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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3569 du 01.03.2010
 archives : www.tunisnews.net 
L´Humanité: Ben Ali ferme 
une université
AFP: Tunisie: atténuation des effets de la crise mondiale (ministre)
AFP: Besson débouté de son action contre Bakchich
AFP: Des élus pressent Sarkozy d'agir pour deux enfants "retenus" en Tunisie par leur père
DEBAT Tunisie: Maraboutage de La Goulette
AFP: Libye: Hannibal Kadhafi rend visite au Suisse Max Göldi en prison
Reuters: Réforme constitutionnelle prête fin mars en Turquie - PM
Reuters: Two officers charged in Turkish coup probe -media
AFP: Turquie: l'enquête sur un complot relance les questions sur le gouvernement
AP: Al-Qaida growing in strength and numbers in Africa
Mansour Feki: La proclamation unilatérale d’un état palestinien? État des lieux
  Ben Ali ferme 
une université

Après avoir fermé le lycée Louis-Pasteur de Tunis en 2007, les autorités tunisiennes ont fermé l’université libre de Tunis, établissement privé, qui formait chaque année 1 500 étudiants en ingénierie, architecture, gestion et droit. La décision a été notifiée à son fondateur et propriétaire, Mohamed El Bousseiri Bouebdelli, ingénieur informaticien de formation, le 29 janvier dernier, pour « carences et irrégularités d’ordre administratif et pédagogique ». Le 3 février, un administrateur, Moncef Jazzar, est désigné et met fin aux fonctions de Mehdi Bouebdelli, fils de Mohamed et Madeleine Bouebdelli, cofondatrice de cette institution.
Ces fermetures obéissent à des considérations financières  : faire main basse sur le marché de l’enseignement supérieur qui rapporte beaucoup d’argent. Elles procèdent d’une logique d’accaparement à des fins personnelles. Ainsi, la liquidation du lycée Pasteur en 2007 coïncidait avec l’ouverture du lycée international de Carthage, propriété de la famille de l’épouse du président Ben Ali. Quant à l’université libre  : on prête à Leïla Ben Ali le projet de créer dans le Lac Tunis une école privée d’ingénieurs. Bien sûr, les motifs politiques – c’est le non-dit de ces mesures arbitraires – ne manquent pas. Mohamed Bouebdelli a ­commis en octobre 1989 un livre, Le jour où j’ai réalisé que la Tunisie n’est plus un pays de liberté, que le régime du président Ben Ali n’est pas prêt à lui pardonner. Comme il n’a pas pardonné à tous ceux qui, à l’instar de Taoufik Ben Brik et autres démocrates tunisiens, osent réclamer la liberté et la démocratie. Récemment, Hassan Ben Abdallah, qui a fait opposition à sa condamnation à dix ans de prison pour avoir manifesté lors des événements de 2008 dans le bassin minier de Gafsa, a été écroué à la prison de la ville.
Son propriétaire et fondateur, Mohamed Bouebdelli, a osé défier le régime tunisien.
Hassane Zerrouky

(Source: "L´Humanité" (Quotidien - France) le 26 fevrier 2010)

 


Tunisie: atténuation des effets de la crise mondiale (ministre)


AFP 01.03.10 | 18h07
L'industrie tunisienne commence à ressentir une "atténuation" des effets de la crise mondiale, a affirmé lundi le ministre de l'Industrie, Afif Chelbi, lors d'une conférence de presse à Tunis. La Tunisie a enregistré une croissance de 6,1% de ses exportations industrielles manufacturières au cours du mois de janvier 2010 par rapport à janvier 2009, "ce qui indique une atténuation des effets de la crise", a-t-il dit. Les exportations de l'industrie mécanique et électrique ont augmenté aussi durant le mois de janvier de 32% sur un an, selon M. Chelbi. Malgré la crise, "des grands projets industriels ont démarré en Tunisie" telle que l'implantation d'une unité aéronautique pour Airbus "Aerolia" sur une superficie de 20 hectares dans la zone industrielle El-Mghira (sud-ouest de Tunis), permettant la création de 1.500 emplois, a-t-il ajouté. Les investissements industriels réalisés en 2009 ont gardé leur niveau de 2008 atteignant environ 1 milliard de dollar US, a précisé le ministre, également chargé de l'Energie et des PME, prévoyant le même montant pour 2010. Le volume des investissements directs étrangers dans l'industrie a passé de 642 millions de dinars en 2008 (461 M USD) à 658 millions de dinars (473 M USD) fin 2009, soit une croissance de 2,5%. Cette hausse a concerné notamment les industries mécaniques et électriques (+105%), les industries textile et habillement (+97%) et les industries agroalimentaires (+74), a expliqué M. Chelbi.

Besson débouté de son action contre Bakchich

AFP 01.03.10
Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, dont le site Bakchich Info avait écrit qu’il comptait se convertir à l’islam pour épouser une jeune Tunisienne, a perdu le procès qu’il avait intenté au site internet, selon une ordonnance de référé consultée lundi par l’AFP.
Le 8 février, dans un article intitulé "Besson trébuche dans le tapis de la prière", Bakchich avait écrit que Besson, "tombé raide amoureux, cet été d’une jeune étudiante tunisienne", avait "promis à la belle-famille de se convertir à l’islam", "avant les noces en juin prochain".
Le lendemain, le ministre avait démenti une telle conversion, se disant "très attaché au caractère laïque de notre République".
Il avait alors engagé une action devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris, au titre de l’atteinte à l’intimité de la vie privée. Il réclamait un euro de dommages et intérêts.
Dans une ordonnance rendue vendredi, le juge Alain Bourla a débouté l’ancien socialiste.
Il a d’abord estimé que Bakchich n’avait pas été valablement assigné. Les poursuites contre le site lui-même ont donc été déclarées nulles.
Si l’assignation du directeur de publication, Xavier Monnier, est elle régulière, le tribunal a considéré qu’il n’était pas compétent. Il a estimé que seul un juge du fond a le pouvoir d’apprécier si les propos poursuivis sont ou non attentatoires à l’intimité de la vie privée.
AFP

 


Des élus pressent Sarkozy d'agir pour deux enfants "retenus" en Tunisie par leur père

AFP PARIS le 01/03/2010  -

Un sénateur communiste et un député UMP appellent Nicolas Sarkozy à soutenir "sans retard" une mère, dont les deux enfants français de trois et six ans sont "retenus" en Tunisie par leur père, ont-ils indiqué dans un courrier commun publié lundi. 

    "Depuis plusieurs mois, les enfants de (...) Sabine Bruto, Adam et Alexandre, sont retenus en Tunisie par leur père", écrivent le sénateur du Val-de-Marne, Jean-François Voguet, et le député du département, Patrick Beaudouin. 

    "Il est avéré que l'équilibre psychologique des enfants se détériore sensiblement après six mois de séparation avec leur mère", estiment les deux élus qui accusent le père d'user de "manoeuvres procédurières". 

    Le parquet de Créteil a ouvert le 14 janvier une information judiciaire pour "soustraction d'enfant" à l'encontre du père, a-t-on appris de source judiciaire. 

    Le 3 février, le tribunal de grande instance de Créteil a confié la garde des deux enfants à leur mère qui vit à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). Le père, ressortissant tunisien qui réside à Djerba (Tunisie), a fait appel. 

    "Une décision de justice étant intervenue, les autorités françaises doivent pouvoir agir sans retard (...) dans l'intérêt des enfants", estiment les édiles qui réclament l'application "sans réserve" de la convention franco-tunisienne d'entraide judiciaire de mars 1982. 

    La mère, qui a déjà alerté les ministères des Affaires étrangères et de la Justice, a déposé plainte lundi pour "non-représentation d'enfant", selon la source judiciaire. 

    Contactée par l'AFP, l'avocate du père, Maître Yaël Scemama, souligne que la justice tunisienne a accordé la garde des enfants au père et assure que son client ne s'est livré "à aucune manoeuvre d'empêchement".

 


 Maraboutage de La Goulette

Posté par __z__ à 00:37

J'ai voulu faire de mon blog une cellule de veille sur tous les "maraboutages" et "émiratages" qui sévissent sur le territoire. Ce que j'appelle de la sorte ce sont ces grands projets immobiliers décidés "d'en haut", émanant de marabouts locaux ou d'émirs orientaux, qui façonnent notre cadre de vie quotidien en se passant de toute concertation avec les citoyens et les autorités locales. Ce sont des projets motivés d'abord par des intérêts économiques particuliers et qui nous sont vendus comme des projets sociaux et urbains d'intérêt général. S'il est possible que certains puissent avoir un impact positif et revêtir une image moderne, leur mode de montage opaque n'en demeure pas moins archaïque et surtout anti-démocratique.

Village touristique pour croisiéristes à La Goulette

Voilà une opération très prometteuse, qui nous a été présentée en ces termes élogieux par le journal Le Temps il y a de cela une année:
"Le projet permettra de créer de nouveaux emplois mais il doit contribuer, plus particulièrement, à l'embellissement et à la valorisation urbaine de la zone des bacs, restée inexploitée pour ainsi dire et constituée, à plusieurs endroits, de terrains nus, abandonnés à leur propre sort" (
voir l'intégralité de l'article ici) La rengaine de l'emploi et de l'embellissement de la ville sont les sempiternels arguments qui légitiment ce type d'opération.

Projet anti-urbain

Intervenir sur une ville aussi chargée d'histoire et de symboles comme La Goulette demande une réflexion profonde sur son urbanisme et ses composantes sociales. Et pourtant, L'architecte Tarek Ben Miled chargé de l'opération (information à confirmer) compte nous reconstituer, d'après le journal, une deuxième Médina Yesmine Hammamet. L'idée même d'un projet en "médina" annonce une contradiction flagrante avec le caractère européen et extraverti de La Goulette. On devine déjà (et la maquette ici le confirme) l'enclave de luxe fortifiée offrant aux touristes de passage toute la dose de folklore et d'exotisme nécessaire pour consommer. Tout indique qu'il n'y a pas de volonté de s'inscrire dans une continuité avec la ville mais bel et bien de s'en exclure.

Par ailleurs, ce projet, dit de valorisation urbaine, tout en ignorant le tissu existant, s'attaque au patrimoine architectural environnant. En effet, les bulldozers n'ont pas épargné un ancien immeuble du Baron d'Erlanger, dit aussi immeuble du Bratel, abritant plusieurs familles qui se sont vues toutes expulsées manu militari le 12 janvier 2010 (voir l'article du journal électronique Assabilonline). Bien entendu, Le quotidien le Temps ne pipera mot de ce "fait divers".

Projet anti-social

Selon la loi, l'expropriation ne peut s'appliquer qu'en cas d'entrave à un projet d'utilité publique. Sans se perdre dans des considérations juridiques complexes, il y a certainement lieu de discuter de l'utilité publique d'un tel projet privé (c'est ce qu'on verra pas la suite). Puis surtout, il y a lieu de s'interroger sur le mode d'expulsion des habitants des lieux. En effet, il s'agissait d'une sorte d'oukala abritant 18 familles de condition sociale modeste. Le bâtiment était en bon état et ses résidents étaient en règle avec la loi. Il a été certes convenu des les loger ailleurs mais cela n'excuse pas l'empressement des autorités à en découdre. Leurs témoignages (ici, ici et ici) décrivent le traumatisme vécu par l'arrivée surprise des bulldozers le 12 Janviers. A se demander si cette histoire rocambolesque a bien lieu à La Goulette ou en territoires occupés de Cisjordanie?


Derrière chaque tabou se cache un marabout

Les articles de presse et les vidéos par lesquels j'ai pu recueillir ces informations sont évidement issus des médias d'opposition censurés (assabileonline et kalima). Des articles parus dans le Tariq Ejjadid abordent aussi cette affaire (ici et ici). Il est regrettable que les poignants témoignages enregistrés par nos journalistes militants soient dopés de musiques dramatiques et de pathos à la manière des feuilletons égyptiens. Je trouve qu'ils perdent de leur pertinence et qu'ils trahissent la cause qu'ils sont censés défendre. Par ailleurs, un tabou semble hanter nos reporters: Alors qu'ils nous plongent au cœur du malheur des ces pauvres gens, Ils nous laissent sur notre faim et ne nous soufflent mot des responsables de cette tragédie. Ils auraient peut-être, été plus explicites si derrière ce fracassant projet touristique ne se cachait un certain...Pierre de Mateur! (encore lui!)
Vous l'avez deviné, c'est encore notre marabout national qui vient de frapper. En effet, Sa société Goulette Shipping Cruise (GSC) qui reçoit déjà les bateaux de croisière à La Goulette, compte cette fois passer à la vitesse supérieure et construire un village touristique sur les quais du port (Maghreb confidentiel n°914).

Bon j'arrête d'accabler Sidi El Materi, car bien sûr il ne doit ses réussites et ses succès qu'à son génie et sa clairvoyance n'en déplaise aux jaloux de mon espèce qui ne savent que critiquer.
J'arrête et je vous invite à suivre les prochains maraboutages sur DEBATunisie!

(Source: Le blog « DEBAT Tunisie » (Censuré en Tunisie), le 27 février 2010)

Lien: http://debatunisie.canalblog.com/archives/2010/02/27/17031476.html



 

 

Libye: Hannibal Kadhafi rend visite au Suisse Max Göldi en prison

AFP / 01 mars 2010 17h35
TRIPOLI - Hannibal Kadhafi, fils du numéro un libyen dont l'arrestation en 2008 à Genève avait provoqué une crise entre Tripoli et Berne, se trouvait lundi à la prison d'Al-Jadaida à Tripoli, où il a rendu visite à l'homme d'affaires suisse Max Göldi incarcéré le 23 février.
"Je suis content de cette occasion qui m'a permis de vous rencontrer et j'espère que la justice fera son travail et que les choses s'amélioreront", a dit M. Göldi, s'adressant à Hannibal Kadhafi, en présence de son avocat et de quelques journalistes dont l'AFP.
Les deux hommes ont continué par la suite leur conversation en tête à tête, dans un salon de la prison.
Dans une brève déclaration, M. Göldi a espéré qu'Hannibal Kadhafi userait "de son influence" pour l'aider à régler sa situation et quitter le pays.
Avant son incarcération, Max Göldi avait été retenu avec un autre Suisse, Rachid Hamdani, pendant 19 mois en Libye en représailles à l'arrestation musclée à Genève en juillet 2008 d'Hannibal Kadhafi, sur une plainte de deux domestiques l'accusant de mauvais traitements. Tripoli affirme toutefois que l'affaire des deux Suisses n'a rien à voir avec l'affaire Hannibal.
M. Hamdani a pu quitter la Libye le 23 février, tandis que M. Göldi a quitté l'ambassade helvétique à Tripoli pour se rendre aux autorités libyennes et purger une peine de quatre mois de prison pour "séjour illégal" en Libye.
Les relations entre Berne et Tripoli se sont détériorées depuis l'interpellation d'Hannibal Kadhafi.
Interrogé par la presse sur la situation de M. Göldi, son avocat, Salah Zahaf a indiqué avoir présenté dimanche une demande de grâce pour son client auprès du Conseil supérieur des instances judiciaires, la haute cour de justice libyenne.
Me Zahaf a fait état par ailleurs d'une "souplesse et une réactivité du côté libyen sur les plans administratif, politique et judiciaire".
L'avocat a en revanche dénoncé une "stagnation" et un "atermoiement" du côté suisse, notamment en ce qui concerne une "enquête sur la publication en septembre de photos d'identité d'Hannibal" par le journal La tribune de Genève.
En décembre, Hannibal Kadhafi avait porté plainte et demandé des réparations au canton de Genève et au quotidien suisse pour la diffusion de ces photos prises lors de son arrestation.
"Je souhaite m'enquérir auprès du gouvernement suisse des raisons de ces atermoiements", a ajouté l'avocat, affirmant que "l'enquête a débuté il y a cinq mois, sans résultat jusqu'à maintenant".
La publication dans la presse de ces clichés, ressentie comme une humiliation par Tripoli, a fait capoter en septembre le retour des deux hommes d'affaires suisses, selon le président de la confédération helvétique, Hans-Rudolf Merz.
Une manifestation a par ailleurs rassemblé lundi pendant une heure environ 300 collégiens devant l'ambassade de Suisse à Tripoli pour protester contre l'interdiction des minarets dans la confédération approuvée lors d'un référendum en novembre, selon un journaliste de l'AFP. Les adolescents, arborant des portrait de Mouammar Kadhafi, criaient "jihad, jihad", en référence à l'appel à la guerre sainte contre la Suisse et ses intérêts lancé par le numéro un libyen le 24 février.

 

Réforme constitutionnelle prête fin mars en Turquie - PM

Reuters, le 28 février 2010 à 21h25
ISTANBUL, 28 février (Reuters) - Le gouvernement turc présentera au Parlement un projet de réforme de la constitution d'ici à la fin mars, a déclaré dimanche le Premier ministre Tayyip Erdogan selon des médias officiels.
Le gouvernement issu de la mouvance islamiste juge nécessaire son programme de réformes constitutionnelles pour limiter le pouvoir des juges et des procureurs. Il a menacé d'organiser un référendum sur la question.
Le projet s'inscrit dans le contexte d'un regain de tension avec l'armée, plus de trente officiers ayant été arrêtés récemment, dont deux généraux en retraite, pour implication dans un complot présumé contre le gouvernement.
"Nous ne parlons pas de modifier la constitution de fond en comble", a dit Erdogan, ajoutant que les changements affecteraient des domaines comme le pouvoir judiciaire et des articles relatifs aux partis politiques.
La Turquie a adopté une constitution élaborée par des militaires en 1982, deux ans après un putsch des forces armées.
Elle permet à la Cour constitutionnelle d'interdire les partis considérés comme une menace pour l'identité laïque du pays.
Le parti AKP d'Erdogan a échappé de peu à une tentative d'interdiction en 2008. La constitution a été invoquée en décembre dernier pour interdire le seul parti kurde représenté au parlement.

 

Turquie: l'enquête sur un complot relance les questions sur le gouvernement

AFP, le 1er mars 2010 à 15h45

Par Sibel UTKU BILA

ANKARA, 1 mars 2010 (AFP) -
L'arrestation en Turquie de dizaines d'officiers accusés d'implication dans un projet de coup d'Etat a porté un coup sérieux à l'impunité dont bénéficiait l'armée, mais certains observateurs s'interrogent sur la motivation du gouvernement islamo-conservateur en matière de démocratie.
Les principaux partis s'accordent sur le fait que l'armée doit se retirer de la scène politique, mais les détracteurs du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir s'inquiètent de la porte laissée ainsi ouverte à une dérive autoritaire du gouvernement.
Ils pointent notamment du doigt ses fréquentes attaques contre les médias et la justice.
Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a salué vendredi l'enquête sur un projet de coup d'Etat présumé remontant à 2003 comme "la trace d'une démocratie avancée" mais, dans le même discours, a aussi appelé les patrons de presse à congédier les chroniqueurs qui, selon lui, "créent des tensions" dans le pays.
"Chacun doit connaître sa place (...) Ceux qui leur ont donné la plume doivent leur dire 'Désolé, il n'y a plus de place pour vous dans cette maison'", a déclaré M. Erdogan.
Pour Can Dündar, du quotidien libéral Milliyet, la saillie du Premier ministre constitue un nouvel indice de son peu d'attachement aux valeurs démocratiques.
"Le régime dans l'esprit du Premier ministre (...) est tout aussi autoritaire et oppressif que la 'tutelle militaire' qu'il affirme" visée par l'enquête sur le plan de coup d'Etat, écrit l'éditorialiste lundi. "Il n'essaie pas de supprimer (le régime de) tutelle mais de le monopoliser".
Trente-cinq officiers d'active ou à la retraite ont été inculpés et écroués au cours des derniers jours pour leur implication supposée dans le plan Balyoz (masse de forgeron), qui visait selon la justice à semer le chaos en Turquie et à créer ainsi les conditions favorables au renversement du gouvernement par l'armée.
L'armée, qui se considère comme la protectrice du régime laïque, a renversé quatre gouvernements depuis 1960.
Plusieurs dizaines de militaires ont déjà été poursuivis dans le cadre d'une autre enquête, lancée en 2007 et portant sur le réseau Ergenekon, lui aussi accusé d'avoir voulu commettre des attentats pour encourager une intervention de l'armée.
Applaudie par les milieux pro-gouvernementaux et libéraux, qui y voient une avancée sans précédent dans la lutte pour l'établissement de l'Etat de droit, l'enquête Ergenekon a aussi de virulents détracteurs, qui accusent le gouvernement de vouloir faire taire l'opposition favorable à la laïcité.
L'enquête a notamment été critiquée pour son recours massif aux écoutes téléphoniques, dont celles de juges, et à des témoins secrets.
Le constitutionnaliste Suheyl Batum a décrit les interpellations opérées la semaine dernière comme "la phase finale d'un stratagème" visant à affaiblir les opposants à l'AKP.
"Certains au sein de l'armée ont pu envisager un putsch et doivent être jugés, mais je ne peux accepter qu'autant de gens soient arrêtés", a déclaré M. Batum. "L'objectif (de l'AKP) est évident: installer une soi-disant démocratie et un ordre légal qui dépende d'eux, ce qui pour moi est un régime autoritaire", a-t-il dit.
Sedat Laçiner, directeur du centre de réflexion USAK, ne partage pas cette opinion et déplore des efforts pour discréditer le processus en cours d'expulsion des militaires hors du champ politique.
"Les transformations auxquelles nous assistons sont révolutionnaires", estime-t-il. "Il existe en Turquie un establishment militaire qui n'est pas constitué que de soldats, mais aussi de juges et de procureurs et d'autres bureaucrates".
Contrôler l'armée est "l'affaire la plus urgente" pour la Turquie, insiste-t-il. "Quels problèmes un Etat peut-il résoudre avec la menace constante d'une masse de forgeron le visant?"
 

Two officers charged in Turkish coup probe -media

Reuters, le 1er mars 2010 à 11h46

* More than 30 officers face charges over alleged plot
* Markets shaken by detention of senior members of military

ISTANBUL, March 1 (Reuters) - Two military officers were charged at the weekend over a coup plot, Turkish media said on Monday, part of a crackdown that has caused tension between the Islamist-rooted government and the secularist military.
More than 30 officers, including two retired generals, face charges in connection with an alleged plot in 2003 to overthrow Prime Minister Tayyip Erdogan's government.
A Muslim country with a secular constitution, NATO-member Turkey wants to strengthen its democratic credentials to support its bid to join the European Union.
The detention of senior members of the armed forces has shaken markets in a country where the military has a long history of intervention in politics. However, the lira currency, stocks and bond prices strengthened in early trading on Monday.
The state-run news agency Anatolian said Colonel Huseyin Ozcoban, commander of the paramilitary gendarmerie force in the city of Konya, and Lieutenant Colonel Yusuf Kelleli were charged late on Sunday in an Istanbul court.
The two were detained in an unprecedented investigation last week that prompted an emergency meeting of political and military leaders.
Erdogan held talks with the Chief of General Staff, General Ilker Basbug, in a meeting billed as an early session of their regular weekly consultations which usually take place on Thursday.
Last Thursday, they and President Abdullah Gul met in an attempt to defuse tension over the coup investigation.
HISTORY OF COUPS
The military has overthrown four governments in Turkey in the past 50 years but its power has diminished in the face of EU-inspired reforms.
Despite Turkey's history of coups, most people believe the generals would not dare challenge the AK Party, which has a huge parliamentary majority, or jeopardise the country's new-found confidence in democracy by intervening again.
Political analysts say politics appear to be increasingly polarised between secular, conservative nationalists who represent the old guard, and the AK Party which has won over investors with market-friendly reforms despite its roots in political Islam.
The possibility of a confrontation emerged last month when the government threatened to call a referendum to push through constitutional changes to shake up the judiciary, after the judicial establishment objected to the detention of a prosecutor accused of belonging to an ultra-rightist militant organisation.
The AK Party will seek a third term at elections due by July next year and Erdogan has denied speculation that there are plans to call an early vote.
After a deep recession last year, the ruling party hopes a nascent economic recovery will bolster its popularity before the election.

 

Al-Qaida growing in strength and numbers in Africa
 
Associated Press, le 1er mars 2010 à 07h53

By LOLITA C. BALDOR, Associated Press Writer

 WASHINGTON (AP) _
WASHINGTON – Al-Qaida's terror network in North Africa is growing more active and attracting new recruits, threatening to further destabilize the continent's already vulnerable Sahara region, according to U.S. defense and counterterrorism officials.
The North African faction, which calls itself Al-Qaida in the Islamic Maghreb (AQIM), is still small and largely isolated, numbering a couple hundred militants based mostly in the vast desert of northern Mali. But signs of stepped-up activity and the group's advancing potential for growth worry analysts familiar with the region.
The rapid recent rise of the al-Qaida group in Yemen — which spawned the Christmas airliner attack — is seen by U.S. officials and counterterrorism analysts as evidence that the North African militants could just as quickly take on a broader jihadi mission and become a serious threat to the U.S. and European allies.
The Mali-based militants have yet to show a capability to launch such foreign attacks, but are widening their involvement in kidnapping and the narcotics trade, reaping profits that could be used to expand terror operations, officials and analysts said.
Several senior U.S. defense and counterterrorism officials spoke about AQIM on condition of anonymity to discuss internal analysis.
Those advances have set off alarms within the counterterrorism community, which watched as al-Qaida in the Arabian Peninsula quickly transformed over the past year from militants preoccupied with internal Yemeni strife to a potent group recruiting and training insurgents for terror missions inside the U.S.
That threat was underscored by the failed Christmas airliner attack, which officials say was planned and directed by Yemeni insurgent leaders.
A key fear is that as AQIM expands, its criminal and insurgent operations will continue to destabilize the fragile governments of heavily Islamic North Africa, much as it has in Mali. The Maghreb includes the North African nations of Morocco, Algeria, Tunisia, Libya and Mauritania.
As a result, the U.S. has been working to boost poverty-stricken Mali's defenses. Last year, the U.S. gave $5 million in new trucks and other equipment to its security forces, and Pentagon funds also have been approved to provide training.
But others suggested that non-military aid is also needed.
"For too long, al-Qaida's growth in this critical region of Africa has been overlooked," said Sen. Russ Feingold, D-Wis., on Monday. "Our embassy presence in many of these countries is quite limited, which handicaps our ability to better understand a region that has become a terrorist safe haven. We need a greater non-military, on-the-ground presence devoted to this part of the world in order to better understand local dynamics, identify emerging threats and prevent future attacks."
Several senior U.S. defense and counterterrorism officials spoke about AQIM on condition of anonymity to discuss internal analysis.
Bruce Riedel, a senior fellow at the Brookings Institution Saban Center and a former CIA officer, said that the North African terror group has a larger area to operate in and a wider Islamic population pool to draw from, but has not launched the kind of large-scale attacks initially feared when it became an al-Qaida affiliate three years ago.
"Now, if it is beginning to reorganize, recruit and develop, because of this international potential, it could become a much more dangerous threat," Riedel said. "And if there is a role model in al-Qaida in the Arabian Peninsula, that is very disturbing."
Born as an Algerian insurgency in the early 1990s, the group was largely defeated and driven into a swath of ungoverned desert land — about the size of France — in northern Mali. In the aftermath of the Sept. 11, 2001, attacks, the group reached out to al-Qaida in an effort to survive. AQIM was officially recognized as an al-Qaida affiliate by Osama bin Laden's deputy, Ayman al-Zawahri, on the fifth anniversary of 9/11. Both the U.S. and the European Union have designated AQIM a terrorist organization.
The group has since absorbed some of al-Qaida's techniques for roadside bombs and suicide attacks. Occasionally it has issued videos and statements on jihadi Internet forums.
In December 2007, for example, the group attacked the U.N.'s Algerian headquarters, killing 37 people, including 17 U.N. staff members.
At the same time, AQIM has increased its recruiting efforts, drawing insurgents from Mauritania, Nigeria and Chad, officials said. The recruits are trained in small arms and roadside bomb construction, officials said, then return to their home countries to plan and execute attacks.
The spike in recruiting and training, along with the increase in kidnappings and other crimes, has made the region more insecure and unstable in just a year, several officials said.
The militants often partner with local criminals, who kidnap tourists then sell them to AQIM, which then demands ransoms, officials said. Those alliances cement contacts between the criminal groups and AQIM, broadening its reach and membership.
The kidnappings have had mixed results. Last week, the group released French hostage Pierre Camatte after holding him for three months. The move was spurred by a Mali court decision that released four jailed AQIM members.
Some hostages have been killed — including Edwin Dyer, a British tourist who was captured with three others including two U.N. envoys. Britain had refused to pay ransom to the group.
So far, the group has not moved beyond kidnappings to push al-Qaida's global jihad aims, creating tensions between the offshoot organization and core al-Qaida leaders in Pakistan, said Haim Malka, deputy director for the Center for Strategic and International Studies' Middle East program.
"They have not yet become more globally focused, they've stayed in the Sahara region and they've failed to make inroads in other parts of North Africa," he said. Malka cautioned that the group's broadening efforts to work with local criminal networks on kidnappings may give the appearance that it is expanding more than it actually is.
Despite the group's limited reach, British and American authorities have issued strong warnings against travel to northern Mali, saying there is a "high threat from terrorism" and from criminal acts and kidnappings.


La proclamation unilatérale d’un état palestinien? État des lieux


Nous sommes fondamentalement attachés à la légalité onusienne et nous sommes motivés par l’espoir de voir l’émergence d’un état palestinien viable et un état israélien en sécurité, en paix et vivant en bonne intelligence avec ses voisins.
Les palestiniens ont-ils d’autres choix que la proclamation unilatérale d’un état palestinien  pour rendre opératoire le reliquat d’espoirs éveillés par l’administration démocrate des États Unis d’Amérique? Sont-ils capables de dépasser leurs divisions internes, de relever le défi de l’émancipation et d’assurer à leur voisin, Israël, la sécurité et la paix nécessaires à son existence, à la prospérité et au bien-être de ses citoyens? 
Devant la pression de l’administration démocrate des États-Unis d’Amérique, Monsieur Benyamin Netanyahou s’est résolu, en même temps, à accepter en apparence le principe de la solution de deux états et à le vider de tout son sens. Ainsi, Il a instauré les conditions de mise sous tutelle du futur état palestinien en imposant comme préalable le contrôle des frontières du supposé futur état indépendant démilitarisé, de ses espaces géostratégiques maritimes et aériens, accompagné d’un moratoire sur le gel de la colonisation qui est pratiquement une continuation de celle-ci.
L’attitude de l’état d’Israël aujourd’hui laissera-t-elle entrevoir aux négociations politiques futures sur l’avenir de la région un enlisement moins important que celui dans lequel se trouve aujourd’hui le processus d’Annapolis? Si tel est le cas, quel choix d’avenir restera-t-il aux palestiniens? La proclamation unilatérale d’un état palestinien en est il un? Si c’est le cas, quelle  sera l’attitude de la communauté internationale?  Celle de l’Europe sera déterminante.
Juridiquement, il n’y a aucun obstacle à la proclamation et à la création effective d’un état palestinien dans les conditions qui prévalent actuellement, le cas du Kosovo fait jurisprudence.  Ce nouvel élan prend à contre pied le paradigme instauré par les discussions d’Oslo, celui de la paix comme préalable à l’instauration d’un état palestinien en faisant des discussions une suite logique à la proclamation unilatérale d’un état palestinien. Cette nouvelle situation, à défaut d’être une solution, a le mérite de mettre le système dans une nouvelle posture, hors de l’équilibre stable dans lequel elle s’est enlisée et, par conséquent, augmente potentiellement ses degrés de liberté.
Si les palestiniens font preuve de réalisme et de maturité, s’ils dépassent leurs divisions légendaires, ils auront l’appui de l’ONU pour dénoncer l’occupation illégale d’un état indépendant et souverain. Si la France, un ami commun aux deux protagonistes, un pays méditerranéen qui a des intérêts majeurs dans la région, se relève et veut donner à Monsieur Sarkozy la stature d’un De Gaulle, se lève et prend l’initiative d’amener l’Europe à aider les palestiniens et les israéliens à bâtir un avenir pour leurs enfants, ils réaliseront leur rêve légitime de vivre dans la paix et travailleront, la main dans la main, pour bâtir non seulement leurs pays respectifs mais un avenir d’un destin géopolitique commun.
Mon vœu le plus sincère est de voir la région se débarrasser de la gangrène du conflit israélo-palestinien et d’émanciper la région de cette hypothèque qui pèse de tout son poids économique, politique et humain. Le conflit israélo-palestinien, depuis plus d’un demi siècle, paralyse la prospérité de la Méditerranée; le statuquo actuel est dommageable même pour des pays tel que la Tunisie, le Maroc,… qui  malgré l’amitié et l’affection qu’ils portent aux peuples des deux nations protagonistes, restent limités dans leurs élans.

Mansour Feki,   Universitaire  Canada.

 

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