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21mars01

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Rien de plus, rien de moins en Tunisie dorénavant qu'un Peuple souverain et un Etat légitime.  Dr. Moncef Marzouki, sousse, le 25 janvier 2001.
 
TUNISNEWS
Nr 324 du 21/03/2001
 
 
LES TITRES DE CE JOUR:
  1. PETITION:pour une citoyennete souveraine
  2. DLMM: Comment préparer l'échéance de 2004
  3. Dr M. Marzouki:" souriez..la tete levee s'il vous plait!"
  4. Situation des avocats  en Tunisie
  5. <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

    Le Monde: Le président Ben Ali dénonce les "ingérences" dans les affaires tunisiennes
  6. Reutres: Tunisian activists challenge government to reform
 
LA SAISON DES PETITIONS EN TUNISIE. APRES L'APPEL DE GHANNOUCHI/MOADA ET LA PETITION DE 93 INTELLECTUELS PROGRESSISTES, UN GROUPE DE 260 PERSONNALITES EXIGE DES REFORMES AVANT LES ELECTIONS DE 2004!
 

POUR UNE CITOYENNETE SOUVERAINE

 

La Tunisie vit  aujourd'hui un sous-développement politique en contradiction totale avec l'évolution de son peuple. Cela est dû, essentiellement à l'autoritarisme du pouvoir et sa monopolisation de l'espace public. Pour imposer ce monopole tout au long des dernières années le pouvoir a usé de tous les moyens, n'hésitant pas à recourir à

la répression des libertés fondamentales et à la violence, instrumentalisant l'institution judiciaire et l'appareil de sécurité pour résoudre les conflits politiques qui l'opposent à ceux qui ne partagent pas ses vues. En l'absence de mécanismes démocratiques et de moyens de contrôle de la gestion des biens publics, la crise du système politique s'est répercuté dans le domaine économique, favorisant le clientélisme, la corruption et le népotisme. Une profonde crise de confiance sépare désormais un pouvoir qui a choisi la solution sécuritaire et placé le peuple sous tutelle, en vue de " pacifier " le pays, et un citoyen, écarté de toute participation à la chose publique, oscillant entre  colère sourde ou déclarée d'un côté, et  indifference compensée par une frénésie de consommation de l'autre.

Les signataires de la présente pétition, par delà leurs différences politiques, idéologiques et sociales,


- soucieux de l'intérêt supérieur de la nation et attachés aux fondements du régime républicain,


- convaincus que le peuple tunisien, riche de ses potentialités créatrices et de ses forces vives, est en mesure de relever les défis de demain,


- alertent du danger que représente, pour l'avenir de la société, l'autoritarisme politique et son corollaire, la tutelle imposée au peuple. Ils sont convaincus que des réformes audacieuses et radicales sont devenues une urgence. Ils appellent notamment à:

* Promulguer une loi d'amnistie générale. Celle-ci permettrait d'assainir le climat politique en libérant les prisonniers d'opinion, en tournant la page des procès politiques et des poursuites judiciaires engagées contre les opposants et les militants des droits de l'homme, et en mettant un terme au harcèlement et à la surveillance serrée de leur domicile et de leurs locaux.

 *Abroger les lois qui étouffent les libertés publiques et individuelles; Lever les obstacles qui entravent l'exercice des libertés d'expression et d'organisation tant pour les partis et les associations, que pour les journaux et publications. Ces mesures sont indispensables

pour dépasser l'actuel  pluralisme de façade fondé sur la règle de l'allégeance et instaurer un pluralisme politique effectif.

 *Rendre effective la séparation entre les appareils de l'Etat et du parti au pouvoir par des mesures concrètes et tangibles garantissant la neutralité de l'administration. Ces mesures doivent être le point de départ d'un processus qui permettrait au citoyen de recouvrer sa citoyenneté. Elles constituent la plate-forme indispensable à l'organisation des élections

présidentielles et législatives prévues pour 2004. Ces élections sont particulièrement importantes car elles vont mettre le pays devant un choix fondamental: ou s'engager dans un processus de démocratisation réelle ou s'enfoncer davantage dans la crise avec tous les risques de dérapage qu'elle comporte.


Comme le stipule l'article 39 de la Constitution, les prochaines élections doivent apporter un changement à la tête de l'Etat, mais elles n'auront aucune signification tant que le monopole de l'état-parti sur tout le champ de la vie publique se poursuivra, tant que toute activité autonome politique, associative ou syndicale sera criminalisée, tant que la liberté d'expression et d'association sera réprimée.

Voilà 45 ans que la Tunisie est indépendante. Et l'indépendance ne peut être réduite à l'évacuation de la domination étrangère; elle signifie surtout que le peuple doit recouvrer sa souveraineté, exercer son droit à gérer ses affaires et choisir ses représentants et ses gouvernants en toute liberté. C'est pour cela que les signataires de cette pétition appellent à

procéder à l'évaluation de ces 45 dernières années (réussites et défaillances) dans le cadre d'une conférence réunissant les forces éprises de démocratie afin de définir les nouvelles règles qui doivent régir les rapports entre l'Etat et la société et de proposer les réformes des Institutions qui s'imposent.

Signataires:


270 personnalités représentant plusieurs régions - Tunis, Sousse, Monastir, Nabeul, Bizerte, Jendouba, Kairouan.- et plusieurs secteurs professionnels dont:


- 64 universitaires, parmi eux: Mohamed TAALBI, Abdelmajid CHARFI, Raouf HAMZA, Mustapha KRAIEM, Hafidha CHEKIR, Abdeljellil BEDOUI, Sana BEN ACHOUR, Khadija CHERIF, Fathi CHAMKHI, Abdelkrim ALLEGUI, Abdelhamid et Delenda LARGUECHE.


- 84 enseignants


- 22 avocats dont 2 anciens batonniers, Maîtres  Mohamed CHAKROUN et Mansour CHEFFI,


- 16 médecins dont Mustapha BEN JAAFAR, Moncef MARZOUKI, Saïd MESTIRI, Khalil EZZAOUIA, Malek KEFIF.


- 5 journalistes dont Souhayer BELHASSEN, Lotfi HAJJI, Sihem BENSEDRINE.


- 24 syndicalistes dont Ali BEN ROMDHANE, Abdelnour MEDDAHI,


- plusieurs personnalités de la mouvance démocratique: Georges ADDA, Khmais KSILA, Bochra BEL HAJ HAMIDA , Sadri KHIARI.

 

Abâab Tahar Enseignant
Abbabi Hassen Enseignant
Abdeljaouad Hela Medecin
Abid Abdellatif Universitaire
Abidi Khaled Enseignant
Adda Georges Conseiller en gestion
Agoubi Abdelaziz Commerçant
Ahmed Salah Universitaire
Ajili Nasser Enseignant
Allagui Abdelkrim Universitaire
Allouche Mohamed Enseignant
Aloui Mohamed Enseignant
Aloui Sahbi Enseignant
Aouadhi Ridha Enseignant
Aouadi Sami Universitaire
Aouf Hedi Agriculteur
Arbaoui Md Mokhtar Enseignant
Arfaoui Adel Enseignant
Askri Habib Enseignant
Ataï Hechmi Enseignant
Ayadi Brahim Enseignant
Ayadi Raouf Avocat
Ayari Lazhar Enseignant
Ayari Salem Enseignant
Azzabou Mongi Universitaire
Baccouche Mounir Universitaire
Baccouche Rafik Universitaire
Bakkouri Issam Syndicaliste
Balti Salah Agriculteur
Baouah Abdalkhalak Avocat
Baratli Md Salah Résistant
Barbouche Kacem Cadre
Barhoumi Hatem Avocat
Barrak Abderrazak Enseignant
Barrak Hend Enseignante
Bechri Mohamed Universitaire
Bedoui Abdeljalil Universitaire
Bedri Mohamed Syndicaliste
Bejaoui Noureddine Syndicaliste
Bel Haj Hamida Bochra Avocate
Belghith Moufida Avocate
Belghouti Slim Enseignant
Belhassen Souhayer Journaliste
Ben Achour Sana Universitaire
Ben Aïcha Frej Militant
Ben Azouz Slaheddine   Retraité
Ben Bayassi Ammar Militant
Ben Fadhel Adnene Universitaire
Ben Frej Abdessatar Universitaire
Ben Hafsa Mokhtar Enseignant
Ben Hamid Hamadi Etudiant
Ben Hamouda Hassen Universitaire
Ben Hariz Sadok Syndicaliste
Ben Jaâfar Mustapha Medecin
Ben Khmis Abdelkader Universitaire
Ben Khoud Noureddine Universitaire
Ben Kilani Brahim Journaliste
Ben Mbarek Khaled militant des DH
Ben Moueddeb Md Habib Pharmacien
Ben Mrad Faouzi Avocat
Ben Nasser Hassan Enseignant
Ben Noudib Ali Militant
Bennour Mohamed Journaliste
Ben Romdhane Ali Syndicaliste
Ben Romdhane Hedi Enseignant
Ben Romdhane Nasser Militant
Ben Saad Md Hedi Commerçant
Ben Salem Ali Résistant
Ben Salem Lotfi Ecrivain
Ben Sedrine Sihem Journaliste
Ben Thabet Md Hedi Enseignant
Ben Youssef Touhami Commercant
Ben Zakkour Abderrahmane Universitaire
Benelhor Cherifa Enseignante
Berrabah Mohamed Militant
Berrahal Mondher Médecin
Bida Jamel Avocat
Bou Ainia Mohamed Cadre
Bou Assida Hamadi Enseignant
Bou Aziz Rached Universitaire
Bou Ghattas Abdelaziz Militant
Bou Ghzela Mongi Universitaire
Bou Zouita Jalila Universitaire
Boubakri Omar Universitaire
Boukef Fayçal Cadre
Boukhtri Safia Cadre
Bouraoui Samir Syndicaliste
Brahim Abdehamid Enseignant
Chaari Nizar Universitaire
Chakroun Mohamed Ancien batonnier
Chamam Brahim Universitaire
Charfi Abdelmajid Universitaire
Chebbah Frej Enseignant
Cheffi Mansour Ancien batonnier
Chamkhi Fathi Universitaire
Chamkhi Majda Enseignant
Chamkhi Md Tahar Enseignant
Cherif Khadija Universitaire
Chekir Hafidha Universitaire
Chouikha Larbi Universitaire
Chourabi Mohamed Enseignant
Dadouah Habib Universitaire
Darbali Abdelfettah Enseignant
Denden Taieb Militant
Dhifaoui Abderrazak Surveillant
Dhifaoui Larbi Universitaire
Doghmaï Sassi Enseignant
Dridi Taoufik   Enseignant
El Abed Kamel Enseignant
El Attar Zouheir Universitaire
El Hajeb Mustapha Commerçant
El Henchi Sadok Syndicaliste
El Heni Iheb Militant
El Jeni Kassem Militant
Elhafi Abdessatar Enseignant
Ellaouti Fathi Universitaire
Ennouri Mohamed Avocat
Errajhi Mohamed Enseignant
Essbâ Mehdi Universitaire
Essedik Omaya Universitaire
Essid Bechir   Avocat
Essid Samir Universitaire
Ezzaouia Khalil Medecin
Fakhfakh Mohamed Universitaire
Fatnassi Hassouna Enseignant
Ferjani Ammar Militant
Galaï Ahmed Enseignant
Gouiä Ridha Universitaire
Habaouli Mustapha Enseignant
Haddad Nejib Medecin
Haddad Salem Enseignant
Hadhmi Md Heni Ingenieur
Hajji Lotfi Journaliste
Hamdi Lamine Enseignant
Hamdi Salem Technicien
Hammami Ayachi Avocat
Hammas Lamine Universitaire
Hamrouni Habib Enseignant
Hamrouni Monia Enseignante
Hamrouni Slaheddine Enseignant
Hamza Raouf Universitaire
Harcha Tijani Economiste
Harrathi Saïda Cadre
Hayder Brahim Militant
Hedhili Abderrahmane Enseignant
Héllali Abdelhamid Universitaire
Ibrahim Ahmed Universitaire
Idris Md Rachid Militant
Ismail Mongi Universitaire
Jaïdi Abdelaziz Syndicaliste
Jbeli Ahmed Retraité
Jendoubi Kamel Militant des Droits de l'Homme
Jilani Hedi Commerçant
Jlassi Mohamed Chercheur
Jmaïl Sassia Cadre
Jouhri Lassaad Commerçant
Jouini Halima Enseignante
Kachkar Salah Enseignant
Kahloul Sassi Commerçant
Kassar Hassène Universitaire
Kchaou Mounir Universitaire
Kéchir Khaled Universitaire
Kefif Malek Médecin
Kelboussi Mohsen Enseignant
Khatrouche Noureddine Universitaire
Khemili Mohamed Ridha Enseignant
Khiar Melika Militante
Khiari Sadri Artiste peintre
Khraïfi Rabah Avocat
Kilani Abderrazak Avocat
Kilani Ahmed Enseignant
Klila EssaÏd Syndicaliste
Kraiem Mustapha Universitaire
Kristou Rafât Ingenieur
Ksila Fatma Enseignante
Ksila Khemais Militant des Droits de l'Homme
Laabidi Tahar Enseignant
Labiadh Taoufik Enseignant

Labidi Sadok Militant
Lakhal Noomene Militant
Lakhdhar Habib Enseignant
Lakhoua Laith Cadre
Lâmari Jilani Commerçant
Laouani Hedi Agriculteur
Largat Lotfi Universitaire
Largueche  Dalenda Universitaire
Largueche Abdelhamid Universitaire
Larouani Abdelhamid Avocat
Layouni Salah Enseignant
Louhichi Moncef Militant
Maaroufi Ahmed Universitaire
Machta Moncef Universitaire
Machta Rafia Enseignante
Maghraoui Chedli Enseignant
Mannaï Ahmed Universitaire
Mannaï Bilal Universitaire
Marzouki Mokhless Medecin
Marzouki Moncef Médecin
Mastour Abdelaziz Enseignant
Mechichi Saïd Avocat
Meddahi Abdelnour Syndicaliste
Mehimdi Ahmed Enseignant
Mejri Houcine Syndicaliste
Mejri Mohsen Enseignant
Mennaï Hedi Avocat
Messâdi Nejib Cadre
Messâdi Sihem Syndicaliste
Messaoud Senda Enseignante
Mestiri Mohamed  Commerçant
Mestiri Mohamed Ali Médecin
Mestiri Omar Agriculteur
Mestiri Saïd Medecin
Mestiri Tahar  Médecin
Mezghiche Hamda Enseignant
Mezni Hfaïedh Enseignant
Mohsni Belgacem Enseignant
Mohsni Md Touhami Enseignant
Mokadem Mongi Universitaire
Moussa Souad Universitaire
Mrad Skander Medecin
Msouri Youssef Enseignant
Mzid Jawhar Medecin
Mzoughi Abdelaziz Avocat
Naggati Faïçal Avocat
Najjar Rachid Syndicaliste
Nouir Sassi Syndicaliste
Ouerghi Taïeb Enseignant
Oueslati Ahmed Syndicaliste
Oueslati Ali Militant
Oueslati Zouhair Cadre
Rahal Ridha Militant
Rajiba Naziha ( Om Zied) journaliste
Riahi Mouldi Enseignant
Romdhani Messaoud Enseignant
Romdhani Mouldi Enseignant
Sahbani Abdessatar Universitaire
Saîd Abderraouf Enseignant
Saïdi Abdelmajid Enseignant
Saîdi Mohamed Syndicaliste
Saoudi Rondhane Enseignant
Saqji Ahmed Artisan
Selmi Adel Universitaire
Selmi Mahmoud Enseignant
Selmi Mohsen Syndicaliste
Sfar Mondher Historien
Smaïl Omrane Syndicaliste
Smiaï Ahmed Enseignant
Souihli Sami Medecin
Souissi Dhiaeddine Universitaire
Souli Noureddine Enseignant
Soussi Tarak Enseignant
Taieb Samir Universitaire
Talbi Mohamed Universitaire
Tallouti Ezzeddine Enseignant
Tenjal Bechir Enseignant
Thabet Md Salah Artisan
Timoumi Hédi Universitaire
Tinjel Ali Enseignant
Tlili Fatma Enseignante
Toujani Noureddine Avocat
Yahiaoui Hassen Enseignant
Yahiaoui Mohammed Enseignant
Zdini Ali Ingénieur
Zergui Abdelmajid Infirmier
Zidi Lamia Avocate
Zouaoui Chaker Enseignant

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ÊæäÓ 20 ãÇÑÓ 2001

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Comment préparer l'échéance de 2004
Droits & Libertés des Maghrébins et au Maghreb
Association d'Aide, d'Assistance, de Soutien et de Défense des Droits de l'Homme

Communiqué du 21 mars 2001

Comment préparer l'échéance de 2004

D.L.M.M. qui continue à oeuvrer pour l'assainissement du climat politique et milite pour l'instauration d'une vie publique pluraliste et démocratique afin de garantir à chaque citoyen de jouir de ses droits et des libertés énoncées dans la déclaration universelle et garantis par la constitution alerte l'opinion publique international sur les violations des droits fondamentaux humains reconnus par les conventions internationales qui se continuent à se produire ces derniers temps avec la multiplication des procès politiques où les droits de la défense sont bafoués qui ciblent particulièrement des membres présumés du mouvement « Ennahdha » et pour des faits remontant à 1991-1992.
1 Affaire Laamari où comparaissent une soixantaine d'inculpés, dont trente en état d'arrestation, livrés par la Libye attendent toujours d'êtrejugés depuis quatre années et dont  le procès a encore été reporté le 13 mars après un feuilleton de reports pour des raisons inconnues.

2 Affaire Lotfi Farhat, un chercheur travaillant en France, condamné en début février par le Tribunal militaire à 7 ans de prison.

3 Affaire Fethi Karaoud et Lotfi Mahdhi, étudiants venant de Mauritanie, condamnés à 6 ans le 23 janvier.

4 Affaire Belgacem Gasmi, étudiant de retour du Soudan, qui vient d'être condamné le 8 février à six ans de prison.

5 Affaire Romdhane Amaïed : venant d'Italie et condamné à 2 ans de prison le 17 février pour participation à une manifestation devant l'ambassade de Tunisie à Rome en 1992.

6 Procès en absence d'avocats et des inculpés: C'est celui dit des « agonisants » où devaient comparaître 14 jeunes accusés d'avoir constitué un groupe islamiste d'obédience iranienne « El Ansar », qui ont été condamnés le 25 novembre 2000 à des peines allant de 2 ans à 17 ans de prison ferme. La 13e chambre de la Cour d'appel de Tunis, présidée par le célèbre Jedidi Ghani, a, quant à elle prononcé le 15 mars 2001des condamnations allant de 11 ans à 16 ans de prison ferme, dans un procès sans avocats ni inculpés, en infraction flagrante aux lois et au droit et des conventions internationales signés par la Tunisie et qu'elle est censée respecter.  Abdellatif Bouhjila, Yassine Benzarti, Ridha Ben Ahmed, Fakher Fatmi, Hamda rafrafi, Badreddine Regai et leurs co-inculpés ont refusé de comparaître devant la 13ème Chambre, contestant son impartialité, exigeant de rencontrer le procureur pour qu'il leur désigne une autre chambre, ce que la législation tunisienne leur permet. Sans oublier que le président de cette chambre a déclaré en audience, auparavent, dans une autre affaire, qu'il ne reconnaissait ni le
principe de la présomption d'innocence, ni la règle de la prescription. Tous les moyens ont été utilisés pour les obliger à comparaître. Face à leur intransigeance, la Cour a quand même prononcé le jugement en l'absence des avocats qui ont soutenu la revendication de leurs clients.
D.L.M.M.   salue le courage de ces jeunes face à des juges qui n'ont aucun respect de la dignité de leur charge et qui disqualifient la justice aux yeux des citoyens.

7 Procès de la LTDH : Le feuilleton des procès ouverts contre la Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l'Homme qui a commencé par le procès de son vice-président, Slaheddine El Jourchi, puis, c'est au tour de Mokhtar Trifi, son président, de comparaître devant le juge d'instruction le 10 mars courant pour des accusations de fausses nouvelles ; etc.
Nous estimons que ces problèmes politiques doivent être traités autrement et que l'autonomie des organisations de la société civile doit être respectée.
 
8 Intimidations des avocats : coupures de lignes téléphoniques, filature serrée, intimidation des clients.

9 Pressions sur maître Anwar Kousri : Ces derniers temps, les pressions sur maître Kousri, vice-président de la LTDH, se sont faites plus insistantes (à l'occasion de ses plaidoiries dans l'affaire du mort de Menzel Bourguiba, Ridha Jeddi), prenant la forme d'agressions verbales de la part d'agents de la police politique qui le suit pare-choc contre pare-choc, interrompt régulièrement ses lignes téléphoniques et intimide ses clients devant son cabinet.

10 Pressions sur maître Hédi Manaï, membre du Comité de liaison du CNLT, chargé des affaires juridiques. Deux voitures de la police (c15 et Isuzu) ne le quittent pas d'une semelle et font le siège de son cabinet et de son domicile. Sa famille et ses clients sont harcelés, deux d'entre eux viennent de retirer leurs affaires. Ses lignes téléphoniques sont régulièrement coupées. Des pressions sur son chauffeur sont exercées pour qu'il le quitte. Maitre Manaï, qui réside à Jendouba (~ 200km de Tunis) et qui ne peut plus conduire suite à une opération qu'il vient de subir, en est à son troisième chauffeur en l'espace de quatre mois.

11 Intimidation de maître Raouf Ayadi, Secrétaire général du CNLT et membre du bureau de Tunis du Conseil de l'Ordre des Avocats. Le bureau de Tunis du Conseil de l'Ordre a reçu vendredi 16 mars 2001  une lettre anonyme datée du 28 février, usant de propos orduriers contre maître Ayadi, l'accusant d'abuser sexuellement de sa secrétaire et proposant au Conseil de lui fournir une cassette vidéo prouvant leurs accusations. Maître Ayadi a déjà été pris à partie, et dans les mêmes termes, par la presse de caniveau en janvier dernier, suite à son intervention à la chaîne T.V. Al Jazeera en faveur du Dr Marzouki à la suite de son procès. Ce n'est pas la première fois que la police politique use d'albums et de cassettes pornographiques préfabriqués contre les opposants en vue d'atteindre à leur honneur et de les souiller.

12 Ces campagnes diffamatoires se sont multipliées dans la presse de caniveau n'ont pas épargné d'éminentes figures comme Fatma, son époux Khémaies Ksila,  Khémaies Chamari, son épouse Alya ainsi que Kamel Jendoubi en des termes orduriers dans l'impunité la plus totale.

D.L.M.M.   ne fait que constater que les défenseurs des droits humains sont devenus une cible privilégiée d'une police politique qui ne recule devant aucune méthode des violences verbales, physiques, menaces et campagnes de diffamation

D.L.M.M. appelle et continue à appeler à une amnistie générale( )  qui se concrétisera par :

- La libération de tous les prisonniers d'opinion et le retour des exilés dans la dignité.
- La reconnaissance de toutes les organisations populaires et syndicales et estudiantines
- L'abolition des privilèges du parti au pouvoir en faisant du chef de l'Etat, le Président de tous les Tunisiens
- L'ouverture d'une enquête publique sur la mort dans des conditions mystérieuses et responsabiliser les tortionnaires et leurs commanditaires, et engager des réparations des préjudices causés aux victimes de la torture
- L'acceptation de l'autre avec ses différences et refuse l'exclusion
- Rassembler tous ceux et celles qui refusent la violence comme moyen de changement de la société autour d'un projet de réconciliation pour l'échéance de 2004. Nous estimons qu'il n'est nullement nécessaire de rappeler que notre seul souhait est de contribuer à faire progresser la démocratie qui marche trop lentement, et qu'elle souffre, encore,  de la présence d'un millier
de prisonniers politiques et plusieurs milliers d'exilés sans oublier les milliers de sans passeports et des exclus du monde du travail.
Nous attirons l'attention de l'opinion public national et international, aux amis de la Tunisie,  de prendre les mesures appropriées, avant qu'il ne soit trop tard pour épargner les vies de ces détenus condamnés et incarcères dans des conditions qui ont suscité, depuis des années, l'inquiétude et la réprobation légitimes des milieux démocrates et humanitaires amis de la Tunisie et de son peuple.

Noisy-le-Grand, le 21 Mars 2001
Abdessalem BOUCHADEKH
Le Président de D.L.M.M.

 
EXCLUSIF: LE DOCTEUR MONCEF MARZOUKI A BIEN VOULU ENVOYER CE TEXTE
INEDIT A TUNISNEWS. " SOURIEZ..LA TETE LEVEE S'IL VOUS PLAIT!" BONNE LECTURE.

 

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Texte conjoint de la FIDH, de l'OMCT et de la CIJ au Congrès de l'Union des Avocats arabes, actuellement en cours à Beyrouth, concernant la situation des avocats tunisiens en général et de Maître Najib Hosni en particulier.
 

SITUATION DES AVOCATS EN TUNISIE

De nombreux avocats tunisiens sont victimes d’atteintes graves à l’exercice libre et indépendant de leur profession, et l’indépendance du Barreau est en péril.

Ces atteintes à l’exercice de la profession et à l’indépendance du Barreau s’inscrivent dans la logique d’un régime tunisien visant à faire taire toute voix discordante par rapport à un discours politique qui se présente comme consensuel. 

1.      Les atteintes à l’exercice de la profession

Les atteintes à l’exercice libre et indépendant de la profession visent les avocats engagés politiquement ou supposés tels.  Cela concerne notamment les avocats qui se sont illustrés dans la défense d’opposants politiques ou qui se sont impliqués dans des causes politiquement « sensibles », les avocats actifs au sein d’associations indépendantes, les avocats conjoints d’opposants politiques…

Les méthodes utilisées pour tenter de mettre au pas les avocats qui dérangent prennent des formes multiples et subtiles : asphyxie économique, harcèlement policier, criminalisation de l’activité professionnelle, répression judiciaire.

1.1. L’asphyxie économique, rendue possible par le recours à un système discriminatoire de « boycott », allié à des pressions exercées sur la clientèle.

- Les avocats qui déplaisent sont mis à l’écart systématiquement de toute sollicitation de la part d’entreprises ayant un statut public ou para-public. Ce « boycottage » fait suite à une communication de 1999 du RCD, le parti au pouvoir, établissant une liste des avocats auxquels de telles sociétés peuvent faire appel pour défendre leurs intérêts, et excluant tous les autres. Elle touche une vingtaine d’avocats dont Me Radhia Nasraoui, Me Mokhtar Trifi, Me Najib Chabbi, Me Najet Yacoubi, Me Anouar Kousri, Me Alia Chammari, Me Ayachi Hammami, Me Bachir Esside, Me Naziha Boudhib.

- La clientèle d’avocats engagés est encouragée, de manière plus informelle mais non moins efficace, à « changer d’avocat ».  Par exemple, Me Nasraoui et Me Kousri étant ostensiblement et constamment suveillés, leurs clients sont eux-mêmes fichés par la police lorsqu’ils vont voir leur avocat.  Depuis qu’il est président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, Me Mokhtar Trifi voit également son cabinet étroitement surveillé et ses clients intimidés.  Certains clients de ces avocats ont été soumis à de véritables interrogatoires.  De telles pressions conduisent inévitablement nombre d’entre eux à changer d’avocat.

1.2. Le harcèlement exercé vis-à-vis de l’avocat engagé et de ses proches : surveillance policière constante ; surveillance, interception, et coupures des lignes téléphoniques professionnelles et privées, des télécopies, des courriers électroniques et de la correspondance; privation du passeport…

La situation de Me Anouar KOUSRI illustre ce phénomène de manière particulièrement aigüe: avocat engagé, vice-président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, Me Kousri, avocat à Bizerte, fait l’objet de pressions insupportables.  Tant son cabinet que son domicile privé sont constamment surveillés par la police.  Après qu’il eût plaidé, le 13 mars 2001, en faveur de la famille d’un jeune garçon décédé en septembre 2000 dans des conditions éminemment suspectes au poste de police, la surveillance s’est accentuée, et s’est faite plus intimidante encore : filatures en voiture, propos menaçants…, qui font craindre pour l’intégrité physique de Me Kousri.

Me Radhia NASRAOUI, membre active du Conseil de l’Ordre, élue à l’unanimité par ses confrères, est également soumise à une surveillance constante.  Des policiers en civil sont en permanence postés à proximité de son immeuble et surveillent ses allées et venues, ainsi que celles de ses enfants en âge de se déplacer.  Depuis mai 1999, ses lignes de téléphone –à son cabinet, à son domicile ainsi que son téléphone portable– ont été coupées pendant de très longues périodes, ce qui entrave considérablement l’exercice de sa profession.  Pendant les périodes, plus rares, où elles fonctionnent, ces lignes sont placées sur écoute.  Par ailleurs, sont courrier est contrôlé.

1.3. La criminalisation de l’activité de l’avocat engagé, celui-ci se voyant assimilé aux causes qu’il défend : l’avocat qui assiste un islamiste torturé se voit qualifier d’islamiste, l’avocat qui assiste le représentant d’une association ou d’un parti non reconnu est considéré comme sympathisant, voire membre de cette association ou de ce parti.

La situation de Me Radhia NASRAOUI en constitue l’exemple le plus révélateur : figure emblématique du Barreau, très respectée pour son engagement sans faille en faveur des droits de l’Homme, Me Nasraoui, engagée dans la défense d’une vingtaine d’étudiants accusés d’entretenir des liens avec le Parti communiste des ouvriers de Tunisie, mouvement interdit, a elle-même été poursuivie, dans le cadre de la même affaire, du chef d’ « aide à la réunion d’une association qui prône la haine », et a été condamnée à une peine d’emprisonnement de six mois, assortie d’un sursis.

1.4. Le recours à l’appareil judiciaire comme outil de répression : Le cas de Me Nejib HOSNI illustre tout particulièrement le véritable acharnement judiciaire auquel les avocats les plus déterminés peuvent être en butte. Condamné en janvier 1996 à huit ans d’emprisonnement pour faux et usage de faux, à l’issue d’un procès dénoncé par de nombreux observateurs comme paraissant monté de toutes pièces, Me Hosni, célèbre pour son engagement en faveur des droits de l’Homme, a bénéficié d’une mesure de libération anticipée en décembre de la même année, vraisemblablement en raison de l’important soutien manifesté par de nombreux confrères. La condamnation de 1996 était assortie d’une mesure d’interdiction d’exercer la profession d’avocat.  En mai 2000 cependant, le Conseil National de l’Ordre des Avocats tunisiens, se fondant sur la loi de 1989 régissant le fonctionnement du Barreau qui lui confère la maîtrise de son tableau, confirme à Me Hosni son inscription au Tableau et, partant, son droit d’exercer la profession d’avocat. Après avoir plaidé en novembre 2000 dans l’affaire dite des « agonisants », Me Hosni, défendu et assisté par une centaines d’avocats tunisiens et étrangers dont le délégué de l’Union des Avocats Arabes, est condamné en décembre à 15 jours d’emprisonnement ferme – soit le maximum de la peine encourue – pour avoir enfreint une « interdiction d’exercer la profession d’avocat ». Au terme de cette peine, le 5 janvier 2001, Me Hosni a été maintenu en détention, le Ministre de l’Intérieur ayant pris prétexte de la nouvelle condamnation intervenue pour révoquer la mesure de libération accordée en 1996.  Me Hosni doit ainsi purger une peine de cinq ans et demi, reliquat de sa condamnation à 8 ans de prison en 1996.

2.      L’indépendance du Barreau

Face à ces atteintes à l’exercice libre et indépendant de leur profession par les avocats les plus engagés, le Conseil National de l’Ordre des Avocats Tunisiens, traversé par toutes les sensibilités politiques, tente néanmoins de préserver son autonomie et de défendre ses membres, comme en témoignent, par exemple, le soutien qu’il a accordé à Me Hosni et la journée nationale de grève observée en avril 2000 à la suite des violences dont plusieurs avocats avaient été l’objet. 

Au regard d’événements récents, cependant, il faut craindre que cet espace de liberté que tente de préserver le Conseil de l’Ordre soit réduit à néant.

Ainsi, la condamnation récente de Me Nejib Hosni constitue une atteinte grave à l’indépendance du Barreau, dont l’une des prérogatives est bien évidemment la maîtrise de son propre tableau : entre la reconnaissance par le Barreau à Me Hosni de sa qualité d’avocat, et une interdiction judiciaire douteuse prononcée près de cinq ans auparavant, c’est cette dernière qui l’a emporté.

De même, un projet de réforme de la loi qui régit le fonctionnement du Barreau suscite les plus graves inquiétudes quant à l’indépendance de celui-ci : il est question en effet de créer une structure disciplinaire indépendante du Barreau, qui perdrait ainsi le privilège du contrôle disciplinaire de ses membres, et également de la création de conseils de l’ordre régionaux qui, sous couvert de décentralisation, auraient pour effet de diviser un Barreau uni jusqu’à présent.

Sur l’ensemble de ces questions relatives à l’indépendance de la profession et à la défense des droits humains et des libertés, l’Association Tunisienne des Jeunes Avocats (ATJA) apporte, dans des conditions difficiles, une contribution positive.

La Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, la Commission Internationale des Juristes et Avocats Sans Frontières appellent les avocats réunis à Beyrouth à l’occasion du Congrès des Avocats Arabes à manifester leur solidarité avec Me Anouar KOUSRI, Me Radhia NASRAOUI et Me Nejib HOSNI ainsi que leurs confrères et à réclamer aux autorités tunisiennes :

1) de garantir l’exercice libre et indépendant de la profession d’avocat

2) de garantir l’indépendance du Barreau

3) de faire libérer immédiatement et sans condition Me Nejib HOSNI, et de mettre fin immédiatement à toute forme de harcèlement exercé à l’encontre des avocats engagés dans la défense des droits de l’Homme et, notamment, à l’encontre de Me Radhia NASRAOUI et de Me Anouar KOUSRI.

Des messages de solidarité peuvent être envoyés aux adresses suivantes :

Me Anouar Kousri : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Me Radhia Nasraoui : c/o Conseil National des Libertés en Tunisie (CNLT)  fax 216 1 335 871

Me Nejib Hosni : Comité de soutien à Nejib Hosni : c/o Conseil National des Libertés en Tunisie, fax 216 1 335 871

La ligne de fax du CNLT étant régulièrement coupée, les fax peuvent également être adressés au Conseil de l’Ordre au numéro 216 1 788 056

Avocats Sans Frontières (ASF) : 91, rue de l’Enseignement 1000 Bruxelles BELGIQUE

Tél : + 32 2 223 36 54            Fax : + 32 2 223 36 14            e-mail : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Commission Internationale de Juristes (C.I.J.) : P.O. Box 216,             81 A, avenue de Châtelaine

CH-1219 Châtelaine / Genève  SUISSE

Tél : + 41 22 979 38 00                                            Fax : + 41 22 979 38 01

Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) :

17, Passage de la Main d’Or 75011 Paris FRANCE

Tél : + 33 1 43 55 20 11             Fax : + 33 1 80 83 92              e-mail : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

Observatoire Mondiale Contre la Torture (OMCT) :

P.O Box 21, 8, rue du Vieux-Billard CH-1211 Genève 8 SUISSE

Tél : + 41 22 809 49 39            Fax : + 41 22 809 49 29        e-mail : عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.

 
Le président Ben Ali dénonce les "ingérences" dans les affaires tunisiennes
Le président Ben Ali dénonce les "ingérences" dans les affaires tunisiennes

LE MONDE | 21.03.01 | 13h36

DANS un discours prononcé mardi 20 mars, à l'occasion du 45e anniversaire de l'indépendance, le président Ben Ali a assuré que la Tunisie s'était employée à "jeter les bases de l'Etat de droit"et qu'elle était "le pays de la modération et de la tolérance, le pays des droits de l'homme".
Devant cinq mille personnes environ, le chef de l'Etat tunisien a réitéré son refus de "nouvelles formes d'ingérence" dans les affaires intérieures de son pays, répondant ainsi aux ONG et à plusieurs pays, dont la France, qui dénoncent de façon répétée la multiplication des atteintes aux libertés en Tunisie.
Sans évoquer directement la Journée mondiale de la francophonie, célébrée le même jour, le président Ben Ali a par ailleurs souligné l'importance du français, première langue étrangère en Tunisie, devant l'anglais. Il y a un an, une circulaire gouvernementale rappelant l'obligation d'utiliser l'arabe dans les échanges administratifs avait soulevé une relative émotion de part et d'autre de la Méditerranée, certains craignant une mise à l'index de la langue française.
A l'occasion du 20 mars, l'opposition tunisienne (non reconnue) avait choisi, elle aussi, de faire entendre sa voix. En moins de quarante-huit heures, deux pétitions et une déclaration ont été rendues publiques via Internet et la presse étrangère.
La première d'entre elles, et la plus remarquée, est venue, dimanche, d'une centaine de personnes de la société civile, des universitaires pour la plupart, conduits par le juriste et ancien ministre de l'éducation nationale, Mohamed Charfi, lequel sortait publiquement de sa réserve pour la première fois.
"DÉRIVE SANS PRÉCÉDENT"
Dénonçant " la dérive sans précédent du régime" et le pouvoir "personnel et absolu"en place à Tunis, ces personnalités modérées, inconnues du grand public pour la moitié d'entre elles, lançaient une mise en garde contre la tentation du président Ben Ali d'effectuer un nouveau mandat, en 2004. Une telle hypothèse, expliquaient-ils, reviendrait à ouvrir la voie au chef de l'Etat à la présidence à vie. Aux côtés de Mohamed Charfi, les noms de Larbi Chouikha, universitaire, ou Abdelletif Fourati, journaliste, notamment, ont créé la surprise.
Lundi, ce sont les opposants Mohamed Moaada (président de l'ex-Mouvement des démocrates socialistes, MDS) et Rached Gannouchi (chef du mouvement Ennadha, islamiste, interdit) qui ont lancé un appel conjoint, invitant à la formation d'un "front patriotique et démocratique", destiné notamment à s'opposer à une éventuelle nouvelle candidature de M. Ben Ali à l'élection présidentielle de 2004.
Mardi enfin, sous la houlette du docteur Mustapha Ben Jaafar, quelque trois cents personnalités de la société civile ont publié une pétition proposant des mesures pour sortir du "sous-développement politique" dans lequel est actuellement plongée la Tunisie, "en contradiction totale avec l'évolution du peuple tunisien".
Sont réclamés une amnistie générale, l'abrogation des lois "qui étouffent les libertés publiques et individuelles", un véritable pluralisme politique, ainsi qu'une séparation effective entre les appareils de l'Etat et le parti au pouvoir (le Rassemblement constitutionnel démocratique, RCD). Autant de mesures qui constitueraient la plate-forme indispensable à l'organisation des élections présidentielle et législatives de 2004.
Pour procéder à l'évaluation de la situation de la Tunisie depuis l'indépendance et envisager l'avenir, les pétitionnaires suggèrent la tenue d'une conférence rassemblant tous les démocrates du pays. Outre Mustapha Ben Jaafar, on retrouve au bas de ce manifeste les signatures du docteur Moncef Marzouki, de l'historien et spécialiste de l'islam Mohamed Talbi, du syndicaliste Ali Ben Romdhane, ainsi que de nombreuses femmes de l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD).

Florence Beaugé
 
 
Tunisian activists challenge government to reform

TUNIS, March 21 (Reuters): 17:21 - More than 350 Tunisian political activists and intellectuals issued an unprecedented challenge to the government on Wednesday, urging democratic reforms in the 2004 elections.
The government of President Zine al-Abidine Ben Ali has been accused, at home and abroad, of violating human rights, including freedom of speech, and cracking down on opponents of Ben Ali.
"The next elections should bring about change but they will have no significance if the monopoly of the one-party system continues," 272 intellectuals, university teachers, trade unionists and political activists said in a petition.
Opposition groups suspect that Ben Ali will plan a constitutional referendum this year to gain a fourth term in office. Under the current arrangements, his five-year term ends in 2004.
Stressing the importance of the next general elections, the text said the North African country will then "either embark on the road to democracy or sink into a crisis."
Political sources said it was the first time that such a high number of politicians and intellectuals publicly and collectively addressed the sensitive issue of the 2004 polls.
Ben Ali, 63, in power since 1987, was re-elected in 1999 with 99.44 percent of the vote -- a result that raised eyebrows abroad. His ruling Constitutional Democratic Rally (RCD), with more than one million members, controls parliament.
Sources close to the RCD said the publication of the petitions underlined the country's freedom of expression.
"Such remarks illustrate the tolerance that exists in the country for various opinions, including marginal and excessive ones," one source said.

 
 
AFP, le 21 mars 2001 à 10h51

Plus de 250 personnalités réclament des réformes avant les élections de 2004

  TUNIS, 21 mars (AFP) - Plus de 250 personnalités,  universitaires, avocats, médecins, syndicalistes et opposants  tunisiens ont réclamé "des réformes audacieuses et radicales" avant quene soient organisées les "élections présidentielles et législatives prévues pour 2004" en Tunisie.
  Dans une pétition transmise mercredi à l'AFP, ce groupe appelle notamment à la promulgation d'une "amnistie générale qui permettrait d'assainir le climat politique en libérant les prisonniers d'opinion, en tournant la page des procès politiques et des poursuites judiciaires engagées contre les opposants et les militants des droits de l'Homme".
  Les 260 signataires, parmi lesquels des personnalités et militants des droits de l'Homme connus, demandent aux autorités l'abrogation "des lois qui étouffent les libertés publiques et
individuelles, la levée des obstacles qui entravent l'exercice des libertés d'expression et d'organisation".
  Ils jugent ces mesures "indispendables pour dépasser l'actuel pluralisme de façade", fondé selon eux "sur la règle de l'allégeance et instaurer un pluralisme politique effectif".
  Les auteurs de la pétition réclament en outre une séparation entre les appareils de l'Etat et du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) du président Zine
El Abidine Ben Ali.
  La pétition publiée à l'occasion du 45ème anniversaire de l'Indépendance, souligne qu'au delà de l'évacuation de la domination étrangère, l'indépendance "signifie surtout que le peuple doit
recouvrer sa souveraineté, exercer son droit à gérer ses affaires et choisir ses représentants et des gouvernants en toute liberté".
  Les signataires, parmi lesquels les opposants Moncef Marzouki et Mustapha Ben Jaafar, le philosophe de l'islam Mohamed Tabli, ainsi que Me Mohamed Chakroun et Mansour Cheffi, deux ex-bâtonniers, se prononcent enfin pour une "évaluation de ces 45 dernières années dans le cadre d'une conférence réunissant les forces éprises de démocratie".
  La pétition souligne en préambule que "la Tunisie vit aujourd'hui un sous-développement politique en contradiction totale avec l'évolution de son peuple".
  Elle est publiée au lendemain d'un appel lancé par l'opposant Mohamed Moada et Rached Gannouchi, chef de Ennahda (islamiste, interdit) à former un "front patriotique et démocratique fondé sur la défense des libertés publiques". Dans cet appel, les deux hommes déclarent également refuser "la candidature inconstitutionnelle" du président Ben Ali à la présidentielle tunisienne de 2004.
  Selon le quotidien français Le Monde, 93 personnalités de la société civile tunisienne ont en outre publié un manifeste qui dénonce "la dérive sans précédent" du régime tunisien.

AFP
 

ÊæäÓ: 272 ãä ÇáãËÞÝíä æäÇÔØí ÇáãÌÊãÚ ÇáãÏäí

íÏÚæä ÇáÓáØÉ ááÇäÝÊÇÍ æÇáÅÚÏÇÏ áÇäÊÎÇÈÇÊ ÏíãÞÑÇØíÉ ÚÇã 2004

 

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ÇáÃÑÈÚÇÁ 21 ÂÐÇÑ (ãÇÑÓ) 2001 (11 : 11 Ê Û)

ÏÚÇ 272 ãä ÇáãËÞÝíä æÇáÌÇãÚííä æÇáãÍÇãíä æÇáÕÍÇÝííä æäÇÔØí ÇáãÌÊãÚ ÇáãÏäí Ýí ÊæäÓ Åáì ÅØáÇÞ ÇáÍÑíÇÊ, æÅÚáÇä ÚÝæ ÊÔÑíÚí ÚÇã, æÅØáÇÞ ÓÑÇÍ ßÇÝÉ ÇáãÓÇÌíä ÇáÓíÇÓííä, æÑÝÚ ÇáÞíæÏ Úáì ÍÑíÉ ÇáÊäÙã æÇáÊÚÈíÑ, æÊÌÓíÏ ÇáÊÏÇæá ÇáÓáãí Úáì ÇáÓáØÉ, ÇÈÊÏÇÁ ãä ãäÕÈ ÑÆÇÓÉ ÇáÌãåæÑíÉ.

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æÞÇá ãæÞÚæ ÇáÈíÇä, ÇáÐíä ßÇä ãä ÃÈÑÒåã ÇáÏßÊæÑ ãäÕÝ ÇáãÑÒæÞí ÇáÑÆíÓ ÇáÃÓÈÞ ááÑÇÈØÉ ÇáÊæäÓíÉ ááÏÝÇÚ Úä ÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä æÇáäÇØÞ ÇáÑÓãí ÇáÓÇÈÞ ÈÇÓã ÇáãÌáÓ ÇáæØäí ááÍÑíÇÊ, æãÕØÝì Èä ÌÚÝÑ ÇáÃãíä ÇáÚÇã "ááÊßÊá ÇáÏíãÞÑÇØí ãä ÃÌá ÇáÚãá æÇáÍÑíÇÊ", æÓåÇã Èä ÓÏÑíä ÇáäÇØÞ ÇáÑÓãí ÈÇÓã ÇáãÌáÓ ÇáæØäí ááÍÑíÇÊ, æãÍãÏ ÔÞÑæä ÚãíÏ ÇáãÍÇãíä ÇáÊæäÓííä ÇáÃÓÈÞ, æáÓÚÏ ÇáÌæåÑí ÃÍÏ ÇáÞíÇÏííä ÇáÅÓáÇãííä ÇáÈÇÑÒíä, æÚáí Èä ÑãÖÇä ÚÖæ ÇáãßÊÈ ÇáÊäÝíÐí ÇáÃÓÈÞ ááÇÊÍÇÏ ÇáÚÇã ÇáÊæäÓí ááÔÛá, æÈÔÑì ÈáÍÇÌ ÍãíÏÉ ÑÆíÓÉ ÌãÚíÉ äÓÇÁ ÏíãÞÑÇØíÇÊ, æÇáÌÇãÚí ÇáãÚÑæÝ ÚÈÏ ÇáãÌíÏ ÇáÔÑÝí, Åä ÃÒãÉ ÇáäÙÇã ÇáÓíÇÓí ÇáÊæäÓí ÊÌÓÏÊ Úáì ÇáÕÚíÏ ÇáÇÞÊÕÇÏí "ÝÈÑÒÊ ãÙÇåÑ ÇÍÊßÇÑ ÇáäÝæÐ æãÇ íÊÈÚåÇ ÍÊãÇ ãä ÇäÊÔÇÑ ááÝÓÇÏ æÊÝÔ ááãÍÓæÈíÉ".

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LE SITE ISLAMONLINE COMMENTE L'APPEL GHANNOUCHI/MOADA:
DEUX PARTIS TUNISIENS S'ALLIENT POUR RECLAMER LA DEMOCRATIE!
ÍÒÈÇä ÊæäÓíÇä íÊÍÇáÝÇä ááãØÇáÈÉ ÈÇáÏíãÞÑÇØíÉ

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LES TALIBANS ET BEN ALI: QUE SE PASSE-T-IL???
Afghan Taleban send congratulations to Tunisia on national day

From: Olfa Lamloum <عنوان البريد الإلكتروني هذا محمي من روبوتات السبام. يجب عليك تفعيل الجافاسكربت لرؤيته.>
Subject: [maghreb-ddh] Tunisie/Taleban send congratulations to Ben Ali
Date: Tue, 20 Mar 2001 22:36:56 +0100

CAU-AFGHAN-TUNISIA
Afghan Taleban send congratulations to Tunisia on national day

Text of report by Afghan Taleban radio on 19 March

The chairman of the Council of Ministers of the Islamic Emirate of Afghanistan has sent a message of congratulation on the occasion of Tunisia's National Day, addressed to the Tunisian president, esteemed Zine El Abidine, which reads as follows:

I am glad to send you, on behalf of the Afghan people and myself, my best congratulations on the occasion of the Tunisian National Day to the people of the fraternal and friendly land of Tunisia.

I am sure that the friendly relations between our two countries are for the benefit of both countries and for peace and stability in the Islamic world, and that they are expanding further.

The Islamic Emirate of Afghanistan attaches great importance to the strengthening of the good and friendly ties with Tunisia and gives its full assurances that it spares no efforts to bring this about.

I should like to take this opportunity to wish you good health once again, and I pray to God for the happiness and prosperity of the fraternal land of Tunisia.

On the same occasion, a message of congratulation was dispatched by the minister of foreign affairs of the Islamic Emirate of Afghanistan, esteemed Mowlawi Wakil Ahmad Motawakkil, addressed to the minister of foreign affairs of Tunisia, Habib Ben Yahia.

Source: Radio Voice of Shariah, Kabul, in Pashto 1500 gmt 19 Mar 01

BBC Monitoring Services CAU 200301 ker/ss
 
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