الإثنين, 30 تشرين2/نوفمبر -0001 00:00

01Janvier11f

Home - Accueil

في كل يوم، نساهم بجهدنا في تقديم إعلام أفضل وأرقى عن بلدنا، تونس
Un effort quotidien pour une information de qualité sur notre pays, la Tunisie.
Everyday, we contribute to a better information about our country, Tunisia

TUNISNEWS
10 ème année, N° 3875 du 01.01.2011
archives : www.tunisnews.net

AFP: Tunisie: un manifestant décède des suites de ses blessures à Sidi Bouzid
AP: Tunisie: un troisième décès après les troubles de Sidi Bouzid
Angola Press: Le parti de Ben Ali rejette les critiques du PS
Assabilonline: La police électrocute Ridha Kaoui et Achref Lchiheb à Ben Guerdane
Comité National de Soutien aux Populations du Bassin Minier: Grève de la faim et incarcérations à Redeyef
Le PCF réaffirme sa solidarité avec le mouvement social et démocratique en Tunisie
ITUC: Tunisia: Authorities Must Cease Repression
L´Humanité: Ben Ali en flagrant délit répressif
Maghreb Emergent: Les limites du modèle tunisien selon l’économiste marocain Lahcen Achy
Ibn Ahmed: Sidi Bouzid, ou l’épuisement d’un système érigé en ’’ modéle ‘’ de réussite
Rue 89: Emeutes en Tunisie : à la télé, une brèche dans la censure
Biju: Nessma TV lavoix de son maitre
Tout sur sidi bouzid (video, images, Info) 24 sur 24 :
Tunisie: un manifestant décède des
 suites de ses blessures à Sidi Bouzid


TUNIS (AFP) - 01.01.2011 13:01
Un Tunisien, blessé par balles au cours des affrontements violents dans la région de Sidi Bouzid (centre-ouest), est décédé après huit jours d'hospitalisation, a-t-on appris samedi auprès de sa famille.
Chawki Hidri, 43 ans, est décédé vendredi matin succombant à des blessures par balles reçues au cours des affrontements violents du 24 décembre à Menzel Bouzayane, une localité à 60 km de Sidi Bouzid, a affirmé à l'AFP son frère Béchir Hidri.
"Mon frère a été blessé par balles au niveau de la colonne vertébrale et de l'épaule lors des affrontements qui ont opposé les habitants de Menzel Bouzayane à la police qui a utilisé des armes", a-t-il ajouté.
La victime, un ingénieur en informatique, possédait un petit commerce de matériel de construction à Menzel Bouzayane, à 280 km au sud de Tunis, a précisé son frère.
Plus de deux mille habitants de Menzel Bouzayane avaient participé à la manifestation contre le chômage, décrite comme "très violente" par le syndicaliste Mohamed Fadhel.
Le ministère de l'Intérieur avait affirmé que "des groupes d'individus avaient incendié la locomotive d'un train et mis le feu à trois véhicules de la garde nationale, avant d'attaquer le poste de la garde nationale de la ville".
Après avoir essayé de les dissuader, des agents de la garde nationale avaient été amenés "à recourir aux armes dans le cadre de la légitime défense", selon la même source.
Un autre manifestant, Mohamed Amri, un universitaire de 25 ans, avait trouvé la mort pendant la manifestation du 24 décembre, touché par deux balles à la poitrine.
La région de Sidi Bouzid est en proie à des troubles sociaux à la suite d'une tentative de suicide le 19 décembre d’un Tunisien de 26 ans, vendeur ambulant de fruits et légumes, qui s’était fait confisquer sa marchandise et humilier par la police municipale.
© 2011 AFP
Tunisie: un troisième décès après les troubles de Sidi Bouzid


01/01/11 20:14
TUNIS (AP) — Le bilan des troubles sociaux qui ont secoué la région de Sidi Bouzid, dans le centre-ouest tunisien, s'est alourdi à trois morts à la suite du décès d'un manifestant qui a succombé à ses blessures vendredi à l'hôpital Hédi Chaker de Sfax (sud), a-t-on appris samedi auprès de sa famille.
La victime, Chawki Belhoucine Hadiri, 44 ans, avait été atteint par balles à l'épaule et à la colonne vertébrale lors des affrontements qui avaient opposé manifestants et forces de l'ordre le 24 décembre dernier à Menzel Bouzyane, à 60km de Sidi Bouzid, a rapporté à l'Associated Press son frère Bachir.
Au cours de ces accrochages, un jeune Mohamed Amri, 18 ans, avait été tué par balles. Avant lui, un jeune chômeur, Houcine Néji, avait péri électrocuté après avoir escaladé un pylône haute tension.
Les troubles avaient éclaté le 17 décembre dernier à la suite de la tentative de suicide d'un jeune vendeur ambulant.
Mohamed Bouazizi, 26 ans, s'était immolé par le feu en s'aspergeant d'essence après la saisie de sa marchandise, des fruits et légumes, par des agents municipaux. Les manifestations s'étaient propagées par la suite dans plusieurs régions du pays.
Des rassemblements d'avocats en signe de solidarité avec la population de Sidi Bouzid, auxquels a appelé vendredi leur conseil de l'ordre, ont été "brutalement empêchés" par les forces de l'ordre devant les tribunaux de nombreuses villes dont Tunis, selon un communiqué signé par le bâtonnier Abderrazak Kilani. "Plusieurs avocats ont été agressés et blessés dont certains ont dû être hospitalisés", ajoute le communiqué.
En réaction à cette "répression", les avocats envisagent de déclencher une grève dont la date doit être fixée lors d'une "réunion urgente" prévue lundi.
De leur côté, des journalistes ont tenté vendredi, en vain, de rencontrer le ministre de l'Intérieur Rafik Belhaj Kacem, pour protester contre "les entraves et les agressions" dont ont été l'objet plusieurs de leurs confrères, dans le sillage des troubles de Sidi Bouzid, a-t-on appris auprès d'un membre du groupe des protestataires Zied El Héni.
Le syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) avait précédemment dénoncé ces entraves en exprimant son "indignation" face au verrouillage médiatique. AP

Tunisie/troubles sociaux
 Le parti de Ben Ali rejette les critiques du PS 

 
Angola Press 01/01/11 12:16

Tunis - Le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir) du président Zine El Abidine Ben Ali a rejeté samedi les critiques du parti socialiste français (PS) dénonçant "la répression brutale" des troubles sociaux par les forces de l'ordre en Tunisie.

"Le parti socialiste français est très mal fondé à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Tunisie, Etat souverain qui n'a de leçon de développement, encore moins de démocratie à recevoir de quiconque" affirme le RCD dans un communiqué transmis à l'AFP.
 
"Prétendre qu'il y a aurait eu une quelconque +répression brutale+ des forces de l'ordre dans le cadre des incidents survenus dans la région de Sidi Bouzid relève de la désinformation et de la mauvaise foi", ajoute le RCD, jugeant les allégations du PS "totalement infondées et "inopportunes et injustifiées".

Le secrétaire national PS à la coopération, Pouria Amirshahi avait dénoncé jeudi dans un communiqué la "répression brutale" de troubles sociaux et réclamé la "libération des militants arrêtés".

Le PS avait aussi souhaité "la libération des militants arrêtés", et appelé les autorités tunisiennes à garantir la sécurité des militants, des journalistes et des avocats, à protéger le droit à l'information et le droit de manifester pacifiquement".

La police électrocute Ridha Kaoui
et Achref Lchiheb à Ben Guerdane


Assabilonline,  Tunis
 Les sources d’Assabilonline ont appris qu’un groupe de policiers avaient fait une descente le 31 décembre 2010 dans la boutique de Ridha Kaoui, ex prisonnier politique, dans la région de Ben Guerdane vers midi et l’avaient électrocuté, lui un ami à lui qui se trouvait dans la boutique. Ce dernier se nomme Achref Lchiheb, il est étudiant. Les agents de police ont ensuite conduit Lchiheb au poste de police où ils l’ont violemment agressé, lui occasionnant des lésions au niveau de la moustache ainsi que des contusions sur tout le corps.
Lchiheb a été libéré au bout d’une heure.
Mis à jour le 31-12-2010
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)

 
Comité National de Soutien aux Populations du Bassin Minier
1er janvier 2011
Information


Monsieur Mouldi Melki, père de Jihad Melki, ex prisonnier des protestations du bassin minier en 2008, actuellement détenu à la suite des récentes mobilisations de Redeyef, a commencé une grève de la faim illimitée au siège de l’Union Locale de Redeyef, pour exiger la libération de son fils.
Trois jeunes ont été arrêtés à Redeyef à la suite des mobilisations de cette semaine : Jihad Melki, Kaïs Bouslahi et Oualid Ben Chaabane. Le comité a appris par des avocats que les gardés à vue avaient été écroués à la prison de Gafsa après avoir été présentés au juge d’instruction. […]

Comité National de Soutien aux Populations du Bassin Minier
(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
 

Tunisie: le PCF réaffirme sa solidarité avec le mouvement social et démocratique en Tunisie.


En Tunisie, un mouvement de protestation sociale et politique se lève contre le régime policier de Ben Ali, contre sa répression, contre sa corruption et son caractère profondément anti-social.

Le PCF réaffirme sa pleine solidarité avec ce mouvement, avec les travailleurs et le peuple tunisiens, avec l'ensemble des démocrates et progressistes de ce pays qui agissent pour la démocratie, pour l'Etat de droit, pour l'égalité et la justice sociale.

A Sidi Bouzid, un jeune chômeur a tenté de se suicider en s'immolant par le feu parce qu'il ne parvenait plus à nourrir sa famille, les autorités lui interdisant même la vente ambulante de fruits et légumes... Le geste de désespoir  de ce jeune a déclenché des manifestations de travailleurs, de chômeurs, de salariés précaires. Aujourd'hui, le mouvement social s'élargit à l'ensemble de la Tunisie. Les manifestants défient courageusement la violence d'un pouvoir brutal. Deux manifestants ont été tués par les forces de répression.
A Sidi Bouzid, un pas inquiétant a été franchi par le pouvoir de Ben Ali.

Les autorités françaises ne peuvent rester silencieuses et inactives. Elles doivent exiger l'arrêt de la répression, la libération des détenus politiques, de tous les prisonniers de ce mouvement social et de ceux qui l'ont précédé.

La France et ses partenaires européens doivent suspendre l'accord UE/Tunisie tant que les autorités tunisiennes n'en respecteront pas les clauses portant sur les droits humains et tant qu'elles continueront leur politique répressive et meurtrière actuelle.

Le gouvernement français doit recevoir une délégation du "Collectif de solidarité avec les luttes des habitants de Sidi Bouzid" qui demande une telle entrevue.

Parti communiste français,

Paris, le 31 décembre 2010.

عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.
Tunisie
Ben Ali en flagrant délit répressif


En réponse aux protestations sociales, le président tunisien répond par la matraque.
Comme il fallait s’y attendre, le président Ben Ali a imputé les troubles sociaux qui secouent la région de Sidi Bouzid et d’autres localités du pays à une « minorité d’extrémistes et d’agitateurs » à la solde d’on ne sait qui ! « Il n’est pas possible, de quelque manière que ce soit, malgré notre compréhension, que nous acceptions l’exploitation de cas isolés, un événement ou une situation fortuite, pour la réalisation de visées politiciennes, au dépend des intérêts de la communauté nationale, ses acquis et ses réalisations, et en premier lieu la concorde, la sécurité et la stabilité », a-t-il prévenu. « C’est un aspect négatif et anti-civique qui donne une image déformée de notre pays et entrave l’afflux des investisseurs et des touristes, ce qui se répercute sur les créations d’emplois, alors que nous en avons besoin pour réduire le chômage »; a-t-il ajouté. Et ce, avant de limoger le ministre de la Jeunesse et des Sports ainsi que des responsables de la municipalité de Sidi Bouzid. Pour ensuite tenter de faire taire la protestation sociale.
Hier, selon un communiqué du CRLDH (Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie), les manifestations de solidarité avec les habitants de Sidi Bouzid ont été brutalement réprimées à Sebikha, région de Kairouan ainsi qu’à Jebiniana, région de Sfax, où la police a chargé des rassemblements de militants syndicaux. Tandis qu’à Monastir, elle a interdit à de nombreux syndicalistes de se rassembler devant le siège local de la centrale syndicale UGTT. Elle a également opéré plusieurs arrestations dont celle du porte-parole du comité de soutien de Sidi Bouzid, Aiya Elathmouni. De son côté, le syndicat des journalistes tunisiens (SNJT) a dénoncé « le blocage médiatique qui a accompagné les débuts des événements ».

Hassane Zerrouky
(Source: "L´Humanité" (Quotidien - France) le 31 decembre 2010)

Les limites du modèle tunisien
selon l’économiste marocain Lahcen Achy


Lahcen Achy, économiste marocain, chercheur au Carnegie Middle East Center pose un diagnostic précis et argumenté sur la situation économique de la Tunisie secouée par des émeutes parties de la ville de Sidi-Bouzid. Dans un article publié par le Los Angeles Times, le professeur Achy expose les limites d’un modèle qui a pu générer une croissance soutenue mais qui s’essouffle et qui se révèle incapable de créer les emplois qualifiés attendus par une jeunesse de mieux en mieux formée. Une lecture instructive.
Le « miracle » tunisien a été construit sur une relation quasi-exclusive avec le marché européen ce qui rend l’économie de ce pays particulièrement vulnérable aux retournements de conjoncture chez son principal client. Pour Lahcen Achy, il est urgent de réorienter l’économie tunisienne pour offrir des perspectives à une jeunesse inquiète et parfois désespérée. Il nous semble utile de mettre cette contribution claire et synthétique à la disposition de notre lectorat non-anglophone.
Le récent suicide en Tunisie d'un jeune chômeur de 24 ans - il s'est électrocuté en touchant un  câble électrique à haute tension après avoir crié « Non à la misère, non au chômage ! » - et les troubles qui ont suivi sont des signes de la frustration et du désespoir ressentis par la jeunesse du pays dans un contexte de ralentissement de l'économie tunisienne. En dépit de l’amélioration du niveau de formation chez les demandeurs d'emploi en Tunisie, le gouvernement n’a pas développé de politiques qui garantissent un niveau suffisant de création d'emplois pour absorber les nouveaux arrivants sur le  marché du travail, en particulier parmi ceux ayant un diplôme universitaire. En conséquence, la Tunisie affiche l’un des niveaux les plus élevés de chômage des Etats arabes: plus de 14% au total et 30% parmi ceux âgés de 15 et 29 ans.Beaucoup de diplômés - après avoir échoué à trouver un emploi correspondant à leurs qualifications – se lancent dans de petites entreprises du  secteur informel, ce qui les contraint à demander l’aide financière de leurs familles. D'autres choisissent d'émigrer vers d'autres pays, légalement ou illégalement.Malheureusement, le taux de suicide chez les jeunes augmente. Certains jeunes se sont même immolés publiquement par le feu pour attirer l'attention des fonctionnaires sur une situation désespérée. Comme le dernier incident le démontre, ces actes ne sont ni isolés ni exceptionnels. Au contraire, ils expriment un profond sentiment de découragement chez de nombreux jeunes pour qui les chances de trouver un emploi et assurer une vie digne diminuent.Le manque de possibilités d'emploi pour les jeunes instruits de la Tunisie s’explique par plusieurs facteurs.
Tout d'abord, le modèle de croissance de la Tunisie souffre d’une trop grande spécialisation et de la dépendance excessive vis-à-vis d’un seul marché - l'Union européenne – dont la demande n’a pas suivi l’offre tunisienne. Deuxièmement, la Tunisie a fondé sa stratégie de croissance sur des secteurs employant une main d’œuvre peu qualifiée, le textile et la confection de vêtements, ainsi que le tourisme, ciblant le segment de la clientèle européenne à revenu moyens ou faible. Ces secteurs ne fournissent pas suffisamment de possibilités d'emploi pour les nouveaux arrivants, hautement qualifiés, sur le marché du travail.Troisièmement, la demande de main-d'œuvre hautement qualifiée n'a pas suivi l'augmentation du niveau de l'éducation en Tunisie. Au cours de la dernière décennie, la proportion de demandeurs d'emploi issue de l'enseignement supérieur est passée de 20% de la population active en 2000 à plus de 55% en 2009.
Quatrièmement, l'environnement des affaires en Tunisie, offre peu de protection pour les investisseurs - en particulier les locaux - en raison de l'absence de transparence et d’Etat de droit. En outre, les petites et moyennes entreprises souffrent des faibles possibilités de financement. Ces deux facteurs limitent l'initiative et brident l'investissement du secteur privé, pénalisant la création d'emplois. Cinquièmement, les critères d'admissibilité restrictifs des politiques régissant le marché du travail en Tunisie, limitent le nombre de personnes qui peuvent en bénéficier et imposent un cout financier moyen individuel très élevé.
Pour fournir des opportunités d'emploi qui correspondent mieux aux niveaux de formation des demandeurs d'emploi et accroître la croissance économique, les dirigeants tunisiens doivent mettre en œuvre des incitations pour orienter les ressources vers les secteurs à forte intensité de savoir et les industries, de stimuler l'innovation technologique, et de surmonter les faiblesses du climat des affaires et de l'administration. Le retour sur investissement dans l'éducation est un élément central du modèle social tunisien qui est actuellement gaspillé, tant au niveau individuel que  collectif. Les décideurs tunisiens doivent développer une vision stratégique de la croissance qui permettra à l'économie à absorber le capital humain disponible - et ils doivent le faire rapidement. Cela permettra non seulement d'aider les jeunes à trouver un emploi aujourd'hui, mais les assurer qu'un avenir meilleur est possible.

(Source: “Maghreb Emergent” Le 01-01-201)
Lien:
http://www.maghrebemergent.com/economie/73-tunisie/1752-tunisie-la-dependance-vis-a-vis-de-leurope-a-lorigine-de-la-crise-de-lemploi-et-des-manifestati.html
SIDI BOUZID, OU L’ÉPUISEMENT D’UN
SYSTÈME ÉRIGÉ EN ’’ MODÉLE ‘’ DE RÉUSSITE

Ibn Ahmed
La stabilité d’un pouvoir bénéficiant d’un soutien singulier des décideurs les plus influents de  la communauté européenne (France et Allemagne en tête), serait-elle-en péril ?
Depuis deux ans, se succèdent, à un rythme soutenu, des manifestations dont  l’ampleur et la détermination ont surpris le pouvoir en place qui pensait être à l’abri de tout mouvement d’opposition populaire, grâce à ses exceptionnelles ‘’réalisations sécuritaires ‘’. L’étendue et  la puissance des mesures préventives mises en place par le pouvoir, et affutées durant plus de vingt trois ans, ont laissé croire au caractère irréversible de sa domination; D’autant plus que son  dispositif sécuritaire a été prioritairement déployé à l’encontre de l’élite tunisienne, décapitant la société tunisienne de ses ressources intellectuelles susceptibles de la moindre dynamique d’organisation sociale ou d’action - verrouillage  totale de toute contestation , de tout espace d’expression ou de pensée alternative - et ce, par le biais d’une double approche : un volumineux appareil de police politique musclée, aux ‘’prérogatives illimitées’’, pourchassant toute personnalité indépendante ; ce bras armé est soutenu par un appareil judiciaire instrumentalisé pour servir d’organe d’épuration, sollicité à la moindre velléité de contestation politique ,voire de résistance. Le pouvoir en place a ainsi réussi à s’entourer d’une ‘’élite’’ docile et ‘’bien pensante’’. C’est donc hors de toute influence de l’élite politique, universitaire, ou syndicale, que les manifestants de  Redeyef, Benguerdane, et aujourd’hui Sidi Bouzid , ont osé braver le verrouillage de l’espace public.
Le plus surprenant est qu’ils se poursuivent (14ème jour) malgré un impressionnant dispositif répressif, conjuguant les unités spéciales (opérant la nuit par des descentes ciblées dans les logements des leaders potentiels, semant la terreur à l’abri des cameras), la police secrète (qui se mêle aux manifestants pour multiplier les provocations et les destructions de biens, offrant les alibis pour une répression sauvage) aux forces traditionnelles de la police régulière, de la garde nationale et de l’armée appelée en renfort.
Ces soulèvements concernent les provinces habituellement exclues des zones d’intérêt du pouvoir, en raison de leur éloignement du périmètre de la ’vitrine’, servant à la junte au pouvoir de faire valoir, pour la propagande locale et internationale.
Outre le caractère spontanés et imprévisibles de ces événements, le contenu des mots d’ordre scandés par les manifestants , qui nous parviennent à travers les enregistrements diffusés sur Internet (malgré le verrouillage et la surveillance drastique), témoigne d’une teneur clairement politique ( considéré par le pouvoir comme la plus insupportable et la plus gravement répréhensible des revendications) et ne se limite pas à des revendications pour l’emploi, ou la réductions des écarts flagrants dans la répartition des richesses (inédites dans l’histoire de la Tunisie indépendante). Les mots d’ordre ciblent nommément le sommet du pouvoir, et dénoncent la spoliation ainsi que la dilapidation des biens publics.
La peur érigée en instrument et fondement légitimant le pouvoir en place, qu’on se garde d’exposer au regard de l’opinion internationale (mais qui n’échappent pas à la connaissance des décideurs occidentaux, sans exception !), semble avoir atteint un degré de saturation, révélant les limites de ce système, comme en atteste l’histoire de tous les gouvernements tyranniques.
La stigmatisation de la mafia qui gouverne le pays, apparait comme une constante dans les mots d’ordres réitérés lors des différents soulèvements populaires qu’a connus le pays depuis ces deux dernières années. Le ras le bol semble avoir atteint un point de non retour et l’appareil répressif tentaculaire semble manifestement débordé ; alors qu’il y a si peu de temps, le sentiment de désespoir des tunisiens était à son comble, face à la puissance écrasante de la machine infernale qui a réussi à réduire au silence ou à l’exil, les personnalités les mieux ‘armées’ pour l’affronter. C’est là un des points forts de sa stratégie qui est mise à défaut :
Donner l’exemple en atteignant, en priorité, ceux qui bénéficient d’une légitimité ou d’un soutien locale pour servir de message dissuasif (‘’aucune figure, fut elle très respectée, ne sera épargnée par la machine répressive’’).
Morceler le tissus social et associatif, en veillant à interrompre toute communication avec les penseurs et à cloisonner ou verrouiller toute continuité avec la société civile, particulièrement dans sa composante la plus vulnérable qu’est la jeunesse ; celle  ci n’a plus que deux alternatives : la canalisation de son énergie vers le ‘’divertissement’’, pour calmer son mal de vivre, combler le vide culturel dont elle souffre, et éponger les frustrations professionnelles et matérielles qu’elle subi ( le football , les drogues illicites , la prostitution encouragée, l’alcool à bas prix ...) ; ses divertissements, obéissant à un quasi monopole de la part de l’oligarchie au pouvoir, qui, outre leur ‘’utilité politique’’, offrent une source notable d’enrichissement rapide, pour les  proches fidèles du pouvoir.
La tentative de rejoindre l’autre rive de la méditerranée, malgré les risques majeurs encourus et les chances  minimes d’y parvenir, témoignent de la profondeur  du désespoir. Voire par le suicide, comme ce fut le cas pour ce jeune diplômé de Sidi Bouzid, et pour tant d’autres non révélés.
Si les causes économiques ont été invoquées pour justifier ces soulèvements ; portant de ce fait un coup fatal à l’argument majeur de la propagande officielle concernant la réussite économique qui tempère le ‘’déficit de liberté’’ ; il n’en demeure pas moins que le moteur déterminant de ce ‘’ras-le-bol‘’, est cristallisé dans le sentiment profond d’humiliation ressenti et  l’insoutenable conscience d’une  dignité bafouée, dans laquelle le citoyen se trouve systématiquement  confronté, dans sa vie quotidienne . Quant à la course à l’enrichissement (à l’instar de ce qu’offrent les économies libérales, dont se revendique  le pouvoir Tunisien) qui aurait pu canaliser une partie de la jeunesse diplômée, cette voie reste sans issue, en raison de la nature mafieuse et clientéliste du système économique et financier. Ce système exclu l’égalité des chances et demeure compromis par l’arbitrage d’une  justice asservie par la mafia. De part sa nature parasite, la mafia au pouvoir, ne peut naturellement favoriser la concurrence, par le truchement de la qualité ou du talent, qui menacerait sa propre existence. Cette logique d’exclusion, a été étendue à tous les secteurs d’activités, qui ont vu progressivement disparaitre, du champ publique, la majorité  des talents (par le retrait ou l’exil), tant le pouvoir redoute ce profil de légitimité, qui ne peut lui être soumis.
La fracture entre la jeunesse et le régime en place parait, désormais, irrémédiable ; le « génie »  de ce régime, semble avoir épuisé toutes ses ressources, au premier rang desquels, la terreur et la propagande, dans tous les espaces médiatiques qui  sont sous sa totale emprise, comme chaque mètre carré de l’espace public. Ce ‘’modèle’’ de gouvernance, jusque là redoutables d’efficacité, et qui suscitait la sympathie et l’admiration (en coulisse) de bon nombre de décideurs européens ou arabes, semble ne plus être opérant.
Le vide et la marginalisation de toute tentative (autre que morbide) de canalisation de l’énergie de notre jeunesse, expose le pays à des risques de violences et de débordements qui pourraient avoir des effets pervers et se traduire par une ultime exacerbation de la violence policière aveugle ; ou par une militarisation plus ou moins voilée du régime. Car on voit mal un régime aussi compromis, accepter de s’engager dans une reforme profonde, devenue indispensable avec les compétences réelles (actuellement exclus), susceptible de redonner confiance à l’investissement tunisien ou étranger dans les projets viables, et laisser se déployer les potentialités créatrices, dont la Tunisie n’est pas en manque. Quant à l’hypothèse d’une transition pacifique du pouvoir, par le biais d’élections susceptibles d’offrir une alternative qui rencontre les aspirations légitimes de la jeunesse tunisienne - et qui la réconcilie avec sa traditionnelle  joie de vivre et de bâtir l’avenir qu’elle mérite - elle relève de l’improbable… Et ce, tant que le soutien indéfectible des pays occidentaux se poursuivra, dans une logique politique insensée, qui est celle de privilégier un objectif illusoire (combattre l’extrémisme, ou réduire le flux des ‘’ boat people’’) par un régime qui a réussi l’exploit de faire pousser les germes de ce même extrémisme, dans un terroir qui  était si peu propice, au regard de  la culture et des traditions de modération millénaires  des tunisiens ; c’est maintenir un pyromane, à la tète d’une caserne…
Nous n’en sommes pas à la première cécité de gouvernants. Si les gouvernements occidentaux influents,  tiennent au régime actuel et se lamentent, à l’occasion, de l’absence d’alternative (systématiquement laminée par la dictature !), il est temps qu’ils sachent que les Tunisiens n’en veulent plus, et encore moins de la vie dans une caserne…

(Source : « Alhiwar.net » Le 01-01-2011)
Lien : http://www.alhiwar.net/ShowNews.php?Tnd=12822

Tunisia: Authorities Must Cease Repression

Saturday, 1 January 2011, 2:46 pm
Press Release: ITUC

Tunisia: Authorities Must Cease Repression and Start Dialogue
Brussels, 31 December 2010 (ITUC OnLine): The ITUC has called on the Tunisian authorities to cease the violent repression against demonstrators demanding action on employment, and initiate serious dialogue with the national trade union centre UGTT to tackle the growing social crisis facing the country Since a young unemployed Tunisian man set himself on fire on 17 December and a second youth committed suicide in the town of Sidi Bouzid, street protests involving regional federations of the ITUC-affiliated UGTT have taken place across the country, with police in many cases firing live ammunition at those taking part. Protesters are demanding action on unemployment and corruption, and respect for fundamental rights. Two young demonstrators have been killed and dozens more injured, and local UGTT offices have been placed under siege by the police. Several hundred people have been arrested, including lawyers and journalists.
"The ITUC insists that the authorities open genuine dialogue and negotiation to tackle the problems facing the country, instead of heavy-handed repression. Those who have been detained must be released immediately, and the government must fulfill its obligations under international law to respect trade union rights and other fundamental liberties. We fully support the efforts of the UGTT Executive Committee to ensure the release of those who have been detained," said ITUC General Secretary Sharan Burrow.
 

Emeutes en Tunisie : à la télé, une brèche dans la censure


Par Marie Kostrz | Rue89 | 31/12/2010 | 19H23
Pour la première fois en Tunisie, des journalistes et avocats ont discuté lors d'un débat télévisé du mouvement de contestation qui secoue leur pays depuis deux semaines. L'impasse a été faite sur les violences perpétrées contre les civils, mais la corruption et la censure des médias ont été dénoncées. Une première.

Cette petite révolution a eu lieu jeudi sur Nessma TV. L'une des deux seules chaînes privées tunisiennes a interrompu son programme habituel pour diffuser un débat sur les manifestations.

Sur le plateau de la chaîne, sept journalistes, avocats et écrivains ont répondu aux questions d'Hassen Ben Othman. Le débat est ponctué de courts reportages donnant la paroles aux Tunisiens ou apportant des éléments sur le contexte historique et économique du pays.

L'administration et la police en ligne de mire

D'entrée de jeu, Nessma TV est revenue aux sources de la contestation : une interview de la sœur de Mohamed Bouazizi, qui a tenté de s'immoler le 17 décembre, ouvre l'émission.

La sœur du grand brûlé affirme que son frère, vendeur de légumes dans la rue, s'est souvent fait frapper par la police, qui avait aussi l'habitude de lui voler sa marchandise. Désespéré, il s'était rendu à la préfecture de Sidi Bouzid pour porter plainte, en vain.

L'attitude des employés de l'administration et de la police est montrée du doigt. Des amis du jeune homme, également interviewés, dénoncent leur attentisme :

« Le devoir de la préfecture est d'aider les citoyens, ce n'est pas un service qu'elle peut décider ou non de leur rendre. » (Voir le premier extrait vidéo de l'émission)

Le tabou levé sur la mauvaise santé économique du pays

S'en suit une discussion sur la situation économique critique de la Tunisie. Sofien Ben Farhat, journaliste, déplore qu'un fossé existe entre les déclarations du président Ben Ali, qui a annoncé des mesures pour aider les régions de l'intérieur du pays moins développées, et la réalité, beaucoup moins rose.

Il donne en exemple la ville d'El-Kef, à l'ouest du pays, où selon lui 28% de la population est sans emploi. L'homme regrette que la Tunisie soit citée en exemple pour son activité économique :

« On présente toujours la Tunisie comme un pays modèle, mais quand on se promène dans la rue on voit que ce que disent les statistiques est loin de la réalité. »

Donner de l'argent pour obtenir un emploi

La discussion glisse ensuite vers un thème tabou : la corruption.

Bochra Belhadj Hmida, avocate, regrette qu'en Tunisie, devoir payer des pots-de-vin soit si répandu :

« Ce n'est pas possible d'avoir un emploi sans donner de l'argent ou devoir employer des moyens malsains. »

Salwa Charfi, journaliste, souligne quelques minutes plus tard qu'aucun contrôle n'existe sur l'argent attribué aux différentes régions du pays. Selon elle, il est important que l'Etat rende publiques ses dépenses.

« Il faut couvrir les événements mais pas la réalité »

Autre nouveauté : le thème de la liberté de la presse, muselée en Tunisie, est abordée sur le plateau. Dans un reportage, Nessma TV donne la parole à un vieil homme qui s'indigne :

« Tout est censuré ! »

Rym Saïdi, productrice de l'émission, rejoint le plateau. Selon elle, il n'est aujourd'hui plus possible de fermer les yeux sur certains évènements. Les portables et Internet rendent, selon elle, la censure désuète :

« Aujourd'hui, les gens voient quelque chose, ils prennent leur téléphone portable et envoient l'info. J'ai dix millions de reporters autour de moi ! »

Le silence des médias tunisiens est mis en avant. Alors que Facebook et Twitter regorgent de vidéos, les chaînes étatiques n'ont pas couvert les émeutes de solidarité avec Sidi Bouzid. Les journalistes doivent selon elle partager ce qu'ils voient :

« Il faut couvrir les événements mais pas la réalité. »

Les invités insistent pour que les médias tunisiens s'activent, et pressent le gouvernement à les laisser travailler en toute liberté. Salwa Chaifi déclare :

« La censure est un vrai handicap. Si on nous n'avons pas de média libre, nous ne pouvons pas avancer. »

La répression du mouvement, grande absente du débat

Ce débat est novateur dans un pays gouverné d'une main de fer par le même homme depuis vingt-trois ans. Sur les réseaux sociaux, les Tunisiens ont accueilli cette initiative avec enthousiame. Moncef Frigui, ancien journaliste de Nessma TV aujourd'hui établi en France, reconnaît cette avancée :

« Parler ainsi de la corruption et de l'attitude de la police est très important car c'est vraiment problématique en Tunisie. »

La discussion sur la censure l'a également surpris. Cependant, ce n'est pas suffisant pour le jeune homme :

« Il s'agit d'un discous très mesuré. Les invités avaient l'occasion de parler de la dictature que Ben Ali nous impose depuis vingt-trois ans, et ils n'ont pas saisi cette opportunité. »

Les multiples violences commises par les forces de l'ordre n'ont pas été évoquées. Pourtant, le gouvernement a durement réprimé les manifestants : deux personnes ont été tuées par balles depuis le début du conflit, et plusieurs avocats et journalistes arrêtés.

Le débat n'a pas rendu optimiste Nadia Chaabane, vice-présidente de l'association des tunisiens en France (ATF), membre du Collectif de soutien à la population de Sidi Bouzid :

« C'est peut-être de la poudre aux yeux. En plus au même moment, la chaîne nationale diffusait de la musique et c'est de plus en plus difficile d'envoyer des photos et des vidéos de Tunisie.

Les jeunes ne peuvent plus passer par Facebook, ce qui veut dire qu'Internet a été vérouillé. »

Moncef Frigui ne perd pas espoir mais reste réservé :

« J'espère que Nessma TV ne va pas rester à ce niveau-là, ce n'est pas suffisant. »

Source : « Rue 89 » Le 31-12-2010

 

NESSMA TV LA VOIX DE SON MAÎTRE.


Par Biju
 
NESSMA TV n'est  ni un  médias libre et autonome , ni un médias  neutre et ouvert, il fait partie du panel de la machine de propagande BEN ALI, aucun  doute la dessus, les KAROUI' S, TAREK BEN AMMAR et compagnie, font partie de la fine fleur  des officines propagandistes de BEN ALI, koul wa wakil, ils sont toujours prêt pour vendre la salade mauve de la dictature et servir de paillassons au système liberticide , flagorneurs officiels de Zinétron et de sa mafia, ils sont sa fausse et débile façade, soi-disant, ouverte sur le monde de la béatitude, quoiqu'en dise BOCHRA BEL HAJ HAMIDA l'insipide neuneu et la pernicieuse et opportuniste marraine de NESSMA TV.
J'ai regardé sans espoir ni surprise, comme beaucoup de tunisiens, les reportages de NESSMA sur SIDI BOUZID, et le faux débat qui s'en suivit, même les pauvres gens qui se sont exprimés DANS ce reportage, se sont exprimés sous haute surveillance, et sur le plateau de NESSMA TV, les intervenants officiels, autorisés, se  sont, comme d'habitude,  défoulés sur des sous-fifres mauves sacrifiés en bons boucs émissaires, pas un mot déplacé, ni une égratignure sur le grand et unique coupable de cette situation, BEN ALI, sous l'œil approbateur de BOCHRA BEL HAJ HAMIDA, et CHARFI supposées représenter la société civile  et l'opposition à la politique dictatoriale, oui,  comme alimentaires on ne fait pas mieux; d'ailleurs si NESSMA était honnête dans sa démarche, la   société civile tunisienne, dans l'opposition tunisienne, les talents sont nombreux, que pèse une pauvre BOCHRA devant l'intégrité d'un ABBOU, d'un AYADI, que vaut  CHARFI devant un ALI BEN SALEM, un TALBI, un NOURI , un MAATAR,  ces derniers sont dépositaires  des vérités  du quotidien des tunisiens, ce sont ces pestiférés  de la dictature de BEN ALI, mais légitimes aux yeux de la société tunisienne, eux, sont dangereux  dans l'affirmation des vérités qui dérangent, qui auraient pus éclairer vraiment l'opinion, si toute fois l'opinion tunisienne a encore besoin d'être éclairée,  eux ne sont pas soumis au cahier de charges de la propagande de BEN ALI, c'est toute la différence, et elle est énorme.
 BOCHRA est juste venue faire la publicité pour son association "gouvernementale", les pseudos FEMMES DEMOCRATES, la belle affaire, c'est ailleurs que les choses se passent, les martyrs des révoltes tunisiennes n'ont pas besoin de la langue de bois  de ces fantoches d'alimentaires qui sont et ont été depuis toujours dans le compromis  avec la dictature;  depuis le premier jours, leur mission, c'est d'éteindre coûte que coûte cette incendie  qui est le prélude des gémonies  de BEN ALI, sa maffia et tous ceux  qui ont tenu à bras le corps ses sibylles et excusés sa folie.

J'ai trouvé que  cette émission sur SIDI BOUZID était tellement dirigé, "autorisée", avec des personnages dans des rôles de  composition, parfaits pour faire passer la pilule, eux aussi illégitime que Zinétron; j'ai trouvé ce cirque bien foutu et, va dans le sens de la stratégie du dictateur; ils désignent quelques sous-fifres responsables de ces événements , il y'avait même un ridicule milicien , journaliste mauve qui  avait  osé nous vomir l'habitiuel  épouvantail du danger et de la manipulation KWANGIA, rien que ça, quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.Toute cette mise en scène saupoudrée  des habituelles salamalecs et les éloges du prince, un vulgaire verbiage qui nous chante que Zinétron est innocent de tout, vierge immaculée, père de tous les tunisiens et tout le toutim, quelle bande de salauds irresponsables et traîtres à la TUNISIE, j'espère qu'avec la rentrée scolaire, la révolte des tunisiens prendra   sa vitesse de croisière,  pour démontrer au monde entier dans quel enfer les tunisiens vivent et aux opposants alimentaires de cette dictature, qu'ils sont plus que méprisables, et aussi criminels que les activistes mauves .

Cette assemblée de nervis, cette guilde de laudateurs voulaient nous expliquer que la révolte de SIDI BOUZID et des autres régions tunisiennes n'étaient pas politiques, mais économique(sic)!!!! Ils osent tout ces sicaires, ce panel  de suffisants choisi à la loupe, je pense,  pour leur médiocrité et leur suffisance dans les rayons clientélistes de la dictature, juste pour limiter les dégâts, pas pour autre chose, dans l'opinion publique, leur zèle dépasse toutes les attentes et les espérances  de Zinétron, et ils seront récompensés au prorata de leurs ignominies, ces pauvres hères voudraient et ils prennent les gens pour des imbéciles, , je n'en doute pas, vouloir nous faire croire, qu'une révolte contre la faim institutionnalisée, la précarité, le chômage, l'économie, l'arbitraire, la spéculation, le pillage, le clientélisme, comme c'est le cas aujourd'hui sur le territoire tunisien, n'est en aucun cas une révolte politique, c'est quoi alors une révolte politique ???
Pour votre gouverne les ignares et les chaouchs,si l’on se penche raisonnablement sur le contenu même de la révolte des régions tunisiennes , un esprit sain et transparent comprendra le sens évident et profond  d'une révolte POLITIQUE, parce que depuis toujours, la TUNISIE est en crise politique, structurelle et culturelle, cette révolte est  une opposition à un pouvoir illégitime et dictatorial en place dans notre .Cette révolte, certes spontanée et c'est tant mieux,  est l’opposition violente d’un peuple à un pouvoir politique en place, du peuple tunisien contre la dictature qui le dégénère sur tous les plans. Elle est la manifestation d’une incompréhension, d’un fossé entre un peuple opprimé, le peuple tunisien,  et la dictature de BEN ALI qui prétend  le représenter . Elle est une crise de la représentation, une crise identitaire et une crise de l'ÊTRE tunisien, c'est clair. 
Cette révolte, malgré le dénigrement et les tentatives de récupération, doit rester un horizon régulateur, une voie possible pour penser la liberté du peuple tunisien et bien entendu de la TUNISIE et de ses institutions ,cette révolte est POLITIQUE , elle est donc corrélative d’une idée de justice. Elle veut faire respecter les normes de justice, naturelles ou instituées, et l'état de DROIT .
 
 
 

 

Home - Accueil - الرئيسية