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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2554 du 21.05.2007
 archives : www.tunisnews.net

Kalima: Ben Ali a réussi à contrôler son opposition mais pas sa Cour
Luiza Toscane: Avoir vingt ans en prison
AFP: Algérie: acteur de la crise politique, la presse tente de faire sa mue
AFP: Algérie: signature d'un protocole sur le nucléaire civil avec les Etats-Unis
AP: Les Algériens seront plus de 34 millions en 2008, selon l'ONS
Reuters: Algerian voter apathy shows worrying political void
AFP: MediSat1 offre désormais une information en continu pour le Maghreb
AFP: Le cinéma nippon réhabilite les kamikazes avec un péan patriotique
AFP: Traitement inhumain des prisonniers politiques en Corée du Nord (étude)
LIBERATION.FR : La Petite Sirène de Copenhague en burqa
Assemblée mondiale de la santé: Après le tabac, les méfaits de l'alcool

 
 Ben Ali a réussi à contrôler son opposition mais pas sa Cour
 
Omar Mestiri et Sihem Bensedrine

20 mai 2007
Le régime de Ben Ali aura vingt ans en novembre prochain ! Cette longévité constitue une performance qu’il serait superflu de nier. Depuis une dizaine d’années, nombreux sont ceux qui ont pronostiqué sa fin prochaine, lorsque la société civile s’est éveillée et a commencé à secouer la nasse sécuritaire qui l’engluait, en contestant publiquement la légitimité de ses « réalisations».

Passé le moment de surprise où il a affiché des signes évidents de déstabilisation, Ben Ali a su se reprendre et adapter ses techniques de répression.
Son point fort : tuer « proprement » sans faire couler de sang. Tous les régimes autoritaires de la région qui lui avaient affiché leur mépris ou raillé son niveau intellectuel – y compris parmi les dictatures les plus anciennes et les plus rodées - viennent aujourd’hui à son école, apprendre les techniques sophistiquées qu’il a mises au point et qui plaisent tant aux partenaires occidentaux.

Dans le nouveau lexique qu’il a mis au point, on ne dit plus aujourd’hui « réunion interdite » ; on dit « il y a des travaux dans la salle que vous avez réservée » comme en Algérie ou au Maroc ; on ne met plus en prison les dissidents pour avoir exprimé librement leurs opinions ; mais pour avoir dérogé à la législation sur le change ou enfreint les règles fiscales, comme en Syrie ou en Algérie. On ne suspend plus les journaux pour avoir porté atteinte à l’image du pays ; on les coule financièrement sous le poids d’amendes disproportionnées comme au Maroc ou en Algérie ; et les poursuites judiciaires émanent rarement des autorités publiques mais de « simples citoyens » lésés dans leur « patriotisme » par leurs écrits, comme en Egypte.
Ce n’est pas un hasard si c’est la Tunisie qui abrite l’organe de la Ligue arabe le plus efficace et le plus régulier dans la périodicité de ses réunions, le Conseil des ministres de l’Intérieur arabes.

Le dévoiement des outils de résistance a été le plus grand chef d’œuvre de ce régime. Là où la société civile développe de nouvelles formes de résistance, il réagit par un produit de contrefaçon qui a toutes les apparences de l’original, sauf la fonction.
Infiltrer la direction et les structures des partis d’opposition et des associations ; faire pousser des ONG « tous usages », comme des champignons ; créer des sites Internet dissidents animés par des flics en habits d’opposants, polluer le paysage médiatique par des journaux privés dirigés et financés par les services spéciaux du ministère de l’Intérieur ; Ce sont là des « réalisations » bien réelles du régime de Ben Ali qui ont largement contribué à brouiller les frontières entre la vraie et la fausse monnaie circulant dans la société.

Dans ce climat délétère où les clivages se sont estompés, il est devenu difficile de distinguer le vrai du faux ; la dissidence réelle de l’opportunisme politique ;

Le succès de Ben Ali a été de parvenir à ramener les ambitions de certaines composantes de l’opposition à mener une animation stérile du décor.
Le pouvoir a, dans ce contexte, beau jeu d’alimenter un ressentiment de l’opinion publique à l’endroit de cette opposition intégrée malgré elle au décor, au point de le rendre plus fort que celui éprouvé à l’endroit du régime lui-même. On les rend responsables de ne pas avoir su développer les espoirs qu’ils ont cristallisé à un moment ou un autre. Ces espoirs, nés de l’émergence de symboles de la contestation sur la scène publique et présageant d’alternatives capables de porter le rêve de changement, ont avorté.
D’un autre côté, il ne s’agit pas de mettre en cause la bonne (ou la mauvaise) foi de ces figures, mais de pointer les impasses auxquelles la real politic les a conduit. Celle-ci, en plus d’être une voie sans issue, a l’inconvénient d’épuiser les ressources alternatives et de dilapider les atouts de la société tunisienne.

Y aurait-il eu une autre voie dans l’espace public qu’ils auraient négligé de prospecter ? Non, absolument aucune ! C’est précisément parce que cet espace public est miné et qu’il n’en est pas un à proprement parler, que leur faute est coûteuse à la société; Ce qu’on nomme l’espace public n’est qu’une représentation en trompe-l’œil qui constitue le terrain de jeu exclusif de la dictature ; et le seul rôle qu’on les autorise à y jouer est celui d’alibi démocratique ; la seule réponse à la dictature aurait été de refuser d’intégrer sa scène et d’accepter d’être à la marge, comme témoin vivant de son statut monopolistique, d’organiser la pression à l’extérieur de son territoire.
Outre la fonction de témoin vigilant, la dissidence - car c’est la seule forme de résistance à la dictature – peut elle-même jouer le rôle de prison morale qui enferme la dictature et l’étouffe en empêchant son oxygénation. La posture inverse rallonge sa vie en donnant à croire qu’il ne s’agit pas d’un système rodé, mais de dérives ou de dépassements corrigibles.
Les protestations offusquées de ceux qui font mine de découvrir aujourd’hui que « l’arbitre ne respecte pas le jeu » ajoutent à l’ambigüité de la situation, comme s’il fut un jour réellement un arbitre.
De l’autre côté, ceux qui ont évité le piège de la compromission, mais se réfugient dans l’invective et le jeu personnel, n’aident pas non plus à dégager l’horizon ; L’aigreur ne peut tenir lieu de politique. !
Il nous faut aujourd’hui reconnaître que la dissidence a quelque peu perdu pied. Victime de ses premiers succès, son action novatrice s’est tarie ; elle n’arrive pas à tenir compte du changement de contexte et s’est laissé engloutir par les tenants du « réalisme ».
La Tunisie est encore orpheline d’alternatives sur ce terrain. Et l’alternative ne saurait émaner d’un « sauveur », mais d’une élite créative, inspiratrice et communicative plutôt que tutélaire sachant surtout se placer à proximité des Tunisiens, sans être obnubilée par des ambitions pour elle même.

Néanmoins, si Ben Ali a incontestablement réussi à contrôler son opposition et par voie de conséquence l’ensemble de la société, on ne peut pas dire la même chose de sa Cour ; C’est même là sa zone de fragilité ;
De nombreux signaux indiquent un essoufflement de son régime et une incapacité à maitriser les appétits de son clan et sa propension à l’amateurisme dans l’enrichissement express ; Leur force de nuisance met en danger le système en chambardant ses règles occultes. Là le Général Ben Ali semble incapable de mettre de l’ordre dans ses propres rangs. Après la boulimie des Trabelsi qui « tirent sur tout ce qui bouge » selon une expression usitée, et dont le chef de file vient d’être décoré de l’ordre du mérite national, la saga continue.
Les milieux d’affaires tunisiens sont choqués par la liste de mariage du gendre qui vient de se voir gratifier de plusieurs cadeaux ; après la transaction de la défunte Banque du sud qui a rapporté un joli paquet de milliards, puis Annakl (acheté à 22 milliards avec l’argent des banques et qui aurait rapporté aisément 100 milliards au trésor public si la société d’automobiles avait été mise sur le marché de façon transparente), Sakhr Matri affiche ses ambitions d’acquérir Magasin général (49 grandes surfaces) à la suite de Nestlé ! Il va de soi qu’un « appel d’offres » a été lancé ; mais qui ose retirer au roi la cuillère de la bouche ? Et quelle banque étatique oserait lui refuser les crédits pour l’achat ? On apprend à l’occasion par les journaux officiels que la famille dont il est issu est connue pour l’étendue de son patrimoine ; sans rire !

Nul n’ignore que la police est la principale institution sur laquelle s’appuie le régime de Ben Ali. La fronde commence à toucher ce corps qui a subi ces dernières années de nombreuses épreuves et connu plusieurs remaniements à sa tête ; Il vient d’être mis en émoi par une affaire qui aurait pu être gérée banalement si l’interférence de la famille ne l’a pas – encore une fois – transformée en affaire d’Etat !
Le 30 mars, un neveu de Leila Ben Ali, Fahmi Trabelsi, provoque une bagarre avec des clients étrangers dans une boite à Hammamet et refuse de payer ses consommations ; Le responsable appelle la police qui l’évacue par la force et le conduit au poste de Wad Baten. Arrivé au commissariat en état d’ébriété, il continue sa cuvée, menace et insulte les agents de police, brisant la porte en verre en faisant état de son statut de membre de la « famille royale ». Les agents le gardent à vue ; Le matin, des inspecteurs de la police des polices débarquent au poste et arrêtent tous les agents ; ils demandent au chef de poste, l’inspecteur principal Hatem Jridi, de témoigner contre ses agents en déclarant qu’ils ont usé de violence contre le « pauvre neveu » ; L’officier refuse de donner ce faux témoignage et se solidarise avec ses agents ; il est lui-même embarqué à la prison de Grombalia ; Les avocats des cinq policiers sont informés que les prévenus seront entendus à 15h par le juge d’instruction ; Mais c’est à 13h qu’ils seront « vus » en l’absence de leurs avocats par le juge d’instruction qui les placera sous mandat de dépôt sans les avoir entendus ; Ils passent bientôt devant le tribunal de première instance ; une justice expéditive les condamnera sans nul doute sur la foi de la simple parole d’un jeune en état d’ébriété ! Pour une fois que des policiers font leur travail, ils sont condamnés ! et ce n’est pas la première affaire en ce genre !

La même justice n’arrêtera ni n’entendra personne suite aux événements de Sfax, alors qu’il y a eu mort d’homme ! Ici pas de coupable, c’est quasiment une catastrophe naturelle !
Il est naturel que l’organisation de spectacles échappe à toute norme réglementaire s’agissant d’un opérateur très particulier, le responsable de « Farhat Chabab Tunis », organisateur du spectacle de Star Academy, qui n’est autre que Houssem Trabelsi, un autre neveu! Que s’est-il passé ? Tout simplement que l’on a vendu le double de billets que la capacité d’accueil de l’espace réservé à l’événement et que l’organisateur n’était pas qualifié professionnellement à organiser de tels événements ; les mesures de sécurité n’ont pas été observés et l’appât du gain ne saurait s’alourdir de normes; mais « l’enquête suit son cours » et personne ne viendra embêter le neveu de la femme du président pour des vétilles (7 morts et 20 blessés) ! Au plus, on dénichera un bouc émissaire, comme toujours.

Les abus du clan alimentent une colère sourde à laquelle fait écho une jeunesse qui se radicalise de plus en plus, se jetant dans les bras de l’extrémisme religieux. Ils se comptent aujourd’hui par milliers, que la police arrête à tour de bras. Déterminés et prêts au sacrifice, ils en veulent beaucoup plus à ce régime qu’ils jugent corrompu, qu’à des intérêts étrangers, comme voudrait le faire accroire la thèse officielle.


Le régime de Ben Ali a mobilisé toutes ses ressources pour combattre une opposition pacifiste et l’enfermer dans une camisole de force politique, en vue de barrer la route à toute forme d’alternance politique. Alors que la campagne pour sa réélection pour 2009 a déjà commencé tambours battant, il est à craindre que le changement ne se produise par la violence et il proviendra probablement là où on l’attend le moins, de son propre camp.
 
(Source : « Kalima » (Mensuel électronique – Tunis), N° 53 - Mai 2007)
Lien :http://www.kalimatunisie.com/article.php?id=549

Avoir vingt ans en prison

Le 20 mai dernier, Sameh Harakati a eu vingt ans. Cet anniversaire, elle l’a passé dans l’expectative de son procès qui s’ouvrira le 25 mai. Elle sera déférée devant le tribunal, accusée de vol avec violences, constitution et participation à une bande de malfaiteurs, trafic de marchandises prohibées. Elle sera alors extraite de la prison pour femmes de la Mannouba, où elle est enfermée depuis plus de six mois, puisque la demande de libération provisoire n’a pas été agréée. Elle-même et ses proches s’attendent à un non-lieu, puisque sa présence sur les lieux des faits ne devrait en faire qu’un témoin : son accusateur, Slim Arfaoui, a en effet tenu des propos contradictoires avec ceux du plaignant, qui l’a innocentée, avec ceux des co-inculpés, qui ont affirmé ne pas connaître Sameh, et enfin avec ses propres propos !

Le mari de Sameh Harakati, un Français qui vit en France, se démène pour sa jeune épouse ; en effet, leur mariage remonte au 16 septembre dernier, soit quelques semaines avant l’arrestation de cette dernière *. Il a multiplié les interventions au plus haut niveau tant du côté français que tunisien. En France, il lui a été assuré que le dossier avait été « transmis » au Quai d’Orsay. Du côté tunisien, là aussi le dossier a bien été « reçu » et « transmis » au Consulat de Tunisie à Toulouse et au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.
Toutefois, intimement convaincu de l’innocence de Sameh, c’est dans la justice tunisienne qu’il place tous ses espoirs. Verdict vendredi.

Luiza Toscane

* se reporter à « Sameh, victime du 7 novembre », vendredi 4 mai 2007, www.reveiltunisien.org, et à "A l'intention exclusive du Président de la République tunisienne", jeudi 11 mai 2007, www.reveiltunisien.org

 
Les Algériens seront plus de 34 millions en 2008, selon l'ONS

Associated Press, le 20 mai 2007 à 19h24
ALGER (AP) -- La population algérienne estimée, au 1er juillet 2006, à 33,5 millions d'habitants, serait de 33,8 millions de personnes au 1er janvier 2007 et de 34,4 millions au 1er janvier 2008, si l'accroissement observé en 2006 se maintient pour l'année en cours, indique l'Office national algérien des statistiques (ONS).

L'augmentation "sensible" des naissances et le maintien du volume des décès sont à l'origine de la hausse "significative" et de l'accroissement naturel de la population, note le document de l'ONS, relevant que cela "présage de l'amorce d'une nouvelle dynamique dans l'évolution de la population algérienne".

L'accroissement de la population est passé de 556.000 personnes en 2005 à 595.000 personnes en 2006, soit un taux d'accroissement de 1,78%, alors qu'il était estimé à 1,69% entre 2004 et 2005.

Comparativement à l'année 2005, le nombre de mariages s'est accru de 15.000 et le nombre de naissances de 36.000.

Le nombre d'unions enregistré à l'état civil en 2006 s'est rapproché sensiblement de 300.000 mariages, soit un accroissement de 5,6% par rapport à 2005.

En même temps, une baisse de la mortalité, notamment infantile, est observée. L'espérance de vie atteint 75,7 ans, selon les conditions de mortalité du moment, au lieu de 74,6 ans en 2005, note l'ONS.

Associated Press
 



Algérie: signature d'un protocole sur le nucléaire civil avec les Etats-Unis

AFP, le 20 mai 2007 à 16h53
ALGER, 20 mai 2007 (AFP) - L'Algérie signera le 9 juin à Alger avec les Etats-Unis un protocole de coopération dans le nucléaire civil, a annoncé dimanche le ministre algérien de l'Energie et des Mines Chakib Khelil.

"Le protocole sera signé le 9 juin pendant la visite à Alger d'une délégation d'experts américains, qui sera accompagnée d'un haut responsable du département de l'énergie", a indiqué M. Khelil à la presse.

Durant son séjour, la délégation américaine se rendra dans les centres algériens de développement de l'énergie nucléaire à usage pacifique, a-t-il ajouté. Des experts algériens effectueront ensuite une visite d'information similaire aux Etats-Unis.

Le protocole d'accord algéro-américain vise à mettre en place des mécanismes de coopération et d'échanges multiformes dans le nucléaire civil, y compris la mise en place de programmes communs, avait indiqué récemment le ministre algérien.

"Les deux parties œuvreront ainsi à organiser des échanges d'expériences, de connaissances, de visites d'experts et de spécialistes mais aussi à conduire des programmes communs" dans ce domaine, avait-t-il dit lors d'une visite aux Etats-Unis.

L'Algérie possède deux réacteurs nucléaires expérimentaux de 3 et 15 mégawatts. Le premier, baptisé Nour (lumière) est installé à Draria, près d'Alger. Il a été construit par l'Argentine. Le deuxième, construit par la Chine et baptisé Essalem (paix), est installé à Aïn Oussera (250 km au sud d'Alger).

Les deux réacteurs sont régulièrement inspectés par l'Agence internationale à l'énergie atomique (AIEA).

AFP



Algerian voter apathy shows worrying political void

By Lamine Chikhi
Reuters, le 20 mai 2007 à 17h09

ALGIERS, May 20 (Reuters) - A record low turnout in parliamentary polls sends a worrying message that Algerians are losing faith in the future despite an oil bonanza, political commentators in the OPEC-member nation say.

Beset by joblessness and worried by an upsurge in Islamist rebel violence, two out of three Algerians abstained from voting in May 17 elections in which a ruling coalition kept power.

Part of the failure to vote appears rooted in disenchantment with the assembly itself -- many see it as a weak body that rubber stamps decisions by the powerful executive branch.

But Algerians also explain their absence as a deeper protest´at the failure of the coalition to provide more jobs and houses or to wean the economy off a reliance on oil and gas reserves.

They say many of the political parties permitted to stand are discredited, aloof organisations offering no new ideas to end economic mismanagement, corruption and political bloodshed.

In Beni Messouss slum west of Algiers on voting day, unemployed Mohammed, 34, explained that he would not be voting´because political parties did not care for people like him.

"THEY DON'T KEEP PROMISES"

"All of the candidates come here before elections but they do not come back after elections," Mohamed told Reuters. "We do not need them because they do not keep their promises."

Hassan Moali of influential daily El Watan, wrote that the abstention "sounds a worrying and troubling alarm bell, but also sends a direct warning to the regime and to political parties."

Quotidien d'Oran daily commented: "Abstention is a form of desperation about a change that is taking a long time to happen. This is a real danger."

The vote was the third assembly election since an Islamist revolt erupted after the cancellation of polls in 1992 which a now-outlawed Muslim fundamentalist party was poised to win. Up to 200,000 people have been killed in violence since then.

Algerians tend to blame the ills of the country on what they call a secretive political elite that some say appears intent on plundering the country's resources.

The gap between the rulers and ruled is especially worrying in view of the fact that many are still traumatised by the violence of recent years and that social ills that helped usher in the crisis of the 1990s remain unsolved, analysts say.

Power in the north African country of 33 million is concentrated in the presidency, with parliament seen as a rubber-stamping body. Influential opposition parties including Islamist ones are either banned or boycotted the election.

Some 75 percent of under 30-year-olds are unemployed and despite a government pledge to build a million new homes by 2009, cries for more housing can be heard everywhere.

"BOUTEFLIKA CAN MAKE THE DIFFERENCE"

Algerians do not blame President Abdelaziz Bouteflika, in power since 1999, despite what analysts say are his lack of interest in parliament and evident desire to concentrate power in his office.

He remains a popular figure credited with helping tame the Islamic rebellion, strengthening Algeria's foreign relations andnormalising the presidency's ties with the powerful military, which plays a key role under a 15-year-old state of emergency.

Bouteflika will have an opportunity to tackle popular´disenchantment with the authorities when he appoints a new cabinet in coming a weeks, a move the presidency is required to take after every parliamentary election.

"Bouteflika can make the difference by speeding up reforms, and by appointing competent and efficient ministers to implement his programme," political analyst Kahouadji Liess told Reuters.

But given the blockages in a bureaucracy that remains mired in red tape, many wonder how much success he will have.

The non-oil sector, which provides most employment, remains guided by officials steeped in Soviet-style command economics. Reform of the banking system is going slowly.

Longer-term the government must free up the political space to allow new ideas to emerge and a new generation of leaders to come forth, says former communication minister Abdelaziz Rahabi.

"Legislative power must be independent from the executive.

It's not the case yet, and I'm not expecting things to change soon because the executive refuses to rule the country by democratic means," Rahabi said.

El Islah, the main opposition Islamist party, was in effect barred from standing in the polls after its leader Abdallah Djaballah clashed with the authorities over political reforms.

The Islamic Salvation Front, the main vehicle of Islamists' political ambitions when it was on the point of winning the aborted legislative elections in 1992, remains banned.

Sociologist Zoubir Arous said the situation could deteriorate if nothing was done to open the political arena.

"There are no organised forces capable of driving peaceful change. The way therefore is open for change through chaos," Zoubir was quoted as saying by El Watan newspaper on Sunday.

REUTERS



Algérie: acteur de la crise politique, la presse tente de faire sa mue

Par Amer OUALI
AFP, le 20 mai 2007 à 15h45
ALGER, 20 mai 2007 (AFP) - La presse algérienne, qui a été un acteur du combat politique pour le pluralisme dans les années 1990, tente de gagner son indépendance, mais la faiblesse de ses moyens l'expose désormais également aux pressions des annonceurs privés et plus seulement à celles du pouvoir.

La presse écrite, qui a largement couvert la campagne électorale des législatives du 17 mai, compte une cinquantaine de titres nationaux totalisant environ 1,1 million d'exemplaires par jour, mais moins d'une dizaine ont une réelle audience.

Les médias audio-visuels restent sous le monopole de l'Etat, qui n'envisage pas de les ouvrir aux privés.

Dépendants à leur création de l'Etat, qui leur a offert bureaux, subventions et en a assuré l'impression, les principaux journaux ont mis en place leur propre réseau de diffusion et commencé à s'équiper en rotatives et à acquérir des locaux.

Dès sa naissance au début des années 1990, dans le sillage du multipartisme, la presse indépendante s'est engagée dans le combat anti-islamiste, alors que l'Algérie s'enfonçait dans la violence après l'annulation des législatives de décembre 1991 remportées par le Front islamique du salut (FIS, dissous depuis).

"On a joué un rôle qui n'était pas le nôtre", admet aujourd'hui Omar Belhouchet, directeur d'El Watan, un des tout-premiers journaux indépendants. "C'était un journalisme de combat. Il fallait se battre pour survivre. Il fallait dénoncer le terrorisme et l'intégrisme", se justifie-t-il.

Le chercheur Youcef Aggoune relève que "la presse s'était substituée aux acteurs politiques" et l'avocat Khaled Bourayou note qu'elle été victime d'une "instrumentalisation", qui lui "coûté énormément" en terme de crédibilité.

Reflétant les divisions politiques, les journalistes s'étaient divisés en "éradicateurs", partisans d'une lutte à outrance contre les islamistes armés, et "réconciliateurs", défendant une solution négociée de la crise, incluant les islamistes.

Résultat: une centaine de journalistes ont été assassinés, des centaines se sont exilés, d'autres ont été traduits en justice et parfois emprisonnés. Des journaux ont fermé sous le règne de la terreur et d'autres à cause de la censure.

Exposées, les publications ont survécu en ouvrant les portes à de jeunes journalistes sans formation ni expérience professionnelle. Les commentaires au vitriol ont alors pris le pas sur l'information.

Lorsque la situation sécuritaire s'est améliorée, "le combat des journalistes a évolué vers la dénonciation du système de gouvernement", mais "cette immixtion n'a pas été acceptée" par le pouvoir, qui a multiplié les procès contre la presse et durci les peines pour diffamation, souligne Me Bourayou.

Il cite l'exemple du quotidien Le Matin hostile au président Abdelaziz Bouteflika, qui a cessé de paraître en 2004, après la condamnation à deux ans de prison de son directeur Mohamed Benchicou pour "infraction à la législation des changes".

La presse a, toutefois, pris une nouvelle orientation. "On revient maintenant à des standards internationaux" de journalisme, affirme M. Belhouchet. Cela cacherait-il une forme d'autocensure qui se traduit par moins de critiques contre le chef de l'Etat et l'armée ? "Il n'y pas de ligne rouge", répond-il.

"La presse ne peut pas être libre en l'absence de libertés politiques et lorque les sources d'information ne sont pas protégées", estime pour sa part Me Bourayou.

"La presse, devenue un produit industriel, les journaux veulent une part du marché de la publicité", selon M. Aggoune, qui s'inquiète du "risque de mainmise" des annonceurs privés (80% du marché) sur le contenu éditorial.

AFP
 



Le cinéma nippon réhabilite les kamikazes avec un péan patriotique

Par Philippe AGRET
AFP, le 21 mai 2007 à 06h52
TOKYO, 21 mai 2007 (AFP) - Dans le sillage du "Yamato", superproduction de 2005 sur un célèbre cuirassé géant coulé lors d'une mission suicide en 1945, le cinéma nippon glorifie aujourd'hui les kamikazes dans un film à gros budget écrit et produit par le maire de Tokyo, Shintaro Ishihara.

"Pour Ceux Que Nous Aimons" est une oeuvre emblématique du Japon de Shinzo Abe, le jeune dirigeant conservateur qui veut bâtir une "belle nation" sur le retour aux valeurs traditionnelles, notamment le patriotisme.

Ce film à grand spectacle --dédié "à la bravoure et à la beauté de la jeunesse-- est sorti le 12 mai dernier sur 326 écrans. Les studios Toei escomptent 2 millions de spectateurs et 2,5 milliards de yens (15,2 millions d'euros) de recettes sur les cinq premières semaines d'exploitation.

"Le film attire des spectateurs très variés, des adolescents jusqu'aux septuagenaires. C'est un public qui se dit très intéressé par l'Histoire", assure un porte-parole de Toei.

Nul autre que le nationaliste Shintaro Ishihara, 74 ans, était mieux placé pour produire un film à la gloire des jeunes kamikazes qui tentèrent en vain d'empêcher l'inéluctable défaite du Japon.

Ishihara, romancier à succès avant de faire de la politique, a lancé le projet il y a huit ans.

C'est lui qui a choisi le metteur en scène, Taku Shinjo, 63 ans, originaire d'Okinawa, pour tourner son script avec un budget de 1,8 mds de yens (12,4 M EUR).

"Sans Ishihara, nous n'aurions jamais pu de faire le film et attirer des stars", reconnaît M. Shinjo.

Le film se base sur des interviews de M. Ishihara avec Mme Tome Torihama, surnommée la "mère des kamikazes", qui tenait un restaurant à Chiran, base aérienne du sud du Japon d'où décollèrent 439 kamikazes.

Décédée en 1992, Mme Torihama --interprétée par la grande actrice Keiko Kishi-- était devenue une mère de substitution pour ces jeunes aviateurs, souvent des étudiants, avant leur ultime envol.

Le film est une suite de sketches sur la dernière nuit d'une unité, tirés de faits réels et décrivant des héros fortement stéréotypés: un pilote qui échoue à remplir sa mission, un Coréen qui va mourir pour l'Empereur du Japon en fredonnant une célèbre chanson coréenne.

Taku Shinjo se défend d'avoir fait oeuvre de propagande nationaliste: "Ce n'est pas un film politique. J'ai voulu dépeindre des jeunes gens qui se sacrifièrent pour défendre leur pays. Je n'ai pas voulu biaiser la réalité historique ni glorifier les kamikazes. Ce n'est pas un film d'extrême-droite".

"Les Japonais ne savent rien de ce qui est arrivé pendant la Seconde Guerre mondiale", déplore-t-il.

Près de 4.000 kamikazes trouvèrent la mort au manche de leur avion lesté de bombes de 250 kilos, souvent abattus par l'ennemi américain avant d'atteindre leurs cibles entre le 25 octobre 1944 et le 15 août 1945.

Le mot kamikaze signifie "vent divin", en référence aux typhons providentiels qui détruisirent les flottes d'envahisseurs mongols au 13e siècle. Mais les pilotes-suicide sont connus au Japon sous le nom de "tokkotai" (de "tokko": unité d'attaque spéciale).

Au lendemain de la guerre, les ex-kamikazes, souvent culpabilisés d'avoir survécu, se sont fait discrets, témoins embarrassants et stigmatisés, tout en continuant de hanter l'imaginaire d'un Japon qui voulait les oublier.

"Pour Ceux Que Nous Aimons" est la dernière superproduction nippone à revisiter des épisodes sanglants de la Guerre du Pacifique (1941-45) en vantant des valeurs patriotiques taboues depuis la défaite.

Soixante ans après, ces films sont représentatifs d'une nouvelle vision du passé de plus en plus en vogue, qui a tendance à réhabiliter ces jeunes pilotes ou marins qui par leur sacrifice ont permis --c'est le message-- après la guerre le réveil du Japon, devenu démocratie pacifiste et géant économique.

Certains historiens parlent de "nationalisme cicatrisant", beaucoup de Japonais ayant perdu confiance dans leur pays pendant la stagnation économique des années 1990 et cherchant à se rassurer dans le patriotisme.

AFP



MediSat1 offre désormais une information en continu pour le Maghreb

AFP, le 20 mai 2007 à 06h57
TANGER (Maroc), 20 mai 2007 (AFP) - Chaîne satellitaire´'information à vocation maghrébine, Medi1Sat offrira à partir de lundi son visage définitif en alternant journaux d'actualité, grands reportages et magazines sur l'évolution des sociétés en Afrique du Nord.

"En décembre, nous avons commencé avec le coeur de réacteur, c'est-à-dire les journaux du soir, puis nous avons élargi nos programmes. Le 21 mai, nous plaçons le dernier étage de la fusée et nous diffuserons de 07H00 à minuit", explique le patron de la chaîne, le Français Pierre Casalta.

Installée dans 4.650 m2 de bureaux au milieu de la zone franche de la cité balnéaire de Tanger, cette chaîne télévisée franco-marocaine, qui a la particularité d'alterner les informations en français et en arabe, fonctionnera à plein régime avec 365 personnes, dont 50 journalistes.

Chaque jour, en début de soirée, elle présentera un grand reportage sur des événements mondiaux, mais l'une de ses spécificités sera une émission intitulée "Aujourd'hui, rencontre avec".

Il s'agit d'entretiens avec les grandes signatures d'Afrique du Nord, qui parleront de l'évolution des sociétés maghrébines et des populations immigrées en Europe. "Nous allons aborder tout ce qui constitue l'expression des sociétés civiles maghrébines", souligne M. Casalta.

Autre nouveauté: une émission sportive quotidienne en collaboration avec la chaîne française du journal L'Equipe ainsi que cinquante portraits de personnalités maghrébines ou africaines qui seront diffusés vers la fin de l'année, en coproduction avec des agences de documentaires.

"La gageure, c'était de tout faire en même temps:  recruter et former des techniciens et journalistes tout en créant de toutes pièces une télévision en deux langues. Je pense que le pari est réussi", estime Pierre Casalta.

Mais il faudra du temps pour en récolter les fruits. "Nous arrivons dans un ciel satellitaire extrêmement encombré, d'où la difficulté à se tailler une place. Deux ans sont nécessaires pour installer la notoriété de la chaîne et créer une véritable audience", dit ce Corse, qui, en 1981, avait lancé avec succès Medi1, radio en français et en arabe très écoutée dans la région.

La nouvelle chaîne va se placer sur le bouquet de Canal Satellite et les opérateurs câblés en France afin de toucher les populations immigrées. Elle montera également sur NileSat Atlantique pour améliorer la réception en Algérie, en Tunisie et en Afrique de l'Ouest.

"Les gens apprécient la qualité et le caractère international de nos informations, présentées par des journalistes essentiellement originaires du Maghreb et de France", souligne Pierre Casalta.

"Je crois que nous devenons une télévision de référence car nous présentons des informations avec suffisamment d'objectivité pour être acceptées dans les pays limitrophes", ajoute-t-il.

Le Maghreb, qui aspire à devenir une entité politique, est rongé par les dissensions intérieures, notamment le conflit qui oppose le´Maroc et l'Algérie à propos du Sahara occidental.

"Ici, les gens s'intéressent à leurs voisins et à l'Europe en raison de la population immigrée. S'il y a un jour un grand marché, cela se fera au niveau du Maghreb et non de tout le monde arabe", estime M. Casalta.

Le coût total de la construction et des équipements techniquesultra-performants s'élève à 14 millions d'euros. Quant aux frais de fonctionnement annuels, ils sont estimés à 15 millions d'euros, et devraient être financés à terme par la publicité.

Le capital de Medi1Sat est majoritairement marocain: 26% à Maroc Telecom, 26% à la Caisse des dépôts et de gestion (CDG, publique), 14% à la radio Medi1 et 34% à un consortium français, la CIRT, qui compte la Caisse des dépôts et consignation.

AFP



Traitement inhumain des prisonniers politiques en Corée du Nord (étude)

AFP, le 21 mai 2007 à 11h02
SEOUL, 21 mai 2007 (AFP) - Le traitement des prisonniers politiques en Corée du Nord est inhumain et relève de la notion de crime contre l'humanité, selon une étude publiée lundi par une organisation américaine des droits de l'Homme.

"La répression généralisée et le système des camps de travail pour les prisonniers politiques en Corée du Nord constituent des crimes flagrants contre l'humanité tels qu'ils sont aujourd'hui définis par le droit" international, affirme l'organisation Freedom House.

Le rapport a été rédigé par David Hawk, un ancien enquêteur sur les droits de l'Homme auprès des Nations unies.

Les prisonniers qui enfreignent le règlement du camp en volant de la nourriture ou en tentant de s'évader sont exécutés par pendaison ou devant un peloton d'exécution, selon cette étude.

D'ancien détenus ayant réussi à fuir ou qui ont fait défection après leur élargissement ont raconté que certains captifs étaient obligés de profaner les cadavres, notamment à coup de pierre, pour instiller la peur et "casser" psychologiquement les prisonniers.

Ils ont également mentionné des violences sexuelles à l'égard des femmes de la part des gardiens et la privation de nourriture.

L'organisation estime jusqu'à 200.000 le nombre de personnes détenues sans procès dans ces goulags, dont Pyongyang nie l'existence.

Les prisonniers politiques, régulièrement battus et torturés, sont généralement accusés pour leur opposition présumée au dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il ou à son père Kim Il-Sung, le fondateur de la Corée du Nord décédé en 1994.

AFP



La Petite Sirène de Copenhague en burqa

La célèbre statue de la Petite Sirène du Danemark a été retrouvée vêtue d'une burqa, la longue robe portée par les musulmanes • La semaine dernière, la Petite Sirène avait été aspergée de peinture rouge par des vandales.

La Petite Sirène, statue symbolique de Copenhague, a été déguisée dimanche pendant quelques heures en musulmane voilée alors que le débat sur le voile resurgit dans le pays scandinave.
C’est un promeneur matinal qui a alerté la police dimanche vers 05H30 en voyant la célèbre sculpture, enveloppée de deux tissus rouge et bordeaux, une tenue d’inspiration musulmane, avec la tête recouverte d’un voile.

Selon la police, personne n’a revendiqué cette action. Les policiers ont ôté les tissus afin de permettre aux touristes de retrouver la Petite Sirène dans son état naturel.

En 2004, «Den Lille Havfruen», avait déjà été habillée d’une burka avec un écriteau sur le ventre «La Turquie dans l’UE?», en signe de protestation contre l’entrée éventuelle de ce pays dans l’Union européenne.

Plusieurs fois la proie de vandales au gré de l’actualité du moment, elle a été aspergée récemment de peinture rouge.

Cette dégradation aurait été liée aux violents affrontements, début mai, entre des centaines de jeunes et les forces de l’ordre qui ont eu lieu dans l’enclave de marginaux de Christiania et dans les rues environnantes.

La Petite Sirène garde sur son rocher l’entrée du port de Copenhague depuis 1913, elle mesure 1,25 mètre de haut et pesant 175 kilos. La statue légendaire a été l’objet de plusieurs agressions depuis les années 60, au cours desquelles elle a notamment été renversée, décapitée à deux reprises et amputée d’un bras.

L’une des grandes attractions touristiques danoises, la Petite Sirène, une sculpture d’Edvard Eriksen, est inspirée d’un conte de Hans Christian Andersen.

(Source : le site « LIBERATION.FR » (France), le 21 mai 2007)
 




Assemblée mondiale de la santé
Après le tabac, les méfaits de l'alcool

ATS, le 21 mai 2007 à 14h56
Genève (ats) Après le tabagisme, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) veut lutter contre l'abus d'alcool. Les Etats membres planchent sur le lancement d'une stratégie mondiale visant à réduire les problèmes de santé causés par l'alcoolisme.

Réunie jusqu'à mercredi à Genève, l'assemblée mondiale de la santé, qui regroupe 192 Etats, a créé un groupe de travail sur ce dossier délicat. Comme lors des débats sur une convention antitabac, les partisans d'une action mondiale se heurtent à den puissants groupes de pression.

L'alcoolisme est à l'origine de 2,3 millions de décès prématurés dans le monde et de 4 % de la charge mondiale de morbidité, selon un document de l'OMS. Au total, deux milliards de personnes consomment de l'alcool dans le monde.

Record en Europe

La région européenne de l'OMS est la région où l'on boit le plus d'alcool: près de 87 millions de personnes, soit 10 % de la population, y ont un niveau de consommation d'alcool considéré comme nuisible.

La consommation d'alcool par habitant ainsi que la charge de morbidité liée à l'alcool y sont deux fois plus élevées que la moyenne mondiale. L'alcool est le troisième facteur de risque pour les décès et les incapacités en Europe et le principal facteur de risque parmi les jeunes, à l'origine de 55 000 morts par an pour les 15 à 29 ans.

Cancérigène

Plus de 60 maladies liées à la consommation d'alcool ont pu être répertoriées. Le projet de résolution présenté par les Etats-Unis et discuté par l'assemblée mondiale de la santé note que le Centre´de l'OMS pour la recherche contre le cancer a confirmé que l'éthanol contenu dans les boissons alcoolisées est cancérigène.

L'OMS estime que l'alcoolisme augmente le risque des cancers de l'oesophage, du foie, du sein, de la cavité buccale, de l'intestin et du rectum. En outre, il est à l'origine de 20 à 30 % des homicides et des accidents de voiture. En Suisse, la consommation d'alcool provoque quelque 3500 décès par an.

Cuba pour un fonds mondial

Le projet de résolution invite les Etats à mettre en oeuvre des stratégies et recommandations sur le plan national pour réduire les problèmes de santé publique liés à l'alcool. Cuba insiste sur une aide aux pays en développement pour la prévention de l'alcoolisme, le traitement des causes sociales sous-jacentes et a proposé la création d'un fonds mondial.

Le texte demande aux pays d'établir des cibles nationales en matière de réduction de l'usage excessif de l'alccol. La surveillance et la collecte des données devront être renforcées, afin de permettre l'adoption d'une stratégie mondiale en 2008.

(Source : www.edicom.ch (Suisse), le 21 mai 2007)

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