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TUNISNEWS
8 ème année, N° 3114 du 01.12.2008
 archives : www.tunisnews.net  

 

C.R.L.D.H. Tunisie: Solidarité avec Mohiéddine Cherbib et les habitants du bassin minier de Gafsa
Tunisia Watch: Tunisie :Nouveau procés politique pour les dirigeants des luttes sociale du bassin minier
FDTL: Communiqué
APA: Le procès contre le journal tunisien Al-Mawkef reporté au 3 janvier
APA: Zone de libre-échange: les négociations Tunisie-UE doivent englober tous les aspects, selon Bruxelles
Fatma BOUAMAIED KSILA: La face cachée de la débâcle politico-économique
Faouzi Mahbouli : Tunisie : “l’homme d’affaires” Imed Trabelsi ou “la vérité si je mens”
Sami Ben Abdallah: Tunisie Zapping: La veille de quoi "si Mustapha?"
Businessnews: Des excès, des bières et des mosquées

Liste actualisée des signataires de l'initiative du Droit de Retour :
http://www.manfiyoun.net/fr/listfr.html

Celles et Ceux qui veulent signer cet appel sont invités à envoyer leur: Nom, Pays de résidence et Année de sortie de la Tunisie sur le mél de l'initiative :
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TUNISIE

Pour la libération de tous les détenus et l’arrêt des poursuites judiciaires à l’encontre de tous les accusés du mouvement de protestation pacifique des populations du bassin minier de Rédeyef –Gafsa.

 

La date du procès  des 38 inculpés du bassin minier de Rédeyef  a été fixée le jeudi 4 décembre 2008. Les personnes inculpées dont la majorité est en état d’arrestation  seront jugées pour des accusations graves et risquent de lourdes peines de prisons. Mohieddine CHERBIB, président de la FTCR, est poursuivi pour délit de solidarité avec les populations du bassin minier

 RASSEMBLEMENT

 

 

le mercredi 3 décembre  à 18H00
STATION DE M° St FRANCOIS XAVIER - Ligne 13 
A PROXIMITE DE L'AMBASSADE DE TUNISIE

 

A l’appel des organisations suivantes :

Associations :

A.M.F. (Association des marocains en France)- A.T.F. (Association des Tunisiens en France)- A.T.M.F. (Association des travailleurs maghrébins en France)- ATTAC (Association pour la taxation des transactions pour l’aide aux citoyens)- C.R.L.D.H.T. (Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie)- CEDETIM (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale)- F.T.C.R. (Fédération pour une citoyenneté des deux rives)- L.D.H. (Ligue des Droits de l' Homme) -  M.I.B. (Mouvement de l’Immigration et des banlieues)- M.R.A.P. (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)- RACCORT (rassemblement des associations des citoyens originaires de Turquie)- Re-So/Euro Maghreb- S.A.E. (Solidarité algérienne en Europe)- S.T. (Solidarité tunisienne)- UTIT (Union des travailleurs immigrés tunisiens)

Organisations syndicales

C.G.T. (Confédération générale du travail)- C.N.T. (Confédération nationale du travail)- F.S.U. (Fédération syndicale unitaire) - S.M. (Syndicat de la magistrature)- SOLIDAIRES (SUD)

Partis politiques

ET-TAJDID  France- F.D.L.T. (Forum pour le droit et la liberté en Tunisie)- L.C.R. (Ligue communiste révolutionnaire)- LES VERTS - P.C.F. (Parti communiste français)- P.C.O.T. (Parti communiste des ouvriers de Tunisie)- P.D.P. (Parti démocratique progressiste) France


 
C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS  - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34
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Solidarité avec Mohiéddine Cherbib et les habitants du bassin minier de Gafsa

La date du procès  des 38 inculpés (*) du bassin minier de Rédeyef  a été fixée au jeudi 4 décembre 2008. Les personnes inculpées dont la majorité est en état d’arrestation  seront jugées pour des accusations graves et risquent de lourdes peines de prisons. Mohieddine CHERBIB, président de la FTCR, est poursuivi pour délit de solidarité avec les populations du bassin minier

Mohieddine CHERBIB, Président de la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), association de droit français, régie par la loi de 1901, est inculpé par la justice tunisienne (affaire n° 15537), dans le cadre de la série de procès politiques fomentés par les autorités tunisiennes contre les habitants du Bassin Minier de Gafsa (Sud-ouest tunisien).

Le Président de la « FTCR » se trouve, en réalité, victime d’une basse manœuvre politicienne instiguée par les autorités tunisiennes qui souhaitent contraindre au silence les voix discordantes des Tunisiens de l’étranger. Mohieddine CHERBIB étant le porte-parole du « Comité de solidarité avec les habitants du Bassin Minier », créé à Paris à l’initiative de toutes les composantes politiques (à l’exception du parti au pouvoir et de ses satellites), associatives et humanitaires, représentées en France, le régime despotique de M. Ben Ali, essaye —via une justice, plus que jamais, instrumentalisée— de lui faire « payer le prix » de cet engagement citoyen… et à travers lui, tous les Tunisiens résidents à l’étranger.

Le message de cette supercherie politico-judiciaire est on ne peut plus claire : que vous soyez en Tunisie ou à l’étranger, vous (Tunisiens) n’êtes pas à l’abri de la surveillance répressive des autorités de votre pays ! Il faut que la peur règne partout où les Tunisiens se trouvent ; c’est la « force de l’obéissance » transfrontière !

Mohieddine CHERBIB a brisé cet interdit en prenant la tête du Comité de solidarité parisien avec les habitants du bassin minier, c’est ce qui lui vaut l’inculpation scandaleuse. Lui qui n’a jamais eu affaire à la justice (en France comme en Tunisie), il se trouve inculpé d’« adhésion à une bande ; participation à une entente visant à préparer et à commettre des agressions contre des personnes et des biens ; distribution, vente, exposition et détention, dans l'intention de les diffuser, de documents susceptibles de troubler l'ordre public dans un but propagandiste », rien moins que ça !

Ainsi donc, le mouvement de protestation sociale de Gafsa serait « une bande » (de malfaiteurs) ; une « entente » (criminelle) ayant pour but d’« agresser les personnes et les biens » ; les vidéos (sur Dailymotion et Youtube) qui témoignent de la répression sauvage des marches pacifiques organisées par les habitants de Gafsa (pour réclamer du travail et des conditions de vie dignes), tout autant que les communiqués qui appellent les autorités à mettre fin à l’escalade de violence policière, et de favoriser la négociation en vue de rechercher des solutions aux graves problèmes économiques, sociaux et écologiques du Bassin Minier, seraient « une diffusion de documents susceptibles de troubler l’ordre public » !

La fuite en avant des autorités tunisiennes qui mobilise (au moindre remous), outre la police et l’armée, la presse (aux ordres) et la justice (asservie), ne semble pas connaître de fin, ni de limites! Sinon comment expliquer qu’un citoyen tunisien qui a toujours prôné le débat démocratique, fervent militant des droits humains, et amoureux « têtu »  de son pays, puisse faire l’objet d’une aussi odieuse inculpation, au seul motif d’avoir crié avec des milliers d’autres Tunisiens, de l’intérieur comme de l’étranger : « halte à la répression » qui s’abat sur les populations pauvres et démunies du bassin minier ; stop au « développement inégal » de la Tunisie ; « donnez à Gafsa la part qui lui revient (de droit) de la richesse nationale » ; « pour l’embauche massif des chômeurs diplômés qui représentent plus de 40%  des sans emplois en Tunisie » !
Si tout cela est faux (et constitue une « diffusion d’informations et de documents  susceptibles de troubler l’ordre public »), pourquoi diable le président de la République s’est-il déplacé « en catastrophe » à Gafsa pendant le mois d’août 2008, pour y tenir un long discours —resté lettre morte— annonciateur d’un « train de mesures » urgentes visant à « résorber le chômage » et à parer à la situation sociale explosive ?

L’inculpation scandaleuse de Mohieddine CHERBIB n’a pas d’autre signification que celle d’interdire à un citoyen tunisien le droit de manifester (avec mesure qui plus est) sa solidarité avec ceux, parmi ses concitoyens, qui endurent la misère, la pauvreté, le chômage et la répression…

Le CRLDHT exprime son soutien inconditionnel et indéfectible à Mouhieddine CHERBIB  et appelle toutes les organisations de défense des droits humains, partis politiques, et l'ensemble des citoyens, français et tunisiens, à exprimer leur solidarité avec ce camarade ainsi qu’à  toutes les victimes de la répression policière, car c'est de notre liberté à tous dont il est question !


Il dénonce les procès iniques et réclame la libération de tous les prisonniers du mouvement du bassin minier et l’abandon  de toutes les poursuites engagées contre toutes celles et tous ceux qui sont en attente d'être « jugés »


La liste des 38 personnes inculpées :
1- Fayçal Ben Omar 2- Haftaoui Ben Othman  3- Ali Jedidi  4- Thameur Maghzaoui  5- Ridha Ezzeddine   6- Issam Fajraoui  7- Mouadh Ahmadi  8- Abdessalam Helali 9- Mahmoud Raddadi 10- Hedi Bouslahi 11- Abdallah Fajraoui  12- Mohamed El Baldi  13- Tarek H'limi  14- Bechir Laabidi  15- Adel Jayar  16- Isamel El Jawhari 17- Lazhar Ben Abdelmalek 18- Mdhaffar Labidi  19- Haroun Hlimi 20- Taieb Ben Othman 21-Boubaker Ban Boubaker 22- Radhouane Bouzayane 23- Makram Mejdi 24- Adnane Hajji 25- Sami Ben Ahmed (Amaydi) 26- Othamn Ben Othamn 27- Ghanem Chriti 28- Mahmoud Helali 29- Boujemaa Chriti 30- Abid Khélaifi 31- Habib Khédhir  32- Rachid Abdaoui 33- Hassen Ben Abdallah 34- Mohsen Amidi 35- Maher Fajraoui 36- Ridha Amidi 37- Elfahem Boukadous 38- Mouhieddine Cherbib.


Paris, le 3O novembre 2008.

 
Tunisie :Nouveau procés politique pour les dirigeants des luttes sociale du bassin minier

La date du procès des 38 inculpés du bassin minier de Rédeyef a été fixée au jeudi 4 décembre 2008 rapporte "Le comité de Soutien aux Habitants du Bassin Minier" d’après des sources judiciaires. Les personnes inculpées dont la majorité est en état d’arrestation seront jugées pour des accusations graves et risquent de lourdes peines de prisons : adhésion à ‎une bandes en vue de perpétrer des agressions à l’encontre de ‎personnes et de propriétés, distribution de tractes destinées à susciter ‎des troubles publics ….
Cadres de l'enseignement et syndicalistes régionaux de l'UGTT en majorité, les inculpés constituent la direction qui s'est formée autour des luttes sociales qu'a connue la région des bassin minier dans le sud-west de la Tunisie depuis plusieurs mois contre le chômage des jeunes, le déséquilibre régional et la marginalisation.
Leurs arrestations, la première fois, ont provoqués des émeutes qui ont embrasés certaines villes de la région contraignant le pouvoir de les libérer sous la pression des foules. Ils présentaient à leur sortie les traces de torture et du mauvais traitement qu'ils ont du subir. Leurs témoignages recueillis alors ont connue une large diffusion et dévoilé la pratique systématique de la torture amenant le pouvoir à la censure des sites d'échanges comme Youtube et Dailymotion en Tunisie.
Leur libération n'a duré que le temps nécessaire au pouvoir pour prendre la situation en main. Toute la région a été mise sous état de siège et le président Ben Ali a décrété l'intervention de l'armée au secours de la police pour contenir la situation. La vague de répression qui s'est abattu de nouveau sur les jeunes et les activistes de la région s’est soldée par la mort de trois jeunes manifestants dont deux par balles, alors que des centaines ont été sommairement condamnées à de lourdes peines de prison.
Ce dernier procès devra constituer dans la tradition des procès politiques en Tunisie celui par le quel la dictature va chercher à coller ses parjures sur ceux qu'elle considère comme ses ennemis du moment. Il suffit de lire les intitulés des accusations pour pressentir l’indigne spectacle à venir dans un pays ou l’appareil de répression a mis au pas toutes les institutions et continu à gouverner impunément par la terreur toute une société lui déniant jusqu’ l’expression de ses besoins et ses revendications.
Liste des 38 inculpées :
1- Fayçal Ben Omar
2- Haftaoui Ben Othman
3- Ali Jedidi
4- Thameur Maghzaoui
5- Ridha Ezzeddine
6- Issam Fajraoui
7- Mouadh Ahmadi
8- Abdessalam Helali
9- Mahmoud Raddadi
10- Hedi Bouslahi
11- Abdallah Fajraoui
12- Mohamed El Baldi
13- Tarek H’limi
14- Bechir Laabidi
15- Adel Jayar
16- Isamel El Jawhari
17- Lazhar Ben Abdelmalek
18- Mdhaffar Labidi
19- Haroun Hlimi
20- Taieb Ben Othman
21- Boubaker Ban Boubaker
22- Radhouane Bouzayane
23- Makram Mejdi
24- Adnane Hajji
25- Sami Ben Ahmed (Amaydi)
26- Othamn Ben Othamn
27- Ghanem Chriti
28- Mahmoud Helali
29- Boujemaa Chriti
30- Abid Khélaifi
31- Habib Khédhir
32- Rachid Abdaoui
33- Hassen Ben Abdallah
34- Mohsen Amidi
35- Maher Fajraoui
36- Ridha Amidi
37- Elfahem Boukadous
38- Mouhieddine Cherbib.

(Source: ' Tunisia Watch' le blog du juge Yahyaoui Mokhtar le 14 novembre 2008)
 
Forum démocratique pour le travail et les libertés 
Communiqué
  30 novembre 2008
 
Une fois encore, les autorités empêchent l’activité du FDTL. Après avoir, au mois de septembre, pressé le directeur de l’hôtel THYNA à SFAX (300 km au sud de Tunis ) de rompre le contrat de location d’une salle qui devait abriter le samedi 20 septembre 2008 une réunion publique organisée par le FDTL sur le thème «  Elections de 2009, quel rôle pour l’opposition ? », les autorités ont refusé de nous accorder l’espace culturel Mohamed Jamoussi pour y tenir une réunion publique dans la même ville de Sfax et sur le même thème. Le directeur de de l’espace a prétendu que la salle était occupée par des activitées déjà programmées, mais le prétexte est d’autant plus fallacieux que lorsque nous lui avons demandé qu’il nous propose la date et l’heure qui lui conviennent, il a avoué que l’affaire le dépasse. L’implication des autorités sera prouvée par la présence massive des policiers en civil aux alentours du lieu de réunion et l’impossibilité pour les invités de s’installer au café proche. Dr Benjaafar secrétaire général et Jalel Bouzid, membre du bureau politique du FDTL sont venus accueillir leurs invités. Le harcèlement va se poursuivre lorsque, accompagné de quelques camarades, le secrétaire général s’est rendu au domicile de Jalel Bouzid.. La police va encercler les lieux.
Le FDTL qui  a respecté toute la procédure prévue dans l’organisation d’une réunion publique, exprime sa forte réprobation à l’égard de ces procédés qui confirment l’étouffement extrême de la vie politique en Tunisie puisque même un parti légalisé n’est pas en mesure d’organiser une réunion dans un lieu public ou privé et de rencontrer des citoyens qui veulent dialoguer avec ses responsables. Cela se passe au même moment où le pays est envahi par la propagande permanente d’un Etat-parti qui non seulement accapare tous les espaces mais instrumentalise l’appareil administratif et sécuritaire  pour empêcher ses adversaires de s’exprimer et entraver tout mouvement de la part de ses opposants, contredisant les règles les plus élémentaires d’une compétition sereine.
Contrairement à la loi, la police fonde de plus en plus sa conduite sur la criminalisation de toute activité indépendante ou opposée à l’Etat parti, qu’il s’agisse de partis, associations ou syndicats. La gravité d’un tel comportement est  plus significative si on prend en compte le fait que  le pays est à la veille du rendez vous électoral de 2009. Si les conditions actuelles perdurent, ces élections n’auront aucun sens.
Le FDTL interpelle les autorités sur la nécessité  de prendre les mesures d’ouverture indispensables pour que ce rendez vous ait un sens. Il demande aux autorités de mettre un terme  à ces procédés qui entravent l’activité pacifique des partis et des organisations indépendantes. Il appelle les forces vives du pays à redoubler de vigilance et à s’opposer fermement à ces dérapages aux conséquences particulièrement graves.
 
Mustapha Benjaafar
Secrétaire général
 

Le procès contre le journal tunisien Al-Mawkef reporté au 3 janvier

 APA-Tunis (Tunisie) Le tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter au 3 janvier 2009 l’affaire opposant l’hebdomadaire Al-Mawkef, organe de presse du Parti Démocratique Progressiste (PDP), à cinq sociétés tunisiennes de distribution d’huile de table qui avaient porté plainte contre le journal pour un article mettant en cause la qualité de l’huile distribuée par ces entreprises.
Les cinq entreprises de commercialisation de l’huile de table réclament chacune le paiement de 500 mille dinars de dommages et intérêts.
Par ailleurs, annoncée pour samedi à Tunis, la vente aux enchères des équipements d’Al-Mawkef, en application d’un jugement rendu en faveur de la Banque de Tunisie qui réclame à la direction du journal le paiement d’une dette remontant à 1995, n’a finalement pas eu lieu.
Le report de la vente est dû à l’absence de l’huissier de justice chargé d’ouvrir les enchères, selon des sources proches des deux parties.
Ahmed Najib Chebbi, fondateur et président historique du PDP, a maintenu sa candidature aux prochaines élections présidentielles 2009 malgré le fait qu’il n’en ait pas le droit, sur la base de la législation en vigueur.
Selon les observateurs, c’est cette candidature et les critiques acerbes contre le régime de Ben Ali qui sont à l’origine des rapports tendus entre son parti et les autorités tunisiennes.
Me Chebbi a observé plus d’une fois la grève de la faim au siège de son association, dans le centre de Tunis.
 
TM/od/APA
01-12-2008
 

Zone de libre-échange: les négociations Tunisie-UE doivent englober tous les aspects, selon Bruxelles
AP: Lundi 1 décembre, 22h05
Les négociations entre la Tunisie et l'Union européenne (UE) en vue de l'établissement d'une zone de libre-échange (ZLE) totale "s'annoncent bien" et doivent englober "tout ce qui a trait à l'Etat de droit", a déclaré lundi un haut responsable de la Commission européenne, Hugues Mingarelli, à l'occasion d'un séminaire organisé à Tunis par l'hebdomadaire "L'économiste maghrébin". Lire la suite l'article

Après l'entrée en vigueur en janvier dernier d'une ZLE pour les produits industriels, Tunis et Bruxelles discutent actuellement de la libéralisation de trois autres secteurs "sensibles": l'agriculture, les services et l'investissement, thème de ce séminaire auquel participaient plusieurs membres du gouvernement tunisien, des responsables de la Commission européenne et un grand nombre d'opérateurs de Tunisie et d'Europe.
Lors d'une rencontre avec la presse, M. Mingarelli qui est en charge des relations extérieures à la Commission, a salué "la volonté politique des deux côtés pour se lancer dans cette libéralisation".
Il a cependant prédit que "les intérêts n'étant pas les mêmes immédiatement pour l'ensemble des parties prenantes, des compromis seront nécessaires lors de cette négociation".
L'ambassadeur de France à Tunis, Serge Degallaix, dont le pays assure la présidence en exercice de l'UE, a espéré que les négociations pour la mise place de la ZLE escomptée seront achevées en 2009/2010 pour "ouvrir une nouvelle page dans les relations Tunisie-UE". AP

 
La face cachée de la débâcle politico-économique

La crise financière internationale et ses conséquences déroutantes qui vient de frapper tous les peuples du monde et particulièrement  les plus fragiles et les plus marginalisés de la rive  Sud, aggravant par là la situation de précarité, de chômage massif et d’exploitation des travailleurs et des plus démunis, a été, sans doute précédée par une grave crise politique qui a frappé depuis des années le droit international, sans cesse agressé, voire violé à répétition ; une grave crise qui a  secoué depuis ces grandes institutions internationales et régionales, garantes de sa pérennité, de sa protection et de sa bonne application.

La déroute a commencé par les  attentats terroristes du 11 septembre 2001 - qui ne peuvent trouver une quelconque justification et leurs auteurs doivent être traduits en justice - qui ont eu l’effet d’un électrochoc, inscrivant la lutte contre le terrorisme en première ligne de l’agenda international, sans toutefois garantir le respect des normes universelles de protection des droits de l’Homme. Désormais tout est permis au nom de la lutte contre le terrorisme : des guerres d’occupation à l’ouverture de lieux secrets de détention dans les quatre coins du monde, en passant par le camp de Guantánamo, ouvert depuis l’automne 2001 sur la base militaire navale américaine de Cuba, un lieu de détention militaire de haute sécurité, hors de tout cadre juridique, aux prisons secrètes de la honte,  sans oublier les horreurs de Abou Ghraïb, les vols secrets de la CIA, les transferts illégaux de prisonniers …….Ces viols gravissimes de droit appliqués par les pays dits démocratiques ont mis le monde entier dans un chaos total  car il a légitimé toutes les politiques dictatoriales dans le monde et encouragé les régimes les plus répressifs à poursuivre leurs crimes en toute impunité. C’est la face visible de la déroute qui a fortement ébranlé le droit au détriment de la force, affaibli le mouvement  international des droits humains et provoqué  l’indignation  des peuples du monde.

L’autre face de la débâcle n’est pas aussi manifeste, mais aussi grave que la première car elle installe la grave crise des valeurs et des droits dans la durée et rend ces viols répétitifs aussi légitimes que leurs auteurs.. Rappelons-nous seulement la place accordée par l’UE aux régimes arabes les plus répressifs et les plus corrompus qui ont fait de leurs pays des prisons géants aux barreaux invisibles…..

 Il y’a quelques semaines, un évènement d’apparence anodine a eu lieu, ce qui nourrit nos craintes et nous laisse dubitatifs quant au rôle que jouent actuellement ces institutions face aux graves violations du droit qui ébranle le monde : Les 7 et 8 octobre 2008, une grande conférence sur les 60 ans de la déclaration universelle des droits humains intitulée : «  Les défenseurs ont la parole » a  été organisée à Bruxelles par la Commission européenne, le Parlement européen et les Nations unies. Cette conférence a réuni « des défenseurs des droits humains » issus de plus de 40 pays, « des représentants d'organisations internationales de défense des droits humains », la Commission européenne et le Parlement européen. Parmi les responsables onusiens et européens  qui ont animé la conférence figurent M. Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne, Mme Navanethem Pillay, le nouveau Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, M. Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen et Mme Margaret Sekaggya, rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l'homme.

De la Tunisie, les organisateurs de la conférence ont invité au nom de la société civile tunisienne, des faux  défenseurs des droits humains. Ils sont tous des agents au service de la dictature qu’on expédie dans le monde entier pour chanter les louanges du pouvoir de Ben Ali. Ils sont tous des représentants d’organisations véritablement gouvernementales (OVG), connus par toutes ces institutions mais aussi par toutes les ONG internationales et régionales, par tous les médias, observateurs et même les différents renseignements généraux des pays d’Europe.

 Surprise et très mal à l’aise, la présidente de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD), Mme Khédija Chérif, qui se trouvait par hasard sur les lieux est allée voir les organisateurs et demander une explication quant à l’absence des représentants des organisations indépendantes des droits humains.. Le problème n’est que technique, lui a-t-on rétorqué. Ils ont été invités par mail, mais personne d’entre eux n’a donné suite !

 De la Tunisie, Maître Mokhtar Trifi, président de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) et Mme Sihem Ben Sedrine, porte parole du Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT) affirment n’avoir rien reçu et s’étonnent si le problème est technique car il y’a d’autres moyens de communication autre que le mail qu’ils savent utiliser, s’il y’avait vraiment une volonté politique pour les inviter ; d’autant plus qu’il y’a à Tunis des représentations onusienne et européenne permanente !

 Dans le passé, les deux partis se trouvent face à face dans des telles manifestations, tous avec leurs badges et le libre accès aux salles de réunion et aux différents débats organisés, et lorsque les militants demandent des éclaircissements, on leurs dit qu’ils ne peuvent faire autrement.  

 Maintenant les choses prennent une autre tournure, Célébrer ce 60ème anniversaire de la déclaration universelle des droits humains avec les auxiliaires de la dictature est un viol caractérisé des droits des tunisiens aux droits et aux libertés fondamentaux, c’est nier la répression sauvage qui sévit tout un peuple, en proie aux pires violations des droits….

Cette politique fait  en réalité l’écho du discours officiel du président de la République française, en visite d’Etat en Tunisie, fin avril 2008, lorsqu’il déclare qu’ « Aujourd'hui, l'état des libertés progresse en Tunisie ». Le monde entier en est témoin.

Il est évident que le préjudice porté au combat des Tunisiens pour leur dignité et l’intention de ces institutions de faire la sourde oreille à la cause des droits, des libertés et de la démocratie les affecte  au plus haut niveau et les discrédit. 

Les déséquilibres financiers et la grave récession qui se développent et s’installent çà et là, et qui réfutent aujourd’hui le mythe néo-libéral sur les vertus de la solidité et la fiabilité des institutions financières actuelles et l’échec annoncé des mesures de sauvetage que réalisent les pays développés pour tenter de consolider un système financier mondial totalement disloqué, annoncent un dérèglement sans précédent qui touche tout le système, dans sa totalité et qui appelle à la vigilance de toutes les femmes et tous les hommes libres car un autre monde est non seulement possible mais indispensable.


Paris, le : 01/12/2008

Fatma BOUAMAIED KSILA 
 

Tunisie : “l’homme d’affaires” Imed Trabelsi ou “la vérité si je mens”

By Faouzi Mahbouli  (*)

J’avoue que je ne souhaitais pas trop m’étaler sur ma malencontre, parce que la Justice va avoir à se prononcer prochainement sur ce sujet, mais face à une présentation aussi élogieuse du “groupe” de “l’homme d’affaires” Imed Trabelsi, je me devais de fournir des précisions à nos amis lecteurs, quant à ce “miracle de réussite tunisien”.

Avant de “faire mon retour définitif”, comme beaucoup de tunisiens, j’avais entendu, (mal) parler du sulfureux Imed Trabelsi, mais je ne savais même pas à quoi il ressemblait. Ce dernier m’avait été envoyé par le complexe sidérurgique El Fouladh, à l’occasion du démarrage du chantier de son projet immobilier de 10 étages et 30 000m2 couverts, “Résidence Beau Rivage», situé sur le domaine public maritime du Kram et de terrains de la municipalité (dont il est président de fait), ces terrains expropriés et rachetés, il ne les a jamais payés, malgré le vil prix consenti.

Il était donc venu me voir pour avoir le prix le plus proche du prix de cession d’ El Fouladh, à travers ma société de négoce en gros de matériaux de construction, Cash & Carry, car il lui fallait prés de 1000 tonnes de fer à béton. Il me proposa de l’assister dés le lendemain de notre rencontre pour tout ce qui concernait l’approvisionnement en matériaux de son projet et de ses 2 villas à Carthage (l’une à l’entrée de l’ IHEC, et l’ autre au niveau des villas romaines, en pleine zone archéologique, face de la clinique obstétrique de Carthage).

Il m’offrit très rapidement de diriger les opérations à partir de son siège Univers Groupe situé aux Berges du Lac. Ce siège constitué d’une vingtaine de bureaux abritait à l’époque quelques malheureux journalistes qui avaient commis la tragique erreur de quitter leur poste afin de travailler pour son éphémère magazine “Univers Sport”. Il y avait aussi une secrétaire qui ressemblait à une danseuse de cabaret à l’accueil et une sorte de coursier, comptable toujours dégoulinant de sueur qui courrait et suait dans tous les sens.

Ces 2 villas jumelées, surmontées d’ une énorme (et ridicule) enseigne UNIVERS GROUP, étaient un drôle d’ endroit où le célèbre homme d’ affaires ne venait presque jamais… Il avait ses bureaux dans un immeuble voisin “Le Green Center”. En fait cette administration était censée être la vitrine légale du groupe, et les dossiers sensibles étaient gérés au “grinnn” (comme il se plaisait à le dire).

De quoi était composé cet UNIVERS GROUP ? RIEN !!!!

La société IMED de promotion immobilière (rebaptisée Loft Immobilier par mes soins) existait pour les besoins du projet qui démarrait…mais tout le reste était du vent !

AGRIMED, BATIMED, STICC…des patentes ouvertes sans personnel, sans comptabilité, sans factures … En fait ces entités ne servaient qu’a ouvrir des comptes bancaires, obtenir des crédits et des appels d’offres truqués….Je revois encore le fou rire de Majdi le coursier comptable, lorsque je lui ai demandé les bilans de ces sociétés pour essayer de réaliser une plaquette de présentation du groupe….” vous êtes sérieux Si Faouzi !!! S’esclaffa t ‘il !”

Pourtant il me fallait cela, car après avoir expliqué à “l’homme d’affaires” qu’il devait changer le nom de son groupe et celui de ses sociétés trop “médisants”, j’avais eu la mission de favoriser l’expansion internationale de cette holding. En effet en moins de trois mois j’avais été “promu” par l’homme d’affaire, au “prestigieux et convoité ” titre de “L’Homme qui allait donner une vraie dimension à son groupe ” rien que cela ! Juste, après avoir participé à une dizaine de réunions concernant essentiellement le chantier et le magazine sportif.

Mais quelle était donc la réalité de ce groupe avant mon arrivée ?

- Des titres fonciers….des boîtes archives pleines de titres fonciers de terrains et de villas à Carthage, aux Berges du Lac, à Kallat Landlous, au Kram, à Grombalia, à Hammamet….un impressionnant patrimoine !

- Un entrepôt de vente au marché noir de bière et de vin, en location gérance, la fameuse (Société de Distribution du Nord)…un vulgaire garage sans enseigne situé à Bhar Lazreg…mais qui génère prés de 30 000 DT par jour, cet entrepôt fournit tous les revendeurs clandestins car son bon de livraison est un sauf conduit en cas de contrôle de police.

- Un quota d’ importation de bananes, ce quota réparti à la suite d’ une bagarre avec les Ben Ali permettait à l’ Homme d’ affaires d’ en tirer entre 650 000 DT et 1 Million de DT par an, au titre de la “location ” de ce quota !

- Autoroutes et signalisations, n’est qu’une patente créé à l’occasion d’un marché offert par sa mère (ou sa tante) Leïla Ben Ali…le traçage et l’équipement des autoroutes en réflecteurs fluo… (Les dos d’âne en caoutchouc…c’était lui !)…. Je préfère ne pas vous décrire ses partenaires siciliens sur ce marché….!

- International Trading Company…un code en douane, rien de plus….! Cette société sans personnel, sans comptabilité importait tout ce que vous pouvez trouver à Moncef Bey et Sidi Boumendil…en fait, la “société ” n’importait rien …mais elle “dédouanait” les importations sauvages de tout importateur moyennant finance.

Compte tenu de ces éléments, la préparation d’ une plaquette de présentation du “groupe”, rebaptisé “Med Busines Holding” en préparation de la visite des responsables du groupe Bricorama, dans un premier temps, fut un remake du film ” LA VÉRITÉ SI JE MENS”…

À suivre….

(*) Homme d'affaire tunisien, ancien associé de Imed Trabelsi et créateur sur Facebook du groupe "Real Tunisia News"

(Source: Nawaat.org, le 1er décembre 2008)

Lien: http://w.nawaat.org/portail/2008/12/01/tunisie-lhomme-daffaires-imed-trabelsi-ou-la-verite-si-je-mens/

 

Tunisie Zapping: La veille de quoi "si Mustapha?"

 

Lundi 1 décembre 2008

 

Par Sami Ben Abdallah
www.samibenabdallah.com
 

 

Vendredi 28 novembre 2008, la mère de Maya Jribi secrétaire générale du Parti Démocratique Progressiste est morte. Paix à son âme. Maya, il n’y a pas de mort juste ou injuste, la mort est toujours douloureuse. Tiens bon et encore une fois, toutes les  condoléances de ceux qui t’aiment.

 

 

Mustapha Ben Jaafar : La veille de quoi « Si Mustapha ? »

SwissINFo du 30/11/2008 reprise par Tunisnews en arabe du même jour. Interview de Mustapha Ben Jaafar par Slah Eddine Jourchi. Résumé : Mustapha Ben Jaafar confirme qu’il pense aux présidentielles. A plusieurs reprises, il a évoqué le scénario suivant : «  faire campagne puis la veille des élections, s’accorder sur un candidat unique de l’opposition. Mustapha Ben Jaafar s’est dit prêt à soutenir Ahmed Ibrahim ( et Maya Jribi, Secrétaire générale du PDP, si elle s’était présentée) mais pour Nejib Chebbi, Mustapha Ben Jaafar est formel. Il soutiendra son droit de se présenter mais  pas plus ».

 
 
 
Première conclusion : Un coup politique énorme de Mustapha Ben Jaafar à Nejib Chebbi. Comme Ahmed Ibrahim secrétaire générale d’Ettajdid se présente, le fait que Mustapha Ben Jaafar se dit « prêt » à soutenir Ahmed Ibrahim et renoncer à sa candidature «  la veille des élections »  privera (dans les faits) Nejib Chebbi du soutien de tout le segment politique des « francophones » (Ayachi Hammami, proche de l’extrême gauche et Khemais Chammari, le « presque » Directeur de Campagne et son second,  ont échoué à lui apporter ses soutiens) et privera Nejib Chebbi de beaucoup d’arguments ( il sera perçu comme un diviseur, qui refuse de soutenir Ahmed Ibrahim, qui met ses ambitions personnelles avant les intérêts des Oppositions…etc). Le tandem Mustapha Ben Jaafar-Ahmed Ibrahim  pourrait bénéficier du soutien politique de la Gauche française (Le Parti Communiste et le Parti Socialiste) quand la candidature de Nejib Chebbi (qui n’a pas d’entrées politiques en France) sera vue comme l’alliance du PDP avec les islamistes. Mustapha Ben Jaafar a tout intérêt finalement à s’associer avec Ahmed Ibrahim (il pense aux législatives) car une telle alliance va compliquer la donne à Nejib Chebbi (chacun de ses hommes se positionne aussi pour l’après 2009. En s’alliant, ils vont écarter un adversaire. Aussi, Ettajdid et dans une moindre mesure le FDLT veulent être le centre de la Gauche, positionnement occupé actuellement par le PDP). En somme, la marge de manœuvre de Nejib Chebbi se rétrécit de plus en plus et il devrait se dépasser (il en est capable) pour se donner un nouveau souffle.

 

Par ailleurs, dans ses réponses, M.Mustapha Ben Jaafar a utilisé cette expression plus qu’ambigüe : « la veille des élections » (on se décidera, on verra…etc). Qu’entend M.Mustapha Ben Jaafar par la veille des élections ? La veille du vote ? La veille du dernier jour du dépôt des candidatures ?

 

Petit message à beaucoup de personnes qui se reconnaitront. Le blog samibenabdallah.com était le premier à annoncer la candidature de Mustapha Ben Jaafar depuis dix jours. Aux lendemains de cette annonce, plusieurs politiques m’avaient dit (résumé des commentaires) : «  il faut que tu sois sérieux ! le porte parole du FDLT en France a fait l’annonce de la candidature dans un contexte « très particulier » (qui n’a pas échappé aux présents). Tu n’aurais pas dû rapporter cette annonce ! C’est pas sérieux voyons ! Mustapha Ben Jaafar ne peut pas se déclarer candidat, il n’y pense même  pas » !

Moi j’ai soutenu que la logique politique  qui découle du parcours de Mustapha Ben Jaafar et l’effet de la candidature de Nejib Chebbi veulent que Mustapha Ben Jaafar a tout intérêt à se présenter, c’est pourquoi j’ai pris le risque d’annoncer cette candidature sur mon blog ».

Dix jours après ! Mustapha Ben Jaafar confirme cette candidature aux présidentielles. Comme quoi, j’avais raison. Ça fait prétentieux ?

 

 

Néjib Chebbi engage le bras de fer

 

Article publié à JeuneAfrique du 16 Novembre 2008 (N°2497), par Samy Ghorbal. Extrait : Inflexible. Néjib Chebbi, 64 ans, avocat et leader historique du Parti démocratique progressiste (PDP), la plus remuante et la mieux structurée des formations de l’opposition tunisienne, a obtenu, le 10 novembre, le feu vert de son parti pour maintenir sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2009, au cours de laquelle le président Zine el-Abidine Ben Ali briguera un cinquième mandat

 

 

 

Borhene Bsais

 Alaa Chebbi animateur de « C’est moi »  de HTV  a invité Borhene Bsais lors de sa dernière émission (disponible sur dailymotion).Un mot pour Alaa Chebbi dont sa façon d’animer l’émission se « routinise » de plus en plus : Il est assez intelligent pour oser des innovations.

Quant à  Borhene Bsais, il  a fait l’unanimité : il reste impopulaire en dépit de tous ses efforts d’injecter une dose critique dans ses déclarations. Borhene Bsais  semble conscient de son impopularité et essai depuis des mois de  changer son positionnement. Mais  son discours manque de cohérence : trop populiste, trop démagogue et,  trop de contradictions. Exemple : sa déclaration dans laquelle il a soutenu «je suis pour qu’on discute nos problèmes entre nous mais quand il y a des étrangers, on doit se taire et ne pas les évoquer». De tels propos choquent ! Car Borhene Bsais devrait comprendre que  la logique tribale (moi contre mon cousin et moi et mon cousin contre l’étranger) ne peut pas fonder « la citoyenneté ». Seul l’universalisme républicain le pourrait. Par ailleurs, il devrait comprendre  que la souveraineté ou le patriotisme ne sont pas «se taire sur nos problèmes ».( ces réflexions déçoivent plus qu’autres choses et montrent les limites de l’intellectuel qui se veut politicien aussi. Car l’intellectuel se doit d’être libre quand le politicien agit sous contraintes )

Borhene Bsais devrait lire aussi des livres d’histoire :  un peu de De Gaulle qui  s’est exilé à Londres et a été aidé par Tchurchill, un peu d’histoire française (il comprendra toute l’aide apportée par les Américains pour libérer la France). Quant au prophète Mahomed, il  devrait s’estimer chanceux que Borhene Bsais n’était pas un de ses contemporain, sinon il l’aurait qualifié, quand il s’est exilé à Médine de « traître à la patrie » et de « vendu à l’étranger ».

A défaut,  d’Ancien sympathisant du Parti du Libération Islamique, devenu plus tard sympathisant du POCT (extrême gauche), puis ancien opposant, Borhene Bsais risque de devenir un ancien «projet d’intellectuel tunisien » ou «un ancien projet de communicant qui aurait pu participer à l’évolution du débat politique en Tunisie ».

Incontestablement, l’environnement dans lequel évolue Borhene Bsais est miné de contraintes mais il est en train de scier la branche sur laquelle il est assis. Et il le sait.

 

 

 

Marie-George Buffet propose à l'ensemble des forces de gauches et des  organisations sociales et syndicales la constitution d'un comité de  solidarité avec la Tunisie

                                         

Marie-George Buffet propose de constituer un comité ou une coordination  de solidarité et pour la démocratie en Tunisie qui regrouperait en  France, l'ensemble des forces politiques de gauche, avec les  organisations sociales et syndicales qui veulent se tenir aux côtés du  peuple de Tunisie et qui souhaitent aider tous les démocrates de ce pays.

  Marie-George Buffet a adressé la lettre ci-joint aux  rganisations suivantes :  Parti socialiste, Parti de Gauche, Les Verts, MRC, PRG, LCR, Attac, CGT,  CFDT, FO, Solidaires, FSU, Femmes solidaires, Syndicat de la  magistrature, Ligue des droits de l'Homme, Amnesty internationale,  Réseau euroméditerranéen des droits humains, Comité pour le respect des  libertés et des droits humaines en Tunisie...


Extrait de la lettre: 

"Je reviens de Tunisie où je me suis rendue avec une délégation d'élu(e)s, de personnalités politiques et de la société civile de France. Nous avons rencontré des forces sociales et politiques tunisiennes agissant pour la démocratie, notamment un ensemble de partis politiques et des associations comme la Ligue tunisienne de défense  des Droits de l'Homme, des associations de femmes, ou encore des membres de l'Union générale tunisienne du travail...

 

Cette visite nous a confirmé avec force le problème très sérieux posé par la nature du régime politique dirigé par le Président Ben Ali. Le mépris des libertés essentielles, la pression politique permanente sur l'opposition démocratique et le harcèlement dont sont victimes ses dirigeants mais aussi les défenseurs des Droits de l'homme, la censure systématique, les pratiques violentes du pouvoir... toutes ces pratiques profondément choquantes caractérisent un régime qui foule aux pieds quotidiennement les règles élémentaires de la démocratie et de l'Etat de droit et refuse de répondre autrement que par la répression aux légitimes revendications sociales qui s'expriment de plus en plus fortement, comme dans le bassin minier de Gafsa".


 Premiére r
emarque : des ONG tunisiennes qui devraient recevoir ce courrier, seul le CRLDHT (présidé par Kemel jendoubi, président aussi Réseau euroméditerranéen des droits humains y figure). On ne sait pas si les autres ONG ou représentations des ONG et des partis politiques tunisiens présents en France, ont été exclus ou se sont exclus (Exemple l’ATF, le POCT, le FDLT, le PDP…etc).

 

 

Deuxième remarque : Dans une déclaration transmise à l'AP(28/11/2008), les associations tunisienne s'élèvent contre cette « soi-disant mission de solidarité », considérée comme « absolument dépassée et relevant d'une époque révolue », la qualifiant « d'interventionnisme néocolonialiste ».
« C'est à la société civile tunisienne et non à une délégation d'activistes étrangers, d'ailleurs connus pour leurs partis pris contre la Tunisie, de venir 'évaluer' la situation dans le pays », ajoute le communiqué.Parmi les signataires figurent notamment l'Association tunisienne des parlementaires tunisiens, l'Union des écrivains tunisiens, la Ligue africaine des droits de l'Homme (Paris-France), l'Association tuniso-européenne des femmes d'affaires (Paris-France).
Ils les accusent de "tenter d'instrumentaliser 'la soi-disant situation dans le bassin minier' alors même que la situation dans cette région est revenue à la normale depuis belle lurette".

Libre à chacun de se faire un avis sur la question.

 

  

 Al_Watan N° 61 (Journal de l'UDU)

Le numéro 61 d’Al Wattan, Journal de l’Union Démocratique Unioniste (UDU, majorité présidentielle) est paru. Vous pouvez le lire sur ce lien en cliquant ici. Pour ceux qui le peuvent, merci d’acheter le journal. Al _Watan _61_UDU.pdf

 

 

 

 

 

Tahar Labidi

Interviewé par Alfajr News (21/11/2008) le journaliste Tahar Labidi  revient sur son exil en France suite de sa condamnation en Tunisie en 1992 pour diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l’ordre public. Depuis 1992, précise Tahar Labidi, «je n’ai pu revoir mon père que l’été dernier en France ». Et d’ajouter «au départ il ne m’a pas reconnu ». Une phrase qui traduit tout le calvaire que vivent plus d’un exilé tunisien.,   tel cet autre dont la  « petite » sœur passait son examen du sixième primaire en 1990. Aujourd’hui, cette « petite » sœur est mère de deux enfants.

 

 

Thameur Driss, député d’Ettajdid

 

Photo de M.Bechir Tekkari (Ministre de la Justice)

Assabah du 26/11/2008 (repris par Tunisnews en arabe du 27/11/2008) :

Thamer Driss, député d’Ettajdid (Parti légal) a soulevé la question du classement de la plainte contre x suite aux décès de spectateurs venus assister au show de la Star académie à Sfax. Selon le député, « les familles des victimes n’ont pas touché la moindre compensation financière alors que la responsabilité des organisateurs est presque établie ». Assabah ne rapporte pas la réponse du ministre de la justice Monsieur Bechir Tekkari à cette question.

 

 

 

 

Excuses  à En Nahdha

Tunisnews en arabe du 27/11/2008. Le responsable du site du pdpinfo.org (site web du Parti Démocratique Progressiste, parti légal) a présenté ses excuses aux parti et militants d’En Nahdha suite à la publication d’un article qui contiendrait des insultes à ces derniers. Le responsable du site a  précisé «ce contenu contredit la ligne éditoriale du parti et de pdpinfo.org ». Et il s’est cru obligé d’ajouter aussi «et contre mes propres convictions, c’est pourquoi je l’ai supprimé ».  On se croirait sur un site ou un blog perso.

 

 

 

Saisie des biens  du journal Al Mawquif :

Tunisnews en arabe du 28/11/2008 est revenue en détails sur la saisie des biens du journal Al Mawquif (journal du PDP, légal, hebdomadaire, 10.000 exemplaires vendus par semaine). Le texte en arabe intitulé « introduction à la conférence de presse du journal Al-Mawquif », non signé, revient sur les détails du différend  qui date de 1984 et qui oppose Al Mawquif à une banque tunisienne. Le texte détaille toutes les irrégularités juridiques qui ont entaché cette saisie et rappelle que 20% des créances des banques tunisiennes seraient irrécouvrables. On n’a jamais entendu  une banque tunisienne faire la moindre démarche de saisie contre des hommes d’affaires tunisiens dont les noms ont été publié dans une liste nominative sur le web et qui ont emprunté des milliards de dinars tunisiens sans les rembourser.

 

 

Mustapha Ben Jaafar,

Kalima du 26/11/2008 a  précisé  que Mustapha Ben Jaafar a été convoqué à comparaître devant le procureur pour le 1 décembre 2008 en rappelant qu’il a été déjà convoqué le 20 novembre 2008. Mustapha Ben Jaafar a été convoqué en sa qualité de directeur de rédaction de l’hebdomadaire Mouwatinoun (1500 exemplaires vendus par semaine). Il est question d’un article d’Om Zied (Neziha Rejiba) accusant le pouvoir d’avoir piraté le site de Kalima. Mais personne ne sait si la première plainte contre Om Zied a été abandonnée ou pas ni le résultat de l’audience du 20 novembre.

 

 

 

 

 

 

Le journaliste Zied El Hani a été élu membre du bureau exécutif de l’union des journalistes africains. Félicitations. Zied El Hani a exprimé une partie de sa déception à cause du fait que son élection est passé inaperçue ou presque dans les journaux des oppositions.

 

 

 

Abdessalem Bouaicha (de l’Union Démocratique Unioste, parti légal majorité présidentielle) a commis un article assez intéressant sur la nécessaire restructuration des partis politiques.(article repris par tunisnews en arabe du 29/11/2008). « L’absence de l’engagement citoyen au sein des partis d’opposition est la conséquence de la politique des partis au pouvoir qui ne veulent pas que les citoyens prennent connaissance des programmes des oppositions » selon Abdessalem Bouaicha

 

Abdelmajid Najjar

Dans une interview accordée au site islamiste Islamonline, reprise par Tunisnews du 29/11/2008, M.Abdelmajid Najjar présenté comme étant l’un des grands dirigeants d’En Nahdha alors qu’il a nié lui-même toute implication organisationnelle au sein du parti, a soutenu que « le vide politique laissé par En Nahdha a été rempli par les Jihadistes ». Comprendre des déclarations de M.Najjar  que seule une réintégration d’En Nahdha dans le jeu politique est capable d’apporter une solution à la question des Jihadistes.

Cette thèse classique soutenue par les supposés modérés d’En Nahdha a été démenti en France par exemple, qui vit aussi une montée des filières Jihadistes (vers l’Afghanistan et l’Irak).  L’intégrisme est un problème de fond (exclusion sociale, injustice, absence des libertés) et non d’encadrement. En Nahdha c’est une chose, les islamistes, c’en est une autre et l’islam c’est une troisième chose. Mais M. Najjar confond tout.

 

Fadel Beldi rompt avec le silence

Article de Fadel Beldi publié  par  Tunisnews du 29/11/2008 (article en arabe, Fadel Beldi rompt avec le silence). Fadel Beldi, un des fondateurs historiques du Mouvement de la Tendance Islamique qui a donné naissance à En Nahdha ainsi qu’à d’autres groupuscules,  revient sur l’affrontement entre le pouvoir et En Nahdha. « Il est clair que le pouvoir assume une certaine responsabilité politique », écrit-il. Et d’ajouter « il est clair aussi que la direction d’En Nahdha (comprendre M.Rached Ghannouchi  et ses partisans?) assume une responsabilité politique aussi ». Et de finir, « par conséquent, est-il logique que ceux qui assument  une responsabilité dans cet échec restent à la tête d’En Nahdha » ?

 

 

Mme Khedija Chérif

Le Temps du 21/11/2008 repris par Tunisnews en Français du même jour, on y lit : «  Mme Khedija Chérif a décidé de ne pas briguer un second mandat à la tête de l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates. Elle a souligné à cet effet que chez les femmes démocrates « l'alternance ne se déclare pas elle se pratique. Elle constitue un moment fort pour dynamiser la vie de l'Association ». En Tunisie,  il y a déjà un modeste acquis qu’est l’alternance au sein du barreau des avocats (chaque bâtonnier s’engage à ne briguer qu’un seul mandat) et à l’ATFD sinon pour le reste, ONG, partis politiques (pouvoir et oppositions) en Tunisie ou à l’étranger,  tous appellent à l’alternance mais rares sont ceux qui la pratiquent dans les faits.

 

 

RSF

Communiqué de RSF daté du 25 novembre 2008  (repris par Tunisnews en français du même jour) qui revient sur  l’arrestation d’une journaliste de l’équipe de kalimatunisie.com. On y lit : « Les collaborateurs des rares médias indépendants existant en Tunisie, tels que Kalima et la chaîne de télévision Al-Hiwar Attounsi, sont étroitement surveillés et régulièrement empêchés de couvrir l’actualité. Cet incident est de mauvais augure pour le lancement de Radio Kalima, prévu dans quelques semaines. Le paysage médiatique tunisien ne peut se suffire des journaux d’Etat et des publications privées liées au pouvoir, qui se gardent bien de couvrir les mouvements de contestation dans le pays », a affirmé Reporters sans frontières.

A propos «des rares médias indépendants existant en Tunisie, tels que Kalima et la chaîne de télévision Al-Hiwar Attounsi», RSF ou ses « conseiller(e)s tunisien(n)es) devraient savoir que d’autres « médias indépendants  existent en Tunisie » tels le journal Al-Mawquif, Mouwatinoun, Attariq Al Jedid ainsi que des journaux en ligne indépendants (qui évoluent dans des conditions difficiles). A défaut,  à force de constater « la sélectivité  communicationnelle » de RSF, cette ONG risque de perdre sa crédibilité.

 

Information en Tunisie: un droit ou une faveur ? de Amel Belhadj Ali

Article d’Amel Belhadj Ali de Webmanager du 27/11/2008,  repris par tunisnews  en français du 29/11/2008. On y lit : « Et Dieu sait à quel point la trouver est difficile dans notre pays car tout ou presque relève des secrets des Dieux…même s'agissant d’informations tout à fait banales…Ainsi si vous voulez avoir un renseignement relevant d’une source officielle, vous devez bien évidemment passer par l’attaché de presse qui ne peut pas décider par lui-même s’il doit la fournir ou pas. Pour que ce soit encore plus officiel, vous devez envoyer une requête par fax au premier responsable espérant qu’il soit disponible pour vous répondre sinon adieu le scoop… D’ailleurs, le scoop ne fait pas partie du jargon journalistique en Tunisie, de là à parler d’exclusivité… ». Tout est dit y compris la messe

Des excès, des bières et des mosquées

Par Nizar BAHLOUL

Ryadh El Andalous. Une cité résidentielle bon chic bon genre du côté de l’Ariana, banlieue nord de Tunis. C’est une petite cité calme avec son école, ses épiciers et boulangers et, bien sûr, sa mosquée.

La mosquée de Ryadh El Andalous n’est pas vraiment fréquentée (la cité n’est pas si grande que ça), mais les résidents ont estimé que si et qu’il fallait en construire une deuxième. Ryadh El Andalous aura donc une deuxième mosquée. Les fonds sont collectés, le chantier est entamé et on aura donc bientôt droit à une mosquée de plus à Ryadh El Andalous. Les uns applaudiront, les autres hausseront les épaules, préférant garder leur opinion pour eux. Dans ce genre d’histoires, il vaut mieux la boucler, car on vous attend systématiquement au tournant.

Ryadh El Andalous aura donc une mosquée de plus. Faut-il s’en réjouir ? Selon l’avant dernier numéro de Jeune Afrique, la Tunisie compterait 4483 mosquées. Soit 2230 habitants par mosquée. Soit le plus grand nombre d’habitants par lieu de culte dans la région, indique l’hebdomadaire (800 au Maroc, 600 en Algérie).

Désormais, on saura quoi répondre à ceux qui nous accusent d’être des mécréants. Eux, ils n’ont pas une mosquée pour 2230 habitants ! Applaudissons l’exploit.

Chez nous, la concurrence est rude, y compris entre les lieux de culte. Le consommateur doit toujours avoir l’embarras du choix, même là où il va aller prier. Une question me taraude cependant : selon quel critère les résidents de Ryadh El Andalous vont désormais choisir l’endroit où ils vont prier. Deux mosquées en quelques kilomètres carrés, ça fait de la concurrence. Faut surtout pas que ça aille jusqu’à la cacophonie.

Beck’s. C’est une marque de bière fort réputée. Ce serait même la bière la plus vendue au monde. Grâce à la SFBT, Beck’s sera désormais vendue en Tunisie. Jusqu’à un temps pas très lointain, les amateurs de bière n’avaient que la Celtia pour se désaltérer. Se rendant compte que l’ère de la marque unique et monopolistique est révolue, la SFBT a commercialisé, il y a quelques années, la Lowenbraü. Elle a rapidement constaté qu’aussi bien ses Celtia que ses Lowenbraü se vendaient comme des petits pains.

Le marché est cependant grand. Très grand. Un homme d’affaires décide donc de le pénétrer (Boujbel pour ne pas le nommer) et crée une nouvelle brasserie. Par cette brasserie, il envisage de créer une véritable concurrence. Il a commencé par lancer la Golden Braü, il y a quelques semaines et s’apprête à lancer la Heineken dans quelques autres semaines. Parions que ça va partir comme des petits pains.

En Tunisie, le marché de la bière est grand. Très grand. En dépit de nos 4483 mosquées, on arrive à consommer un hectolitre de bière par an. Soit dix litres par habitant ! Avec ces 10 litres, le Tunisien peut se targuer d’être l’un des plus grands consommateurs de bière de la région. C’est un autre exploit. Applaudissons !

Résumons : nous comptons le plus grand nombre de mosquées par habitant et nos habitants consomment la plus grande quantité de bière de la région. Il y a quelque chose qui cloche dans la configuration sociétale tunisienne.

Il y a tellement de contrastes et de disparités que même la loi et les plus grandes enseignes internationales s’y sont adaptées. Regardez par exemple l’écriteau accroché devant la « cave » de Géant ou de Carrefour. Il y est inscrit que la vente d’alcool est autorisée de telle heure à telle heure et tous les jours, sauf … le vendredi !

Le vendredi, seuls les étrangers peuvent s’en procurer. Les Tunisiens, nada ! Le vendredi, les Tunisiens doivent aller à la mosquée (faut bien les remplir les 4483 mosquées) et non pas acheter de l’alcool. Par contre, si vous êtes Algérien, Marocain, Libyen, voire Saoudien, de l’alcool vous pouvez vous en procurer le vendredi. Un Tunisien se doit d’être pieux ce jour-là. De gré ou de force. Qu’il soit athée, chrétien, juif ou même bouddhiste, on n’en a cure : pas d’alcool le vendredi pour le Tunisien !

Ce phénomène sociétal pourrait impressionner n’importe quel étranger et peut même servir d’études profondes pour des thésards et des doctorants.

La chose n’étonnera cependant aucun Tunisien. Il est ainsi fait le Tunisien. Grand consommateur de bière et fidèle de la mosquée. Il se la coule douce le vendredi et l’alcool coule à flot le reste de la semaine. Des blasphèmes tout au long de l’année et des "Trawih" le Ramadan. Il vole le fisc et la CNSS le matin et va prier le soir. Elle porte un foulard et grille feux rouges et priorités. A ce propos, je ne sais plus qui a dit que nous comptons le plus grand nombre d’accidents de la route par habitant. C’est un autre exploit. Celui-ci, ne l’applaudissons pas.

Ainsi vit le Tunisien. Des excès de bière, de mosquées, de salons de thé, d’accidents, de dépenses. Des excès partout. De ces excès, on en verra encore la semaine prochaine pour l’Aïd.

Faut-il s’en réjouir ? Faut-il en pleurer ? Dans ce genre d’histoires, il vaut mieux la boucler. Applaudissons. C’est mieux pour tout le monde. Joyeux Aïd.

(Source: Businessnews.com (Portail d’infos économiques- Tunis), le 1er décembre 2008)

Lien: http://www.businessnews.com.tn/home/view_article_Business?=&a=1085912


 

Nouveau sur site du mouvement algérien « Rachad » :

Algérie, le chaos en embuscade
 

 Nouveautés sur RachadTV :

Interventions des participants au colloque de Cordoue (Genève, 13-14 nov. 08)

Aussi nouveaux enregistrements sur youtube :

http://www.youtube.com/rachadtv

et

http://www.youtube.com/yourachad

 

 

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