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BC-RIGHTS-TUNISIA-EUROPE RTRovru May 22 22:25

European Socialists press Tunisia on rights

TUNIS, May 22 (Reuters) - Members of a Socialist delegation
from the European Parliament said on Monday they had urged
Tunisia to match promises on human rights with action.
The delegation, including former Swedish Foreign Aid
Minister Pierre Schori, was on a fact-finding mission before a
European Parliament plenary session in June.
"The impression we had ahead of the visit and we still have
now is that there is a gap between words, speeches (by Tunisian
officials) and the reality," Schori told a news conference at
the end of the mission.
"Our message to the Tunisian authorities is that we want to
see concrete signs (of improvement in human rights and press
freedom)," said another delegation member, Pasqualina
Napoletano.
The EU's plenary session is likely to hear questions raised regarding Tunisia's respect for democratic rights and freedoms a
1995 Tunisia-EU Association accord.
"The essential was to inform the Tunisian authorities of that process at
the European parliament. It is the parliament that approves partnership
financing projects (for countries associated with the EU)," Schori said.
"Human rights are a universal value. We cannot negotiate on
this," he added.
Draft resolutions on the subject of human rights in Tunisia
had already been put forward in the EU parliament's session in
May threatening to freeze the Tunisia-EU accord.
The Socialist Group had opposed their adoption, saying that
a dialogue must first be held with the Tunisian authorities.
Napoletano said Tunisian authorities had informed the
delegation that press legislation was to be amended within a
month as promised by Tunisian President Zine al-Abidine Ben Ali.
During its 24-hour mission, the delegation met Tunisian
Prime Minister Mohamed Ghannouchi and other Tunisian officials,
as well as representatives of the Tunisian League for the
Defence of Human Rights.

REUTERS
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Tunisie-UE-droitsHomme AFPi--r May 22 23:31

Des parlementaires socialistes européens en mission à Tunis

TUNIS, 22 mai (AFP) - Une délégation du groupe socialiste au
Parlement européen (PE) a eu lundi à Tunis des discussions avec des
membres du gouvernement et avec des ONG au sujet des droits de
l'Homme et du partenariat euro-tunisien, a-t-on appris de source
officielle.
"Nous avons la responsabilité de faire avancer ce partenariat
selon les règles et les critères" prévus par l'accord d'association
et de libre-échange conclu entre la Tunisie et l'Union européenne
(UE), a déclaré à la presse le vice-président du grou! pe socialiste
pour les Affaires étrangères au sein du PE, Pierre Schori, à l'issue
d'une mission de près de 24 heures en Tunisie.
M. Schori (Suède) a indiqué que sa délégation avait été reçue
par le Premier ministre Mohamed Ghannouchi et le ministre des
Affaires étrangères Habib Ben Yahia, et qu'elle avait rencontré les
dirigeants de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH), de
l'Association des femmes démocrates (ATFD) et de l'Association des
jeunes avocats.
Le parlementaire a relevé la "distance existant entre les discours
politiques et la réalité" en Tunisie, et plaidé pour un
"dialogue sérieux et sincère" afin de faire avancer le partenariat
euro-tunisien.
La délégation s'est déclarée opposée aux "tentations" et
"menaces" de gel de l'accord Tunisie-UE prôné par certains
parlementaires européens reprochant à Tunis de ne pas respecter
certaines dispositions de l'accord sur les droits de l'Homme.
"Nou! s avons posé les questions qui nous préoccupent (et) nous
attendons des signes concrets du gouvernement tunisien", a indiqué
Pasqualina Napoletano (Italie), vice-présidente du groupe chargée de
la politique méditerranéenne.
Elle s'est félicitée de ce qu'un projet de réforme du code de la
presse ait déjà été présenté par le gouvernement tunisien. "Il est
incompréhensible que des associations tunisiennes doivent recourir à
la presse étrangère pour informer sur leurs activités" en Tunisie,
a-t-elle déploré.
Mme Napoletano a annoncé que la liberté de la presse et les
droits de l'Homme seront l'objet d'un débat du PE sur la Tunisie en
juin prochain.
Les députés européens ont évoqué la nécessité d'une relance du
partenariat sur la base d'une meilleure participation de la société civile.
"Jusqu'ici, nos liens de partenariat ont été trop axés sur
le bilatéral et les institutions gouvernementales", a estimé Mme
Napoletano.!
L'UE doit désormais accorder "la priorité" à sa politique
méditerranéenne. "Nous avons un problème de mise à niveau de notre
stratégie" dans cette zone, a-t-elle conclu.


AFP

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C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
21 ter rue Voltaire 75011 Paris- Francefax : (33) 0169058961 E-Mail : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته. http :// www.maghreb-ddh.sgdg.org
membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme

communiqué

Grèves de la faim dans les prisons tunisiennes

Au début du mois de mai, trois prisonniers d’opinion détenus à la prison du « 9 avril » à Tunis ont commencé une grève de la faim ; il s’agit de :
· Tawfik Chaieb, originaire de Tozeur, condamné à 14 ans d’emprisonnement, en grève depuis le 5 mai
· Abdelmoumen Belanes, condamné à cinq ans d’empris! onnement, en grève depuis le 8 mai.
· Fahem Boukaddous, en grève depuis le 8 mai

Ils ont été rejoints par :
· Fethi Karaoud, originaire de Médenine, arrêté lors d’un retour du Sénégal en 1999, en détention préventive à la prison du 9 avril.
· Sadok Chourou, condamné à perpétuité, en grève depuis le 20 mai.
· Abdellatif El Mekki, condamné à 10 ans et 11 mois d’emprisonnement, en grève depuis le 20 mai
· Samir Dillou, condamné à 12 ans d’emprisonnement, incarcéré et mis à l’isolement au pavillon E de la prison du 9 avril, en grève depuis le 20 mai.
Tous protestent contre les conditions inhumaines de détention, l’abandon sanitaire dont ils font l’objet, l’isolement et les mauvais traitements, l’éloignement de leurs familles, de leurs enfants qu’ils ne voient pas voire même qu’ils ne connaissent pas.

Le CRLDHT rappelle que plusieurs d’entre eux ont déjà entrepris des mouvements de grèves de la faim ces dernières années et que les conditions ! d’incarcération en Tunisie, loin de s’améliorer, se sont dégradées ces dernières années ; des détenus sont d’ailleurs morts en prison sous la torture.
Nous appelons l’ensemble des organisations de défense des droits de l’homme à amplifier l’appel des prisonniers tunisiens et à réclamer une amnistie générale, immédiate et inconditionnelle.
Paris, le 21 mai 2000

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C.R.L.D.H. Tunisie
Comite pour le Respect des Libertes et des Droits de l Homme en Tunisie
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membre du Reseau Euro-mediterraneen des Droits de l Homme
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Communique

Des passeports, pas la mort !

Depuis le debut de la decennie, les autorites tunisiennes ont prive leurs
ressortissants par milliers de passeports. Il a fallu ! des campagnes
internationales et des luttes largement mediatisees pour que des
personnalites ou des militants connus recouvrent le leur. Il reste que des
milliers d autres en sont toujours privees. Le pouvoir s acharne en
particulier sur des personnes âgees, prises en otage, « punies » pour l
activite d un parent.

Citons Fatma Boustanji, de Saïda, une femme âgee de 68 ans, veuve, malade,
dont le seul tort est d être la mere d un opposant condamne a la prison a
perpetuite par contumace en 1992, Mounir Klouz. Citons Habiba Ajimi, de
Tozeur, mere d une exilee, Sihem Badi. Ces deux femmes n ont plus revu leurs
enfants en exil depuis le debut de la decennie. Elles ne connaissent pas
leurs petits-enfants, faute d avoir le droit de voyager.

Le CRLDHT a enregistre avec soulagement la restitution recente de passeport
a certains de ces parents : Mohammed Nagaoui (80 ans), Zoubeïda Bouali, Zohra
Ben Saada (78 ans), au terme ! de longues campagnes.

Le CRLDHT denonce le chantage a la mort qui est devenu un nouveau moyen de
pression sur les opposants au regime; il rappelle que Madame Soltani, mere d
un opposant, est decedee a Tunis, sans jamais revoir les siens, qu une autre
femme, originaire de Jebel Jelloud, apres 7 annees de separation et de
harcelement, a recouvre son passeport pour deceder malheureusement a son
arrivee en France !

Le CRLDHT appelle l opinion publique, qui sait desormais, depuis la longue
lutte de Tawfik Ben Brik, le prix d un passeport, a lutter pour que des
milliers d anonymes recouvrent leur liberte de circulation.

Paris, le 22 mai 2000
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CONSEIL NATIONAL POUR LES LIBERTÉS EN TUNISIE
Président d’honneur : Hachemi Ayari
4, rue Abou Dhabi. Tunis ; Tel/Fax : (216-1) 335 871
Web-page : http://www.cnlt98.org


LE CALVAIRE DES PRISONNIERS POLITIQUES DOIT CESSER !

Le CNLT est vivement préoccupé par la détérioration des conditions de détention des prisonniers politiques qui sont plus d’un millier répartis à travers les prisons tunisiennes.
De récentes informations nous confirment qu’ils continuent de subir un traitement discriminatoire par rapport aux prisonniers de droit commun et cela en dépit de la nomination, dernièrement, d’une juge de carrière à la tête de l’administration carcérale. Sous l’étiquette « prisonniers à caractère spécial » (cf. rap. Sur la « situation des prisons »), ils vivent un traitement d’apartheid : limitation du montant des mandats à 25 dinars mensuels ; interdiction de communiquer avec d’autres détenus ; humiliations fréquentes de la part des gardiens ; privation de lecture ; détournement de leur correspondance, déni de soins médicaux…
Un certain nombre d’entre eux, dirigeants du mouvement En Nahdha, vivent depuis près de 10! ans en isolement (cellule individuelle, sans possibilité de parler à un être humain, promenade et déplacements strictement limités…) en violation des conventions internationales ratifiées par la Tunisie. C’est le cas notamment de Mrs. Sadok Chourou, Ali Larayedh et Ahmed Laamari.
Le CNLT s’inquiète tout particulièrement de la situation de trois d’entre eux :
I. Taoufik Chaïeb est en grève de la faim depuis le vendredi 5 mai 2000, à la prison civile de Tunis. Isolé depuis de longs mois au quartier disciplinaire, il entend protester contre ses conditions de détention et le refus de l’administration pénitentiaire de délivrer à sa famille les attestations nécessaires qui leur permettraient de bénéficier d’une couverture sociale. Emprisonné en 1996, Taoufik Chaïeb est professeur de l’enseignement technique, originaire de Tozeur, accusé d’ « appartenance au mouvement En Nahdha ». Il avait été condamné en 1997 dans trois affaires distinctes et pour les mêmes faits, sans avoi! r bénéficié de l’assistance d’un avocat. Sa femmes avait été victime de graves persécutions.
II. Abdelmoumen Belanes a entamé le 8 mai, jour anniversaire de la mort de Nabil Barakati sous la torture en 1987 (décrété par le CNLT journée nationale contre la torture, cf. Communiqué du 13 mai 2000), une grève de la faim sauvage et illimitée. Détenu dans des conditions inhumaines, Belanes n’en est pas à sa première grève de la faim pour réclamer ses droits élémentaires (cf. Communiqué du 11 octobre 1999 et du 2 mars 2000) et exiger qu’il soit donné suite aux plaintes déposées contre ses tortionnaires (cf. Rapport, pp. 19, 23 et 27). Entre 1997 et 1999, Belanes a été arrêté et condamné à quatre reprises pour des délits qui relèvent de la liberté d’opinion et d’association à un total de 7 années et demi de prison dont il a déjà purgé 3 ans. Plus que ses activités politiques, les autorités lui reprochent d’avoir dénoncé les tortures qu’il a subies et d’avoir osé porter plainte con! tre ses tortionnaires. Les autorités lui reprochent également la rédaction d’un long témoignage relatant minutieusement les tortures dont il a été l’objet ; témoignage diffusé à l’ensemble des organisations de défense des droits de l’homme et qui a été adopté lors de la réunion du Comité contre la torture de l’ONU qui, en novembre 1998, a dénoncé les pratiques de la police tunisienne.
III. Fethi Ouerghi, étudiant en philosophie, livré à la police tunisienne par la police algérienne en 93 et condamné à 20 ans de réclusion pour « appartenance au mouvement En Nahdha) (cf. Rapport, p. 23). Sauvagement torturé, Fethi a gardé une lésion rétinienne de l’œil gauche qui lui a fait perdre 75% de son acuité, une insuffisance cardiaque et une grave lésion aux testicules qui s’est récemment infectée. Les médecins ont indiqué une intervention chirurgicale urgente que l’administration pénitentiaire refuse d’autoriser. La famille de Fethi est sans nouvelles de lui depuis une semaine, il s! emblerait qu’il ait été transféré d’urgence dans un centre hospitalier, mais aucune information précise n’a filtré de la prison du 9 avril.

Le CNLT exige la libération de Abdelmoumen Belanès, Fethi Ouerghi et Taoufik Chaïeb et, en attendant, l’amélioration immédiate des conditions de détention de ces trois prisonniers ainsi que leur droit à l’accès aux soins.
IV. Il appelle à la libération de tous les prisonniers politiques et réitère sa demande de promulgation d’une loi d’amnistie générale.

Tunis, le 17 mai 2000.
Pour le Conseil
Le Porte parole
Dr Moncef Marzouki

*******(COPIE ISSU DU FORUM
http://www3.bravenet.com/forum/show.asp?userid=kj460190)

Analyse de l'attaque du GIA a la frontière tunisienne
par deux journaux algériens.



L’ATTAQUE DU GIA SURMEDIATISEE EN TUNISIE / Ben Ali
renvoie l'ascenseur à
Bouteflika
La surmédiatisation par la presse tunisienne de
l'attaque terroriste
contre!
des gardes-frontières tunisiens dans la nuit du 17 au
18 mai à Sarai,
localité située à 400 m de Tébessa, laisse perplexes
les observateurs
les
plus avertis.
En effet, pour la première fois la presse tunisienne,
et surtout
l'agence
officielle TAP, rend publique l'information concernant
l'attaque
terroriste,
en lui donnant bien sûr une importante dimension. Il
est fait état de
plus
"d'une vingtaine d'assaillants armés de fusils
lance-grenades, de
kalachnikovs, de grenades et de bombes artisanales".
Bref, de quoi
attaquer
toute une unité tunisienne de gardes-frontières.
Pourtant, ces derniers
"ont
réagi avec courage et bravoure et réussi à tuer trois
terroristes et à
en
blesser d'autres (...). Ils ont récupéré un important
lots d'armes, des
bombes artisanales et des grenades (...) laissés sur
place par les
assaillants avant leur fuite." Pour de nombreux observateurs, cette
affaire
n'aurait jamais connu une telle médiatisation, de
surcroît la veille de
l'ouverture de la saison touristique, si le cas Ben
Brik n'était pas au
centre d'une grande campagne contre le régime
tunisien. Elle tombe "à
pic" au
moment où l'attention de l'opinion publique tunisienne
et
internationale est
braquée sur les atteintes aux droits de l'homme en
Tunisie. C'est en
quelque
sorte le procès de Ben Ali qui a été fait par les
médias et les hommes
politiques à travers la grève de la faim du
journaliste Taoufik Ben
Brik. En
homme avisé, Ben Ali veut s'en sortir en détournant
cette attention sur
le
danger de l'expression de l’islamisme armé. Il a donc
brandi la carte
de
l'attaque terroriste du poste frontalier pour montrer
que l'intégrisme
armé,
toujours actif et dangereux, ne peut être vaincu en
Tunisie que par sa
politique à lui. ! Avec cette aubaine, Ben Ali montre
son intransigeance
vis-à-vis des islamistes tunisiens et renvoie par la
même occasion
l'ascenseur à son voisin, Bouteflika, pour avoir
interdit à Ben Brik de
rentrer en Algérie. Il "gonfle" donc au maximum
l'attaque terroriste et
met
en relief le "courage et la bravoure" des
gardes-frontières qui ont
réussi à
faire fuir les assaillants et à récupérer "un
important lot d'armes". A
signaler que de nombreuses incursions terroristes ont
eu lieu dans ces
régions de la frontière tunisienne et se sont
terminées par des
échanges de
coups de feu avec le GIA. Cependant, les autorités
tunisiennes n'ont
jamais
voulu les rendre publiques. La plus importante de ces
attaques est
celle qui
s'est soldée par l'assassinat de sept douaniers
tunisiens le 11 février
1995.
Le régime tunisien l'a pourtant étouffée. C'est du
côté de la presse
indépe! ndante algérienne que l'information a été rendue
publique. C'est
dire
qu'en Tunisie, où la censure est monnaie courante,
rien ne se fait sans
calcul politique. Certains observateurs n'hésitent
cependant pas à
faire le
lien entre la médiatisation de l'attaque et le
prochain voyage de
Bouteflika
en Tunisie. Ben Ali profite donc de cette aubaine pour
montrer au
président
algérien qu'il peut à tout moment enflammer la
frontière avec l'Algérie
ou,
dans le meilleur des cas, la transformer en passoire
comme cela est le
cas
pour celle de l'ouest du pays. Une hypothèse qu'il ne
faudrait pas
écarter,
d'autant que la presse tunisienne, qui a durant cette
dernière décennie
évité
de médiatiser les attentats terroristes en Algérie, a
subitement
commencé,
depuis l'affaire Ben Brik, à diffuser régulièrement
des informations
sur la
situation sécuritaire dans notre pay! s. Peut-on dire
que Ben Ali
marchande
l'affaire Ben Brik en mettant dans la gêne son voisin
Bouteflika ? Ce
qui est
certain, par contre, c’est que les autorités
tunisiennes auraient passé
sous
silence l’attaque du GIA si elle s’était soldée par
des morts du côté
tunisien.

Par Salima Tlemçani El Watan 2105
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AFFAIRE DE THALA (TUNISIE)
La thèse d’une attaque du GIA peu probable

L’attaque présumée du GIA contre la Garde tunisienne
intervient à un
moment
trop bien choisi pour ne pas susciter le doute quant à
ses véritables
planificateurs. En effet, un tel assaut de la part de
terroristes
isolés à
l’Extrême Est algérien et ne possédant plus la force
de frappe qu’ils
avaient
en 1994/95 peut sembler quelque peu extravagant
puisque ne répondant à
aucun
objectif militaire et n’entrant pas dans le cadre!
traditionnel des
actions
menées actuellement par le GIA et le GSPC de Hattab et
qui ont pour
théâtre
la Kabylie et l’ouest du pays.

Certes, on a signalé quelques escarmouches dans un
couloir s’étendant
de
Batna à Tébessa et certaines opérations se sont même
déroulées pas loin
de la
frontière (Morsott sur la route nationale 16), mais
pour celui qui
connaît la
région, une telle attaque paraît improbable puisque
des deux côtés de
la
frontière, les GGF algériens et la Garde tunisienne
ont installé
plusieurs
cantonnements.
Par ailleurs, I’absence de soutien populaire et le
nombre réduit de
terroriste
s encore en activité font que ces derniers se cachent
souvent dans les
zones
montagneuses de la région et n’opèrent que très
rarement.
De là à attaquer carrément le pays voisin dont la
frontière est une
véritable
forteresse militaire nous paraît i! mprobable. Alors
,que s’est-il passé
du
côté de Thala ?
Plusieurs pistes peuvent être explorées :
1o La région de Tébessa et, d’une manière générale,
toute la bande sud
de la
frontière algéro-tunisienne sont des zones d’opération
très prisées par
les
trabendistes .Ces derniers n’activent pas seulement en
Tunisie dont les
produits agroalimentaires s’écoulent parfaitement bien
au niveau
de l’Est algérien, mais aussi en Libye qui constitue
leur terrain de
chasse privilégié. Plus au sud, c’est le grand trafic
avec des groupes
armés
organisés et très bien équipés. On pense d’ailleurs
que c’est l’une de
ces
bandes qui a abattu les sept douaniers pas loin de
Hassi Messaoud. La
douane,généralement dénoncée pour ses carences, peut
aussi déranger les
plans
machiavéliques des grands trafiquants, et une
véritable guerre larvée
se
déroule dans ces étendues désertiques! où les enjeux du
trafic se
chiffrent
à des centaines de milliards.
L’attaque contre le poste tunisien peut très bien être
une opération
visant à
couvrir une grosse opération ou être survenu à la
suite de la
découverte du
pot aux roses par les Tunisiens.
2o Il peut aussi s’agir de tout à fait autre chose. On
sait que le
régime
tunisien se trouve en difficulté à la suite de
l’affaire Ben Brik.
Prenant
une tournure inattendue, la grève de la faim d’un
journaliste qui
voulait
mettre un terme au harcèlement qu’il subissait, a mis
le pouvoir
tunisien au
banc des accusés. Les associations des droits de
l’homme et même
certains
gouvernements
européens ont accentué la pression sur Tunis,
présentant M. Ben Ali
comme un
dictateur.
En Tunisie même, le mouvement de certaines
associations et
personnalités
n’est pas passé inaperçu puisque des Iycées se sont!
mis pour la
première fois
en grève alors que les avocats changeaient de ton.
Sans prendre une
tournure dramatique pour le pouvoir de M. Ben Ali,
cette agitation
était
perçue comme un danger qui pouvait devenir menaçant
s’il n’était pas
contenu.
Ce que l’on a senti cette fois-ci du côté de Tunis,
c’est que
l’argument
suprême d’un pays résistant héroïquement à la poussée
de l’intégrisme
qui
fait des ravages en Algérie ne marchait plus
.C’est-à-dire que la
répression
justifiée jusque-là par la lutte implacable contre
l’extrémisme
religieux
pouvait désormais apparaître comme une répression tout
court. Bien
entendu,
il faut reconnaître aux Tunisiens le mérite de ne pas
avoir cédé au
chantage
islamiste et d’avoir imposé la modernité et la
stabilité dans un pays
qui
partait à la dérive en 1987 et où le scénario algérien
aurait très bien
pu se
dé! rouler.
Comme on ne fait pas d’omelette sans casser les oeufs,
cette “oeuvre”
n’a pas
été bien regardante côté droits de l’homme. Les
islamistes ,la
démocratie et
Ben Brik
Aujourd’hui que l’Algérie sort difficilement de son
cauchemar —mais
sans avoir
réglé les problèmes de fond — et que le danger
islamiste n’est plus
perçu de
la même manière qu’en 1990, les Tunisiens ont du mal à
faire passer
leur
message. Par ailleurs, les islamistes tunisiens, aidés
d’une manière
remarquable et efficace par la chaîne Al Jazira , se
sont engouffrés
dans la
brèche Ben Brik à tel point que le débat de la
démocratie en Tunisie
est
devenu rapidement le leur.
On sait très bien la véritable représentativité des
petits mouvements
de défense des droits de l’homme et de libertés
civiques dans les pays
arabes
et le danger , tout le danger pour la Tunisie serait
qu’une ouvertur! e
politique ne soit en fait qu’un redéploiement de
l’intégrisme dans un
pays
qui a mis l’uniforme pour le chasser En plus,
l’affranchissement de
Cheikh
Yassine et les échos de la libéralisation du régime
marocain qui
parviennent
de Rabat ne sont pas faits pour arranger les choses.
Voilà pourquoi le
coup
de Thala nous paraît trop bien structuré ,que ce soit
du point de vue
timing
que méthode, pour être le fait de simples terroristes
algériens
désemparés et
auxquels on prête la prétention de vouloir s’at-taquer
aux relations
entre
les deux pays ! D’ailleurs, les premières informations
font état d’une
coordination étroite entre les deux services de
sécurité.
De quoi mettre en péril le petit groupe de Hassan
Hattab activant dans
la
région de Tébessa. Si ce dernier avait voulu se faire
harakiri,il se
serait
pris autrement !Il se pourrait que les Tunisiens ! aient
monté cette
affaire
pour rappeler à tout le monde que le danger intégriste
est bien là.
Mais le message est clair : ce danger est extérieur,
il vient de cette
Algérie idéalisée par Ben Brik et les militants des
droits de l’homme
tunisiens, cette Algérie où la presse a été trop loin,
où la
“démocratie”
intégrant des partis islamistes est un danger pour la
démocratie et la
stabilité du pays(nous sommes d’accord avec ce point)
! Le danger
contre
lequel les braves patriotes ont héroïquement résisté
vient de ce pays
qui
dialogue avec Ghenouchi, I’ennemi mortel du pouvoir
tunisien! Vis-à-vis
des
Européens, il s’agit de réactiver l’idée du rempart
tunisien contre la
montée
de l’intégrisme au Maghreb. Il ne fait pas l’ombre
d’un doute que la
phase
immédiate qui va succéder à cette “coopération” va se
traduire
immanquablement par des mesures restrictives sur! le
plan des libertés
puisqu’il s’agira de préserver le pays d’une attaque
extérieure pouvant
mettre en péril les institutions.
3o Rappelons qu’il ne s’agit que d’une piste que nous
soumettons au
lecteur.
Une autre serait que cette opération est l’oeuvre d’un
groupe
d’islamistes
tunisiens qui a pensé que le moment est venu de passer
à l’acte,
considérant
qu’il fallait profiter des retombées de l’affaire Ben
Brik.
Bien entendu, le pouvoir tunisien ne peut reconnaître
qu’il existe des
terroristes tunisiens au risque de compromettre sa
principale ressource
en
devises à la veille de l’été 2000 : le tourisme !

M. F.


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