الإثنين, 30 تشرين2/نوفمبر -0001 00:00

22avril01

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Rien de plus, rien de moins en Tunisie dorénavant qu'un Peuple souverain et un Etat légitime.  Dr. Moncef Marzouki, sousse, le 25 janvier 2001.
 
TUNISNEWS
Nr 352 du 22/04/2001
 

 .

LES TITRES DE CE JOUR:
  1. C.R.L.D.H.  Tunisie:DES SOINS POUR MOHAMED M SEDI POUR LA LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS D OPINION  EN TUNISIE
  2. C.R.L.D.H.  Tunisie:Samedi 28 avril 2001 : JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LA LIBÉRATION DE MAÎTRE NEJIB HOSNI
  3. C.R.L.D.H.  Tunisie:MOHAMED NEFATI, SYNDICALISTE, EN GREVE DE LA FAIM DEPUIS LE 10 AVRIL 2001
  4. Noura BORSALI: APPEL  POUR DES CONSTRUCTIONS DEMOCRATIQUES DE SOLIDARITES
  5. AYATOLLAH  KHAMENEI  AU PREMIER MINISTRE MOHAMED GHANNOUCHI :LA TUNISIE EST LE PILIER DE L'ISLAM EN AFRIQUE.
  6. LA COLERE D'UN ABONNE TRANSMISE A TUNISNEWS!: LA VIE PRIVÉE EST UNIVERSELLEMENT SACRÉE !!!
   
 
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

Communique

URGENT :
DES SOINS POUR MOHAMED M SEDI
POUR LA LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS D OPINION  EN TUNISIE


Au moment où un mouvement important de greve de la faim touche, depuis le 15 avril,  les prisons tunisiennes attirant, encore une fois, l attention de l opinion nationale et internationale sur le drame que vivent des centaines de prisonniers d opinion  et leurs familles,  notre comite a ete informe de la degradation de l etat de sante de Mohamed M SEDI, detenu a la prison civile du 9 avril a Tunis sous le matricule 5120.
Commandant de bord a la compagnie aerienne Tunis Air, marie et pere de famille, il  a ete arrête  le 29 juillet 1993 et soumis pendant 37 jours d affile a des tortures barbaresques. Mohamed M SEDI sera ecroue le 4 septembre de la même annee. Le Tribunal de Grande Instance de Tunis l a condamne  a 27 ans d emprisonnement  «pour appartenance  a un mouvement subversif et tentative de push» sur la base  d un PV falsifie indiquant notamment une date fictive d arrestation, le 1er septembre.  Depuis, il n a jamais ete soigne et son etat de sante  s est deteriore d annee en annee : double arthrose cervicale le rendant grabataire, des complications renales, cardiaques et motrices, sans compter la detresse psychologique  due au harcelement systematique de ses geôliers, le tout conjugue a un isolement permanent.
Notre Comite accorde foi aux cris d alarmes lances  par tous ceux qui ont  connu Mohamed M SEDI et ont constate sa descente aux enfers. Il exige son hospitalisation immediate et son retablissement dans tous ses droits civiques  et familiaux, l annulation des poursuites a son encontre  et sa liberation immediate.
Le CRDLHT appelle  toutes les organisations  et toutes les personnes soucieuses  du respect de l integrite physique  et mentale  des êtres humains a intervenir d urgence  aupres des autorites tunisiennes pour exiger la liberation de tous les prisonniers d opinion.

Paris, le 21 avril 2001.

 

C.R.L.D.H.  Tunisie

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

Samedi 28 avril 2001 : journée internationale pour la libération de Maître Nejib Hosni 

Maître Nejib Hosni, un avocat persécuté !

REUNION DE SOLIDARITE
Le samedi 28 avril 2001 à 18heures
 
Espace Générique
 
34 rue des Citeaux 75011 Paris
 
Métro : Faidherbe Chaligny
 
 Avec la participation de
 
Maître Henri Leclerc,  président d’honneur de la LDH
 
Maître Laurence Morisset,  Fédération nationale des unions des jeunes avocats 
Figure emblématique du barreau tunisien,  maître Nejib HOSNI purge, aujourd’hui à la prison du Kef, une peine d'emprisonnement de 5 ans et demi pour avoir défendu avec intransigeance le droit et les libertés en Tunisie.
 
 Membre dirigeant du Conseil National pour les Libertés en Tunisie depuis sa fondation, il subit une persécution systématique depuis 92 pour ses activités de défense des droits humains alors qu’il était secrétaire général de la section du Kef de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme (jusqu’en 93) et membre de la section tunisienne d’Amnesty International, 
 
Agé de 47 ans et père de cinq enfants, cet avocat s’est toujours battu avec beaucoup de courage et de détermination contre les dérives du pouvoir policier tunisien et particulièrement contre la torture. Il fut l’un des rares avocats tunisiens en 1991 à  se constituer dans la vague de procès politiques et à dénoncer les tortures systématiques pratiquées sur les prisonniers politiques et leurs familles qui ont visé particulièrement les islamistes.
 
Il avait surtout le “ tort ”, en tant qu’avocat, de démontrer dans des centaines de procès iniques que les procès-verbaux de la police -qui permettaient d’engager des procédures pénales artificielles contre ses clients, syndicalistes, opposants islamistes, étudiants de gauche ou islamistes... – étaient falsifiés.
 
Il était surtout fiché par les autorités tunisiennes pour être la cheville ouvrière de nombreux rapports sur l’état des libertés en Tunisie, de 1991 à 1994, repris par les organisations internationales des droits de l’homme, principalement AMNESTY INTERNATIONAL”.
 
En représailles, une affaire est alors montée de toutes pièces contre lui. Arrêté le 15 juin 1994 sous l'inculpation de “ faux et usage de faux ”, Me HOSNI fut condamné le 3 janvier 1996 à 8 ans d'emprisonnement ferme ainsi qu'à une interdiction d'exercer durant 5 ans, après avoir été sauvagement torturé durant sa détention.
 
Sous la pression internationale, Me HOSNI est libéré le 14 décembre 96 après avoir purgé 2 ans et demi de sa peine.
 
En dépit du harcèlement dont il a continué à faire l'objet – lignes téléphoniques et de fax coupées, surveillance policière permanente, privation de passeport, interception du courrier etc. – il tente d’exercer sa profession d'avocat tout en cultivant un bout de terre pour faire vivre sa famille et poursuit son activité au sein du mouvement démocratique tunisien.
 
Ainsi, il fonde en décembre 1998 avec d'autres personnalités indépendantes le "Conseil National pour les libertés en Tunisie" (CNLT. Ce que ne lui pardonne pas le pouvoir, qui multiplie les harcèlements
 
En mai 2OOO, le Conseil de l'ordre des avocats – qui, d'après les articles 64 et 65 de la loi 89-97 régissant la profession d’avocat, a la maîtrise du tableau – reconnaît formellement que Me HOSNI est bien inscrit au tableau de l'Ordre. Aussitôt le ministère de la justice adresse aux magistrats et aux greffes une circulaire interdisant de “ traiter avec le dénommé Néjib Hosni . Me HOSNI réouvre son cabinet qui est assiégé par la police, ses clients sont  interrogés lorsqu’ils se rendent à son cabinet et "incités" a avoir recours à un autre avocat, il est étranglé sur le plan économique.
 
Suivant le conseil du barreau, il reprend ses plaidoiries. Début mai, il se constitue dans le procès des dirigeants de RAID à Grombalia. Il va à Kébili en juillet pour défendre l’opposant islamiste Ali Sghaier Ben Salem, l’homme qui a mis symboliquement en vente ses enfants au marché de Douz, en désespoir de pouvoir les nourrir. Le 24 novembre 2000, il  plaide dans l'affaire dite "des agonisants" où des prévenus islamistes, en grève de la faim depuis 80 jours, ont été amenés à l'audience sur des civières. Le couperet ne tarde pas à tomber. Le 25 novembre 2000, il reçoit une convocation devant le procureur de la république pour “ exercice illégal de sa profession. Le 18 décembre 2000, il est condamné par le juge du tribunal cantonal du Kef à 15 jours de prison ferme.
 
Les avocats tunisiens se solidarisent et font corps autour du barreau pour éviter
 
l'effritement  de la défense dans des procès iniques menés devant une magistrature pour une large part aux ordres au moment où un projet de réforme du barreau risque de brider l'indépendance de la profession.
 
Néjib Hosni est arrêté le 21 décembre 2OOO et n'a pas été libéré à l'issue de cette peine. Suite à cette condamnation, il purge à présent le reliquat de la peine prononcée en 1996.
 
Me HOSNI risque de ne pas connaître la liberté avant  juin 2OO6 si nous ne réagissons pas avec fermeté.
 
Il est l’otage pris par Ben Ali pour punir les défenseurs des droits humains de leur témoignage sur les violations systématiques du droit et de la loi en Tunisie.
 
Chaque jour supplémentaire passé en prison par Néjib est un jour supplémentaire de notre échec à nous mobiliser contre l’arbitraire.
 
Nous appelons toutes les femmes, tous les hommes épris de liberté à se mobiliser le 28 avril 2001- consacrée journée internationale pour la libération de maître Néjib Hosni - Afin d’exiger sa libération inconditionnelle et immédiate.
 
Organismes engagés dans cette campagne (première liste) : FIDH, AI, HRW, LChr, ASF, FNUJA-France, AED, ACIJLP, APHRA, ACHR, EOHR, CRLDHT, LADH, OMDH, AMDH, CIDT, l'IDHB-Bordeaux, LSDH et LBDH, ADPM.

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Programme de la campagne :

 

Dans le monde (Maghreb, Moyen-orient, Europe, Canada, USA) plusieurs actions sont envisagées les 27 et 28 avril :
Réunions publiques de solidarité avec Néjib Hosni
Rassemblements devant l’ambassade ou le consulat de Tunisie dans les pays respectifs avec remise de motion aux représentants officiels de la Tunisie.
Conférences de presse
Envoi de cartes postales au président de la république demandant sa libération
Pétition électronique appelant à sa libération.
Envoi de délégations à Tunis
 
En Tunisie,
Le 27 avril :
-9 H : une délégation composée de personnalités de barreaux de divers pays et d’ONG internationales rencontre les membres du Conseil de l’Ordre de Tunisie ainsi que les avocats membres du comité de soutien à Me Hosni ;
-10 h : audience de la délégation avec le ministre de la justice pour présenter le cas Néjib Hosni ;
-11 H : réunion de solidarité avec Néjib Hosni organisée par l’Association des jeunes avocats (ATJA) au Palais de justice.
-17 heures :  réunion de solidarité organisée par le CNLT
-Le 28 avril matin, la délégation internationale accompagnée de personnalités de la société civile tunisienne venant de plusieurs régions se rend au Kef au cabinet de maître Hosni.
-Le 29 avril 10 H, réunion de solidarité organisée par le CNLT à Bizerte.
 
CONSEIL NATIONAL POUR LES LIBERTES EN TUNISIE
Président d'honneur: Hachemi Ayari
4, RUE ABOU DHABI TUNIS – Tél/Fax : (216-1) 335 871
WEB-page : http:// www.cnlt98.org

 
 
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

POUR LA LIBERATION DE MAITRE NEJIB HOSNI

Dans le cadre de la  journée internationale pour la libération de maître Néjib Hosni,

Le CRLDHT appelle à

La  manifestation, précédée d’un rassemblement sur le Parvis des droits de l’homme,

 

Le SAMEDI 28 avril 2001 à partir de 15H00

devant le Consulat de Tunisie à Paris

17, rue Lubeck  75016 Paris. (Mo Trocadéro)

 

Cet appel lancé par le “ Comité international pour la libération de Nejib Hosni ” (CILNH), (voir texte est ci-dessous)  doit être un moment fort pour dénoncer la persécution dont l’avocat tunisien est l’objet et exiger sa libération.

 
Parce qu’il est un avocat intransigeant dans la défense du droit et des libertés, Nejib Hosni purge une peine de cinq ans et demi de prison en Tunisie.
 
Le CRLDHT appelle les organisations de défense des droits de l’homme, les organisations syndicales et  professionnelles, toutes les associations et les personnalités à se joindre à la manifestation et à venir nombreux pour exprimer  leur soutien et leur solidarité.
Paris, le 21 avril 2001
 
COMITE INTERNATIONAL POUR LA LIBERATION
DE L'AVOCAT TUNISIEN
NEJIB HOSNI
 
Néjib HOSNI : les avocats tunisiens face à l'arbitraire d'Etat
 

Après Radhia NASRAOUI, le gouvernement tunisien reprend ses persécutions contre Néjib HOSNI.
La justice aux ordres l'a incarcéré pour le seul motif qu'il voulait exercer son métier, en toute légalité, et avec le soutien des instances professionnelles tunisiennes représentatives, que le gouvernement tente d'affaiblir par tous les moyens.
Si nous ne le soutenons pas avec énergie, Néjib HOSNI restera en détention jusqu'en 2006 !
C'est pourquoi, les membres du Comité International pour la libération de l'avocat tunisien appellent leurs confrères à venir manifester, EN ROBE D'AUDIENCE, leur solidarité avec Néjib HOSNI,
 
SAMEDI 28 avril 2001 à partir de 15H00
Devant le Consulat de Tunisie à Paris
17, rue Lubeck  75016 Paris. (Mo Trocadéro)
 
Notre rassemblement se formera sur le Parvis des Droits de l'Homme (Mo Trocadéro). De là, nous nous rendrons devant le Consulat tout proche, avec tous ceux qui viendront défendre la cause de notre confrère. Une délégation représentative demandera audience au consul en vue de lui remettre la motion de notre rassemblement.
 
 Hans GAASBEEK       Bertrand FAVREAU
 Avocats Européens Démocrates (Hollande)    Président de l'IDHB-Bordeaux France)
Fax : (31 23) 532 45 22      Fax :  (33 5) 56 44 33 12
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Laurence MORISSET
Fédération Nationale des Unions de Jeunes Avocats (France)
Fax : (33 5) 53 49 63 68
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C.R.L.D.H.  Tunisie
Comite pour le Respect des Libertes et des Droits de l Homme en Tunisie




Communique
 


MOHAMED NEFATI, SYNDICALISTE, EN GREVE DE LA FAIM DEPUIS LE 10 AVRIL 2001

Mohamed NEFATI a entame, le 10 avril 2001, une greve de la faim pour reclamer sa reintegration a son travail et le reglement definitif de  sa situation  professionnelle.

Renvoye  de son travail pour activites syndicales lors de la crise de 1985 qui a oppose la centrale syndicale UGTT ( union generale des travailleurs tunisiens) au pouvoir, Mohamed NEFATI, alors secretaire general  adjoint de la Federation nationale des metiers divers ( FNMD), est prive, depuis, de son emploi  et de son logement.

Lez 25 juillet 1999, un accord a ete signe entre l UGTT et le gouvernement  en vue de la reintegration de tous les syndicalistes  licencies lors de la crise de 1985. Cependant, cet accord n a beneficie qu a une partie des syndicalistes victimes de ces mesures arbitraires. Mohamed NEFATI en a ete exclu alors qu il a ete elu, en 1991, secretaire general de la FNMD et membre de la Commission administrative de l UGTT. Depuis, des promesses lui ont ete faites mais en vain.

Un Comite national de soutien a Neffati a ete constitue. Il est  preside par le professeur Mohamed Taher CHAIEB qui dans un communique en date  du 20 avril 2001, « exige le reglement  de la situation du camarde NEFFATI  et appelle tous les syndicalistes  ainsi que les forces et les personnalites
democratiques a le soutenir»

Le CRLDHT exprime sa solidarite avec Mohamed NEFFTI et demande aux autorites tunisiennes d acceder a la demande de reintegration de l interesse.

Paris, le 21 avril 2001.
___________________________________________________________
Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie
CRLDHTunisie
membre du réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme

21 ter rue Voltaire
75011 Paris
tél : 0321964099

fax: 0321964307
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Mme Noura BORSALI a dresse le texte suivant à TUNISNEWS:

 

APPEL  POUR DES CONSTRUCTIONS DEMOCRATIQUES DE SOLIDARITES

Noura BORSALI*

Notre Tunisie, « ce plat pays qui est le nôtre », est à la croisée des chemins : celui d’une fermeture sans précédent et celui d’une aspiration à une qualité de vie que nous voulons démocratique, ouverte et solidaire. Un éveil de la société civile est amorcé depuis quelque temps, dénonçant les violations des droits humains dans un contexte difficile où toute voix différente n’a aucun droit de cité et où elle est réprimée et agressée. Mue d’un idéal égalitaire, je voudrais saluer le courage, la détermination et la résistance de ceux et de celles qui bataillent au quotidien, chacun-e à sa manière, selon ses moyens et dans son espace privé ou collectif, dans son lieu de travail ou dans la rue, dans leur silence digne ou dans leur prise de parole audacieuse tout en me défendant de citer des noms. Parce que de ces gens-là, messieurs, personne ne parle. Et je demeure convaincue que beaucoup de visages anonymes font preuve aujourd’hui et plus que jamais de courage en ces temps épiques que nous vivons, sans chercher à être sous les projecteurs et à accaparer l’attention autour d’eux. Car comme le disait « la mère Courage » révoltée du  dramaturge allemand, Bertholt Brecht, à celui qui s’écriait « Le maréchal est mort, voilà le moment historique », « le moment historique, répondit-elle, est celui où ma fille a été blessée au front ». Voyez-vous : à chacun-e son moment historique. Et une pensée me vint :

-         pour tous ceux ou toutes celles qui, toutes les semaines, se voient contraint-es de transporter souvent dans des conditions déplorables des provisions à ceux ou à celles qui ne rêvent qu’ à cet instant de les apercevoir ou de les entrevoir pendant un laps de temps –oh combien court- dans leurs lieux d’enfermement devenus leurs seuls lieux d’existence ;

-         pour ceux ou celles privé-es de leurs moyens de subsistance et préoccupés par leur pitance incertaine ;

-         pour ceux et celles interdit-es de parole et enfoui-es dans une peur quotidienne qui les assaille ;

-         pour tous ceux et celles qu’on agresse parce qu’ils ou elles ont osé dire non à la peur, à l’interdiction, en somme à la spoliation de leur citoyenneté mais sans qu’on parle d’eux ou d’elles.

-         et que de figures encore et encore silencieuses et batailleuses.

A ces gens-là, à mes concitoyen-nes, je voudrais dire toute ma tendresse. Parce que je rêve autant que d’autres de voir mon pays devenir celui d’une parole libre, d’une prison vidée, de visages souriants et heureux, de familles unies. Je rêve autant que d’autres de voir une presse libre, une société civile harmonieuse, une justice répondant à nos aspirations, des droits réhabilités, une différence reconnue, une citoyenneté réinventée…Et que de choses encore et encore…

Pour cela, il me semble urgent que le mouvement démocratique réhabilite en son sein ces valeurs porteuses d’espoir. Elles sont notre seule source et notre seule légitimité. En ces temps qui deviennent  de plus en plus difficiles, n’est-il pas urgent de re-construire avec humilité  nos solidarités? Car faut-il reconnaître –hélas- que nous sommes nous-mêmes frappés de ces maux que nous dénonçons chez d’autres : de cette intolérance qui élimine au passage et isole toute voix différente, de cette absence d’échange réel et de débat, de ces pratiques de tirer sur ceux ou celles qui pensent différemment, de cette fabrication de héros ou héroïnes que nous n’avons pas faits et que nous imposent des réseaux de copinage et d’amitié, de nouvelles et malencontreuses approches des militant-es dont on découvre par la voie d’une presse française qu’il existe les « touchables » et « les intouchables » selon entres autres choses l’origine sociale, d’une désinformation à propos des réalités que nous vivons, d’une focalisation incessante sur les mêmes et toujours les mêmes comme si l’Histoire ne se faisait que par une « poussière d’individus », allant jusqu’à ignorer, dans un récent numéro de « Libération » (13/04/01), qu’en dehors du journal Kalima  (sur internet) dont on découvre qu’il « se distribue sous le manteau  à des milliers d’exemplaires», il existe d’autres tentatives aussi louables pour libérer une parole interdite telles Alternatives citoyennes ou Kaws el karam dont on taira l’existence. Et que de choses encore et encore… Sommes-nous devenu-es les promoteurs d’une nouvelle pensée unique, de pratiques anti-démocratiques et d’un héroïsme artificiellement consacré exclusivement à certain-es de nos ami-es, comme le démontrent ces communiqués (qui nous font découvrir des passés riches de militantisme ) et articles dans la presse française où l’on finit par avoir honte de ne voir revenir que les mêmes noms qui ne sont pas toujours représentatifs d’une société civile qui bouge et qui se construit dans la douleur ?

Nous revendiquons avec force aujourd’hui le principe de l’alternance alors que nos organisations et partis perpétuent une même représentation unique et un(e) même chef-e depuis souvent la création de ces structures.

Nous réclamons la pluralité et le respect de la différence alors que dans nos associations et partis nous construisons hélas des pratiques les niant et les subvertissant jusqu’à l’exclusion.

Nous demandons qu’un débat national ait lieu alors que pour des considérations d’accaparement d’un triste et sinistre pouvoir, nous refusons de nous mettre autour d’une table pour débattre et échanger nos divers points de vue.

Nous exigeons une participation citoyenne active et énergique à toutes les décisions relatives à une mise en place de nos Plans et programmes alors que nous sommes souvent amené-es à suivre des stratégies ou des tactiques que nous n’avons ni discutées ni parfois choisi-es parce que d’autres -au nom de je ne sais quoi- ont choisi de le faire à notre place sans nous aviser et sans nous consulter au point que l’on se sent infantilisé-es.

Nous aimerions que la Tunisie valorise toutes ses potentialités sans exclusive aucune  et qu’elle combatte la médiocrité et l’incompétence alors que nous détruisons ces mêmes potentialités de peur qu’elles nous concurrencent et nous installons autant de médiocrité si bien que nous tuons la crédibilité de nos actions et discours.

Nous dénonçons le hiatus existant entre des professions de foi et des pratiques alors qu’à chaque moment ce piège nous guette creusant de plus en plus le fossé entre nos plus beaux discours et nos tristes pratiques.

Nous revendiquons la transparence alors que dans nos associations c’est souvent la chose qui manque à propos d’une gestion quotidienne.

Nous refusons de fonctionner selon le schéma majorité- minorité en cherchant à réhabiliter la pluralité et voilà que nous nous assurons dans nos associations d’abord d’une majorité- souvent artificielle- et créons un pluralisme de façade en faisant participer une minorité qui serait incapable de perturber la stratégie ou la tactique mise en place. Que l’on sache que ce sont souvent les minorités qui ont secoué le monde.

Nous aimerions que notre pays appartienne à toutes et à tous et nous faisons de nos espaces associatifs des lieux fermés aux autres et contrôlés par des minorités qui se maintiennent en utilisant tous les moyens : irrespect des textes fondateurs et  entorse aux principes éthiques.

Nous exigeons avec force l’application de nos textes de lois et leur respect alors que nous piétinons les principes fondateurs et les règlements intérieurs –quand ils existent- de nos associations et organisations.

Nous rêvons d’un monde où les droits humains seront respectés pour tous et toutes et voilà que nous alimentons et perpétuons une vision réductrice des droits humains les enfermant dans le seul champ  politique.

Nous aspirons à redonner à la politique ses lettres de noblesse alors que nous l’enfermons dans des manipulations tristement politiciennes et dans des calculs hideux et inacceptables.

Est-ce ainsi que le mouvement démocratique se construit ? Est-ce ainsi que la citoyenneté est encouragée et reconnue ? Est-ce ainsi que nos associations préparent leurs adhérent-es à l’exercice de leur citoyenneté ? Est-ce ainsi que nous bâtissons nos démocraties dans la division, les déchirements et les pires manipulations allant jusqu’à nier le débat, refuser la différence et marginaliser les potentialités crédibles et dynamiques usant de tous les moyens : des pires dénigrements aux pires mensonges ? Ce sont toutes ces vérités qu’il faut voir en face aujourd’hui pour se reconstruire parce que nous rêvons d’offrir aux nouvelles générations un monde meilleur où nos valeurs aient droit de cité.

Cet état de fait ne nous aide aucunement à construire une alternative NATIONALE crédible et un projet alternatif. D’ailleurs existe-t-il un projet sérieux qui puisse mobiliser autant de forces qui sont lasses de voir des dérives injustifiables se dérouler sous leurs cieux ? Et sommes-nous en train de mobiliser nos énergies dans ce sens ? Hélas ! non.

Alors, je dis tout humblement : CONSTRUISONS DES SOLIDARITES.

BATISSONS D’ABORD CHEZ NOUS ET SOUS NOS CIEUX. ET SOYONS SOLIDAIRES ET UNI-ES EN DEHORS DES RESEAUX D’AMITIES ET DES LOBBIES DANS UN CONTEXTE QUI NOUS IMPOSE DE L’ETRE CAR LES TEMPS SONT HORRIBLEMENT DIFFICILES.

 

·        Collaboratrice au magazine tunisien REALITES.

·        Membre du bureau directeur de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates  (A.T.F.D.)

·        Membre du Conseil National des Libertés en Tunisie (C.N.L.T.)

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AYATOLLAH ALI KHAMENEI RAPPELLE AU PREMIER MINISTRE MOHAMED GHANNOUCHI QUE
LA TUNISIE EST LE PILIER DE L'ISLAM EN AFRIQUE.

22avril01

Leader, Tunisian Premier Stress Defending Islam


TEHRAN Leader of the Islamic Revolution Ayatollah Ali Khamenei said on Sunday that Tunisia is the cradle of Islam in Africa.

In a meeting with Tunisian Prime Minister Muhammad Ghannouchi, the Leader said Tunisia has longstanding civilization and called for making use of the capacity for the cultural and economic cooperation between the two countries.

Ayatollah Khamenei said that the Muslim world has a single identity and the West makes every endeavor to prevent the Muslim world from relying upon its own capability.

The Leader said that the Muslim nations have determining capabilities which should be utilized to serve the interests of the Muslims in the region.

Ayatollah Khamenei called for the regional states' attention to Islam and a responsive approach toward the Islamic movements.

The Leader said that the Zionists have attempted to forge political and economic dominance over the Muslim world and appreciated the Tunisia's closure the Zionist regime's representative office in Tunis.

The Leader said that Palestine is the a major global issue adding that it is not the matter of one nation itself, but that of all Muslims.

First Vice President Hassan Habibi was also present in the meeting.

Ghannouchi said that Tunisia has attached great importance to developing ties with the Islamic Republic of Iran adding that Tunisia is keen on fostering cooperation with Iran in the field of industry and trade.

The Tunisian premier said that the Islamic states should strengthen ties to deal with common threats posed to the Muslims adding that the Zionist regime is one threat to the Muslim world which should be dealt with in the political and economic aspects.

Ghannouchi said that campaign against the Zionist regime will continue until the return of holy Qods to the Muslims.

The Tunisian premier also met with Iranian President Mohammad Khatami later in the day, where the both sides stressed expansion of bilateral ties.

The Republic of Tunisia lies in North Africa, bordered by Algeria to the west and by Libya to the southeast with coastline on the Mediterranean to the north and east.

In the 1930s a campaign for independence from French rule began.

France granted Tunisia internal self-government in September 1955 and full independence on March 20, 1956.

The Constitution of 1956 recognizes Islam as the state religion.

(IRNA)

source: www.tehrantimes.com

 
LA COLERE D'UN ABONNE TRANSMISE A TUNISNEWS!
Nous venons de recevoir cette lettre critique d'un de nos abonnés au Canada.
Nous la publions intégralement avec notre commentaire à la fin.

 
 
La vie privée est universellement sacrée !!!

Tunis News nous informe sur le "soit-disant problème de Ben Ali avec sa femme"...! et son recours à Bachar Assad et sa femme pour résoudre ...

Arrêtez, vous nous prenez pour des cons ! depuis quand Ben Ali a besoin de Bachar... il ne faut pas tomber dans le ridicule, dans la démagogie et après tout le problème privée de Ben Ali, c'est son problème à lui,
il est assez grand pour le résoudre. La Tunisie que nous défendons n'a pas besoin d'une rumeur de plus. En plus d'où vous avez eu vos informations, est-ce que de Paris Match ou des potins des Artistes... où des
salons de quelques familles nobles tunisiennes, soit-disant proches du pouvoir.

Je suis militant de longue date, j'ai connu la torture et la prison durant la règne de Bourguiba. je suis et je resterai défenseur de la liberté humaine en Tunisie, en Chine, au Chili ou au Canada où je vis.

Je suis défenseur de la liberté y inclue la liberté de mes amis comme celle de mes ennemis. Je remercie Tunis News ainsi que d'autres médias de communication tunisiens ou étrangers qui informent des milliers de Tunisiens de la diaspora comme moi sur la situation politique en Tunisie.

Mais je désapprouve Tunis News ou n'importe quel autre média quand il commence à alimenter l'industrie de la rumeur sur la vie privée des gens. Je suis en désaccord avec Tunis News qui veut m'informer sur la
vie privée des gens, le problème privée de Ben Ali avec sa femme où mon problème privée avec ma femme ou votre problème privée avec votre femme ou votre famille  ne nous regarde pas. Il faut rehausser notre
façon d'agir, il ne faut pas tomber dans la démagogie à tout prix.

De grâce arrêtez si vous voulez rester crédible. Je confirme que la vie privée des gens est sacrée et la charte universelle de droit de l'Homme la protège.

Deuxièmement, il sera intéressant d'ouvrir un espace "Forum de discussion à double sens" qui permettra aux Tunisiens de s'exprimer et de partager leurs opinions avec vous et autres tunisiens défenseurs de la liberté et de la démocratie.

Nous sommes fatigués de rester simples consommateurs des nouvelles. Nous désirons devenir des acteurs de notre vie. Sinon au pire, je préfère rester ignorant que de me faire manipuler.

Abdo Maalaoui, MBA
Professeur et gestionnaire
Montréal, Canada
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Merci

Réponse de TUNISNEWS:

1- Merci cher monsieur pour votre lettre. Votre critique est  compréhensible  nous l'avons publiée intégralement car nous estimons que vous avez le droit  le plus absolu de nous critiquer, nous ne somme pas infaillibles.

2- TUNISNEWS tient la nouvelle (ou la rumeur comme vous voulez) d'une source bien informée. elle a décidé de la publier car la relation du président de la République tunisienne avec son épouse est du domaine public. Tous les tunisiens en parlent dans leurs conversations et vue la tournure des choses dans notre pays(corruption rampante, affairime des parents de la premiére dame et de Mr. le président...) nous avons estimé que l'info méritait l'attention et le suivi. Ce n'est pas une intursion dans la vie privée du président tunisien, c'est une rumeur dans un pays cloisonné ou rien n'est clair et nous estimons que la bonne et/ou mauvaise marche de la vie familiale d'une personne qui a TOUS les pouvoirs dans notre pays est un sujet d'intéret public et non STRICTEMENT privé!

3-Quant à "rester ignorant au lieu de me faire manipuler": c'est à vous de choisir cher monsieur. Personne ne veut vous manipuler, TUNISNEWS est un service gratuit, fait par de simples tunisiens, volontaires et
bénévoles qui "essaient" juste de bien informer avec des moyens terre à terre.Si vous vous sentez manipulé résiliez votre abonnement c'est tout ce qu'on peut vous dire.

Merci de votre attention.
L'équipe de TUNISNEWS.

 
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