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 " LE DANGER QUAND ON MEDITE .. C’EST QU’ON COMPREND DES CHOSES "                  Cavanna dans Charlie-Hebdo

 
TUNISNEWS
Nr 494 du 23/09/2001
 .
  • LES TITRES DE CE JOUR:
Ben Ali  prône une "étroite coopération contre le terrorisme et l'extrémisme"
Affaire Shabani: procès en appel reporté au 10 octobre
Le Premier ministre espagnol en visite lundi à Tunis
Au Salon International du Tourisme à Deauville en France...on se tranquilise entre amis..
Le Chef de l'Etat reçoit le rapport annuel du Comité Supérieur des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales
William Bourdon: Pour la victoire de l'état de droit la fin ne justifie pas les moyens
Robert Solé : Tous afghans ?
 
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Ben Ali  prône une "étroite coopération contre le terrorisme et l'extrémisme"

Le président Ben Ali prône la coopération pour une "solution pacifique"

TUNIS, 23 sept (AFP) - dimanche 23 septembre 2001 - 13h40 -

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a prôné une "étroite coopération contre le terrorisme et l'extrémisme" après les attentats de New York et Washington, et fait valoir le combat de son pays contre l'islamisme radical.

"Nous lançons un appel au renforcement de la coopération internationale pour la recherche d'une solution pacifique reposant sur la réduction des foyers de tension, ces tensions même dont tentent de tirer profit les mouvements fondamentalistes", a-t-il déclaré dans une interview à la revue autrichienne Wiener Zeitung dont le texte est publié dimanche à Tunis.

"Depuis de nombreuses années déjà nous tentons de mettre en garde la communauté internationale contre le danger du terrorisme" et d'appeler à "des actions concertées pour le combattre et empêcher toute forme de soutien aux personnes impliquées dans des actes terroristes ou les encourageant", a-t-il indiqué.

"Rien, mais absolument rien ne peut justifier ces attaques criminelles qui ont fait tant de victimes", a ajouté M. Ben Ali à propos des attentats anti-américains, réitérant "son profond rejet du terrorisme sous toutes ses formes et ses manifestations".

S'agissant du fondamentalisme religieux en Tunisie, le président Ben Ali a affirmé que "ce chapitre appartient au passé" et souligné que la méthode adoptée pour venir à bout de ce problème "ne s'est pas limitée à des mesures politiques et sécuritaires".

Il a revendiqué une "stratégie contre les racines sociales, économiques et culturelles de l'extrémisme" et affirmé avoir "clairement posé l'exigence de l'Etat comme unique protecteur de la religion". Et d'ajouter: "Personne d'autre n'est autorisé à revendiquer pour soi le rôle de représentant" de l'islam, ou à s'en servir "comme masque ou alibi à d'autres fins".

"Que nous soyons parvenus à surmonter l'extrémisme religieux est le fruit d'une réforme à large échelle qui a englobé toutes les régions du pays et tous les groupes sociaux sans exception aucune" a indiqué M. Ben Ali.

Enfin, le président tunisien s'est réjoui de ce que son pays soit dans "les premiers rangs de ceux qui ont gagné non seulement la confiance des touristes, mais aussi celles des investisseurs étrangers". Ces derniers, a-t-il dit, "n'ayant rien à craindre pour leur sécurité et leur bien-être" en Tunisie.

Fin des années 1980, la Tunisie a été confrontée à l'islamisme radical représenté par le parti Ennahda, qui fut interdit et ses bases démantelées dans le cadre de nombreux procès. Certains de ses leaders se sont exilés, alors que le nombre de ses partisans encore emprisonnés a été estimé à un millier par Amnesty international.

 
Affaire Shabani: procès en appel reporté au 10 octobre


Posté le 22/09/2001 17:11:00

TUNIS, 22 sept (AFP) - La Cour d'appel de Tunis a décidé de renvoyer le procès en appel de l'ancien secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT, syndicat unique), Ismaïl Sahbani, au 10 octobre prochain, apprend-on samedi de source concordante.

L'ex-secrétaire général de l'UGTT, a été condamné le 23 juin en première instance à un total de 7 ans de prison pour détournement de fonds, "faux et usage de faux" dans deux affaires distinctes, celle de l'UGTT et celle des assurances El Ittihad, propriété de la centrale.

Un représentant de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), dont l'identité n'a pas été révélée, a assisté à l'audience de vendredi, selon l'un des avocats de Sahbani, Me Chakib Dhaouadi.

La cour d'appel a rejeté une demande de liberté provisoire de M. Sahbani incarcéré depuis le 14 décembre 2000.

Le report du jugement en appel a été décidé à la demande des avocats de Sahbani qui ont souhaité un examen plus approfondi du compte rendu du premier jugement rendu par le tribunal de première instance le 23 juin dernier.

M. Sahbani avait été remplacé à la tête de la centrale syndicale par Abdessalem Jerad, le 20 septembre 2000.

 
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(ÕÍíÝÉ ÇáÔÑÞ ÇáÃæÓØ áíæã ÇáÃÍÏ 23 ÓÈÊãÈÑ 2001)

 
Le Premier ministre espagnol en visite lundi à Tunis

 

TUNIS, 22 sept (AFP) - samedi 22 septembre 2001 - 17h55 -

Le chef du gouvernement espagnol Jose Maria Aznar est attendu lundi à Tunis pour une visite de travail, au cours de laquelle il doit participer à la réunion annuelle tuniso-espagnole dans le cadre du traité "d'amitié et de bon voisinage" liant les deux pays, apprend-on samedi de source espagnole à Tunis.

M. Aznar doit être reçu par le président Zine El Abidine Ben Ali et aura des entretiens politiques et économiques avec le Premier ministre Mohamed Ghannouchi. Il participera en début de journée à une "rencontre économique" tuniso-espagnole et s'adressera à la presse, avant de quitter Tunis lundi soir, a-t-on indiqué de même source.

Cette visite devait être précédée pour M. Aznar d'un séjour privé à Tozeur, ville de palmeraies du sud-ouest tunisien, initialement prévu samedi et dimanche, mais qui a été annulé en raison de la situation consécutive aux attentats terroristes aux Etats-Unis, ajoute-t-on.

Outre la coopération bilatérale, et les questions internationales, les entretiens hispano-tunisiens devraient être concentrés sur les liens entre la Tunisie et l'Union européenne (UE), l'Espagne assumant la présidence de l'UE en janvier 2002.

Premier pays au sud de la Méditerranée à avoir signé en 1995 un accord de partenariat et de libre-échange avec l'UE, la Tunisie compte sur l'Espagne pour obtenir un appui accru de l'UE à son programme de mise à niveau économique.

La visite du président du Conseil espagnol devrait donner lieu à la signature d'un protocole financier d'une valeur de 105 millions d'euros. Deux accords portant sur une assistance juridique, scientifique et technique devraient également être signés.

La visite de M. Aznar à l'invitation de son homologue tunisien s'inscrit dans le cadre de l'échange annuel de visite de haut niveau institué par le "Traité d'amitié, de bon voisinage et de coopération" signé entre les deux pays en octobre 1995.

L'Espagne est le cinquième client et sixième fournisseur de la Tunisie avec un chiffres d'affaires du commerce de plus de 696 millions d'euros en l'an 2000.

 
Au Salon International du Tourisme à Deauville en France...on se tranquilise entre amis..

Déclaration des hauts responsables du secteur touristique français :
''La Tunisie, une destination de tolérance, d'ouverture et d'accueil''.

21/09/2001-- A l'occasion de l'organisation du Salon International du Tourisme à Deauville en France, M. Jean Robert Reznick, Directeur Général du groupe touristique français ''Accor'' a rendu hommage au Président Zine El-Abidine Ben Ali pour sa perspicacité et la pertinence de ses prises de position, soulignant que la Tunisie est, aujourd'hui et plus que jamais, perçue comme un pays tolérant, ouvert, modéré et accueillant.

Le Groupe, a-t- il annoncé, a décidé de consolider son effort de promotion afin de maintenir les flux touristiques en direction de la Tunisie, sinon les améliorer davantage.

Lui faisant écho, M. Georges Colson, Président Directeur-Général du tour-opérateur ''Fram'' a même indiqué que le séminaire annuel de son entreprise se tiendra prochainement en Tunisie et que celle-ci sera, au terme de cette année, au premier rang des destinations programmées par ''Fram''.

Le même optimisme a été affiché par plusieurs voyagistes spécialisés dans le marché tunisien lors de l'ouverture du salon auquel la Tunisie participe avec plus d'une centaine de professionnels. Cette importante manifestation qui se tient du 20 au 22 septembre, réunit plus de 1300 exposants venus du monde entier. Quelque 450 journalistes y sont présents.

En marge de l'inauguration, jeudi 20 septembre, du salon, M. Mondher Zenaidi, ministre du Tourisme, des loisirs et de l'artisanat a reçu au stand tunisien, Mme Michelle Demessine, secrétaire d'Etat français au tourisme.

Celle-ci n'a pas manqué de mettre en relief la place de choix qu'occupe la destination tunisienne auprès des vacanciers français, tout en soulignant la nécessité de s'investir davantage dans l'effort afin de consolider plus encore les flux touristiques entre la Tunisie et la France et d'instaurer un climat de dialogue permanent entre les cultures des deux peuples.

Pour sa part, M. Zenaidi a précisé que la Tunisie, de par sa stabilité, la qualité de son accueil, la diversité de son offre et les valeurs de paix et de tolérance qui sont les siennes, demeure une destination de choix pour le marché français dès lors que plus d'un million de touristes français choisissent, chaque année, la Tunisie pour leurs vacances.

Le ministre a, par ailleurs, rencontré plusieurs responsables des plus grands voyagistes français ainsi que des représentants de la presse spécialisée française.

(source: www.infotunisie.com)

 
Le Chef de l'Etat reçoit le rapport annuel du Comité Supérieur des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales

21/09/2001-- Le Président Zine El Abidine Ben Ali a recu, vendredi, M. Zakaria Ben Mustapha, président du Comité Supérieur des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales, qui a remis au Chef de l'Etat le rapport annuel du Comité.

Le President de la République s'est intéressé, à cette occasion, aux activités du Comité aux plans intérieur et extérieur, réaffirmant l'importance de son rôle et de son apport en matière de consolidation des Droits de l'Homme, à travers les suggestions, recommandations et rapports qu'il présente à ce sujet.

M. Zakaria Ben Mustapha a transmis au Chef de l'Etat les remerciements et les sentiments de considération du Comité Supérieur pour son soutien continu a ses activites, ainsi que pour les mesures et initiatives qu'il avait prises en vue de renforcer la diffusion et la promotion de la culture des Droits de l'Homme, dont en particulier la création d'un centre de documentation dans ce domaine.

source: www.tunisie.com

 
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(äÞáÇ Úä ÕÍíÝÉ "ÇáÈÚË" ÇáÓæÑíÉ ÇáÕÇÏÑÉ íæã ÇáÃÍÏ 23 ÓÈÊãÈÑ 2001)

 
ARTICLE PUBLIE SUR LE JOURNAL FRANCAIS "LIBERATION" DU 21 SEPTEMBRE 2001.

 

"C'est tout l'ordre du monde qui est bouleversé, mais il est indispensable que la riposte reste légale"
 
"Le droit international existant ne permet pas aux Etats-Unis d'engager un conflit tant qu'ils n'ont pas été victimes d'un acte de guerre."

Pour la victoire de l'état de droit la fin ne justifie pas les moyens

Par WILLIAM BOURDON  (William Bourdon est avocat)

Une riposte «dévastatrice et prolongée», voilà ce qui a été annoncé par George W. Bush. Nul doute que la barbarie des crimes commis, l'immensité des souffrances endurées, le caractère massif des traumatismes occasionnés rendent d'une façon exceptionnellement légitime, l'identification et le châtiment des coupables et de leurs complices.

Pour autant, lorsqu'un Etat de droit considère, comme le clame le président américain, que la fin justifie les moyens, c'est l'état de droit qui souffre.

Or, on sait qu'une action même illégale, à l'échelon individuel ou collectif, peut finalement être perçue comme admissible si son ressort est une telle densité de souffrance que chacun la trouve finalement excusable, la confusion entre «légitimité» et «légalité» n'étant cependant pas sans risques.

Le 12 septembre, à la hâte et de façon inhabituellement confidentielle, le Conseil de sécurité (1) de l'ONU a adopté à l'unanimité la résolution n° 1368 aux termes de laquelle a été reconnu aux Etats-Unis le droit à l'emploi de la force armée, compte tenu des menaces à la paix et à la sécurité internationale.

L'ambiguïté de cette résolution est évidemment la signature de l'émotion et de la précipitation avec laquelle elle a été prise.

On rappellera d'abord qu'en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations unies, «aucune disposition de la présente charte ne porte atteinte aux droits naturels de légitime défense individuelle ou collective dans le cas où un membre des Nations unies est l'objet d'une agression armée jusqu'à ce que le Conseil de sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationale».

Depuis 1945, les pays occidentaux ont soutenu dans des circonstances qui peuvent être considérées comme légitimes, une interprétation extensive de cet article en considérant que l'emploi de la force était légitime pour prévenir des attaques armées, pour réagir contre les agressions armées indirectes.

Simultanément, le Conseil de sécurité a entériné fort heureusement une interprétation extensive de la notion de menace à la paix et à la sécurité internationale et c'est cette interprétation qui a permis et permettra demain à la communauté internationale d'agir pour prévenir ou mettre un terme à des crimes contre l'humanité, commis à l'encontre de populations civiles qui, pour autant ne feraient pas l'objet d'une agression armée suivant le sens qui y est donné par le Conseil de sécurité depuis 1945.

Certains Etats comme Israël (lors de l'attaque des camps palestiniens en 1975), l'Afrique du Sud (à la suite des raids au Lesotho en 1982) ou encore la Rhodésie ont fait usage de la force armée afin de lutter contre les actes de terrorisme internationaux, le Conseil de sécurité a, chaque fois, considéré que l'article 51 ne pouvait valablement être invoqué.

Ceci étant, s'il n'y a pas d'ordre international digne de ce nom, dès lors que le droit à la légitime défense devient la règle et non pas l'exception, cela suppose, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui, que le système de sécurité collective, y compris en urgence, institué par la Charte des Nations unies, fonctionne. Or, il est resté globalement lettre morte.

Ainsi, même si on peut le regretter, force est de reconnaître qu'aujourd'hui le droit international existant ne permet pas aux Etats-Unis de fonder leur riposte sur l'article 51 de la Charte des Nations unies car ils n'ont pas été victimes d'un acte de guerre, les horreurs perpétrées sur la côte Est des Etats-Unis, si monstrueuses soient-elles, ne pouvant être considérées comme une agression armée. En effet, il n'existe aucune résolution du Conseil de sécurité qui par le passé ait caractérisé comme acte de guerre, des faits de terrorisme international. Aucune résolution n'est intervenue, jusqu'au 12 septembre, sur le seul fondement d'une menace pour la sécurité internationale.

Cependant, la Cour internationale de justice, dans son arrêt du 27 juin 1986, relatif aux «activités militaires et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci», a estimé que l'on pouvait considérer comme une agression armée: «l'envoi par un Etat ou en son nom de bandes ou de groupes armés [...] qui se livrent à des actes d'une gravité telle qu'ils sont équivalents à une véritable agression armée accomplie par les forces régulières». Cependant, l'Etat qui se prévaudrait de cette jurisprudence doit faire la preuve que de tels actes ont été commandités par un Etat ou en son nom.

Au sein du régime des taliban, beaucoup se sont vraisemblablement réjoui des attentats intervenus, mais la preuve n'est pas rapportée que ce régime en a été le commanditaire, ce qui n'est pas la même chose d'en être le complice.

Les Etats-Unis pourraient valablement opposer que le nouveau droit international permet de considérer que l'apocalypse qu'ont connue New York et Washington est constitutive de crimes contre l'humanité. En effet, l'article 7 du statut de la Cour pénale internationale prévoit qu'une attaque généralisée ou systématique lancée contre une population civile et en connaissance de cette attaque, en application ou dans la poursuite de la politique d'une organisation, est un crime contre l'humanité.

Cette définition s'applique aux attaques du 11 septembre même si sans doute ses rédacteurs n'avaient pas anticipé sur de tels événements; ils pensaient surtout et à juste titre au fait que les crimes commis en ex-Yougoslavie et au Rwanda n'ont pas été le fait exclusivement d'Etats mais également de groupes plus ou moins informels. Si la Cour pénale internationale existait, elle pourrait se saisir de ces faits, ce qui serait de nature à atténuer, peut-être, la logique de vengeance. Quoi qu'il en soit, si l'on admet que les crimes commis aux Etats-Unis sont des crimes contre l'humanité, l'attachement aux textes et le respect du droit conduisent à une situation inacceptable: la légitime défense d'un Etat serait légale en riposte à une modeste et éphémère intrusion dans son territoire et illégale s'agissant de crimes contre l'humanité!

Le fossé s'est ainsi creusé entre le droit international relatif aux crimes universels et la Charte des Nations unies. Ce fossé démontre la nécessité d'une justice pénale internationale profondément renforcée, ce qui peut-être convaincra tardivement les Etats-Unis de s'y arrimer alors même qu'ils se sont efforcés de saboter depuis trois ans la Cour pénale internationale en refusant jusqu'à ce jour de la ratifier.

En outre, la nature des attentats commis aux Etats-Unis justifierait qu'à l'échelon planétaire, soient envisagés des mécanismes de coopération et normatifs s'agissant de la répression du terrorisme massif (c'est-à-dire de crimes toujours dénués de légitimité), c'est à ce prix seulement que sera mis un terme aux ambiguïtés et à l'inadéquation des dispositions de la Charte des Nations unies. Cela ne suffira pas. Il faudra également qu'intervienne une réforme de la Charte des Nations unies qui réduise sensiblement les possibilités d'instrumentalisation des actions de la communauté internationale par l'Etat qui est aujourd'hui l'Etat souffrant, c'est-à-dire les Etats-Unis.

En effet, si le droit s'agissant de l'emploi de la force armée ne peut être par définition qu'incertain et équivoque, alors même qu'il a été créé par les plus grandes puissances de la planète, il est indispensable aujourd'hui que soient édictées des normes plus contraignantes, effectives, pour que ces Etats les plus puissants n'en aient pas le monopole de l'interprétation.

On doit regretter l'inexistence d'un système juridique qui soit suffisamment univoque et contraignant de sorte que, aux immenses malheurs qui ont frappé les Etats-Unis ne succèdent pas des souffrances telles que la riposte ne sera non seulement plus légale, mais perdra en légitimité. Sauf à risquer de donner raison à Cicéron qui rappelait que «tout excès de justice est un déni de justice».

(1) Les cinq membres permanents sont les Etats-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne et la Chine.

 

COMMENT ONT REAGI LES LECTEURS DU JOURNAL "MONDE" CETTE DERNIERE SEMAINE??

 ARTICLE RECAPITULATIF DE ROBERT SOLE, LE MEDIATEUR DU QUOTIDIEN FRANCAIS:

 

Tous afghans ?
 par Robert Solé

Avez-vous lu cette page du New York Times, publiée chaque jour dans Le Monde depuis le 18 septembre ? Certains lecteurs la regretteront, comme Vincent Janin (courriel), qui aurait aimé la voir perdurer au-delà de cette semaine. D'autres ne la pleureront guère."Vous méprisez vos lecteurs en leur imposant une langue étrangère que peu d'entre eux pratiquent aisément", écrit Bernard Chalumeau. "La moindre des politesses aurait été d'offrir une traduction aux non-anglophones", remarque Grégoire Rostropovitch, qui nous transmet, "à titre d'exemple, une page d'un grand journal polonais, que tout le monde est bien évidemment censé comprendre".

Le Monde a voulu profiter de ses liens avec le New York Timespour mieux "couvrir" le drame survenu aux Etats-Unis.

   
 
Ce journal possède en effet des informations exclusives, puisées aux meilleures sources. La page du 21 septembre révélait par exemple des dissensions au sein de l'équipe Bush. Certes, il aurait mieux valu traduire ces articles, mais ce que fait un mensuel comme Courrier international est difficilement réalisable dans un quotidien, faute de temps. Une opération de ce genre peut se justifier quelques jours, pour un événement exceptionnel. Elle n'aurait pas de sens toute l'année. A moins qu'un grand journal américain ne décide, dans un geste généreux et improbable, de publier chaque jour une page du Monde en français, pour mieux faire connaître à ses lecteurs la langue de Molière et les arcanes de la cohabitation parisienne...

On s'en doute : l'avalanche de courrier reçu depuis le 11 septembre ne se limite pas à cette controverse linguistique. De nombreux lecteurs écrivent pour commenter l'actualité, poser des questions, apporter ou relayer des témoignages, complimenter le journal, le critiquer, proposer des solutions au vertige qui saisit la planète ou, simplement, exprimer leur émotion. "Je vous adresse la lettre ci-jointe, indique Béatrice Amar (Aix-en-Provence), car je ne sais comment faire part de mes condoléances et de ma sympathie à la nation américaine." De leur côté, des Américains envoient des messages au Monde pour remercier "the French people" de son soutien. Et, dans ce grand déballage de sentiments, favorisé par Internet, se glissent quelques poèmes dans lesquels "amour" rime avec "tours" et "serial killer" avec "World Trade Center"...

Les idées ne manquent pas. Pierre Aron (Paris) estime qu'il faudrait d'urgence revoir la sécurité de nos centrales nucléaires. Un autre lecteur parisien, Thierry Daïeff, suggère que les contrôles de l'identité et des bagages ne se fassent plus au seuil de la salle d'embarquement mais à l'entrée de l'avion. Françoise Dufayet propose qu'une pétition internationale appelant "à la sagesse, à la raison" soit signée par des millions de personnes de toutes nationalités et religions, tandis que Béatrice-Anne Baratchart, pédiatre à La Sauve- Majeure (Gironde), rêverait que "toutes les personnes ayant les moyens d'acheter Le Monde consacrent chaque jour 5 francs au parrainage d'un enfant du tiers-monde". Un lecteur attentif a été étonné de lire, le lendemain de la tragédie, que le Pentagone est un bâtiment de forme... octogonale. Erreur commise dans l'urgence, mais qui se retrouve telle quelle, sur papier glacé, dans le numéro spécial que Le Monde 2 consacre à l'événement. Ce numéro reproduit l'une des photos qui avait choqué plusieurs lecteurs : on y voit, entre ciel et terre, les corps de malheureux qui se sont jetés dans le vide. "Je suis choqué par la publication de ces images, qui n'apportent rien", écrit Frédéric Metoz (Grenoble), accusant Le Monde de céder au sensationnel et à la facilité. Autre critique qui revient assez souvent : pourquoi avoir laissé, dans une page sur le deuil en Europe (15 septembre), "une publicité qui n'était pas du meilleur goût", comme l'écrit - avec une modération excessive - Sophie Hallouet (Bruxelles). Une brune à moitié dévêtue y posait pour une marque de lingerie féminine, dans un avion. On ne précisait pas s'il s'agissait d'un Airbus ou d'un Boeing...

Mais la plupart des réactions portent sur le fond et illustrent la grande diversité des lecteurs du Monde. Très rares - heureusement ! - sont ceux qui déclarent approuver les attentats du 11 septembre. Beaucoup, en revanche, dénoncent la responsabilité des Etats-Unis dans le développement du terrorisme et, en tout cas, refusent de partager leur combat contre "le mal". L'éditorial de Jean-Marie Colombani intitulé "Nous sommes tous Américains" (13 septembre) fait l'objet d'une pluie de commentaires, comme d'ailleurs - en sens inverse - les points de vue de Susan Sontag ("Regardons la réalité en face", 18 septembre) et de Marie-José Montzain ("Je ne me sens pas américaine", 19 septembre). "Magnifique article, écrit au directeur du Monde Michel Van der Yeught (Toulon). Je veux bien être américain à vos côtés." En écho, Michael Ketron, de Bristol (Tennessee), répond : "Nous sommes tous français... et tous afghans aussi. Continuez à être nos amis, sans hésiter à nous critiquer." De nombreux lecteurs ne se privent pas d'exprimer leur désapprobation en retournant dans tous les sens le titre-choc de l'éditorial. "Non, Monsieur Colombani, je ne suis pas américain. Je suis citoyen du monde, pour un monde plus juste" (Yves Keruel, courriel). "Non, je ne suis pas américain, et je vous refuse le droit de parler en mon nom." (Luc-Michel Horak, Issy-les-Moulineaux.) "De quel droit nous associe-t-on à l'humiliation d'une nation qui s'est toujours crue invincible et maîtresse du monde ? Je vois là une inacceptable confiscation de notre liberté de penser." (Paul Hurley, Beaugues, Cher.) "Le Monde ne nous a pas demandé d'être rwandais en 1994." (Pascal Arros, Lyon.) "On ressort de vieux clichés aux accents de guerre froide. Il m'est impossible, ne serait-ce qu'un instant, d'être américain et de partir la fleur au fusil pour une nouvelle croisade. Aujourd'hui, je suis français, européen, plus que jamais." (Christian Momet, Puteaux.) "Non seulement je ne suis pas américain, mais de toutes mes forces je ne veux pas l'être, alors que chaque jour, par des moyens plus insidieux les uns que les autres, on voudrait nous y pousser, nous y contraindre." (Luc Delval, Montigny-le-Tilleul, Belgique.) Renversant la proposition, Thierry Lenain, écrit : "Oui, nous sommes américains, mais pas au sens où vous l'entendez. Américains, parce que nous affamons les enfants irakiens, ghettoïsons les enfants palestiniens..."

L'éditorial aurait-il provoqué autant de réactions s'il avait été titré "Nous sommes tous new-yorkais"? Car c'est plus le titre que le texte qui est commenté. Un internaute pressé mais néanmoins critique, Xavier Bodart, précise d'ailleurs qu'il n'a pas eu le temps d'aller jusqu'au bout de l'article... Une lectrice de Gif-sur-Yvette (Essonne), Marie Latreille-Menechal, recueillera beaucoup de suffrages mais ne fera pas l'unanimité quand elle écrit : "Par compassion pour tous ces morts qui ne se croyaient pas menacés, par respect pour leurs familles, je veux bien être, le temps de la douleur, américaine. Mais quand on prostitue des enfants pour le plaisir des touristes, je veux être philippine ; quand l'Afrique crève du sida, que l'on y soutient des gouvernements insoutenables et que les laboratoires pharmaceutiques y cherchent des profits, je suis africaine ; quand le blocus affame l'Irak, je suis irakienne ; quand le napalm tue au Vietnam, je suis vietnamienne ; et le jour où les Etats-Unis bombarderont, en représailles de ce triste 11 septembre, les populations civiles d'un pays, je serai citoyenne de ce pays-là."

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 23.09.01

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3232--223224-,00.html

 
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æíÍÐÑ ÑÌá ÇáãáÝÇÊ ÇáÃãäíÉ ãä ÎØæÑÉ ÇäÏáÇÚ ÍÑÈ áÃä ãä ØÇÈÚ ÇáÃãÉ ÇáÃÝÛÇäíÉ ÇáÇÊÍÇÏ ÖÏ ÇáÚÏæÇä ÇáÎÇÑÌí. åã ÝÚáæÇ Ðáß ÏÇÆãÇð æÓíÝÚáæäå Úáí ÇáÏæÇã . æíÖíÝ: ÅÐÇ ÃØáÞ ÇáÃÝÛÇä ÏÚæÉ Åáí ÇáÌåÇÏ¡ æÓÊßæä Êáß Ãæá ÏÚæÉ ãä åÐÇ ÇáÞÈíá ÊÕÏÑ Úä ÏæáÉ ÅÓáÇãíÉ¡ æÈÃä ÃÚØí ãÌáÓ ÇáÔæÑí ÇáÃãÑ ÈÇáÌåÇÏ ÝÓíßæä ÍíäåÇ æÇÌÈÇð ÏíäíÇð Åáí ÇáÔÈÇÈ ááÇäÖãÇã Åáí ÇáÌåÇÏ .
ÇáÍÑÈ ÓÊÚÕÝ ÈÈÇßÓÊÇä áßä ÇáÌíÔ ÇáÈÇßÓÊÇäí áä íÝÚá ÔíÆÇð æÓíÈÞí áíÑÇÞÈ ãÇ íÍÏË¡¡ ãä Ïæä Ãä íÐåÈ ááÞÊÇá Ýí ÃÝÛÇäÓÊÇä¡ áÃäå ÌíÔ äÙÇãí íäÝÐ ÇáÃæÇãÑ. ÃãÇ ÇáÈÔÊæä Ýåã ÞÈáíæä æáÏíåã ÃÞÑÈÇÁ åäÇß¡ æåã ãÓáÍæä. æÚÏÏ ÇáãÊØæÚíä Óíßæä Ýí ÍÏæÏ 100 ÃáÝ ÈÇßÓÊÇäí ÓíÐåÈæä ááÞÊÇá .
ÃãÇ Úä Ôä ØÇáÈÇä ÇáÍÑÈ Úáí ÈÇßÓÊÇä¡ ÝíÞæá: ÇáÑÆíÓ ãÔÑÝ ÞÇá Ýí ÎØÇÈå ÅääÇ áä äßæä ÌÒÁÇð ãä Ãí åÌæã Úáí ÃÝÛÇäÓÊÇä æáßä íãßä Ãä äÞÏã ãÚáæãÇÊ æÇáÝÖÇÁ ÇáÌæí æÇáÏÚã ÇááæÌÓÊíßí. åÐÇ áíÓ ÚãáÇð ÍÑÈíÇð. æÈÇßÓÊÇä ÛíÑ ÑÇÛÈÉ Ýí ÏÎæá ÇáÍÑÈ .
æíÔíÑ Åáí Ãä ÚÏÏ ÞæÇÊ ØÇáÈÇä íÈáÛ 40 ÃáÝÇð¡ áßä ßËíÑíä Ýí ÇáÚÇáã ÇáÇÓáÇãí ÓíÃÊæä ááÞÊÇá ãÚåã æÇáÞæÇÊ ÛíÑ ÇáäÙÇãíÉ Ýí ÈÇßÓÊÇä ÊÖã ÃÝÑÇÏÇð ãä ÇáÈÔÊæä¡ íÊÞÇÓãæä ÇáÇäÊãÇÁ äÝÓå Úáí ÇáÞÇØÚ ÇáÂÎÑ Ýí ÃÝÛÇäÓÊÇä¡ æåÄáÇÁ ÓíÐåÈæä Åáí ÃÝÛÇäÓÊÇä ÍÊãÇð .
æíÚÊÈÑ ÇáÌäÑÇá Ûæá Ãä ÞÏÑÉ ÇáÃÝÛÇä Úáí ÏÍÑ Ãí ÛÒæ ÃãíÑßí áÇ ÊÑÊÈØ ÈÇáÊÝæÞ ÇáÊÞäí áÎÕæãåã¡ æáÇ ÈÚÏã æÌæÏ ãäÇÝÐ ááÍÕæá Úáí ÇáÓáÇÍ Ýí Ôßá ãÊæÇÕá. æíÖíÝ: ÇáæáÇíÇÊ ÇáãÊÍÏÉ ÃÚØÊåã Ýí ÇáãÇÖí ÈÖÚÉ ÃáÛÇã æÑÔÇÔÇÊ ÎÝíÝÉ æÞÇÐÝÇÊ ÝÑÏíÉ ÖÏ ÇáÏÈÇÈÇÊ æÖÏ ÇáØÇÆÑÇÊ¡ áßäåÇ áã ÊÚØåã áÇ ÏÈÇÈÇÊ æáÇ åáíßæÈÊÑ áíåÒãæÇ ÇáÑæÓ. æÃÝÛÇäÓÊÇä åí ÃæáÇð ÈáÏ ÕÚÈ æÊÖÇÑíÓå æÚÑÉ æÕÚÈÉ¡ æáíÓÊ áÞãÉ ÓÇÆÛÉ .
æíÚÊÞÏ Ûæá ÇáÐí ÊÚßÓ ÊæÞÚÇÊå ÞÑÇÁÉ ØÇáÈÇä ááÃÍÏÇË Ãä ÇáÈÏÁ ÈÇáÍÑÈ ÓíÓÊÛÑÞ ÔåæÑÇð ¡ áßäå íÊæÞÚ ãÚ Ðáß æÌæÏ Íá ÂÎÑ ããßä¡ áÃä ÇáÃãíÑßííä áä íÃÊæÇ áÃÎÐ ÇÈä áÇÏä¡ æÓíÊã ÇÎÑÇÌå Åáí ÈáÏ ËÇáË . æäÙÑíÊå ÊÞæã Úáí ÃÓÇÓ ÇáÓãÇÍ ÈÇÌÑÇÁ ãÍÇßãÉ áÇÈä áÇÏä Ýí ÈáÏ ËÇáË¡ (...) æÊãßä ÍíäåÇ ãÍÇßãÊå Ýí ÈáÏ ÇÓáÇãí¡ ãä Ïæä Ãä íÈÏæ æßÃäå Êã ÊÓáíãå Åáí ÈáÏ ÂÎÑ. æ ÇÚÊÞÏ Ãäå Íá ããßä ÇáÊäÝíÐ ¡ áßäå íÍÐÑ ãä Ãä ÇáãÔßáÉ ÇáÊí ÊÚÊÑÖ åÐÇ ÇáÍá Êßãä Ýí Ãä ÇáæáÇíÇÊ ÇáãÊÍÏÉ ÃÕÏÑÊ ÃãÑÇð ÈÇáÞÈÖ Úáíå ÍíÇð Ãæ ãíÊÇð. æåÐÇ ÇáÃãÑ ÓíÄÏí Çáí ÊÔÏÏ Ýí ÇáÌÇäÈ ÇáÃÝÛÇäí .

ÇáÓíäÇÑíæåÇÊ ÇáãÍÊãáÉ
æíäÈå Åáí Ãä ÇáÍá íÌÈ Ãä íßæä ÓíÇÓíÇð¡ áÃäåã áæ ÍÇæáæÇ ÇáÞíÇã ÈÃí Úãá ÚÓßÑí Ýáä íäÌÍæÇ. æÇáÍáÝÇÁ ÇáÃæÑæÈíæä ÊÑÇÌÚæÇ ÈÚÖ ÇáÔíÁ æÃæÌÏæÇ áäÝÓåã ÈÚÖ ÇáãÓÇÝÉ¡ ÈÇÓÊËäÇÁ (Øæäí) ÈáíÑ. æÃÚÊÞÏ Ãä ÇáÃÍÑí Èåã ÇáÈÍË Úä Íá ÈÏá ÇáÛÑÞ Ýí ãÓÊäÞÚ ÇáÍÑÈ. ßãÇ íÌÈ ÃáÇ ääÓí ÏæÑ ÇáÍáÝÇÁ ÇáÂÎÑíä¡ æÈíäåã ÇáÑÆíÓ ÍÓäí ãÈÇÑß ÇáÐí ÞÇá Åä ÇáÍÑÈ áíÓÊ ÇáÍá ááÇÑåÇÈ .
æãÚ Ðáß íÚÊÑÝ ÈÃä ÎØÑ ÇáÍÑÈ íÈÞí ãÇËáÇð¡ íÞæá: åäÇß ËáÇËÉ ÓíäÇÑíæåÇÊ ãÍÊãáÉ:
ÇáÃæá åæ ÇáÞíÇã ÈÖÑÈÇÊ ÌæíÉ æÞÕÝ ÕÇÑæÎí¡ æáßä åÐÇ ÇáÚãá áä íßæä ãÝíÏÇð áÃäå áíÓ åäÇß ãÇ íãßä ÇÓÊåÏÇÝå.
ÇáÓíäÇÑíæ ÇáËÇäí ÅÑÓÇá ÞæÇÊ áÇÎÊØÇÝ ÇÈä áÇÏä¡ æåÐÇ Óíßæä ÕÚÈÇð æÚãáíÉ ÛíÑ ÓåáÉ¡ ßãÇ ÃäåÇ ÓÊËíÑ ÍÝíÙÉ ÇáÚÇáã ÇáÇÓáÇãí ãä Ïæä Ãä ÊÊßáá ÈÇáäÌÇÍ.
ÇáÓíäÇÑíæ ÇáËÇáË Óíßæä ÇáÞÏæã æÅÞÇãÉ ÍßæãÉ Ýí ßÇÈæá¡ æÇÚÊãÇÏ æÓÇÆá áÊåÏÆÉ ÑæÚ ÇáÓßÇä æÇÌÊÐÇÈåã¡ ãËá ÎØÉ ãÇÑÔÇá .
æáÇÍÙ Ãä ÇáÓíäÇÑíæ ÇáÃÎíÑ åæ ÃßËÑ ÇáÓíäÇÑíæåÇÊ ÇáãÚÞæáÉ¡ áßä ãÔßáÊå ÇáæÍíÏÉ Ãäå íãßä ÇáÏÎæá Çáí ÃÝÛÇäÓÊÇä áßä íÕÚÈ ÇáÎÑæÌ ãäåÇ¡ áÃä ÇáÈÑíØÇäííä ÞÏãæÇ Ýí ÇáÞÑä ÇáÊÇÓÚ ÚÔÑ æÃÞÇãæÇ äÙÇãÇð ÃáÚæÈÉ¡ æÇáäÊíÌÉ ÎÓÑæÇ ßá ÇáÌíÔ¡ æÈÞí ØÈíÈ æÇÍÏ ÇÓÊØÇÚ Ãä íÎÈÑ ãÇÐÇ ÍÕá æßíÝ ÃÈíÏ ÇáÌíÔ Úä ÈßÑÉ ÃÈíå. ÈÚÏ Ðáß ÇáÑæÓ ÝÚáæÇ ÇáÃãÑ äÝÓå æÃÞÇãæÇ äÙÇãÇð ÃáÚæÈÉ. æãÇ ÍÏË Ýí ÇáäåÇíÉ Ãäå æÞÚÊ ÇáÍÑÈ æÎÑÌæÇ íÌÑæä ÃÐíÇá ÇáÎíÈÉ .
æíÖíÝ ÈËÞÉ: ÔÎÕíÇð¡ æßÑÌá ÚÓßÑí æÑÌá Ããä íÚÑÝ ÇáãäØÞÉ ÊãÇãÇð¡ ÃÚÊÞÏ ÈÃäå ÇÐÇ ÊæÑØÊ ÃãíÑßÇ Ýí åÐå ÇáãäØÞÉ ÝÓÊßæä Êáß ÈÏÇíÉ äåÇíÉ ÇáÞæí ÇáÛÑÈíÉ¡ áÃäå ÅÐÇ ÓÚí ÇáÃãíÑßíæä Åáí ÇáÎÑæÌ ÈÚÏåÇ ãä ÃÝÛÇäÓÊÇä ÝíÓÊÛÑÞåã åÐÇ ÇáÃãÑ æÞÊÇð ØæíáÇð¡ æÓíÎÓÑæä ÇÔÑÇÝåã Úáí äÝØ ÇáÎáíÌ¡ æÓíäåÇÑ ÇáÇÞÊÕÇÏ ÇáÛÑÈí¡ æåßÐÇ ÓÊäåÇÑ ÇáÞæí ÇáÛÑÈíÉ .
æíÑÝÖ ÇáÌäÑÇá ÇáÓÇÈÞ ÇÚÊÈÇÑ åÐÇ ÇáÊÍáíá ãÈÓØÇð¡ æíÞæá: åÐÇ áíÓ ÊÍáíáÇð ãÈÓØÇð¡ áÇ Èá ÊÍáíá ãÚãøÞ ãä ÞÈá ÌäÏí ãÊãÑÓ . æíÖíÝ Çä ÇÚáÇä ÇáÌåÇÏ ÖÏ Ïæá ÇáÌæÇÑ áä íÍÏË ÅáÇ ÅÐÇ ÊæÑØÊ Ýí ÇáÍÑÈ. æÞÏ ÃÚáä ØÇáÈÇä Ãäåã ÓíÑÏæä ÅÐÇ ÓÇåãÊ Ãí ÏæáÉ Ýí Ôä ÇáÍÑÈ ÖÏåã
 
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