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22juin00

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(MAGHREB CONFIDENTIEL n°469 - 22/06/00)
TUNISIE : OPERATION DE CHARME DE CARTHAGE A WASHINGTON

En prévision de la visite du président Ben Ali le 13 juillet aux Etats-Unis, le pouvoir tunisien multiplie les gestes de bonne volonté. Khemaies Keila, vice-président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme et Moncef Marzouki se sont vu délivrés des passeports. En parallèle et dans la perspective de la mise en oeuvre du projet de partenariat américano-maghrébin (zone de libre-échange selon "l'Initiative Eizenstat"), a été annoncée l'ouverture prochaine au privé des secteurs de l'assainissement, du bâtiment, des travaux publics et de la banque notamment. Le but est d'encourager le Congrès américain à voter, dans un mois et demi, les 380 millions $ nécessaires au projet pour la seule Tunisie. Des rumeurs font état d'une amnistie générale qui serait annoncée le 25 juillet, jour de la fête nationale, couplée avec un projet de référendum pour permettre à Ben Ali de briguer un quatrième mandat… La carotte avant le bâton. Ce dernier sera le dossier le plus! "délicat" à traiter avec les Américains…

 

(MAGHREB CONFIDENTIEL n°469 - 22/06/00)
TUNISIE : BEN ALI A LA RENCONTRE DE LA "BM ASSISTANCE"

Le président tunisien rencontrera le président de la Banque mondiale (BM) James Wolfensohn et le vice-président Afrique du Nord/Moyen-Orient Jean-Louis Sarbib lors de sa visite à Washington à la mi-juillet. Le conseil d’administration de la BM vient d’approuver une Country Assistance Strategy (CAS) en faveur de la Tunisie, qui s'étalera sur les trois prochaines années. La BM prévoit de prêter 200 millions $ par an pour des projets dans le secteur de l’eau - Water Sector Investment Loan de 100 millions $ et Urban Water Supply Loan de 100 millions $ -, des transports - deuxième phase du Transport Reform and Investment Loan de 33 millions -, et des banques - Economic Competitiveness Adjustment Loan de 150 millions. Malgré "les nombreux progrès" réalisés, les pronostics de la BM restent modérément optimistes: une évaluation "moyenne" place la croissance, qui a atteint 6,2% en 1999, à 5,6% en 2000 et à 5,8% en 2002 (voir les conclusions et les annexes chiffré! es de ce document sur notre site www.AfricaIntelligence.fr).

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Communiqué 5<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

A Genève :

Sept jours de grève de la faim !

Depuis le 16 juin 2000, et dans le cadre de notre solidarité avec les prisonniers politiques en Tunisie en grève de la faim depuis le 28 mai 2000, nous  :

-         Mohamed Hadji, 33 ans, licence et gestion des affaires et père de 3 enfants,

-         Riadh Tabib, 31 ans, Ingénieur en Chimie,

-         Béchir Bouchiba, 47 ans, fonctionnaire, père de 4 enfants et ex-prisonnier (4 ans),

-         Bouabdallah Ltaief, 33 ans, ex-prisonnier (10 ans),

-         Sadok Kebsi, 30 ans, ex-prisonnier (une année et ½),

-         Idriss Ben Harrath, 26 ans, Ingénieur en informatique,

-         Mustapha Yahyaoui, 32 ans, Professeur en Mathématique,

-         et Habib Mabrouk, 36 ans, Professeur,

avons cessé de s’alimenter dans le but de :

-         Soutenir les prisonniers politiques en grève de la faim depuis le 28 mai 2000

-         Réclamer la promulgation d’une loi d’amnistie générale et inconditionnelle

-         Protester contre les violations graves et systématiques des Droits de l’Homme et des Libertés dans notre pays, la Tunisie.

 

Nous rappelons  que leurs avocats ont lancé le 14 juin un appel à la solidarité internationale avec leurs clients, pour faire aboutir leurs justes et légitimes revendications à la liberté, à la dignité et au droit à une juste réparation des préjudices subis.

Notre action rejoigne plusieurs autres afin que la situation intolérable qui règne en Tunisie cesse le plutôt possible et que les droits individuels et collectifs soient enfin respectés.

Nous tenons à saluer tous les journalistes, personnalités et représentants de partis politiques et ONG qui sont venus nous rendre visite, notamment le député socialiste du grand conseil genevois M. Albert Rodrik, un représentant du COTMEC et le président du mouvement ATTAC M. Alberto Velasco, député au grand Conseil genevois, Mme Jannine de Heller, également députée, M. Mohamed Karmous, président de la ligue des musulmans de Suisse et le journaliste M. Noureddine Aouididi qui avait entamé 36 jours de grève de la faim à Londres pour que les autorités tunisiennes arrêtent le harcèlement de ses proches.  &nbs! p;Nous avons également reçu un téléphone de M. Rached Ghannouchi, Président du Mouvement Ennahdha à Londres.

Genève, le 20 juin 2000

Comité des parents et amis des détenus politiques en Tunisie

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Invitation : Presse, Radio, TV

Conférence de presse

Vendredi, le 23 juin 2000 à 11h00

au Temple de la paroisse de la servette.Vieusseux

Avenue Wendt 55

 CH - Genève

 

Sujet : Grève de la faim menée par huit opposants tunisiens depuis le 16 juin 2000 :

Action de soutien et de solidarité avec plus d’un millier de prisonniers politiques en Tunisie.

1.                 La situation des grévistes et la poursuite de leur action

2.                  L’impact de la grève à l’heure actuelle

Seront présents à cette conférence :

-                     M. Alberto Velasco,  député au Grand Conseil genevois et président du Mouvement attac

-                     COTMEC

-                     Vérité-Action

-                     Les huit grévistes et le comité des parents et amis des détenus politiques en Tunisie.

Vérité-Action rappelle que les huit grévistes ont entamé leur grève de la faim depuis le 16 juin 2000 pour :

-                      Soutenir les prisonniers politiques en grève de la faim depuis le 28 mai 2000

-                      Réclamer la promulgation d’une loi d’amnistie générale et inconditionnelle

-                      Protester contre les violations graves et systématiques des Droits de l’Homme et des libertés dans notre pays, la Tunisie.

 

Fribourg, le 21.06.2000

Pour Vérité-Action

El Afif GHANMI, président

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Al-Watan (Quatar) 22/06/2000

خط مباشر
الجحيم »2 ـ 2«

بعد ان ارغم الصحفي توفيق بن بريك السلطة على الافراج عنه وعن شقيقه جلال بالتصميم على الصوم حتى الموت يبدو ان سجناء ومعتقلي الرأي في تونس اكتشفوا سلاحا ! 0;ديدا، من كان منهم يضرب عن الطعام لفترات متقطعة قرر تبني نهج بن بريك، ومن لم يجرب الاضراب قرر دخول التجربة.

آخر الاخبار تتحدث عن سبعة مضربين من السجناء السياسيين: توفيق الشايب وعبد المؤمن بن الانس، وفهيم بوقدوس وفتحي كرعود وصادق شورو وعبد اللطيف المكي وسمي&! #1585; ديلو، يقول بيان من »لجنة احترام الحريات وحقوق الانسان في تونس« ومقرها باريس ان هؤلاء جميعا يحتجون على »ظروف الاعتقال غير الانسانية« واذا صدقنا بيان هذه الهيئة فإن هناك م! ;عتقلين ماتوا داخل السجن »من جراء التعذيب«.

والقصص تتعدد كما تتعدد مصادرها، ولا تخلو احيانا من طرافة سوداء، لقد سبق ان اشرت الى حكاية الصحفي رياض بن فاضل الذي اصيب بطلق ناري امام منزله وهو يهم بر! 03;وب سيارته، ولم ينس المسلح الذي اطلق النار ان يشفع الطلقة بشتيمة مزدوجة الى الاستاذ: »كلب خائن«! ومع ذلك قالت الرواية الامنية ان بن فاضل اطلق النار على نفسه فيما يبدو.! B>

جلال شقيق بن بريك اعتقل بتهمة »الاعتداء« على رجال الامن، لكن الشهود يروون قصة مختلفة، فقد وقعت الحادثة عندما تحرش رجال الشرطة الذين كانوا يحاصرون منزل! ; توفيق بن بريك مع صحفيين وزوار آخرين جاؤوا قاصدين المنزل وتعدوا عليهم بالضرب، هكذا قال بعض من هؤلاء الشهود، واضافوا انه حينما دافع جلال عن نفسه جرى اعتقاله على اساس انه! تعدى على رجال الامن.

عبد المؤمن بن الانس سجن بسبب انتمائه الى الحزب الشيوعي، وبعد ان خرج من السجن وزع منشورا يروي فيه شهادته عن التعذيب الذي تعرض له، فسجن مرة اخرى.

اسوق هذا السرد الممل واقول في الوقت ذاته ان الاعتقال السياسي وما يرافقه من تعذيب هو القاعدة وليس الاستثناء في سائر انحاء العالم العربي، ومع ذلك تبقى ا! ;لحالة التونسية فريدة بالمقارنة.

احمد عمرابي

************************Bienvenue !

COOPÉRATION


DROITS DE L'HOMME

L'aide humanitaire ne suffit pas

L'Union européenne et le Conseil de l'Europe sont engagés dans la lutte pour la défense des droits de l'homme. Mais beaucoup reste à faire


En Tchétchénie, au Kosovo, chez les Kurdes en Turquie, dans certains pays africains ou encore en Chine, où les opposants politiques n'ont toujours aucun droit: la liste des atrocités s'allonge chaque année, et ce en dépit des efforts de la Communauté internationale.

«L'Europe aura échoué si elle ne sait pas défendre les droits de l'homme chez elle et dans ses relations avec le reste du monde», estime Catherine Lalumière, exprimant ainsi une des priorités de l'Union européenne (UE).

Au fil des années, on observe indéniablement une progression régulière dans l'approche de la Communauté, puis de l'UE sur cette question. Aucune mention des droits de l'homme ne figurait dans le Traité de Rome. Mais étape par étape, cette valeur est devenue une référence quasi obligée. Dans le Traité d'Amsterdam, signé en 1997, l'UE réaffirme ainsi sa dimension démocratique en rappelant que «l'Union est fondée sur les principes de la liberté, de la démocratie, du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales... ».

Désormais, les actions des Européens dans ce domaine ne se limitent pas à l'aide humanitaire (à laquelle l'UE consacre des crédits importants). «Cette aide ne concerne finalement que le droit à la vie», explique Catherine Lalumière. «Elle est insuffisante: il ne faudrait pas que l'UE se contente d'actions généreuses et humanitaires. La défense des droits de l'homme doit aller bien au-delà.»

L'UE possède les moyens politiques et financiers lui permettant de jouer un rôle important dans ce domaine. En 1998, par exemple, elle a consacré un budget de 100 millions d'euros à des initiatives de soutien à la démocratie et aux droits de l'homme dans le monde. Les interventions communautaires ne se limitent pas à l'Europe, mais concernent aussi des programmes pour l'Afrique et l'Asie.

LE RÔLE DES ONG

Sur le plan politique, l'UE inclut la clause «droits de l'homme» dans tous les accords conclus avec les pays tiers. Le gouvernement du pays signataire s'engage ainsi à respecter les droits de l'homme. «Mais ce sont les ONG qui doivent profiter de cette base juridique pour surveiller les engagements d'un gouvernement», estime Dick Oosting, directeur d'Amnesty International European Union Association à Bruxelles. Selon lui, l'UE doit stimuler les démarches des ONG, comme elle le fait, par exemple, lors du contrôle de certaines élections.

En 1998 et 1999, l'UE a contribué à des opérations d'assistance électorale dans le cadre des Nations unies et de l'OSCE. Elle a envoyé des observateurs et accordé des soutiens financiers pour suivre les élections au Paraguay, Togo, Cambodge, Nigeria, en Bosnie-Herzégovine, et en Indonésie.

Dans le domaine des droits de l'homme, l'UE collabore étroitement avec le Conseil de l'Europe. «Le Conseil peut agir sur un terrain plus vaste que l'UE», explique Hans Christian Krüger, secrétaire général adjoint du Conseil de l'Europe. «C'est aussi un forum pour rassembler les pays: ceux de l'UE comme les autres pays européens.»

Ainsi, les deux organismes ont-ils été partenaires dans l'introduction d'une réforme de la législation et de la promotion de médias indépendants dans les pays du Caucase. Ils ont aussi collaboré pour renforcer les structures fédérales en Russie, pour introduire des mécanismes de garantie des droits de l'homme et réformer la justice. De même, l'année dernière, l'UE a lancé une action visant «l'éducation de la police». Il s'agissait d'enseigner à des policiers russes et turcs les méthodes de travail occidentales, notamment dans la lutte contre la corruption.

LA COUR EUROPÉENNE

L'arme la plus efficace du Conseil de l'Europe demeure la Cour européenne des droits de l'homme, qui examine les plaintes des ressortissants des pays membres contre ces États. Les décisions de cette Cour s'imposent à ses membres. Mais elles font aussi souvent référence pour d'autres tribunaux.

Selon Alvaro Gil-Robles, commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, «cette Cour est un exemple dans la jurisprudence internationale». En effet, d'autres continents (l'Afrique, l'Amérique) ont aussi leurs cours. «Quelquefois, les représentants de la Cour européenne les conseillent, mais on ne peut pas les prendre en charge», explique Hans Christian Krüger.

Une autre initiative du Conseil de l'Europe concerne la Convention européenne pour la prévention de la torture à laquelle les pays décident d'adhérer individuellement, comme le précise Fabrice Kellens, du Comité pour la prévention de la torture. La Convention donne la possibilité au Comité de faire des inspections dans tous les établissements pénitenciers des pays signataires. Il fut ainsi le premier organisme à vérifier les conditions de détention d'Abdullah Öcalan, le leader kurde emprisonné en Turquie.

Le Parlement européen attribue chaque année le Prix Sakharov qui distingue des personnes victimes d'atteintes aux droits de l'homme ou militant en leur faveur. «Souvent, les candidats ­ comme M. Birdal en Turquie et M. Ksila en Tunisie ­ ont été relâchés après avoir été choisis», souligne avec fierté Kurleman, directeur de la cellule des droits de l'homme au PE.

«Les droits de l'homme, ce n'est pas une affaire d'actions spectaculaires», explique Dick Oosting. «C'est un travail quotidien, des petits pas qui mènent à la réussite.

ALEKSANDRA BAJKA et OTÁVIO DIAS
à Strasbourg

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Realites 22 juin 2000

A la une

Taoufik Bouderbala parle de la Ligue,
de ses relations avec le pouvoir et des libertés

Interview conduite par Taïeb Zahar avec Lotfi Hajji et Néjib Sassi

Entre les autorités et la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme, les choses commencent à aller mieux. Les contacts, interrompus il y a fort longtemps, ont repris. Le ministre de l'Intérieur et celui des Droits de l'Homme viennent de recevoir une délégation de la Ligue. Le dialogue est à l'ordre du jour et le Président de la Ligue s'en félicite. Dans cette interview qu'il nous a accordée il expose les doléances de la Ligue, sa mission et ses ambitions, et trace son domaine d'action, ses spécificités et ses rapports pas toujours faciles avec les autorités...

Réalités: Comment évaluez-vous aujourd'hui les rapports Ligue-pouvoir?

Taoufik Bouderbala: la LTDH a toujours pensé qu'elle ne peut pas assurer sa mission sans un dialogue et des contacts suivis et fructueux avec les autorités, notamment avec le ministère de l'Intérieur. Ces relations n'ont pas été pendant longtemps telles que le souhaitait la Ligue. Il y a eu de grandes périodes de blocage. Depuis le mois d'avril 1997, le ministre de l'Intérieur ne nous a contacté que le 1er avril 1999.

A cette date une réunion a été organisée avec le ministre de l'Intérieur, à l'époque M. Ali Chaouch, qui m'avait reçu en me disant que c'était suite aux instructions du Président de la République et m'avait demandé mon évaluation de la situation. Et depuis, rien jusqu'au 18 février 2000 où j'ai été reçu par M. Abdallah Kallal, nouveau ministre de l'Intérieur, que nous connaissions très bien quand il avait été à la tête de ce département et avec lequel nous avions eu à l'époque plusieurs entretiens. Il m'a reçu seul et j'ai exposé les doléances de la Ligue.

Lesquelles?

En gros, permettre à la Ligue de réaliser sa mission, d'être vigilante sur tout ce qui concerne les violations des Droits de l'Homme, participer à l'amélioration de cette situation et à la réforme des textes et faire évoluer l'état d'esprit des citoyens et des intervenants par la diffusion d'une culture des Droits de l'Homme; c'est cela sa mission éducative. Cette dernière mission a été malheureusement entravée par le manque de dialogue avec les autorités concernées.

Mais certains disent que la responsabilité incombe aussi à la Ligue?

C'est votre point de vue, mais nous, nous pensons que la rupture du dialogue n'a jamais été le fait de la Ligue. Il y a eu peut-être à un certain moment une incompréhension de la mission de la Ligue. Certains responsables pensent que lorsque la Ligue publie un communiqué dans lequel elle s'élève contre les violations, elle est contre le pays, contribue à ternir l'image du pays et sert les intérêts des ennemis de la Tunisie. Nous nous sommes toujours inscrits en faux contre cette façon de voir les choses.

Ce ne sont pas les communiqués de la Ligue qui ternissent l'image de la Tunisie, ce sont les violations et le non respect de la loi, surtout par les responsables. L'Etat, garant des Institutions, doit obliger les responsables politiques et administratifs à respecter la loi, car on ne peut pas demander aux citoyens de la respecter si l'autorité qui est chargée de l'appliquer ne la respecte pas, surtout en matière de Droits de l'Homme. Et c'est ce qui nous lie et en même temps nous sépare du pouvoir.

Ce qui nous lie, c'est la volonté politique, déclarée depuis longtemps par le Président de la République, pour le respect des Droits de l'Homme dans les faits et dans la pratique, et cette volonté a toujours été renouvelée. Ce qui nous lie aussi, ce sont la Constitution, les lois et surtout les conventions qui ont été ratifiées par la Tunisie. En ratifiant les conventions internationales et les accords bilatéraux concernant les Droits de l'Homme, l'Etat tunisien, avec toutes ses composantes, s'est engagé à respecter certains principes qui sont tous contenus dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme.

Nous demandons que l'Etat respecte ses engagements. Chaque fois que nous publiions un communiqué, on nous répondait au ministère de l'Intérieur que nous faisions de la politique, que nous étions contre l'Etat et que nous donnions ainsi des arguments aux ennemis de la Tunisie qui vont les exploiter ailleurs. Et le ministère rompait ainsi les contacts.

On vous reproche que certains de vos communiqués ne reproduisent pas la réalité et ne sont pas toujours exacts?

Absolument pas. Mais peut-être que dans certains communiqués il y a eu quelques erreurs sur une partie de l'information, mais nous vérifions toujours nos informations. Voici comment nous travaillons: quand nous apprenons qu'il y a un problème qui nécessite notre intervention, nous essayons toujours de vérifier auprès du ministère de l'Intérieur, mais pendant une période qui a duré des années, au ministère ou ne voulait même pas répondre à nos appels téléphoniques. Nous nous en tenions à l'information qui nous était donnée par la famille, par la personne même ou par nos sections. Mais nous vous assurons que plus de 99% des informations publiées dans nos communiqués sont vraies.

On vous reproche aussi une politisation excessive de la Ligue?

Non, ce n'est pas vrai du tout. Ecoutez, peut-être qu'à une certaine période la Ligue a donné le sentiment qu'elle rassemblait tous les mécontents des partis politiques et de la société civile. Non, la Ligue, il faut le préciser, n'est pas un parti politique. C'est une "association politique". C'est-à-dire que nous ne faisons pas de politique partisane.

La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme contient des droits civils et politiques, des droits sociaux, économiques et culturels. Nous nous intéressons à la politique des Droits de l'Homme à travers la Déclaration universelle des Droits de l'Homme. Ce n'est pas la politique qui prend en compte des calculs de minorité ou de majorité et de lutte pour avoir des sièges au Parlement ou dans les Conseils municipaux. La Ligue n'a jamais parrainé ou présenté une liste pour avoir un poste quelque part.

Nous ne faisons pas de politique partisane comme un parti politique. Mais nous faisons, c'est vrai, la politique des Droits de l'Homme. Si défendre la liberté d'expression, c'est de la politique, alors nous faisons de la politique. Si défendre l'intégrité physique, c'est de la politique, oui nous faisons de la politique. Vous savez, je ne vais pas vous l'apprendre, un professeur de droit célèbre a dit: "Lorsqu'un homme et une femme s'embrassent sur un banc public, ils font de la politique", parce que s'ils s'embrassent, apparemment après ils vont se marier, avoir des enfants, une maison etc...C'est de la politique. Donc, qu'on ne nous accuse plus de faire de la politique.

Mais pourquoi votre action se situe-t-elle uniquement au niveau des prisonniers politiques...

C'est parce que malheureusement beaucoup de cas intéressaient ce domaine Ce n'est pas nous qui faisons les prisonniers politiques. Qu'il n'y ait plus de prisonniers politiques, qu'il n'y ait plus de prisonniers d'opinion, et nous n'aurons plus à intervenir dans ces cas précis.

Mais on vous reproche de ne pas défendre assez les Tunisiens à l'étranger...

Je suis navré de le dire: parfois nous sommes passés par des périodes sombres dans l'histoire de notre pays, des Tunisiens à l'étranger étaient beaucoup mieux protégés que le citoyen en Tunisie. Mais il y a des associations de défense des Droits de l'Homme à l'étranger qui font leur travail. En ce qui nous concerne, chaque fois qu'un cas se produit, nous écrivons et nous attirons l'attention de ces associations. Nous sommes intervenus pour des cas qui se sont passés en France, en Italie et même une fois en Espagne et nous avons publié des communiqués.

Parlons du présent. Sentez-vous qu'il y a quelque chose de changé, qu'il y a une nouvelle ère de dialogue?

Oui sans aucun doute. Chaque fois qu'il y a une possibilité de discuter, chaque fois qu'on nous appelle pour discuter, nous disons oui. J'ai été reçu le 18 février par le ministre de l'Intérieur, puis le 25 mars et le 5 mai 2000.

Toujours par le ministre de l'Intérieur?

Oui, en tant que Président de la Ligue. Et j'ai été reçu samedi 9 juin par le ministre de l'Intérieur accompagné de trois membres du Comité directeur. C'est la première fois que le ministre reçoit cette année une délégation de la Ligue. Nous considérons que ces réunions sont très positives. Elles nous ont permis d'expliquer et de présenter de nouveau nos doléances.

Nous avons demandé qu'il y ait des rapports suivis, réguliers, pour résoudre les problèmes, et que la Ligue ne soit plus marginalisée, qu'elle continue à être considérée comme un acquis national, comme l'a souligné le Président de la République dans son discours du 23 mai 1993, lors de la première célébration de la Journée des Associations. J'ai été reçu le 8 mai 2000 par le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Communication, des Droits de l'Homme et des relations avec la Chambre de Députés. C'était un premier contact, d'autres suivront.

Les relations avec la Ligue doivent être normales et continues. Deuxièmement, il faut que tous les problèmes qui touchent aux libertés soient résolus en temps réel et avec un esprit constructif. La situation dans les prisons et les citoyens qui sont soumis à un contrôle administratif, tout doit se faire dans le respect de la loi. Par exemple qu'il y ait plus aucun citoyen privé de son passeport. Nous n'acceptons plus qu'un Tunisien soit privé de son passeport par une décision administrative.

Le Chef de l'Etat l'a affirmé...

Absolument, et nous l'avons toujours dit; c'est pour cela que dans notre dernier communiqué nous avons manifesté notre satisfaction que beaucoup de citoyens aient pu récupérer leur passeport.

Vous êtes prêts à tourner la page?

La rupture du dialogue n'a jamais été le fait de la Ligue. Il faut peut-être beaucoup de compréhension de la part des autorités. Par exemple, nous avons senti à un certain moment que les services du ministère de l'Intérieur ne voulaient pas que la Ligue publie des communiqués. Nous avons senti cela à un certain moment et ce n'est pas possible parce que la mission de la Ligue n'est pas contre le pouvoir. Elle est un contre-pouvoir.

C'est-à-dire?

Nous sommes là dans le cadre de la loi, pour attirer l'attention du pouvoir sur les manquements à la loi attribués aux rouages de l'Etat, par l'administration et nous ne pouvons les faire cesser qu'en attirant l'attention des autorités.

Et d'ailleurs nous nous inscrivons en faux contre tout ce qui s'est dit autour de la Ligue et autour de ses communiqués. Certains insinuent que les informations révélées dans ses communiqués sont fausses. Cela n'a jamais été le cas.

Ce que vous avez dénoncé était vrai?

Oui, et tout ce que nous avons dénoncé l'a été dans un langage correct. Nous choisissons même les termes les plus modérés. Si vous relisez nos communiqués depuis 1995, vous remarquerez que nous avons banni certains termes qui étaient jusque là utilisés. Nous disons par exemple: nous attirons l'attention, nous exprimons notre inquiétude, notre grande inquiétude...Cela n'a pas suffi et à un certain moment les services du ministère de l'Intérieur nous ont complètement ignorés. Et d'août 1997 jusqu'à dernièrement il n'y a eu aucun dialogue avec le Ministère.

La Ligue n'a jamais été pour la rupture. Mais s'ils veulent une Ligue muette et baillonnée, nous n'acceptons pas. Et chaque fois qu'il y a eu un dialogue nous avons démontré le degré de notre maturité et le degré de notre disponibilité à régler les problèmes. Nous voulons dialoguer. Mais pour dialoguer il faut être deux. Nous publions des communiqués parce que c'est notre droit. C'est notre liberté d'expression. Nous pensons qu'il faut discuter sur le contenu des communiqués. A un certain moment, le ministère de l'Intérieur voulait même discuter le principe de la publication des communiqués. Il n'a jamais voulu discuter du contenu. Parce que le contenu était toujours véridique à 99%, pour ne pas dire 100% parce que je ne veux pas être totalitaire.

On dit que l'action de la Ligue est sélective. Elle défend la cause de certaines personnes plus que d'autres?

Ça, c'est très subjectif. Nous, nous défendons tous les citoyens mais si nous-même sommes l'objet d'une violation et si nous ne nous défendons pas, cela peut être très grave. A la Ligue, nous n'avons jamais manqué de prendre position sur un problème ou une violation qui nous parvienne et qui soit vérifiée. Il y a des gens qui ne viennent pas à la Ligue et qui ne la sollicitent pas. Nous ne pouvons pas prendre de position parce que nous ignorons ces cas.

Mais consacrer un paragraphe dans un communiqué à un membre du Comité directeur, ce n'est pas trop?

Ce membre du Comité directeur est l'objet d'une injustice qui dure depuis trois ans. Si la Ligue ne se défend pas, ne défend pas sa direction et ses militants, elle ne peut pas défendre les autres citoyens. Nous ne pouvons pas travailler si l'un de nos membres est l'objet de harcèlement et s'il reste privé d'une partie de ses droits; ce n'est pas possible. En outre, nous avons pris cette position pour défendre ce membre du Comité directeur pour ne pas être amenés à entreprendre des actions plus radicales. Nous ne sommes pas des radicaux. Nous voulons avant tout résoudre les problèmes.

Vous dites que vous êtes objectifs. Vous défendez les Droits de l'Homme. Mais il y a des acquis dans ce domaine et vous. dans vos communiqués, vous continuez toujours à être critiques.

Nous avons toujours relevé les acquis; revenez à nos communiqués. Le dernier en date du 12 juin par exemple, dans lequel nous avons exprimé notre satisfaction et nos remerciements à Monsieur le Président de la République après la libération d'Abdelmoumen Belaness et Fahem Boukadous. Mais malheureusement, lorsqu'il y a des violations, nous sommes obligés de les dénoncer et c'est notre mission.

Mais les Droits de l'Homme englobent aussi le droit à la santé, au logement etc... Et là il y a des acquis indéniables...

Absolument. Mais il faut que les autres violations cessent.

Mais vous focalisez votre action sur le problème des passeports; il n'y en a pas d'autres qui sont plus importants?

La liberté d'aller et venir est l'un des droits les plus élémentaires. Citez-moi un problème qui concerne les Droits de l'Homme qui n'a pas suscité l'intérêt qu'il mérite de la part de la Ligue. Ecoutez, je vais vous dire une chose: il faut aussi rendre justice à la Ligue; dans le silence assourdissant qui a caractérisé à un certain moment la société civile, la Ligue a été la seule à réagir quand tous les autres se taisaient. Elle a même été accusée de prendre la place des partis politiques et de faire ainsi de la politique. La Ligue s'est trouvée seule, à part quelques moyens d'information, dont votre journal qui véhicule certaines idées.

Revenons à votre congrès. Comment se présente-t-il?

Nous avons mis en place quatre commissions pour préparer ce congrès en faisant participer à ces commissions les membres du Conseil National, qui seront les congressistes parce que nous avons décidé de ne pas renouveler les responsables des sections. Il est impossible matériellement de le faire: renouveler les sections nous prendra une année au minimum. Donc le congrès se fera avec les sections existantes.

Combien de sections?

41 sections en principe. Mais après avoir fait l'état des lieux des sections, nous avons remarqué "la désertion" de certains de leurs membres. En tout cas, je pense que les 41 sections seront représentées au congrès qui se tiendra probablement entre le 15 et le 30 octobre prochain.

Et les nouvelles adhésions?

Nous avons décidé que la campagne pour les nouvelles adhésions sera ouverte juste après le congrès par le nouveau Comité Directeur, qui aura aussi pour tâche de renouveler les comités de section dans les six mois par exemple qui suivront la tenue du congrès.

Mais les critères des nouvelles adhésions?

C'est le respect des principes de la Ligue, qui sont consignés dans son pacte et ses statuts.

Et en ce qui concerne ceux qui appartiennent aux partis politiques?

Personnellement, je suis contre la double appartenance quand elle se situe au niveau des instances dirigeantes. Mais cette exigence ne doit pas être le fait de la loi. L'Etat n'a rien à voir là dedans.

Mais aujourd'hui, il n'y a pas que les partis politiques, il y a d'autres associations qui se posent en concurrentes de la Ligue?

Je pense qu'il faut choisir, car on ne peut pas jouer en même-temps au CA et à l'EST. Il faut choisir. A l'extrême, on peut être adhérent par exemple dans deux associations. Mais on ne peut pas être responsable à la Ligue et en même temps dans une autre association.

On dit que les autres associations similaires ont vidé la Ligue de ses militants...

Jamais! La Ligue se porte bien. Les autres ont le droit d'exister et de militer. En ce qui nous concerne, pour les postes de responsabilités, il faut choisir: être à la Ligue où être ailleurs.

Je vous rappelle que la Ligue a soutenu le droit de tout Tunisien à s'associer de façon pacifique selon la loi. Et nous continuons de défendre ce droit. Mais nous ne voulons céder à aucune surenchère; par exemple ce n'est pas parce que l'autre dénonce de telle façon que nous devons dénoncer de la même manière.

Quel est le danger qui guette la Ligue?

Qu'elle soit prisonnière d'un clan quelconque ou d'une idée ou d'une partie seulement de la société civile, qu'elle ne remplisse pas sa mission et qu'elle fasse deux poids deux mesures ou qu'elle fasse des calculs au détriment de la défense des Droits de l'Homme. La Ligue doit être un observateur vigilant. Nous ne sommes pas un parti politique. Nous ne sommes pas contre le pouvoir. Nous ne voulons pas le changer. Nous voulons changer les mentalités, l'approche, la pratique, dans un esprit constructif. Nous ne pouvons pas travailler sans dialogue.

Les conditions de dialogue sont-elles réunies aujourd'hui?

Je pense qu'on est en train de revenir à une vision saine du dialogue. A savoir discuter et donner la possibilité à la Ligue de s'exprimer. Et s'il y a quelque erreur, la Ligue est prête à rectifier.

Quel est l'évènement sur lequel vous vous êtes trompé?

Il y a quelques années, on s'est trompé: nous avions publié certaines informations qui s'étaient avérées par la suite fausses, on n'avait pas eu le temps de vérifier. Mais il y a de cela quelques années. Aujourd'hui on fait plus attention.

Est-ce que vous êtes partant pour un nouveau mandat?

Taoufik Bouderbala n'est pas indispensable! Et d'ailleurs je me rappelle cette anecdote qu'on attribue à Clémenceau qui assistait à des obsèques. Au fils d'un ami député qui lui disait: "Vous savez, M. le président du Conseil, un tel était indispensable", il avait répondu: "Ce cimetière est rempli de gens indispensables". Donc nul n'est indispensable.

Reste que je ne me soustrairai jamais à mes responsabilités, c'est-à-dire que je continuerai à militer au sein de la Ligue, à discuter avec les militants, à élire ensemble un Comité directeur représentatif dans la concorde la plus large. Je suis un partisan acharné du consensus parce que je considère que c'est la meilleure forme de démocratie. Consensus ne signifie pas accepter n'importe quoi ou faire des calculs politiques. Consensus veut dire essayer de réaliser le maximum d'avancées avec le minimum de "dégâts". Rapprocher le maximum de défenseurs des Droits de l'Homme.

Le consensus ne doit pas se faire autour des personnes, mais autour de principes immuables acceptés par tous. Je suis pour "la dictature de la persuasion". Les problèmes de personnes m'importent peu. Celui qui sera le plus apte d'ici octobre à prendre la présidence de la Ligue le fera. Je peux être utile, mais pas nécessairement à la tête de la Ligue. Mais je resterai toujours l'enfant de la Ligue.

Vous serez donc candidat?

Je n'ai pas arrêté ma décision.

L'idée qui circule est que le prochain président doit être issu de l'actuel Comité directeur, est-ce vrai?

Il n'est pas normal qu'après six ans d'efforts et de travail, les membres de ce Comité directeur n'aient pas le droit de se représenter. Des membres qui ont défendu la Ligue pendant ces six ans et n'ont laissé passer aucune occasion sans marquer sa présence dans ce domaine. Ce comité a travaillé avec les moyens qu'il avait, mais n'a jamais failli à sa mission.

Donc on n'a pas le droit de dire à ces membres de ne pas renouveler leur candidature. Mais ils ne seront pas les seuls à se présenter, il y en a d'autres qui vont le faire. L'essentiel est que le prochain Comité directeur soit consensuel, pour que la Ligue puisse se pencher enfin sur les grands problèmes qui se posent à notre époque. Car la Ligue doit changer complètement ses moyens de travail et d'action, sinon elle va disparaître.

Pour les moyens, justement, êtes-vous pour le financement public de la Ligue?

Absolument. Nous l'avons déjà accepté, Monsieur le Président de la République nous a déjà versé une subvention. Nous le demandons. C'est notre droit, mais ce que nous demandons aussi, c'est qu'il n'y ait aucune condition, et aucune pression exercée sur nous. Pour le moment il faut le dire haut et fort, nous n'avons reçu aucune recommandation, subi aucune pression. La seule pression, c'est celle de notre conscience. Disposant de l'argent public nous devons être dans la transparence la plus totale et établir nos comptes selon la réglementation. C'est une exigence éthique.

"Un échec vaut mieux qu'une jambe cassée"

Vous n'avez pas été élu dernièrement au Bureau de l'Union des Avocats arabes. Comment avez-vous vécu votre échec?

Ecoutez, je vais être très simple avec vous. On dit qu'un échec vaut mieux qu'une jambe cassée. C'est un échec très relatif, et je l'ai accepté. Je me suis présenté suite à une décision du Conseil National de l'Ordre des Avocats qui m'avait demandé d'être son candidat; j'y étais obligé, j'ai fait campagne. Maitre Béchir Essid a gagné. J'ai été parmi les premiers à le féliciter devant tout le monde et je suis habitué à ça. Je suis habitué à féliciter ceux qui réussissent à ma place. Et je n'en ai conçu aucun ombrage. Je souhaite que l'apport de notre confrère soit conforme à l'esprit du Conseil de l'Ordre.

Vous n'avez pas de regrets?

Non, je ne regrette pas de m'être présenté. Au contraire, j'ai découvert ce qui se passe à l'intérieur de l'Union des Avocats Arabes. J'étais un peu désarçonné, je vous le dis. Il y a certains avocats qui vivent encore vingt ans en arrière...

Mais écoutez, je vais vous dire une chose: Cela fait trois fois depuis trois ans que Farouk Abou Issa m'a toujours sollicité pour présenter ma candidature. Chaque fois j'ai refusé et je lui ai dit: non je ne serais pas un candidat "franc tireur"; si le Conseil de l'Ordre décide de ma candidature, je l'accepterai, sinon non. La dernière fois, cela a été fait et je me suis présenté; je ne regrette pas, j'ai continué, même après, à suivre les débats.

Mais c'est un désaveu pour le Conseil de l'Ordre?

Non, je ne le pense pas. Pourquoi un désaveu? C'est le problème du Conseil de l'Ordre avec les autres Conseils. Normalement cela n'aurait pas dû se faire. Parce qu'au départ il y avait un accord tacite pour que ne soit accepté que celui dont la candidature est présentée par le Conseil de l'Ordre. Et pour moi, c'est un honneur d'être le candidat du Conseil; le reste n'a pas d'importance...

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