré aux journaux du groupe Sud Presse le ministre-président de la Région wallonne.
Cette initiative survient alors qu'un ex-Premier ministre belge, le libéral flamand Guy Verhofstadt, a fustigé en février le débat sur l'identité nationale mené en France par Nicolas Sarkozy, estimant qu'il démontrait qu'il y avait "quelque chose de pourri en République française".
Alors qu'en France, le débat s'est transformé en une virulente polémique sur la place de l'islam et des immigrés dans la société, le socialiste Rudy Demotte écarte ce "risque" en Wallonie.
"Notre identité ne se définit pas en diminuant les autres. Chez nous, le débat sur l'identité s'enrichit du débat sur les différences", explique-t-il.
Dotée depuis 30 ans d'un gouvernement et d'un Parlement, la région de 3,5 millions d'habitants souffre de la comparaison avec la Flandre néerlandophone, qui s'appuie sur un fort sentiment d'appartenance de ses six millions d'habitants.
Le débat sur l'identité wallonne "ne se fera pas en opposition à d'autres communautés", assure toutefois Rudy Demotte, alors que la Belgique est régulièrement fragilisée par les tensions entre Flamands et francophones et les tendances centrifuges de la Flandre.
La Wallonie a par le passé déjà tenté de renforcer son identité, avec un succès mitigé. Si l'emblème de la région, un "coq hardi" (rouge sur fond jaune) est bien connu, son hymne officiel depuis 1998, le "Chant des Wallons", a du mal à s'imposer.
Ses paroles, écrites il y a 110 ans, paraissent cruelles pour une région qui peine toujours à se sortir de la crise de la sidérurgie: "Nous sommes fiers de notre Wallonie, le monde entier admire ses enfants. Au premier rang brille son industrie".
Alors que la Belgique avait connu en 2007 et 2008 une crise politique qui l'avait poussée au bord de l'éclatement, le débat sur l'identité wallonne "ne se fera pas en opposition à d'autres communautés", assure Rudy Demotte.
Le responsable socialiste propose que l'on ne parle plus, dans les textes officiels, de "Région wallonne" mais tout simplement de "Wallonie". Il va également demander à la population d'imaginer une devise pour la région.
L'identité wallonne n'a toutefois "ni le caractère chargé de symbolisme de l'identité flamande, ni le caractère hyper-patriotique et excessif que l'on rencontre en France", a expliqué à l'AFP le sociologue de l'université de Liège Marc Jacquemain.
"On va sans doute s'apercevoir que les Wallons tiennent à leur région sans en faire un enjeu affectif très fort", ajoute le sociologue.
"L'identité wallonne s'exprime sur un mode apaisé. Elle n'est pas du tout en concurrence avec le sentiment d'être belge", souligne encore M. Jacquemain.
Face aux revendications autonomistes de la Flandre, plusieurs petits partis prônent l'indépendance de la Wallonie ou son "rattachement" à la France. Mais le plus important d'entre-eux, le Rassemblement Wallonie France, n'a recueilli que 1,39% des voix en Wallonie lors des dernières élections régionales, en 2009.

 

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