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  « A mesure que les leaders occidentaux réalisent que le processus démocratique dans les sociétés non occidentales produit souvent des gouvernements inamicaux pour l'Occident, ils tentent, d'un côté, àinfluencer les élections et, de l'autre, perdent leur enthousiasme à promouvoir la démocratie dans ces sociétés »
Samuel P.Huntington , The clash of Civilization, New York, 1997

 
TUNISNEWS
Nr 622 du 30/01/2002
Pour consulter les archives de notre liste, cliquez ici: : http://site.voila.fr/archivtn 
 
  • LES TITRES DE CE JOUR:
AFP: Procès de terroristes présumés: nouvelle audience au tribunal militaire
AP: Tunis: reprise du procès de 34 présumés terroristes
AFP: Procès de terroristes présumés: les accusés demandent leur relaxe, verdict imminent
La Presse canadiènne: Admission au pays de faux touristes tunisiens, Coderre demande une enquête.
La Presse canadiènne: De faux touristes tunisiens étaient subventionnés pour quitter leur pays
Fils de Batouta: Message de Big Brother,
Texte de déclaration de presse du Docteur Sahbi Amri au journal suisse l' Audace
JA/L’Intelligent : Paris et Tunis « à coeur ouvert ».
JA/L’Intelligent : Tunisie. Jerad à la manoeuvre.
Forum de JA/L’Intelligent : Tunisie. Besoin de liberté.
 
أ. ف. ب : «3» يمثلون أمام المحكمة و«31» , غيابيا تونس تحاكم «34» مواطنا بـ "الإرهاب
الحياة: محكمة عسكرية تونسية تبت اليوم مصير ثلاثة متهمين بالارهاب
الدكتور الصحبي العمري: " بن " علي بابا  وصندوق المد التضامني 26-26 , في سياسة التملقيط  والتلهويط
القدس العربي : مغالطات الكاتب التونسي محمد الناصر بومهل حول الجزائر البربر عرب والاستئصاليون حملوا السلاح مع فرنسا
رويترز: الحكومة السورية تسمح بمحطات اذاعية خاصة شريطة الابتعاد عن السياسة
الحياة: النيابة العسكرية المصرية : الإخوان لا علاقة لهم بالعنف
 
Rectificatif

dans le numéro du mardi29 janvier TUNISNEWS a Attribué le Nom Bourassa au denommé Faker. Or, son Nom comme fut prononcé par les autorités  et la presse canadienne est Bousourra.

 
Reprise du procès de 34 présumés terroristes
Procès de terroristes présumés: nouvelle audience au tribunal militaire
 
AFP, le 30.01.2002 à 11:13:00

TUNIS, 30 jan (AFP) - Le procès de 34 Tunisiens accusés d'activités terroristes dans la mouvance d'Oussama ben Laden a repris mercredi matin devant un tribunal militaire de Tunis, a-t-on apppris sur place.

Seuls trois des prévenus comparaissent en état d'arrestation, les autres étant jugés par défaut, pour "avoir servi en temps de paix une organisation terroriste travaillant à l'étranger" en vertu du code de justice militaire.

La presse n'était pas autorisée à assister à ce procès, et les journalistes ont été refoulés à la première entrée gardée du tribunal, où étaient admis seulement des proches de prévenus et leurs avocats tunisiens.

Une observatrice avocate mandatée par l'organisation des droits de l'Homme Amnesty international a pu entrer dans l'enceinte du tribunal, après vérification de son identité, a-t-on constaté.

Les trois accusés comparaissant en détention sont: Abdelbasset Dali, 32 ans, et Mounir Ghaith, 30 ans, résidant en Italie et arrêtés tous deux à leur retour à Tunis pour un séjour provisoire durant l'été 2001. Le troisième, Béchir Ben Zayed, 34 ans, a été extradé d'Algérie.

Parmi les 31 prévenus jugés par contumace figure Sami Essid Ben Khemais, un Tunisien arrêté en avril en Italie et considéré comme le chef de file d'un réseau de recrutement et de soutien de l'organisation Al-Qaïda de ben Laden.

Lors d'une première audience le 20 décembre, les trois inculpés présentés au tribunal ont nié, selon leurs avocats, toute participation à des activités terroristes. Ils avaient été interrogés au sujet de voyages effectués ou planifiés en Afghanistan notamment.

L'audience de mercredi, la deuxième de ce procès ouvert le 20 décembre, devait être consacrée aux plaidoiries, a indiqué la défense.

AFP

APF, le 30.01.2002 à 17:48:00

Tunis: reprise du procès de 34 présumés terroristes

TUNIS (AP) -- Le procès des 34 présumés terroristes tunisiens accusés d'être impliqués dans des activités terroristes en liaison avec l'organisation Al-Qaïda d'Oussama Ben Laden, a repris mercredi devant le
tribunal militaire de Tunis après une suspension de plus d'un mois. Deuxième du genre depuis les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, ce procès, qui s'était ouvert le 19 décembre, se déroule en l'absence de la presse. Seuls les parents des prévenus peuvent y assister. Etait également présente une avocate française déléguée par Amnesty International, Brigitte Azena-Peyret, a indiqué à l'Associated Press, l'un
des avocats de la défense, Me Sami Ben Amor.
Appartenant au groupe dénommé "Al Jamaâ wal Sunnah", ayant "un rapport organique" avec l'organisation du milliardaire d'origine saoudienne, d'après l'agence tunisienne de presse TAP, ils sont accusés "d'avoir servi, en temps de paix, dans une organisation terroriste opérant à l'étranger".
Trois des prévenus comparaissent en état d'arrestation. Il s'agit d'Abdelbasset Dali, 32 ans, de Mounir Ghaïth, 30 ans, tous deux arrêtés en août dernier à leur retour d'Italie où ils résidaient, et de Béchir Ben
Zayed, 34 ans, extradé par les autorités algériennes. Les 31 autres sont jugés par contumace. Parmi eux figure un certain Sami Essid Ben Khémaïs, interpellé à Milan, au nord de l'Italie, et considéré comme le chef d'un réseau de recrutement et de soutien à l'organisation Al-Qaïda, selon la TAP.
Au cours de la séance de mercredi, le procureur militaire a requis la peine maximum, à savoir dix ans de prison ferme et cinq ans de surveillance administrative, selon Me Ben Amor.
De leur côté, les avocats de la défense ont demandé l'annulation de la procédure engagée contre leurs clients, en axant leurs plaidoiries sur "l'incompétence du tribunal" et "l'absence de preuves matérielles" étayant les chefs d'accusation qui, selon eux, "se fondent uniquement sur les aveux faits par les inculpés au cours de l'instruction". Le tribunal s'est ensuite retiré pour délibérer et prononcer son verdict.
 
 Associated Press
 
Suite:

Interrogés lors de la première audience sur des voyages qu'ils auraient effectués ou planifiés en Afghanistan, les trois prévenus présents à la barre avaient nié leur appartenance au groupe terroriste en question
allant jusqu'à refuter l'existence d'un tel groupe. L'acte d'accusation impute par ailleurs à ces activistes d'avoir agi pour effectuer des recrutements parmi leurs compatriotes résidant en Italie pour aller combattre en Afghanistan et en Tchétchénie, notamment.
Au cours de la séance de mercredi, le procureur militaire a requis la peine maximum à l'encontre des prévenus, à savoir 10 ans de prison ferme et 5 ans de surveillance administrative, selon la même source.
De leur côté, les avocats de la défense ont demandé l'annulation de la procédure engagée contre leurs clients, en axant leurs plaidoieries sur  "l'incompétence du tribunal" et "l'absence de preuves matérielles" étayant les chefs d'accusation qui, selon eux, "se fondent uniquement sur les avoeux faits par les inculpés au cours de l'instruction". Fin novembre dernier, un autre Tunisien du nom de Mohamed Saïdani,
35 ans, extradé d'Italie avant les attentats du 11 septembre, avait été condamné par le même tribunal à 20 ans de prison ferme dans deux affaires distinctes liées à des activités terroristes. Ancien "imam" (prédicateur) de la mosquée de Bologne, il était soupçonné d'appartenir au réseau Al-Qaïda et accusé d'avoir dirigé et entraîné des membres de cellules terroristes dans cette ville du nord de l'Italie. Il avait déjà été jugé par défaut en Tunisie et condamné à des peines cumulées de 56 ans de prison dans trois affaires en rapport avec des groupes extrêmistes et pour appartenance au mouvement islamiste tunisien "Ennahdha". Démantelé et interdit depuis 1992, ce mouvement est dirigé par Rached Ghannouchi réfugié à Londres avec plusieurs de ses lieutenants.
Ces procès interviennent au moment où Tunis ne cesse d'afficher sa détermination à apporter sa contribution dans la lutte menée à l'échelle internationale contre le terrorisme et s'emploie à renforcer sa législation
anti-terroriste. Selon l'agence TAP, la Tunisie s'apprête du reste à se doter d'une loi sur la lutte contre le terrorisme, actuellement à l'étude au ministère de la justice. Le texte se fonde, d'aprés l'agence, sur les
conventions internationales et les résolutions pertinentes des Ntions Unies.
Une attitude en matière jugée "exemplaire" par le président français Jacques Chirac lors de son passage à Tunis en décembre dernier. Partisan de l'adoption d'un "code de conduite international" pour venir à bout de ce "dangereux fléau" qu'il se targue d'avoir éradiqué dans son pays depuis le début des années 90, le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali souhaite voir ses partenaires occidentaux réviser leur législation en matière d'asile politique qui, selon Tunis, bénéficie souvent à des activistes terroristes sous couvert de protection des droits de l'homme. Les autorités tunisiennes demandent aussi l'extradition des Tunisiens recherchés ou condamnés dans leur pays, notamment des membres du mouvement "Ennahdha" réfugiés dans plusieurs pays européens, notamment en Grande-Bretagne, en France, en Italie et en Belgique.
 
 "A partir des capitales européennes ou américaines, ces terroristes jugès ou condamnés dans leur pays pour violences, incitation à la haine religieuse, assassinats ou tentatives d'assassinat de personnalités politiques mais rebaptisés réfugiés politiques, une fois parvenus outre-Atlantique ou Méditerranée, continuent leur besogne en toute impunité, au vu et au su des pays d'asile (...)", déplorait récemment le journal gouvernemental "La Presse" de Tunis.

 
Associated Press
 
AFP, le 30.01.2002 à 17:05:00

Procès de terroristes présumés:
les accusés demandent leur relaxe, verdict imminent 
   
TUNIS, 30 jan (AFP) - Trois détenus tunisiens soupçonnés d'activités en rapport avec l'organisation terroriste d'Oussama ben  Laden ont rejeté cette accusation et demandé leur relaxe mercredi  lors de la dernière audience de leur procès au tribunal militaire de  Tunis, apprend-on auprès de la défense.
Abdelbasset Dali, 32 ans, Mounir Ghaith, 30 ans, Béchir Ben  Zayed, 34 ans, étaient jugés en état d'arrestation, en même temps  que 31 autres tunisiens poursuivis par défaut, parmi lesquels Sami  Essid Ben Khemais, incarcéré en Italie et considéré comme le chef de  file d'un réseau de recrutement et de soutien à Al-Qaïda de Ben  Laden.  Le verdict devrait être prononcé mercredi par le tribunal qui  est entré en délibération à l'issue d'une audience fermée à la  presse.  Tous les membres du groupe sont inculpés pour "avoir servi en  temps une organisation terroriste travaillant à l'étranger", un  groupe désigné comme "Ahl al-jamaâ wal-sunna" (partisans du  consensus et de la tradition prophétique) et soupçonné de soutien  logistique au réseau Ben Laden. Selon un des avocats présents à l'audience mercredi, les trois détenus ont demandé leur relaxe et clamé leur innocence, niant tout activité terroriste.
L'accusation a réclamé l'application d'une peine maximum, soit  dix ans de prison selon l'article 123 du code de justice militaire.  Elle s'est employée à souligner "la gravité de l'affaire pour la  sécurité intérieure"
du pays, a indiqué Me Samir Ben Amor. La défense a insisté, quant à elle, sur "l'absence de  fondements" dans cette affaire et relevé des irrégularités de  procédure. "Les dossiers ne comportent aucune preuve matérielle et  l'interrogatoire a porté sur des intentions de voyage en  Afghanistan". Le groupe que les accusés sont censés avoir servi "n'a pas d'existence ni en Tunisie, ni à l'étranger", a indiqué l'avocat  interrogé à l'issue du procès.
Abdelbasset Dali, et Mounir Ghaith, résidaient en Italie. Ils  ont été convoqués et incarcérés à l'occasion d'un voyage en Tunisie  durant l'été 2001.
Le troisième détenu, Béchir Ben Zayed, a été extradé durant la  même période par l'Algérie, pays où il séjournait à titre  provisoire. Des proches des prévenus ont assisté au procès dont l'ultime audience de mercredi a été suivie par Me Brigitte Azena-Peyret,  avocate française mandatée par Amnesty International. Ce procès est le deuxième à se dérouler devant un tribunal militaire depuis les attentats du 11 septembre aux Etats-unis, après  celui intenté à Mohamed Saidani.
Ce tunisien extradé d'Italie avait été condamné le 28 novembre  2001 sous le même chef d'accusation à 20 ans de prison ferme. Il  était déjà sous le coup d'une condamnation par défaut en Tunisie à  56 ans de prison pour appartenance présumée au parti islamiste  Ennahdha, démantelé depuis 1992 en Tunisie.
Dans un appel téléphonique à l'AFP mercredi, une source proche d'Ennahdha à Tunis a contesté tout rapport entre ce parti interdit  et les personnes jugées devant le tribunal militaire.
La Tunisie conteste actuellement le droit d'asile accordé en  Europe à ses ressortissants recherchés ou condamnés par défaut dans  leur pays, notamment des islamistes refugiés pour la plupart en  France ou en
Grande-Bretagne.
 
AFP


APF, le 30.01.2002 à 17:55:00 

Tunis: reprise du procès de 34 présumés terroristes

TUNIS (AP) -- Le procès des 34 présumés terroristes tunisiens accusés d'être impliqués dans des activités terroristes en liaison avec l'organisation Al-Qaïda d'Oussama Ben Laden, a repris mercredi devant le
tribunal militaire de Tunis après une suspension de plus d'un mois. Deuxième du genre depuis les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, ce procès, qui s'était ouvert le 19 décembre, se déroule en l'absence de la presse. Seuls les parents des prévenus peuvent y assister.
Etait également présente une avocate française déléguée par Amnesty International, Brigitte Azena-Peyret, a indiqué à l'Associated Press, l'un des avocats de la défense, Me Sami Ben Amor. Appartenant au groupe dénommé "Al Jamaâ wal Sunnah", ayant "un rapport organique" avec l'organisation du milliardaire d'origine saoudienne, d'après l'agence tunisienne de presse TAP, ils sont accusés "d'avoir servi, en temps de paix, dans une organisation terroriste opérant à l'étranger".
Trois des prévenus comparaissent en état d'arrestation. Il s'agit d'Abdelbasset Dali, 32 ans, de Mounir Ghaïth, 30 ans, tous deux arrêtés en août dernier à leur retour d'Italie où ils résidaient, et de Béchir Ben
Zayed, 34 ans, extradé par les autorités algériennes.
Les 31 autres sont jugés par contumace. Parmi eux figure un certain Sami Essid Ben Khémaïs, interpellé à Milan, au nord de l'Italie, et considéré comme le chef d'un réseau de recrutement et de soutien à
l'organisation Al-Qaïda, selon la TAP.
Au cours de la séance de mercredi, le procureur militaire a requis la peine maximum, à savoir dix ans de prison ferme et cinq ans de surveillance administrative, selon Me Ben Amor. De leur côté, les avocats de la défense ont demandé l'annulation de la procédure engagée contre leurs clients, en axant leurs plaidoiries sur "l'incompétence du tribunal" et "l'absence de preuves matérielles" étayant les chefs d'accusation qui, selon eux, "se fondent uniquement sur les aveux faits par les inculpés au cours de l'instruction". Le tribunal s'est ensuite retiré pour délibérer et prononcer son verdict.
 
Associated Press
 
ا «3» يمثلون أمام المحكمة و«31» غيابيا
تونس تحاكم «34» مواطنا بـ "الإرهاب"

تونس ـ أ. ف. ب ـ تستانف اليوم محاكمة 34 تونسيا متهمين بنشاطات ارهابية وبعلاقة مع اسامة بن لادن امام محكمة عسكرية في تونس في جلسة ثانية. ويمثل امام القضاء ثلاثة متهمين قادمون من ايطاليا والجزائر بينما يحاكم الـ31 الآخرون غيابيا ومن بينهم سامي الصيد بن خميس الذي اعتقل في ابريل في ايطاليا ويعتبر زعيم شبكة تجنيد ودعم لتنظيم القاعدة بزعامة بن لادن. والمحاكمون متهمون جميعا «بالتعامل في وقت السلم مع منظمة ارهابية تنشط في الخارج» كما جاء في البند 123 من قانون العقوبات العسكرية. وكذلك اتهموا بالانتماء الى مجموعة اسلامية هي «اهل الجماعة والسنة» التي تنتمي حسب مذكرة الاتهام لشبكة بن لادن. والثلاثة الذين يمثلون امام القضاء هم عبد الباسط دالي (32 سنة) ومنير غيث (30 سنة) المقيمان في ايطاليا اللذان اعتقلا لدى عودتهما الى تونس لاقامة مؤقتة خلال صيف 2001 والثالث بشير بن زايد (34 سنة) الذي سلمته السلطات الجزائرية لتونس. وقد استجوب المتهمون الثلاثة خلال الجلسة الاولى في العشرين من ديسمبر حول مختلف الرحلات التي قاموا بها او كانوا يعتزمون القيام بها الى افغانستان. وجاء في مذكرة الاتهام انهم حاولوا تجنيد مواطنين تونسيين يقيمون في شمال ايطاليا للقتال في صفوف الشيشان وفي البوسنة وافغانستان. وافاد المحامون ان وكلاءهم نفوا خلال هذه المحاكمة التي تجري من دون حضور اي صحفي، اي ضلوع في نشاطات ارهابية. وهذه هي المحاكمة الثانية من هذا القبيل التي تجري لدى محكمة عسكرية في تونس منذ هجمات الحادي عشر من سبتمبر بعد محاكمة محمد سعيداني الذي سلمته ايضا السلطات الايطالية وكان حكم عليه بالسجن عشرين سنة مع النفاذ في الثامن والعشرين من نوفمبر 2001 بنفس التهمة.

وتطلب تونس حاليا من اوروبا «مراجعة حق

اللجوء» وتسليمها مواطنيها المحكوم عليهم من طرف محاكمها خلال التسعينيات لا سيما الاسلاميون منهم الذين لجأوا الى اوروبا.

(نقلا عن صحيفة الوطن القطرية ليوم 30 جانفي 2002)

 

محكمة عسكرية تونسية تبت اليوم مصير ثلاثة متهمين بالارهاب

تقاضي محكمة عسكرية في تونس اليوم عناصر متهمة بالانتماء لتنظيم اهل السنّة والجماعة الذي يُشتبه بكونه اقام علاقات مع حركة طالبان . وكان ثلاثة عناصر من التنظيم مثلوا امام المحكمة في 19 الشهر الماضي اضافة الي عناصر اخري لوحقت غيابياً من ضمنها سامي بن خميس الصيد الذي اعتُقل في ايطاليا بتهمة الاشتباه بكونه علي علاقة بتنظيم القاعدة . وخُصصت الجلسة السابقة لتلاوة لائحة الاتهام والتي تركزت علي تهمة رئيسية هي وضع النفس في تصرف منظمة ارهابية (في اشارة الي اهل السنّة والجماعة) زمن السلم ، واستنطاق المتهمين، ثم اعلن القاضي ارجاء البتّ بالقضية الي اليوم نزولاً عند طلب الدفاع. وكان المتهمون الثلاثة منير غيث (30 سنة) وبشير بن زيد (34 سنة) وعبدالباسط الدالي (32 سنة) يعملون في ايطاليا حيث تعرّفوا الي مواطنهم محمد سعيداني الذي يُعتبر احد قادة اهل السنّة والجماعة والذي قررت محكمة عسكرية تونسية سجنه عشرين عاماً في 28 تشرين الثاني (نوفمبر) الماضي بعدما سلّمته السلطات الايطالية للأمن التونسي.
واكد محامون يترافعون عن المتهمين الثلاثة انهم تلقّوا تكويناً عقائدياً ولا علاقة لهم بتنظيم اهل السنّة والجماعة ، وأوضح المحامي سمير بن عمر في تصريحات أدلي بها لصحف محلية ان العلاقات التي ربطت بين موكليه وعناصر الجماعة لم تتجاوز علاقات المواطنة مستدلاً بكونهم لم يسافروا الي افغانستان ولم يتلقّوا تدريبات عسكرية هناك. وأفاد محامون آخرون ان السلطات الجزائرية هي التي سلّمت بشير بن زيد الي الأمن التونسي بعدما اعتقلته لدي وصوله من اسبانيا.
واعتبر المحامي محمد عبّو المدافع عن عبدالباسط الدالي ان موكله لا يهتم بالمسائل الدينية، وقال انه تعرّف بالصدفة الي سامي بن خميس الصيد في المركز الثقافي في ميلانو من دون ان تتطوّر الصداقة الي علاقة سياسية مع التنظيم. واستدلّ بكون موكله اعتُقل لدي عودته لقضاء الاجازة الصيفية في تونس مع صديقته الايطالية.
وكان الناطق باسم الخارجية الاميركية ريتشارد باوتشر لمّح في تصريحات أدلي بها بُعيد اعتقال المشتبه بهم الثلاثة الي احتمال وجود افغان تونسيين علي علاقة بتنظيم القاعدة لكن هذه التوقعات لم تتأكد لاحقاً
.

(المصدر: صحيفة الحياة اللندنية ليوم 30 جانفي 2002)

 
Bruits et chuchotements tunisiens...
 
Selon certaines sources généralement bien informées, tout le pays bruisse de cette nouvelle :
 
** Ben Ali a muté sa fille (de 13-14 ans) à compter du 2ème trimestre au lycée français de mutuelleville. Il parait qu'il était contre.
La thèse la plus répandue ici est que sa femme n'étant pas sûre, apparemment, d'un aboutissement favorable au couple en 2004. Or,avec le bac français, on change plus facilement de pays...!??
 
** L'autre nouvelle, les fiançailles samedi dernier du fils de Moncef Ben Ali (Sofiane) avec la 3ème fille de Hédi Jilani. Mariage d'amour, apparemment.
 
FLASH INFOS

Distributeurs automatiques

Les distributeurs automatiques de billets sont installés à tous les coins de rue. Cela ne peut que réjouir les titulaires des CCB, pour qui ce système est d’un grand secours, notamment pendant les week-end et les jours fériés, au moment où les banques ferment leurs portes. Le problème est que ces appareils de «secours» ont souvent besoin eux d’être «secourus», étant tout le temps en manque de liquidité.

(Source: le temps du 30 janvier 2002 d’aprés Babelweb)

Licence GSM 2 : Sept sociétés étrangères ont retiré les cahiers des charges

Le ministre a indiqué que 7 sociétés étrangères ont déjà retiré les cahiers des charges, rappelant que le délai de clôture est fixé pour le 9 février 2002 et que le marché tunisien demeure un marché porteur en la matière.

(Source: la presse du 30 janvier 2002 d’aprés Babelweb)

ÉCONOMIE :

Tunisie
Retour des françaises.

La vente des participations publiques dans le capital de deux importantes banques tunisiennes - l'Union internationale de banques (UIB) et la Banque du Sud - intéresse les établissements français, en particulier la Société générale et le Crédit Lyonnais. Ayant quitté le pays il y a plusieurs années, ces deux banques veulent aujourd'hui revenir non plus comme simple actionnaires, mais comme investisseurs. Elles souhaitent, en effet, prendre le contrôle d'une banque de la place. Première sur la liste des privatisables, l'UIB devra prochainement faire l'objet d'un appel d'offres international. C'est la banque d'affaires Rothschild qui a été chargée de mettre en oeuvre cette opération de vente.

(Source : L'intelligent n°2142 du 29/01/2002 )

 
Admission au pays de faux touristes tunisiens
Coderre demande une enquête

GILLES TOUPIN
La Presse
Ottawa

30janvier02

Photo PC

Le nouveau ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Denis Coderre

L'article de La Presse: Laxisme à Dorval

Denis Coderre, le nouveau ministre de l'Immigration et de la Citoyenneté, a pris des dispositions pour faire toute la lumière sur les accusations de laxisme, qu'il a qualifiées de «sérieuses», rapportées par La Presse mardi au sujet de l'entrée à Dorval l'année dernière de quelque 150 faux touristes tunisiens.

Ces accusations, portées par des agents d'immigration en poste à l'aéroport international de Dorval, donc par des fonctionnaires gouvernementaux, font état également de la «disparition dans la nature» de ces Tunisiens. Elles surviennent au lendemain de graves révélations du gouvernement américain à propos de deux ressortissants tunisiens, membres du réseau terroriste Al-Qaeda, qui détiennent la citoyenneté canadienne et qui ont vécu à Montréal.

«Si ça fait la première page de La Presse, a répondu M. Coderre à propos des Tunisiens, ça doit être assez sérieux. Alors j'ai demandé à mon sous-ministre de faire les vérifications. Je veux savoir ce qui s'est passé.» Le ministre a rappelé par ailleurs que depuis l'entrée au pays de ces présumés faux touristes, beaucoup de choses ont changé au sein des services d'immigration canadiens. «Les agents d'immigration ont plus d'outils, a-t-il dit, et nous avons augmenté aussi les ressources pour leur permettre de faire un meilleur travail.» Un des agents d'immigration à Dorval a également rapporté à La Presse qu'il n'avait pu interroger en profondeur les ressortissants tunisiens à l'époque parce qu'il avait reçu des ordres de ses supérieurs de les laisser aller. M. Coderre a commenté cette information en affirmant qu'il n'avait aucune raison de croire, pour l'instant, que ses agents ne faisaient pas leur travail. M. Coderre a ajouté qu'il entendait prendre connaissance de tous les faits avant de faire un quelconque geste.

À la sortie du Conseil des ministres, le premier ministre Jean Chrétien a corroboré les propos de son ministre. «S'il y a des problèmes administratifs, a-t-il dit, ils doivent être fixés. C'est aussi simple que cela. Souvent, dans l'administration, il y a des erreurs. Et si les erreurs sont découvertes, il faut simplement les corriger. C'est ce que le ministre fera.»

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'immigration, Rahim Jaffer, a affirmé que l'incident de Dorval n'était probablement que la pointe de l'iceberg et que des scénarios semblables se sont certainement reproduits ailleurs au pays, notamment à l'aéroport Pearson, à Toronto. M. Jaffer a affirmé qu'il y avait actuellement au Canada quelque 27 000 ressortissants étrangers sous le coup d'un avis d'expulsion qui vivaient toujours sur le territoire. Le gouvernement conteste l'exactitude de ce chiffre.

Depuis les événements du 11 septembre, il a été démontré que des membres du réseau terroriste d'Al-Qaeda ont vécu et opéré au Canada. Outre les deux Tunisiens identifiés par les Américains en fin de semaine, plusieurs membres du gang de Roubaix, condamnés en France pour actes terroristes, ont longuement séjourné au pays, notamment à Montréal, comme l'a rapporté récemment une série de reportages de La Presse. Les liens d'Ahmed Ressam - le ressortissant algérien arrêté à la frontière américaine avec des explosifs dans le coffre de sa voiture - avec Al-Qaeda ont également été mis au jour, sans compter la présence sur une liste de terroristes recherchés, et diffusée par les Américains peu après le 11 septembre, d'un Canadien d'origine égyptienne. De plus, le juge français spécialiste du terrorisme international depuis 20 ans, Jean-Louis Bruguière, a affirmé à La Presse en décembre dernier que le Canada n'avait pas compris la leçon du 11 septembre et que de nombreux «terroristes dormants» d'Al-Qaeda se trouvaient sur son territoire. À ce jour, le gouvernement canadien s'est tenu coi face à ces révélations.

«Il ne faut pas dire que parce qu'il y a un Tunisien ou parce qu'il y a des gens d'une certaine nationalité qui entrent au Canada que ce sont tous nécessairement, en partant, des gens qui vont être des terroristes, a d'ailleurs affirmé mardi Denis Coderre. Je pense qu'il faut prendre les choses cas par cas, qu'il faut être extrêmement vigilant et qu'il faut aussi envoyer un message d'ouverture.»

Par ailleurs, le nouveau ministre de l'Immigration s'est fait remarquer mardi matin lors de son premier passage devant le Comité permanent de la Chambre des communes sur l'immigration et la citoyenneté.

M. Coderre a d'abord clamé qu'il n'était pas ministre «de» l'Immigration, mais bien ministre «pour» l'immigration. Il a ensuite annoncé qu'il avait l'intention de revoir les critères qui régissent l'entrée au pays des immigrants, notamment ceux qui excluent des milliers de travailleurs qualifiés. «Je veux un débat là-dessus», a-t-il dit.

Il entend même donner un effet rétroactif aux nouvelles normes qui seraient adoptées à la suite de cette révision. Il a aussi exprimé l'avis que les demandeurs qui essuient un refus de la part d'Immigration Canada devraient obtenir le remboursement des frais exigés par le service. «Si nous ne fournissons pas un service, nous devons le rembourser», a lancé le ministre.

M. Coderre a tenu aussi à confier au comité qu'il avait l'intention de rester ferme sur la question de la langue, qu'il croyait important que les futurs immigrants possèdent l'une des deux langues officielles. Il entend néanmoins entreprendre un nouvel examen du système de pointage relatif à la langue, à l'éducation, à l'expérience de travail, aux liens familiaux et aux offres d'emplois. Ce système sert en quelque sorte à établir des critères d'admission pour les nouveaux arrivants.

M. Coderre a également rompu la tradition mardi en y allant d'une requête de son cru au Comité permanent de l'immigration. Il a demandé à ses membres de se pencher sur la question des consultants en immigration, souhaitant désormais que cette profession soit assortie d'un code de déontologie et d'une réglementation. Enfin, il a donné 30 jours de plus au comité pour qu'il mène à bon port la révision de 262 nouveaux règlements sur l'immigration qui doivent entrer en vigueur le 28 juinز

(Source: le journal “La presse” paraissant à Ottawa le 30 janvier 2002)

 
De faux touristes tunisiens étaient subventionnés pour quitter leur pays
Le mercredi 30 janvier 2002

ANDRÉ NOËL
La Presse

Mohamed, un des quelque 150 jeunes Tunisiens arrivés à Montréal avec des faux visas de touriste pendant l'été 2000, a raconté mardi à La Presse qu'il n'a eu aucun problème à franchir la douane canadienne après avoir débarqué à Dorval.

«J'étudiais en biologie à l'Université de Sfax (une ville portuaire de Tunisie), a raconté le jeune homme qui habite maintenant Sherbrooke. Des associations étudiantes proches du régime en place ont placardé des affiches annonçant des voyages en Europe, aux États-Unis et au Canada. Cela m'a fait rêver. J'ai payé l'équivalent de 2300$ canadiens pour le billet d'avion et le visa.

«On s'est envolé en août 2000 sur les ailes d'Air France. On a fait une escale à Paris et on s'est posé à l'aéroport de Dorval. J'ai pu franchir les douanes sans problème. Le soir même, je suis allé dormir chez un contact que j'avais à Montréal.»

Mohamed - un nom d'emprunt - avait alors 23 ans. Il a fait une demande de statut de réfugié et attend la réponse. Selon lui, ces voyages sont organisés avec l'assentiment du gouvernement tunisien, qui cherche à se débarrasser de ses milliers de chômeurs diplômés, source éventuelle de conflits sociaux.

Un journaliste tunisien en poste au Canada a écrit un article sur ce sujet, qui doit paraître bientôt dans l'hebdomadaire Ici. Sous un nom d'emprunt, il affirme que ces jeunes Tunisiens (arrivés par centaines avec des faux visas de voyage de 1998 à 2000) «vivent non seulement dans la précarité, mais ils sont aussi pour la plupart dans une situation illégale».

Jamel Jani, porte-parole de l'Association des droits de la personne du Maghreb à Ottawa, souligne que plusieurs d'entre eux n'ont pas demandé de statut de réfugié, de crainte de se le voir refuser. Les jeunes qui ne pouvaient pas payer leur voyage, soit la majorité, recevaient des subventions indirectes, a-t-il ajouté. Ils pouvaient en effet s'adresser à des entreprises ou à des hommes d'affaires, qui leur donnaient de grosses sommes d'argent, officiellement pour leurs loisirs, mais en sachant que cela leur permettrait de quitter la Tunisie. Ces sommes étaient déductibles d'impôt.

Le plus étonnant, c'est que des préposés de l'ambassade du Canada ont délivré des visas à tous ces jeunes Tunisiens sans même les voir en personne! En effet, selon «Mohamed», ce sont les «associations étudiantes» ou des «clubs» qui s'occupaient d'obtenir les visas.

Toute cette affaire n'est qu'un des exemples soulevés mardi dans La Presse par des agents d'immigration selon qui la frontière canadienne est une véritable passoire. D'autres agents nous ont d'ailleurs contacté, depuis la parution de notre article, et ont souligné que, chaque année, des milliers d'étrangers franchissent les douanes sans présenter de papiers d'identité.

«Rien n'empêche ces voyageurs de nous donner des faux noms et de nous raconter n'importe quoi, a dit l'un d'eux. Dès qu'ils demandent le statut de réfugié, on leur fait remplir un formulaire et on les laisse passer. La grande majorité de ces personnes sont tout à fait pacifiques, mais il est évident que des terroristes ont un accès très facile au territoire canadien.

«Les agents d'immigration qui font leur travail avec zèle sont regardés de travers. Ils dérangent la routine et le ronron de la fonction publique. Ceux qui n'ont pas de permanence risquent alors de ne pas se faire renouveler leur contrat.»

C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à Val Diaconescu, qui a dénoncé ouvertement le travail d'Immigration Canada à Dorval et qui travaille maintenant comme enquêteur à Statistique Canada. Ses allégations ont été prises au sérieux par le consulat des États-Unis à Montréal et par la Gendarmerie royale du Canada, qui lui ont demandé plus d'informations l'automne dernier. Mardi, le nouveau ministre de l'Immigration, Denis Coderre, a décidé d'ouvrir une enquête.


(Source: Le Journal canadien « la Presse » publié le 30 janvier 2002)

 
يوم التضامن الوطنى في 8 ديسمبر من كل عام
بن علي بابا وصندوق المد التضامني 26-26 في سياسة التملقيط  والتلهويط

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         فرض نظام  الجنرال الرئيس بن علي على الشعب التونسي الاحتفال بالتبرع المالي الاجباري في 8 ديسمبر من كل عام في يوم الابتزاز الشعبي المقنن تحت ستار المد التضامني لتكريس سياسة الترقيع والتلفيق في جميع أجهزة الدولة مع نزعة عنصرية حزبية تجمعية أمنية ضيقة لا تأخذ الجانب الانساني الاجتماعي المجرد بقيم حضارية ولا تخلو من نزعة الوصاية السياسية لقطع الطريق أمام مبادرات مؤسسات المجتمع المدني وجمعياته الخيرية التي أصابها شلل في عزائمها أمام سطوة الحزب الحاكم على الحياة السياسية والجمعياتية.

 

         وما صندوق 26-26 إلا دليلا وعينة فاضحة ومفضوحة لدكتاتورية نظام الجنرال الرئيس بن علي ومدى اكتساحه وانتزاعه مشمولات غيره تحت غريزة البروز والنجومية السياسية وحب البقاء في السلطة أكثر وقت ممكن بشراء ذمم البؤساء والمعوزين والفقراء من التونسيين.

 

         إذ أن تدخل صندوق 26-26 في مناطق الظل والذل وقع تطويعه أمنيا ليكون انتقائيا وترويضه حزبيا تجمعيا ليكون استقطابيا تعبويا من ذلك أنه منذ نشأة هذا الصندوق العجيب لم تطل مشاريعه الاجتماعية والانسانية العائلات المتدينة وعائلات المساجين السياسيين وعائلات المطرودين من وظائفهم لأسباب سياسية وعائلات المضايقين في قوتهم من أجل أرائهم المخالفة لاستبداد نظام الجنرال بن علي حتى اصبحت تبرعات الشعب التونسي تستخدم من طرف الحزب الحاكم لتكريس امتداداته التعبوية الأمنية حتى زال قناع المد التضامني وأفتضحت غاياته الخسيسة التي تعتمد بالأساس على تحويل اهتمامات  الشعب عن قضاياه الجوهرية وترويج سياسة  التوجه الاستبدادي لنظام  القمع البوليسي والابتزاز التجمعي بما أن الاسلوب الحالي للمد التضامني يساهم في تكريس سياسة الاقصاء والتهميش لمخالف الرأي بين أفراد هذا الشعب ويخنق مبادرات المجتمع المدني بعزيمة في ظاهرها ما لا يترك مجالا للشك في انسانيتها وفي باطنها استيلاءات مغلفة وانحرافات معلبة جعلت ممن يقوم على انجازات مشاريع 26-26 محل شبهة وأقاويل لا تنبع من باطل نتيجة الحيف في اولويات اسناد تدخلات صندوق المد التضامني 26-26 مما جعل المواطن ينكفئ على المساهمة في هذا الصندوق بتلقائية وعفوية حتى اضطرت هياكل السلطة إلى التدخل وتأكيد هيمنتها بفرض التبرع الاجباري المقنع في 8 ديسمبر من كل عام تحت الوعيد والتهديد المقنن : فالتلميذ مجبر على التبرع لفائدة هذا الصندوق خشية عدم تمكينه من اجتياز امتحان الثلاثية الأولى للسنة الدراسية مع عدم حصوله على دفتر نتائجه وحرمانه من المنحة والنقل ، والموظف مهدد بفقدان وظيفته أو تأخير ترقيته في صورة عدم التبرع ، والفلاح مضغوط عليه رغم سنوات الجفاف للتبرع لفائدة صندوق 26-26 قصد تمكينه من قروض موسمية ووعود بتحسين المسالك الفلاحية ، والتاجر معرض للتوظيف الجبائي الاجباري مع قرارات الغلق لمحله من طرف أجهزة "مصالح المراقبة الصحية" في صورة عدم الدفع ، وسائق التاكسي واللواج مهدد بسحب رخصته إذا لم يرض السلطة بالانصياع إلى التبرع الاجباري ، وكذلك الشأن بالنسبة للمقاول فهو مهدد بعدم منحه مناقصات عمومية وغيرها من موارد الرزق عند عدم التبرع وأما رجل الأعمال فهو عرضة لسحب البساط من تحت أرجله عند رفض التبرع أو التهرب منه.

 

         لقد غابت عن الساحة الزيارات الفجئية المدروسة الغاية أمنيا وحزبيا من طرف الجنرال الرئيس بن علي بعد أن كانت سندا لانبعاث صندوق 26-26 ووسيلة لتحويل اهتمامات الشعب عن قضاياه الجوهرية في الحرية والديمقراطية والقدرة الشرائية وتكافئ الفرص أمام الجميع في الافاق المستقبلية واستقلالية القضاء وفصل الحزب عن الدولة وغيرها من الاشكاليات التي تعطل النهضة الشاملة للبلاد مثل سن العفو التشريعي العام وتحوير المجلة الانتخابية بما يخدم تونس ومستقبل ابنائها بصدق واقامة المحكمة الدستورية لمتابعة تجاوزات وانتهاكات المسؤولين والمتنفذين في السلطة وفرض احترام بنود دستور البلاد وعدم التحيل على القانون بالأوامر والتعليمات...

 

         وفي هذا الاطار مازال مشروع  المد التضامني لصندوق 26-26  يتلكأ بين المن وسياسة الاستجداء وبين سياسة الترقيع التي تفرضها الاستيلاءات والتجاوزات المالية في جميع الميادين لفئة الانتهازية المنبثقة من البلاط والمتمسحين عليه مع المتنفذين من العائلات الحاكمة في البلاد بعد أن أصبحت كرامة وشهامة المواطن وأفاقه المستقبلية تخضع إلى المساومات الخسيسة التي تغتال دستور البلاد والمواثيق الدولية مما أجبر سلطة الجنرال الرئيس بن علي إلى المغالطة والاستنجاد للتباهي بمضمون تصريحات صحفية لبعض الرؤساء والوزراء الغربيين لا يعرفون من تونس إلا المساحيق الدعائية والابواق الاعلامية المأجورة وديمقراطية الواجهات المدروسة التي تعتمدها دكتاتورية الجنرال وبوليسه النظامي مقابل صفقات دولية تدفع المجموعة الوطنية نفقاتها من كد سواعدها وعرق جبينها.

         ورغم علم أعلى هرم السلطة بعديد التجاوزات المالية والقانونية في هذا المجال فإن التعنت في سياسة الهروب إلى الأمام لكسب شرعية  البقاء أكثر ما يمكن في الحكم والوصاية على هذا الشعب تأخذ شكل خنق مؤسسات المجتمع المدني وبوادر العزائم الصادقة التي أصبحت تفرض وجودها منذ مدة لتكشف للعام والخاص أن البعد التضامني لصندوق 26-26 هو بعد سياسي استغلالي يكرس التعبئة الجماهيرية لحزب السلطة الذي ظهرت عليه بوادر الشيخوخة مبكرا قبل أوانها لانعدام وجود ثوابت ركائزه الديمقراطية والتجائه إلى التحالفات الأمنية ولا السياسية حتى لا يظهر على السطح الوطنيين الأحرار الذين جعلوا من نضالاتهم خدمة تونس من أجل تونس وليس من أجل تعبئة جيوب البلاط والمتمسحين على قصر قرطاج والمتنفذين في السلطة من العائلات الحاكمة.

 

         إن أزمة النظام القائم لن تغطيها مساعي المد التضامني لصندوق 26-26 الذي وجب أن تتخلى عنه السلطة وحزبها لفائدة جمعيات خيرية من المجتمع المدني حتى لا تجعل من سياسة الولاء والتأييد للحزب الحاكم وللجنرال الرئيس بن علي معيارا يحدد الوقوف سندا للفقراء والمساكين والمعوزين بعيدا عن خروقات حزب السلطة الذي ينتهز مجهودات كافة المجموعة الوطنية للظهور من مخبأه وإبراز عبقريته المزيفة والمفروضة بحسابات أمنية وقضائية وجبائية ضد مخالف الرأي والتوجه.

 

         وكل ما نأمله هو أن تراجع الدولة موقفها وحساباتها في هذا  المضمار بما أن التبرع لصندوق 26-26 أصبح يثقل كاهل المواطن في كنف هذه الأزمة الخانقة واصبح اجباريا مقنعا لا يخضع للتلقائية والحس الوطني العفوي النابع من القناعة والاقتناع والثقة بل أصبح التبرع في هذا المجال يخضع إلى التهديد والوعيد لانجاح المشروع  الرئاسي الذي هو في الحقيقة والواقع ثمرة مجهودات وعرق جميع ابناء وطننا العزيز وليس انجازا تجمعيا نفاقيا وانتهازيا لفرض الوصاية على هذا الشعب بانحرافات في التوجه العام حتى اصبح حزب  السلطة يستغل مشاريع صندوق 26-26 في اطار تعبوي يكون المنتفعين بخدماته من التجمعيين القاعديين وأقربائهم ومن البسطاء المستعدين لتقديم أي نوعية من الخدمات (مليشيا) في اطار مناعة اللاعقاب مقابل تكثيف الحضور الجماهيري في اجتماعات السلطة وحزبها وتعبيرا بكل غباء ولا مسؤولية (نتيجة الجهل والخصاصة) عن الولاء والتاييد لسياسة القمع والاستبداد البوليسي التي يكرسها نظام الجنرال الرئيس بن علي الذي يتخذ من مبدأ "إن لم تكن معي فأنت ضدي" كمرجع يربك به المسار الديمقراطي وينهك به مقومات الذات البشرية لمخالف الرأي بعد أن فرغ جراب الحزب الحاكم وأصبحت ذرائع  الوصاية على الشعب التونسي تفتقد إلى المصداقية والاخلاص للوطن أمام تفاقم التباهي بالانجازات العادية الاقتصادية المحدودة لنظام الجنرال الرئيس بن علي ومحدودية  التنظير السياسي المستقبلي التي اتخذت من المنهجية الأمنية سياسة الامر الواقع لرفض الآخر ومنع حق الاختلاف واختلاق بذور التمييز العنصري بين المواطنيين بدرجة الولاء والتاييد وتسلق سلم الانتهازية التي طمست كرامة وشهامة التونسي في حق المواطنة مما جعل نظام الجنرال الرئيس بن علي يتخذ من شراء ذمم البسطاء والمساكين بواسطة صندوق 26-26 أمام استفحال ظاهرة الفقر والبطالة في عهد التغيير وسيلة وصيغة لاستعطاف الشعب وتحويل اهتماماته لابراز مدى انسانية دكتاتورية النظام البوليسي في تونس دون لفت الانتباه إلى تنمية ظاهرة التواكل والتآكل وقتل الاتكال على النفس وذلك قصد تغطية قصور وعقم التنظير السياسي النظيف في صلب حزب التجمع الدستوري الديمقراطي الذي فوض الاجتهاد في هذا المجال إلى الدوائر الأمنية التي تخلت عن مشمولاتها الأصلية وأصبحت طرفا في الساحة السياسية يقلب الموازين في ظل مناعة اللاعقاب التي تجاوزت العضلات المفتولة في العمل السياسي وانتقلت إلى المجال المالي حيث لا مراقب ولا رقيب بالمفهوم الصحيح حتى أصبحت الانتهاكات والاستيلاءات الفئوية أمرا عاديا يجد التبريرات التلفيقية القانونية ولا يستوجب التصدي إليه قضائيا بما أن كل من يحاول وضع يده على ملف من هذا النوع يجد نفسه ضحية ملفات ادارية وعدلية مفتعلة من طرف اليد الطائلة للمافيا السياسية والمالية والبوليسية المحترفة في طمس اثار جرائم الانتهاكات لفسح المجال أمام بهتان الشفافية وزيف المصداقية التي لا تخلو منهما الخطايات الرسمية والموسمية للجنرال الرئيس بن علي والتي أصبحت تدعمها عضلات العصابات الأمنية التي تصول وتجول في البلاد لتكميم الأفواه وتلجيم الأقلام وتكبيل مساعي تصحيح المسار الديمقراطي.

 

         وفي ظل هذه التطورات أصبح عدم الاطمئنان على سلامة الجسد والكرامة والممتلكات الخاصة هاجسا يؤرق كل من يسعى بصدق وإخلاص إلى تركيز وتطوير ابداعاته الفكرية والمادية والمهنية بين ذويه وداخل بلاده تونس.

 

         وباختصار شديد ، ان صندوق 26-26 هو مشروع اجتماعي انساني متكفله به الدولة والحزب الحاكم نشأ بعزيمة سياسية مغشوشة نتيجة افرازات حزبية ضيقة فيها من العبثية في آلياتها ما يدعم عدم تناغم الدولة مع مؤسسات المجتمع المدني قصد انتداب  البؤساء والمعوزين والفقراء والمعزولين من الحياة الحضرية في اطار تعبوي تجمعي تحت ستار المد التضامني لبث التفرقة بين المواطنين وتكريس الاقصاء والتهميش لمخالف الراي بين أفراد الشعب وخنق مبادرات مؤسسات المجتمع المدني بفرض الوصاية التجمعية الاستبدادية على شعب تونس في مناخ من انعدام الثقة بين القاعدة والقمة تطفو على سطحه أساليب أمنية قمعية تجعل من محاربه الارهاب محاربة  الخصوصية الاسلامية في أداء فريضة الزكاة يستوجب من السلطة الحاكمة استئصالها بوسائل مقننة وتوظيفها لمقاومة الهوية العربية الاسلامية وتحديد طموح وأفاق المواطن التونسي المعزول عن الحياة السياسية وضد مخالف الرأي والتوجه لسياسة الجنرال الرئيس بن علي الذي لا يمكن له التخلي عن مقاليد السلطة خشية وجود عديد الملفات المتراكمة التي تنتظر من يأمر بفتحها آجلا أم عاجلا حتى يصبح القانون سيد الموقف في دولة أصبح فيها القانون يغتال داخل أوكار يعرفها كل من يتألم في صمت ويرفع عيناه إلى الله الواحد الأحد ذو الإجلال والإكرام ويدعوه صباحا مساءا ويوم الأحد أن يرفع هذا الهم والغم من تونس الأرض الطيبة التي وقع اغتصابها من طرف الفلاقة الجدد في فجر 07 نوفمبر 1987 بتواطئ مع قوى أجنبية يحز في نفسها استقلال قرارنا وتطور تنميتنا بنظافة سواعدنا وعرق جبيننا ونقاوة فكرنا حيث كان فرار الشعب من البلاء إلى الشقاء يوم ألقى عليه الجنرال الرئيس بن علي البيان التاريخي للخيانة الوطنية ليضحك لاحقا على طموحه وآفاقه.

 

         وفي الأخير يبقى الجدل قائما ينتظر الحسم في عديد الاشكاليات منها صندوق المد التضامني 26-26 الذي أصبح يمثل بادرة صناديق أخرى أصبحت جاهزة للتصدير بأبواق الدعاية المأجورة وانبهار بعض قادة العالم بنجاح سياسة التملقيط والتلهويط التي غابت عن قاموسهم ولكنها لم تنطل على ضحايا ارهاب دولة الجنرال الرئيس بن علي بمساحيق انسانية وديكور ديمقراطي واعلام مأجور وممارسات أقل ما يقال فيها أنها لم ترتق إلى أسلوب التعامل الحضاري والأخلاقي الانساني.

 

الدكتور الصحبي العمري

طبيب مباشر بالقطاع الخاص

أرقام هاتفي التي غالبا ما تكون مقطوعة حسب مزاج  البوليس السياسي الذي حدد في الآن نفسه أرقام اتصالاتي الهاتفية في الداخل والخارج بتواطئ مع وزارة تكنولوجيا الإتصالات

503 280 78 216 00

455 447 98 216 00

وهذا هو عنوان عيادتي المحاصرة أمنيا وحزبيا

لمنع المرضى من الدخول

90 شارع الحبيب بورقيبة الدهماني 7170 الجمهورية التونسية

 

 
“FILS DE BATOUTA” est un nouvel ami tunisien qui nous envoie sa 1ére contribution . Intéressant.

 

Message de Big Brother,


Vous vous êtes déjà imaginé ce que pourrait nous dire Big Brother s'il voulait pour une fois nous dévoiler le fond de sa pensée en nous parlant franchement ?
Ceci n'est sûrement pas difficile à deviner, voici donc ce à quoi je suis arrivé après une courte réflexion (mais alors très courte), car il ne faut pas aller chercher loin pour deviner la pensée de Big Brother : "Ici vôtre chef suprême Big Brother!
Comme chacun d'entre vous a pu le constater, des résultats considérables ont été atteints en matière de sécurité.Je ne suis d'ailleur pas le seul à dire que la Tunsie est un pays sûr.
J'ai pu ainsi mettre sur écoute tous les téléphones; aucun d'entre vous ne saurait parler librement sur son fixe ou sur son portable.
Les fax aussi sont surveillés de très près, j'ai une copie de tous les fax que vous envoyés ou que vous recevez.
Internet, c'est sur cet outil que j'ai concentré tous mes efforts: au sein de chaque publinet une personne est là pour voir ce que vous faites ( remarquez bien qu'au sein de chaque publinet il y a une antichambre), ne vous faites pas d'illusions chez vous aussi Big Brother veille sur vous.
Mes efforts dans la rue: à chaque coin de rue, rond-point ou bled perdu les agents de Big Brother sont là pour vous questionner sur le motif de votre déplacement (sachez que Big Brother n'aime pas que l'on se déplace trop).
Nos Taxis, vous devez certainement tous savoir que ce sont les plus fiables au monde. Quand vous y montez, on vous protège non seulement des autres mais aussi et surtout de vous même, ainsi on vous fait parler pour connaître le fond de votre pensée, on ne sais jamais....
Nos cafés ? Ils sont truffés de cafteurs qui nous informent sur vos fréquentations, sur vos sujets de discussions ...
Chez vous aussi on veille à votre sécurité: nous avons mis en face de chacun de vous un RCDiste chargé de guêtter vos moindre faits et gestes.
Votre courrier est aussi soigneusement contrôlé; on est un exemple à suivre désormais, même pour les pays dis "développés", qui n'ont pas eu le merite de suivre notre exemple plus tôt, vous en voyez les résultats.
Nos élections sont de loin, les plus certaines au monde, vous ne me croyez pas ? donnez moi un seul pays ou un chef suprême a été élu avec moins de 0.01 % de marge d'erreur. On aurait pu avoir les 100% mais ça aurait fait jaser les jaloux.
Ma devise "contrôler " est la même partout: dans le bus, le train, à l'école, au boulot, à la campagne...
Même quand je ne suis pas là, je vous rappelle toujours que je ne suis pas loin: mon portrait est là pour ça.
J'ai fait en sorte que le moindre de vos petits gestes anodin soit marqué par mon empreinte.
Vous devez sûrement connaître les empreintes de Big Brother depuis le temps ?
Les chiffres, les couleurs ça vous dis rien ?
Rappellez vous du chiffre "7" et de ses multiples (21, 7 x n.), des couleurs: "le violet" (et oui ce n'est plus le rouge des communistes, alors vous avez intéret à rajouter une goutte de bleu sur votre ancienne écharppe du parti) ? Il faut dire que vous vous êtes habitués à les voirs partout que vous ne les remarquez plus !
Je vois que ma doctrine marche bien: mes fidèles sujets de Tunisie Telecom (filiale de BiG Brother Corporation) ont bien suivi mes conseils: après les factures téléphoniques violettes, ils ont rajouté un 7 aux numéros téléphoniques, ils sont sur la bonne voie, ce n'est pas les seuls d'ailleurs.
Par mesure de simplification, car Big Brother aime la simplicité, certaines mesures ont été prises:

1/7-A partir d'aujourd'hui, je déclare que toute les sommes , toutes les multiplications, additions ou autres ont pour unique résultat "7" ou l'un de ses multiples.

2/7-Tous les billets de 10, 20 ou 30 dinars, ainsi que toutes les piéces vont être remplacées par la seule et unique pièce de "7" dinars.

3/7-la chanson d'Edith Piaff s'appelle " je vois la vie en violet" et non en rose !

4/7- la seule couleur primaire ou secondaire que l'on puisse avoir est le violet.

5/7-chaque Tunsien, aura le droit à "7" femmes, je commence d'abord, vous on verra.
 
6/7-la rougeole va être ramplacée par la violettole (ou à quelque chose qui porte le mot violet !)

7/7-la Tunsie fait partis du G 7.(c'est évident avec tous les "miracles" que l'on a réalisé!)

Aujourdh'ui j'ai parlé, mais sachez que je n'aime pas tout dévoiler, tâchez de vous rendre compte seuls la prochaine fois des exploits et des efforts réalisés par Big Brother.En matière de sécurité je n'ai d'ailleur pas "7" messages j'en ai qu'un seul :" la Tunisie est un pays sûr" , donc pas la peine de vous casser la tête, vôtre chef suprême Big Brother Veille sur vous !"

Signé :
 
Fils de Batouta.
 

Texte de déclaration de presse du Docteur Sahbi AMRI au journal suisse L'AUDACE

Question:

Depuis votre témoignage de l’assassinat par torture du commandant Mohamed Mansouri, sur certaines pratiques dans l’exercice de votre fonction de médecin de libre pratique dans un cabinet médical privé à Dahmani, vous faites l’objet d’exactions de la part des autorités policières pourriez-vous nous détailler le harcèlement un peu plus policier ?

Réponse: 

La gaffe qu’a commis les bourreaux, qui ont torturé à mort le commandant Mohamed Mansouri en m’appelant en qualité de médecin de la geôle n°4 au sous-sol du Ministère de l’Intérieur au soir du 29 au 30 Novembre 1987 après le changement de la garde de minuit pour secourir la victime déposé dans une chambre au 3ème étage, était à l’origine d’une méfiance énorme à mon égard qui s’est traduite surtout, après la grâce présidentielle du 05 Novembre 1988, par des oscillations de comportement de la police politique.

Un groupe de ces conards policiers voulait m’utiliser à briser certains bourgeons évolutifs d’une opposition intègre. Un autre groupe de ces bourreaux voulait me briser moi-même pour clore le dossier de la pratique de torture au ministère de l’intérieur et ses conséquences dès l’aube de la nouvelle bien que je ne suis ni le premier ni le seul ni le dernier témoin et victime de cette pratique. Ma réincarcération après la grâce présidentielle de Nov. 1987 ne trouvait pas d’alibi surtout que je n’avais aucun antécédent d’intégrisme ou d’appartenance à un parti politique islamiste ou autre.

Le choix de ma réinsertion professionnelle en tant que médecin de la Santé Publique leur à été convenu provisoirement en gardant l’oeil sur moi à l’hôpital de Dahmani après avoir perçu tous mes salaires et primes de l’année de détention avec le groupe secrétaire à titre de réhabilitation.

Ma démarcation de toute fréquentation suspecte policière ou autre m’a valu une révocation de ma fonction de médecin à l’hôpital de Dahmani sans aucun motif légal le 29 Déc. 1989.

Mais mon désir et volonté de recommencer à zéro m’ont incité à ouvrir un cabinet médical privé à Dahmani par l’appui d’un prêt bancaire surtout que mon épouse médecin venait d’être recrutée à mon poste vacant en Décembre 1989. Pour la police politique c’était une forme de défi qui nécessitait une réduction et réparation à la façon de la nouvelle dictature de Ben Ali. Mon épouse était restée sans salaire durant onze mois des son recrutement suite à des erreurs administrative récidivantes à son n° de CCR.

Au début de mon installation en cabinet médical privé à Dahmani en 1991 mon mépris et mon indifférence aux harcèlements et persécutions de la police politique ont vaincu leurs initiatives d’intimidation et de découragement surtout que ma réputation professionnelle tendait à l’expansion croissante. Le propriétaire du local du cabinet s’est tapé en conséquent 3 ans et demi de prison. Gratuite avec révocation de sa fonction et chômage chronique forcé après sa libération.

Ce phénomène apolitique, Dr Sahbi EL AMRI agassait les mercenaires du dictateur surtout que ce médecin s’occupait bien de ses malades, s’intéressait à l’agriculture en louant des champs pour la culture de céréales, s’habillait bien avec son épouse et ses enfants. En plus il se permettait de partir en Week End et prendre des vacances dans des endroits chics après une déconnexion totale de ses connaissances antérieures de prison.

Ce complexe d’infériorité des agents de la police politique s’est manifesté après une année de l’ouverture de mon cabinet médical. Cependant les détention de 3-4 J abusive fréquentes et presque régulières se multipliaient afin de me briser le rythme de mon travail et d’affoler mes malades consultants.

Aucun procès judiciaire n’a été en conséquent engagé à mon en contre.

Mon passeport m’a été retiré en 1992 date du début du contrôle administratif qui a duré pendant 6 ans et demi sans procès ni jugement du tribunal.

Le chef de police de Dahmani se permettait à plusieurs reprises de ramener sa concubine à mon cabinet médical pour coucher avec elle sur le lit de la salle de soin sans que je puisse agir.

Le contrôle d’identité des malades et accompagnants à l’Intérieur du cabinet au niveau de la salle d’attente se multipliait. L’étau se resserrait de plus en plus à mon travail par l’établissement de fiches de renseignements policiers aux patients désireux de consultations ou soins médicaux de ma part.

Nombreuses administrations et institutions me refusaient les certificats médicaux de congé de maladie délivrés aux fonctionnaires ou élevés malades. L’autorité policière, la gendarmerie et le palais de justice les assureurs ou autres refusaient de prendre en considération mes prescriptions et les certificats médicaux de constat de dégâts corporels que je signais aux victimes de violence ou d’accidents de la voie publique. La mairie de Dahmani refusait d’accepter les certificats médicaux de décès que je délivrais en cas de décès normal et naturel.

La concurrence illégale s’installait avec les confrères de libre pratique. L’orientation des malades vers d’autre médecins par la milice du parti au pouvoir (Taxi - Boucher - Agent de pharmacie - marchand de légumes - bureau de tabac - garçon de café....).

L’interdiction de stationnement devant mon cabinet s’installait arbitrairement et abusivement.

La seule voiture de médecin fréquemment volée est la mienne. A défaut souvent le soir à ma sortie de mon cabinet je suis surpris par les deux roues de ma bagnole dégonflées par deux arêtes d’allumettes surtout quand il faisait froid ou il pleuvait. Mais si jamais j’oubliai une vitre ouverte de la portière de ma voiture je devais toujours m’attendre à une poubelle d’ordres domestiques déversée sur le siège.

En l’occurrence à chaque fois où un ministre, un secrétaire d’état ou un haut responsable central est de passage à Dahmani, j’étais toujours invité à assister à une cérémonie à assister en tant que cadre virtuel et inerte.

Mais l’une des méchancetés inoubliables de la police politique qui restera gravée à ma mémoire : mon incarcération par injustice flagrante du 04 juillet 1992 au 23 juillet 1992 à la suite de l’assassinat le 29 juin 1992 du Président Algérien Mohamed Boudhief à Annaba, j’ai subi un épisode sévère de torture sauvage au ministère de l’intérieur que je n’oublierai jamais : de la position roti - aux coups de battons - à l’électrode - à la noyade de la tête dans une bassine d’eau de Javel - à l’attelage tout nu au plafond pied en haut tête en bas mains rattachées derrière le dos - à la sodomisation, aux coups de poing, aux coups de pieds aux gifles - aux insultes aux crachats - aux menaces de viol en ma présence de ma soeur professeur et mère de trois enfants. Aux brûlures par mégots de cigarettes.

J’ai attrapé la gale au cours de cette détention pour le rétablissement des traces de violence.

Mon sommeil jusqu’à ce jour est perturbé par l’épreuve de ce traumatisme fatal.

La police politique à cette époque en juillet 1992 délirait pour le démantèlement d’un réseau d’espionnage intégriste d’Ennahdha qui selon les serviteurs du palais de Carthage préparait l’assassinat du Général Président Ben Ali. Je n’étais absolument au courant de rien.

Mais comment fallait-il convaincre un cocktail de débiles et de sauvages qui résonnaient par la sauvagerie musclée et l’atrocité je devais en conséquent payer leur invalidité cérébrale et intellectuelle devant leur incapacité de gérer un mouvement de panique politique chez nos voisins Algériens.

D’ailleurs à plusieurs reprises j’étais arrêté en blouse blanche à mon bureau par des commandos de brigades policières armées jusqu’au cou. On me faisait sortir devant mes malades les menottes aux poignets en direction du secteur de police du Kef pour une hospitalité policière de 3-4 J rattaché avec d’autres détenus par les mains et les pieds tout en se desservant d’un carton pour dormir dans un petit bureau par terre sans couverture même s’il faisait froid. Un bout de pain avec de la confiture ou imbibition à une sauce de pomme de terre nous est desservi par 24 heures.

D’ailleurs mon épouse et le reste de ma famille se sont immunisés contre ce genre d’absences brèves fréquentes et régulières. Ils savaient que j’allais rentrer au 3ème ou au 4ème jour de détention.

Je ne montrais jamais à ces crapules policiers que j’étais vaincu et déprimé. Je reprenais rapidement mon travail au cabinet comme si de rien n’était.

Ces pratiques me sont devenues familières et monotones au point où les persécutions ont évolué vers les descentes nocturnes à domicile où des policiers civiles ou en uniforme armés ou non se permettaient de semer la terreur à ma petite famille en effectuant des fouilles sans perquisition du procureur à des horaires indisposants de la nuit. Ils avaient l’audace de me voler de pleins yeux sans que je puisse revendiquer ces violations manifestes.

Quant à mon jardin de la villa que j’occupais à titre de location il ne pouvait garder les fleurs ou roses ou fruits aussi longtemps : les policiers et les gendarmes se permettaient d’ouvrir la porte du jardin sans permission et de prendre ce que bon leur semble à tout moment au point où j’ai désisté d’arroser les plantes et je me contentais d’enterrer les herbes sauvages par un ouvrier.

En mon absence mon épouse devait garder toujours les persiennes fermé en plein jour et garder la lumière allumée à l’intérieur de la maison et ne pas sortir à la véranda pour éviter les dégâts des jets de pierres émis par des voyous adressés par la milice du parti au pouvoir et certains policiers.

Le seul médecin qui arrive le premier chaque matin à l’hôpital avant ses confrères est mon épouse.

Le seul médecin qui est toujours présent à son bureau est mon épouse.

Le seul médecin qui ne pratique pas l’exercice de la médecine lucrative à l’hôpital est bien mon épouse.

Le seul médecin (d’un groupe de cinq confrères) qui refuse la complaisance et la courtoisie à l’exercice de la médecine est bien mon épouse.

Le seul médecin qui ne quitte pas son service à sa garde aux urgences est mon épouse.

Le seul médecin qui ne fait pas de folie à la chambre de garde est mon épouse.

Le seul médecin qui ne s’absente pas à son travail sans congé officiel est mon épouse.

Le seul médecin qui ne ramène pas à l’administration de l’hôpital des certificats médicaux de complaisance pour justifier une absence irrégulière flagrante est mon épouse.

Le seul médecin qui ne voit pas de malades non inscrits au registre de l’hôpital est on épouse.

Pourtant elle est traduite chaque année au conseil de discipline au ministère de la santé publique pour des motifs imaginaires (venue en retard - partie avant l’heure).

Les sanctions lui varient entre le blâme, la mise à pied d’un mois, la suspension de salaire, la mutation abusive au sud (Sidi Bouzid).

Son réel motif usuel ou plutôt son malheur persistant consiste à ce que son mari est le Dr. Sahbi EL AMRI membre du groupe secrétaire qui a failli renversé le président BOURGUIBA au 08 Nov. 1987 et qui garde certains secrets de pratique du dictateur Ben Ali à l’aube du changement.

Le cauchemar d’avoir examiné le défunt le commandant Mohamed Mansouri, après torture physique et électrocution dont résultait sa mort par négligence et non assistance à un malade en danger suite induction de décompensations organofonctionnelles, n’a jamais stimulé les harcèlements et persécutions de la police politique à mon égard après avoir rendu public mon témoignage à ce sujet aux moyens d’informations internationaux et aux ONG.

Mais les pratiques dégradantes des serviteurs du dictateur sont une partie intégrante de leur état d’esprit où la vie et les valeurs humaines n’ont aucun sens devant leurs obsessions maladives chroniques.

Il est possible que la rage de me dévorer vivant leur devient impérative et urgente puis que les bourreaux du ministères de l’intérieur n’arrivent plus à contrôler la discrétion de leurs violations et dérives à mon égard. Agression en public - vol en public - communications téléphonique soumise à l’ecout -refoulement des malades à l’entrée de mon cabinet. Confiscation abusive de ma voiture.

Surveillance policière trop collante -menace de mort- mutation abusive de mon épouse au Sud -privation de passeport- surfacturation des communications de téléphone -surfacturation de la consommation d’eau au cabinet- retrait fréquent de mon permis de conduire -tentative de meurtre par simulation d’un accident de la voie publique. Redressement fiscal abusif- Procès orchestrés de cheque sans provision bien que je n’ai pas de chéquier depuis 14 ans environs. Menaces de mes enfants élevés à contribuer de force à la caisse de générosité nationale 26-26 harcèlement de mon épouse par la police judiciaire par orchestration d’une affaire de drogue dont la mise en scène a échoué. Ma démission forcée de la direction AGIM (Association d’handicapes Moteur) l’anéantissement de mon activité à l’AMT (Association des myopathes de Tunisie), harcèlement Administratif de mon épouse à son travail. Menaces et incitation récente de mon épouse à engager une procédure de divorce... Eventuel prochain faux procès pour fraude fiscale d’un médecin dont le cabinet médical est soumis à un embargo policier.

Toutes ces pratiques et tant d’autres s’effectuent sous l’impunité et l’égide d’une justice invalide soumise aux ordres de la police politique et des serviteurs du palais de Carthage.

Toute personne qui s’interposerait à ce courant risquerait d’avoir le même sort que moi ou pire... que moi la métastase de l’injustice a atteint tous les niveaux de la vie socioprofessionnelle.

La respiration des individus est cernée par les violations et dérives de l’autorité au pouvoir.

Demain il serait un autre jour.

(N.B: ce texte a été envoyé à TUNISNEWS par le Dr. Sahbi Amri)

 
Coopération.
Paris et Tunis « à coeur ouvert ».


Réunie les 24 et 25 janvier, la Commission mixte franco-tunisienne a évoqué la menace intégriste et la démocratisation.

Par RIDHA KÉFI ET SAMIR GHARBI

Le 29 mai 2001, nous écrivions dans ces colonnes : « La France étant sur le point d'entrer dans une période électorale, la prochaine visite de Charles Josselin [qui aura lieu du 31 mai au 1er juin 2001] pourrait bien être l'une des dernières d'un responsable français en

Tunisie avant les élections législatives et présidentielle de 2002 » (J.A.I n° 2107). Nous étions à mille lieues d'imaginer que des événements tragiques, comme ceux survenus à New York le 11 septembre dernier, allaient obliger les dirigeants occidentaux, et notamment français, à modifier leur agenda pour y inscrire, dans l'urgence, des visites dans les pays concernés par la lutte contre le terrorisme.

Ainsi, la

Tunisie, qui a souvent alerté ses partenaires européens sur les capacités de nuisance des réseaux intégristes musulmans implantés dans leurs pays, a reçu, en moins de quatre mois, la visite de nombreux hauts responsables, dont le président de la République et le président du Conseil italiens Carlo Azeglio Ciampi et Silvio Berlusconi, le Premier ministre espagnol José María Aznar et l'Américain William Burns, secrétaire d'État adjoint chargé du Proche-Orient. Côté français, c'est le ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine qui a ouvert le feu, le 1er octobre dernier, en se rendant à Tunis, première étape d'une tournée qui l'a mené ensuite à Alger et à Rabat. Le ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant, qui lui a emboîté le pas le 27 octobre, a présidé, avec son homologue tunisien Abdallah Kaâbi, la commission mixte de coopération dans le domaine de la sécurité. Le 1er décembre, le président Chirac faisait débuter sa tournée maghrébine par une rencontre avec son homologue tunisien Zine el-Abidine Ben Ali au palais de Carthage. Du 21 au 23, ce fut au tour du maire de Paris, Bertrand Delanoë, natif du pays - où il garde de solides amitiés -, d'effectuer une visite dans la capitale tunisienne. Le 6 janvier enfin, Jean-Pierre Chevènement, candidat à la présidentielle française, a entamé, en Tunisie, une tournée dans les capitales du Maghreb. « Ce pays, a-t-il déclaré aux journalistes, est une oasis de stabilité », qui a pris des « longueurs d'avance sur la voie du progrès ». Ces propos lui ont valu de vives critiques dans les milieux de l'opposition tunisienne et de ses relais dans la classe politique en France. Comme pour rectifier le tir, le président du Mouvement des citoyens (MDC) a reçu, le 23 janvier, Moncef Marzouki, président du Congrès pour la République (CPR, parti d'opposition non encore reconnu).

C'est dans ce contexte particulier, marqué par la guerre contre le terrorisme intégriste musulman, que s'est tenue au Quai d'Orsay, à Paris, les 24 et 25 janvier, la XVIIe réunion de la Commission mixte franco-tunisienne, sous la présidence d'Hubert Védrine, chef de la diplomatie française, et de son homologue tunisien Habib Ben Yahia.

Dans une conférence sur « la contribution de la Tunisie au développement du partenariat euro-méditerranéen », donnée la veille à l'Institut français des relations internationales (Ifri), devant un parterre d'universitaires triés sur le volet, ce dernier a donné le ton en lançant, en réponse à une question relative au bilan de la Tunisie en matière de libertés et de respect des droits de l'homme : « La France se distingue aujourd'hui par ses critiques envers la Tunisie. Je ne suis pas sûr qu'elle soit suivie par les autres pays de l'Union européenne, comme l'Espagne ou l'Italie. » Le ministre, qui a insisté longuement sur « la pertinence de l'approche tunisienne en matière de lutte contre l'extrémisme et le terrorisme», fondée sur le développement économique et social, a cependant ajouté : « Nous ne sommes pas parfaits. Nous avons nos réussites et nos échecs. Mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt. » Avant de poursuivre, ironique : « S'il y a un café instantané démocratique, qu'on me l'apporte, et je l'achèterai tout de suite. Au Moyen-Orient, on dit que la Tunisie n'est pas assez musulmane. En Occident, on ne la trouve pas assez démocratique. Pendant ce temps, la caravane passe. »

Ben Yahia a repris les mêmes arguments, deux jours plus tard, lors du petit déjeuner de presse, une première organisée au siège de l'ambassade de Tunisie à Paris par la nouvelle maîtresse des lieux, Faïza Kéfi. « La démocratie doit se faire dans la sécurité et la stabilité. En Tunisie, elle est minutée et synchronisée avec l'évolution de la société. Il ne faut pas être dupe : les intégristes se servent des droits de l'homme pour se hisser au pouvoir. » Et le ministre de demander à la France, à ses médias et à ses ONG de ne pas tomber dans le piège des opposants islamistes. « Nous n'avons rien contre l'opposition laïque. Mais je ne nie pas qu'il y ait quelques problèmes avec une trentaine de personnes », a-t-il reconnu. Avant d'ajouter, sur un ton courroucé : « Diaboliser la Tunisie pour cela, c'est excessif et contre-productif. »

Et le ministre de rappeler la « densité des rapports tuniso-français» : « La France est notre premier partenaire commercial, notre premier investisseur étranger, notre premier client touristique, et le pays qui abrite la plus forte communauté tunisienne à l'extérieur, près de 400 000 personnes. Nous avons parlé à coeur ouvert, et notre compréhension va se renforcer. »

(Source : L'intelligent n°2142 du 29/01/2002 )

 
Tunisie.
Jerad à la manoeuvre.


Pour sortir de la crise provoquée par la démission forcée de son secrétaire général en septembre 2000, la centrale syndicale unique se réunit en congrès extraordinaire.

Par RIDHA KÉFI
correspondant à Tunis

Le congrès extraordinaire de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), premier syndicat d'Afrique du Nord, se tiendra du 7 au 9 février 2002 dans un hôtel de l'île de Djerba (Sud-Est). Abdessalem Jerad, qui dirige la centrale depuis la démission-surprise de son prédécesseur, Ismaïl Sahbani, en septembre 2000, espère se faire élire, à cette occasion, de manière démocratique et transparente, et légitimer ainsi son leadership, contesté par une partie de la classe ouvrière.

Pour atteindre cet objectif, ce self-made man à la réputation de fin manoeuvrier multiplie les réunions avec les représentants des sensibilités politiques coexistant au sein de son organisation. Son but : constituer une liste électorale de consensus qui rassemblerait autour de lui les membres les plus influents de l'actuelle direction et certaines figures modérées de l'opposition syndicale. Il pourrait ainsi couper l'herbe sous le pied des ultras, qui exigent une rupture totale avec l'ère Sahbani et « tous ses symboles ». Traduire : les membres de l'actuelle direction, Jerad en tête, impliqués, à des degrés divers, dans les errements de l'ex-secrétaire général, ne fût-ce que pour ne pas les avoir dénoncés à temps.

Ancien agent de la Société nationale de transport (SNT), originaire de l'île de Kerkennah, berceau du syndicalisme tunisien, située au large de Sfax (Centre-Est), Jerad a fait ses premières armes aux côtés de Habib Achour, l'un des trois leaders historiques de la centrale, avec Farhat Hached, son fondateur en 1946, et Ahmed Tlili, tous aujourd'hui décédés. Promu, en 1989, secrétaire général adjoint chargé du règlement intérieur, il est devenu le bras droit de Sahbani. Accusé de mauvaise gestion et de détournements de fonds, ce dernier a été acculé à la démission en septembre 2000. Arrêté le 20 décembre de la même année, il a comparu, en mai 2001, devant la 2e chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis. Condamné à plusieurs années de détention, il est incarcéré depuis à la prison civile de Tunis. Son spectre continue cependant de hanter les coulisses de la centrale qu'il a dirigée d'une main de fer entre 1989 et 2000 : concentration des pouvoirs, restriction de la liberté d'expression, tripatouillages électoraux, exclusion des éléments contestataires et mauvaise gestion des entreprises appartenant à l'organisation...

En succédant à Sahbani dans des circonstances passablement mouvementées, Jerad s'est assigné comme objectif d'assainir le climat général au sein de l'UGTT par l'instauration des conditions d'un débat démocratique et par une gestion transparente des affaires administratives et financières. Il a fait preuve, à cet égard, de beaucoup de doigté en laissant ses camarades exprimer librement leur mécontentement contre l'ancienne direction, tout en veillant à ce que ce mouvement de contestation ne débouche sur une chasse aux sorcières. Il a, en outre, développé un discours ouvriériste, revendicatif à souhait, qui tranche avec le ton consensuel et lénifiant de son prédécesseur. En multipliant les appels en faveur d'une amnistie politique générale, d'une solution négociée au problème de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) et d'une presse libre, il a rétabli les ponts entre son organisation ouvrière et la société civile.

Ce discours délibérément centriste, qui tente de rétablir l'UGTT dans son rôle de contre-pouvoir, sans rompre pour autant avec le pouvoir en place, lui a valu la sympathie d'une majorité de syndicalistes, soucieux de redorer le blason de leur organisation, et... l'irritation des militants du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, parti au pouvoir). Ces derniers craignent, en effet, non sans raison, que ce soudain souci d'indépendance n'aboutisse, à terme, à une opposition frontale au régime.

« La crise de légitimité que traverse l'UGTT ne date pas de celle provoquée par le départ forcé de Sahbani. Elle est le prolongement des conditions dans lesquelles ont été organisés les congrès de 1989, 1993 et 1999. Le mal est donc profond, et il faut une thérapie de choc pour que l'organisation retrouve son rôle de contre-pouvoir », affirment les tenants d'une réforme plus radicale de l'organisation, tels que l'ancien secrétaire général adjoint Ali Romdhane, un « achouriste » pur jus, ou le syndicaliste de gauche Salah Zéghidi. Réunis autour d'une « plate-forme syndicale pour la réhabilitation de l'UGTT », ces derniers pensent que l'assainissement de la situation au sein de celle-ci ne s'effectuera pas à la faveur d'un congrès extraordinaire, qui plus est organisé par la direction en place, mais passe par une vaste consultation rassemblant tous les syndicalistes, quels que soient leurs horizons politiques. Y compris ceux qui se trouvent aujourd'hui, pour une raison ou une autre, en dehors des structures de la centrale.

Un second groupe de contestataires considère que les structures de l'UGTT ont atteint un tel degré de dégénérescence qu'elles ne sauraient être réformées. Aussi appelle-t-il à la création d'une nouvelle centrale, appelée la Confédération démocratique du travail (CDT), qui instaurerait le pluralisme syndical. Ce groupe, animé par l'universitaire Mohamed Tahar Chaïeb, ayant peu de chance de faire entendre sa voix parmi la base syndicale, les précédentes tentatives pour créer un syndicat concurrent de l'UGTT s'étant toutes heurtées à un mur de refus, on peut raisonnablement parier sur l'adoption, par les congressistes, de la ligne Jerad, un doux mélange de militantisme bon teint et de « consensualisme » à la tunisienne.

Les congressistes devraient également examiner certains dossiers brûlants, tels ceux de la réintégration des cadres syndicaux exclus par l'ancienne direction, la négociation de nouvelles augmentations salariales, l'arrêt des licenciements massifs, la création d'un fonds d'assurance-chômage, la réforme du système d'assurance-maladie, la lutte contre la sous-traitance et le travail temporaire, nouveaux fléaux qui menacent la stabilité du travail...

(Source : L'intelligent n°2142 du 29/01/2002 )

 
TUNISIE. BESOIN DE LIBERTÉ.

Forum de JA/L’INTELLIGENT



Par GEORGES ADDA

La liberté d'expression a toujours été au fondement de toute société véritablement démocratique, composée de citoyens conscients de leurs droits et devoirs, et soucieux de l'avenir de leur pays. L'histoire de la

Tunisie moderne est une longue suite de batailles pour la liberté d'expression : liberté de dire, d'écrire, de se réunir, de manifester. Pourtant, force est de constater aujourd'hui, sans aucun esprit polémique, que ce combat est plus que jamais d'actualité.

Depuis l'indépendance, en effet, un cortège de dispositions arbitraires a plus ou moins, selon les périodes, verrouillé la liberté d'expression. Certes, la Constitution du 1er juin 1959 la garantit dans son article 8, mais une succession de lois, de décrets, de règlements, de circulaires, de mesures - et de pratiques - administratives l'a considérablement limitée. À tout cela, il faut ajouter la censure qui n'a pas la franchise de dire son nom et la déshonorante autocensure.

Il existe en

Tunisie sept partis reconnus. Mais un seul d'entre eux, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), et ses satellites jouissent réellement de la liberté d'expression : tous les espaces et lieux de réunion et de rassemblement, y compris la voie publique, sont à leur disposition. Idem pour la radio, la télévision et l'agence de presse officielle, qui sont pourtant les biens de tous les citoyens.

Pour assurer la pérennité du régime républicain et la sécurité des citoyens, pour garantir le respect de la Constitution, pour éviter à notre pays de dangereux soubresauts, il faut que l'exercice franc et entier de la liberté d'expression entre dans notre culture et dans la pratique quotidienne de notre vie politique.

(Source: L'intelligent N°2142 du 29/01/2002 )

 

البربر عرب والاستئصاليون حملوا السلاح مع فرنسا


د. عثمان سعدي*

قرأت في القدس العربي عدد 21/1/2002 مقالا غريبا عن الجزائر، كله مغالطات، كتبه السيد محمد الناصر بومهل علق عليه بأنه كاتب تونسي، والحد الادني لأي كاتب الا يكتب الا من منطلق علمي مبني علي حقائق ثابتة وان يتجنب رص كلام يغالط به القراء.

اولا: حول المسألة البربرية:
ذكر السيد بومهل كلاما غريبا عن المسألة البربرية فقال: لا شيء يزعجه مثل المقالات التي تقول بأن المسألة البربرية في بلاد القبائل حركة عميلة بل وشيطانية في حين ان هذه الحركة عريقة ترقي الي ثلاثينيات القرن العشرين ولا يشبهها بالمشرق الا الحركة القومية الكردية في العراق .
وارد بما يلي:
1 ـ انا امازيغي اي بربري انتمي الي اكبر قبيلة وهي قبيلة النمامشة التي يمتد تأثيرها حتي تونس. متخصص في التاريخ البربري ولي كتاب عنوانه (الامازيغ ـ البربر عرب عاربة). التاريخ يقول بأن البربر عرب وان البربرية تكاد لا توجد كلمة في قاموسها الا ولها وجود في قاموس اللغة العربية، وان مقارنتها بالكردية مغالطة تاريخية، فالاكراد آريون والامازيغ البربر عرب قدامي ساميون. ولا بد من التفريق بين البربرية والنزعة البربرية، الاولي عنصر من تاريخ المغرب العربي مثل الفينيقية بالشام والآشورية بالعراق والفرعونية بمصر، اما الثانية فهي من خلق الاستعمار الفرنسي، لم تعرف بالمغرب قبل دخول المستعمر الفرنسي سنة 1830. عمل المستعمر طوال اقامته بالمغرب العربي التي دامت قرنا وثلث قرن، علي التفريق بين العرب والبربر من باب فرق تسد. والذي يؤكد عروبة المغرب العربي ان المستعمر الروماني والوندالي والبيزنطي دام بالمغرب قرابة تسعة قرون دون ان يترك اي اثر، ولم تتسرب كلمة واحدة من اللاتينية للبربرية. بينما استقبل البربر الفتح العربي في القرن السابع الميلادي بالترحاب. قاوموهم في البداية لانهم كانوا يتصورونهم كالرومان جاءوا محتلين، لكن عندما احتكوا بهم في اول معارك خاضوها معهم اقتنعوا بعدالة رسالتهم. وعندما استمعوا للغتهم اكتشفوا انها شقيقة لغتهم فاندمجوا فيهم وفي دينهم ولغتهم، ولم يمر عقدان من الفتح حتي صار البربر مسلمين ينشرون العربية ويساهمون في تطويرها.
فأول من نظم قواعد النحو العربي في ألف بيت بالقرن الثاني عشر الميلادي هو ابن معطي الزواوي الامازيغي من بلاد القبائل بالجزائر (1108 ـ 1168)، سابقا بقرن ابن مالك (1203 ـ 1274) في الفيته. وكتاب النحو المشهور الاجرومية الذي ما زال يدرّس حتي الان بالازهر والمدارس الدينية، ألفه امازيغي من المغرب الاقصي وهو ابن اجرّوم (1273 ـ 1323). وقد عمل الفرنسيون علي نشر النزعة البربرية بمنطقة القبائل، كما عملوا علي تمسيح بعضهم، غارسين في نفوس بعضهم معاداة العرب والعروبة والاسلام. فالاحزاب والجمعيات التي نشأت بعد الاستقلال بمنطقة القبائل قامت بدعم مالي فرنسي، وأسست المصالح الخاصة الفرنسية سنة 1967 الاكاديمية البربرية في باريس، وخصصت لها مبالغ مالية طائلة وهي التي تدير وتمول ما يدور من حوادث في ولايتي تيزي وزو وبجاية. بالجزائر توجد ثلاث عشرة فئة امازيغية (بربرية) تمثل عشرين في المئة من الشعب منها فئة القبائل، والفئة الوحيدة التي استطاع الفرنسيون غرس النزعة البربرية في نفوس بعضهم هم القبائل. بينما نجد الفئات الاخري تعتز بانتمائها للارومة العربية، وبالعربية والاسلام. وليعلم السيد بومهل بأن بربريست القبائل بلغ بهم الحقد علي العروبة بأن مسحوا الحرف العربي من الشوارع والمحيط العام، بولايتي تيزي وزو وبجاية ولم يتركوا سوي الحرف الفرنسي، ويعملون علي تمسيح الشباب، بحيث صارت الحانات والمطاعم هناك مفتوحة في رمضان، تستفز مشاعر المسلمين، بل تجد مطاعم في رمضان كتب عليها: هنا يقدم لحم الخنزير المشوي . الاكراد اقل كرها للعرب وللعربية وللاسلام من بربريست القبائل، الكردية ما زالت تستعمل الحرف العربي وهي اللغة الآرية، بينما استبدل بربريست القبائل الحرف العربي بالحرف الفرنسي علما بأن الامازيغية عربية في مخارج حروفها، كل ادبياتها الموروثة كتبت بالحرف العربي، بها كالعربية حرف الضاد، البربر يفرقون في النطق بين حرفي الضاد والظاء، فقد كتب الكاتب الجزائري السعيد الزاهري مقالا نشره في مجلة المقتطف المصرية سنة 1934 عنوانه: (البربرية لغة الضاد). ومن الغريب يا سيد بومهل ان الزعيم حسين آيت احمد يبارك تلتين الامازيغية ويؤيد النزعة البربرية.
2 ـ من غرائب ما كتبه السيد بومهل زعمه بأن الدينيين الجزائريين آخر من التحق بصفوف الثورة، وهذا بهتان ما بعده بهتان. فأنا قومي النزعة، لكن الحقيقة تقول ان تلاميذ مدارس جمعية العلماء المسلمين الجزائريين الاهلية هم اول من التحق بالثورة، ففي سنوات الثورة الثلاث الاولي كان جيش التحرير يتكون من عنصرين: الفلاحين كجنود وطلاب العربية والمدارس الدينية كاطارات لهذا الجيش. ولم يلتحق طلاب المدارس الفرنسية اللائكية بالثورة الا بعد سنتين من اندلاعها. لقد كان دافع الثورة الجزائرية يا سيد بومهل الجهاد، وهي ثورة اسلامية باتم معني الكلمة. كل مواطن ومواطنة كان يتوق للشهادة في سبيل الله. والدتي الحاجة زينة ضربها ضابط فرنسي بعقب بندقيته ففتح لها فتقا في بطنها، بعد الاستقلال اخذتها سنة 1962 لمستشفي لاجراء عملية لها، اعدها للعملية جراح سوري، وعندما وضعها علي حمالة ووجهها لغرفة العمليات سألته السؤال التالي: اذا لم تجر العملية لي هل اموت؟ ، فأجابها قائلا: لا تموتين ولكن تتعبين في حياتك لا تستطيعين السير كثيرا ولا حمل شيء ثقيل . فقالت له قولتها الرائعة: دع لي هذا الفتق يا بني، فبه سأقابل غدا وجه ربي . ودمعت عينا الجراح وقال لها: انزلي من الحمالة، تقطع اليد التي تجري لك العملية . وفي سنة 1973 توفيت الحاجة زينة بفتقها، اي بجواز مرورها للجنة.
3 ـ يزعم السيد بومهل بأن الاستئصاليين الجزائريين لهم علاقة بالثورة. ان الاستئصاليين يا سيد حملوا السلاح مع الجيش الفرنسي ضد الثورة في كتائب كانت تسمي بالحركة والكومية. وفي عهد الاستقلال تغيرت وظيفة هؤلاء الاستئصاليين من حمل السلاح الي محاربة الاسلام وانتماء الجزائر العربي، وتعطيل عملية التعريب والعمل من اجل استمرار هيمنة اللغة الفرنسية علي الدولة الجزائرية. والاستئصاليون يا سيد بومهل يؤلفون الان اللوبي الفرنكفوني المسيطر علي مفاتيح الدولة الذي يعادي العروبة والاسلام والعربية
.

*رئيس الجمعية الجزائرية للدفاع عن اللغة العربية

(نقلا عن صحيفة القدس العربي ليوم 30 جانفي 2002)

 

 

الاستاذ رئيس التحرير
تحية طيبة وبعد،


من المفارقات العجيبة في هذا الزمن الأرعن، ان يتم الزج برموز النضال الوطني في ظلمات السجون الوطنية . انه من غير المقبول ان يتم اعتقال السيد احمد سعدات الأمين العام لحزب الوحدة الشعبية من قبل السلطة الفلسطينية في وقت تبدو فيه السلطة في اشد الحاجة الي الوحدة الوطنية تجنبا لازهاق الدماء الفلسطينية وللاقتتال الداخلي.
قد نختلف مع السلطة ولكننا نختلف مع الجناح العسكري للوحدة الشعبية ونتمني ان يدرك خطورة اطلاق تهديدات بقتل بعض القادة او المسؤولين في السلطة. الحرب الاهلية الفلسطينية التي لا قدر الله وحدثت فانها بدون ادني شك ستكون قد خدمت شارون وقدمت له اجمل هدية لا شك انه سيعمل علي دعمها بمطالبة السلطة بمزيد من التنازلات وكثير من الاهانات.
لذا نرجو ان يسود صوت الحق والحكمة اذان كل الاطراف وذلك بأن يتم الافراج فورا علي الأمين العام لحزب الوحدة الشعبية وان لا يتهور الجناح العسكري مما يؤدي الي حرب اهلية. ان كان الرئيس الفلسطيني ينتظر مقابلا من الادارة الامريكية فهو مخطئ فادارة بوش تركز دائما علي اللقاءات الأمنية وضمان أمن اسرائيل، وهذا هو الهاجس الأول لها. لذا نأمل ان لا تفقد السلطة مصداقيتها وهيبتها امام شعبها وامام الرأي العام العالمي. فالتمسك بالمبادئ اصدق وأمتن من مجرد وعود مبهمة أو امر من السجان الاكبر شارون.

نبيل البواب
المنستير ـ تونس

(نشرت هذه الرسالة في بريد القراء بصحيفة القدس العربي ليوم 30 جانفي 2002)


 
الحكومة السورية تسمح بمحطات اذاعية خاصة

30janvier02
دمشق (رويترز) - قالت صحيفة البعث الرسمية يوم الاربعاء ان الحكومة السورية وافقت على السماح بفتح محطات اذاعية خاصة شريطة الابتعاد عن السياسة.

وذكرت الصحيفة ان الحكومة اضافت فقرة الى قانون وسائل الاعلام لعام 1951 تسمح بفتح محطات اذاعية تجارية "تقتصر برامجها على الموسيقى والاعلانات". وقالت ان الحصول على تصريح لفتح تلك المحطات الاذاعية يتطلب موافقة الحكومة.


واتخذ الرئيس السوري بشار الاسد منذ تسلمه السلطة عام 2000 خطوات حذرة على طريق التحرر الاقتصادي والسياسي بعد ان ظل والده الرئيس الراحل حافظ الاسد يحكم البلاد بقبضة قوية من خلال حزب البعث الحاكم لمدة 30 عاما.


ومرر الرئيس السوري قوانين سمحت بنشاط البنوك الخاصة واقامة اسواق رأس المال كما افرج عن المئات من السجناء السياسيين وتساهل مع المناقشات السياسية العلنية التي طالب خلالها منتقدو الحكومة بحريات سياسية اوسع.

30.01.2002 09:45, Reuters

 
النيابة العسكرية المصرية : الإخوان لا علاقة لهم بالعنف

بقلم: محمد صلاح

فجرت النيابة العسكرية المصرية مفاجأة كبيرة، خلال مرافعتها في قضية متهم فيها 22 من قادة الإخوان . وأعلن ممثل النيابة في جلسة عقدت أول من امس واستمرت حتي المساء ان الإخوان لا علاقة لهم بالعنف ، واعتبر ذلك إحقاقاً للحق ، لكنهه طالب بانزال أقصي العقوبة بجميع المتهمين، بعدما كشف عوثائق تؤكد انتماءهم إلي الإخوان المسلمين ، لافتاً إلي أن العمل التنظيمي للجماعة محظور قانوناً.
وجاء الإعلان، بعد أيام من القبض علي 8 آخرين من قادة الإخوان اثــناء اجـتماع في منزل أحدهم وأحالتهم السلطات علي النيــابة التي أمرت بحبسـهم، بعدما وجهت اليهم تهماً تتعلق بمسؤوليتهم عن التظاهرات التي شهدتها الجامعات خلال الشهور الماضية وقيامهم بالتخطيط لتأسيس تنظيم لـپ الأخوات المسلمات تابع للجماعة.
وقال ممثل النيابة العسكرية إن الديسكات المضبوطة مع المتهمين احتوت ما يشير الي مدي علاقة الإخوان المسلمين بالجماعات الإسلامية المنتهجة للعنف، لكنه اضاف: إحقاقاً للحق وحتي تكون النيابة العسكرية موضوعية في مرافعتها أمام المحكمة الموقرة، كما اعتادت دائماً، فقد ورد بالتسجيلات علي ديسكات الكومبيوتر المضبوطة مع المتهم الثاني عبدالمنعم علي عبده البربري ما نصه إنه ليست هناك علاقة لجماعة الإخوان المسلمين بالجماعات الإسلامية الأخري المنتهجة للعنف ، لافتاً إلي أن الإخوان يسعون دائماً إلي ضرورة توضيح اختلاف منهجهم عن منهج تلك الجماعات لدي عامة الشعب والفئات المثقفة. أما عن علاقتهم بالجماعات الإسلامية غير المنتهجة للعنف فإن الإخوان سجلوا ما نصه أن حدة التوتر الذي كان يشوب علاقتهم مع تلك الجماعات قد قلّت، وأن السياسة المقترحة للتعامل مع هذه الجماعات هي التعامل معهم بحب وود، واستثمار انشطتهم وتوجيههم وترك مساحة مناسبة لهم، دون التنازل عن قيادة جماعة الإخوان المسلمين للعمل . وعاد ممثل النيابة ليؤكد أن وقائع القضية اثبتت بالقطع أن المتهمين ينتمون لجماعة الإخوان المسلمين المحظور نشاطها، ويمارسون نشاطها غير المشروع لنشر دعوتها في أوساط الجماهير، وبين كل فئات المجتمع بهدف السيطرة علي مقاليد الأمور في البلاد
.

(المصدر: صحيفة الحياة ليوم 30 جانفي 2002)

 
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