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liberté (Algerie) 30-05-2000

bullet.gif (274 octets)TOUT EN DOTANT SES FRONTIÈRES DE MATÉRIEL DE DÉTECTION DES PERSONNES
La Tunisie crée ses "GLD"<?XML:NAMESPACE PREFIX = O />

Ce pays a, depuis quelques jours, ses "patriotes".

Selon une source crédible, les autorités tunisiennes viennent d’armer une partie de la population frontalière afin de faire face à toute tentative d’incursion terroriste. Des mêmes canaux, nous apprenons, par ailleurs, qu’"un pays occidental a doté la Tunisie de matériel de détection de personnes". Un équipement qui peut servir de nuit comme de jour dans le contrôle des mouvements suspects tout au long de la frontière tunisienne. Ces deux faits démontrent à quel point la Tunisie prend au sérieux la menace terroriste. Il est à rappeler qu’il y a quelques jours, un important groupe terroriste affilié au GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) que dirige le sinistre Hassan Hattab, alias Abou Hamza, s’est attaqué à un poste de contrôle tunisien faisant un mort et un blessé parmi les gardes frontières. La riposte de ces derniers a été payante puisque trois terroristes ont été abattus et un lot important d’armes a! été récupéré. Selon plusieurs sources d’informations, citées par la presse tunisienne et algérienne, c’est l’"émir" de la zone 5 du GSPC en l’occurrence Abderrazak El-Para et son adjoint l’"émir" Dhouim qui auraient concocté cette attaque en territoire tunisien.

En outre, la Tunisie a restitué à l’Algérie, jeudi dernier, les corps des trois terroristes abattus. Leur identification est toujours en cours, nous a-t-on affirmé. Enfin, on croit savoir aussi que, côté algérien, la traque contre le GSPC tout au long des frontières se poursuit toujours. Dans la ville de Tébessa, les services de sécurité ont arrêté 7 personnes soupçonnées d’avoir aidé le groupe armé qui a commis l’attaque contre le poste frontalier tunisien.

NACER BELHADJOUDJA

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Al-Watan (Qatar) 30-05-2000

خط مباشر
سيناريو تونسي

لماذا يحتفي رئيس جمهورية بشخص من المفترض ان يكون غير سليم العقل؟!

لقد ورد في الاخبار ان الرئيس التونسي زين العابدين بن علي استقبل رسميا الصحفي التونسي رياض بن فاضل لتهنئته فيما يبدو بمناسبة خروجه معافى من المستشفى بعد ا! 9;ابته بطلق ناري.

وهذه لفتة انسانية دون شك. غير ان اجهزة الامن التابعة للنظام التونسي تروي ان تحرياتها تفيد بان ما تعرض له الصحفي بن فاضل ليس محاولة اغتيال ـ كما يقول الصحفي ن&! #1601;سه ـ وانما محاولة انتحار.. رغم انها لم تستبعد ايضا ان تكون الرصاصات قد انطلقت »اثناء عراك« بين الصحفي وشخص آخر.

ان من يقدم على الانتحار يكون في العادة شخصا غير متزن يفقد السيطرة على قواه العقلية. فكيف سمح المسؤولون المعنيون في اجهزة الدولة العليا التونسية بان يدخل ش! 82;ص كهذا قصر الرئاسة وفق ترتيب رسمي مسبق ليستقبله ويحتفي به السيد رئيس الجمهورية.

ان المعروف عن رياض بن فاضل انه صحفي رصين ذو شخصية متزنة. وتفيد روايته هو شخصيا للحادثة ان شخصا مجهولا اطلق عليه النار عند خروج الصحفي من منزله يستقل سيارته. و! تضيف هذه الرواية ان المعتدي شتم الاستاذ الصحفي بعبارة »كلب.. خائن«!

هل نأخذ اذن برواية الصحفي المعتدى عليه أم برواية رجال الأمن؟

هناك قرينتان .. وكلتاهما لصالح رواية الاستاذ بن فاضل:

اولا: ان بن فاضل كان قد نشر مقالا قبيل وقوع حادثة الاعتداء هاجم فيه سياسات الرئيس التونسي وخاصة فيما يتعلق بأوضاع الحريات العامة.

ثانيا: ان اجهزة الاعلام التونسية سكتت عن الحادثة.. فلم تشر اليها إلا بعد ان نشرتها وسائل إعلامية اجنبية.

لو مات الاستاذ بن فاضل أطال الله بقاءه فور الحادثةـ كما كانت تأمل الجهة المدبرة ـ لما استطاع احد ان يتحدى رواية رجال الامن. لكن الله اراد له الحياة .. فاضطربت ! 7;لاسة السيناريو المعد سلفا.

أحمد عمرابي

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Quotidien National d'Information

Le Matin 30-05-200

Le parti au pouvoir remporte sans surprise les élections municipales en Tunisie

Une victoire à la Ben Ali

En Tunisie, les élections se suivent et se ressemblent. Le RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique), du Président Zine El Abidine Ben Ali a naturellement remporté une large victoire aux élections municipales qui ont eu lieu dimanche passé. Il ne pouvait en être autrement puisqu’il était présent dans les 257 circonscriptions en jeu. Et dans 190 d’entre-elles, il était le seul en lice. Et comme prévu, le RCD a conservé la majorité dans tous les conseils municipaux. Un score très attendu. " Ben Ali a eu 103 % de voix plus que son propre score obtenu à l’élection présidentielle ", plaisante un ami tunisien.

L’opposition — cinq formations dont le MDS (Mouvement démocratique et social)—, n’était présente que dans 64 circonscriptions. Une participation symbolique. Mais qui leur a permis de remporter une partie des 20 % des sièges que la loi électorale concoctée par le pouvoir leur réservait. Grâce à cet artifice électoral qui garantit un semblant de pluralisme, l’opposition, qui ne se faisait aucune illusion, a progressé en nombre de voix et de sièges puisqu’elle a remporté 6% des 4 100 sièges à pourvoir. Alors qu’aux dernières élections municipales, elle n’avait obtenu que 0,14 % des sièges. Abderrahim Zouari, secrétaire général du RCD, a déclaré, sans rire, qu’il s’attendait à une poussée de l’opposition. Explication : " Ne serait-ce que grâce à leurs réseaux familiaux au sens large, estimait avec une satisfaction non dissimulée le secrétaire général du RCD, les candidats pourraient facilement obtenir plus de 3 % des suffrages dans de nombreuses circonscriptions, ce qui leur pe! rmettrait, le cas échéant, de remporter jusqu’à 240 sièges. " Ajoutant avec une conviction à faire pâlir d’envie la Corée du Nord : " Comparé à ce qui existait avant, c’est un grand pas en avant. " Et si les élections étaient totalement libres, quel aurait été l’impact de ces réseaux familiaux ? Cette question n’a même pas effleuré l’esprit de ce grand démocrate.

L’opposition, notamment celle de gauche, qui est interdite d’activité et dont les militants, comme Hamma Hamami, sont pourchassés et contraints à la clandestinité quand ils ne sont pas incarcérés, appréciera.

Cela dit, d’autres formations comme le Forum démocratique (FD), non reconnu par les autorités ou le RSP (Rassemblement socialiste progressiste), qui lui est reconnu, étaient absentes lors de ce scrutin. Le premier n’étant pas reconnu n’a pas présenté de candidats ; le second a estimé, à juste titre, que les " conditions démocratiques et de saine compétition " n’existaient pas. Sans commentaire.

Une chose est sûre, ce semblant de scrutin démocratique qui n’accorde que 20 % des sièges — et encore — à une opposition bien silencieuse quand Taoufik Ben Brik et ses amis faisaient face à l’autoritarisme du pouvoir, et font toujours face, n’enlève rien au fait que la Tunisie traîne la patte en matière de respect des droits de l’Homme, alors que le pouvoir de Ben Ali n’est nullement menacé. Ce dernier, après l’attentat contre Riad Ben Fadhel, l’ancien rédacteur en chef de l’édition en arabe du Monde diplomatique, a fait un geste : il a reçu le journaliste en lui promettant de faire toute la lumière sur cet attentat. Toutefois, le fait de lui avoir fait cette promesse est une reconnaissance de fait que le journaliste a été victime d’une tentative d’assassinat, alors que l’agence de presse tunisienne, TAP, a avancé l’hypothèse que Riad Ben Fadhel se serait blessé lui-même, voire qu’il aurait été blessé lors d’une altercation avec une tierce personne. Et si le Président Ben A! li a fait ce geste, est-ce parce qu’il a été doublé sur son extrême droite par des clans du régime, effrayés à l’idée que la Tunisie puisse faire un pas en direction de la démocratie ? Où est-ce en raison des pressions internationales ?

Quoi qu’il en soit, une tentative de meurtre à la veille d’une échéance électorale que le régime voulait exemplaire, était c’est le moins qu’on puisse dire du plus mauvais effet. Sans doute, si l’on en croit des sources proches du pouvoir tunisien, le Président Ben Ali n’est pas directement impliqué dans cet acte. Mais cela n’enlève rien au fait que ce dérapage, si dérapage il y a eu, est le résultat de sa politique autoritaire. Dès lors, comme l’exigent des démocrates tunisiens, que toute la lumière soit faite sur cette affaire, et que, partant, la Tunisie tourne la page de cette répression que rien ne justifie.

Les dirigeants tunisiens peuvent estimer, à juste titre, qu’en Algérie les élections sont loin d’être démocratiques et libres. C’est vrai ! Mais, du moins au Matin, on n’a jamais trompé nos lecteurs. Surtout quand des partis islamistes se servent de la démocratie afin de mieux l’enterrer !

Hassane Zerrouky

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Extrait du forum du CNLT

en réponse à une interrogation d'un des internautes et dans le cadre du prochain voyage de Ben Ali aux USA il faut IMPERATIVEMENT que tous les internautes où qu'ils soient écrivent au gouvernement américain et aux membres du congrès pour leur dire quel genre de personnage ils s'apprêtent à recevoir même si ils le savaient déjà, il est toujours bon de réagir et leur exprimer notre indignation. Je vous recommande d'être courtois et d'utiliser des arguments solides que vous pouvez trouver dans le rapport du CNLT avec des chiffres à l'appui. N'hésitez pas à inonder les membres du congrès de message et je peux vous assurer qu'il font une synthèse. Vous n'avez qu'à aller sur le site WWW.Congress.com, ou alors passer par Yahoo.com et puis US government dans recherche.
Il faut leur parler des exactions, de la torture, de la privation de passeport et de liberte de ciculer, de prisoniers politiques, d'absence de vie associative, de corruption, de! represailles contre les membres des familles de militants des droits de l'homme,...
Il est très important de le faire en MASSE avant le voyage pour qu'il puisse être intérrogé la-dessus. On peut faire la même chose sur le email de CNN de ABC, CBS,... il ne faut pas croire qu'ils n'en tiendront pas compte c'est faux ils sont sensibles à cela même si la Tunise ne represente pas un enjeu majeur à leurs yeux il FAUT LE FAIRE QUAND MËME. IL LE FAUT POUR LA TUNISIE! IL LE FAUT POUR LA DEMOCRATIE! IL FAUT POUR NOTRE AVENIR!
C'EST AVEC DES GRAINS DE SABLES QU'ON FAIT DES MONTAGNES; iL FAUT QUE LA REPUTATION DE BEN ALI LE PRECEDE; iL LE FAUT? IL LE FAUT? IL LE FAUT;;;;;;;;;;;;;;;

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C.R.L.D.H.  Tunisie<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

 

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

21 ter rue Voltaire 75011  Paris- France

fax : (33) 0169058961

E-Mail : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

http ://  www.maghreb-ddh.sgdg.org

membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme

 

Communique

 

Quand s’arrêtera le brigandage de “ l’Etat-RCD ” en Tunisie ?

Vol avec effraction au siège des éditions Aloès

Solidarité avec Sihem Ben Sedrine

 

Le 23 mai 2000, la police a pénétré par effraction dans les locaux de la maison  d’édition Aloès placée  sous scellés, défonçant la porte d’entrée ainsi que la porte donnant accès à l’appartement privé du premier étage. Elle était accompagnée d’un représentant de l’ambassade d’Espagne à Tunis.   les affaires de M.Palomares ont été emportées.

Sihem Ben Sedine, directrice de la maison d’édition, a rappelé dans un communiqué en date du 24 mai 2000 que la   décision de fermeture pour trois mois a été prise  par le gouverneur de Tunis le 10 avril  dernier suite à la tenue, le 9 avril, d’une conférence sur la liberté d’expression. La police est venue poser les scellés sur la porte donnant accès à la villa, interdisant du même coup l’accès à l'étage à l'usage d'habitation où résident F.Palomares et mon fils.

Deux recours en justice ont été introduits par mes avocats. Concernant l’un d’entre eux, un jugement a été rendu par le tribunal de première instance de Tunis N°74557 en date du 2 mai m’autorisant à m’introduire dans les locaux de la maison et à retirer les affaires que je souhaite prendre en présence d’un huissier notaire et d’un représentant du gouvernorat de Tunis.

Le 7 mai, le préfet de police m’informe que je dois me présenter au siège du gouvernorat le 8 mai pour me faire accompagner d’un représentant, là je me suis heurtée  à une administration qui n’avait aucune idée de ce que je demandasi. Le lendemain, 9 mai, l’adjoint du préfet me demande à nouveau de me présenter au gouvernorat pour retirer les affaires de “l’espagnol” (Palomares). En effet, Francesc Palomares a introduit un recours auprès de son Ambassade à Tunis pour faire retirer ses affaires et m’a désignée pour cet acte. Je me présente  comme convenu et, rebelote, personne n’est au courant de ma démarche, au bout d’une heure d’attente, je quitte le gouvernorat en leur disant qu’ils savent où me trouver s’ils changeaient d’avis.

Le 24 mai, j’apprends que le gouverneur a contacté l’ambassade d’Espagne pour leur demander d’envoyer un représentant devant les éditions Aloès pour retirer les affaires de Francesc Palomares. Un représentant se déplace  au siège d’Aloès sans que je sois informée et en présence du représentant du gouverneur, la police brise les scellés, défonce la porte d’entrée ainsi que celle de l’appartement du premier étage, emporte les affaires de F.Palomares et les confie au représentant de l’ambassade d’Espagne.

Je considère que le gouverneur de Tunis s’est rendu coupable d’obstruction à la Justice dans un premier temps, de violation de scellés, de vol avec effraction avec la complicité de l’Ambassade d’Espagne dans un deuxième temps. J’ai décidé de porter plainte contre le Gouverneur de Tunisie pour vol avec effraction. ”

Tunisie, le 24 mai 2000 ; La Directrice d’Aloès Editions ; Sihem Ben Sedrine.

 

 

La maison d’édition Aloès, fondée par Sihem Ben Sedrine, est devenue un espace de la libre pensée en organisant  des expositions, des conférences et  des causeries diverses. Elle se propose d’être à la confluence des cultures méditerranéennes, publiant un recueil de Foucault en Tunisie, des recueils d’articles de François Châtelet, Hichem Djaït, Abdallah Laroui, Jean-Luc Nancy, René Schérer, Fathi Triki… Elle est aussi devenue un espace de liberté en ouvrant ses locaux aux activités de diverses associations telles l’association RAID (ATTAC Tunisie), et en abritant la grève de la faim de Taoufik Ben Brik jusqu'à l’expulsion ordonnée par le préfet de police le 10 avril 2000.

 

Sihem Ben Sédrine, sa directrice, fait partie des défenseurs des libertés et des droits de l’homme victimes d’une politique de harcèlement et d’intimidation des autorités tunisiennes : tous les moyens ont été employés  pour la soumettre : porter atteinte à sa réputation en faisant circuler un album de photos montées de toutes pièces, saboter sa voiture, empoisonner le chien de sa fille, soumettre sa famille et elle-même à une surveillance policière permanente, lui interdire de voyager  … Certains employés ont été menacés par des agents de police qu’à défaut d’une collaboration totale avec eux , ils en subiraient les  conséquences.

N’ayant pas réussi à entamer sa détermination et son courage, les autorités ont cherché à enlever toute ressource à  Sihem Ben Sédrine ainsi qu’à sa famille. Déjà en mai 1999, à la suite des poursuites judiciaires à l’encontre de son mari Omar Mestiri, secrétaire général du CNLT; celui-ci s’est vu signifier une interdiction de quitter le district de Tunis et, par conséquent, de se rendre à son exploitation agricole située à 60 km de Tunis. La mise sous scellés de la maison Aloès  porte un coup dur à l’unique source de revenu du couple .

 

Le CRLDHT dénonce ce brigandage d’Etat  et assure Sihem Ben Sedrine de toute sa solidarité. Il  renouvelle l’appel qu’il a lancé aux maisons d’éditions françaises et étrangères pour exprimer activement leur condamnation  de la répression qui s’abat sur leur collègue et prendre toutes les initiatives adéquates pour assurer la pérennité de ce lieu  devenu un espace de  la pensée libre.

Paris, le 30  mai 2000


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