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29 Juin 2000, 20:50 (heure de Paris)

Jugement du président d'Attac-Tunisie: les avocats font appel

  TUNIS, 29 juin (AFP) - Les avocats de Fathi Chamkhi et Habib
Chourabi respectivement président et membre du Rassemblement pour
une Alternative internationale de dévelopement (Raid), ont fait
appel jeudi de la condamnation de leurs clients à un mois de prison
ferme pour "maintien d'une association non autorisée".
  Selon Me Faouzi Ben Mrad, MM. Chamkhi et Chourabi ont écopé
chacun d'un mois de prison ferme, assorti d'une amende pour le
président du Raid, pour le maintien de cette ONG, filiale tunisienne
d'Attac (Association pour la taxation des transactions financières
pour l'aide aux citoyens) créee en 1999.
  Ils étaient également accusés de "diffusion de fausses nouvelles !
de nature à troubler l'ordre public" pour la distribution d'une
déclaration de soutien à des défenseurs des droits de l'Homme, dont
le journaliste tunisien Taoufik Ben Brick qui observait alors une
grève de la faim.
  Me Ben Mrad a précisé que ses clients ont comparu libres le
samedi 24 juin devant le tribunal correctionnnel de première
instance de Grombalia (nord-est), en même temps que Iheb Al-Hani,gérant
d'un commerce de duplication de documents, acquitté par le
tribunal.
  Arrêtés le 8 avril dernier, les trois prévenus avaient été
élargis le 8 mai après quatre semaines de détention préventive, soit
la durée exacte de la peine à laquelle ils ont été condamnés samedi
dernier.
  Selon son épouse, Magda, le président du Raid a décidé de faire
appel du jugement parce qu'il considère son association "tout à fait
légale" du fait du dépôt de ses statuts au ministère de l'Intérieur
en décembre 1999.
  Fathi Chamkhi, actuellement en mission à l'étranger à
l'invitation du Parlement européen selon son épouse, et Habib
Chourabi, devraient comparaître en appel devant la cour de Nabeul
(nord-est) à partir de septembre prochain, a ajouté Me Ben Mrad qui
fait partie d'un collectif de 50 avocats de la défense dans cette
affaire.

AFP
! V>


L'ANALYSE DE L'AGENCE FRANCE PRESSE DE LA VISITE DE BOUTEFLIKA A TUNIS.

30 JUIN 2000, 17H 52 (HEURE DE PARIS)

La visite de Bouteflika relance les relations tuniso-algériennes et
l'UMA
.

  TUNIS, 30 juin (AFP) - La volonté de relancer la coopération
bilatérale et de débloquer le processus d'union maghrébine ont été
au centre de la visite officielle du président algérien Abdelaziz
Bouteflika en Tunisie.
  Le président Bouteflika, arrivé mercredi pour une visite d'Etat
de trois jours en Tunisie, la première d'un chef de l'Etat algérien
dans ce pays depuis 1994, devait regagner l'Algérie vendredi
après-midi.
  Cette visite ét! ait également la première de M. Bouteflika en
Tunisie depuis son arrivée au pouvoir en avril 1999.
  Au cours de deux entretiens, mercredi et jeudi, le président
algérien et son homologue tunisien Zine El-Abidine Ben Ali ont
effectué "un tour d'horizon complet des relations tuniso-algériennes
et des moyens de les impulser d'avantage", a-t-on indiqué de source
officielle.
  Le Président Ben Ali a mis l'accent dans ce contexte sur
"l'importance de créer une commission de concertation politique et
un mécanisme de réflexion" sur le sujet. Il a estimé que cette
visite donnera "un nouvel élan aux relations bilatérales".
  Abdelaziz Bouteflika s'est félicité de son côté "des relations
exemplaires" entre les deux pays, les qualifiant de "modèle pour les
relations inter-arabes".
  Il a rendu en outre un hommage appuyé à la Tunisie "pour son
rôle lors de la lutte de libération algérienne et durant la tragédie
qu'elle a vécue pendant toute une décennie".
  Sur le plan économique, les deux pays espèrent pouvoir relancer
leurs échanges commerciaux, d'un montant actuel de 80 millions de
dollars contre 300 millions de dollars auparavant. Ils ont déjà
passé en ce sens un accord commercial instituant un régime
préférentiel pour leurs échanges bilatéraux.
  L'Union du Maghreb Arabe (UMA), autre thème majeur de la visite
du président Bouteflika, a été qualifiée par l! es deux parties de
"choix stratégique incontournable".
  Vendredi, le journal gouvernemental la Presse qualifiait l'UMA
d'"entité dictée par les perspectives de la coopération avec l'Union
Européenne, ainsi que par l'instauration d'une coopération
multidimensionnelle dans l'espace économique privilégié du pourtour
méditerranéen".
  MM. Ben Ali et Bouteflika ont ainsi étudié les "moyens de
dynamiser et de réactiver les structures et les institutions" de
l'UMA "sur la base d'une évaluation de la situation dans la région
et de l'état des relations entre les pays membres".
  L'UMA (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie), crée en
1989, est en veilleuse en raison notamment d'un différend sur la
question du Sahara occidental, mais aussi d'un certain désintérêt de
la Libye, plus tournée actuellement vers l'Afrique sub-saharienne.
  Selon le chef de l'Etat tunisien,"l'Algérie et la Tunisie
oeuvre! nt ensemble afin que l'Union Maghrébine (...) occupe la place
qui lui sied en cette ère de mondialisation et de regroupements
érigés autour de nous".
  M. Ben Ali a estimé en outre que "les rencontres intervenues
récemment dans la région augurent du démarrage d'une nouvelle étape
de concertation et de coordination".
  La visite du Président Bouteflika à Tunis a eu lieu peu après
celle du Roi Mohammed VI du Maroc fin mai, alors que le Président
Ben Ali s'est rendu en Libye début juin. Le Président mauritanien,
Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, devrait se rendre bientôt en Tunisie
et le numéro un libyen au Maroc.
  Ces efforts diplomatiques pourraient, selon Tunis et Alger, éboucher sur
la tenue d'un conseil des ministres des Affaires
étrangères et un sommet maghrébin d'ici la fin de l'année.
  Enfin, MM. Ben Ali et Bouteflika se sont entretenus de
"l'Initiative Eizenstat", crée en 1998 par Stuart E. Eizenstat,
secrétaire d'Etat adjoint américain au Trésor, afin de développer
les relations économiques américano-maghrébines et inter-maghrébines
par le biais du secteur privé.


AFP



CNLT


Arrêtez les poursuites contre Hamma et ses compagnons!

Tunis le 28 Juin 2000

Les tunisiens continuent à payer un très lourd tribut pour l'exercice de droits fondamentaux garantis par les Traités internationaux depuis plus d'un demi-siècle. Depuis l'indépendance, le pouvoir s'obstine a exercer sa tutelle sur l'ensemble de la société en punissant sévèrement toute expression libre et toute consitution d'association, ou tentative de constitution, ne recueillant pas leur assentiment.

Des centaines de procès, avec leur cortège de tortures, de bafouement de droits de la défense et de déni de justice, ont abouti à la condamnation à de longues peines de prison de milliers de citoyens pour des délits de «diffamation», «diffusion de fausses nouvelles» ou «appartenance a association non reconnue» et en vertu de textes inconstitutionnels.

Des milliers de vies ont été bouleversées, de très nombreux destins ont été brisés; partout l'humiliation a sanctionné un engagement citoyen et on a fait subir le martyre aux familles.

M. Hamma Hammami est l'un des tunisiens qui ont payé très cher pour leurs idées: depuis près de trente années, plus d'une fois il a été sauvagement torturé, trainé dans de multiples procès, condamné à des peines cumulées de dizaines d'années de prison, emprisonné en compagnie des grands criminels...Depuis bientôt trente mois, la répression policière féroce qui a frappé les rangs du Parti Communiste des Ouvriers Tunisiens - dont il est le Porte-Parole - l'a contraint, ainsi que ses camarades Ammar Amroussia, Abdeljabbar Madouri, Bechir Abid et Samir Taamallah, à vivre dans la clandestinité.

Aujourd'hui 28 juin, Nadia Hammami, 17 ans, a entamé une grève de la faim pour exiger l'arrêt des poursuites contre son père Hamma et réclamer son droit et celui de ses soeurs Oussaima et Sarra à jouir d'une vie familiale normale.

Par cette initiative courageuse et tout en exprimant les souffrances qu'endurent les familles des victimes de la répression politique, elle a décide de payer de sa santé pour faire reconnaitre un droit élèmentaire.

Le CNLT qui apporte tout son soutien à Nadia Hammami, espère que son geste de révolte soit entendu et que sa santé ne soit pas menacée. Il lance un appel aux autorités publiques pour qu'il soit mis fin à la persécution qu'endure Hamma Hammami et ses camarades depuis deux ans, que toutes les poursuites qui pèsent sur eux soient levées et que Hamma puisse rentrer chez lui et vivre auprès de sa famille sans être inquiété.

Le Conseil réitere son appel à toutes les composantes de la société civile pour se mobiliser afin de faire aboutir la revendication d'une loi d'amnistie générale.

Pour le Conseil,

Le Comité de liaision


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La Tunisie sous la répression
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L'Express du 29/06/2000
30juin00Affaire Ben Fadhel
Le beau-frère?
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Rumeur insistante à Tunis : les auteurs de la tentative d'attentat contre Riad Ben Fadhel, l'ancien journaliste tunisien blessé par balles le 23 mai, seraient des policiers proches de Mourad Trabelsi, le plus jeune frère de l'épouse du chef de l'Etat. Et les raisons en seraient politico-crapuleuses, mêlant l'excès de zèle de certains services à une affaire de racket immobilier. Mourad Trabelsi serait actuellement en résidence surveillée. Sur ordre du chef de l'Etat, furieux contre son beau-frère.
 
  

Rouge sur internet n°125 du 29 juin 2000
Maghreb
Espoirs tunisiens


"Rouge" a interrogé Habib Ben Dhao, membre du Comité de soutien aux luttes civiles et politiques en Tunisie, sur la situation du pays et l'état du mouvement social et démocratique.

Quelle est la situation en Tunisie?
Habib Ben Dhao -
On assiste à une montée des mécontentements populaires et à un réveil du mouvement démocratique, illustré par le combat du CNLT, du Raid, du tissu associatif indépendant, et par la médiatisation du combat de Taoufik Ben Brik. La résistance civile a acquis quelques victoires, mais le combat ne fait que commencer. L'état des libertés politiques et individuelles est très loin de notre espérance ; on voit aussi les retombées sociales désastreuses de la politique économique ultralibérale du pouvoir. Mais malgré la faiblesse des mouvements de résistance, Ben Ali ne parvient plus à maîtriser la situation avec les seuls instruments de la répression.

Où en sont le mouvement démocratique, le mouvement social?
H. Ben Dhao -
Depuis 2 ans, un mouvement démocratique audacieux, radical et indépendant du pouvoir, émerge. Mais il reste effrité et affaibli, à cause de la répression féroce du pouvoir, mais aussi de l'absence d'un projet social et d'un débouché politique. Le consolider nécessite l'élaboration d'un programme en commun contre le pouvoir policier, la politisation de la contestation, la convergence avec le mouvement populaire dans son ensemble.
D'autre part, un mouvement social radical, embryonnaire, est en train de naître. Une importante dissidence syndicale prône l'autonomie vis-à-vis du pouvoir. Le renforcement du Raid peut prendre une dimension stratégique dans un processus de recomposition du mouvement social. La mobilisation des lycéens peut emmener de nouvelles générations dans les combats sociaux. La constitution de deux organisations de chômeurs es! t aussi une donnée importante. Et un mouvement populaire spontané s'est manifesté à travers les émeutes du Sud tunisien.
Quant à la gauche radicale, elle est atomisée. Son avenir dépend du développement du mouvement social et démocratique dans son ensemble. Mais il existe un espace politique de construction, une vraie possibilité de recomposition de la gauche radicale. Cela nécessite que cette force soit en première ligne dans le processus d'unification du mouvement démocratique.

Quel bilan tires-tu de la campagne de solidarité?
H. Ben Dhao -
Il y a un élargissement formidable de la solidarité internationale. Il ne s'agit plus seulement des associations internationales des droits de l'Homme, qui ont le courage de faire un travail d'information et de dénonciation dans des conditions difficiles, mais d'une participation très large qui touche les forces progressistes au Maghreb et en France. La médiatisation de "l'affaire" Ben Brik, la campagne de solidarité organisée par Attac dans toute la France avec Sadri Khiari, l'occupation du siège parisien du parti au pouvoir, le RCD, à l'initiative du Comité de soutien aux luttes civiles et politiques en Tunisie, et enfin le meeting du 13 juin, qui a réuni 350 personnes, ne peuvent que consolider cette solidarité. Nous sommes arrivés à constituer un réseau large et actif qui peut poursuivre le soutien et pérenniser la vigilance, en vue d'isoler et de d! iscréditer Ben Ali, de déstabiliser ses soutiens dans le gouvernement français.

Propos recueillis par Barnabé Célin

 

Le Temps  (Tunisie) 29/06/2000

Plus de leurre que de mal

 

L’affaire Ben Brik n’a nul besoin d’un rappel des faits. Mais il y a de

nouveaux "faits" qui la rappellent...

Jeudi 8 juin, les locaux de reporters sans frontières sont presque vides. Seuls quelques rares médias arabes

de Paris venaient assister à une énième conférence de presse de Taoufik Ben Brik. Même Robert Menard, S.G

de RSF, s’éclipsera au bout de quelques minutes. L’info ne fera pas le tour des rédactions françaises.

Cette "bouderie" est expliquée par le Canard Enchaîné par le fait que le journaliste tunisien n’a pas su s’arrêter,

qu’il fut ingrat à l’encontre de la France qui l’a soutenu et qu’il soit devenu incontrôlable par ceux qui l’ont

défendu.

Le virage à 180° de l’opinion médiatique française s’explique par l’acharnement de Ben Brik à aller au-delà

du rôle, prescrit. la personnalité de l’homme a transgressé la dissidence du journaliste.

A Tunis, l’opinion publique ,peu habituée à ce genre d’événements ne savait pas quelle position adopter. Le

président, en personne, a déclenché l’opération "liberté d’expression" en jetant la balle dans le camp de la

presse. Rencontre avec les directeurs de journaux, rencontre avec les représentants de l’AJT et instructions

insistantes pour une restructure du code de la presse. La volonté présidentielle a eu des effets directs sur la

presse et sur quelques débats télévisés. Nous avons récolté de bonnes retombées et certains tabous

commencent à tomber.

Tour à tour, des sujets dits "délicats" ne sont tombés ni sous le couperet de l’autocensure ni sous celui de la

censure zélée. L’affaire de Thala et celle de Ben Fadhl ont démontré que l’information accessible évitait la

malformation des rumeurs et des ingérences médiatiques étrangères. Il faut dire que la Tunisie a eu sa surdose d’attaques.

Le fantasme véhiculé par les médias étrangers a attardé le Tunisien devant des émissions ou des reportages où

notre pays subissait les pires qualificatifs. Etait-ce parce que le Tunisien ne trouvait pas dans sa

presse la liberté de ton à laquelle il aspire ? Etait-ce un malin plaisir à se faire insulter en restant passif et à tenir

un langage différent dans la vie quotidienne ? Ne cachons pas.. Ou plus les vérités. Le malaise est

diagnostiqué, voilà venu le temps de la convalescence. La presse locale est en train de reconquérir sa crédibilité.

certains tabous sont en train de s’assouplir. Il faut conquérir de l’intérieur. Rien ne vaut l’écho

d’une voix dans son environnement. Faisons notre ménage chez nous. Rien ne vaut la propreté d’une

ménagère qui redore son foyer. Certaines poussières résistent mais avec les efforts de toute la famille, le foyer

ne se sentira que meilleur. Comme disait le poète "mon pays... mon pays...

même s’il m’accable". Mais l’histoire a démontré que les peuples n’évoluent que de l’intérieur.

Alors, si aujourd’hui les médias français se démarquent de celui qu’ils défendaient comme étant un

dissident c’est qu’ils ont compris qu’une condamnation à la hâte n’est pas vérifiable et qu’un seul son de cloche

finit par agacer. Le show médiatique est-il pour autant fini? Les

médias ne peuvent ramer trop longtemps contre le courant.

D’ailleurs, une image m’a fait longtemps réfléchir et a - en quelques sortes - inspiré cette chronique. Quand

j’ai vu le nombre de touristes français qui parcourent la Médina et qui se promènent la nuit dans les rues de

Tunis et sa banlieue (on parle même de records d’affluence cette année), je me suis dit si ces gens, ces

hôtes, croyaient vraiment que la Tunisie est la Roumanie, le Chili ou la Corée... viendraient-ils y passer

leurs vacances. Peut-on aspirer au calme et au repos dans un pays qu’on qualifie de tous les noms ? Je ne pense pas. Je crois

aussi qu’en cette époque d’ouverture du monde et d’accessibilité de l’information la diabolisation gratuite

n’est plus possible. Mais les démocraties naissantes ont toujours souffert de l’amalgame et du dialogue des sourds. A nous de

l’adapter à nos réalités et à nos volontés. A nous aussi de la protéger et de la défendre. Entre nous et sûres de nous.

Hatem BELHAJ

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 Alhayat et Almustaqbql (Liban) parlent de la grève de faim de la fille de HAMMA HAMMAMI.
http://alhayat.sitecopy.com/pages/06-30/30P06.pdf

 

LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE EN SCIENCES HUMAINES.  N° 19. Juillet, 2000
Bulletin trimestriel de la :
Fondation Temimi pour la Recherche Scientifique et l'Information
BP. 50 - Zaghouan (1118)-Tunisie


Tél. à partir de la Tunisie : (02) 676 446 ou (02) 680 110 ; Fax : (02) 676 710
à partir de l'étranger : 00 216 2 676 446 ou 00 216 2 680 110 ; Fax : 00 216 2 676 710

E.Mail :
عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.


Internet :
http://www.refer.org/fondationtemimi (en français)
http://www.temimi.org (en arabe)

Préambule :
La censure en Tunisie :

D¹après les statistiques connues, le nombre de titres d¹ouvrages publiés chaque année en Tunisie ne dépasse pas les cinq cents alors que le Liban par exemple en publie des milliers.
Nous pouvons nous interroger sur les causes qui sont derrière cette pauvreté intellectuelle, alors que le milieu culturel tunisien compte des centaines d¹intellectuels et d¹universitaires bâtisseurs de l¹Université.
Sans nous arrêter sur les! nombreuses difficultés que quiconque ne peut ignorer, nous relevons que d¹autres causes ne sont jamais évoquées et qui sont relatives à la censure. Il est vrai que dans plusieurs pays, y compris la Tunisie, ont été créées des commissions de contrôle pour tout ouvrage importé ou publié et ce afin de maintenir l¹unité intellectuelle, politique et religieuse face à de nombreux défis à leurs fondements. Dans notre pays, cette censure travaille médiocrement, en ignorant les profonds changements adoptés par le pouvoir politique, c¹est ainsi qu¹elle porte préjudice aux orientations de notre pays dont les lois reconnaissent la liberté d¹expression.
Par ailleurs, après un travail continu de cinq mois, l¹ouvrage réunissant les actes du congrès que nous avons organisé, à la fin de l¹an dernier, sur l¹ex-président Habib Bourguiba : Habib Bourguiba et l¹établissement de l¹Etat national : approches scientifiques du Bourguibisme, 536 p. (en français et arabe) est un ouvrage de référence! , sur l¹époque de Bourguiba, son actif et son passif. Ont contribué à la réussite de cette initiative d¹éminents historiens et chercheurs connus dans l¹espace scientifique maghrébin et international pour leur sérieux et leur souci d¹objectivité, ce qui est à l¹origine de la fierté de notre Fondation ; cet ouvrage honorera la Tunisie, la recherche historique et l¹école tunisienne spécialiste d¹histoire contemporaine.
L¹ouvrage en question a été remis au Ministère de la Culture le 31 mai pour le dépôt légal dont nous attendons encore l¹accord pour la diffusion ; malgré nos contacts et les nombreux coups de téléphone avec MM. le ministre, son chef de cabinet et le responsable de la commission de lecture. Nous attendons encore la permission de sa diffusion.
Est-il possible qu¹une telle commission de lecture ne comprenne pas la politique du chef de l¹Etat dans un pays qui connaît un changement et une nouvelle dynamique pour le respect de la liberté d¹expression ? Est-il con! cevable que cette commission garde un ouvrage de plus d¹une vingtaine de jours sans exprimer son avis sur son contenu, alors que c¹est un ouvrage scientifique auquel ont participé d¹éminents historiens tunisiens, arabes et internationaux ?
Puis-je suggérer aux responsables du Ministère de la Culture ou tout autre ministère concerné par la production intellectuelle dans notre pays de subdiviser cette commission et de lui donner toutes les prérogatives qui lui permettraient de donner son avis dans les 48 heures au plus tard, à l¹instar de ce qui passe dans d¹autres pays arabes ; le Maroc connaît un mouvement intellectuel très actif, et le nombre de publications atteint des milliers de titres chaque année, alors que dans notre pays le nombre de publications est en décroissance ; l¹étude bibliographique de cette question pourrait révéler de nombreuses et fâcheuses vérités !
Je m¹adresse à tous ceux qui s¹intéressent à l¹avenir du savoir, de la culture et du rayonnement civ! ilisationnel de notre pays pour qu¹ils étudient ce dossier à la lumière des profondes mutations qui ont bouleversé les plus grands empires dans le monde ; cela nous oblige sûrement à adopter de nouvelles méthodes pour traiter ce dossier. La place scientifique de la Tunisie est la responsabilité de tous les Tunisiens et Tunisiennes  ; travaillons donc pour la consolider dans la transparence et la sincérité, car l¹espace géo-politique de notre pays a donné par le passé des grandes figures illustres telles que Saint Cyprien, Saint Augustin, Ibn Abi Zayd, Sahnoun et Ibn Khaldoun.
Puisse cet appel être entendu.


* * *
Activités de la Fondation :
A) Les Publications (Mars - Juin 2000) :


Au cours des trois derniers mois, ont été publiés les volumes suivants :
1 ­ Abdelmajid Benjelloun, Etudes d¹histoire contemporaine du Maroc, 153 p. (en français), Zaghouan, Avril 2000.
ISBN 9973-719-97-2.
Bien que de formation juriste, Abdelmaj! id Benjelloun est bel et bien un historien contemporaniste ; outre cet ouvrage il a publié trois ouvrages qui traitent de l¹histoire contemporaine du Maroc, il a également dix - sept  ouvrages  qui touchent à l¹histoire des institutions, à la poésie et même au roman. Dans cet ouvrage il a consacré des études traitant des problématiques relatives à quelques figures du nationalisme marocain : Ahmed Belafraj, Abdelkhalek Torrès, Mhammed BenaboudŠ Il met l¹accent sur le rôle de l¹ancienne zone nord du Maroc et ses relations avec l¹Espagne. Dans la dernière étude, il a rendu hommage à Jean Roux et Charles-André Julien pour leur anticolonialisme.
2 ­ Actes de la IIIe Rencontre Scientifique tenue du 14 au 16 Mars 1998 : Nouvelles approches des relations islamo-chrétiennes à l¹époque de la Renaissance, préfacé par le Prof. Abdeljelil Temimi, 166 p. (en français), 91 p. (en arabe), Zaghouan, Avril 2000.
ISBN 9973-719-99-9.
Cet ouvrage réunit une vingtaine d¹ét! udes traitant en grande partie et directement les relations entre chrétiens et musulmans à l¹époque de la Renaissance. Les études sont basées sur la littérature et les archives de l¹époque. Laurence Druez s¹est intéressée à l¹image des Turcs et des musulmans dans l¹ouvrage de Jean Bodin ; Claude Michaud, de l¹Université de Panthéon Sorbonne, a écrit sur le bon usage de l¹histoire turque chez quelques polygraphes et historiens français du XVIIe siècle ; à noter également l¹excellente étude faite par Pieter Sjoerd Van Koningsveld intitulée : " Mon Kharouf, quelques remarques sur le maître tunisien du premier arabisant néerlandais, Nicolas Clénard (1493-1542) ".
3 ­ Revue d¹Histoire Maghrébine (RHM), n° 97-98, Mai 2000.
4 - Revue d¹Histoire Maghrébine (RHM), n° 99-100,  Mai 2000.
Cinquante-huit est le nombre d¹études, notes et résumés de thèses parus dans la RHM en deux volumes de 1256 p. traitant des questions diverses dont le point commun est l¹histoire mag! hrébine aux époques contemporaine et moderne ; ces études sont basées sur des documents d¹archives, des relations de voyages, des écrits journalistiquesŠ l¹enseignement, les minorités, la propriété foncière, les étudiants, les jeunes, les femmes sont parmi les sujets traités par les auteurs.


B) Les Congrès :
Futurs congrès (Août 2000 - Mai 2001) :


1) 12 ­17 Août 2000 : Le XIe Congrès Pan-arabe de l¹AFLI sur : Pour l¹élaboration d¹une stratégie d¹insertion de la production intellectuelle écrite en arabe dans le cyber-espace, et ce en collaboration avec la Fondation et le Centre de Documentation et d¹Information de la Ligue Arabe au Caire.
2) 22 ­ 26 Septembre 2000 : Le IXe Congrès International d¹Etudes Ottomanes sur : Familles et marginaux dans le monde ottoman : Femmes, enfants, pauvres fous et handicapés.
3) 12 ­14 Octobre 2000 : Le IIe Congrès international sur : Bourguiba et le Bourguibisme.
4) 22 ­ 24 Novembre 2000 :! Premier Congrès Scientifique sur : Farhat Hachad : Mouvement ouvrier et lutte nationale : Fondements et dimensions.
5) 23 - 26 Mars 2001 La première Rencontre Scientifique Anglo-Maghrébine de partenariat entre la Fondation et l¹Université d¹Exceter sur : Britain and the Maghreb : an Overview of Research and Cultural Contacts.
6) 12 ­ 13 ­ 14 Avril 2001 : Le cinquième Congrès du Forum d¹Histoire Contemporaine sur le thème : Les élites au Maghreb.
7) Le 9 - 12 Mai 2001 : Le Xe  Symposium International d¹études morisques sur : Les Morisques et la Méditerranée aux 16e ­ 17e siècles.
D¹autre part pendant les trois derniers mois, ont été organisés au sein de notre Fondation trois congrès scientifiques à savoir : le VIe Congrès de la Recherche Scientifique, la IVe Rencontre sur : Chrétiens et Musulmans à l¹époque de la Renaissance et le IIe Congrès du dialogue arabo-turc sur : La Modernisation politique, économique et scientifique dans les pays arabe! s et en Turquie, dont nous reproduisons ci-après les rapports finals :


* Rapport Final de la IVe rencontre sur chrétiens et musulmans à l¹époque de la Renaissance :


" Sur invitation de la Fondation Temimi pour la Recherche Scientifique et l'Information, s'est tenue la IVe rencontre sur :


Chrétiens et Musulmans
à l'époque de la Renaissance


les 16 et 17 mai 2000, rencontre qui fait suite aux précédentes rencontres de Tours en 1994 et de la Fondation en 1996 et 1998 .
Ont assisté aux six séances scientifiques, une douzaine de participants d'Algérie, de Belgique et de Tunisie ; ce qui démontre un vif intérêt à l'étude de cette période charnière et décisive de l'histoire de ces deux grandes religions et combien il est impératif aujourd'hui de maintenir ce genre de rencontres ; quant aux communications présentées, elles ont soulevé un vif débat et furent couronnées d'un dialogue responsable, très élévé où rien ne fut épargné et! soumis à une critique méthodique et auquel ont participé d'éminents spécialistes dont le Prof. Mohamed Talbi, de notoriété internationale ainsi que des Ministres et Secrétaires d'Etat qui ont tous participé à ce débat très enrichissant et qui a abordé un très grand nombre de problématiques relatives au dossier islamo-chrétien à l'époque de la Renaissance à savoir :
- Minorités chrétiennes en terre d'Islam, nature de l'intérêt des contacts entre les deux parties, rôle des voyageurs et des récits de voyage, pour comprendre l'autre, la nature des approches diffusées et généralisées dans l'opinion publique européenne, rôle des diplomates dans la compréhension de l'autre, ainsi que la révélation de quelques personnalités occidentales à la fin du Siècle des Lumières qui ont réussi à rédiger des ouvrages de références sur l'essence, l'esprit et la législation musulmane, tout en se basant sur des sources originales en langues arabe et turque pour la connaissance occidentale de l'! islam et des musulmans ; ce débat s'est intéressé également à de très nombreuses autres problématiques sur les relations islamo-chrétiennes entre  rupture et continuité à l'époque de la Renaissance.
D'autre part, les participants appellent les spécialistes occidentaux et arabo-musulmans à prêter attention à ce genre de rencontres scientifiques, eu égard à la richesse exceptionnelle des informations qui dorment dans les bibliothèques et centres d'archives en Orient, en Turquie et dans les pays arabes, en souhaitant une participation plus active et représentative de la part des chercheurs des deux mondes : chrétiens et arabo-musulmans ; les participants après un long et riche débat sur la question, ont suggéré les thèmes suivants pour la prochaine rencontre qui se tiendra dans deux ans :
- Rôle des Universités occidentales, de l'imprimerie, des drogmans et des traductions dans la connaissance de l'autre (16e-18e siècles).
- Nouvelles sources sur les relations is! lamo-chrétiennes : manuscrits européens, documents inédits et correspondances...
Les participants saluent la publication des actes de la IIIe rencontre qui viennent de paraître ce qui fut derrière la réputation de cette tribune scientifique tant à l'échelle arabe qu'internationale, sous le titre suivant : Nouvelles approches des relations islamo-chrétiennes à l'époque de la Renaissance, 166 p. en français et 91 p. en arabe.
Par ailleurs, ils louent les efforts de la Fondation et le Prof. Abdeljelil Temimi, pour l'organisation de cette série de rencontres spécialisées et de l'hospitalité de sa Fondation ".


* Rapport Final du IIe congrès du dialogue arabo-turc :


" Sur invitation de la Fondation Temimi pour la Recherche Scientifique et l'Information, s'est tenu les 2, 3 et 4 juin 2000, le IIe Congrès du dialogue arabo-turc sur :


La modernisation politique économique et scientifique dans les pays arabes et en Turquie (1918-1998)

!
Ont assisté à la séance d'ouverture MM. Abdelbaki Hermassi, Ministre de la Culture, Fayez Ayed, Gouverneur de Zaghouan, Noureddine Hached, Secrétaire général adjoint de la Ligue arabe et Directeur du Centre de Tunis, et S. E. Hüseyin Pazarcž, Ambassadeur de Turquie en Tunisie; en plus de quelques personnalités scientifiques et politiques parmi lesquelles M. Mohamed Charfi, ancien ministre de l'Education et de l'Enseignement Supérieur. Les allocutions d'ouverture ont été prononcées par le professeur A. Temimi (en arabe et français), le professeur A. Hermassi (en arabe et anglais), M. N. Hached (en arabe et français) et S. E. H. Pazarcž (en français).
Au cours des neuf séances du congrès, ont été données dix-neuf communications de haute valeur scientifique suivies d'un dialogue ouvert au cours duquel les participants ont discuté un grand nombre de dossiers fort délicats non-soulevés auparavant pour différentes raisons ; citons entre autres sujets discutés : les facteurs ! du retard de la modernisation dans les pays arabes, modernisation qui fut cependant à la tête des revendications des intellectuels arabes depuis le XIXe siècle ; puis l'incompréhension du côté arabe, de l'expérience moderniste turque en négligeant ses réussites et en insistant sur ses contre performances, ce qui explique déjà l'ambiguïté de cette expérience dans l'opinion publique arabe voire aussi parmi les universitaires engagés pour faire réussir quelques expériences modernistes ; nous sommes appelés à étudier les raisons de la réussite et de l¹échec et le rôle dans l'équilibre du processus de la modernisation politico-économique et non uniquement à celle qui touche à l'armée ou à l'exode rural vers des villes. Les participants ont par ailleurs soulevé les facteurs du renforcement du dialogue scientifique entre les spécialistes turcs et arabes dans de nombreux domaines ; et du rôle insignifiant des intellectuels dans le dialogue arabo-turc. Les dénominateurs communs des deu! x nations arabe et turque nous obligent tous à rapprocher nos points de vue relatifs à toutes les problématiques : géo-politiques, économiques et scientifiques rencontrées dans nos deux espaces sans pour autant vouloir s'immiscer dans les grands choix politiques de nos deux nations.
Les congressistes qui représentent l'élite intellectuelle arabe et turque expriment leur intérêt pour l'avenir des relations arabo-turques, sur la concordance politique, la rationalisation des attitudes et l'établissement d'un partenariat à tous les niveaux, susceptible de jouer un rôle actif dans l'assainissement de l'atmosphère et la mise en place de la complémentarité économique et politique arabo-turque.
Les participants qui croient en l'importance et en la nécessité de ces rencontres recommandent l'organisation du troisième congrès en Turquie (Istanbul ou Ankara) avec pour thème :


Rôle des élites dans la modernisation du monde turc et du monde arabe


et ce durant! la première semaine d'octobre 2001.
Les participants saisissent cette occasion pour remercier tous ceux qui ont, de près ou de loin, contribué à la réussite de ce congrès et à leur tête S. E. l'Ambassadeur de Turquie à Tunis qui a veillé à la réussite de cette nouvelle rencontre du dialogue arabo-turc et a offert une réception en sa résidence ; ils apprécient également la qualité et le nombre de participants turcs et arabes, comme ils remercient la Fondation Temimi pour la Recherche Scientifique et l'Information et son président Prof. Abdeljelil Temimi d'avoir contribué au succès de ce congrès, succès qui découle de la liberté d'expression totale pratiquée dans cet espace universitaire ".


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Rappelons par ailleurs que notre Fondation a lancé il y a quelques jours l¹initiative de deux congrès d¹importance, le premier sur Bourguiba et le bourguibisme, le second sur : Farhat Hached. Ces appels à contribution sont adressés à tous les spécialistes tu! nisiens, arabes et internationaux ; nous reproduisons ci-après les premières circulaires de ces deux rencontres :
* Circulaire du deuxième congrès sur : Bourguiba et le bourguibisme :
" Notre Fondation scientifique privée a pris l'initiative d'organiser le premier et le seul congrès international sur le Président Bouguiba après son éviction du pouvoir. Cette initiative, qualifiée de courageuse par de nombreux chercheurs, témoigne bel et bien du rôle scientifique indépendant que joue notre Fondation dans le cadre de ce dossier qui ne fut jamais tabou même avant la mort de Habib Bourguiba et il n'y avait pas de raison de ne pas l'aborder, ou d¹empêcher son organisation.
Le succès du premier congrès international, puis la publication des actes et de tous les débats en français et arabe dans moins de cinq mois est une exceptionnelle réalisation. C'est le premier ouvrage scientifique en la matière. Par ailleurs, les participants à ce congrès ont recommandé l'organisatio! n du deuxième congrès sur le thème suivant :
Bourguiba et le Bourguibisme : conceptions et établissement de l'Etat national


thème qui permet de soulever de nombreuses problématiques sur le bourguibisme: empirisme ou théorie ; sur ses choix économiques, sociaux et culturels, ses succès et ses échecs. Ce thème nous permet également d'étudier le rôle des bourguibistes qui sont les hommes d'Etat de l'époque de Bourguiba et leur contribution à la construction de l'Etat national. Ainsi les sous-thèmes à étudier sont les suivants :
1- Le Bourguibisme : idéologie, théorie, pratique :
a- Choix politiques stratégiques : Parti unique/démocratie.
b- Choix économiques, sociaux et culturels : convictions ou reflet du vide idéologique de la société politique tunisienne.
2- Les bourguibistes : statures et rôles :
a- Leurs origines régionales et sociales et leurs convictions intellectuelles.
b- Leur rôle dans le système politique : rationalisation et dém! ocratisation.
c- Influences de quelques leaderships politiques sur l'évolution de l'Etat et ses glissements.
D'autres problématiques peuvent être traitées. Par ailleurs, une séance plénière sera consacrée aux témoins qui nous parlerons de dossiers bien précis, ce qui aiderait les historiens à mener leurs recherches...
Nous avons le plaisir de vous inviter à prendre part à ce congrès qui se tiendra du 12 au 14 octobre 2000 ".
* Circulaire de la première rencontre sur : Farhat Hachad :
" Farthat Hached est l'un des fondateurs du mouvement syndical tunisien ; après l'échec des deux tentatives de création d'une Confédération Générale des Travailleurs Tunisiens, menées respectivement par Mhamed Ali et Belgacem Guenaoui, Farhat Hached est arrivé à créer une organisation syndicale tunisienne indépendante des syndicats français.
Ainsi, l'UGTT est marquée à jamais par la personnalité de son fondateur ; déjà toutes les tendances syndicalistes au sein de la Centra! le Syndicale sont d'accord sur la place de Hached. Les historiens se trouvent ainsi devant un symbole historique du syndicalisme tunisien, il leur incombe la tâche d'étudier le rôle joué par Hached dans l'élaboration et l'établissement du mouvement syndical non seulement à l'échelle tunisienne mais aussi maghrébine et internationale et son impact sur les mouvements nationalistes au Maghreb, comme il leur incombe également d'étudier tous les éléments du dossier de son assassinat ainsi que l'attitude des autorités coloniales face à ses activités.
Un demi siècle après la disparition de Hached, nous proposons les thèmes suivant pour ce congrès :
1- Le mouvement syndicaliste tunisien : ses origines et ses ramifications.
A- Origines du syndicalisme ouvrier en Tunisie
B - Mhammed Ali et la CGTT/la 2ème CGTT et l'attitude de Hached
C - Pluralisme syndical : crétation de l'UGTT et ses relations avec l'USTT.
D - Parcours et formation syndicale de Farhat Hached. 2 - Lutte  sociale et nationale :
A - Mécanisme de l'action syndicale dans un cadre colonial et émergence des forces populaires ;
B - Relation de l'UGTT avec les partis politiques en Tunisie : les deux destours, PCT et Fédération Socialiste ;
C - L'action syndicale après Farhat Hached aux échelles maghrébine et arabe.
Une séance sera consacrée aux témoignages de syndicalistes sur des sujets précis.
Le congrès se tiendra à l'Hôtel Amilcar dans la banlieue Nord de Tunis ; les frais de séjour et de voyage des participants seront couverts par les organisateurs ".


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C) Echo et rayonnement de la Fondation :


* Si les déplacements du Prof. Abdeljelil Temimi à l¹étranger sont un indice du rayonnement international de la Fondation, nous constatons que ce rayonnement ne cesse de s¹accroître car durant les trois derniers mois, il s¹est rendu dans les pays suivants :
- Tripoli : du 13 au 16 Avril 2000 : pour participer à un co! ngrès organisé par : Les ONG - Afrique.
- Le Caire ­ Charjah - Paris : du 21 au 27 Avril : pour participer à un symposium organisé par l¹Université de Charjah sur la recherche scientifique.
- Téhéran ­ Paris ­ Aix-en-Provence : du 25 au 31 Mai : dans le cadre des préparatifs du XIe Congrès de l¹AFLI.
- Le Caire : du 9 au 16 Juin : pour participer à un congrès organisé par le Ministre Egyptien des Awqaf, où il a donné une communication intitulée : " Place du monde arabo-musulman par rapport aux pays développées dans le domaine des sciences et des technologies de l¹information ".



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Fenêtre Ouverte :
Futures Publications :


- A. Temimi, Nouvelles études d'histoire morisque, 220 p..
- Mohamed El Arnaout, Etudes sur les waqf et la monnaie.
- Actes du VIIIe Symposium International d'Etudes Ottomanes sur : La marine et les routes commerciales ottomanes.
- AHROS, Nos 21-22 (2000).
- Correspondance du Grand ! Vizir Khayreddine, Tome 2.
- Revue Arabe d'Archives, de Documentation et d'Information, Nos 7-8 (2000).
- Index de la Revue d'Histoire Maghrébine pour les numéros 73-92.
- A. Temimi, Nouvelles études sur les relations arabo-ottomanes et turques.
- Actes du IIe Symposium d'Etudes Morisques sur : Religion, identité et sources documentaires sur les morisques andalous (textes arabes).
- Mélanges Luce López Baralt.
- Actes du IXe Symposium International d¹Etudes Morisques sur : La moriscologie : orientations, méthodologie et sources documentaires nouvelles.
- Actes du IVe Congrès International sur : Corpus d¹Archéologie Ottomane dans le monde.
- Actes du IIe Congrès du dialogue arabo-turc sur : La Modernisation politique, économique et scientifique dans les pays arabes et en Turquie.
- Actes de la IVe Rencontre sur : Chrétiens et Musulmans à l¹époque de la Renaissance.



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Messages de la responsabilité
et de la trans! parence :

Où vont les pétrodollars ?


Nombreuses sont les institutions de recherche scientifique arabes qui n¹arrivent pas à couvrir les frais de participation de leurs chercheurs à des rencontres internationales ; le motif étant le manque de crédit. Nombreuses aussi les publications qui ne paraissent pas à temps ; le motif étant toujours le même. Alors que la hausse de prix du pétrole d¹un seul cent pourrait résoudre toutes ces situations lamentables !
Pis encore, cette hausse est derrière d¹autres phénomènes : en nous référant à l¹interview du Prof. Abdullah Nefissi du département des sciences politiques de l¹Université du Kuweit interview publiée dans la Revue Risalat Al-Taqrib ; n° 19-20, vol. 5, Téhéran 1998, pp. 334-345, Prof Nefissi a cité qu¹un gamin de 14 ans, fils d¹un émir arabe, a reçu comme cadeau d¹anniversaire un chèque de cinq cents millions de dollars (oui un demi milliard de dollars !). Sans commentaire !


L¹histoire du Maghr! eb, thème d¹un ouvrage égyptien !


Si on déplore le désintérêt des chercheurs arabes du Machreq pour les pays maghrébins, ce n¹est pas pour saluer tout ouvrage sur le Maghreb.
Vient de paraître aux publications des Jeunes de l¹Université d¹Alexandrie, un ouvrage intitulé : Histoire des Etats du Maghreb Arabe : Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, Mauritanie. Outre l¹égypto-centrisme qui se manifeste même dans le titre, cet ouvrage regorge d¹imprécisions, lacunes et erreurs. L¹auteur ignore même les grandes dates de l¹histoire de cette région, pour lui c¹est en 1883 par exemple que le protectorat français a été établi en Tunisie et c¹est en 1959 que la Tunisie a eu son indépendance ! Il vaudrait mieux ne pas s¹intéresser au Maghreb que de publier un tel ouvrage !
L¹exemple de cIsmat Abdel Meguid :
Bien qu¹il assume encore le Secrétariat Général de la Ligue des Etats Arabes, M. cIsmat Abdel Meguid vient de publier ses mémoires qui s¹étendent de 1938 jusqu¹en 19! 89. Il y révèle beaucoup de secrets et jette des lumières sur les événements qu¹il a vécus ou suivis de près sous Nasser, Sadat et Moubarek. Ces mémoires s¹intègrent dans une tradition égyptienne alors que chez nous, en Tunisie et au Maghreb, les anciens politiciens restent silencieux pour ne pas dire autre choseŠ et refusent de livrer aux historiens leurs témoignages et c¹est dommage Messieurs les anciens ministres, ambassadeurs et hommes respectables de l¹Etat tunisien !


Charte des diplômés en sciences humaines :


Certaines spécialités sont gérées par une charte d¹honneur ; ainsi les médecins et les avocats par exemple respectent leur charte d¹honneur ; pour les premiers, ils doivent veiller à la santé de la société, alors que les seconds symbolisent la défense du droit, bien que plusieurs avocats en Tunisie et dans le monde arabe aient trahi leur charte ; c¹est ainsi que nous appelons à l¹adoption d¹une charte d¹honneur pour les sciences humaines.



Les jeunes chercheurs :


L¹encouragement des jeunes chercheurs est l¹un des objectifs de notre Fondation ; dans toutes nos publications, nous leur réservons une place importante, la preuve en est les derniers numéros de la Revue d¹Histoire Maghrébine 97, 98, 99 et 100. En effet, les jeunes chercheurs sont le garant de la recherche scientifique ; ce sont eux qui prendront la relève. Notre tâche est de leur faciliter ce passage. Mais où en sont les institutions universitaires dont les périodiques s¹intéressent beaucoup plus aux noms qu¹aux contenus ? Nous croyons qu¹il est temps de réviser toutes les politiques relatives à l¹encadrement des jeunes chercheurs.
Il incombe à nos universités de ne pas se limiter à l¹enseignement ; leur tâche est plus grande, c¹est l¹initiation à la recherche. Dans ce cadre, nous croyons que la publication par exemple des meilleurs DEA pourrait inciter nos jeunes à s¹engager dans la voie de la recherche scientifique.
fin du bulletin de la fondation temimi.




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