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TUNISNEWS
7 ème année, N° 2231 du 01.07.2006
 archives : www.tunisnews.net
El Maoukef: Derrière les barreaux - Sahbi Atig
L’Audace: Interview avec le docteur Moncef Marzouki « Le régime n’a rien à proposer :il ne propose au pays que davantage de désespérance et d’indignité »
L’Audace :Interview avec Ameur Larayedh « Une seule issue pour la Tunisie : le dialogue et les reformes »
L’Audace: Interview avec Tawfik Mathlouthi « L’ opposition est loin d’ être dupe et stupide »
Houcine mhamdi :Ce ben ali est bien protége par l’occident ?
El Khadra: Audit et Dépendances
El Khadra: Le corollaire de l’Islam politique
El Khadra: L’ordre des cognes
Le Journal: Suite à la position de la FTH Les avocats interdits de debat
Le Journal:L’argent des émigrés 16% vont a western union
 

Derrière les barreaux
Sahbi Atig
 
L’incarcération de Sahbi Atig dure depuis quinze ans dans des conditions si pénibles qu’elles ont affecté la santé du prisonnier. Il a passé ces années entre les prisons du 9 avril, de Borj Er Roumi, de Nadhor, de Mehdia et de Borj El Amri, dont quatre en isolement individuel. Son arrestation a eu lieu en 1991 dans le cadre du procès du mouvement En Nahdha. Il a été condamné à l’emprisonnement à perpétuité par le tribunal militaire en août 1992. Il se trouve actuellement à la prison de Borj El Amri et a vu sa peine commuée en vingt et un ans environ suite à des remises de peine.
Sahbi Atig est né à Matmata le 14 août 1959. Il a suivi ses études primaires à Matmata et ses études secondaires à Gabès. Il a étudié à l’Université Zitouna, à la faculté de Charia et théologie et il a obtenu le diplôme de professeur, puis il a fait un troisième cycle et a été arrêté au moment où il terminait son doctorat. Il a rédigé plusieurs ouvrages sur la jurisprudence et la Charia.
Il est marié et père de Ribab, âgée de 17 ans et de Malek, né après l’arrestation de son père et aujourd’hui âgé de 15 ans.
 
(Source : El Maoukef n°366 du 30 juin 2006)
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
 


Procès

Le 12 juillet prochain, seront déférés devant le tribunal de Tunis le jeune Maher Beziouch et son frère Marouane Beziouch (en fuite), accusés en vertu de la loi anti-terroriste.
 
Arrestations
Des sources dignes de foi à Gafsa font état de l’arrestation récente, à leur domicile, de plus d’une dizaine d’étudiants. Ils ont été emmenés dans les postes de la police politique puis transférés à Tunis. Ces mêmes sources pensent que ces jeunes, originaires de Meknessi, Ben Aoune et Kasserine ont été accusés d’avoir rejoint la résistance en Irak.
 
Et à Menzel Bourguiba

On a également enregistré à Menzel Bourguiba l’arrestation d’un groupe de jeunes, dont on ne connaît pas exactement le nombre, accusés de s’être préparés à s’engager dans la résistance irakienne, et à se rendre en Irak, via l’Algérie. Leur procès a été fixé au 28 juin.
 
De même, dix jeunes de Kasserine ont été arrêtés lors de leur retour d’Algérie par les montagnes. Ils sont accusés d’avoir suivi des entraînements dans un camp du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat, mais il semblerait qu’ils aient rompu les liens avec ce dernier et aient été contraints de rentrer chez eux.
 
Arrestation

L’épouse de Naoufel Sassi, âgé de cinquante ans, a fait état de l’arrestation de son mari le 15 juin par les forces de la Sûreté en civil, sans qu’elle n’ait jamais été informée du motif et du lieu de sa détention. Elle a fait part de sa crainte qu’il n’ait été torturé et a dit que son mari avait été incarcéré à plusieurs reprises au début des années 90 pour appartenance à une organisation non reconnue « le front islamique »
 
 
(Source : El Maoukif, N°366 du 30 juin 2006)

 
(Traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
 

Interview avec le docteur Moncef Marzouki (CPR)
« Le régime n’a rien à proposer :il ne propose au pays que davantage de désespérance et d’indignité »
 

Depuis quelque temps un trio “d’hommes d’affaires” parcourt l’Europe en se disant proches du Président tunisien pour tenter de convaincre les opposants au retour en Tunisie. Pourtant, il suffisait de proclamer une amnistie, de libérer les prisonniers, de rendre leur dignité à ceux qui souffrent à l’intérieur. Comment interprètes-tu ce nouveau tour de force?
MM : Tout d’abord je voudrais relever que L’Audace tient le cap , et celà je n’en ai jamais douté . C’est l’ en effet L’Audace qui a été le principal objectif de la campagne de normalisation entreprise par le système policier et mafieux  ces dernières semaines à Paris . 
 Aussi bien les tentatives d’intimidation  que d’achat pur et simple ,ont tourné à l’échec pitoyable. David l’emporte encore sur Goliath aussi bien aux points que par K.O.
Celà devrait donner à réfléchir à plus d’un, et sur ce que peuvent le courage et la foi réelle dans certaines valeurs face aux menaces et aux valises bourrées d’euros…
 
Sur quoi peuvent déboucher ces «tractations» ?
MM : Deuxième constat , le pouvoir use et abuse des mêmes grosses ficelles mais avec une maladresse accrue et des résultats dérisoires; la  dernière escapade de ses représentants  à Paris souligne aussi bien le niveau incroyablement bas de ses procédés , que son incroyable myopie . Comme si l’on pouvait solutionner une crise politique aussi grave que celle dans laquelle il se débât par des approches où voisinent l’escroquerie , la veulerie, l’absence totale de sens politique.
 
Que pensez vous de ceux qui se sont attablés avec ce trio de charlantans ?
MM : Je n’accablerai pas ceux qui ont accepté de voir l’escroc en question , ni même ce pauvre Sahbi El Amri . L’essentiel est que  tout le monde retienne la leçon et que tous fassent leur deuil de ce régime . Je ne le répèterai jamais assez , je suis un homme prêt au dialogue , au compromis , ne rêvant que de réconciliation nationale . mais ma religion sur le dictateur  et ses clans est faite depuis longtemps et de façon définitive. Celà n’a jamais été une affaire personnelle, une question d’humeur, celà a été et reste un diagnostic de médecin . Cet homme et son régime sont des cas désespérés. Ils ne traiteront avec l’opposition qu’avec la mentalité et les méthodes de basse police . Ils n’ont rien à proposer au pays que davantage de désespérance  et d’indignité.  La seule demande qu’on doit leur faire c’est de s’en aller , la seule activité politique qui vaille c’est celle qui travaille à leur départ.
 Tout le reste est illusion et refus de voir la réalité.
J’espère que cette dernière leçon servira ....mais honnêtement j’en doute .

 (Source : « L’Audace », Numéro double N° 135-136, juin 2006)


Interview avec Ameur Larayedh (ENNAHDHA)
« Une seule issue pour la Tunisie : le dialogue et les reformes »
 

Que pensez-vous des gesticulations d’un trio de charlatans qui disent être investis d’une mission de réconcilliation des dissidents
et des opposants avec le régime
tunisien ?
A L : Nous pensons que notre pays a avant tout besoin de reformes profondes, réelles et sérieuses. Toute issue dans ce sens serait la bienvenue si l’on peut discuter. Nous constatons malheureusement que ces gesticulations dont vous parlez, accompagnées en même temps d’insultes, de dénigrement de l’opposition et du mouvement associatif qu’il soit en Tunisie ou ailleurs dans le monde, n’est pas de nature a donner une crédibilité à cette démarche. En tout cas, cette démarche n’est pas a nos yeux constructive parce que, comme je viens de vous le dire, la seule issue est la concertation avec toutes les composantes de notre pays.
Je vous rappelle que nous nous appuyons sans condition le mouvement du 18 Octobre et ses revendications qui sont axées sur les libertés fondamentales.
 
Et quelle est la position d’Ennahdha concernant les militants et les journalistes à l’étranger qui sont insultés a longueur de colonnes et de sites Internet...
A.L : Nous condamnons, vous le savez, ces pratiques. Celles  ci ont été faites autrefois, elles n’ont jamais historiquement grandi leurs auteurs, elle au contraire fait reculer notre pays par rapport à nos voisins.

 (Source : « L’Audace », Numéro double N° 135-136, juin 2006)


Interview avec Tawfik Mathlouthi (radio méditerranée)
« L’ opposition est loin d’ être dupe et stupide »
 

Depuis quelque temps un trio “d’hommes d’affaires” parcourt l’Europe en se disant proches du Président tunisien pour tenter de convaincre les opposants au retour en Tunisie. Pourtant, il suffisait de proclamer une amnistie, de libérer les prisonniers, de rendre leur dignité à ceux qui souffrent à l’intérieur. Comment interprètes-tu ce nouveau tour de force?
T.M. : Je  pense que, si réellement ces 3 hommes d’ affaires agissent au nom et pour Ben Ali,  ceci s’ inscrit dans les méthodes et le mode opératoire  du Général et de ses cerbères, tout en sous-terrain, tortueux et non officiel pour ne pas perdre la face. Il pourrait également s’ agir d’ une initiative de courtisans qui voudraient se faire valoriser aux yeux du tortionnaire de Carthage.
Quelque soient les méthodes, le but de ces trois mousquetaires du diable, l’ opposition est loin d’ être dupe et stupide.
Elle est rompue aux coups tordus du régime et à ses basses manoeuvres.
Si réellement les intentions du régime étaient sincères, il procèderait au grand jour, avec des garanties institutionnelles et juridiques, avec l’ abolition des exceptions et des passe-droits. Il est facile au Général finissant d’ avoir un dernier sursaut de conscience avant le dernier voyage et de décréter l’ Amnistie générale ainsi que l’ ouverture réelle des champs politiques et médiatiques aux patriotes qui se sont consacrés au pays et au pays seul.
 
Les insultes maintenant: la presse officieuse se déchaine à longueur de colonnes contre cette opposition parrallèlement à cette offensive de charme. Pourrais-tu y comprendre quelque chose?
T.M. : C’ est classique et typiquement tunisien, selon l’ adage populaire, une main tendue non officielle et une claque tout aussi non officielle “ Kaf ou Lima”.
Mais c’est mesquin petit et “has been”,  à l’ opposition de ne jamais baisser la garde et d’être vigilante, sans refuser le vrai dialogue national si jamais elle y était réellement invitée, car il y va de l’ intérêt de notre peuple et du pays et son devenir.
Le vent a tourné, Ben Ali, loin d’être idiot, grâce à son instinct de bête traquée, sait qu’ il doit faire un vrai geste. Il tergiverse, essaie de gagner du temps, met en place des mécanismes protecteurs pour lui, sa famille et ses serviteurs zélés, mais il reste lucide.  Le vent du Nepal, de la Georgie, Biello-Russie ou plus anciennement de la Yougoslavie peut enfanter une “révolution du jasmin” et balayer tout sur son passage. Il n’ est pas loin de ce danger, mais malheureusement il a un allié de taille : la quasi déliquescence de l’ opposition ses divisions et les ambitions personnelles de certains de ses membres aux dents qui rayent le parquet.
 
L’opposition de l’intérieur ne défend pas les opposants de l’étranger alors qu’ils constituent un relais. Dès qu’un opposant en Tunisie est emprisonné, nous remuons ciel et terre pour alerter l’opinion publique internationale, mais nous sommes tout le temps malmenés à l’intérieur du pays sans que les partis politiques ou les associations lèvent le petit doigt. En tant que journaliste toi-même, crois-tu ce rapport viable?
T.M. : Ma conviction est qu’ il n’ y a jamais eu en Tunisie une vraie opposition homogène solidaire et active.
Il y a des opposants et des oppositions, diverses, hétéroclites et aux ambitions sans bornes avec des objectifs diamétralement opposés.
Il faudrait mettre de l’ordre dans cette cacophonie, envoyer à la retraite certains opposants notoires qui se sont illustrés par la quantité de vent qu’ ils ont brassé.
Il faudrait aussi faire le ménage et en profondeur dans les rangs de cette opposition que tout divise, tant elle est minée par l’ absence de stratégies, de vision et de projet de société clair, identifiable et puisant sa légitimité du peuple et non de l’ ambiance feutrée des cafés parisiens ou de l’ atmosphère glauque des réunions clandestines de certains milieux tunisiens. Tout ceci perfuse Ben Ali et le maintient malgré le coma de son régime dans une vie artificielle, qui asphyxie le peuple tunisien.

(Source : « L’Audace », Numéro double N° 135-136, juin 2006) 
 

..Monsieur le président bush..Encore une fois..Les dictateurs…
Monsieur Chirac, Tous ceux qui soutiennent la fraude et l’industrie du terrorisme en Tunisie..
 
.A Madrid,un Tunisien a été le chef des terroristes, chah messaoud a été tue par un tunisien,, en Iraq récemment un grand terroriste tunisien…tous sont des jeunes..un pur produit de votre ben ali ? au même moment ou on capture des terroristes , le dit président ordonne de mener des enlèvements et des arrestations…une mascarade

 
Ce ben ali est bien protége par l’occident ?
 
Houcine mhamdi - Tunisie..
 
Le terrorisme, est un mode de vie, des références et un style de gouvernement..chez nos leaders..Voila 5ans depuis le 11/9/2001 et le résultat ? Terrorisme et terrorisme au nom de la bonne gouvernance…
 
Monsieur le Président, Messieurs les démocrates…les hommes de liberte..nous sommes ruines et vous tournez les yeux et vous voulez du terrorisme alors que ben ali et tous ses ministres et hommes sont spécialises en la matière
 
Je suis de tête libérale, naît dans une géographie qui s’appelle Tunisie..Une terre que la chance ? a voulu qu’elle soit gérée par une junte depuis le 7/11/87, qui pille, qui s’est illustré par l’industrie du terrorisme…J’écris a vous pourquoi ?
 
Par acquis de conscience ? En connaissance de cause ? Parce que vous etes le maître a bord concernant la guerre contre le terrorisme ?
 
J’écris tout simplement a votre excellence, pour défendre, mes idées libérales, qu’à cause d’elles  des Américains et Américaines, ici et la… ont données leurs vies…
 
Je vous écrit pour crier fort et dire …le terrorisme..est une mentalité, un mode de vie, des réflexes,  et un Contenu des pouvoirs de nos dictateurs…
 
Ici se voit la guerre contre le terrorisme. Ici tout se trouve bloqué. Le meilleur exemple vient de Salah du Yémen….La quasi-totalité des terroristes sont des saoudites, Yéménites et égyptiens…Ces régimes sont la
et se considèrent comme les leaders arabes ? Ce qui se passe sur nos terres est terrible…Taisez vous Moubarak, Abdallah et Salah.. vont combattre leurs styles, modes de vie et références de gouvernement…Ces dictateurs tous ont nié que le 11/9/2001est l’œuvre de ben laden ou autres arabes ? Pire il a été considéré par nos dictateurs
comme l’œuvre de vos services spéciaux et ceux des Mossad ?
 
 
-Le dernier discours de ben laden et les amis arabes? Gain de cause ?Ou trahison de  leurs parts envers l'ami américain? Soutenir les dictateurs c'est transmettre la guerre contre le terrorisme dans chaque tête…
 
Ainsi le  régime Tunisien a soufflé l’idée  de l’industrie des idées ?lui qui terrorise et entame toutes sortes de tortures…De l’autre coté Moubarak s’est moqué et se moque  de vous, et récemment Ali salah du Yémen..
 
- Apres cinq ans de verbiage a propos de la liberté et de la démocratie…Les dictateurs arabes sont biens garnis
Dans leurs fauteuils ? Pauvre liberté ?
 
Bush et ses collaborateurs se sont ils rendus compte qu’avec la guerre contre le terrorisme, il n’ y a plus de référence ? Et que le fait de maintenir les dictateurs a dit  et dira a tous les intelligents. Plus de référence ?
-Vous venez de donner naissance a des idées noires, dans les têtes qui pensent encore ? qui voient en les systèmes des Moubarak, ben ali , saoudi…les sources principales de tous les maux du monde ?
 
Si vous recevez encore ou autre responsable Américain celui du Yémen après sa récente  karakouse, vous balayez de nos têtes les sacrifices de vos soldats pour la liberté.. Des corrompus qui se moquent de vous en public…N’est ce pas la naissance des idées radicales ?
 
-Monsieur le Président, Messieurs les démocrates.. Ne parlez plus democratie
 
1-Vous n'avez pas  cesser de dire, d'annoncer et de répéter, dans toutes les rencontres et discours.. Votre soutien a toutes les actions qui émanent d'un esprit libre et de liberté?
 
2-Réellement tous les dictateurs sont là. Pire ils défient votre excellence personnellement et rendre ridicule le combat des soldats américains en Iraq et ailleurs?(sachant bien que tous les auteurs,ne sont que des alliés des USA ,soutenus,financièrement et  dans leurs actes criminels depuis des décennies..).
 
Les français et autres, ont fait sortir des bouquins, écritures, interviews, participations a travers des chaînes de télévision, études stratégiques et…a dire que le 11septembre2001 n'est qu'une simple manœuvre de basse besogne fomentée par la CIA et le Mossad….alors que ben laden lui-même vient de dire qu'il en est l'auteur?
 
3-Les dictateurs arabes, sans distinction, tous, ont affirmé a travers leurs medias dirigés et gérés par les services de nos dictateurs, que vous etes un grand menteur.. pire vous venez de ruiner votre pays et par obligation les relations internationales...(Excusez moi,Olmert,vient de soutenir Moubarak… ?.)
 
3-Ce président et autres ont du vous rendre visites,ils ont pris la peine ,devant vous et les libres du monde,a ce que nos élections soient dorénavant,justes ,transparentes et équitables,mais en rentrant ,c'est la fraude en un seul mot et qui parle?.
 
6-Nos journaux, considèrent, vos choix politiques, votre morale même,à l'image de vos prédécesseurs,comme ridicules et inacceptables sur tous les plans,et vos collaborateurs font les vas et viens?et ils ne cessent de considérer nos dictateurs comme des alliés stratégiques et amis des USA?Aucun, n'a laissé,la place? Le yemen ?
 
7-Les manuels scolaires de Tunisie? oui de la Tunisie (je ne parle pas bien de l'Iran,de la Syrie,du Soudan ou de l'ancienne Libye..)adressés a des élèves de 14ans? prient nos futurs bacheliers(dans 3ans) à devenir antiaméricains et un réservoir de taille et de qualité pour les fanatiques et sectaires?Les gouverneurs,sont protégés par l'occident?
 
8-Dans ce sens, j'ai publié un livre depuis le21fevrier2006et j'espère qu'il est arrivé a votre excellence, en ce moment précis?,ainsi qu'à tous les membres du congres et aux..Republicains et démocrates.
 
9-Un livre qui porte le nom..Assoiffe arabe Morale et Financière d'une  équipe…modèle de Tunisie .. qui avance a travers la documentation, chiffres et indicateurs,des réalités inédites,concernant toutes les politiques en Tunisie,depuis 18ans,et ainsi les causes fondamentales de l'industrie du terrorisme.
 
Je souhaite, monsieur le Président,a travers cette lettre ouverte,rappeler les dictateurs,alliés des USA,du   11septembre et de son auteur,d'une part,et attirer votre attention aussi bien celles des congressmens, républicains, démocrates,et les électeurs américains, de bien revoir toutes les positions empruntées,sur et pour  cette date par les amis arabes,français et espagnols, d'autre part.
 
10- A travers,Ce rappel et cette incitation,je vise ,monsieur le président,a inviter,les personnes,les structures ,les centres et organismes spécialisés,en matière, de démocratie,liberté,droits de l'homme,a se pencher sur  l'étude
de toutes les idées formulées expressément, via, tous les moyens de communication durant les cinq années passées,en axant le travail,sur la presse quotidienne,et les plumes choisies,par nos régimes,pour faire face a la dictature de bush? Taisez-vous abbas était chez nous? Laissez nous faire notre  boulot pour la paix..?
 
11-Ce travail est d'une grande importance,a mon avis,et ce pour au moins deux raisons majeures..
-La première, dire au monde entier,les références et les mentalités, de la quasi totalité des gouverneurs  arabes et surtout leurs modes de fonctionnement sur tous les plans.
 
-La deuxième,permettre aux USA, et autres libéraux du monde,de revaloriser les valeurs de liberté et de démocratie, a travers d'autres,convictions, styles et moyens,seuls atouts,qui peuvent garantir,le gain de la deuxième partie de la guerre contre l'industrie du terrorisme,marque déposée de nos dictateurs.
 
Veuillez monsieur le Président, Messieurs les démocrates recevoir les meilleures salutations,( d'un libéral tunisien, battu, privés de tous les droits.. Carte d'identité, passeport, boulot depuis le1/8/2003et père d'une famille,..Ceci rentre dans les techniques du régime de ben ali pour mettre tout le monde a genoux et ainsi faire de la soumission une théorie et de la torture un mode de gestion pour les citoyens.. ) en espérant , a travers, ces mots travailler, uniquement, les valeurs de liberté, sachant bien que mon combat contre l'industrie du terrorisme a été bien lancée avant le 11/9/2001.(voir tunisnews du 31/52006.partie française, spécialement )
 
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Tunisie le 28/6/2006
 
Observation
Le 20/8/2006, nous allons mettre devant ces démocrates et le monde entier des preuves irréfutables avec le concours des hommes libres. Je dis bien a tout ceux qui soutiennent la pourriture en tunisie, veuillez vous libérer avant qu’il ne soit trop tard. Ben ali et ses corrompus doivent partir et demander le pardon de notre peuple.
Ben , ben dhia , haroui, ghannouchi et…se sont les derniers a parler du terrorisme.
Fin de mascarade et de karakouse.
 
 

Audit et Dépendances
 

Par L’anti-Zinetron Posse.
 
Vraiment il est plus que jamais temps , que certains  caciques qui ont basés leur petite carrière sur du vent , s’écartent d’eux même et emportent avec eux leur sale impoge d’imposture , qu’ils se dégrisent  de l’ivresse que leur donnait leur pouvoir de nuisance, , le temps de faire oublier leur rôle au sein « du club des usurpateurs » et de reprendre d’autres délires rémunérateurs qui ne nuiront plus aux intérêts vitaux  de l’opposition démocratique tunisienne , il faut mobiliser contre ces gens là  et faire le tri  entre le bon grain et l’ivraie , dans le fond ils sont aussi nuisibles  que les services amorphes de la dictature.
 
En cette période post grève de la faim du 18 octobre , encore et toujours pour les cons qui veulent dégommer cette excellente initiative , il faut le reconnaître grâce entre autre  à la réaction tunisienne et certains caciques incompétentes de l’opposition nous sommes toujours  au même point .Encore ,   Nous plongeons dans l’inconnu. Avec optimisme ou pessimisme ?le débat des idées est une  Alternative superflue penseront d’aucun : la réalité commande ; les états d’âme n’importent guère. Nous sommes beaucoup à ne pas partager  ce fatalisme , mais aussi nous sommes beaucoup à ne plus être naïfs et avaler n’importe quoi : une révolution authentique qui sera  vécue avec bonheur, pour nous ,  ne se déroulera  pas comme si elle avait l’angoisse pour toile de fond. Au jeu sans fin des paris pascaliens nous misons , pour notre  part, sur l’optimisme, et les capacités  des tunisiens  au pragmatisme et à la responsabilité , Notre société et depuis  50ans  est  cette société sans élite traditionnelle,depuis les ethnocides  sournois du mégalomane Bourguiba ,elle est  donc sans nous,elle est encore à conquérir .  Les pseudos  élites stéréotypés et salonnards, la plus part thuriféraires ,  sont vomies par le peuple tunisien. La raison est pourtant simple : parce que celui-ci n’a plus les moyens de vivre honorablement, qu’il voit avec angoisse augmenter inexorablement la violence et l’insécurité, la misère, la haine de soi  et toutes sortes de catastrophes provoquées, et qu’il comprend que ceux qui l’ont dirigé pendant plus de cinquante ans  et beaucoup qui voulaient donner l’illusion mercantile de s’opposer à eux ,  sont entièrement responsables de ce chaos.
 
La dictature, tous ceux qui en vivent et tous ceux qui en profitent ont pillé toutes les richesses produites par ceux qui croient aux vertus du travail, de l’effort et de l’épargne. La Tunisie n’est plus qu’un champ de ruines, alors que, libre, démocratique  bien gouvernée , elle aurait été prospère. Voilà pourquoi la Tunisie des bouges, la Tunisie profonde ne veut plus se soumettre et payer le  tribut de l’infâmie à la horde des prédateurs. Le tocsin a sonné chez les tunisiens opprimés dans tous les sens du mot : ils se rassembleront dés qu’une visibilité responsable et intègre se prononce et plus rien ne les arrêtera.
  
 BIJU
 
 Depuis plus de cinquante ans déjà, en Tunisie, la politique ne ressemble plus à rien, ne rassemble plus grand monde. Sauf quelques caciques d’un parti unique habitués aux cirques organisés et aux marches soûlantes et titubantes d’un cérémonial propagandiste qui ferait honte à la dernière des républiques bananières sur cette incroyable planète , la « politique » de la dictature , c’est l’éradication de toute forme de politique et toute expression de sa noblesse , la « politique » de l’opposition , à quelques exceptions prés , mes sympathies premières vont à des gens comme SI(s) KARKER , MANAÏ , MARZOUKI ,M.YAHYAOUI , est la gestion des frustrations , des apparats et l’occupation du vide par l’ego et le dérisoire. L’éloge de la décadence morale, de la déchéance citoyenne, aux Unes des uns et des autres. En plus de quelques militants RCD , et surtout de certains chefs de famille désargentés , alimentaires qui profitent de cette permanente kermesse, organisée de fil en aiguilles par un régime qui tient de l’insoluble et l’incurie , mendigote et indigne pour tuer leur temps imparti au prorata de leur ignominie et de leur trahison , en compagnie de leurs enfants, éduqué dans la soumission et le culte de la personnalité d’un chef qui sent le sapin et la pitié , que le bal des casquettes , des bottes et des matraques , et des slogans griffonnés par des mains tremblantes et filantes sur des morceaux de toile de jute amusent. Le rêve d’indépendance et de liberté d’antan, celui de nos fellagas et de nos âmes résistantes, inscrites sur le livre de l’éternité s’est défilé, peut-être, à jamais de nos souffles.
 
Un constat qui au lieu d’inquiéter l’opposition et les intellectuels les réjouissent ! Alors que d’aucuns admettent que la mort des actions initiatrices aux actions de masse , encore une fois comme le mouvement du 18 octobre , ou YEZZI FOCK qui semble avoir été une OPA pour flatter le cul des vaches , et les ego de quelques uns qui se donnent une importance qu'ils n'ont pas par rapport aux figures politiques de l'opposition démocratique ,figures qui même vieillissantes , ces dernières restent quand même emblématiques , elles ont faits et font leurs preuves depuis toujours , même dans la lueur , même dans la brise et la rumeur , quand même ils FONT , même si c'est timide et peu ; après celle des politiques et des médias , est du terrain béni laissé aux « marchands du temple ». . Surtout que ceux qui pensent que la soi-disant société civile tunisienne, composée-en réalité- d’opportunistes en mal de publicité et d’arrivistes presque tous habillés de vestes réversibles, se trompent gravement. Mieux : les démocrates tunisiens , sous cette pluie acide du renoncement et des incompétences qui les cerne que ce soit dans le visuel ou le virtuel, encore conscients et en activité vont connaître le même sort que leurs camarades qui ont tout perdu, et leurs armes et leurs esprits dans les oubliettes de ben Ali , pour eux , les derniers des Mohicans , les rues de Tunis en sont une réplique grandeur nature, demandez un peu à M.YAHYAOUI , M.MARZOUKI , HOSNI , HAMAMMI , MAATAR , ZOUARI , JEBALI ce qu'est leur vie en Tunisie.
 
(Source : El Khadra, le 29 juin 2006)
URL:
http://elkhadra.over-blog.com/article-3152370.html


Le corollaire de l’Islam politique
 

Par Derbali
 
Les clichés donnent souvent à l’islam une image de doctrine strictement religieuse et c’est plus qu'un tort, c'est un arbitraire négationniste de l'essence même du message de cette religion révélée. La plupart des pseudos analystes tunisiens considèrent que c’est son seul domaine d’existence. Or, l’islamisme, ou l’islam politique moderniste est avant tout une philosophie réaliste et pragmatique dans la gestion sociétale d’un pays , et du quotidien de la vie de la cité , elle est un tout , et doit être considérée en tant que telle dans la confrontation , le débat politique naturel et normal qui définie une société démocratique , une société civilisée où toutes les forces en présence auraient accepté les fondamentaux de la démocratie moderne et libérale , c'est à dire l'alternance , les urnes , la souveraineté du peuple , la primauté de la constitution et des institutions , la justice , le droit , le dialogue , la paix et la tolérance.
 
Par ailleurs, beaucoup des tenants de la philosophie laïcarde (dans le cas tunisien pratiquement toujours aliénée , belliciste , diffamatrice ) affirment que le pouvoir politique est au-dessus des sentiments culturels et historiques du peuple , que l’éthique ne fait pas partie de son champ d’investigation , et qu'il revient non pas au législateur légitimé par la souveraineté populaire de fixer les règles et les moyens de l'application du programme politique sur lequel il a été élu , dans les limites de la constitution bien sûr , mais dans une sorte d'arrangements édulcorés , des compromis entre les appareils qui répondent aux habituels intérêts impérialistes des uns , et privés des autres. Les uns comme les autres par le chantage du chaos et leurs pouvoirs de nuisance essaient toujours par ces moyens indignes de confisquer les victoires et les choix les plus intimes du plus grand nombre .Dans notre pays une partie du RDC et la grande majorité de cette petite minorité sont sur cette ligne opportuniste et aussi illégitime que le pouvoir de ben ALI , une sorte de KEMALISME qui fera ad libitum de la Tunisie une république bananière et un état vassal où les élus du peuple tunisien ne seront que des potiches.Ces tunisiens là sont dans la compromission avec les stratégies néocoloniales et à leurs façon , comme la dictature , au service du néocolonialisme , ils combattent la Tunisie arabo-musulmane. Tout au plus expriment-ils que l’éthique est une question de choix personnel, alors que dans la société arabo-musulmane , dans la grande majorité de cette population , ce choix personnel est fait depuis très longtemps, autrement nous n'aurions jamais résisté à l'ethnocide et dans certains cas au génocide programmé par les forces colonialistes (du Yémen à la Mauritanie).Aujourd'hui encore , plus encore sous la pression conjuguée des dictatures et du néocolonialisme , nous sommes dans l'affirmation d'une culture singulière par son cosmopolitisme et évidente par ses signes de reconnaissance et ses sources , oui par les mouvements , les échanges et les occupations des espaces , par la diversité des attitudes , des engagements et l’intégration des populations musulmanes à travers , les cultures , les sociétés , les pays et les continents , quoiqu’en disent les loosers et les éternels oiseaux de mauvaise augure , le temps est à l’optimisme .
En définissant le concept d’éthique dans notre supra culture , faite de plusieurs cultures ,et qui dépasse les limites du cadre strictement religieux et ses ordonnances, la réalité est toute autre , tout , de plus en plus est dans la demande de la transparence , de la morale choisie et l’éthique.
L’éthique est la science qui s’appuie sur le comportement humain en relation avec les valeurs, les principes et les normes morales, l’islam de l’origine, l’islam Mouhamétan ne dit pas, n’affirme pas et n’ordonne pas autre chose,c’ est aujourd’hui plus que jamais , cette façon de voir et de faire qui oblige à la réforme et au progrès et qui est totalement POLITIQUE. L’éthique intervient donc dans tous les domaines de la société et également dans tous nos choix personnels , ceci est dans la logique de l’islam social , celui des pratiques de la cité , volontaire et solidariste , avec ses penseurs et ses militants et qui est totalement différent de celui de la pratique strictement religieuse , celui des mosquées et celui qui inspire certains caciques hors –jeu , comme certains anciens cadres tunisiens , souvent autoproclamés et toujours liberticides du mouvement ENNAHDA par exemple , cet islam qui est politique et par exigence moral , culturel , social . En effet,pour nous il est impossible de séparer l’acte libre du jugement éthique, car tout acte libre et conscient possède un contenu qui n’est jamais indifférent ou neutre objectivement. On agit forcément pour quelque chose, sur quelque chose ou en direction de quelqu’un , c’est vivre en société , défendre ses idées et faire le choix de réunir le plus grand nombre de citoyens autour de ses idées , c’est somme tout et d’une façon basique la pratique élémentaire de la citoyenneté et de la démocratie , acceptée intellectuellement et philosophiquement par tous les militants musulmans réformateurs .ces derniers dans tout le sens du mot font figures de révolutionnaires par rapport à la pensée générale de tous les courants de l'espace arabo-musulman ,qui depuis des siècles de décadence nous ont maintenu à l’écart du monde qui s’affirme et qui s’impose, c’est un islam libre , humaniste et révolutionnaire , car il résiste dans le même élan à deux sortes d'archaïsmes qui servent d'alibi et nourrissent les ambitions des uns et des autres , celui d'une dictature qui ne survit que par ses/NOS contradictions ignobles, celui des idéologies aliénés , rétrogrades et assimilatrices d'ordres destructeurs et liberticides , et celui d'un islam fanatique contre ses propres valeurs, rétrograde , momifié et mortifié par les impostures et la barbarie.Pour revenir à la question morale et essayer de faire comprendre sa signification citoyenne pour l'islam politique , et que certains esprits faibles et malades , d'autres usurpateurs et diffamateurs la limitent à la consommation et à l'apparence , à la mini jupe , la consommation de l'alcool ect ….. Ces choix de vie personnels, qui dans le fond quand c'est dans le respect de la loi et la vie collective tiennent de l'intime conviction et sont plus que secondaires.
 
A chaque fois que nous devons prendre une décision, notre choix est toujours précédé d’un jugement moral qui va guider notre volonté , c’est la sève même de la pensée musulmane, toute déviance à ce principe de base a de graves conséquences , et l’acte politique pour un musulman civilisé et respectueux de l’esprit et de la lettre du saint Coran doit être conforme à cela : « ce que je veux faire est-il conforme à ma conscience ? » , c’est la question que se pose , ou doit se poser chaque militant honnête de n’importe quel parti d’ailleurs, pourquoi les musulmans engagés en politiques n’auraient-ils pas le droit de se la poser même si leurs « consciences » à eux ne se limite pas à la charte idéologique d’un parti , mais aux textes saints , je dis bien le texte saint et je parle de société , de gestion de la cité et d’évolution dans l’espace et le temps , j’entends d’ici les cris d’offrais des pleureuses professionnelles du poulailler tunisien , oui je parle de textes saints et non de traditions et de Charia qui de mon point de vue n’ont rien à voir avec la politique , et qui quelques part sont dépassés par les événements , les structures et l’histoire , seul le saint Coran m’impose , seul le Coran m’oblige.Pourquoi les musulmans politiques doivent-ils éviter de démarcher les tunisiens pour ce faire , au nom de quoi ? De quelle logique ? De quelle démocratie ?
 
De la même manière, les décisions politiques, économiques, etc.. font nécessairement appel à un jugement moral pour les musulmans , et rien dans une constitution qui se respecte et qui obéit aux principes des libertés et du droit , entre autre celui des droits de l’homme , ne peut le leur interdire , autrement s’installera dans le pays un ersatz de démocratie ,une filouterie de plus , un cirque et une mascarade que certains clans d’arrivistes tunisiens espèrent de tout leur cœur ; où à la place de la dictature de ben Ali , nous aurons à subir celle de cette frileuse coalition des arrivistes et des opportunistes , des gauchistes éradicateurs et des femmes pas démocrates du tout , ce que je ne saisis pas c’est pourquoi cette haine et cet étalage des interdits qui leur sert de petite pensée politique , pire que celui de ben Ali à l’encontre de des tunisiens en général et de l’islam politique en particulier qui subit depuis toujours leurs traitements de faveur sous la flagornerie de quelques uns et des moindres.Quand on se dit démocrates , le plus simple et le plus logique pour eux c’est simplement d’essayer de convaincre les autres partis du bloc démocratique qui font alliance avec les islamistes de briser cette alliance , exclure par principe les islamistes et former avec eux un bloc sans ces derniers , dans ce cas de figure il n’y aurait vraiment aucun problème d’éthique et de rigueur politique , mais je doute fort que cela puisse advenir , les leaders du bloc démocratiques qui se sont alliés avec l’islam politique savent bien sa valeur patriotique et de mobilisation , ses ambitions démocratiques et sa représentativité , et connaissent les forfaitures de ces quelques parasites qui instrumentalisent le combat et les souffrances des autres quitte à servir indirectement ben Ali (ce blaireau , lâche et inculte de BOUJEDI me fera toujours rire , l’imbécile n’a même pas le « courage » alimentaire d’un taré comme SAHBI et sa suffisance). L’éthique est donc une exigence qu’il n’est pas possible de supprimer de la vie humaine et principalement de celle des tunisiens qui restent avant toute chose un peuple profondément arabo-musulman. Elle est présente dans tous les actes de leur humanité même mise sous contrôle et écrasée par les bottes policière d’un népotisme d’un âge ténébriste.
Les individus comme les décisionnaires d’institutions ou de formations politiques peuvent avoir une conception différente de la morale qui les amène à prendre des options répondant à une logique propre. C’est pourquoi il est nécessaire de clarifier le débat moral dans notre recherche en tant que peuple tunisien opprimé dans notre combat contre l’une des dictatures les plus brutales que l’humanité n’a jamais connue.
 
La morale dans l’islam ne peut se baser sur des valeurs objectives ou transcendantes, mais seulement sur les choix autonomes du croyant. En fait, le choix est le fondement de l’agir moral, comment alors le musulman pourrait-il se détourner de la gestion de la cité, de l’engagement social et politique, et comme pourra –t-il s’engager à défendre d’autres valeurs qui sont souvent contraires à sa morale ? Comme le lui signifient certains politiciens , sous le fallacieux prétexte que nés musulmans dans une société musulmane ,pour les musulmans tunisiens l’islam doit être maintenu hors de l’espace politique et des affaires citoyennes , c’est non seulement aberrant , mais c’est liberticide et contraire à toute pratique démocratique , le musulman moderne qui respecte le pacte démocratique , les institutions et le jeu politique est dans l’obligation de défendre ses valeurs . La seule limite à cette action politique revendiquée est la liberté d’autrui. La liberté est le point de référence suprême mais aussi le but ultime dans notre engagement, l’islam réformateur n’a pas d’autres objectifs.
Il existe une difficulté pour ce courant d’opportunistes à poser une norme sociale en particulier pour ceux qui au nom du principe d’autonomie n’acceptent que l’autocontrainte. Pour éviter de recourir à la fonction coercitive de l’état Léviathan, ils proposent « le principe de tolérance » ou le critère « d’absence de dommage important » à autrui. Il s’agit en fait de renoncer au fondement rationnel de la morale et cela pour les militants musulmans est inacceptable, c’est un des problèmes qui a poussé beaucoup d’entre nous à nous éloigner d’ENNAHDA par exemple ( je ne parle pas pour moi , n’ayant jamais été militant encarté d’aucun parti je ne soumets mon jugement et mon analyse à aucune subjectivité , à ce propos ma fraternité à SALAH KARKER pour son grand courage de militant , d’esprit libre et son honneur face à la maladie).
 
Il faut différencier le fondamentalisme musulman du traditionalisme, partout où l'islam politique moderne et réformateur a des ambitions, car il est en butte avec des contradictions énormes , des contradictions qui portent en elles des nuisances et des dérives dramatiques pour lequel l'environnement religieux est encore proche mais en train de disparaître. Le fondamentalisme aujourd’hui est une volonté politique de rebâtir un ordre religieux lorsqu'il n'y a plus de traditions. C'est un signe de la profonde « dé traditionalisation » du monde musulman. Le choc de la modernité a ébranlé ces sociétés. L'une des autres raisons de la force du mouvement est la proximité historique de l'islam avec le judaïsme et le christianisme la modernité,  la modernité dont il fut une des sources importantes. L'islam se voit et se vit au quotidien comme la révélation la plus aboutie, le « sceau de la prophétie ». D'où l'intensité de cette rivalité , mais au-delà de la religiosité , la pratique , l’exercice des responsabilités civiques et humaines de la cité doivent être prise en charge par l’action et la participation des musulmans .
La démocratie s'est longtemps affrontée à l’islam puisqu'elle portait atteinte à son autorité globale sur les phénomènes humains. Aujourd'hui, cette bataille est largement derrière nous. La démocratie fait place aux religions, à leur libre expression et l’islam porte en lui certaines de ses valeurs les plus fondamentales , l’islam politique à partir de là ne peut être et exister que dans la pratique démocratique et libérale des institutions .Car comme l’Islam la démocratie libérale et sociale ignore et combat les lourdeurs idéologiques et les hégémonismes prédateurs , tout est contenu dans une morale et une éthique politique qui donne un sens aux libertés et aux respects des limites naturelles des uns et des autres.
 
À la fin du XIXe siècle,pour limiter  la pensée  à l’occident moderniste dont,  qu’on le veuille ou non , l’islam en générale et surtout sa réforme est désormais dépendant , il est devenu pour nous et par la force des choses un modèle , il s’agit surtout pour nos élites de s’inspirer  des bons côtes et des apports  valorisants et humanistes de cet occident  et de refuser ses déchéances et ses horreurs , cela est plus que possible pour nous aujourd’hui  grâce au progrès  et à nos potentialités humaines , donc  la science a eu pour ambition de se substituer à la vision religieuse de l'Univers , elle a échouée , plus que jamais le religieux est au centre de tout , il s’agit pour nous justement de le positiver dans son sens original et sa grandeur et barrer la route aux forces rétrogrades  qui le minent , le détruisent et nous détruisent avec lui. Nous n'en sommes plus là pour la majorité des musulmans civilisés mais le danger  d’un repli sur soi existe et il faut demeurer vigilant. Aujourd'hui la science n'a pas vocation à remplacer les religions comme système ultime et global d'explication de ce qui est, au contraire une  entente cordiale et une coexistence pacifique  existent désormais entre eux. La science a toujours présenté  une image de la réalité, mais ne dit pas le sens de ce qui est .Tout au long de son histoire et son apogée, l’islam fut scientifique à sa manière, c'est-à-dire qu’il a toujours encouragé et reconnu  le pouvoir scientifique en donnant une image de la réalité et en donnant un sens à ce qui est non pas par la contrainte, mais par l’exemple et l’engagement. Les sciences sont spécialisées, elles ont une validité circonscrite. Elles sont en avancée permanente. Elles ne parlent pas de l'ensemble de la culture , mais à l’essentiel de la vie publique et l’islam politique aussi. Science et religion sont deux démarches distinctes qui sont vouées à coexister malgré tout.l'islam politique  est une réalité parallèle à ces deux évidences car il est dans la réalité de l’humain et dans le mouvement.
 
La démocratie et l’islam politique ne sont pas incompatibles, au contraire. La démocratie fournit le meilleur cadre à la liberté politique et celle de la  conscience, à l’exercice de la foi et au pluralisme des idées et des engagements. De son côté, l’islam , de par son engagement moral , éthique et  les valeurs qu’il  défend, son sens critique et son expression culturelle, peut être une partenaire valable de tous ceux qui sont partie prenante de cette réalité
 
Si l’islam  relève, pour l'essentiel, d'un choix de la conscience individuelle, il  n'en appartient pas moins au domaine public dans notre espace culturel et social, car le rituel religieux a une dimension sociale et, à ce titre, interfère dans le domaine public, c'est-à-dire politique et il doit s’assumer en tant que tel sans aucun renoncement. Par ailleurs, le choix religieux des individus engendre des comportements dont on mesure les conséquences sociopolitiques, et toute démocratie qui se respecte doit les respecter. Qu'on le veuille ou non, l’Islam  a une fonction sociale et politique, parce que l'homme est un tout et qu'il ne peut faire arbitrairement abstraction de ses convictions religieuses dans son comportement citoyen. Pour l’islam politique  la religion en général, le fait religieux et la  démocratie ne sont pas deux entités  distinctes et différenciées,  leurs rapports s'harmonisent de plus en plus  grâce à l’ouverture et à la modernité dans une configuration originale. Cette exception qui se perpétue ne peut qu'alimenter la réflexion en la matière et tempérer les ardeurs de tous ceux qui veulent reléguer le fait religieux dans le domaine de la vie privée, quand ce n'est pas dans les limbes de l'histoire. Avec la démocratie, l’islam politique s'ouvre, s'articule mieux sur la liberté des individus, alors que dans les dictatures qui oppriment le monde arabe et musulman en général et en Tunisie en particulier ,  cette liberté élémentaire n'est pas honorée , elle est au contraire combattue , niée  et bafouée stratégiquement. C'est donc bien la condition concrète de l'homme qui se joue dans la démocratie comme dans l’islam politique, ainsi que les possibilités d'un progrès culturel et humaniste qui tient de l’universel. Or il se trouve que cette démocratie, véritable espace citoyen de la liberté humaine, si elle est pratiquée  d’une façon loyale et transparente ne peut avoir de  problèmes avec l’islam politique, celui de la réforme et de la lumière, face à qui  elle n’a nul besoin à se situer, il est vivant en elle et elle en lui.
 
(Source : El Khadra, le 29 juin 2006)
URL: http://elkhadra.over-blog.com/article-3152331.html


L’ordre des cognes
 

Par Bilel
 
L’absolu de la politique  sécuritaire, du tout sécuritaire pour les tenants de la dictature tunisienne,  ne peut que faire s’interroger le tunisien  conscient, sur la réalité et la véritable force de la dictature. Comment expliquer cette dérive dans un  pays qui n’a de cesse de se réclamer « sûr » et  respectueux des droits de l’homme  par ses propagandistes, et pire encore,  par ses alliés du politiquement correct  des démocraties occidentales. La Tunisie de ben Ali ne peut avoir et n’ être,  qu’une  vision policière de la vie publique et de la vie tout court des tunisiens, toute autre démarche  et  notre volonté à vraiment faire changer le cours des choses ,  signeront la mort de cette dictature d’un autre âge.
 
Nous sommes depuis presque vingt ans et bien  plus encore ,  dans l’hypothèse d’un Etat totalitaire sur tous les plans comme le 20e siècle en a connu un peu partout dans le monde  et  en Europe surtout , oui en Tunisie nous sommes tout compte fait plus générique  de l’Espagne franquiste que de toute autre forme  de dictature sanguinaire , avec le terrorisme  de l’E.T.A basque en moins bien sûr . Mais il ne faut plus se faire trop d’illusions  , la génuflexion des tunisiens  cache  d’énormes douleurs et de profondes blessures qui viendront , peut-être en désespoir de cause ,   à se laisser aller à une colère suicidaire qui mettra le pays à feu et à sang , cela n’est pas exclu quand on constate le nombre de plus en plus important de desperados tunisiens sur  tous les fronts guerriers  de la planète.La dictature de ben Ali a démasqué celle de BOUGUIBA , nous sommes  dans les deux cas de figure face à la même dégénérescence logique , il n’existe pas de dictatures éclairées et d’autres sombres et  ténébristes  , une dictature est une dictature  avec ses règles de fonctionnement ,ses forces et ses faiblesses , et tout dictateur est un être abject , un violeur , un pilleur  , un criminel , un tortionnaire et un assassin ,  ce qui est certainement le cas , et sans l'ombre d'un doute   du pouvoir tunisien post colonial .Et si nous nous arrêtons à une analyse empirique  de tout le système aussi , que ce soit sous le mégalomane BOURGUIBA ou l'ignare ben Ali, les tunisiens ont subi et subissent les mêmes outrages et les mêmes ignominies , il n'y' a aucun degré , aucune nuance dans le crime et la saloperie de ces deux  êtres diaboliques , frustes et fous à lier.Mais il est indispensable , aujourd’hui , de comprendre pourquoi on assiste à un durcissement , en terme policier des contrôles et des répressions aveugles , ZOUARI , ABBOU , les nouveaux cas d’internautes , BEN SALEM ect…,sans oublier bien sûr les éternels  emmurés    hors de  toute juridiction et de  toute institution légales de notre société. Les réactions  émises par les démocrates tunisiens  contre un tel état de fait sont certes vitales et indispensables, mais elles sont largement insuffisantes à la fois pour convaincre la majorité des tunisiens  passive et/ou qui ne remarque rien, ou qui ne veut volontairement rien voir, mais aussi pour élaborer ce qui pourrait être le début d’une alternative sociale, politique et économique à ce désastre et sauver ce qui reste à sauver de notre âme et notre pays.
 
DE FACTO
 
En matière sociale , économique , politique et culturelle, comme en matière éducative, la violence institutionnalisée est généralement l’aveu d’un échec pour un système qui se dit représentatif des tunisiens , et qui plus est , a  l’appui et la solidarité plus qu’active  des démocraties occidentales.
 
 L’argument essentiel  de cette recrudescence de la débauche policière et de l’arbitraire maffieux, de la torture et de l’oppression  par la dictature tunisienne et ses alliés,  L’argument essentiel, comme toujours,  est  l’accroissement de la délinquance et de l’insécurité, due à l’intégrisme islamique qui menacerait  la Tunisie par ses actes liberticides et terroristes. Qu’il y ait, par rapport à une époque qui remonte à une cinquantaine  d’années, et à fortiori avant, un recrudescence de la pauvreté et de la misère et un accroissement des actes qualifiés d’ « incivilité » ou d’ « incivisme » due à cette  forme d’oppression , est une évidence qu’il serait stupide  à la dictature   de nier.Mais au jour d’aujourd’hui  pour les tunisiens  les besoins  sont d’une autre nature , nous exigeons même avant le pain , la liberté , la justice et le respect , et nous sommes pour la majorité d’entre nous convaincus  que nous n’avons pas à discuter de ces droits là avec la dictature , elle est dépassée et cela ne pourront Être et se réaliser  qu’à l’instant de sa mort.Cette dictature  pratique la fuite en avant  d’une façon suicidaire , et ne repose sa puissance que sur un rapport de force barbare.
 
 Une des  questions  essentielle aussi  pour les tunisiens est, pourquoi nous acceptons cela avec autant de passivité. Qu’est ce qui peut expliquer cette tendance ? Aucun doute,  Il y a forcément des raisons sociales, culturelles  et historiques,  à une telle dérive et de telles absences.
 
On peut constater un déchirement, voire une dégénérescence du  tissu social tunisien. Ce tissu social est le lien,le cordon ombilical ,  le consensus, qui relie les tunisiens autour sinon d’un projet et d’une conception commune, mais du moins des limites  à s’imposer pour stabiliser une situation conflictuelle et dépasser les choix  égoïstes pour une projection commune  qui tient plus d’une priorité  immédiate , que de l’esquisse  d’une ambition globale , unanimiste. C’est le lien qui existe à l’intérieur même, et  ce depuis des lustres ,  de la société tunisienne et qui fait que chaque membre a une place et une « reconnaissance sociale », un statut social, c’est aussi, bien qu’il soit conflictuel des fois, le lien qui se tisse entre régions, par exemple entre le sahel , le nord et le sud ,  qui fait que l’apaisement  est possible en cas de conflit, que les marges de manœuvres des uns et des autres permettent d’éviter toute rupture du rapport social. C’est d’ailleurs cette situation qui a fait que jusqu’à aujourd’hui dans le pays profond, malgré les manœuvres de division  du centralisme sahélien et   de la dictature, malgré les conflits sociaux, parfois très durs, le système solidariste n’a jamais été éradiqué.
 
Or, ce qui fait le « ciment » de ce  système clientéliste qui nous est  imposé par la force des armes , de la violence et du chantage de la maffia tunisienne qui s’est accaparée le pouvoir  au service du néocolonialisme ,  c’est le fait d’utiliser la force de travail , de l’initiative , et le génie  des tunisiens ,leur pacifisme  attentiste , leur mépris  pour eux même et leur manque de volonté  de choisir tout changement qui forcément porte en lui sa part d’inconnu ,   et de lui donner un statut , même s’il est précaire de tout point de vue , un article réformée selon la conjoncture parmi tant d’autre dans le système d’exploitation impérialiste, de donner une identité sociale au colonisé  , au « protégé » pour  le tunisien.Oui nous étions en quelques sortes des dhimmis du colonialisme français sur notre propre terre,mais sous le colonialisme  il ne s’agissait pas de chipoter , les choses étaient visibles et claires , les positions limitées et chacun  sait  de quoi demain sera fait ,  bref , notre histoire se régénérait de nos rêves et de nos choix pour  donner un « sens » à notre  vie sociale , même si elle est horrible , nous savions qu’elle avait une fin,  mais notre vie sous ce néocolonialisme prédateur est d’une nature encore plus horrible et plus catastrophique dans la durée ,il est plus que temps de stopper l’hémorragie , de redresser la barre et de nous convaincre de la débâcle que nous vivons et des drames  à venir ,  par notre façon d’être , notre attachement sans aucun complexe  ni complaisance à  notre histoire et notre culture , par notre ambition et nos solidarités naturelles de contribuer à tisser ce  lien social qui depuis des siècles fait la TUNISIE moderne , consentir des sacrifices et  mettre ben Ali et les siens au pied du mur .Toute notre existence  fut bâtie sur  nos sources culturelles et historiques , sur nos sacrifices à être et demeurer une nation libre , résistante , ouverte , cosmopolite et conquérante . Tout cela est en perdition, aujourd’hui notre statut de « colonisé » par la cinquième colonne nous transforme  dans la durée en esclave des temps modernes du système totalitaire de ben Ali qui ne peut Être,  sans nous détruire et matériellement et humainement. La production spéculative  a besoin de moins en moins de travail humain pour produire de plus en plus de biens. Le système marchand prédateur peut donc de moins en moins nous pousser à prendre conscience et à créer ce lien social. Exister en tant qu’homme libre perd de plus en plus de « sens » aux yeux des tunisiens  qui croient  de plus en plus qu’ils tournent en rond  abrutis par les discours, le verbiage, la violence tyrannique et l’impuissance  de leur situation conditionnée par la censure  et le contrôle policier à tous les niveaux, et l’inconsistance  de l’opposition. Les valeurs  proclamées apparaissent totalement illusoires comparées à la situation sociale qui empire, ce système ,  et l’état usurpateur  qui applique ses directives , qui est le garant de ce système est incapable de résoudre cette contradiction ,  mais  il se consolide en occupant le vide  politique crée par  le renoncement des tunisiens et leur opposition.
 
LA POLICE COMME MOYEN DE RÉGULATION SOCIALE
 
La cohésion sociale en Tunisie, qui est forcement politique et donc la régulation sociale ne peut être que de moins en moins assurée par le fonctionnement du système solidariste, naturel à la culture et à l'être tunisien. L’état mis sous contrôle  et aux service des intérêts privés, la dictature tunisienne est dans l’obligation vitale d’intervenir à tous les niveaux  pour maintenir cette fragmentation  du corps social qu’elle provoque en permanence par la violence et l'arbitraire , seuls moyens capables d'assurer sa pérennité .La cohésion de la société tunisienne et ce dans n'importe quel domaine   sera toujours pour elle un danger de mort évident, et de ce fait, elle  s’engage de plus en plus dans  l’intervention économique maffieuse et la spéculation ,la spoliation  et l’endettement  en créant des besoins et la pauvreté .La situation sociale empirant il va bien falloir que la dictature trouve un moyen d’assurer la solvabilité et la stabilité de son  système « monarchique », elle ne peut le faire que grâce  à l’aide extérieur et à son arsenal policier et répressif. La seule solution qui lui reste pour durer  c’est la coercition, la force, la violence. N’ayant plus rien, ou, pratiquement plus rien à négocier, elle  utilise ses fonctions illégitimes et régaliennes : police et justice en particulier pour résoudre ses énormes problèmes. A défaut de dialoguer  elle  va imposer, à défaut de discuter elle  va frapper. Brandissant des valeurs, celles de la République et de la démocratie  totalement opposées à sa politique et son « idéologie », elle va donner l’illusion de les défendre tout en les violant impunément et sans aucune retenue. Sa légitimité, « assurée » par des élections truquée, va lui assurer un pouvoir « moral » qui lui permettra de rejeter toute opposition dans l’illégalité , la clandestinité , l’exil  , le désespoir  et de frapper en toute légalité toute opposition à ses choix : juridiciarisation policière  des conflits sociaux , politiques , culturels ou autres.
 
La spéculation  , les détournements  , les expropriations  , les aides  vont  réguler une économie dépendante par l’endettement et la ruine, avec toutes les conséquences que l’on sait (inégalité et exclusion), la police va réguler le social, les élections truqués assurant le politique dans sa version la plus abjecte.
 
Un bon conditionnement idéologique du citoyen, agrémenté d’une bonne dose de peur (terrorisme, atteinte aux personnes, aux biens, insécurité, etc...) va conditionner la population aux nouvelles règles, à la nouvelle norme sociale : la rationalité de la production, de la consommation, du comportement social est celle de l’intérêt économique, c’est-à-dire celle du marché imposé  à l’exclusion de toute autre. C’est ce que l’on appelle la « pensée unique ». Le salut de tous et de chacun est dans cette nouvelle norme, le déviant, l’opposant, le critique est un danger et  il faut le réduire au silence.
 
Le recours à la délation généralisée est une conséquence tout à fait logique de cette conception de la vie publique selon le génie  de la dictature de ben Ali. Le vrai, le bon tunisien c’est celui qui dénonce la transgression de la norme,  et comme la police ne peut pas être partout, il est donc mis à contribution. Le citoyen devient ainsi le gardien d’un ordre social dans lequel l’autre est, par « nature » un concurrent sur le plan économique, mais aussi un danger dans la mesure où il remet en question, en la transgressant, la norme sociale définie par la seule dictature  pour sa sauvegarde. Le bon tunisien  ne réfléchit pas, il respecte la norme. Le bon tunisien  ne s’oppose pas à l’autorité, il coopère avec le gardien de cet ordre, le policier.
 
La dictature tunisienne dans le concert des nations  procède ainsi à un véritable détournement du concept de « citoyenneté » à une extraordinaire perversion du statut de citoyen. La citoyenneté est vidée de son sens originel et participe à l’instrumentalisation de chacune et de chacun tout en fournissant une couverture idéologique et « morale » acceptable du régime tunisien confronté de temps en temps et timidement au regard extérieur.
 
Ce qu’il y a à craindre aujourd’hui ce n’est pas seulement d’avoir des policiers partout, mais surtout que nous devenions tous, de fait, dans nos têtes et nos comportements, des policiers.... autrement dit que nous soyons « instrumentalisés » par la logique du régime barbare de ben Ali et des clans qui l’entourent.
 
Pas une seule semaine, voire plusieurs fois par semaine, sans que soient relatés des actes de violences policières à l’égard des tunisiens. Devant ces faits, des organisations aussi importantes et sérieuses que le bloc démocratique, l’AISSEP, le SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE et le SYNDICATS DES AVOCATS DE Tunisie se sont sentis dans l’obligation d’organiser une riposte et d’alerter l’opinion publique internationale et les gouvernements démocratiques dés qu’ils ont la possibilité de le faire.
 
LE RÉFLEXE PAVLOVIEN
 
La dictature tunisienne  veut maintenir une paix sociale,ou du moins un semblant , toute sa politique étrangère  se résume à l’imposture du « miracle tunisien » et à la recherche de subventions à n’importe quel prix , dans sa nature profonde , son essence , sa sève , elle  n’a pas les moyens et/ou la volonté politique de répondre aux revendications légitimes des tunisiens , pour ne pas dire de leurs exigences intimes, il n’y a pas de mystère, la seule solution qu'elle possède pleinement  c' est la répression.
 
La dictature de ben Ali  dans son héritage bourguibien qui  sans l’ombre d’un doute s’est toujours doté d’un moyen de coercition, mais s’il a pu dans le passé n’en faire qu’un élément de son intervention, aujourd’hui Police et Justice sont désormais ses  moyens de « régulation » privilégiés.
 
Ceci explique la juridiciarisation quasi militaire et systématique des rares conflits par des tribunaux d’exception hors la loi, et qui normalement doivent être réprimés et poursuivis par le TPI (tribunal pénal international). Ceci explique le gonflement démesuré des effectifs de police et son utilisation de plus en plus fréquente.
 
La police/gendarmerie/ MILICES du RCD / milices paramilitaires formées de droits communs  sont désormais devenues, non seulement un pilier (ce qu’elles ont  toujours été) de La dictature mais le principal pilier compensant le recours à la négociation, au réalisme  et aux réflexes de bon sens et de survie  qui s’amenuisent.
 
Les gestionnaires du système dictatorial, qu’ils soient tunisiens ou étrangers,   savent ne rien devoir refuser aux forces de répression dont ils savent qu’ils vont en avoir de plus en plus besoin pour maintenir la cohésion de leur ordre marchand et spéculatif, dominateur  et répressif. Une telle situation ne peut être que génératrice de dérives graves dans le comportement de mercenaires qui n’ont jamais eu la réputation d’être respectueux des droits de l’homme. Il suffit de voir leurs comportements à toutes les époques de l’Histoire (faut-il donner des exemples ?), pour craindre vraiment pour l'avenir de la TUNISIE et des tunisiens.
 
Dotés de pouvoirs et privilèges exorbitants (le droit exclusif de détenir et de dire la vérité) par rapport aux simples citoyens et systématiquement « couverts » par leur hiérarchie, les autorités politiques, la justice tunisiennes aux ordres  et leurs hommes de main en uniformes  qui sont censés être des protecteurs du peuple et à son service , mais qui en réalité sont  dans la logique et la démarche d'une importante société de gardiennage  privatisée , tous ceux -là forment un caste de plus en plus intouchable qui se permet, sous prétexte qu’ils se disent « fonctionnaires » de cette dictature illégitime, ont un code de déontologie (sic) complètement surréaliste, tous les abus.
 
On ne peut évidemment pas exiger la perfection de la part d’êtres humains chargés de veiller à la paix sociale selon la dictature, qui travaillent et vivent sous l’humiliation, le chantage au chômage et à la misère, une épée de DEMOCLES  qui caresse sans vergogne leurs nuques  de moutons en uniforme, des uniformes de la honte et de l'horreur. Le problème c’est que cette « paix sociale » se fonde sur un système : la dictature barbare de ben Ali, qui ne pose pas le respect de l’individu comme principe intangible, c’est le moins que l’on puisse dire .Dans ces conditions, les pires dérives et abus sont possibles et même certains, surtout quand l’autorité supérieure est implicitement complice. C’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui de plus en plus dans notre pays, où le sentiment de haine, de dégoût et de rejet entre différents  groupes de la société tunisienne est la réussite la plus évidente et la plus visible de la dictature.
 
Le mythe de la « police/gendarmerie républicaine » laissé en héritage par les tenants de l'esprit démocratique et républicain de la pensée révolutionnaire française, mythe qui n’avait  aucun fondement sérieux il faut le dire pendant la colonisation, bien au contraire, est gravement écorné. Dans sa forme dépouillée de ses oripeaux pseudo sociaux, et de ses montages propagandistes et mensongers,  le système dictatorial  révèle ce qu’il est en réalité : un système fondé exclusivement sur l’instrumentalisation des individus et leur exclusion quand il n’en a plus besoin. C’est cette réalité brute et crue qui  désormais constitue sans fard la réalité de la société civile , les policiers , les gendarmes et les militaires tunisiens issus du peuple et qui ont  un véritable amour pour leur pays , leur peuple , leurs parents , voisins et compatriotes  doivent  avec le renouvellement générationnel, la communication ,l'information et l'acquisition des   savoirs en être conscient et réagir en conséquence.
 
Doté d’un armement militaire de guerre civile, le système ben Ali s’est mis à l’abri de toute éventualité insurrectionnelle. Ce système, au fur et à mesure de l’aggravation de ses contradictions n’hésitera pas, comme tous les systèmes dictatoriaux l’on fait dans l’Histoire, à utiliser tous les moyens pour survivre, y compris les pires. La police tunisienne, tout son commandement,  est pratiquement un corps de miliciens du parti unique le RCD qui a pour fonction essentielle de maintenir l’ordre, mais entendons nous bien sur ce que l’on appelle l’ « ordre », Un ordre social en TUNISIE selon ben Ali,  n’est pas un « truc abstrait », c’est quelque chose de très concret. Il s’agit d’un mode d’organisation de contrôle et de répression sociale, au sens large, c’est-à-dire économique, mais aussi juridique, éthique qui implique des femmes et des hommes dans des relations sociales, qui organisent suivant certaines règles la manière de produire ce qui est nécessaire à la vie individuelle et collective et la manière de produire et de répartir les biens et services à un nombre très limités des thuriféraires du système.
 
Ce mode d’organisation économique et sociale est représenté et garanti par une autorité suprême, le pouvoir absolu de ben Ali.
 
Une des fonctions régaliennes de la dictature est le maintien de l’ordre, c’est-à-dire faire en sorte que ce système fonctionne suivant ses principes et pas autrement. Cette fonction se place dans le cadre de l’impératif de son ordre d’être le garant du fonctionnement du système en place. Cette fonction n’en est qu’une parmi d’autres.
 
La police est donc composée d’individus payés pour obéir à des directives de maintien de l’ordre, c’est-à-dire de personnes qui  en échange d’une rémunération  accomplissent les tâches que leur confie la dictature, et ces tâches sont généralement hors la loi et contre les intérêts collectifs du pays. La particularité de cette fonction c’est qu’elle se situe toujours  dans ce qu’elle a de plus détestable : l’utilisation de la force brutale. On comprendra que pour assurer ce genre de fonction on ne recrute pas ce qu’il y a de plus humaniste, critique ou philosophique dans la population, mais surtout des individus  qui le dos au mur sur tous les plans.
 
QUE FAIT LA POLICE tunisienne sous le règne de ben Ali ?
 
Ce qu'il  lui dit de faire. C’est-à-dire maintenir son ordre, défendre ses intérêts contre ceux du peuple et préciser son pouvoir absolu. Mais c’est là que les choses se compliquent.
 
Que veut dire « maintenir l’ordre » dans la stratégie et la "philosophie" benalienne ? Cela veut dire tout simplement  maintenir les rapports sociaux tels qu’ils existent dans la logique  des maîtres illégitimes de la Tunisie, autrement dit s’opposer à toute remise en cause des principes de leur organisation et faire en sorte qu’ils fonctionnent sans trop d’accrocs.
 
Ce qui justifie l’utilisation de la violence officielle, c’est la légitimité sur laquelle se fonde le pouvoir : Tous les pouvoirs post coloniaux  qui ont asservis la nation tunisienne  on été sûrs de leur légitimité, Tous ont eu les « meilleures raisons du monde » pour justifier l’utilisation de la violence, y compris, au 20e siècle et jusqu'à ce jour d’instaurer la torture, le meurtre, la haine  pour  sauver  leur pouvoir
 
Nous les avons subi  dans les situations les plus tragiques, la révolte du pain, Gafsa, les mines, les mouvements étudiants ect... maintenir leur ordre, c’est la folie furieuse, c’est  tirer sur les tunisiens, et ce ne sont que quelques exemples connus.
 
On me dira mais il n’y a pas que ça en Tunisie, il y'a les performances des tunisiens dans certains domaines ect.... Exact, mais il y a AUSSI ça ! Et le fait que ça existe, que ça se reproduise, qu’il y ai des hommes pour le commander et d’autres pour le faire et que  toujours, ça reste impuni en dit long sur ce que sont les forces de « maintien de l’ordre » et l’utilisation qu’en fait un pouvoir abject, même s’il est sponsorisé par de véritables démocratie.
 
Il y a aussi ficher, écouter, filer, surveiller, interroger, détenir,torturer , violer , humilier , faire disparaître , exiler , tuer.
 
Ils sont extrêmement rares les policiers et les gendarmes qui font valoir une clause de conscience pour refuser de faire le travail de répression qu’on leur ordonne, ceux qui ont l’honneur et le courage de le faire choissent toujours la fuite à l’étranger, rester en Tunisie c'est se suicider, avoir une conscience sous le joug de ben Ali c'est se condamner à une mort certaine.Vous en connaissez beaucoup qui rechignent ? Vous en connaissez beaucoup des policiers et des gendarmes qui ont participé aux rafles d'opposants , aux tabassages et aux tortures  qui ont fait amende honorable,qui ont dénoncé leurs commanditaires c'est-à-dire les barons de la tyrannie , d’avoir témoigné de ces horreurs , des qui  on été condamnés même symboliquement ? Vous en connaissez beaucoup des policiers condamnés à propos des massacres d'islamistes et de démocrates ? Non, la dictature et ses commanditaires couvrent quasi systématiquement policiers et gendarmes, Pourquoi ? Mais par ce qu’elle  en a besoin. Elle ne peut pas courir le risque d’une fronde de ce corps de mercenaires.
 
 A priori on peut difficilement soupçonner la dictature de troubler l’ordre puisque sa fonction est justement de le garantir, pas l'ordre dans l’absolu, mais son ordre. Pourtant le désordre savamment et consciencieusement organisé peut-être un instrument efficace au service du maintien de l’ordre. Cette technique porte un nom, LA PROVOCATION
 
Toutes les dictatures  à toutes les époques ont utilisé des provocateurs, et ce n'est pas ce qui manque en TUNISIE et à tous les niveaux  de la pseudo classe politique.
 
Autant dans ses rangs que dans  l'imposture d'une certaine opposition.
 
On voudrait nous faire croire que ce genre d’individu n’existe plus aujourd’hui dans la police tunisienne ( ?).... La dénégation n’est pas nouvelle, jamais un Pouvoir n’a reconnu avoir recours aux services de provocateurs... tous l’ont nié.
 
Pourquoi donc justement, le système aujourd’hui en Tunisie  n’aurait-il pas recours aux provocateurs ? Or, s’il s’agit d’un régime qui formellement se fait passer ou se faire passer pour civilisé,  il suffit de voir comment fonctionne la vie politique en TUNISIE pour les opposants démocrates tunisiens,  pour comprendre, et  l'état de dégénérescence où se trouve le pays.
 
 Présenter, organiser  et embaucher de plus en plus de  mercenaires (135000 policiers, 40000gendarmes  tunisiens, pour un pays de 10millions d’habitants, 8 millions de résidents permanents) et en faire un service public est la meilleure trouvaille de la dictature. Elle n’est pas très convaincante, mais elle est efficace, additionnée à la délation alimentaire, elle fait des merveilles. On assiste actuellement à tout un conditionnement qui tend à présenter la police sous un aspect respectable, surveillance des plages, secours aux plus démunis ect...Officiellement on présentera toujours un policier  entrain de sauver un jeune sur une plage, jamais entrain de le cogner dans une manifestation, ce qui est quand même  en Tunisie la chose la plus courante,  alors que ça peut-être le même flic  et le même jeune. Ainsi la confusion des genres brouille opportunément l’image négative qu’a la police et sert de support propagandiste au régime , mais les tunisiens au fond d’eux même   connaissent presque tous , peu ou prou ,  la terreur que leur inspire la police  et ses troupes de choc.
 
L’image de la neutralité bienveillante du Pouvoir tunisien  et de sa police est une escroquerie politique qui semble avoir de bons jours devant elle dans les chancelleries étrangères, et les médias nationaux ou internationaux sous contrôle.
 
(Source : l’e-mag El Khadra, le 29 juin 2006)
URL : http://www.elkhadra.org/cognes.htm


C'est Vraiment décevant De La Part De Si Omar S'habou,
Assaut gratuit contrer une partie de l'opposition
 

Ceux qui connaissent Omar S'Habou l'homme et Omar le journaliste ne peuvent avoir que du respect pour lui. Cependant j'ai lu avec horreur, sur Nawaat, son article sur le prince de la jeunesse militante: Ajmi El Oueryemmi et son calvaire.
 
L'assaut en règle avec lequel Si Omar a conclu son article contre Ennahdha et Rached Ghannouchi est gratuit, déplaisant et injuste parce que bâti sur des prémices incorrects.
 
On est stupéfait à la lecture de cet article qui ne peut qu'endommager le mouvement Islamiste qui est fort populaire chez nous, et ne peut que mettre de l'eau dans le moulin des cerbères du régime en place, qui, en fait, avaient torturé Si Omar durant sa détention dans les souterrains du Ministère de l'Intérieur.
 
Quels que soient les motivations réelles de Si Omar S'Habou en écrivant cet article décevant. en ce moment précis ou l'étau se resserre contre une population encagée, ou on est persécuté rien que parce qu'on fréquente une mosquée, ou la presse est bâillonnée, toute attaque contre tout militant de l'opposition est répréhensible, et certains diraient même un crime contre le peuple, que ce militant soit de gauche, de droite, du centre ou un homme de Dieu.
 
(Source : Forum « Taht Essour » de nawaat.org, le 30 juin 2006 à 8h45 AM)
URL: http://www.nawaat.org/forums/index.php?showtopic=11699

Suite à la position de la FTH
LES AVOCATS INTERDITS DE DEBAT
 

Par M'hamed JAIBI
 
Le communiqué publié, samedi 24 juin, par la Fédération Tunisienne de l’hôtellerie, sur les colonnes des deux quotidiens nationaux, interpelle sans faute tout citoyen soucieux de voir la démocratie fleurir dans le pays et le débat s’étendre et s’enraciner dans les traditions de notre chère Tunisie.
 
La FTH, qui précise que, par le passé, les avocats  «ont pu louer des salles dans les hôtels pour tenir leurs réunions», estime que les réunions houleuses de l’Ordre des avocats et leurs agissements ont «terni la réputation des hôtels» et «eu des répercussions négatives sur leurs activités». Et la fédération de conclure joyeusement, que «dès lors, les responsables des hôtels s’abstiennent de louer leurs salles à l’Ordre pour abriter ce genre de réunions».
 
La réponse des avocats ne s’est pas fait attendre, publiée mercredi 28 juin, dans l’un des deux quotidiens ayant publié le communiqué de la FTH.
 
La réaction du conseil de l’Ordre a été, tout d’abord, la surprise face à une telle position officielle de la part d’une organisation socioprofessionnelle aussi prestigieuse.
 
Mais l’étonnement ne doit-il pas laisser place à la dénonciation d’une telle attitude qui apparaît, de ce fait, concertée et ciblée.
 
Les avocats parlent, à juste titre, de diffamation et de mise en cause de leurs corps professionnel, et défient la FTH de produire la moindre facture ou plainte de la part ne serait-ce  que d’un hôtel. Et ils se réclament du climat démocratique dans lequel se déroulent leurs assemblées, ce qui honore notre pays et rehausse son image.
 
S’il est vrai de vrai que les réunions des avocats sont parfois spécialement houleuses, elles ne manqueront pas de confirmer auprès des touristes qui choisissent notre pays que le pluralisme et le débat sont, chez nous, une réalité assumée.
 
(Voir ci-dessous le communiqué de la FTH et la réponse du Conseil National de l’Ordre des Avocats)
 
COMMUNIQUE DE LA FTH
 
La Fédération tunisienne de l’hôtellerie a publié un communiqué dans lequel elle indique :
 
«Nous avons pris connaissance que les responsables du Conseil de l’Ordre des avocats se sont plaints du comportement de certains propriétaires d’hôtel de la capitale, qui refusent de mettre à leur disposition les salles demandées pour tenir leurs réunions.
En vue de clarifier les choses et d’éclairer l’opinion publique, la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie affirme son respect total pour le corps des avocats et précise, en ce qui concerne le sujet évoqué, qu’il est vrai que par le passé, et en maintes occasions, des salles au sein d’un certain nombre d’hôtels de la capitale, ont été louées dans le but de tenir des réunions organisées par l’Ordre des avocats, mais il se trouve qu’elles se sont transformées en rencontres caractérisées par des altercations et l’échange d’insultes, voire la destruction des équipements, entre chaises, matériel sono et autre… ; et, de ce fait, une perturbation manifeste de l’ordre au sein de ces hôtels.
Ces agissements ont terni la réputation des hôtels en question engendrant des répercussions négatives sur leur activité. Dès lors, les responsables de ces hôtels s’abstiennent de louer de nouveau leurs salles pour abriter de telles réunions».
 
REPONSE DU CONSEIL NATIONAL DE L’ORDRE DES AVOCATS

 
Nous avons été surpris par le contenu du communiqué de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), publié dans des journaux de la place, le 24 juin 2006, exprimant la position de la FTH à propos des réunions des avocats, laquelle porte atteinte à notre profession sans le moindre motif.
 
En réponse à ce communiqué, nous insistons sur ce qui suit :
 
- Le fait d’affirmer que les réunions des avocats se sont transformées en des disputes et altercations où s’échangent les insultes, voire où l’on procède à la destruction des équipements, ce qui correspondrait à troubler clairement l’ordre au sein des hôtels, constitue une forme de diffamation et de mise en cause du corps des avocats et une atteinte à son intégrité. Et ce pour les raisons suivantes :
- Le Conseil de l’Ordre des Avocats met au défi la FTH de lui présenter la moindre facture ou plainte de l’un de ces hôtels se rapportant à ces accusations.
- Le communiqué de la FTH s’adresse spécialement au Conseil de l’Ordre des avocats, ce qui est significatif dans la mesure où un certain nombre de salles d’hôtel ont été réservées ces derniers jours en vue de la tenue des assemblées générales des sections de l’Ordre des avocats.
- Il semble que certains hôtels et la FTH ne soient pas familiers du climat démocratique dans lequel se déroulent ces assemblées générales. Et de ce fait, les motifs sur lesquelles se base la FTH sont sans fondement et ont pour but de porter atteinte aux avocats dans le cadre de la mise en cause que subit la profession.
 
(Source : « le Journal », N° 33 du 1er juillet 2006)
URL:
http://www.gplcom.com/journal/fr/article.php?article=546&gpl=33

L’argent des émigrés
16% VONT A WESTERN UNION
 

Par Jilani BEN MAHMOUD
 
Une récente étude de la Banque Européenne d’Investissement vient de révéler que les fonds transférés par les immigrés sont essentiellement destinés à la consommation. Ces fonds servent à améliorer l’éducation, la santé et les conditions de logement de leurs proches. Seule une faible proportion est destinée à l’investissement. Selon l’étude, cette tendance n’est pas appelée à évoluer à court ou à moyen terme, mais il est plutôt possible de mieux valoriser les fonds transférés pour financer le développement. Car les chiffres sont effectivement assez élevés.

Tous les ans, les ressortissants de huit pays méditerranéens de la rive sud, travaillant en Europe, transfèrent 7,1 milliards d’euros. Ce chiffre est appelé à augmenter encore, si l’on tient compte des transferts informels (12 à 14 milliards d’euros). Ces chiffres sont nettement plus élevés que les financements accordés dans le cadre de la facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP), 2,2 milliards d’euros uniquement en 2005. Ces transferts dépassent même les flux globaux d’IDE dans la région, 6,4 milliards de dollars par an. Par rapport au PIB, les transferts des immigrés représentent entre 2 et 20% selon le pays.
L’étude constate par ailleurs, que ces transferts coûtent énormément cher aux expéditeurs eux-mêmes. Les sociétés de transfert, comme Western Union appliquent des taux élevés, pouvant aller jusqu’à 16% du montant transféré. Ce qui constitue un manque à gagner important au niveau de l’investissement.

Alors que les pays méditerranéens sont en cours de financement, la BEI, à travers cette étude, a formulé une série de recommandations afin de mieux utiliser ces fonds, que ce soit par les émigrés, ou par l’économie de leurs pays respectifs.
Il s’agit en premier lieu d’abaisser les coûts des transactions pour les utilisateurs. Selon l’étude, cela est possible par le renforcement des systèmes de payement par une meilleure interconnexion avec les pays de l’Union Européenne, origine du transfert. Il serait également souhaité que sont encouragée une concurrence libre et équitable entre opérateurs de transfert. Dans le même contexte, un site web spécialisé serait de nature à améliorer l’accès à l’information et susciter la concurrence entre les sociétés de transfert.

En second lieu, l’étude recommande de bancariser les transferts. Les banques de l’Union européenne et celles des pays méditerranéens, sont appelées à développer des services et des produits spécifiques aux émigrés (comptes hypothécaires, comptes de transfert, fonds d’investissement, etc.). Des accords entre banques pourraient alors faciliter considérablement cette démarche. A ce niveau, la BEI appelle les banques de l’Europe à faciliter l’accès des émigrés à ces services par des procédures simplifiées.

La finalité de tout cela est d’arriver, en fin de compte, à maximiser l’impact de ces transferts au niveau du financement du développement. Les banques qui reçoivent régulièrement des volumes importants d’argent transféré, pourraient ainsi émettre des emprunts obligataires garantis par ces transferts.
La BEI propose par ailleurs, d’apporter l’assistance technique nécessaire pour la mise en place de mécanismes spécifiques pour une meilleure utilisation de ces fonds.
 
(Source : « le Journal », N° 33 du 1er juillet 2006)
URL: http://www.gplcom.com/journal/fr/article.php?article=541&gpl=33


 

 


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