الجمعة, 31 آب/أغسطس 2001 06:00

العدد 472 بتاريخ 31 أوت 2001

le fait qu'un prisonnier ait eu les deux jambes coupées à cause de liens serrés trop fort n'est pas de la torture mais une négligence!!!".

                                  Le  Docteur en « Droit » et “ex-ministre de la justice” Sadok Chaâbane.
                                          Tunis, le 31 juillet 2001.
 
 
Nr 472 du 31/08/2001
 
 .
  • LES TITRES DE CE JOUR:
  1. Dr. El amri Sahbi: temoin essentiel  des premiers crimes commis par les tortionnaires de l'"ere nouvelle":  TEMOIGNAGE.
  2. PROTESTATIONS TUNISIENNES A LAUSANNE CONTRE HABIB AMMAR
  3. le Congrès Pour la République: Déclaration de Presse
  4. Sihem Ben Sedrine: Lettre ouverte au Ministre de l'intérieur
  5. La tragedie de la pratique religieuse islamique se poursuit en tunisie
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IL S'APPELLE SAHBI AMARI..

IL EST DOCTEUR..

IL VIT ET TRAVAILLE A DEHMANI, GOUVERNORAT DU KEF..

IL EST L'UN DES TEMOINS ESSENTIELS DE L'UN DES PREMIERS CRIMES COMMIS PAR LES TORTIONNAIRES DE L'"ERE NOUVELLE" ..
ET IL A DECIDE AUJOURD'HUI DE PARLER...DE TEMOIGNER...
 
IL VIENT D'ENVOYER LES 29 ET 30 AOUT TROIS LETTRES A DES PERSONNALITES OLYMPIQUES ET MEDIATIQUES...
IL A EU LA GENTILLESSE DE LES FAIRE PARVENIR A "TUNISNEWS", NOUS LE REMERCIONS ET LES PUBLIONS SUR TROIS EPISODES SUCCESSIFS.
CE DOCTEUR-TEMOIN FAIT HONNEUR A SON PAYS ET A SES CONCITOYENS  
 
En Tunisie du général Ben Ali, on ne vous tue pas mais on vous laisse creuver en silence dans l’obscurité.
     Donc après quatorze ans de silence et de souffrance individuelle et familiale depuis le 22 Novembre 1987 date de ma première arrestation et captivité, je lève le ton et je me décide à tirer le rideau de la peur pour hausser la voix en claquant sur la table.
     
      N’importe quelle conséquence de mes présents aveux et plaintes ultérieures auprès des instances internationales compétentes ne m’intriguent puisque le mal est déja fait. J’ai trop perdu et je n’ai plus rien à perdre.
     J’ai supporté la torture physique, morale et financière.
     Je me déchaine et je me révolte sans peur ni regret contre tous ceux qui ont porté atteinte de loin ou de près à ma personne et à ma famille avec le batton, l’électrode, l’affamination, le sourire et la propagande de l’hypocrisie démocratique avec les beaux discours du président le général Ben Ali.
    
      Mon drame tragique a commencé avec l’arrivée du général dictateur le président Ben Ali au pouvoir du 07 Novembre 1987 où le citoyen ne crie plus pour exprimer ses souffrances mais gémit aux coins des rues et sous les murs à basse voix.
     La dignité et la fiereté de chacun ont été manifestement touchées.
      Il est honteux et injuste de voir des tortionnaires représenter la Tunisie et le peuple tunisien dans les cérémonies internationales officielles.
      La complicité des responsables des pays frères et amis de notre pays tend à adoucir les différents avec les criminels tueurs de leur peuple.
   
     Les victimes et leurs familles en sont profondément touchées des exigences des procédures du protocole d’Etat qui les obligent à supporter des scènes qui réactivent leurs mémoires en matière de torture et de toute sorte de violation de droits de l’homme.
      La Tunisie et le peuple tunisien ne méritent pas toute cette misère imposée par les représailles d’un régime dictateur qui se dit Démocrate.
 
Messieurs les présidents,
     Pardonnez-moi pour la longueur de ces propos qui ont pour seule intention de vous illustrer la gravité des atteintes insupportables, scandaleuses et inadmissibles aux droits de l’homme les plus élémentaires en Tunisie, et en particulier par le général Habib Ammar actuel président du COJM.
    J’en appelle à votre conscience pour dénoncer ces crimes inqualifiables perpétrées par le général Habib Ammar, et je suis convaincu que votre moralité vous empêchera de serrer la main à ce criminel, de vous asseoir à ses côtés ou en sa présence.
    La présence de ce criminel au sein du mouvement olympique constitue non seulement une violation des principes éthiques et moraux qui animent le sport et l’olympisme mais aussi une insulte à ses victimes, et à la mémoire des personnes assassinées.
    Veuillez agréer, Messieurs les présidents, l’expression des mes sentiments les plus respectueux.
Dr Amari Sahbi
 
Extraits de la première lettre (voir ci-bas) adressée à Monsieur JACQUES ROGGE Président du Comité International Olympique & à Monsieur CLAUDE COLLARD Président du Comité International des Jeux Méditerranéens
 
 
PROTESTATIONS TUNISIENNES A LAUSANNE CONTRE HABIB AMMAR

 

Un rassemblement de protestation devant le Musée olympique à Lausanne le Vendredi 31-08-2001 de 14h30
 
NON A LA PRESENCE D'UN GENERAL, RESPONSABLE DE TORTURES, A LA TETE D'UNE MANIFESTATION  SPORTIVE

 

Lausanne, le 31 août 2001

 

Les signataires de cet appel tiennent à protester contre la présence d’un haut responsable de la torture en Tunisie à la tête de l’organisation des Jeux Méditerranéens (COJM) de Tunis. Cette présence constitue une insulte et une offense à l'égard des nombreuses victimes du Général Habib Ammar, un des concepteurs du système répressif en Tunisie à l’époque où il était commandant de la Garde nationale, ou, plus tard, en tant que ministre de l’Intérieur.

 

En tant qu'autorité morale du mouvement olympique et garant du respect de l'éthique olympique conformément au 2e principe de sa Charte, le Comité International Olympique ne saurait cautionner un responsable chargé de superviser les Jeux méditerranéens, qui se trouve impliqué dans des pratiques inhumaines qui soulèvent l’indignation de l’humanité entière. C'est pourtant lui qui en donnera le coup d'envoi officiel devant un parterre d'invités, au premier rang desquels se trouvent M. Jacques Rogge, président du CIO, M. Claude Collard, président du CIJM, l'Enfente Philipe, le prince héritier de la couronne d'Espagne, le judoka français David Douillet, ainsi que d'autres personnalités du monde sportif et politique.

 

Le mouvement olympique, qui a tant œuvré pour la fraternité entre les hommes et le respect de la dignité humaine, ne saurait en effet assumer une telle responsabilité morale. Et nous pensons, ici, tout particulièrement aux victimes de ce général, à leurs familles, et plus généralement à tout un pays en souffrance morale, du fait des exactions quotidiennes perpétrées par un régime, condamné à de nombreuses reprises par des ONG de défense des droits humains et même par les instances onusiennes.

 

Les signataires adressent un appel solennel au président du CIO, au président du CIJM, aux Comités Olympiques Nationaux des pays participants à ces jeux, ainsi qu'aux invités d'honneur, pour qu’ils exigent la révocation du Général Ammar de ses fonctions au sein du COJM, et expriment leur réprobation des actes inhumains dont il est coupable devant les Hommes.

 

 

Les signataires appellent à un rassemblement de protestation devant le Musée olympique à Lausanne le Vendredi 31-08-2001 de 14h30, quarante huit heures avant l'ouverture officielle des jeux, et avant le départ du Président Rogge pour Tunis.

 

organisateurs:

Association des Victimes de la Torture en Tunisie (AVTT, Genève),     Forum Tuniso-Suisse Des Libertés (FTSDL, Lausanne),     Vérité-Action (VA, Fribourg),     Institut Tunisien des Relations Internationales (ITRI, Paris),     Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT, Tunis)

Premiers signataires:

Pr Léon Schwartzenberg,  Mgr Jacques Gaillot, Gilles Perrault,   Pr Moncef Marzouki,   Sihem Ben Sedrine,   Pr Mohamed Talbi,   Me Néjib Hosni,   Omar Mestiri,   Jean-François Poirier,   Ahmed Manai,   Dr Ahmed Zanad,   Dr Sahbi El-Amri,   Abdel Wahab Hani,   Mohamed Ali Bennour,    Abdennacer Nait-Liman,    Elafif Ghanmi,    Chokri Yacoub,   Mondher Sfar,    Chokri Hamrouni,   Salim Ben Hamidene,

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Contact:

Abdel-Wahab HANI: +41-(0)76 50 42 834, عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Mondher Sfar: +33-(0)6 64 29 89 99, عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Chokri Yacoub: +41-(0)79 29 80 305, عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.,

Elafif Ghanmi: +41-(0)79 70 32 611, عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

 


 

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31.08.2001 - 20:39

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AFP, le 31.08.2001 16:12:00 
 
Tunisie-sport-torture

Jeux Méditerranéens de Tunis : rassemblement de protestation à Lausanne

    LAUSANNE, 31 août (AFP) - Plusieurs dizaines de personnes,  membres de diverses ONG suisses de défense des droits de l'Homme, se  sont rassemblées vendredi à Lausanne devant le Musée olympique pour  protester contre la présence du général Habib Ammar à la tête des  Jeux Méditerranéens de Tunis.
Les manifestants ont eu un entretien avec le Directeur de la solidarité au sein du Comité international olympique (CIO), Pere  Miro, ainsi qu'avec le sous-directeur du Musée olympique, Michel  Progin, a-t-on
appris auprès de ce dernier. Ils leur ont remis un  message à l'intention du président du CIO, Jacques Rogge.
M. Rogge doit assister à l'ouverture, le 2 septembre, des Jeux Méditerranéens à Tunis.
Dans leur message, les manifestants adressent "un appel  solennel" au président du CIO et aux Comités olympiques nationaux  des pays participants pour qu'ils "exigent la révocation du général  Ammar de ses
fonctions au sein du Comité d'organisation des Jeux  Méditerranéens".  "Cette présence constitue une insulte et une offense à l'égard  des nombreuses victimes du général Habib Ammar, un des concepteurs  du système répressif en Tunisie à l'époque où il était commandant de  la Garde nationale, ou, plus tard, en tant que ministre de  l'Intérieur", affirment les manifestants.




APF, 31.08.2001 17:44:00
 
Jeux Méditerranéens: Marie-George Buffet se rendra à Tunis

PARIS (AP) -- La ministre de la Jeunesse et des Sports, Marie-George Buffet, se rendra à Tunis du 31 août au 4 septembre à l'occasion des Jeux Méditerranéens, a annoncé vendredi son ministère. Marie-George Buffet, qui devrait assister à plusieurs compétitions sportives, recevra lundi la délégation française. Elle devrait également participer à une réunion des ministres du bassin méditerranéen au cours de laquelle seront abordées des questions relatives notamment aux échanges de jeunes et de sportifs et à la lutte contre le dopage.
 
Associated Press


AFP, 31.08.2001 14:47:00

Jeux méditerranéens - Mme Buffet à Tunis du 31 août au 4 septembre

    PARIS, 31 août (AFP) - Marie-George Buffet, ministre français de  la Jeunesse et des Sports, se rendra du 31 août au 4 septembre, à  l'occasion des Jeux méditerranéens, à Tunis où elle rencontrera des  militantes des droits de l'homme et d'associations de femmes, a  informé vendredi le ministère.
Le ministère précise que Mme Buffet recevra à l'ambassade de  France Mme Sihem Ben Sedrine,et qu'elle accueillera des femmes  tunisiennes, responsables d'associations pour le droit des femmes à  l'occasion de l'inauguration d'une exposition "Pour une délégation  afghane mixte aux JO 2004", qui sera installée à l'hôtel de la  délégation française.  Mme Sihem Ben Sedrine, 47 ans, est militante des droits de  l'homme
et porte-parole du comité directeur du Conseil national pour  les libertés en Tunisie (CNLT).
Mme Buffet, qui assistera à plusieurs compétitions sportives et recevra la délégation française aux Jeux, doit également participer  à une réunion des ministres du bassin méditerranéen où seront  traitées les
questions des échanges de jeunes et de sportifs, la  lutte contre le dopage et l'accès des femmes à tous les niveaux de  pratique sportive.  La ministre française doit également rencontrer son homologue
tunisien, M. Zouari, ministre de la Jeunesse, de l'Enfance et des  Sports, ainsi que Mme Kefi, ministre de la Formation professionnelle  et de l'Emploi, qui vient d'être nommé ambassadrice à Paris.



APF, 30.08.2001 16:28:00

Une France ambitieuse aux Jeux Méditerranéens

TUNIS (AP) -- Les XIVes Jeux méditerranéens vont débuter dimanche à Tunis pour une équipe de France ambitieuse qui souhaite sortir grande gagnante des deux semaines de compétition. Il y a quatre ans à Bari, les Tricolores avaient fini deuxièmes derrière l'Italie (149 contre 197 médailles).
ôôEn tant que chef de mission, je dois m'assurer que la représentation française est au niveau de notre réputation internationale'', souligne Michel Vial, le chef de la mission française à Tunis. ôôN'oublions
pas qu'aux Jeux Méditerranéens, la France est à la fois perçue comme un exemple et comme une cible de choix''.
Les handballeurs champions du monde, seront les vedettes d'une délégation française forte d'environ 320 athlètes. Les ôôcostauds'', désormais entraînés par Claude Onesta, se frotteront en poule à la Grèce
puis à l'Espagne... Mais ils auront auparavant défilé derrière Jackson Richardson, le porte-drapeau de la délégation tricolore. La natation avec notamment Roxana Maracineanu et Franck Esposito, la
boxe avec Jérôme Thomas, le médaillé de bronze de Sydney et champion du monde en titre des poids mouche, ont préparé ces Jeux comme on prépare une
compétition majeure.
Le judo (Sarah Nichilo-Rosso, Vincenzo Carabetta) et l'athlétisme (Patricia Girard) ont aussi envoyé quelques ôôpointures'' pour engranger des podiums, comme l'haltérophilie qui espère tirer son épingle du jeu.
La France devrait aussi briller dans des sports non olympiques comme le karaté et la pétanque, où encore en golf où les athlètes tricolores avaient décroché cinq médailles en 1997 à Bari.
En revanche, la fédération française de tennis a préféré faire l'impasse, en raison de l'US Open, tout comme le basket, accaparé par l'Euro masculin en Turquie et l'Euro féminin en France. La France sera représentée dans les sports suivants: athlétisme, aviron, boxe, cyclisme, escrime, football, golf, gymnastique, haltérophilie, handball, handisport, judo, karaté, lutte, natation, pétanque, sport de boules, tennis de table, voile et volley-ball.
Outre la France, l'Italie, l'Espagne et la Grèce ont envoyé les plus importantes délégations.
La Tunisie a mis les petits plats dans les grands pour le cinquantenaire d'une manifestation qu'elle organise pour la deuxième fois, après l'édition de 1967. Un nouveau stade de 60.000 places brillera de mille
feux, notamment lors du premier match du tournoi de football qui mettra aux prises l'équipe de France (joueurs nés en 1980 et 1981) dirigée par Pierre Mankowski aux Tunisiens, d'ores et déjà qualifiés pour la Coupe du monde 2002.
Le pays organisateur compte aussi briller en pétanque, puisque les Tunisiens, doubles champions du monde, peuvent briguer la médaille d'or. Environ 3.500 athlètes de 23 pays, vont concourir dans 23 disciplines. Pour la première fois aux Jeux méditerranéens, des femmes seront engagées en lutte, en aviron et en haltérophilie.
ôôLes retombées (pour la Tunisie) sont garanties'', a déclaré Habib Ammar, le président du comité d'organisation. ôôL'infrastructure grandiose, sans précédent, et la réussite de la compétition serviront sans doute à développer le sport et à intéresser les jeunes à des disciplines autres que le football. Ils vont connaître la voile, le judo, la lutte et le tennis. Je suis convaincu qu'avec deux nouvelles piscines, l'une couverte l'autre en plein air, la fédération de natation va doubler les recrutements''.
 
Associated Press
 

LE CONGRES POUR LA REPUBLIQUE S'INDIGNE

 

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Déclaration de Presse

 

 

 

 La Tunisie accueillera du 2 au 15 septembre les XIVe Jeux méditerranéens, dans un climat de morosité sociale de plus en plus perceptible. Et pour cause, les libertés n’ont jamais été aussi bafouées, l’administration aussi gangrené par la corruption, l’avenir des Tunisiens aussi incertain et l’image de la Tunisie à l’étranger aussi écornée !

En dépit d’une intense propagande officielle qui a jusqu’ici coûté très cher, cette manifestation sportive n’enchante pas les Tunisiens, tant leur déception est énorme et le régime actuel impopulaire à leurs yeux.

 

Outre ce constat alarmant, d’autres anomalies graves viennent perturber le déroulement des jeux et reléguer la dimension sportive au second plan.

Il s’agit tout d’abord de la présence d’un ancien ministre de l’intérieur, impliqué dans des actes de torture, à la tête du comité d’organisation de ces Jeux. Habib Ammar dont la responsabilité est avérée dans la répression des opposants, continue de jouir de l’impunité et des faveurs du régime actuel.

 

A cette occasion, et tout en exprimant sa profonde consternation, le Congrès Pour la République ( CPR ) rappelle que l’intéressé n’est qu’un chaînon d’une longue suite de responsables de ce fléau qu’est la torture.

 

Ensuite, et au moment où s’amplifie le génocide de nos frères palestiniens, le régime tunisien décide encore une fois de fuir ses  responsabilités et son devoir de solidarité avec la Palestine martyre en refusant d’inviter une délégation palestinienne à ces jeux et casser l’isolement dans lequel se trouvent acculés les héros de l’Intifada.

 

Le CPR, tout en déplorant cette décision qui ne reflète en rien la grande mobilisation des Tunisiens en faveur de leurs frères palestiniens, assure de son soutien indéfectible ces derniers dans leur lutte légitime contre les forces de l’occupation pour le recouvrement de leurs droits et l’instauration de leur Etat, avec Elqods en tant que capitale.

 

Par ailleurs, le CPR tient à exprimer son indignation devant le slogan de ces Jeux « à Tunis, la Méditerranée est en fête », car de cette fête sont exclus les dizaines de milliers d’hommes et de femmes et leurs enfants qui attendent en vain la vraie fête, celle de l’amnistie générale, et de leur libération des mouroirs que sont devenues les prisons tunisiennes où ils souffrent le martyre.

 

 

 

   Paris, le 31 août 2001  

 

 

Pour le Congrès Pour la République

 

Le responsable de l’information, Chokri HAMROUNI

 

 

ÇáãÄÊãÑ ãä ÃÌá ÇáÌãåæÑíÉ

 

ÈáÇÛ ÕÍÝí 

 

ÊÍÊÖä ÊæäÓ ,ãä 2 Åáì15  ÓÈÊãÈÑ ÇáÞÇÏã , ÇáÏæÑÉ ÇáÑÇÈÚÉ ÚÔÑ ááÃáÚÇÈ ÇáãÊæÓØíÉ Ýí ãäÇÎ ÊÓæÏå ÍÇáÉ ãä ÇáÅÍÈÇØ æÇáÊãáãá ÇáÇÌÊãÇÚí.

 

ÃÓÈÇÈ åÐå ÇáÍÇáÉ áã ÊÚÏ ÎÇÝíÉ Úáì ÃÍÏ, ÝÇáÍÑíÇÊ áã ÊÔåÏ ÇäÊåÇßÇ ãËíáÇ, æÅÏÇÑÇÊ ÇáÏæáÉ æãÄÓÓÇÊåÇ ÇáÚÇãÉ áã ÊÚÑÝ ÝÓÇÏÇ ãÔÇÈåÇ ,æãÓÊÞÈá ÇáÊæäÓííä áã íßä ÃÈÏÇ ÃßËÑ ÛãæÖÇ, ÃãÇ ÕæÑÉ ÈáÇÏåã Ýí ÇáÎÇÑÌ Ýáã Êßä ÃßËÑ ãäåÇ ÓæÁÇ æÇäÍØÇØÇ.

 

æÚáì ÇáÑÛã ãä ÊßÇáíÝ ÇáÏÚÇíÉ ÇáÑÓãíÉ ÇáÈÇåÙÉ, ÝÅä åÐå ÇáÊÙÇåÑÉ ÇáÑíÇÖíÉ áÇ ÊËíÑ ÇåÊãÇã ÇáÊæäÓííä äÙÑÇ áÎíÈÊåã ÇáãÊÝÇÞãÉ Ýí äÙÇã Íßã ÞÇÆã Úáì ÇáÅßÑÇå æÝÇÞÏ áÃí ÔÚÈíÉ ÍÞíÞíÉ.

 

æÈÇáÅÖÇÝÉ Åáì Ðáß, ÝÅä ãÙÇåÑ ÎØíÑÉ ÃÎÑì ÊÚßÑ ÕÝæ åÐå ÇáÃáÚÇÈ æÊÌÚá ãä ÇáÈÚÏ ÇáÑíÇÖí áåÇ ÂÎÑ ÇáÇåÊãÇãÇÊ.

 

íÊÚáÞ ÇáÃãÑ ÃÓÇÓÇ ÈæÌæÏ æÒíÑ ÓÇÈÞ ááÏÇÎáíÉ, ãÊæÑØ Ýí ÌÑÇÆã ÊÚÐíÈ æÊÌÇæÒÇÊ ÎØíÑÉ, Úáì ÑÃÓ ÇááÌäÉ ÇáãäÙãÉ ááÃáÚÇÈ æåæ ÇáãÏÚæ "ÇáÍÈíÈ ÚãÇÑ" ÇáÐí áÇ íÒÇá íÊãÊÚ ÈÍãÇíÉ ÇáäÙÇã ÇáÍÇáí æÇãÊíÇÒÇÊå ÑÛã ËÈæÊ ãÓÆæáíÊå Ýí ÞãÚ ÇáãÚÇÑÖíä ÇáÓíÇÓííä.

 

æÈåÐå ÇáãäÇÓÈÉ íÚÑÈ "ÇáãÄÊãÑ ãä ÃÌá ÇáÌãåæÑíÉ" Úä ÔÏíÏ ÇÓÊäßÇÑå ãÐßÑÇ ÈÃä ÇáãÐßæÑ ÃÚáÇå áíÓ ÅáÇ ÇÓãÇ Ýí ÞÇÆãÉ ØæíáÉ ãä ÇáÌáÇÏíä æãÍÊÑÝí ÇáÊÚÐíÈ Ýí ãÞÑÇÊ æÒÇÑÉ ÇáÏÇÎáíÉ æãÑÇßÒ ÇáÃãä æÇáÓÌæä ÇáÊæäÓíÉ.

 

ßãÇ ÊÌÏÑ ÇáÅÔÇÑÉ Åáì Ãäå¡ Ýí ÇáæÞÊ ÇáÐí ÊÊßËÝ Ýíå ÇáãÌÇÒÑ ÖÏ ÅÎæÇääÇ ÇáÝáÓØíäííä, íÊÝÕì ÇáäÙÇã ÇáÊæäÓí ãä ãÓÆæáíÊå æíÊåÑÈ ãä æÇÌÈå ÇáÊÖÇãäí ãÚ ÝáÓØíä ÇáÓáíÈÉ æÔÚÈåÇ ÇáÃÈí ÝíÑÝÖ ÍÊì ãÌÑÏ ÇÓÊÏÚÇÁ ÇáæÝÏ ÇáÝáÓØíäí ááãÔÇÑßÉ Ýí åÐå ÇáÏæÑÉ ãÄíÏÇ ÈÐáß ÓíÇÓÉ ÚÒá ÇáÝáÓØíäííä æÛãØ ÍÞæÞ ÃÈØÇá ÇáÇäÊÝÇÖÉ .

 

æÝí åÐÇ ÇáÕÏÏ íäÏÏ "ÇáãÄÊãÑ ãä ÃÌá ÇáÌãåæÑíÉ" ÈÇáãæÞÝ ÇáÑÓãí ááÓáØÇÊ ÇáÊæäÓíÉ¡ æÇáÐí áÇ íÚßÓ Ýí ÔíÁ ÇäÍíÇÒ ÇáÔÚÈ ÇáÊæäÓí ÇáãÚáä áÃÔÞÇÆå ÇáÝáÓØíäííä æÞÖíÊåã ÇáÚÇÏáÉ, ßãÇ íÄßÏ ÏÚãå ÇáßÇãá æÇááÇãÔÑæØ áäÖÇáåã ÇáÈÇÓá ÖÏ ÞæÇÊ ÇáÇÍÊáÇá ÍÊì ÇÓÊÑÌÇÚ ÍÞæÞåã ÇáãÓáæÈÉ æÅÞÇãÉ ÏæáÊåã ÇáÝáÓØíäíÉ æÚÇÕãÊåÇ ÇáÞÏÓ .

 

æÈÇáÅÖÇÝÉ Åáì Ðáß, ÝÅä "ÇáãÄÊãÑ ãä ÃÌá ÇáÌãåæÑíÉ" íÚáä Úä ÔÌÈå æÇÓÊíÇÆå ãä ÔÚÇÑ ÇáÃáÚÇÈ "Ýí ÊæäÓ, ÝÑÍÉ ÇáãÊæÓØ"¡ áÃä ÂáÇÝ ÇáäÓÇÁ æÇáÑÌÇá æÇáÃØÝÇá ãä ÇáÊæäÓííä¡ Ýí ÇáÏÇÎá æÇáÎÇÑÌ¡ ÞÏ ÍÑãæÇ åÐå  ÇáÝÑÍÉ æåã íÊØáÚæä Åáì ÝÑÍÉ ÍÞíÞíÉ íÍÊÝáæä ÝíåÇ ÈÇáÚÝæ ÇáÊÔÑíÚí ÇáÚÇã æÈÅÎáÇÁ ÇáÓÌæä ÇáÊæäÓíÉ ãä ÂÎÑ ÓÌíä ÓíÇÓí.

 

             

 

                                                ÈÇÑíÓ¡ Ýí : 31 ÃæÊ 2001

 

 

 

                                              Úä ÇáãÄÊãÑ ãä ÃÌá ÇáÌãåæÑíÉ

 

ÇáãÓÄæá Úä ÇáÅÚáÇã – Ï. ÔßÑí ÇáÍãÑæäí

 

LA TRAGEDIE DE LA PRATIQUE RELIGIEUSE ISLAMIQUE SE POURSUIT EN TUNISIE..

 
Ce témoignage a étè publié récemment sur le forum de kalim-tunisie:
 
Posted by la cavalerie on 8/31/2001 from.....

D'aprés ce que m'a raconté un imam :
Hier (30 aout 2001) les délégués des "affaires religieuses" se sont réunis avec les imams des mosquées pour en finir d'avec l'islam en tunisie . et entre autre a ete recommandé ce qui suit :
- Ne plus laisser les gens lire le coran dans la mosquee ils n'ont qu'a le lire chez eux (Texto)
- Et si plus de 2 personnes sont en train de discuter ensemble avant ou apres les prieres prenez leur noms et nous les faire parvenir .


Sans commentaire ...
Je vous laisse commenter .


Une petite histoire délirante :

A la mosquée de la cité el khadhra la chooba a ordonné a quelqu'un de devenir "muezzin" (qui apelle à la priére) ce dernier leur a dit mais comment j'appelle à la priére et moi qui ne prie pas et qui n'a jamais prié ? On lui a répondu : C'est un ordre et tu as 2 jours pour apprendre à faire le "muezzin" et pour ce qui est de la priére pas de probléme ... rabbi yehdi.

Allah yarhamna c'est le moins que l'on puisse dire ...

 

 ÌãåæÑíÉ ÇáÍÏÇËÉ ÇáãÛÔæÔÉ Ýí ÊæäÓ ãÇÑÓÊ ãäÐ ÃßËÑ ãä ÚÔÑÉ ÃÚæÇã - æáÇ ÒÇáÊ - ÓíÇÓÇÊ ÞÑæÓØíÉ ãÊÎáÝÉ ÊÐßÑ ÈÃÈÔÚ ÚåæÏ ãÍÇßã ÇáÊÝÊíÔ ÇáÈÇÆÓÉ..

 

ÊÌåíá ãäÙã æããÇÑÓÉ ãÎØØÉ áÊãííÒ ÚäÕÑí ãäåÌí ÈÔÚ ÖÏ "ãæÇØäíä" ÊæäÓííä ÌÑíãÊåã ÇáæÍíÏÉ Ãäåã áÇ íÝßÑæä ÈäÝÓ ÃÓáæÈ ÍßÇã ÇáÈáÏ!!! 

 

ÇáÊÝÇÕíá ãä ÎáÇá ãÞÊØÝÇÊ ãä ÔåÇÏÉ ÓÌíä ÓíÇÓí Ýí ÊæäÓ

 

Ýí ÇáÓÌä ÇáãÏäí 9 ÃÝÑíá ÈÊæäÓ ÇáÚÇÕãÉ ÃÛáÈ ßÊÈ ÇáãßÊÈÉ ÊÚæÏ Åáì ÚåÏ ÇáÍãÇíÉ ÇáÝÑäÓíÉ æÚáíåÇ ÇáÎÊã ÇáÊÇáí:

 

(Protectorat Français- Régence de Tunisie)

 

æáÇ íÊã ÊÒæíÏåÇ ÈßÊÈ ÌÏíÏÉ ÅáÇ äÇÏÑÇ Èá Úáì ÇáÚßÓ ãä Ðáß íÊã ÓÍÈ ßá ßÊÇÈ íÈÏæ ááÞÇÆãíä Úáì ÇáÓÌä Ãä ÓÍÈå íÊãÇÔì ãÚ ÓíÇÓÉ ÊÌÝíÝ ãäÇÈÚ ÇáãÚÑÝÉ ÇáÅÓáÇãíÉ ÝÚáì ÓÈíá ÇáãËÇá Êã ÓÍÈ ÇáßÊÈ ÇáÊÇáíÉ: ( ÇáÊÍÑíÑ æÇáÊäæíÑ: ááÔíÎ ÇáÚáÇãÉ ãÍãÏ ÇáØÇåÑ Èä ÚÇÔæÑ¡ ãÞÏãÉ ÇÈä ÎáÏæä¡ "ÊÇÑíÎ ÇáÃÏÈ ÇáÚÑÈí"¡ æ "ÇáÔíÎÇä" áÚãíÏ ÇáÃÏÈ ÇáÚÑÈí Øå ÍÓíä).

 

ãä ÌåÉ ÃÎÑì¡ Êã ÊÑæíÌ ßÊÈ áãÄáÝíä ãÕÑííä ãËá ÇáãÓÊÔÇÑ ÓÚíÏ ÇáÚÔãÇæí æäÕÑ ÍÇãÏ ÃÈæ ÒíÏ æÝÑÌ ÝæÏÉ æÃÔÈÇååã¡ áãÇ ÝíåÇ ãä ÊÔßíß Ýí ÇáãÓáãÇÊ ÇáÅÓáÇãíÉ æÔÈåÇÊ Íæá ÇáÞíã æÇáãÞÏÓÇÊ¡ Èá ÍÊì ßÊÈ ÈÚÖ ÇáÃÏÚíÇÁ æÇáÛÑÈÇÁ Úä ÇáÝßÑ ÇáÅÓáÇãí ãËá: ÃäÓ ÇáÔÇÈí¡ æáßä æÞÚ ÇáÊÑÇÌÚ ÅËÑ Ðáß ÝÓÍÈÊ åÐå ÇáßÊÈ ÇÚÊÞÇÏÇ ÈÃäåÇ æÅä ßÇäÊ ãÚÇÏíÉ æãÛÑÖÉ Ýåí ÞÏ ÊãËá ÃÑÖíÉ ááÍæÇÑ æãäØáÞÇ áÊÈÇÏá ÇáÑÃí¡ Èá Åäå áæÍÙ Ãä ÇáßÊÈ ÇáÊí íäÊÈå Åáì Ãä åäÇß ÅÞÈÇáÇ ÚáíåÇ íÞÚ ÓÍÈåÇ ÂáíÇ¡ ãËáÇ: ÇáÍÖÇÑÉ ÇáÅÓáÇãíÉ áÂÏã ãÊÒ¡ ÅÑÔÇÏ ÇáÓÇáß Ýí ÝÞå ãÇáß...).

 

ãä ÌåÉ ÃÎÑì ÇÎÊÝÊ ßá ÇáßÊÈ ÇáÊí ÊÔíÑ ÈÃí Ôßá ãä ÇáÃÔßÇá Åáì ÍíÇÉ ÇáÓÌíä Ãæ ãÚÇäÇÊå (ãËá ßÊÇÈ Cristal áÌíáÈÇÑ äÞÇÔ¡ æ"ÔÑÞ ÇáãÊæÓØ" áÚÈÏ ÇáÑÍãÇä ãäíÝ æãÎÊÇÑÇÊ ÔÚÑíÉ áãÍãæÏ ÏÑæíÔ æ 7ans de pénitence áÜNicol. Gérard æ"ÓÈÚÉ ÃÈæÇÈ" áÚÈÏ ÇáßÑíã ÛáÇÈ æ La mère áÜ Maxime Gorki æ La 25éme heure áÜVirgil Géorghiou...)

 

ãä ÌåÉ ÃÎÑì¡ æÚáì ÚßÓ ÇáãÚÇãáÉ "ÇáãÚÞæáÉ" ÇáÊí áÞíåÇ ÈÚÖ ØáÈÉ ÇáíÓÇÑ ÍíË Êãßä äæÑ ÇáÏíä Èä äÊíÔÉ æÅáåÇã ... ãä ÇÌÊíÇÒ ÇáÇãÊÍÇäÇÊ ÃËäÇÁ ÝÊÑÉ ÇáÇÚÊÞÇá 98-99)¡ ÍÑãÊ ÇáÃÛáÈíÉ ÇáÓÇÍÞÉ ãä ÇáÊáÇãíÐ æÇáØáÈÉ ãä ãæÇÕáÉ ÊÚáãåã æãä ÇÌÊíÇÒ ÇáÅãÊÍÇäÇÊ ( æÞÏ ÓãÍ ÃÍÏ ÇáãÏíÑíä "ÚÒ ÇáÏíä äÕÇíÈíÉ" áÈÚÖ ØáÈÉ ÏÇÑ ÇáãÚáãíä ÇáÚáíÇ ÈÓæÓÉ ÈÇÌÊíÇÒ ÇáÅãÊÍÇä ÝÊÏÎáÊ ÇáÅÏÇÑÉ ÇáÚÇãÉ áÅÏÇÑÉ ÇáÓÌæä Ýí Çáíæã ÇáËÇáË ãäå æãäÚÊåã ãä ÅÊãÇãå).

 

æÝí ÒíÇÑÉ ááãÏíÑ ÇáÚÇã ÇáÃÓÈÞ áÅÏÇÑÉ ÇáÓÌæä Ýí ÔåÑ ÌæíáíÉ 1991 Åáì ÓÌä ÓæÓÉ ÓÃáå ÇáÓÌíä ÓãíÑ Ïíáæ: áãÇÐÇ áÇ íãßä ÇáÊáÇãíÐ æÇáØáÈÉ ãä ÇÌÊíÇÒ ÇáÅãÊÍÇäÇÊ ãÇÏÇã ÇáÞÇäæä áÇ íãäÚ Ðáß æÃä åäÇß ÓæÇÈÞ ÚÏíÏÉ Úáì ÇáÓãÇÍ ÝÃÌÇÈ: "áÇ äÑíÏ ãäßã Ãä ÊÊÚáãæÇ æÊäÌÍæÇ ÝãßÇäßã ÇáØÈíÚí Ýí ÇáßåæÝ".
 

L' ami DECEPTICUS a bien voulu traduire le texte extrait du livre de l'amiral fulvio Martini publié dans notre dernier numéro. Merci à lui et à tous ceux qui se sont intéressés à ce sujet.

Cette histoire véridique, racontée par un témoin exceptionnel et de premier ordre, vous intéressera sûrement !!

L'Amiral Fulvio Martini a travaillé 30 ans dans les services secrets italiens. Il était le chef de ces services en 1986-87 et il a publié en juin 1999 ses mémoires dans un livre intitulé « Nome in codice : Ulisse » (nom de code : Ulysse).
Le livre est intéressant car il léve un coin de voile sur certains aspects du fonctionnement des services secrets italiens durant les derniéres décennies du 20éme siécle.
Nous, en lecteurs/citoyens tunisiens, nous sommes intéressés de prés à quelques paragraphes publiés au chapitre 8, pages 140, 141 et 142. Alors, nous avons décidé de les publier pour vous:

(voici la traduction du texte italien: Je ne la maîtrise pas beaucoup mais je me débrouille un peu en langues latines et germaniques. Excusez les erreurs!)

"...Entre 1986 et 1987, il s'était crée en Afrique du nord une situation politico-diplomatique assez complexe. La presse ne s'y était pas beaucoup intéressée...

En Tunisie s'était posée une question de succession au plus haut niveau. Le problème n'était pas facile à résoudre : il s'agissait de la substitution du président Bourguiba.

Bourguiba était le symbole de la résistance contre les Français mais il était devenu très âgé et ne jouissait plus de toutes ses capacités physiques et mentales pour continuer à gouverner son pays.

Il y avait des troubles causés par les intégristes islamistes et la réaction de Bourguiba avait été un peu trop énergique. Ce dernier ayant exigé l'exécution d'un certain nombre de personnes, il était devenu évident qu'une telle réaction aurait eu de sérieux rebonds négatifs, y compris dans les pays voisins.

Le problème tunisien n'intéressait pas seulement les pays limitrophes, l'Algérie et la Libye, mais aussi toute la zone maghrébine et quelques états européens parmi lesquels l'Italie.

Le comportement de Craxi et Andreotti, respectivement président du conseil et ministre des affaires étrangères, fut, à mon avis, très habile dans la gestion de cette situation dangereuse.

Nous accomplîmes, nous autres membres des services (secrets), et suivant leurs directives, la plus importante part de la mission. Nous avions d'excellents rapports avec la Tunisie, comme d'ailleurs avec le reste du Maghreb, excepté la Libye.

Nous parvînmes à un accord sur les principaux points de divergence, puis nous proposâmes une solution satisfaisante pour tout le monde. Elle fut acceptée et la succession de Bourguiba et le transfert du pouvoir eurent lieu dans le calme.

Il n'y eut pas une goutte de sang. La paix fut assurée dans la région. La seule victime fut un chef de service européen qui nous quitta parce que notre solution n'avait pas plu à son gouvernement. Il y avait des accords entre les diverses intelligences, dont notre service, de tout mettre en oeuvre afin d'éviter la prolifération du terrorisme"

 

Lettre ouverte au Ministre de l'intérieur

Sihem Ben Sedrine

 

Tunis le 29 août 2001

Monsieur le Ministre de l'intérieur Je viens vous saisir d'un fait qui me parait très grave pour les institutions de l'Etat.
Le 22 août courant, un GSM a disparu de mon armoire personnelle à mon domicile, ainsi qu'un aérosol anti-agression que je conservais dans ma bibliothèque.
Le 24 au matin, je découvre devant ma porte une enveloppe à mon nom cachetée à la cire, portant des indications chiffrées ainsi que le label "Amn eddawla" (sécurité de l'état). Je la fais décacheter devant huissier notaire et je découvre à l'intérieur, la puce du GSM qui avait disparu l'avant veille!

Monsieur le Ministre,
J'avais déjà eu à connaître des forfaits de la police politique qui use de moyens peu glorieux tels que les cambriolages des maisons, les vols de voitures, le sabotage de la direction ou des freins de la voiture, l'empoisonnement des chiens ou le montage d'albums pornographiques…etc. 
Bien que j'aie saisi votre Ministère à chaque fois que ces faits se sont produits, jamais il n'y a eu d'enquête, jamais il n'y a eu de poursuites qui aient abouti ! La nouveauté aujourd'hui, c'est que c'est la première fois qu'un vol avec violation de domicile est signé par des services du Ministère de l'intérieur!
Ces procédés ne sont pas sans me rappeler ceux de la mafia.

Monsieur le Ministre, 
Je suis triste pour la Tunisie que ses institutions soient dévoyées et que des "délinquants" en usent comme de biens privés. "Il n'y a plus de lois, il n'y a plus de règles, il n'y a plus de sécurité pour les citoyens de ce pays", est-ce là le message que je suis sensée comprendre? 
Le dimanche 26 août, la ville de Bizerte était en état d'alerte à cause d'une réception organisée à mon honneur par les Bizertins au local de la LTDH. Tous les accès menant au local étaient barricadés par une police en civil. Mais cela ne nous étonne plus, les défenseurs des droits humains ont eu à connaître de telles persécutions tant et tant de fois ! Mais ce qui m'avait affligée, c'était la répartie du chef du district de Bizerte qui répondait à notre questionnement sur la légalité de tels actes: "Je suis la loi et ce que je décide est légal!"

Monsieur le Ministre,
Je ne sais plus si je peux attendre de vous une réaction qui nous rassure sur l'existence d'un Etat de droit en Tunisie, mais je voudrais au moins vous dire que j'ai honte de voir les institutions de mon pays partir en lambeaux.

Sihem Bensedrine

 

ÕÏæÑ Ãæá ßÊÇÈ ÔÇãá Úä ãÓÇÌÏ ÇáÞíÑæÇä ÚÇÕãÉ ÇáÅÓáÇã ÇáÃæáì Ýí ÇáÔãÇá ÇáÅÝÑíÞí

 

 

ÕÏÑÊ ãÄÎÑÇ ÇáØÈÚÉ ÇáÃæáì ( äÔÑÊ Ýí ÚÇã 2000) ãä ßÊÇÈ ÌÏíÏ ÛíÑ ãÓÈæÞ íÍãá ÚäæÇä : "ãÓÇÌÏ ÇáÞíÑæÇä" ãä ÊÃáíÝ ÇáÏßÊæÑÉ ÇáãåäÏÓÉ äÌæì ÚËãÇä (æåí ãä ãæÇáíÏ ÍáÈ ÈÓæÑíÇ) æäÔÑ ÏÇÑ ÚßÑãÉ Ýí ÏãÔÞ.

 

 

 

ÇáßÊÇÈ íãËá æËíÞÉ ÊÇÑíÎíÉ æÍÖÇÑíÉ ÛíÑ ãÓÈæÞÉ ÊØÑÞÊ ãä ÎáÇáå ÇáãÄáÝÉ Åáì ÊÇÑíÎ ãÓÇÌÏ ÇáÞíÑæÇä æÎÕÇÆÕåÇ ÇáåäÏÓíÉ æÇáãÚãÇÑíÉ ãÚ ÅØáÇáÉ ÊæËíÞíÉ ÏÞíÞÉ¡ ÇÚÊãÏÊ ÝíåÇ ÇáÏßÊæÑÉ äÌæì ÚËãÇä Úáì ÃÑÔíÝ äÇÏÑ áæËÇÆÞ ÌãÚíÉ ÇáÃæÞÇÝ Ýí ãÏíäÉ ÇáÞíÑæÇä ãä ÚÇã 1875 Åáì 1957 (æåí ÇáÓäÉ ÇáÊí ÃáÛíÊ ÝíåÇ ÇáÃæÞÇÝ  Ýí ÇáÈáÇÏ ÇáÊæäÓíÉ ãä ØÑÝ ÇáÑÆíÓ ÇáÍÈíÈ ÈæÑÞíÈÉ).

 

 

 

íÞÚ ÇáßÊÇÈ¡ ÇáÐí íãËá æËíÞÉ ÚáãíÉ ãåãÉ¡ Ýí 614 ÕÝÍÉ ãä ÇáÞØÚ ÇáßÈíÑ æíÔÊãá Úáì ÕæÑ ÝæÊæÛÑÇÝíÉ ãáæäÉ áÊÝÇÕíá åäÏÓÉ ÇáãÓÇÌÏ ÇáÞíÑæÇäíÉ ÇáÞÏíãÉ æÇáÍÏíËÉ æÚáì ÞæÇÆã ãÝÕáÉ ÈÃÓãÇÁ æãæÇÞÚ ÇáÌæÇãÚ æÇáãÓÇÌÏ æÇáßÊÇÊíÈ Ýí ÔÊì ÇáÚÕæÑ æÇáÚåæÏ æÕæáÇ Åáì Çá 132 ãÓÌÏÇ æÌÇãÚÇ ÇáãæÌæÏÉ Ýí ÚÇã 1993¡ æåí ÇáÓäÉ ÇáÊí ÇÎÊÊãÊ ÝíåÇ ÇáÏßÊæÑÉ ÚãáåÇ ÇáÈÍËí æÇáãíÏÇäí Ýí ÚÇÕãÉ ÇáÃÛÇáÈÉ.

 

äÔíÑ Åáì Ãä ÇáßÊÇÈ íÈÇÚ Ýí ÈÚÖ ÇáãßÊÈÇÊ ÇáÊæäÓíÉ È 20 ÏíäÇÑÇ.

 

 

 

ßãÇ íãßä ááÑÇÛÈíä Ýí Ðáß ÇáÍÕæá Úáíå ãä ÇáãÄáÝÉ ãÈÇÔÑÉ Úáì ÇáÚäæÇä ÇáÊÇáí:

 

 

 

ÇáÏßÊæÑÉ ÇáãåäÏÓÉ äÌæì ÚËãÇä

 

ÍáÈ – Õ.È  8674

 

ÇáÌãåæÑíÉ ÇáÚÑÈíÉ ÇáÓæÑíÉ

 

Ãæ ÚÈÑ ÑÞã ÇáÝÇßÓ ÇáÊÇáí:

 

00963215742830
 
Dr. EL AMRI SAHBI

LETTRE OUVERTE
A L’ATTENTION DE
Monsieur JACQUES ROGGE
Président du Comité International Olympique
& A
Monsieur CLAUDE COLLARD
Président du Comité International des Jeux Méditerranéens
   
Dr. EL AMRI SAHBI
Médecin de libre pratique
90 Avenue Habib Bourguiba.
Dahmani. 7170 / Le Kef - Tunisie
Tél : 0216 (8) 28 05 03
00216 (9) 44 74 55
00216 (9) 73 33 72
00216 (9) 22 27 51
 
Tunisie le 30 Août 2001

   Messieurs les présidents,
    
Permettez moi de vous dire le calvaire d’un médecin ordinaire vivant dans le pays, le mien, qui s’apprête à se livrer aux “joies” du sport durant les jeux méditerranéens de Tunis 2001.    
     Sous la terreur, je vis. Sous l’angoisse, je travaille. Sous la peur, je rentre chez moi. Je combas le coup d’éponge qui essaie de m’éffacer. Pourtant on n’est pas en état de guerre chez nous en Tunisie. Mais on vit sous la tutelle d’un Etat policier où règne la sécurité du responsable et l’insécurité du citoyen. 
      Les persecutions, harcelements, détentions illégales, menaces allant de l’agression physique à la tentative d’assassinat sur la voie publique aux meutres sous la pression tortionnaire primiditée, à la suppression d’emploi, à la persécussion financière et fiscale, à la confiscation de biens personnels sans jugement  et autres pratiques malsaines, sont devenus une monotonie de la multitude de formes et maneuvres manipulées par la police politique.
     Ma vigilence permanente pour assurer ma sécurité personnelle et familiale par des moyens primitifs, me fatigue l’esprit et déconcentre mes objectifs ainsi que les horizons de mes enfants.
     Je suis un opposant politique du régime du Président Ben Ali dès l’aube de 07 Novembre 1987.
     J’étais accusé d’avoir fomenté un coup d’état le 08 Novembre 1987 avec un groupe d’opposants tunisiens sans avoir jamais été ni inculpé ni jugé ni comdamné puisque le groupe a décidé de s’aligner et soutenir le coup d’état de Président Ben Ali survenu le 07 Novembre 1987.
    On était pris en otage à la prison civile de Tunis en vue d’un marchandage politique avec les courants d’opposition.
    J’étais arrêté le 22 Novembre 1987 par la police politique du Président Ben Ali dans les locaux du département de la sécurité de l’état au Ministère de l’intérieur dont le patron des scènes de torture et de barbarie était le général Habib Ammar qui venait d’être nommé à l’aube de 07 Novembre 1987 Ministre de l’intérieur par le Président Ben Ali.
     J’y ai vu ce que je n’imaginais pas faisant partie de la réalité amère de la Tunisie. J’ai vécu durant 38 jours au sous-sol du ministère de l’intérieur ce que je ne croyais pas être compatible avec la déclaration historique du Président Ben Ali à l’aube du 07 Novembre 1987.
     Au fait ce n’était qu’un masque qui cachait l’horreur d’un excrabe. La torture dans les lieux de détention au ministère de l’intérieur au cours de l’enquête préliminaire était un art où les tortionnaires manifestaient leurs vocations sadiques et inhumaines : Les insultes, les injures, les coups de poing en pleine figure et en pleine poitrine ou ventre, le crachat… ne pouvaient prendre place devant d’autres plus graves atrocités pour voiler le terrorisme de l’état Tunisien.
    
     C’est un terrorisme codé et autorisé sous l’impunité des hauts responsables. Les coups de battons fermes, la dénudation, la position de “roti” entre deux bureaux, l’électrocution, les brulûres par mégots de cigarettes, la sodomisation par batton, les menaces de viol de l’épouse ou de la soeur, l’arrestation des parents, les violations de domicile au cours desquelles les vols de biens personnels passent sous les yeux des détenus, l’introduction de clous entre les métacarpes de la main et les métatarses des pieds, l’atelage pieds au plafond tête en bas, noyade de la tête dans une bassine d’eau de javel, menace par arme à feu à tirer dans le crane, menace d’enterrement vivant dans un lieu désertique, brulûres caustiques…
     J’ai pu visualiser au cours de mon séjour au sous-sol du ministère de l’intérieur des actes de barbarie et de sauvagerie : Le général Habib Ammar était content et fier du boulot de ses collaborateurs frustrés.
   
     Tout se cache. Rien ne sort, personne n’en parle sauf les familles des détenus victimes de l’inhumanisme des humains sous la régidité du général Habib Ammar.
     Au cours de mon arrestation dans ce foyer infecte d’esprit et d’ames le 22 Novembre 1987, j’ai vu à mon passage au bureau destiné à mon interrogatoire des urines coulées sous les portes. J’ai senti l’odeur de matières fécales humaines qui jaillissait des bureaux dans le couloir jointivement avec des cris de souffrances et de gémissements entrecoupés par des bruits de coups de battons ou de caoutchouc et des voix d’enquêteurs qui émettaient des injures et des insultes ainsi que des questions en rapport avec les éléments propres de l’enquête.
   
      Personnellement, mes enquêteurs de la police politique ont constaté à quel point j’étais effrayé et déstabilisé par cette horreur, Moncef Ben Guébila le sous directeur de la direction de la police politique m’a offert à mon arrivée le premier jour d’hospitalité dans les locaux du ministère de l’intérieur, un café et une bouteille d’eau qui se sont avérés par la suite contenir un certain produit qui déprime rapidement la vigilence. Je ne pouvais me tenir convenablement assis sur une chaise. Je ne pouvais relever ma tête. Ma langue devenait de plus en plus lourde. Je m’appuyais sur le bureau du policer et du mur d’à côté sous les injures et les insultes (de l’agent d’en face) dont je ne suis nullement habitué.
      L’enquête quotidienne durait de 9 heures du matin à 17 heures pendant 11 jours consécutifs avec une pause de 30 minutes à 13 heures.
     J’assistais, après ma phase d’enquête, à la sortie de détenus de la géole marchant à pieds et revenir le soir transportés par deux agents de la police politique dans une couverture grise en émettant des sons de gémissements et de souffrances suite à des séances prolongées de torture.
     J’ai même assisté aux conséquences graves de la torture physique subie par le commandant Mohamed Mansouri dans la nuit du 29 au 30 Novembre 1987.
     Je l’ai bien examiné au dernières heures de sa vie suite à une panique de deux criminels policiers qui m’ont appelé de ma géole n° 4 en qualité de médecin pour secourir la victime après l’avoir bien tabassée et électrocutée.
     Le certificat médical de la commission mercenaire des médecins légistes comportait la mention de mort subite par arrêt cardiaque donc mort naturelle dans les locaux de la police politique.
     Pourtant la vérité est autre. C’est bizarre les médecins tunisiens deviennent des complices à la pratique de torture.
     Durant ce séjour historique, les détenus mangaient un quart de pain avec un peu de confiture qu’on nous ramène après 17 heures dans le sous sol du ministère de l’intérieur.
     La qualité et la quantité de la bouffe dans les géoles faisait partie de la torture par affamination. Il fallait tomber vraiement malade et ne souffrant pas de douleur de torture physique pour avoir le privilège d’un demi litre de lait par 24 heures.
     L’amaigrissement, l’anémie, le vertige, l’insomnie, les cauchemars en cas de sommeil bref compliquaient l’état de santé des détenus devant l’angoisse, l’anxiété et l’avenir abstrait.
   
     Dès que les traces de torture s’effacaient spontanément, les détenus sont transférés au juge d’instruction millitaire le colonnel Abdel Jalil Abbane (originaire de Kairouan) qui refusait d’entendre les plaintes et les requêtes à propos de la torture pratiquée dans les locaux de la police politique du ministère de l’intérieur et les mettait sur le compte d’une simple pression pour enquête et interrogatoire poussé malgré qu’il est totalement convaincu de l’existence de la pratique inhumaine manifeste de la torture par des criminels tortionnaires de police politique au ministère de l’intérieur.
      Le simple fait d’évoquer et soulever ces violations horribles à la rédaction du procés mettait le poste de colonel , sa carrière et ses privilèges en péril pour l’inculper de sympathie avec le groupe dit sécuritaire qui est pris en otage et en captivité pour un procés intensionnel.
     Aucun passage à l’acte n’a été élaboré puisque le groupe sécuritaire a porté son soutien au changement du président Ben Ali avec toute confiance au 07 Novembre 1987.
      Personne ne voulait et ne voudrait entendre parler de la torture exercée dans les locaux de la police politique qui domine toutes les situations sous l’impunité totale manifeste et l’absentéisme de la Loi et des législations en vigueur.
     Nombreux crimes commis dans ces locaux ont été exécutés sans qu’il y ait de suites conséquentes.
    Tant d’handicapés de torture qui circulent aujourd’hui après détention ou emprisonnement, tant de malades chroniques victimes de cette procédure inhumaine lèvent les yeux au ciel pour demander réparation.
     Pourtant personne n’ose en parler… Sujet tabou. Les risques sont connus.
    
     La relève à la tête de ministère de l’intérieur n’a jamais ramené de mystère : toujours la même souche de mauvaise graine… Abdallah Kallel succède au général Habib Ammar sur un terrain propice. Il devait continuer la tache inachevée du général partant. Mais toujours est-il à sa manière et à la perfection ? Il devait se mesurer à un millitaire tortionnaire sans pour autant faire un pas en arrière. Il devait laisser ses empruntes de ministre criminel tortionnaire et rentabiliser l’activité dans la boucherie des locaux du ministère de l’intérieur. Ses victimes se comptent par centaines sinon des milliers et parmi elles mon cas :
    
     Cinq jours après l’assassinat du président Algérien BOUDHIEF à Annaba le 29 Juin 1992, la police politique de Tunisie m’a arrêté le samedi 04 Juillet 1992 et m’a fait subir toutes les formes et variétés de torture imaginaires et possibles dans les locaux du département de la sécurité de l’Etat au ministère de l’intérieur à Tunis.
     Les pratiques des tortionnaires s’étalaient entre les coups de poing en plein figure et poitrine, à la position de “roti” en étant dénudé avec des coups de batton sur la plante de mes pieds et des coups de pointes de chaussures dures sur le coccys, la nuque et le visage.
    Je pleurais. Je criais. Je les suppliais. Je les insultais. Mes mains enchainées noircissaient à leurs yeux tout en étant en position de “roti”.
    Aucune pitié. Aucun sentiment humain.
    Je hurlais au point de m’évanouir.
     Ils étaient quatre agents musclés, féroces, bien répartis au bureau pour me faire subir leurs atrocités.
   
     Je me souviens de quelques noms : Abderrahmène Guesmi connu au département sous le nom de “BOKASSA”, Mahmoud Ben Amor, Mohamed Naceur, Zouhaier Redissi, qui étaient tous supervisés par leurs chefs hiérarchiques : Ezzeddine Jnaieh (Frère du président de l’équipe de l’étoile sportive du Sahel) et Hassen Abid.
  
     Ils étaient à la recherche d’une chaine de renseignements généraux et d’espionnage qui visait à assassiner le président Ben Ali à la même période que le président Algérien BOUDHIEF. Brecher le faux pour avoir le vrai. Puisque les dirigeants du pays n’ont pas la conscience tranquille.
     Je n’étais au courant de rien et je ne savais pas de quoi ils parlaient.
     On me brulait la jambe, déja enchainée, par un mégot de cigarette pour que je ne succombe pas à l’évanouissement d’apès leur savoir.
     On me prenait alors par une chaine d’atelage rattachée par une poulie au plafond de la pièce, tout nu, tête en bas, pieds en haut, mains enchainées, derrière le dos.
     L’épreuve était pour moi d’un moment très difficile inoubliable et très humilante .
     Les coups de batton, les coups de pieds et les coups de poings me parvenaient de toutes directions au point où je ne pouvais réagir surtout après avoir reçu quelques coups d’électrocution.
     On me faisait alors descendre la tête dans une bassine d’eau de javel où l’un des tortuonnaires m’étranglait du cou pour me faire suffoquer, réagir, et parler.
    Parler pour respirer.
    Parler pour dire n’importe quoi surtout ce que voulaient entendre les tortionnaires par imagination.
     Ils se sont donc convaincus que je n’avais rien à l’esprit.
     Ce pendant les tortionnaires me relachaient tout nu par terre dans une pièce mouillée d’eau de Javel, de sang et de vomissements sanguinolants.
    J’étais dans un état lamentable.
    Je ne pouvais me mettre debout ni marcher ni descendre les escaliers.
    Je ne pouvais remettre tout seul mon slip pantalon et chemise souillés de sang et d’eau de javel.
  
     La générosité des tortionnaires les ordonna de m’aider à le faire pour m’emmener dans une autre pièce d’aveux où toute leur équipe de responsables est réunie après avoir arrêté ma soeur professeur au lycée mère de trois enfants, pour m’humilier devant elle et me provoquer en me menacant de la violer en ma présence.
     J’étais areflectif.
     Je ne pouvais rien faire devant leurs insultes, injures et humiliations car je n’avais rien à avouer puisque je ne savais absolument rien de ce qu’ils prétendaient.
     On me faisait signer des papiers que j’ignorais le contenu puis on m’a fait descendre dans une géole au sous-sol du ministère de l’intérieur.
     J’y ai passé dix neuf jours où j’ai attrapé la gale et un essouflement persistant à l’effort depuis cette détention. Des précordiagies et des arythmies irrégulières me sont installées depuis cette date.
     J’ai passé deux mois de convalescence sans pouvoir reprendre mon activité à mon cabinet médical.
     Je ne pouvais ni m’asseoir ni marcher convenablement à l’aise.
     Dès le début du mois de Septembre 1992, le contrôle administratif s’installa à mon égard sans procés ni jugement ni condamnation. C’est une forme de prison à domicile non couteuse au régime de la dictature de Ben Ali. C’est une repression gratuite.
     Au cours de cette période je me chargeais d’acheter à chaque fois un registre de mon propre argent sur lequel je passais signer au poste de police du village de Dahmani au nord Ouest de la Tunisie deux fois par jour à des horaires qui ne me convenaient nullement et bien choisis en conséquent par les policiers.
     Cette situation s’est prolongée durant six ans et trois mois. C’est à dire du premier Septembre 1992 au 07 Novembre 1998.
     Comme vous le constatez, on vit toujours en Tunisie à la merci du Président Ben Ali et on survit toujours grâce aux festivités de la commémoration du 07 Novembre.
  
     Cependant au cours de cette période de violations, de mesures pratiques abusives à la Tunisienne, tant d’évènements choquants ont marqué ma vie dans la grande prison de Tunisie par les prolongements et dérivés de la police politique et de la milice du parti au pouvoir (RCD) : Humiliations – Intimidations – Persécussions – Harcelements – Rejet socio - professionnel – Pressions fiscales – Violations de domicile à des horaires indisposants sans réquisitions du procureur (La police politique est toujours à la recherche de rien du tout chez moi) – Retrait permis de conduire sans motif légal – Procés judiciaires de chèque sans provision que je n’ai jamais signé ni avoir connu le bénéficiaire (l’écriture fait foi ainsi que d’autres indices) – Provocations de mes enfants à l’école – Harcelement de mon épouse médecin à l’hopital – contrôle d’identité de mes malades à l’intérieur de la salle d’attente à mon cabinet médical – Persécussions de la belle-famille Algérienne au niveau des postes frontaliers Tuniso-Algériens à l’entrée et à la sortie de la Tunisie (Fouille à corps et à poils hommes et femmes)…
   
     Toutes ces pratiques invalidantes étaient orchestrées par les services spéciaux de police politiques avec la coordination des renseignements généraux du ministère de l’intérieur où les décideurs de ces locaux n’ont jamais apprécié la grace présidentielle que m’a attribué le président Ben Ali aux premières festivités du 07 Novembre 1988 avec le groupe sécuritaire.
     Tout le boulot dans et les efforts des tortionnaires étaient mis dans l’eau. Leur bilan est nul.
     Mais leur traces et sequelles sont gardées à vie. Les témoignages de leurs atrocités en cette période courent de bouche à oreille à l’intérieur et à l’extérieur de la Tunisie.
   
      Cependant après avoir repris ma fonction le 07 Novembre 1988 en tant que médecin de la santé publique à Dahmani, j’étais réabilité. J’ai reçu l’ensemble de mes salaires et primes de l’année de détention avec régularisation de ma situation administrative (Ancienneté – Grade – Echelon…). Cette mesure a vivement provoqué l’orgueuil de la police politique obligeant de façon indirecte le ministre de la santé publique Mr. Dali Jézi ex-militant des droits de l’homme et ex-opposant politique à m’adresser un télégramme de Regret Mise Fin Fonction sans aucun motif ni raison légale après quinze mois de reprise de travail suite à une grace présidentielle à la sortie de prison et réhabilitation totale.
    
     La reconciliation baffoue les calculs des services spéciaux de la police politique du ministère de l’intérieur qui devait trouver toujours un chewingum à macher.
    
     La police politique ne peut vivre en Tunisie que dans les milieux infectes de tensions socio-politiques. Elle doit toujours provoquer les crises et les affrontements politiques. Il n’y a que des professionnels pour les magouilles des saletés.
     La sérénité du pays fait mal à la tête des tortionnaires. Personne ne doit rester tranquille en Tunisie. Il fallait toujours créer des litiges. Toutes les structures de la police politique du parti au pouvoir exécutent les instructions frauduleuses et mensongères pour envénimer la vie socio-politique sans fondement.
    
     A un certain moment, entre 1992 à 1998 mon cabinet médical était transformée en un bordel par le chef de la police de Dahmani le nommé Ahmed Hassen qui ramenait sa concubine pour la baiser sur le lit de la salle des soins de mon bureau en fermant la porte devant mes yeux après avoir garé la voiture de la police (Ritmo noire et blanche) devant l’entrée de mon cabinet médical pour effrayer les malades qui comptent consulter chez moi.
    
     Cela s’est passé au regard de tous les habitants du village de Dahmani (Nord Ouest de la Tunisie). Je ne pouvais parler à l’époque par craintes de répercussions de représaille au contrôle administratif de la prison à domicile dont se charge le dit Chef de la police locale. Si ce n’était pas un voyoux, il n’osait pas faire d’acte pareil à mon bureau dans un petit village surtout qu’il était marié et père de plusieurs enfants.
     Les représailles ne sont dénoncées en Tunisie par personne.
     On vit la police. On respire la police en Tunisie.
    
     Quant aux arrestations abusives, aberrantes, multiples et fréquentes, je les subissais à mon bureau au regard de mes malades par au moins six agents armés jusqu’au cou pour semer la terreur et me faire sortir les mains enchainées en blouse blanche. C’étaient des mises en scène de cinéma policier pour montrer à l’opinion publique que la police politique est bien vigilente sur tout le territoire.
     Aucun soutien n’a été révelé par le Conseil de l’Ordre des Médecins Tunisiens ni par des institutions qui se considéraient défendre les droits de l’homme.
     Mon seul soutien était mon épouse, mes enfants et la belle-famille d’Algérie Algérienne.
     Mes arrestations duraient entre trois à quatre jours tous les deux mois environs entre 1990 et 1992 sans que je puisse avoir des explications ou justifications du motif de ces mesures.
     J’étais toujours sequestré ou plus exactement en captivité provisoire les mains et pieds enchainées et rattachées au pieds d’un bureau et je dormais par terre sur un carton sans couverture. Un bout de pain sec m’est donné le soir à 20 heures chaque jour.
      Par générosité mes agresseurs me laissaient prendre mon burnous en hiver avant de m’enbarquer pour une durée inconnue.
     Aucun papier ne m’a jamais été livré à ce propos.
    
     Toutes les structures de l’Etat et du parti au pouvoir étaient complices dans ce processus pour me briser ma carrière professionnelle de médecin dans le secteur privé puisque j’étais renvoyé du secteur public sans oser franchir les frontières du pays pour l’exil à l’étranger. Je suis déja en exil à l’intérieur de mon pays.
    
     Le propriétaire du local qui me sert de cabinet médical à Dahmani a été condamné injustement pour trois ans de prison qu’il l’a purgé puis il a été renvoyé de ses fonctions d’instituteur pour un motif qui n’a jamais été révelé mais au fond pour m’avoir loué la maison de ses parents et défié l’autorité qui lui a donné des instructions au refus de me louer le cabinet médical et m’empêcher de m’installer à Dahmani en médecin de libre pratique. 
    
     Mais les harcelements de la police politique ne cessent de continuer par compression de mes droits de citoyenneté dont la forme prend le cadre de la discipline socio-administrative :
    
     Malgré la traduction de mon épouse médecin à l’hopital de Dahmani au conseil de discipline au ministère de la santé à maintes reprises sous la tutelle du ministre Hédi Mhenni pour des motifs imaginaires (Venir en retard – Partir avant l’heure, divulgation des secrets de la santé publique, perte du carnet à souches…) qui lui valaient des suspensions provisoires de salaires avec mise à pieds.
    
     Le recours du ministre de la santé publique Hédi Mhenni le 24 Juillet 2000 à la muter du Nord Ouest (Dahmani) au Sud (Sidi Bouzid) par mesure disciplinaire avec obligation de changement de résidence, avait pour but réel la fermeture de mon cabinet médical à Dahmani dont l’idée ne m’a jamais effleuré l’esprit après onze ans d’ancienneté dans le secteur privé. Le ministre de la santé continue le travail de persécussions et harcelements du ministre de l’intérieur.
      Devant mon refus de partir de Dahmani et changer le lieu de travail, une tentative d’assassinat s’est orchestrée à mon égard par la police politique en vue de simuler un accident de la voie publique le 31 Juillet 2000 : Un semi-remorque a tenté en me croisant en ligne droite à 80 Km /heure de m’écraser sous ses roues, ma déviation brusque et brutale m’a valu une paralysie de l’épaule gauche et une voiture neuve de Seize Mille Dinars en épave (Citroen Saxo).
   
      Les deux agents de la police politique les nommés Abdallah Bouazizi et Mouldi Khemassi qui me supervisaient au Kef le soir même de l’accident avant de prendre la route en ligne droite du Kef à Sidi Bouzid m’ont rendu une visite au service des urgences à l’hopital du Kef vers sept heures du matin du Premier Août 2000. L’accident est survenu le 31 Juillet 2000 à Neuf heures du soir à cinq – six kilomètres de la sortie du Kef, les secours de la garde nationale de circulation et de la protection civile étaient arrivés le Premier Août 2000 à une heure du matin.
    
      Il fallait quatre heures pour secourir une victime d’un accident de la voie publique à cinq – six kilomètres du Kef. D’ailleurs ils n’ont pas mis beaucoup de temps pour venir sur le lieux. Ils croyaient que j’étais froissé.
     L’agresseur ne s’est jamais arrêté et découvert.
     La police et la garde nationale ne m’ont jamais soulevé ce sujet tabou.
     Les révelations y sont proscrites à vie.
     La voiture que mon père me l’a passé ensuite à titre de prêt au début de Juin 2001 (Renault Express) après rétablissement progressif et lent de mon état de santé pour me faciliter mes déplacements entre mon lieu de travail au Nord Ouest (Dahamani), mon domicile au Sud (Sidi Bouzid) et le lieu de réadaption fonctionnelle à l’Est (Tunis).     
     La police de la circulation sous ordre de la police politique m’a retiré la Renault Express sans motif légal bien que ses papiers étaient en règles pour me laisser me déplacer en bus et en taxi en plein été avec une bandoulière rattachée au cou depuis plus d’un an.
      Le motif de cette confiscation abusive ou vol manifeste en plein jour était : Voiture suspecte.
   
      Le véhicule demeure toujours au dépot municipal de Dahmani à partir du 22 Juin 2001 sans aucun papier justificatif de cette mesure abusive qui a été prise cinq jours après mon intervention téléphonique du 17 Juin 2001 à l’émission Grand Maghreb à la chaine Al Mustakilla de Londres. C’est à dire le jour où l’honorable Madame Sihem Ben Sedrine a fait des révelations qui n’ont pas plus à l’autorité au pouvoir qui l’a suquestré abusivement du 26 Juin 2001 au 13 Août 2001.
   
      Madame Ben Sedrine est sortie du prison après ses déclarations publiques et mon véhicule demeure toujours en dépot après une communication téléphonique à la même émission du même jour à la chaine Al Mustakilla à Londres.
     Violation, vol, banditisme, mépris… Je ne peux qualifier ces gestes et je vous laisse le soin d’en conclure et juger.
    
      Quant à mon passport, la police politique m’a toujours épargné la fatigue et les dépenses des déplacements à l’extérieur de la Tunisie depuis 1990. Refus catégorique malgré le jugement prononcé au tribunall administratif le 07 Juin 2001 qui annule la décision du ministre de l’intérieur pour ce refus non justifié à la délivrance du passport et le droit au voyage à l’étranger.
     
      La police politique a sequestré l’air du citoyen sous l’énigme de la prévention du terrorisme religieux (bien que je suis croyant non pratiquant depuis mon jeune âge) qu’elle essaie de me le coller gratuitement.
    
      En Tunisie toute personne manifestant des idées contraires à celles de l’Etat est qualifiée d’intégriste jusqu’à preuve du contraire.
     Actuellement je suis sans passport en l’absence d’une interdiction légale. Je suis privé de voyager depuis plus de dix ans, bien que j’ai des amis de la famille éparpillés au monde entier.
    
     Je n’ai jamais pu assister à un congrés ou réunion à l’étranger depuis l’arrivée du président Ben Ali au pouvoir.
     Je suis privé de conduire une voiture personnelle ou autre par risque de confiscation abusive sous l’ordre de la police politique et sans raison légale.
     J’habite à Sidi Bouzid (à 350 Km au Sud de la capitale).
     Je travaille à Dahmani (à 200 Km au Nord Ouest de la capitale Tunis).
     Je poursuis une cure de réadaptation fonctionnelle à Tunis (la capitale) deux fois par semaine durant une autre année. C’est à dire jusqu’au mois d’Août 2002.
     Pour joindre ma famille à Sidi Bouzid de Dahmani, je dois parcourir 150 Km.
     Je me déplace en autobus et en taxi : ma voiture personnelle est en épave suite à une tentative d’assassinat perpétrée par la police politique en Juillet 2000. La voiture que mon père m’a prêté m’a été confisquée sans raison légale en Juin 2001.
    Ma ligne téléphonique subit souvent des restrictions descriminatoires de certains numéros bien déterminés sinon elle est l’objet de suspension abusive sans justification.
     La facture de télécommunication me devient de plus en plus salée pour que l’autorité puisse justifier l’ultérieure coupure ou suspension totale et définitive de ma ligne téléphonique (incapacité de payer gratuitement les factures salées).
    
    Je suis le seul témoin oculaire potentiel d’un assassinat d’un commandant millitaire Mohamed Mansouri dans les locaux de la police politique au ministère de l’intérieur dans la nuit du 29 au 30 Novembre 1987 par agression physique sauvage et électrocution massive malgré la prétention de l’autorité tunisienne que ce décés résulte d’un arrêt cardiaque et mort naturelle.
     J’ai subi tant d’injustices à l’air du général Ben Ali par ses collaborateurs musclés.
     Je garde des sequelles corporelles de pratique de torture depuis Novembre 1987 et Juillet 1992 et une impotence partielle permanente de 38 % suite à la tentative d’assassinat par simulation d’un accident de la voie publique en Fin Juillet 2000 par la police politique.
   
      J’étais aussi victime depuis un an d’une escroquerie perpétrée par le chef de cabinet de l’ex-ministre de la santé le nommé Kamel Cherbib. Il m’a volé Douze Mille Dinars (Equivalent de 12 Mille Dollars environs) en promettant à mon père de suspendre les persécussions administratives engagées à l’encontre de mon épouse médecin. Il lui a vendu une voiture accidentée (PEUGEOT 306) dont le prix ne dépassait pas sur le marché les Six Mille Dinars (Six Mille Dollars environs). Mon père a accepté cette transaction malhonnête (corruption) pour arrager la situation administrative de mon épouse médecin Docteur ALLAOUA NADIRA. Mais aucune suite ne s’est révelée ultérieurement de ce compromis. 
   
      Mais à la suite d’une plainte administrative et juridique engagée de ma part à l’encontre de ce voleur administrateur, Mr. Hédi Mhenni est nommé ministre des affaires sociales et rapatrie Kamel Cherbib dans son nouveau cabinet aux affaires sociales à titre de couverture d’impunité administrative. Mes requêtes en ce sens courent dans les couloirs des tribunaux et dans les oubliettes.    
   
      Un embargo professionnel élaboré par la police politique étouffe la rentabilité financière de mon cabinet et déstabilise la concurrence légale loyale et légitime avec les confrères du village.
    
      Nombreuses plaintes judiciaires que j’ai engagées, à l’encontre du ministre de la santé, du ministre de l’intérieur, du ministre des télécommunications, du ministre de la jeunesse et du sport, n’ont jamais eu de suites.
     En Tunisie du général Ben Ali, on ne vous tue pas mais on vous laisse creuver en silence dans l’obscurité.
     Donc après quatorze ans de silence et de souffrance individuelle et familiale depuis le 22 Novembre 1987 date de ma première arrestation et captivité, je lève le ton et je me décide à tirer le rideau de la peur pour hausser la voix en claquant sur la table.
     
      N’importe quelle conséquence de mes présents aveux et plaintes ultérieures auprès des instances internationales compétentes ne m’intriguent puisque le mal est déja fait. J’ai trop perdu et je n’ai plus rien à perdre.
     J’ai supporté la torture physique, morale et financière.
     Je me déchaine et je me révolte sans peur ni regret contre tous ceux qui ont porté atteinte de loin ou de près à ma personne et à ma famille avec le batton, l’électrode, l’affamination, le sourire et la propagande de l’hypocrisie démocratique avec les beaux discours du président le général Ben Ali.
    
      Mon drame tragique a commencé avec l’arrivée du général dictateur le président Ben Ali au pouvoir du 07 Novembre 1987 où le citoyen ne crie plus pour exprimer ses souffrances mais gémit aux coins des rues et sous les murs à basse voix.
     La dignité et la fiereté de chacun ont été manifestement touchées.
      Il est honteux et injuste de voir des tortionnaires représenter la Tunisie et le peuple tunisien dans les cérémonies internationales officielles.
      La complicité des responsables des pays frères et amis de notre pays tend à adoucir les différents avec les criminels tueurs de leur peuple.
   
     Les victimes et leurs familles en sont profondément touchées des exigences des procédures du protocole d’Etat qui les obligent à supporter des scènes qui réactivent leurs mémoires en matière de torture et de toute sorte de violation de droits de l’homme.
      La Tunisie et le peuple tunisien ne méritent pas toute cette misère imposée par les représailles d’un régime dictateur qui se dit Démocrate.
 
          Messieurs les présidents,
     Pardonnez-moi pour la longueur de ces propos qui ont pour seule intention de vous illustrer la gravité des atteintes insupportables, scandaleuses et inadmissibles aux droits de l’homme les plus élémentaires en Tunisie, et en particulier par le général Habib Ammar actuel président du COJM.
    J’en appelle à votre conscience pour dénoncer ces crimes inqualifiables perpétrées par le général Habib Ammar, et je suis convaincu que votre moralité vous empêchera de serrer la main à ce criminel, de vous asseoir à ses côtés ou en sa présence.
    La présence de ce criminel au sein du mouvement olympique constitue non seulement une violation des principes éthiques et moraux qui animent le sport et l’olympisme mais aussi une insulte à ses victimes, et à la mémoire des personnes assassinées.
    Veuillez agréer, Messieurs les présidents, l’expression des mes sentiments les plus respectueux.
    
Salutations et respect

 
Dr. EL AMRI SAHBI
Médecin de libre pratique
90 Avenue Habib Bourguiba.
Dahmani. 7170 / Le Kef - Tunisie
Tél : 0216 (8) 28 05 03
00216 (9) 44 74 55
00216 (9) 73 33 72
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